- Em, Emily, toqua violemment le benjamin des Berry, Emily! Réveilles toi
Emily Berry se retourna dans son lit et se couvrit les oreilles avec son oreiller en comptant très bien ignoré son petit frère mais les coups sur la porte devinrent plus insistants et pour couronner le tout, son réveil se mit à crier.
- Emily!! Ria encore une fois son frère
- Theodore Berry, je vais te tuer! Cria-t-elle en se levant. Elle enfilait ses pantoufles à toute vitesse puis se diriger vers la porte après avoir éteint son réveil mais lorsqu'elle ouvrit la porte son frère dévalé déjà les escaliers à grande vitesse. Elle se mit à sa poursuite. Après cinq bonnes minutes de course et un avertissement très sérieux de leur mère, elle décida de laisser tomber pour le moment. Elle se laissa tomber sur une chaise dans la salle à manger après avoir salué son père qui lisait le journal comme d'habitude et glissa une crêpe dans sa bouche. Le bonheur qu'elle lui procura, lui fit oublier sa mauvaise humeur
- Déjà KO, dit Theddy sur un ton moqueur, tu devrais faire plus de sport et manger moins. Tu es en train de gagner du poids
- Et alors, répliqua Emily en avalant une autre crêpe, être mine n'a jamais été mon objectif
- Commences déjà à en avoir un, dit sa mère qui amenait le dernier plat
Elle essaya d'en voler mais elle reçut une tape de la part de sa mère.
- Aie! Cria-t-elle en se remettant sagement à sa place
- Si tu commences par essayer de devenir une fille, ajouta-t-elle, regardes toi, si tôt le matin et tu ressembles à un singe qui se serait bagarré
- M'man, Je viens juste de me réveiller, dit Emily en essayant de remettre de l'ordre dans ses cheveux, et on est en famille, ce n'est pas comme j'étais en présence de mon futur mari
- Si seulement, il existe, dit Theddy
- Si t'allais voir ailleurs si j'y suis, petit c...
- Jeune fille, ton langage, lui dit sa mère, d'autant plus qu'il n'as pas faux
- Ah! Je vois, vous liguez contre moi, dit-elle en se levant, Papa, dis quelque chose!
- Désolé Chérie, je ne peux pas me confronter à ta mère si tôt le matin, les conséquences seraient inimaginables
- Dites-moi la vérité, est ce que vous m'avez adoptés
- Comme s'ils étaient assez fous pour faire ça, dit Theddy
Elle regarda ce petit con ave son sourie victorieux et se mit à regretter de ne pas l'avoir envoyé dans un cercueil quand elle avait eu l'occasion. Pour son..., elle ne put répliquer car son père se leva et s'en alla avec Theddy. Tant pis, sa vengeance sera pour une autre fois. Elle décida de se lever à son tour et aida sa mère à faire la vaisselle puis monta faire sa toilette. Une demi-heure après, elle était descendait dans jean et shirt à rayures, ses vans avec ses cheveux emprisonnés dans un chignon impeccable.
-M'man je m'en vais, dit-elle en passant devant sa mère
-Eh, attends, dit-elle en l'arrêtant, j'ai une chose à te demander. En rentrant passes au bureau de ton père, dit-elle, ces derniers jours, il est très préoccupé et il refuse de me dire pourquoi mais à toi, il pourra peut-être te dire quelque chose.
-J'ai remarqué aussi, répondit elle en l'embrassant, ne t'en fais pas, je vais passer le voir
Sur ça, elle s'en allant, non sans avoir choper une pomme au passage. Elle se rendit à .... Quand elle franchisa la porte d'entrée de la boutique, elle fut accueillie par les réprimandes d'Amélie, sa meilleure amie et aussi la patronne de la boutique. Elles se connaissaient depuis toujours. Aussi loin qu'elle puisse se souvenir, elle était avec. Elles avaient commis les pires bêtises. Elle était devenir une véritable sœur pour elle. D'ailleurs, la première fois qu'on les voyait ensemble, on croyait toujours qu'elles étaient sœurs.
- On avait dit 8h du mat, dit-elle
- Je ne me suis pas lever à cette heure depuis le lycée, répliqua-t-elle, et j'ai une bonne excuse cette fois ci, j'ai eu des problèmes familiaux
- Encore l'histoire de mariage, dit Amelia
- Oui et maintenant elle a contaminé toute ma famille. Je ne vois pas ce qu'ils ont tous à s'inquiéter pour ça.
