Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Romance > Sexfriends
Sexfriends

Sexfriends

Auteur:: Écrivaine 2.0
Genre: Romance
William Johnson est le PDG d'une haute société renommée. Il est invité à remettre les diplômes de Master aux étudiants d'une grande université à Seattle. Lors de cette remise de diplôme, il rencontre Emma Miller, une étudiante en Master. William est connu pour être un célibataire endurci, une raison que tout le monde ignore. Il propose alors à Emma, une relation basée uniquement sur le sexe mais en retour, il s'occupera d'elle et de tous ses proches. Dans cette relation, personne ne doit tomber amoureuse. Emma était réticente au début, mais elle décide jouer à ce jeu de sexfriends.

Chapitre 1 CHAPITRE 1

PVD d'Emma

___ « Après la cérémonie des remises de diplômes, les cinq meilleurs étudiants dineront avec l'une des grandes personnalités du pays. Lors de ce dîner, vous aurez la possibilité de lui poser une seule question chacun, une seule et pas plus » informe la présidente.

Nous sommes dans l'amphi, elle se tient devant nous et, est vêtue d'une veste et d'une jupe droite courte, avec des talons. Elle porte également des verres et ses cheveux noirs sont courts, Mme Smith est la présidente de l'université. Elle est là pour nous informer du déroulement des remises de diplômes.

Emily, ma meilleure amie qui est assise à mes côtés, lève la main. Tous les regards sont rivés sur nous, j'ignore ce qu'elle a en tête.

___ « Oui, mademoiselle » dit Mme Smith.

Emily se lève tout bonnement, je déglutis nerveusement, de crainte qu'elle se ridiculise devant les autres élèves. Mme Smith est connue pour cette tâche, elle prend du plaisir à rabaisser les étudiants.

___ « Euh... Vous avez parlé d'une grande personnalité du pays et que nous aurons l'autorisation de lui poser des questions. Ma question est qui est-ce ? »

Mme Smith crispe son visage, les murmures naissent, je serre les dents comme si j'avais froid. Si seulement je pouvais lui faire se rasseoir.

___ « Il faut que nous ayons l'identité de cette personne, ainsi nous pourrons préparer une question en avance » continue t'elle.

Je soupire de soulagement. Emily n'a pas tort, si nous devons... Enfin, si les meilleurs élèves doivent lui interroger, il faut qu'ils s'apprêtent en avance. Il faut qu'ils aient l'identité de cette personne pour se préparer en avance.

___ « D'accord, je vois ! » rétorque Mme Smith avec nonchalance.

Je ne cesse de la dévisager, elle ne semble pas si contrariée par l'intervention d'Emily, peut-être parce que sa raison est juste. Emily se rassit en espérant une réponse à sa préoccupation.

___ « Il s'agit de William Johnson, je suppose que vous le connaissez ? »

___ « Oui... » répondent mes camarades sauf moi.

Bizarre, tout le monde le connait, exceptée Emma Miller. Cela ne m'étonne pas, je suis toujours l'ignorante de cette planète. Je ne traîne pas sur les réseaux sociaux et encore moins dans les journaux, la vie des personnes de grande renommée ne me concernent absolument pas ! Enfin, c'est ce que je me dis toujours.

J'entends les rumeurs, les filles qui s'excitent à basse voix à l'idée de tomber sur ce fameux William. Parmi toutes celles qui sont enthousiastes à l'idée de le rencontrer, il n'y aura qu'une voir deux qui auront réellement la possibilité de dîner avec lui après la remise des diplômes.

Mme Smith se retire de la salle, je me lève à mon tour avec mon sac à l'épaule.

___ « On y va ? » demande je à Emily.

Emily et moi, nous partageons le même appartement, chacune de nous possède un moyen de déplacement. Ses parents ne sont pas mal placés, ils lui ont offert l'an dernier une voiture. Quant à moi, j'ai du m'acheter une voiture d'occasion.

*** Appartement

Nous rentrons chez nous, je m'affale sur le fauteuil. Emily va dans la cuisine et me rejoint avec une pomme dans sa main.

___ « Je n'arrive toujours pas à y croire. Nous aurons toutes les deux, la possibilité de rencontrer William Johnson » dit-elle, d'une voix excitée.

Emily et moi, faisons parties des meilleurs élèves qui dineront avec lui. Depuis, tout à l'heure, elle ne cesse de me casser les tympans avec cette histoire. Un dîner et une question, rien de plus ! Qu'est-ce que cela changera à ma vie de merde ? Rien ! Après cette rencontre, la seule chose qui aura changé c'est que j'ai obtenu mon diplôme en master et que je dois me trouver du taf ou encore faire des stages pour ne pas chômer.

___ « Dis ! Est-ce normale que je ne sois pas autant excitée que toi pour cette rencontre ? » lui questionne je, en lui fixant d'un seul oeil.

Je suis le genre de personne qui n'est ni impressionnée par la richesse ni par la célébrité, pendant que toutes les jeunes filles de mon âge, se tordent les chevilles pour leur idoles, moi je préfère une bonne partie de sieste.

___ « Oui, Emma ! Tu es la seule, tout simplement parce que Mlle Miller est bizarre ! » rétorque t'elle, d'un air provocateur en mangeant sa pomme.

Je rigole de ces dires en me redressant. Emily et moi, nous nous connaissons depuis le collège, le lien qui nous unit est plus que de l'amitié.

