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Secrets familiaux

Secrets familiaux

Auteur:: ELVIRA
Genre: Aventure
Quand trois sœurs cachent chacune un lourd secret.

Chapitre 1 01

Chapitre 1 : Frédérique

Il était 18h27 et Frédérique n'avait toujours pas terminé sa journée de travail, c'était vendredi et elle voulait se relaxer durant le week-end sans qu'une tonne de papier l'attendent lundi matin au bureau. Le soleil commençait à décliner et de moins en moins de lumière pénétra à travers la baie vitrée. L'envie lui prit d'allumer la lumière, mais un calcul rapide entre son bureau et l'interrupteur en aller-retour, c'était des secondes précieuses de perdu. Non ce n'était pas une bonne idée. La lumière de l'ordinateur serait suffisante se dit-elle intérieurement, en plus il lui restait très peu de travail à finir. Au même moment son téléphone sonna. Elle n'avait pas l'intention de décroché mais jeta tout de même un coup d'œil. C'était Frida.

-Fred : allo Frida

-Frida : Allo Madame ça fait une heure que je vous attends je dois rentrer.

-Fred : Mais pourquoi tu ne rentres pas ? Et pourquoi tu m'attends ? Il y a un souci ?

-Frida : Madame je vais laisser Henri avec qui ?

Lorsqu'elle entendit Henri, Frédérique qui parlait en tapant quelques mots sur son ordinateur arrêta net.

-Fred : comment ça avec qui ? Et Julie ?

-Frida : elle n'est toujours pas rentrée

Frédérique n'avait pas le temps d'en vouloir à sa sœur, elle devait réfléchir rapidement pour trouver une solution.

-Fred : bon écoute je rentre tout de suite, heu..., mais tu peux le déposer chez ...

Frida sentant l'embarra de Frédérique prit le devant.

-Frida : si vous rentrez tout de suite alors je vous attendrais

-Fred : ok je rentre de suite, merci Frida

-Frida : à toute à l'heure madame.

A peine avait-elle raccroché quelle rangeait déjà ses affaires, elle avait pourtant appelé Julie pour lui dire qu'elle finirait tard : « celle-là on ne peut jamais compter sur elle ». Frédérique sauta dans le premier taxi quelle arrêta direction la maison.

Il lui fallait au moins 20 minutes avant d'arriver chez elle, mais elle savait que Frida était digne de confiance, elle l'attendrait. Frédérique travaillait dans un cabinet d'expertise comptable et d'audit, elle était astreinte au travail, mais Henri était la seule raison pour laquelle elle pouvait tout claquer, c'était le rayon de soleil de sa vie. Son arrivée au monde avait bouleversé toute sa vie. Ca lui avait couté sa relation déjà fragile avec sa mère, la perte de l'homme de sa vie et l'arrêt brusque de ses études.

Alors qu'elle était dans ses pensées son téléphone sonna à nouveau, c'était son père.

-Fred : Bonjour papa

-Papa : bonjour mon bébé comment tu vas ? Et la journée ?

-Fred : papa, je suis dans le taxi je finis à peine

-Papa : tu travailles trop ma fille, comment ça tu finis à peine alors que la nuit est déjà tombé

Frédérique qui voulait lui signifier le fait qu'elle rentrait à cause d'une urgence du se retenir, son père n'apprécierait certainement pas.

-Fred : papa j'ai des responsabilités, il faut bien que je travaille, Julie et Henri doivent manger.

-Papa : Julie n'est pas ton enfant et tu sais ce que je pense de cette situation. Comment à ton âge tu prends de telles responsabilités ?

-Fred : papa s'il te plait

Il comprit tout de suite que la conversation commençait à embarrasser sa fille

-Papa : en parlant de Julie, je l'appelle ça passe pas depuis deux jours, elle est où ?

-Fred : je ne sais pas papa

-Papa : Frédérique comment tu ne sais pas ? Vous ne vivez pas ensemble ?

-Fred : Elle était censée rentrer ce matin, mais elle est toujours pas là.

-Papa : ok ! Je veux vous voir demain à la maison, j'espère que vous n'avez pas oublié l'anniversaire de votre mère. Cette année on fait un repas et on passe tous à table à 13h 00 soyez à l'heure.

André ( hihihihihi j'ai pris le prénom de mon père la charité bien ordonnée commence dans ma maison) savait qu'il touchait là à la corde sensible, mais il fallait bien en parler. Il en avait parfois marre de toujours jouer au pompier mais c'était lui le patriarche et c'était son rôle, alors il le ferait jusqu'à épuisement.