- Laisses moi réfléchir, dit Amélie, une jeune femme qui approche la barre de la trentaine, qui vit chez ses parents qui n'a aucune motivation, aucune vision de sa vie et qui est célibataire depuis plus de...humm combien déjà, neuf ans et qui ne fait absolument aucun effort pour changer cette situation. Eh bien, il y a de quoi s'inquiéter. J'ai bien peur que ta mère devra attendre très longtemps pour enfin voir ses petits-enfants.
- Comment ça j'approche la trentaine, Je n'ai que vingt-cinq ans et j'ai bien une vision dans la vie devenir la meilleure noveliste de tous les temps.
- Mais ça tes parents ne le savent pas, dit Amélie, trêve de bavardage, on a des fleurs à vendre, et je dois terminer tôt aujourd'hui, Rick m'emmène au resto ce soir. Un des avantages à avoir un copain.
Ce denier commentaire, lui fit lâcher une grimace. Sa meilleure amie ne manquait jamais de lui...son bonheur à la figure. Elle et Rick, son petit ami depuis le lycée, s'aimaient toujours comme au premier jour. En les regardant, même le célibataire le plus endurci pouvait croire de nouveau en l'amour mais pour elle qui avait été exposé pendant trop longtemps à leur amour, ça lui donnait envie de gerber. Elle était heureuse pour eux mais parfois elle avait envie de les
Elles se mirent alors au travail. La journée passa en moins de deux. Ce soir-là, elles décidèrent de fermer plutôt, Amélie devait partir tôt pour se préparer pour son rencard et elle, elle n'était sérieusement pas douée avec les fleurs. Sans son amie pour la guider, elle allait faire foirer le business et elle devait aussi passer voir son père.
Mr Berry possédait un petit vignoble qu'il avait hérité de son père. Dis comme ça, on aurait pu croire que la famille Berry faisait partie des aisés mais pas du tout. L'entreprise tournait mal malgré qu'il le produise l'un des meilleurs vins de la région et même de toute la Californie. Les acheteurs préféraient les vins avec des noms plus connus. Ils auraient pu la vendre mais comme le mot mariage était sacré pour Mme Berry pour son mari c'était son vignoble. C'était l'héritage de son père, il était hors de question qu'il quitte sa famille et Mme Berry respectait ça.
Arrivée à l'entreprise familiale, Maria, elle dut l'attendre car il était en réunion. Pour passer le temps, elle se mit à ranger son bureau qui risquait d'être englouti par la paperasse et ce n'était pas Maria, sa secrétaire qui allait s'en occuper. La pauvre vieille de 70 ans risquait de se briser le cou, déjà qu'elle avait des problèmes de santé. Ce qu'elle y découvrit en lisant quelques-uns des documents ne lui plut guerre et elle confronta son père dès qu'il franchit la porte du bureau.
- Papa, que ce qui se passe avec l'entreprise?
- Rien
- Rien! Elle est criblée de de dettes, je savais bien que la situation n'était pas bonne mais pas à ce point-là, dit-elle, ça explique pourquoi tu ne veux rien dire à maman. Si elle voit ça, tu es un homme mort.
- Tu ne dois rien lui dire, s'empressa de dire Mr Berry, je vais régler ça le plus vite. en fait, j'ai reçu une offre il y a quelques jours d'une très grande entreprise de Londres qui possèdent plusieurs chaines d'hôtels partout en Europe. Ils veulent que j'aille les présenter nos produits et si ils sont convaincu, nous aurons une grosse commandes qui va nous sauver la mise.
- T'es sur que ce n'est pas un spam
- Bien sûr que non, on sera de nombreuses entreprises à nous présenter, répondit son père, et de toute façon, je n'ai rien à perdre, pourquoi pas essayer.
- Tu as raison, dit-elle après réflexion, mais si tu as trouvé la solution pourquoi es-tu toujours stressé
- Comme tu le sais, je suis peut être doué pour produire du vin mais certainement pas pour être éloquent ni assez convaincant. Ça va être difficile de présenter nos produits.