___ « Je ne vois pas pourquoi je devrais être impressionnée par lui, il est un humain après tout. De plus, je ne vois pas en quoi ce dîner nous sera utile. »

Son regard se fige pendant une seconde sur moi, c'est comme si j'avais dit un gros mot.

___ « Ce n'est pas comme s'il nous offrirai un travail ou des stages, juste se gaver de nourriture, prendre une photo avec lui et poser une question dont la réponse se trouve sûrement sur internet. Franchement, c'est une perte de temps ! » lance je.

___ « Emma, cesse d'être pessimiste ! Dis toi, qu'avec ce dîner nous pourrons rester en contact avec lui. D'ailleurs, tu ne peux pas prédire l'avenir, tu ignores ce que l'avenir nous réserve après ce dîner. »

Je secoue la tête en la fixant comme si elle était une cause perdue. Nous tous, nous savons que les riches ne se frottent pas aux pauvres, j'ignore d'ailleurs pourquoi il a choisi notre université et non, une fac où baignent les enfants de riches.

___ « Quelle sera la question que tu lui poseras ? » lui demande je en manipulant mon téléphone portable.

Elle est concentrée à tapoter les claviers de son ordinateur, son regard braqué sur l'écran de son ordi.

___ « Je sais pas d'abord, mais j'ai une petite idée derrière la tête » me dit-elle, d'une petite voix.

Quand Emily me parle de cette manière, je sens qu'elle a une idée qui va me déplaire ou pire, une sottise qu'elle fera sortir de sa bouche. Je dépose mon téléphone sur mes genoux et la fixe davantage, attendant de voir ce qu'elle compte faire.

___ « Eh bien, j'aimerais savoir s'il est gay » ajoute t'elle, en rigolant.

___ « Non, tu n'oserais pas ? » lui demande je, essayant de la réprimander.

Elle part une fois de plus en fou rire.

___ « Bien sûre, pourquoi pas ? C'est une question après tout ! »

___ « Mais tu peux trouver facilement cette réponse sur internet vu qu'il est célèbre »

De nos jours, la vie de plusieurs célébrités est exposée sur les réseaux sociaux.

___ « Figure toi, que non ! Il n'y a aucune magazine qui parle nettement de ce côté-là. Certains médias racontent qu'il est célibataire, d'autres qu'il a une fiancée. Certains vont jusqu'à croire qu'il est sodomite et des millions de jeunes filles y compris moi, qui flash sur lui ont besoin d'être éclairées. C'est l'occasion pour moi, de lui poser cette question.» explique t'elle, surexcitée.

___ « Emily, je préfère que tu lui interroge sur d'autres aspects de sa vie plutôt que sur celle ci. Parce que je pense que s'il n'a divulgué aucune information sur sa vie intime, c'est justement parce qu'il n'a pas envie d'aborder ce sujet. Et je crois que nous devons respecter cela » essayé je de la raisonner.

Ça m'étonnerait qu'il soit célibataire. En ce qui concerne le fait que personne n'a la réponse exacte de sa vie amoureuse, je pense qu'il essaie de préserver sa partenaire des paparazzis comme d'autres personnes de renoms le font.

___ « Je vais y réfléchir, mais je continue de croire qu'en lui posant cette question, j'aurai une réponse qui sera bénéfique aux médias. »

J'allais rétorquer mais la sonnerie de mon téléphone retentit. Je le récupère sur mes genoux et j'aperçois le nom de ma mère s'afficher sur l'écran. Je décroche l'appel tandis qu'Emily se lève et s'en va.

___ « Allô maman ! »

___ « Comment vas tu, mon bébé ? » me demande t'elle, d'une voix bienveillante à l'autre bout du fil.

___ « Je vais bien et toi ? Papa, est à côté ? »

___ « Non, Emma. Il est allé faire des courses. Alors, tu es prête pour demain ? » me questionne t'elle, d'une voix joyeuse.

___ « Je suis stressée... Tu viendras ? Enfin papa et toi, vous serez là ? »

Un silence ! Elle ne dit rien pendant quelques secondes, j'ai cru qu'elle avait raccroché. Lorsque je l'entends racler sa gorge sans rien dire, j'ai su qu'ils ne viendront pas. J'ai déjà la réponse et c'est négative.

___ « Euh... Emma... » bégaie t'elle au téléphone.

Je suis dévastée, demain sera un jour spécial pour moi et j'aurai aimé qu'ils soient là pour moi. Je sais que j'ai 24 ans et que je suis assez grande pour gérer ma vie, néanmoins j'ai toujours besoin d'eux pour ces moments là.

___ « Ton père a un entretien demain, je n'ai pas pu m'entretenir avec la directrice de l'hôpital. Je n'ai donc pas eu la permission de m'absenter demain »

Je ressens de la culpabilité dans sa voix, j'expire bruyamment. Mon père fait la cinquantaine, savoir qu'il est toujours en quête de travail me fend le cœur. Il travaillait dans une épicerie mais suite au décès du propriétaire, l'épicerie a fermé ses portes et il s'est retrouvé ainsi au chômage. Quant à ma mère, elle est aide soignante dans une maison de retraite, ils vivent au Canada dans la ville de Vancouver.

Bien que je sois triste, je ne les en veux pas. Déjà, leurs ressources ne seront pas suffisantes pour un aller retour entre Vancouver et Seattle.