-papa : Frédérique tu m'écoutes ? Demain c'est l'anniversaire de ta mère et toi et ta sœur vous devez être là !

-Fred : on sera là papa

-Papa : ok allez je dois te laisser, bisou ma fille

-Fred : bisou papa, je t'aime

-Papa : moi aussi mon bébé.

Lorsqu'elle raccrocha, elle remarqua que le taximan la regardait interrogatif à travers le rétroviseur

-Fred : Un souci ?

-Le taximan : Non non rien.

Ensuite il se mit à murmurer assez fort pour qu'elle entende.

-Le taximan : (en imitant la voix de Frédérique) papa papa papa, pour dire à la fin je t'aime, tu vas bien regarder là c'est un homme qu'elle bouffe mais comme il est vieux elle a honte et elle dit papa. Les filles de Libreville vont tout me montrer dans le taxi là.

Pour lui un « je t'aime » et un « papa » ne matchait pas. Elle n'eut même pas la force de lui expliquer qu'elle parlait avec son père. Frédérique n'avait connu que ça, depuis sa tendre enfance son père lui démontrait beaucoup d'affection. Chaque vendredi son père lui passait toujours un coup de fil pour savoir comment avait été sa semaine. Mais avant ça, il ne se passait pas un jour sans qu'ils ne discutent et ils utilisaient tous les moyens (mails, messages classique, What apps...). C'était du genre si elle voyait une vidéo drôle elle l'envoyait à son père et ils pouvaient ensuite passer des heures à rigoler ensemble dessus. Ou encore si son père tombaient sur une citation pleine de sens il l'envoyait à sa fille qui arrivait toujours à décodé le message derrière et l'intentionnalité de son père. Bref, ils n'étaient pas fusionnelles mais s'aimaient beaucoup et savaient se le démontrer.

Lorsqu'elle arriva à la maison il était 19h passé de beaucoup de minutes, Frida l'attendait et Henry dormait. Elle n'eut pas le temps de prendre sa douche, elle était affamé et devait préparer à manger. Encore en tailleur elle se mit à découper les oignons, les tomates et faire bouillir le poulet. C'est à cet instant que Julie rentra à la maison. Attirée par l'odeur elle se dirigea systématiquement vers la cuisine.

-Julie : on dit quoi ? ca sent bon hein.

Parce que Frédérique lui en voulait, elle ne sortit aucun mot de sa bouche

-Julie : tu es fâchée hein, tu as trop le petit cœur, tu prépares quoi ?

Julie voulut ouvrir la marmite mais Frédérique s'y opposa, elle déposa le couteau qu'elle tenait et se retourna vers sa sœur.

-Frédérique : tu ne peux pas disparaitre comme ça pendant 3 jours je ne sais même pas ou tu vis. Papa m'a appelé je ne savais pas quoi lui dire. J'ai dû rentrer d'urgence parce que Frida ne savait pas avec qui laisser Henri. Julie tu vis chez moi, je te loge, te nourris, t'habilles et te blanchis en retour j'ai besoin que tu m'aides. Pourtant tu ne travailles pas mais j'ai quand même pris une nounou donc quand je te demande de garder l'enfant juste une heure avant que je rentre aide moi. Regarde l'état de la maison ? C'est encore moi qui dois rentrer préparer pour que tu manges quand tu rentres de ta vadrouille. Je ne pense même pas que toi tu pourrais accepter ca si quelqu'un vivait avec toi.

-Julie : ok tu as raison je m'excuse

-Fred : tous les jours tu t'excuses mais tu fais les mêmes choses, tu sais ce que je pense de ce monsieur-là, s'il t'aime vraiment il n'a qu'à t'épouser ou même juste se présenter, on ne le connait pas, on ne le voit jamais, il te fait seulement disparaitre et tu réapparais des jours plus tard et s'il t'arrive un problème là-bas, moi je dis quoi aux parents.

-Julie : Fred, je m'excuse ok j'ai dit je m'excuse, c'est comment ? Ce n'est pas à cause de ça que tu vas ramener ce sujet sur la table c'est ma vie, je suis suffisamment grande pour la gérer. Et puis faut pas oublier que je suis ta grande sœur hein, tu me parles comment là ?

-Fred : il est peut-être temps que tu te comportes comme telle.

Julie sentant que sa sœur était vraiment fâchée, pris le relais à la cuisine.

-Julie : va te changer Fred, ta tenue va sentir la nourriture, je termine la cuisson

Frédérique qui pour la première fois depuis le matin faisait une pause, tourna les talons sans demander son reste quand soudain elle se souvint de l'appel de leur père.