- Ne t'en fais pas pour ça, j'irai à ta place, dit-elle, il est temps de faire honneur à mon diplôme de Marketing
Elle disait ça mais elle doutait de ses propres capacités. Mais voyant l'air soulagé de Son père et son visage joyeux quand il la serra dans son ça lui redonner confiance en elle, elle allait faire de son mieux. Les jours qui suivirent, elle se pencha sur le sujet à préparer sa présentation avec l'assistant de son père, Mr Gilbert et aussi à se préparer pour son voyage. C n'est qu'après une semaine qu'ils purent enfin terminer. Le jour suivant ils étaient assis dans l'avion qui partait à Londres.
- London, j'arrive, dit-elle avant de fermer les yeux.
Deux jours passés à Londres, elle était totalement sous le charme de cette ville. Comme elle attendait son rendez-Vous, elle avait décidé de visiter la ville et elle en était amoureuse. Elle ne savait pas si c'était parce que c'était son premier voyage ou si c'était vraiment le charme de la ville, mais tout la fascinait. Elle était tout excitée comme une adolescente.
Le troisième jour, elle se leva toujours aussi joyeuse. Armée de son appareil photo, elle quitta l'hôtel pour une nouvelle aventure mais sa journée ne se passa pas exactement comme prévue. D'abord elle se perdit, faillit se faire voler et puis dans le bus, elle s'assit avec des hommes odieux, elle regrettait de ne pas avoir suivi le conseil d'Amelia de se mettre à la boxe.
Pour finir, en retournant à son hôtel, elle se fut renversée en chemin par un passant. Elle s'en tira sans égratignures à part une douleur au bras à l'endroit où elle s'était cogné sur le lampadaire mais son appareil n'eut pas cette chance. Il n'y avait peu de chance qu'il fonctionne de nouveau et toutes ses nouvelles photos étaient probablement perdues, pourtant le passant continua son chemin sans même prendre la peine de se retourner pour regarder si elle allait bien. Elle sentait alors le peu de self-contol qu'il lui restait s'envoler. Elle rebroussa alors chemin et se mit sur les pas de ce connard. Une fois qu'il l'eut rattrapé, elle l'arreta avant de lui retirer le téléphone qu'il avait à l'oreille et se mit à le fixer avec un regard qui pourrait tuer n'importe qui.
L'homme, une fois l'effet de surprise passer, il la regarda alors lui aussi droit dans les yeux. Lorsque son regard croisa le sien, elle eut un frisson et sentit tous les poils de son corps se hissaient .Ce type avait un regard à vous refroidir le sang. Heureusement que le sien était assez bouillonnant pour y resister.
- Mr, est qu'on vous a déjà dit que vous êtes un grand connard ? Parce que oui ,vous en êtes un, lui cria-t-elle en colère, comment pouvez-vous renverser quelqu'un et continuer comme si de rien n'était sans même prendre le temps de regarder si la personne que vous avez violemment renversé n'a rien. j'aurais pu être gravement blessé!
Le grand monsieur car oui, il était grand, ne répliqua pas mais Il se mit plutôt à la scruter minutieusement de haut en bas la mettant très mal à l'aise avant de la fixer denouveau avec ses yeux noirs très froids
- Vous n'avez rien à ce que je vois, répliqua-t-il, Écoutez, je suis vraiment pressé alors...
Il attrapa son portefeuille dans sa veste puis y tira cinq billets de cent dollars qu'il lui tendit ainsi qu'une carte.
- Oh! Vous êtes pressé! je vais vous libérer, dit-elle
Elle lui rendit son téléphone puis lui donna un coup de pieds des toutes ses forces dans sa jambe
- Maintenant nous sommes quittes, dit-elle en attrapant un billet, Adieu Mr le Connard
Sur ça, elle se retourna et s'en alla. L'entendre gémir de douleur et jurer lui redonna le sourire qu'elle avait perdu ce matin. De retour dans sa chambre d'hôtel, après un bon bain chaud et trois cuillères de glace et après une longue plainte chez sa meilleure amie, elle se sentait déjà mieux. Pendant le reste de la journée et même de la soirée, elle n'eut plus d'autres soucis.
Le jour de L'interview, elle se rendit à l'entreprise Brighman. Elle fut éblouie par la splendeur des lieux. Les photos sur le net ne la rendaient pas justice. C'était vraiment un gros poisson qui pouvait résoudre les problèmes de leur vignoble et même le rendre enfin prospérer. Elle fut encore plus motivée. De se le mettre dans son filet et elle donna tout pour y arriver et ses efforts furent récompenser. Ce fut leur vignoble qui remporta le contrat.