___ « Ce n'est pas grave, je comprends parfaitement. » dis-je, pour la calmer.

Nous discutons encore pendant quelques secondes puis elle raccroche.

Aujourd'hui, c'est le jour des remises de nos diplômes. Nous sommes déjà dans la grande salle, décorée. Emily et moi, ainsi que nos camarades ont porté nos toges, accompagnées d'un écharpe et d'un chapeau.

La cérémonie débutera dans une dizaine de minutes. Nous nous tenons à quelques mètres de la salle, cherchant du regard les parents d'Emily.

___ « Ça y est, je les vois ! » siffle t'elle en me pointant du doigt ses parents de l'autre côté de la pièce.

Nous les rejoignons, sa mère est vêtue d'un ensemble chemise pantalon d'une couleur blanche. Son père porte un veste noir, ils sont tous les deux élégants dans leurs costumes.

Nous leur embrassons à tout de rôle.

___ « Ça va, les filles ? » questionne Mme Brown, la mère d'Emily en nous souriant.

Nous discutons en attendant le début de la cérémonie. Puis, la présentatrice prend le micro sur le devant de la scène et nous invite à prendre place, signifiant le début de la cérémonie.

Après cela, elle fait une introduction et se fait remplacer par la suite par un de nos représentants de l'université. Ce dernier fait son discours, je commençais déjà à m'ennuyer. Alors, je m'évade de temps à autre dans mes pensées, espérant tuer le temps.

Puis, nous récupérons nos diplômes. Je lâche un soupir, soulagée. Soudain, j'entends mon prénom qui résonne dans la salle.

___ « Mlle Miller... »

Je me ressaisis immédiatement lorsque Emily me pince discrètement. Je me rends compte que nous nous tenons toujours sur la scène et que toute l'attention est braquée sur nous.

Je me tourne avec hésitation et je me retrouve en face de notre présentatrice qui me tend le micro. J'avale difficilement ma salive, les mains tremblant de nervosité.

Elle me fait un clin d'œil complice suivi d'un sourire rassurant, je lui souris nerveusement en récupérant le micro. J'ai été désignée major diplômée, compte tenue de ma moyenne générale.

Je tiens le micro, les parents de mes autres camarades ainsi que les responsables et invités me regardent. Je leur salue poliment puis je me mets à faire mon discours, un discours improvisé. Parmi cette foule, une seule personne attire mon attention. C'est un jeune homme, qui doit avoir entre 28 et 30 ans. Il est très élégant dans son smoking bleu, ses yeux bleus me fixent intensément. Son coude pose sur le bras de sa chaise, ses doigts qui effleurent ses lèvres, il ne me quitte pas du regard depuis que j'ai commencé mon discours.

J'avoue qu'il est un très bel homme, néanmoins son regard insistant sur ma personne amplifie ma nervosité. Je détache mes yeux de lui et poste mon regard sur une place vide au fond.

Je finis mon petit discours, remets le micro à la présentatrice sous les acclamations.

Emily me fait un signe de main, exprimant sa satisfaction. Je vais me tenir près d'elle, la présentation nous invite à regagner nos places. Pendant que nous descendons du podium, je ressens encore ses yeux sur moi, je me retiens de toutes mes forces de ne pas le regarder aussi mais je finis par céder à la tentation. Je jette un coup d'œil à sa place et nos regards se croisent, il est très sexy et a l'air calme et serein.

Son regard est indéchiffrable, je mords ma lèvre en me maudissant intérieurement de l'avoir regardé.

Mais pourquoi me fixe t'il autant ? Est-ce une vieille connaissance à moi ? Non, je connais pas cet homme. Je ne suis pas sûre de l'avoir déjà rencontré.

Nous regagnons nos places respectives, je me penche sur le côté et chuchote à l'oreille d'Emily.

___ « Euh, Emi... » commence je, en tergiversant.

___ « Hum ! »

___ « Tu connais cet homme, celui qui est habillé d'un smoking bleu. » lui décris je en le pointant discrètement du doigt.

Emily suit mon doigt du regard, puis se retourne vivement vers moi.

___ « Qui ? William Johnson ? » me demande t'elle, comme si c'est maintenant qu'elle vient de le voir.

Il a la tête baissée, le regard rivé sur son téléphone, il est sûrement entrain d'écrire un message.

William Johnson ? Le fameux William !

Chapitre 2 CHAPITRE 2

PVD d'Emma

La cérémonie a été clôturée, nous sommes toujours dans la salle et prenons des photos de souvenirs. Puis, une main se glisse sur mon épaule, je me retourne et tombe sur Ethan, mon ami d'enfance. Pendant que je reste là, sidérée de le voir dans ce lieu, il m'accueille avec un sourire aux lèvres. Je me jette joyeusement dans ses bras puis me détache de lui.

___ « Surprise ! » me lance t'il

Ethan est mon ami d'enfance, nous avons vécu ensembles à Vancouver au Canada, puis je suis venue à Seattle pour poursuivre mes études. Quant à lui, il a interrompu ses études et s'est lancé dans l'entrepreneuriat. Aujourd'hui, il est à la tête d'une entreprise de livraison. Ça fait longtemps que nous nous sommes plus revus, je ne pensais pas le revoir de sitôt et encore moins aujourd'hui.

___ « Comment vas tu ? » lui demande je.

Ils est vêtu d'un ensemble chemise pantalon, une paire de baskets blanches, une montre autour du poignet, il est élégant. Ethan a une peau noire foncée, il est d'origine afro américain. Ses yeux sont de couleurs noirs, trois tresses sur sa tête, j'avoue qu'il est super beau.