-Fred : au fait, papa a dit qu'il veut nous voir demain à l'anniversaire de maman

-Julie : je ne pars pas la bas !

***

Le samedi matin après quelque supplication Julie finis par céder et c'est à trois qu'ils arrivèrent chez leurs parents. C'est leur père qui vint ouvrir. Lorsqu'il le vu son petit-fils lui sauta dans les bras.

-Papa: Henri, tu deviens costaud chaque jour, (à sa fille) tu lui donnes quoi à manger ?

-Henri : hier on a mangé le riz et le poulet

-Papa : kiakiakia, entrez les filles allez saluer votre mère elle est à la terrasse derrière.

- Fred : on n'est pas en retard au moins

-Papa : non vous êtes les premières. Ca commence à 15h

-Julie (à Fred) : mais tu m'as dit 13h non

-Fred : c'est papa

-papa : kiakiakiakia ca me fait 2 heures en plus avec vous. Allez y voir votre mère.

Les filles trouvèrent leur mère assise sur la terrasse.

-Julie : bonjour maman

-Fred : bonjour maman et joyeux anniversaire

-Maman : merci mes filles, comment allez-vous ?

-Fred : ca va maman, ca va.

-Maman : asseyez-vous.

Fred sentant sa mère détendue, engagea la conversation

-Fred : Maman on veut s'excuser on t'a pas apporté de cadeau, mais on va se rattraper

- Julie : (sarcastique) en fait on ne se savait pas ce qui t'aurait fait plaisir.

-maman : ce qui m'aurait fait plaisir c'est simple, toi (à Julie) que tu fasses quelques choses de tes dix doigts, en arrêtant d'être ce parasite qui vit au crochet de sa petite-sœur. (À Fred) et toi que tu te trouves un mari, arrête avec cette fierté apparente que tu affiches, renvoie ce métisse à son père et va demander pardon à Camille peut être que là il pourra te reprendre et puis coupe toi les cheveux c'est quoi c'est ça ? Comment un homme peut t'approcher avec ça sur le crane. Voici ce que j'attends de vous. (En regardant ses filles de haut) quelle déception heureusement que Johanne fait ma fierté, elle au moins sait mener sa barque. Maintenant excusez-moi.

Juliette venait de lancer les hostilités, ses filles la regardaient entrer dans le salon sans qu'un mot leur sorte de la bouche, elles étaient stupéfaites de constater que même le jour de son anniversaire leur mère ne faisait pas de trêve.

Chapitre 2 02

Chapitre 2 : Le baiser du drame

Le repas d'anniversaire de Juliette avait été un supplice pour Julie et Frédérique qui avait esquivé avec diplomatie les attaques de leur mère et les railleries de leur sœur. Dès que Johanne arriva au bras de son mari triomphante avec son ventre rond et ses deux enfants. Les deux ainées savaient qu'elles devaient se parer de beaucoup de patience et de tolérance.

Johanne était la dernière fille de ses parents mais la préférée de sa mère qui la citait comme un modèle de réussite. Elle avait fait de longue étude, elle avait un bon boulot, un bon mari et de beaux enfants. Que demander de plus ? Juliette passait sa vie à comparer ses enfants. Le classement était le suivant : la première était Johanne sa chouchoute, ensuite Frédérique celle qu'on pouvait encore sauver et enfin Julie malheureusement son homonyme et sa plus grande déception. Avec le temps, cette attitude avait affecté la relation entre les filles. La configuration familiale était Johanne versus Fred et Julie et dans tous les cas la victoire revenait toujours à Johanne, normal quand l'arbitre était Juliette.

Ce jour-là un événement avait une fois de plus perturbé Julie, elle en avait déprimé tout le dimanche. Apres avoir manger toutes les filles aidaient leur mère à la cuisine partagée entre le rangement et la vaisselle.

-Maman Juliette : alors Johanne c'est pour quand l'accouchement ? Tu devrais venir ici pour que je m'occupe de toi au moment venu

-Johanne : c'est pour avril, il y a encore trois d'attente je viendrais en mars si Matias est d'accord

-Maman : pourquoi il ne serait pas d'accord ?

-Johanne : ahh tu sais qu'il ne s'en sort pas quand il est seul avec les enfants

-Maman : mais Julie pourrait t'aider

-Johanne : ahh oui c'est vrai, elle va aller rester la bas le temps que je rentre à la maison, en plus en ce moment elle fait rien

-Julie : arrêtez de parler de moi comme si je n'étais pas là. Et puis je n'irais pas garder tes enfants

-Johanne : pourquoi ? qu'est ce qui t'occupe en ce moment ? Pour mes deux enfants tu es bien parti les garder non ?