En sortant de l'entreprise, elle sentit un sentiment de fierté montée en elle, un sentiment d'accomplissement. Elle venait de gagner un contrat qui valait des millions. Elle avait de quoi être fière. La première chose qu'elle fit c'est de rentrer à l'hôtel et commandé une bouteille de champagne qu'elle descendit avec Gilbert puis elle téléphona enfin à son père.
- Alors, demandent-ils tous en même temps, ça s'est passé comment?
- Eh bien,...
- Attends, avant tout on veut que tu saches que peu importe le résultat, on est fière de toi ma chérie, dit son père, tu as vraiment tout donné et je te remercie pour ca
- On?
- Oui, on, dit sa mère, tu penses vraiment que ton père peur vraiment me cacher une chose aussi grave aussi longtemps. Déjà que c'est un piètre menteur. D'ailleurs je suis fâchée contre vous pour avoir essayé
- Désolé m'man, dit Emily
- Je mets ca de côté pour l'instant, répliqua-t-elle, et pour ce que ton père a dit, je suis d'accord avec, si tu n'as pas obtenu ce contrat, rentres. On va essayer de trouver une solution ensemble. D'accord chérie?
- C'est gentil maman, dit-elle sincèrement touchée, mais j'ai déjà notre solution. J'ai obtenu le contrat
Leurs cris de joie faillirent lui percer le tympan seulement de deux personnes mais de vingtaines de personne. Ce devait être quelques employés du vignoble qui étaient présents attendaient aussi cette nouvelle impatient. Elle n'entendit plus rien après çatellement il y avait beaucoup de bruit à l'autre bout du téléphone. Elle préféra raccrocher mais elle était aussi contente qu'eux. Elle venait de sauver le vignoble de son père et le travail de plusieurs gens. Il ne restait plus que la signature du grand patron et puis c'était fini.
C'est pour cette raison que deux jours après, elle se retrouva, avec Gilbert, devant l'entrée de la villa de la famille Brighman dans une robe un peu trop serré qui lui rappeler qu'elle devait sérieusement arrêter avec les pots de glace et autres cochonneries qu'elle mangeait. Le grand patron avait invité ses associés en affaires et collaborateurs dans une soirée et avait décidé que c'était là qu'il allait finaliser leur contrat.
Une heure plus tard, elle n'avait toujours pas vu le PDG du groupe qu'elle ne connaissait d'ailleurs pas car il n'y avait rien sur lui sur le net au contraire de son petit frère. En cherchant un coin calme ou se reposer, elle tomba sur une petite fille assise toute seule devant un échiquier, très concentrée. Elle se perdit à la regarder tellement elle était mignonne et quand elle laissa échapper un soupir, elle éclata de rire ce qui attira son regard sur elle.
- Tu ne devrais pas te décourager, dit-elle la faisant sursauter,
La jeune fille la fixa pendant un moment sans rien dire avant d'affichait un sourire mignon mais flippant
- Vous savez jouer? Lui demanda-t-elle en montrant l'échiquier
- Je ne suis pas doué mais je connais les bases. Je peux t'apprendre si tu veux.
- Ok, dit-elle en souriant
En voyant son sourire, Emily eut l'impression qu'elle se faisait duper et quelques minutes après, son intuition se confirma. Au début elle enseignait la petite fille qui écoutait attentivement puis elle lui proposa de jouer une partie. Elle perdit les deux premières mais après ça, elle devint la maitresse du jeu. Voyant qu'elle avait été trompée, elle décida de jouer au jeu de carte qui n'était pas loin mais rien ne changea. Elle se faisait pitoyablement massacrer par une petite fille. Une heure plus tard, elle décida d'arrêter de jouer, elle s'était fait humilier pour une vie.
- Vous ne devriez pas vous découragez, lui dit la petite fille en souriant
- HAHA, très drôle, répliqua-t-elle ironiquement, tu m'as bien eu. Sérieusement, comment peux-tu être aussi bon à ces jeux à cette âge là.
- Je joue souvent avec mon frère, répondit-elle en réarrangeant les pièces sur le plateau. C'est lui qui m'a appris à jouer
- Il doit être doué lui aussi pour former un élevé aussi doué que toi
- Ouais. C'est l'un des meilleurs. Il a été champion plusieurs fois quand il était jeune, dit-elle très fière et un jour je serai plus fort que lui et j'arrive enfin à le battre.