___ « Je vais bien et toi ? »

___ « Comme tu peux le constater, je suis en super forme » lui réplique je, en faisant des gestuels.

___ « Je suis venu en retard, j'ai eu un petit incident à l'aéroport, cela m'a pris un peu plus de temps que prévu » s'explique t'il, comme s'il s'en veut pour le retard.

Ethan est là, il a toujours été là pour moi et le fait qu'il soit venu est déjà un grand geste. Il n'était pas obligé d'être là, d'autant plus qu'il est débordé.

___ « Je suis très contente que tu sois là, je ne m'attendais pas à te voir ici. »

___ « Ta mère m'a informé que tu seras diplômée aujourd'hui, j'ai décidé donc de te faire une petite surprise en assistant à la cérémonie »

Je souris largement en le regardant. Il est comme un frère pour moi, je lui serai toujours reconnaissante pour ce qu'il fait pour moi et pour ma famille. Lorsque mes parents sont dans le besoin et que je ne suis pas disponible, lui, il vient à leur secours. Il est comme leur fils aîné et mes parents l'apprécient beaucoup.

Je profite de cette occasion pour présenter Emily à Ethan. Comme elle est aussi bavarde, ils se parlent pendant des minutes interminables jusqu'à ce que son téléphone se met à sonner. Elle s'excuse auprès de nous en prenant à l'appel. Elle s'éloigne de nous ainsi que de la foule, je me retrouve avec Ethan.

___ « Tu séjourne dans un hôtel ? » lui interrogé je.

___ « Oui, pour ce soir »

Je fronce légèrement les sourcils, en essayant de comprendre sa réplique.

___ « Demain, j'irai voir un appartement pas loin d'ici. Je suis là pour quelques temps, j'ai des contrats avec certaines entreprises ici, à Seattle » continue t'il.

J'acquiesce tout simplement. Nous continuons de discuter, en nous rappelant nos moments passés ensembles lorsque nous étions encore très jeunes. Parfois, je ris légèrement aux éclats en me rappelant de cette scène.

Emily nous rejoint après avoir fini de communiquer, elle nous apporte des cocktails.

___ « Emma, je ne pourrai pas être là pour le dîner » m'informe t'elle.

Je crispe mon visage, essayant de la comprendre.

___ « Ne t'inquiète surtout pas, il n'y a rien de grave et j'ai déjà tenu Mme Smith au courant de cela» rajoute t'elle, d'un ton rassurant.

___ « Mais... Quel est cet imprévu ? »

Elle déglutit en jettant un bref regard sur Ethan, ce dernier comprend immédiatement que nous avons besoin plus d'intimité même si je ne lui ai jamais rien caché. Il se racle la gorge puis dit :

___ « Je vais aux toilettes »

Nous acquiesçons puis il s'en va. Je me retrouve seule avec Emily. L'expression de son visage ne présage rien de bon.

___ « En fait, c'est Diego ... »

Je roule des yeux en entendant ce prénom puis la sonde silencieusement.

___ « Il m'invite chez lui, il m'a organisé un petit dîner aux chandelles. Je ne veux pas le faire attendre »

Diego ! C'est un salopard, mais Emily ne le voit pas ou peut-être qu'elle refuse de le voir. Ce garçon se sert d'elle, il ne la respecte pas et pire, il la traite mal mais ma pauvre amie s'est tellement accrochée à cette relation qui ne leur mènera nulle part. Et quand je repense parfois à tous ces gros mots et actes déplacés qu'il a posé envers elle, je meurs de rage. J'aurai voulu lui en coller une pour qu'il comprenne ce qu'est le respect de sa partenaire. J'ai essayé maintes fois de faire comprendre à Emily qu'elle mérite beaucoup mieux que cet homme mais c'est peine perdue, elle l'aime éperdument et moi, j'y peux rien !

Néanmoins, je ne rate aucune occasion de remettre ce con à sa place. À ma pauvre Emily, je me demande bien ce qu'elle peut bien trouver spécial chez lui. Bref ! l'amour rend aveugle, dit-on .

___ « D'accord, mais qui me ramène chez moi ? »

Elle est déjà très excitée à l'idée d'aller à ce dîner aux chandelles, fait par son copain, donc je ne vais pas gâcher son ambiance avec mes conseils à deux balles.

___ « Euh... Je peux te trouver un taxi » propose t'elle.

___ « Non, ça va. Je vais me débrouiller. » lui dis-je pour ne pas l'embêter.

D'habitude, nous venons séparément à l'université mais vu que nos chemins étaient fusionnés pour toute cette journée, nous avons décidé de prendre la voiture d'Emily. La mienne est tombée en panne et demain, je dois l'emmener chez le garagiste.

___ « Je dois y aller » me dit-elle.

Nous nous faisons la bise.

___ « Fais bien attention à toi ! » lui dis-je.

Elle se détache de moi et s'éloigne de moi à grands pas. Je me retourne sur moi même, cherchant Ethan du regard. Et là, je tombe encore sur ses yeux bleus, son regard perçant.

William Johnson !

Je déglutis en essayant de maintenir son regard, il est au fond de la salle, un verre de champagne en main et l'autre main en poche. Il est entouré d'autres personnes, tous aussi élégants que lui. Pendant que le vieillard lui parle, il ne cesse de me regarder. Je ressens immédiatement une vague chaleur et de fortes sensations au ventre.

