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Son Regret, Ma Victoire Absolue

Son Regret, Ma Victoire Absolue

Auteur:: Elowen Glass
Genre: Romance
La lumière crue des néons de l'hôpital me lacérait l'âme, mais c'était le visage d'Antoine, mon compagnon et le père de notre futur enfant, qui me faisait le plus mal. La soirée, qui devait être une célébration, avait viré au cauchemar : Sophie, son amie, ivre, avait percuté un cycliste avec la voiture d'Antoine. Dans la panique, il a pris une décision radicale, une décision qui me sacrifiait : il a menti à la police, déclarant que c'était moi au volant. Mon corps tremblait sur le banc froid de plastique, un rapport médical froissé dans ma main confirmant la vie que je portais. « Non. On en parle maintenant. Tu as dit à la police que c'était moi qui conduisais. Tu leur as menti. » Antoine m'a regardée avec pitié, sans chaleur, avant de se réfugier derrière une excuse abjecte : « Sophie était en panique, elle... elle aurait pu tout perdre. » Et la rage, froide et glaciale, a commencé à bouillir en moi : « Et moi ? Et notre enfant ? Qu'est-ce que je suis censée perdre, Antoine ? Rien d'important, c'est ça ? » Il m'a offert un rire amer, cette réputation que j'avais bâtie avec mon salon de thé, ma dignité, mon avenir, ne valaient rien face à l'avenir matrimonial de Sophie. « Tu...tu l' as forcée à avorter ? Et tu lui as donné de l' argent ? » J'étais piégée, mon téléphone confisqué, ma vie sous le contrôle de cet homme que je ne reconnaissais plus. Mais au fond de moi, une décision sombre et irrévocable prenait racine : je laisserais les pièces se briser, mais cette fois, je ne serais plus la victime de sa lâcheté.

Introduction

La lumière crue des néons de l\'hôpital me lacérait l\'âme, mais c\'était le visage d\'Antoine, mon compagnon et le père de notre futur enfant, qui me faisait le plus mal.

La soirée, qui devait être une célébration, avait viré au cauchemar : Sophie, son amie, ivre, avait percuté un cycliste avec la voiture d\'Antoine.

Dans la panique, il a pris une décision radicale, une décision qui me sacrifiait : il a menti à la police, déclarant que c\'était moi au volant.

Mon corps tremblait sur le banc froid de plastique, un rapport médical froissé dans ma main confirmant la vie que je portais.

« Non. On en parle maintenant. Tu as dit à la police que c\'était moi qui conduisais. Tu leur as menti. »

Antoine m\'a regardée avec pitié, sans chaleur, avant de se réfugier derrière une excuse abjecte : « Sophie était en panique, elle... elle aurait pu tout perdre. »

Et la rage, froide et glaciale, a commencé à bouillir en moi : « Et moi ? Et notre enfant ? Qu\'est-ce que je suis censée perdre, Antoine ? Rien d\'important, c\'est ça ? »

Il m\'a offert un rire amer, cette réputation que j\'avais bâtie avec mon salon de thé, ma dignité, mon avenir, ne valaient rien face à l\'avenir matrimonial de Sophie.

« Tu...tu l' as forcée à avorter ? Et tu lui as donné de l' argent ? »

J\'étais piégée, mon téléphone confisqué, ma vie sous le contrôle de cet homme que je ne reconnaissais plus.

Mais au fond de moi, une décision sombre et irrévocable prenait racine : je laisserais les pièces se briser, mais cette fois, je ne serais plus la victime de sa lâcheté.

Chapitre 1

La lumière crue des néons de l'hôpital semblait vouloir disséquer chaque parcelle de mon âme, mais c'est le visage d'Antoine qui me faisait le plus mal. Il se tenait à quelques mètres, son corps formant une barrière protectrice devant Sophie, qui pleurait doucement contre son torse.

Moi, j'étais assise sur le banc froid en plastique, le rapport du médecin serré dans ma main. Le papier était froissé, humide de la sueur de ma paume. L'enfant que je portais, notre enfant, était en sécurité. Mais pour combien de temps ?

La soirée, qui aurait dû être une célébration, avait tourné au cauchemar. Sophie, ivre, avait pris le volant de la voiture d'Antoine et percuté un cycliste. Dans la panique, avant l'arrivée des secours, Antoine avait pris une décision. Une décision qui me sacrifiait.

Je me suis levée, mes jambes tremblaient un peu.