- Si je comprends bien. Il Te botte le popotin comme tu viens de le faire avec moi. J'aimerais bien voir ça. Ça serait comme une revanche indirecte
- Vous êtes rancunière dis donc, dit la petite, si vous voulez le voir, vous l'avez raté de peu.
- Dommage, bon. Je vais me chercher quelque chose à boire. Et puisque je ne peux pas te laisser toute seule ici. Tu vas devoir venir avec moi.
- Je ne risque rien ici, lui répondit-elle
- C'est ce qu'a dit Bianca à son amie avant qu'on la retrouve une semaine plus tard dans un bien piteux état.
- Qui est Bianca? Demanda la petite confuse
- une victime dans un documentaire d'enquête de me... Mais que ce que je raconte à une gamine moi. Allez assez discutez. Tu viens avec moi. Je suis sure que tu es aussi affamée que moi
Et je suppose que toi aussi alors pourquoi ne pas aller nous chercher des limonades puis on va chercher tes parents. Tu t'appelles comment déjà?
- Sarah, répondit-elle
Après une mure réflexion, sa nouvelle amie accepta de la suivre dans la salle. Elle prit un verre de vin pour elle et lui tendit un verre de limonade puis elle leur servit à chacune une assiette rempli de mets diverses qu'elle aurait dévorée avec appétit en temps normal mais elle était occupée à chercher Gilbert. Il était déjà 23h passé, Il fallait à tout prix finaliser le contrat avant que le PDG ne change subitement d'avis comme il adorait le faire d'après les articles sur internet et les rumeurs. Elle cherchait en même temps, un employé de la maison ou même l'hôtessede la fête pour l'aider à trouver les parents de Sarah. C'était l'une des raisons pour laquelle elle voulait qu'elle rentre avec elle. Elle ne comprenait pas comment on pouvait laisser seule son enfant comme ça pendant aussi longtemps. Il y avait vraiment déjà irresponsables. Si sa mère était là, elle aurait certainement alerté tout le monde pour retrouver ces gens avant de leur faire un de ses longs sermons sur les responsabilités et autres valeurs morales. Elle devait encore retrouver le PDG et finaliser le contrat mais elle ne pouvait pas laisser la petite toute seule. Elle fut tirée de sa transe par quelqu'un qui l'accostait. C'était un des concurrents qu'elle avait rencontré chez Brighman & Co. Ils échangèrent des amabilités très rapidement et celui-ci passa son chemin. C'est dans ce laps de temps que Sarah décida de se volatiliser.
Paniquée, elle la chercha des yeux dans toute la salle toute en se dirigeant vers un gars costaud en costume noir qui ne pouvait être que de la sécurité pour demander de l'aide dans sa recherche. Elle s'arrêta à mi-chemin quand elle aperçut sa petite tête grâce à sa chevelure trop blonde qui rayonnait à la lumière des lampes. Elle perçut également qu'elle était tiré par quelqu'un qu'elle ne voyait que du dos. Sans y réfléchir, elle se lança à leur poursuite oubliant carrément l'agent de sécurité à quelques mètres d'elle. C'est essoufflé et sa coiffure complètement ruinée qu'elle arriva à leur hauteur. Elle s'empara du bras de Sarah et l'attira derrière elle de sorte qu'elle soit entre elle et son ravisseur à qui elle lança son regard le plus noir et menaçant qu'elle avait en stock.
- Je peux savoir qui vous êtes et ce que vous lui voulez à cette petite? Demanda-t-elle
Harold regarda la jeune femme qui se tenait devant sa sœur comme un ... se tenait quand elle était confrontée à un danger avec un mélange d'émotions. Surprise, colère, agacement, amusement et méfiance. Il était sûr qu'au moindre mouvement de sa part, il allait se retrouver avec ses ongles bien manucurés dans son visage ou peut être un autre coup de pieds dans ses joyaux.
Le souvenir de cette journée ainsi que la douleur qu'il avait ressenti été encore très vivide dans son esprit ainsi bien sûr du visage de celle qui lui avait infligée tel calvaire et c'était bien le visage de la femme devant lui. Aussi agressive qu'elle l'avait été ce jour-là. C'était peut-être dans sa nature. Que faisait-elle là et surtout comment connaissait-elle sa sœur et surtout qui était ce. Sa mère avait pris soin de lui présenter toutes les filles célibataires conviées à la soirée et il était quasiment sur qu'elle ne faisait pas parti du lot. À moins qu'elle ne soit déjà mariée. Il plaignait vraiment l'homme qui se trouvait enchainé à vie à une folle pareille.