Et ces filles qui ne se donnent tant de mal pour attirer son attention sur elles, d'autres défilent sans cesse devant lui. Je vois une de mes camarades, se diriger vers lui avec un faux sourire essayant de le séduire. C'est incroyable, pourquoi se donner tant de mal pour séduire un mec ?

Est-ce parce qu'il est huppé ou séduisant ? Où peut-être parce qu'il est fortuné et à la fois séduisant.

Je finis par détourner mon regard de lui. Ethan revient la minute suivante, je lui donne mon adresse vu qu'il est déjà l'heure pour le dîner avec William Johnson. Ethan, propose de me déposer dans le restaurant indiqué, j'ai essayé de rejeter son aide mais il a insisté et je finis par céder.

Ethan me dépose au parking du restaurant indiqué. C'est un grand immeuble, réservé qu'aux personnes nanties, je n'imagine pas le prix d'un plat de ce restaurant car je risque de faire un malaise.

___ « Merci, beaucoup ! » lui dis-je en enlevant ma ceinture.

___ « Je peux revenir te chercher, cela ne me dérange pas ! » dit-il gentiment.

___ « Non, je me débrouillerai Ethan. Tu en as déjà beaucoup fait pour moi, cette journée. Tu dois te reposer, d'autant plus que tu seras débordé les jours à venir »

Ethan a atterri à Seattle aujourd'hui, il est venu à la cérémonie des remises de prix et voilà, qu'il m'a conduit jusqu'au restaurant. Je pense que c'est déjà trop, il doit se reposer. Aussi, je ne veux pas être une poisse pour les autres, même si je sais que ça ne le dérange pas de m'être utile.

Il me sourit en guise de compréhension, j'ouvre la porte et sors de sa voiture. Je lui fais signe d'au revoir, il démarre le véhicule et s'en va. Je prend une profonde inspiration avant d'y entrer.

Nous sommes déjà à tables, j'ai été la dernière à me présenter. Il est déjà là, assis confortablement sur sa chaise avec mes camarades. Chacun a le nez fourré à la recherche de son plat parmi les menus du jour. Mon cœur fait un bond mais j'essaie de rester sereine.

___ « Bonsoir » dis-je d'une voix tremblante.

Il lève imperceptiblement un sourcil et me fixe, je déglutis nerveusement en m'asseyant sur la chaise vide.

___ « Bonsoir, Mlle Miller » me répond t'il en vérifiant l'heure sur sa luxueuse montre. « Vous êtes en retard de dix bonnes minutes »

Son ton est calme et il est serein. Cet homme est imperturbable, il dégage une aura imposante.

___ « Euh... Je...je suis désolée » dis-je, faiblement.

Nous passions nos commandes, puis furent servis. Pendant le dîner, certains de mes camarades essaient de taper la discussion avec lui, mais ces réponses sont vagues et brèves. Je me fais toute petite et profite tranquillement de mon plat.

___ « Quelles sont vos questions ? » nous interroge t'il en s'essuyant la bouche avec une serviette.

Nous nous regardons, puis Isabella décide de poser sa question premièrement. La boucle remplie de la nourriture, je me penche légèrement et ramasse mon sac. Je fais sortir un bloc note avec un stylo.

___ « Monsieur Johnson...» commence Isabelle, d'une douce voix ; « Vous avez 28 ans et j'aimerais savoir comment êtes vous parvenu à être milliardaire à un si jeune âge ? »

Il laisse échapper un léger rire, qui laisse apercevoir ses fossettes. Il est encore plus charmant quand il sourit.

___ « Je pense que cette réponse se trouve déjà sur internet » rétorque t'il, d'un air amusé par la question.

Isabella a l'air déstabilisée par cette réplique, elle doit se sentir ridicule de poser une question dont la réponse est déjà sur internet. Je lance un regard à cet homme, pensant qu'il serait décontenancé d'avoir répliqué de la sorte. Mais à ma grande surprise, il semble fier et arrogant.

___ « Bien évidemment qu'il y'a certaines réponses de la question sur internet. Néanmoins, nous avons pas la version complète, qui est la vôtre » dis-je, d'un ton brusquement.

Il me fixe profondément, comme s'il m'etudiait. J'ai toujours été celle qui a la grande gueule, la voix du peuple. Cet homme pense que son rang social intimide tout le monde, mais je suis l'exception et je m'en tape qu'il ait une mauvaise opinion de moi, pourvu que la cause pour laquelle je me suis battue soit juste.

___ « De plus, si nous sommes présentement dans ce lieu, c'est pour dîner et également poser des questions. Donc, je suppose que si nous avons le droit de vous poser ne serait-ce qu'une seule question, je crois que vous êtes dans l'obligation de nous répondre. Même si cette réponse est déjà virale » ajouté je.

Il me sonde toujours, je le vois se redresser et opter une posture plus confortable. Il n'a pas l'air agacé par ma réplique mais plutôt surpris que je lui tienne tête.

___ « La grande gueule ... » murmure t'il.

Je ne pense pas que les autres l'aient entendu mais moi si. Je suis assise à côté de lui et j'ai entendu ce qu'il pense de moi. Je me retiens d'exploser devant les autres clients.

___ « Je suis milliardaire à un si jeune âge, tout simplement grâce à mes investissements. Notamment dans l'immobilier, l'actionnariat et aussi dans l'agro-industrie » nous explique t'il, en gardant le même calme imperturbable.