« Antoine, regarde-moi. »

Il a détourné la tête, son regard fuyant le mien. Seule Sophie a levé ses yeux rougis, un éclair de triomphe à peine dissimulé derrière ses larmes de crocodile.

« Élise, ne complique pas les choses, » a-t-il murmuré, sa voix rauque. « On en parlera plus tard. »

« Non. On en parle maintenant. Tu as dit à la police que c'était moi qui conduisais. Tu leur as menti. »

Ma voix était étonnamment calme, chaque mot pesant une tonne. La colère bouillait en moi, si intense qu'elle en devenait glaciale.

« Je... je n'avais pas le choix, » a-t-il bégayé, resserrant son étreinte autour de Sophie comme si elle était la victime. « Sophie était en panique, elle... elle aurait pu tout perdre. »

Son regard s'est enfin posé sur moi, mais il était vide de toute chaleur, rempli d'une pitié qui m'a retourné l'estomac.

« Et moi ? Et notre enfant ? Qu'est-ce que je suis censée perdre, Antoine ? Rien d'important, c'est ça ? »

J'ai fait un pas vers lui, et il a instinctivement reculé, tirant Sophie un peu plus derrière lui. Ce simple mouvement m'a anéantie. Il la protégeait. D'elle, la coupable. De moi, sa compagne, la mère de son futur enfant.

« Mon salon de thé, Antoine. J'ai mis toutes mes économies, toute mon énergie dedans. Mon nom est sur la devanture. Demain, quand la nouvelle sortira, que deviendra-t-il ? Que deviendrai-je ? La femme qui conduit ivre et renverse des gens ? »

Les larmes que je retenais ont commencé à couler, brûlantes de rage et de chagrin.

« Je serai la paria de tout Paris. Et toi, tu resteras le respectable Antoine Lefevre, qui a eu la malchance d'avoir une compagne irresponsable. »

Sophie a reniflé plus fort. « Ce n'est pas ce que je voulais... Élise, je suis désolée... »

« Tais-toi, » ai-je craché, sans même la regarder. Mon attention était entièrement focalisée sur l'homme que j'aimais depuis l'enfance. L'homme qui était en train de me détruire.

« Élise, sois raisonnable, » a repris Antoine, adoptant un ton condescendant. « Sophie n'est pas mariée. Un scandale pareil ruinerait son avenir, ses chances de trouver un bon parti. Toi, tu m'as. Je serai là pour toi. On traversera ça ensemble. »

Un rire amer m'a échappé.

« Ensemble ? Tu veux dire, toi debout, et moi à genoux dans la boue que tu auras jetée sur moi ? »

Il a froncé les sourcils, agacé par mon refus de coopérer.

« Ça ne durera pas. Les gens oublieront. On paiera l'amende, peut-être un peu de sursis. C'est juste un mauvais moment à passer. Pour Sophie, c'est différent. Sa réputation est tout ce qu'elle a. »

C'était la phrase de trop. La justification ultime qui a brisé le dernier fil qui me reliait à lui. Ma réputation, mon travail, ma dignité, notre enfant... tout cela pesait moins lourd dans la balance que l'avenir matrimonial de sa prétendue meilleure amie.

J'ai essuyé mes larmes d'un revers de main rageur. Le chagrin s'était transformé en une certitude froide et dure.

« Tu sais quoi, Antoine ? »

Mon ton a dû le surprendre, car il a enfin lâché Sophie pour me faire face.

« Tu as raison. Protège-la. Protège sa précieuse réputation. »

J'ai fait un pas en arrière, créant une distance physique qui reflétait le gouffre qui venait de s'ouvrir entre nous.

« Mais ne t'attends pas à ce que je sois là pour admirer le spectacle. »

J'ai tourné les talons, sans un regard en arrière. En quittant le couloir de l'hôpital, je n'ai pas seulement laissé derrière moi un homme et sa complice. J'ai laissé derrière moi l'amour de ma vie, et avec lui, toutes mes illusions.

Le cœur que je sentais se briser dans ma poitrine n'était plus celui d'une amoureuse trahie. C'était celui d'une femme qui venait de comprendre qu'elle était seule. Terriblement seule.

Chapitre 2

Antoine ne m'a pas laissé partir loin. Deux de ses employés, des hommes costauds qui lui servaient plus de gardes du corps que d'assistants, m'ont rattrapée dans le hall et m'ont "raccompagnée" de force jusqu'à l'appartement. Ce n'était plus mon chez-moi. C'était une cage dorée.