- Mr, je vous ai posé une question, qui est vous? Demanda-t-elle de nouveau visiblement offensé par son manque d'attention. À son regard, il voyait qu'il venait de descendre encore plus bas dans son estime
Il remarqua quand même qu'elle ne l'avait pas reconnu. Elle ne se souvenait plus de lui et cela l'agaça énormément. Elle avait du culot. On ne frappait pas un homme pour l'oublier aussitôt et surtout si cet homme était Harold Brighman.
- Ce serait plutôt à moi de vous poser cette question mais je n'ai pas le temps à ce jeu-là. Rendez-moi ma sœur. Cette petite peste devrait être au lit à cette heure.
- Est-ce que c'est vrai que c'est ton frère? Demanda-t-elle à Sarah sur un ton adoucie.
Au regard que sa sœur lui lançait sut ce qu'elle allait répondre avant même qu'elle n'ouvre sa bouche.
- Je n'ai jamais vu cet homme de ma vie, répondit-elle
- Princesse arrêtes de plaisanter et viens par-là, dit-il agacé,
- Ne vous approcher pas si non vous allez le regretter, dit-elle d'un ton qu'elle voulait menaçant, si il n'avait pas subi sa colère une fois, elle l'aurait sans doute sous-estime et trouvait son geste plus mignon que menaçant.
Ces mots sonnèrent comme un défi dans les oreilles d'Harold, il remit à sa place la carte de visite qu'il était sur le point de lui montrer. S'il avait décida quelques instants avant de mettre fin à cette échange, remettre sa sœur dans son lit ou elle aurait du être à cette heure-ci et pouvoir enfin se réfugier dans son bureau et s'attaquer enfin de la montagne de paperasse qui n'attendait que lui, ce n'était maintenant plus qu'un souvenir lointain. Une seule idée l'obsédait à cet instant, montrer à cette petite peste qu'elle n'était pas aussi forte et imposante comme elle semblait le croire et lui montrait qu'il pouvait faire tout ce qu'il voulait et qu'elle ne pouvait rien y faire. On n'imposait pas de limiter à Harold Brighman, c'était tout le contraire. Alors, une lueur de défi dans les yeux, il s'avança vers elle sous son regard horrifié.
- Je suis impatient de voir ce que tu vas faire ma jolie, dit-il à quelques mètre d'elle.
Emily n'avait jamais été doué pour déceler les émotions des gens mais à ce moment, elle savait que cet homme était déterminé à lui faire ravaler ces paroles tellement c'était visible dans ces yeux qui contrairement à ce qu'elle avait pensé quand il était à une distance, ceux-ci n'était pas bleu azur, c'était plutôt le bleu d'un ciel dans une nuit qui annonçait l'orage. À moins que ce ne soit pas la colère qui faisait ça. Elle fut ramenée de ses songes en remarquant qu'il s'était rapproché. Si elle avait trouvé sa position d'avant ... maintenant a devenait carrément indécent. Leurs corps se touchaient presque. Il était tellement proche qu'elle pouvait sentir son souffle qui lui caressaient discrètement le visage, elle pouvait entendre les battements de son cœur qui irait probablement au même rythme que le sien si elle n'était pas aussi affolé et elle sentait son parfum viril certes enivrant mais qui lui donnait une forte envie d'éternuer tellement il était fort. Oui, cette distance était plus qu'indécent, il fallait le repousser. Cette idée se fut plus pressante quand elle vit que son visage se rapprocher dangereusement. Elle en sentit une folle rage. Ce Goujat pervers allait se permettre des faveurs et devant une petite fille en plus, il se gourait. Elle le repoussa de toutes ses forces et essaya de lui assener une gifle mais le connard devait bien connaitre .... Car il attrapa sa main en plein vol et l'attira vers elle un sourire narquois sur les lèvres. Elle essaya alors le coup classique de coup de pieds dans les burnes mais là encore il réussi à ... en piégeant sa cuisse entre les siens, l'immobilisant pour de bon.
- Vous ne croyiez tout de même pas que j'allais me faire avoir deux fois, dit-il avec un sourire, Voyez vous
Emily fut ... par le encore mais n'y prêta pas trop d'attention, elle avait plus urgent à faire comme se libérer de L'emprise de cet homme. Elle essaya de crier pour appeler à l'aide comme elle aurait dû le faire depuis le début mais sa bouche se retrouva emprisonner par la main de ...