Il me jette un coup d'oeil qui en dit long. Puis les autres lui questionne à tour de rôle, qu'il répond nettement. Puis, c'est à mon tour de lui poser ma question. Il semble plus prêter attention à moi, peut-être pour connaître ma question.

___ « Euh... J'ai deux questions » admets je, mal à l'aise.

Mes autres camarades me fixent comme si j'étais une idiote et que je ne connaissais pas la règle. Tandis que monsieur le fier, a ses sourcils froncés.

___ « Je vous écoute » me dit-il, simplement.

J'ouvre mon bloc note et je lui pose la première question :

___ « Quelle est votre perception de la richesse ? »

Il racle sa gorge, prend son verre de champagne, le boit puis redépose le verre avant de me fixer à nouveau.

___ « La richesse c'est l'être à l'abri de la misère. Manger à sa faim, abreuver sa soif, se vêtir, avoir un toit, une famille, des amis. C'est ça, la vraie richesse, ne pas avoir à quémander quoique ce soit auprès des autres personnes. »

Je suis éblouie par son charisme lorsqu'il s'exprime avec sagesse. Il est peut être arrogant et fier mais il est sage.

___ « Et vous en avez tout cela ?... Je sais que vous pouvez vous procurer autant de bonnes choses que vous le souhaitez, mais vous avez de la famille ? des amis ? Et quand je parle de famille et de l'amitié, c'est au sens propre. Une vraie famille et des vrais amis » continue je.

L'expression de son visage montre que j'ai peut-être touché sa sensibilité.

___ « C'est la deuxième question ? » me demande t'il en buvant son champagne.

Je comprends qu'il veut me rappeler que je n'ai droit que deux questions et, ça c'est une exception. Pendant que je regarde longuement la prochaine question avec hésitation, il tousse légèrement pour me rappeler sa présence.

___ « Euh... Vous êtes homosexuel ? »

Mes camarades ouvrent grandement leurs yeux et me fixent. Je comprends par là, que ma question est un peu osée. En réalité, c'est la question d'Emily et elle a insisté pour que je la lui demande. William me regarde d'abord avec une extrême neutralité, comme si ma question ne le choque pas. Mais je me suis sentie mal à l'aise la minute suivante, je n'aurai pas dû lui demander cela. C'est sa vie privée et cela ne me concerne absolument pas. Je voulais me racheter auprès de lui pour ma question mais il m'interrompt.

___ « Non, je suis hétéro » répond t'il.

Je ne suis pas convaincue mais cela ne regarde que moi. Après la conversation d'hier soir avec Emily, le doute s'est installé dans ma tête.

___ « Mais si vous n'êtes pas convaincu, je peux vous le prouver d'une autre manière plus approfondie » ajoute t'il, d'un sourire pervers.

Chapitre 3 CHAPITRE 3

PVD de William

Après le dîner et l'interrogatoire, il était temps de rentrer chez soi. Je suis dans ma voiture, assis confortablement à l'arrière du véhicule tandis que mon chauffeur conduit.

Pendant que nous roulons, une silhouette féminine qui marche sur le trottoir attire mon attention. Elle est juste devant nous à quelques mètres, c'est une fille, qui doit sûrement être dans la vingtaine. Elle est élancée, avec un postérieur rebondi, ses mèches miel longues et dégradés. Elle porte des baskets blanches, un crop top noir avec serrage froncé sur le côté et un short bords effilochés en jeans. Un sac à main sur son épaule, elle tient un toge universitaire dans les mains. Sa silhouette est semblable à celle de Mlle Miller. Nous la dépassons d'une légère distance et je me rends compte en ce moment qu'il s'agit d'elle.

___ « Arrête-toi ! » dis-je à mon chauffeur.

Il s'exécute sans rien dire. Que pouvait il me dire ? Il est payé pour exécuter mes ordres. Il se gare au bord du trottoir, je baisse légèrement la vitre, attendant que Mlle Miller arrive à notre niveau.

___ « Mlle Miller ? » interpelé je, lorsqu'elle arrive à mon niveau.

Surprise, elle se retourne vivement pour me faire face. Son visage mince, ses lèvres recourbées et son nez étroit, avec des yeux de couleurs marrons, putain elle est belle !

Elle me regarde avec des yeux épuisés sûrement par la marche.

___ « Je vous dépose ? » lui propose je, simplement.

___ « Euh, merci mais je préfère marcher » me répond t'elle comme si elle me craignait.

Je souris aux coins des lèvres, elle fronce ses sourcils en me fixant.

___ « Vous êtes têtue, vous le savez ça ? » continue je.

___ « Vraiment ? » me demande t'elle en croisant ses bras et en décalant d'un côté ; « Je suis têtue parce que j'ai refusé votre aide ? »

Je secoue la tête puis la fixe. Mes yeux se posent indiscrètement sur ses longs jambes nues, aucune trace noire, aucune cicatrice n'est sur ses jambes. Je lèche expressément mes lèvres en remontant lentement mes yeux jusqu'à croiser les siens. Elle m'assassine du regard, j'adore les filles comme elle.

___ « Vous êtes têtue parce que vous avez la possibilité de rentrer chez vous saine et sauve mais vous préférez marcher mais aussi, vous prenez le risque de vous faire agresser dans la rue » explique je, d'une voix rauque.