En entrant, une odeur de parfum que je ne connaissais que trop bien a agressé mes narines. Le parfum de Sophie. Sur la console de l'entrée, à la place de mes clés et du petit pot en céramique que j'avais fabriqué, se trouvaient son sac à main de créateur et une paire de lunettes de soleil. Dans le salon, un de ses châles en cachemire était négligemment jeté sur mon fauteuil préféré. Elle avait marqué son territoire.

J'ai traversé l'appartement comme un fantôme, observant chaque détail de cette invasion silencieuse. Mes livres sur la table basse avaient été poussés pour faire de la place à ses magazines de mode. Dans la salle de bain, ses produits de beauté de luxe s'alignaient à côté des miens, semblant les narguer de leur opulence.

Antoine est arrivé peu après, le visage fatigué. Il a tenté un geste d'apaisement, posant sa main sur mon épaule.

« Élise, je sais que c'est dur. Laisse-moi juste le temps de tout arranger. »

Je n'ai pas bougé. Son contact me brûlait. J'étais vide, anesthésiée par le choc.

« J'ai installé Sophie dans la chambre d'amis, » a-t-il continué, comme si c'était une faveur. « Elle est encore sous le choc. Elle a besoin de calme. »

Je n'ai rien répondu. Les mots étaient inutiles. Il ne comprenait pas, ou refusait de comprendre.

Il a soupiré, visiblement frustré par mon silence. Il est allé dans la cuisine et est revenu avec un verre d'eau.

« Tiens, bois un peu. Tu es pâle. »

J'ai regardé le verre sans le prendre. C'était un geste mécanique, vide de toute affection réelle. Il accomplissait le rôle du compagnon attentionné, mais son cœur était ailleurs.

À ce moment précis, un éclair a zébré le ciel, suivi d'un coup de tonnerre assourdissant. La pluie, qui menaçait depuis des heures, s'est abattue sur la ville avec une violence inouïe.

Presque immédiatement, un cri étouffé est venu de la chambre d'amis.

« Antoine ! »

La voix de Sophie était tremblante, infantile.

Antoine n'a pas hésité une seule seconde. Il a posé le verre d'eau sur la table, me tournant le dos sans un mot, et s'est précipité vers la chambre d'amis.

« J'arrive, Sophie ! N'aie pas peur, c'est juste un orage ! »

Je suis restée seule au milieu du salon, écoutant le son de sa voix douce et rassurante de l'autre côté de la porte. Il la calmait, lui murmurait des mots apaisants, exactement comme il le faisait pour moi quand j'avais peur. C'était notre rituel, notre secret. Et il le lui offrait, à elle.

Le tonnerre grondait dehors, mais le véritable orage était en moi. Chaque coup de foudre semblait frapper directement mon cœur.

La porte s'est rouverte quelques minutes plus tard. Antoine est sorti sur la pointe des pieds.

« Elle a une peur bleue des orages depuis qu'elle est petite, » a-t-il chuchoté, comme pour s'excuser. « Son père la laissait seule pendant les tempêtes. C'est un traumatisme. »

Il cherchait à justifier sa préférence, à rendre la fragilité de Sophie plus légitime que ma propre douleur. Il me demandait de la compassion pour elle. Pour la femme qui venait de détruire ma vie.

« Je vais rester avec elle jusqu'à ce qu'elle s'endorme, » a-t-il ajouté, évitant mon regard. « Toi, essaie de te reposer. Demain, il faudra être forte. »

Il a refermé doucement la porte, me laissant dans l'obscurité du salon, avec pour seule compagnie le bruit de la pluie et les échos de ses promesses passées.

"Je te protégerai toujours, Élise," m'avait-il juré un soir, alors que nous regardions les étoiles depuis le balcon de ce même appartement. "Personne ne te fera jamais de mal tant que je serai là."

Assise sur le canapé, le ventre noué, j'ai posé une main protectrice sur mon ventre. Je n'étais plus seule à devoir être protégée. Et l'homme qui avait juré de le faire était dans la pièce d'à côté, consolant la source de tout mon malheur.

Ce soir-là, une décision a pris racine en moi, sombre et irrévocable. Je ne serais plus la victime de sa lâcheté. Demain, il faudrait être forte. Oui. Mais pas pour lui. Pas pour affronter le scandale à ses côtés.

Pour m'enfuir. Loin de lui, loin de cette ville, loin de cette vie empoisonnée.

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