- Je vous interdis de faire un scandale, chuchota-t-il dans son oreille, sinon ma mère me tuerait. Si vous me promettez de ne pas crier, je vais vous relâcher.
Elle lui lança un regard noir mais acquiesça quand même mais quand elle sentit sa main s'adoucir et quittait lentement ses lèvres, elle ouvrit la bouche et la mordit. Visiblement déstabiliser, il marmonna un juron puis recula tandis que chez Sarah partait dans un rire, et même elle, souriait. Elle savait que ce qu'elle venait de faire été honteux et comme sa mère le répétait toujours à son frère après une bagarre, ce n'était pas un comportement ... elle ne devait pas en être fier mais voilé, elle ne regrettait en aucun cas son geste et en était très fier. Les remords viendraient plus tard pour l'instant, il savourait ce moment de victoire. Ce n'était visiblement pas le cas de la victime car maintenant qu'il s'était remis de sa surprise, il s'approchait dangereusement avec le regard d'un ... qui allait durement sermonner son ... et peut-être même la punir. Cette fois-ci ce fut elle qui recula. Dans sa colère, L'adrénaline lui avait empêché de voir à quel point il était très imposant. S'il voulait il ne ferait qu'une bouchée d'elle. Il fallait s'enfuir et vite. Elle serra la main de Sarah et regarda son issu de secours prête à courir, même si, elle n'allait pas se voiler la face, elles n'avaient aucune chance de le semer avec ses grandes jambes élancés.
Pour son plus grand soulagement, elle vit Gilbert sortir sur la terrasse avec un autre mais les deux hommes les avaient déjà vu et se dirigeaient vers eux d'un pas pressé.
- Mlle, je suis content de vous retrouver enfin, je vous cherche depuis des heures, dit Gilbert, j'ai eu peur que vous vous soyez une fois de plus assoupi
- Comme tu le vois, je vais bien, dit- elle en s'enfonçant dans son manteau et en profitant pour cacher sa rougeur puis il s'adressa à l'autre homme, Mr Ferrings ravie de vous revoir
- Moi de même, dit-il en affichant son sourire charmeur qui l'a fit rougir.
Celui-ci s'inclina et lui fit la bise digne de la reine d'Angleterre puis il plongea son regard dans le sien et lui adressa un de ses sourires que lui seule en connaissait le secret et elle se surprit à rougir comme au jour de leur première rencontre. Cet homme devait avoir été un tombeur dans sa jeunesse et l'était toujours d'ailleurs. Les quelques cheveux gris qui ornait sa chevelure implacablement plaqué sur sa tête ne faisait qu'accentuer son charme.
- Arrête ton cirque, dit l'homme lui tirant en même temps de sa transe.
Il avait l'air agacé et ennuyé, il ne devait pas surement pas apprécier de voir un homme plus gentleman qu'il ne serait jamais. Mr Albert, se s'en dépêtrer de son sourire porta son regard sur lui.
- Brighman vous êtes aussi là. Je vois que vous avez fait la connaissance de Mlle Berry, notre future collaboratrice, ajouta-t-il envoyant son air interrogateur, c'est ce soir que vous deviez finaliser le contrat
Si Emily avait toujours trouvé stupide et pas réaliste des femmes à la télé qui s'évanouissait au simple choc, elle n'en était plus sur quand elle entendit Albert prononçait le nom de Monsieur le connard, sa tête devint littéralement lourde pour ses petites épaules et sa vue se brouilla et quand elle vit le sourire qu'afficha le PDG de Bridgman et Co quand il ... que la femme même qui venait d'essayer de l'agresser était celle même qui venait lui pomper son fric, ses jambes devint frêles. En pensant à comment, elle allait annoncer son échec à sa famille à cause de son foutu caractère, elle eut l'impression qu'elle étouffer. Il lui fallait de l'espace et de l'air ou sinon, elle allait tourner se l'œil, ce qui serait une humiliation de plus à ajouter à sa liste. Heureusement pour elle, Un autre monsieur vint d'un pas pressé récupérer les deux Brighman car oui, la petite était aussi Brighman et donc elle était vraiment sa petite sœur. Celle-ci lui lança un regard désolé alors qu'elle partait alors que monsieur le co... enfin monsieur Brighman ne s'intéressait plus à son cas. Elle était devenu une proie facile qu'il allait bientôt déchiqueter.