Elle brûle de rage à l'intérieur et cela se lit sur le regard meurtrier qu'elle me lance.

___ « Vous avez peur peut-être d'être proche de moi ? » questionné je, faiblement.

Elle hausse immédiatement et ses sourcils et son regard furieux devient subitement nerveux. C'est comme si j'ai réussi à lire en elle. Elle reste silencieuse un moment, puis rigole pour contredire ma pensée.

___ « Vous êtes drôle, Monsieur Johnson. » me lance t'elle.

Elle avance jusqu'à moi, se penche sur moi, ses mains sur la portière et me défie du regard.

___ « Vous ne m'intimidez pas, d'accord ?! »

Sans me laisser répliquer, elle contourne le véhicule et je la vois assise près de moi, comme un éclair puis referme la porte à son niveau.

___ « Tu peux continuer, Max ! » ordonne je, au chauffeur.

Max lui demande son adresse, elle le lui communique, tout en m'ignorant. Cette fille est prétentieuse, elle pense me tenir tête longtemps. Pour ne pas avoir à me parler, elle pose son regard sur la vitre et observe le paysage.

Nous arrivons devant son appartement, elle soupire de soulagement comme si elle vient d'être libérée ou du moins sauvé des griffes du diable. Elle ramasse son sac à main et son toge universitaire puis me lance un bref regard suivi d'un simple sourire.

___ « Merci, Monsieur Johnson »

Elle se retourne et ouvre la portière, prête à se sauver.

___ « Alors, vous tenez toujours à ce que je vous démontre que je ne suis pas gay ? » lui interromps je.

Ma question la refroidit, elle tourne lentement sa tête vers moi. Son regard laisse entendre qu'elle est surprise de ma question. Je maintiens son regard en entendant qu'elle réplique. Je sais qu'elle est bonne pour répliquer, donc je m'attends à une réplique agressive. Mlle Miller me sourit, un sourire étrange. Puis, elle se retourne totalement vers moi, elle se rapproche étrangement de moi et mord sa lèvre inférieure. Je ne réagis toujours pas, elle me provoque mais je ne vais pas céder à ce jeu. Elle rapproche immédiatement ses lèvres de mon oreille puis je l'entends me hurler :

___ « Allez, vous faire foutre ! »

Puis elle s'éloigne de moi. Non, seulement elle m'a cassé les tympans mais aussi m'a lancé un défi. Voyant mon visage crispé, elle sourit fièrement comme si elle vient de me battre dans un jeu.

Elle sort de la voiture et se penche une nouvelle fois vers moi.

___ « Ce n'est pas tout ce qui bouge, qu'on touche ! Aussi, prenez un bon bain avant d'aller au lit, cela vous aidera à vous débarrasser de votre tension sexuelle que vous puez » me lance t'elle, sèchement et droit dans les yeux.

Elle claque fermement la portière et rejoint son appartement sans se retourner. J'entends mon chauffeur, glousser en bas. Cela excite davantage ma colère. Je lui lance un regard qui fait froid dans le dos dans le rétroviseur intérieur. Il cesse rapidement de glousser, puis se remet à conduire.

Cette fille, Mlle Miller ! Elle se croit intouchable juste parce qu'elle est un major diplômé. Mais je suis William JOHNSON, je fais la promesse de l'avoir à mes pieds. Elle me plaît et je compte la baiser sauvagement qu'elle regrettera de m'avoir dit toutes ces choses.

Nous arrivons à mon manoir, je descends du véhicule et Max se charge de garer la voiture au garage. J'entre à l'intérieur du manoir, Maria, la femme de ménage vient vers moi.

___ « Bonne arrivée, monsieur ! » me dit elle avec un sourire accueillant.

___ « Merci » dis-je.

Maria est une femme, âgée de la quarantaine dont j'ai employé en tant que femme de ménage, depuis bientôt trois ans. Elle est une fidèle employée et elle accomplit très bien ses tâches.

___ « Vous avez de la visite » m'informe t'elle.

Je fronce les sourcils. Je n'ai aucun rendez-vous avec qui que ce soit chez moi et à cette heure du soir.

___ « Qui ? » demande je, curieux.

___ « Mlle Kayla »

Je crispe furieusement mon visage. Que cherche cette fille chez moi et à cette heure ? Et d'ailleurs, pourquoi lui ont-ils permis d'y entrer ?

Je lâche un soupir mécontentent puis monte dans ma chambre illico presto. J'ouvre la porte de ma chambre, puis y entre et referme derrière moi. Je la vois assise sur mon lit, portant une mini robe bustier côtelée constatante marron. Une jambe sur l'autre, elle me fait un sourire séducteur en me voyant.

___ « Va-t-en d'ici ! » lui ordonne je, froidement.

Elle se relève avec nonchalance et déhanche jusqu'à moi. Je la fixe avec indifférence.

___ « Je ne partirai d'ici que lorsque nous aurions parlé » exige t'elle.

Je prends une profonde inspiration pour ne pas la trainer hors de chez moi.

___ « On n'a plus rien à se dire Kayla. »

___ « Tu te trompes, on a beaucoup à se dire »

Je me débarrasse de ma veste et la jette sur le lit, puis je vais me servir un verre de whisky et je reviens me poser sur le canapé de ma chambre et je la fixe.