Après leur départ, elle ne se rappela plus vraiment de la suite des évènements à part d'un oncle Gilbert qui lui tendait un verre de vin un regard inquiet, elle ne savait pas si elle avait demandé ou si c'était de son propre chef, surement pas, son oncle aussi protecteur que son père savait aussi bien...et... qu'elle se trouvait maintenant dans un bureau à attendre sa mise à mort, la bonne chose dans cette attente interminable, elle avait eu le temps de reprendre ses esprits et à réfléchir. Elle allait mourir la tête haute.
La porte s'ouvrit enfin après une demi-heure. L'homme qui pénétra dans la pièce était toujours le même mais paraissait plus imposant et plus intimidant. Il se dirigea dans son siège tout aussi imposant qu'il emplit en entier. Le regard qu'il posa sur elle était le fameux regard du requin de .... Inconsciemment, elle recula dans son siège mais elle résista tant bien que mal à baisser les yeux.
- Il se fait tard et j'ai encore beaucoup de chose à faire alors je vais aller droit au but Mlle Bright, dit-il, Épousez-moi
Emily qui s'était imaginé de millions de manières comment cela allait se passer fut prise de cours. Elle essaya de voir quelque chose sur son visage lui disant qu'il plaisantait, histoire de détendre l'atmosphère avant de l'envoyer baladé avec un rire mesquin mais elle ne trouva rien. L'homme devant elle était aussi sérieux que pouvait être un juge au tribunal
- Êtes sérieux monsieur? Demanda-t-elle pour être sûr, ou Alors êtes-vous tomber sur la tête après notre séparation? Ou quelque chose du genre
- Pour votre information, Je ne plaisante jamais, répondit-il, et non, ma tête va très bien.
- Ah donc c'est dans votre nature d'être fou, se murmura-t-elle avant d'ajouter à haute voix, C'est bon à savoir, mais je crains que je dois refuser cette proposition, on se connait à peine et vous n'êtes pas vraiment mon genre et ...
- Vous n'êtes pas non plus le mien Mlle Bright, je ne suis pas fan des chats sauvages voyez-vous, dit-il avec ironie, je crains que je me suis mal exprimé. Ce n'était une proposition. Vous allez m'épouser Mlle, je ne crois pas que vous ayez le choix
- Ah là je vous reconnais, dit-elle
- J'ai lu votre dossier et votre vignoble est bien ce qu'il nous faut dans nos hôtels et votre proposition est aussi allechante. Ce serait déraisonnable de ne pas accepter. Mais, J'ai fait une petite enquête et l'état de vos finances est loin d'être ... Il faut dire que votre père passe plus de temps à être... qu'à être un homme d'affaire.
- Je ne vois pas où vous voulez en venir
- Cela veut dire que sans L'argent que va apporter ce contrat. Le vignoble qui croule déjà sur les dettes va se voir fermer et cela va non seulement affecter l'entreprise mais aussi votre famille. Votre père a pris de gros risque ces derniers temps.
- Et en quoi cela a de l'importance pour vous.
- Aucun mais pour vous si. Cela constitue Un moyen de pression efficace. N'est-ce pas? L'avenir de votre famille est ainsi dire entrain mes mains et ce serait stupide de ne pas en profiter n'est-ce pas? Voyez-vous j'ai besoin d'une femme et le plus vite possible serait le mieux pour que ma mère me laisse tranquille et malgré le fait que Vous ne soyez pas vraiment le meilleur choix possible, je n'ai ni le temps ni l'énergie de chercher mieux alors je vais devoir me contenter de vous. C'est ... que ça sera un mariage blanc mais de l'extérieur se sera ce qu'il y a de plus vrai. Après trois ou quatre ans vous pourrait refaire votre vie, riche et l'avenir de vignoble assuré. J'ai conscience que c'est une proposition soudaine alors je vous laisse cinq jours pour y réfléchir. Maintenant si vous voulez bien m'excuser, il est temps pour moi de retourner dans cet enfer qui est derrière cette porte. À Dans cinq jours Mlle.
Sur ce, il s'en alla aussi calmement qu'il était venu comme si il ne venait pas de bousculer à jamais la vie de quelqu'un. Alors qu'il sortait, Emily en venait à une conclusion, elle n'avait jamais détesté quelqu'un comme elle détestait Harold Brighman et elle le détestait encore plus pour ça.