___ « Je t'écoute » lui dis-je.

___ « Tu me manques William et... »

___ « Kayla, passe à autre chose » lui interromps je. « Il y'avait un contrat entre nous, avec des règles et des sanctions. Tu n'as pas respecté ces règles alors le contrat est rompu, c'est fini. »

Kayla était une de mes partenaires sexuelles. Nous avions signé un contrat où elle me serait fidèle pendant toute la durée du contrat. Elle devait me satisfaire sexuellement et aussi à mes fantasmes, elle devait aussi m'être fidèle. Le contrat s'arrêtait à là, mais au lieu de tout ça, elle m'a trahi. J'ai donc mis fin à ce contrat, depuis lors elle ne cesse de me harceler.

___ « Je ne veux plus de toi comme partenaire, accepte le ! » ajouté je, sèchement.

Mes mots l'ont blessée mais elle essaie de paraître normale, elle tourne autour d'elle-même puis se courbe et enlève ses talons qu'elle a porté. Je l'observe attentivement, attendant de voir ce qu'elle compte faire. Après avoir enlevé ses talons, elle se redresse et me lance un regard pleins de désirs. Je ne lui dis toujours rien, elle se débarrasse de sa mini robe avec nonchalance jusqu'à se retrouver en string et poitrine nue devant moi.

J'avoue que Kayla est cette femme, qui a les seins arrondis et debout, ses fesses sont arrondis aussi. Elle possède un corps de rêve grâce à la chirurgie plastique. Oui, elle n'est pas naturelle et ses rondeurs sont artificielles.

Elle se mord violemment la lèvre et laisse échapper expressément, un gémissement. Je l'observe toujours sans rien dire.

___ « Je suis tombée amoureuse de toi et je te promets que je regrette amèrement de n'avoir pas respecté certaines règles. » dit-elle, d'une voix sensuelle.

Kayla avance avec nonchalance jusqu'à moi. Elle se baisse et se met à quatre pattes devant moi, ses yeux me dévorent du regard.

J'ai eu plusieurs partenaires sexuelles, la plus récente est Kayla. Je ne crois pas en l'amour pour une expérience personnelle. L'amour existe peut-être mais pas fait pour tout le monde, et je fais parti de ceux qui ne tomberont jamais sur leurs âmes soeurs comme on les surnomment. Pour moi, l'amour n'est qu'une illusion conçue pour affaiblir les forts. Et ceux qui me diront le contraire, je leur dirai tout simplement qu'ils sont chanceux.

___ « Baise moi, s'il te plaît ! »

Je la fixe silencieusement, elle me supplie du regard. Kayla ne m'attire plus, je n'ai plus l'envie de la prendre dans toutes les positions qui existent, néanmoins Mlle Miller m'a énervé. Et il faut que je baise pour me calmer.

Kayla baisse la fermeture éclair de mon pantalon, puis saisit mon sexe et lèche lentement le gland de mon sexe. Elle se met à me sucer avec nonchalance puis avec rapidité, me donnant de vive vibrations. J'empoigne ses cheveux, l'incitant à continuer. Elle engloutit mon pénis dans sa bouche et continue de me sucer, je grogne de plaisir. Elle le fait pendant plusieurs minutes jusqu'à ce que je déverse le liquide pré-séminal, elle le lèche avec sa langue. Puis se relève et se tient devant moi, je me débarrasse de mon pantalon et de ma culotte. Elle monte sur moi, saisit mon sexe et met le bout dans son sexe humidifié. Elle me regarde en mordant sa lèvre. Mes mains saisit fermement ses mamelons et les malaxent durement. Elle se relève légèrement puis introduit ma baguette en elle en lâchant un gémissement, elle se met à faire de lents mouvements de reins sur moi. Je la soutiens par les hanches et accélère ses mouvements de reins. Elle gémit comme une alarme en augmentant ses mouvements de hanches.

Soudain, j'aperçois ses mèches miel, son visage mince, ses lèvres recourbées et elle me sourit en mordant ses lèvres, la rendant encore plus provocatrice. Mlle Miller !

Je ferme brusquement les yeux puis les rouvre et là, je reviens à la réalité. C'est Kayla qui se trouve sur mes jambes et non, Mlle Miller. Une étrange sensation s'empare de moi, comme de la déception. L'envie de continuer ce que je fais s'est dissipée, je ne ressens plus du plaisir mais du dégoût. Pour la première fois de ma vie, je ressens du dégoût en baisant. Tout cela parce que je veux sentir l'humidité d'une autre femme sur mon sexe.

D'un geste brusque, je saisis fermement les reins de Kayla l'empêchant donc, de bouger. Elle reste figée, et me lance un regard confus.

___ « Je n'ai plus l'envie de continuer » annonce je froidement ; « Descends de là et rhabille toi ! »

C'était un ordre et non une négociation.

___ « Pardon ? »

___ « Tu m'as bien compris, je pense ! »

Elle allait discuter mais lorsque son regard croise le mien, elle descend sur moi sans rien ajouter. Puis je la vois se rhabiller, vite fait en me lorgnant du regard. Je me relève à mon tour, porte mon pantalon puis je vais lui ouvrir la porte de ma chambre, l'invitant à s'en aller.

Elle roule des yeux, frustrée puis saisit son sac à main et passe devant moi.

___ « Ne remets plus jamais les pieds ici, et surtout cesse de te faire des idées sur moi. Jamais de la vie, je ne tomberai amoureux de toi, je ne serai jamais à toi » dis-je d'un ton dur puis lui ferme la porte au nez.

À suivre ...

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022