-Julie : donc parce que j'ai gardé tes deux premiers enfants je suis obligé de garder le troisième ? Et tu sais pourquoi je l'ai gardé c'est parce que tu étais à l'étranger et que maman m'avait forcé. Même Fred chez qui je vis a une nounou et m'appelle quand elle veut que garde Henri et toi parce que je t'ai aidé une fois tu crois que je suis ta nounou

-Johanne : mais tu t'emportes pourquoi ? si c'est l'argent je vais te payer

-Julie : Johanne ne t'amuse pas avec moi

-Johanne : Julie faut arrêtez d'être aigri c'est pas de ma faute si tu es célibataire

Frédérique ne pouvant plus se retenir dû intervenir

-Frédérique : Johanne qu'est ce qui ne va pas chez toi ? Pourquoi tu es impoli comme ça ? Julie est ta grande sœur contrôle toi un peu. Qu'est ce qui te prend pour parler comme ca aux gens en plus tu hausses même le ton. Je te rappelle que tu es la plus petite ici et tu dois du respect à tout le monde, si ta mère ne te le dis pas moi je te le rappelle.

- Johanne : en tout cas, n'y a que la vérité qui blesse.

- Julie : laisse là Fred, ne te fatigue même pas. Et puis pour ton information j'ai un copain

-Johanne : à 30 ans, alléluia et on peut savoir qui est cet homme? ou bien il n'existe pas, ca m'a l'air fictif tout ca kiakiakiakia.

-Julie : Je n'ai rien à prouver à personne

-Maman : arrêtez moi ce débat stérile.

Julie qui une fois de plus se senti vexée alla sur la terrasse. Elle y trouva Matias le mari de Johanne avec qui elle commença à discuter. Johanne arriva par la suite.

-Johanne : Bébé il faut trouver à Julie un de tes collègues célibataire parce que là ca va pas du tout elle vient de s'inventer un copain fictif kiakiakia

Contrairement à ce qu'elle s'imaginait cette blague n'amusa pas Matias, elle a plutôt suscité l'effet contraire.

-Matias : pourquoi tu aimes mépriser les gens particulièrement tes sœurs ? Pourquoi tu te prends pour le nombril du monde ? qu'est ce que tu gagnes à agir comme ca ? Respecte les gens Johanne. Tu t'amuses des situations de tes sœurs mais qu'est qui te fais croire que tout ça est définitif ? Tu peux être mariée aujourd'hui et célibataire demain, comme Julie qui est célibataire aujourd'hui pourra se marier demain.

-Johanne : qu'est-ce que cela sous-entend le " Tu peux être mariée aujourd'hui et célibataire demain" ?

-Matias : respecte tes sœurs Johanne ! et grandi.

Malgré le fait que son beau-frère l'ai défendu elle en avait gros sur le cœur. Julie se sentait humiliée et plus qu'autre chose c'était le silence de sa mère qui la peinait le plus.

Julie était un mélange de sensibilité et d'insouciance avec une touche d' inconscience. Depuis leur tendre enfance Fred avait ressenti le besoin de la protéger mais aussi de la booster. De l'encourager car avec le temps elle avait fini par prendre pour vérité comptant les propos de sa mère qui ne lui disait jamais rien de positif.

Ce matin encore elle allait faire une nouvelle tentative

- Fred: Julie rappelle-toi c'est aujourd'hui que tu as rendez-vous pour ton entretient

- Julie: quel entretient?

- Frédéric : mais l'entretien d'embauche, j ai négocié avec le responsable du département d'audit, ils cherchent une secrétaire je lui ai donné ton dossier.

Julie venait de se souvenir de cet entretien sa soeur lui en avait parlé il y a une semaine

- Fred: c'est à 10 h fait un effort stp, c'est une bonne opportunité

.

En allant déposer son fils à la maternelle ce matin-là Frederique savait déjà que sa sœur ne se présentait pas à l'entretien d'embauche. Ce n'était pas la première fois que Fred ce décarcassait pour lui trouver un boulot et quelle ne prenait même pas la peine de se rendre au rendez-vous.

A la Pause de midi ses soupçons se confirmèrent lorsqu' Elijah le responsable du département audit vint lui annoncé personnellement que sa soeur n était pas venu il avait donc dfasse à l'urgence embauché une autre personne. Il avait l'air embarrassé mais Fred le rassurait, il avait fait de son mieux, c était sa sœur le problème.

Lorsqu'elle prenait son repas, sa collegue et copine Adele vint la trouver

-Adèle : il te voulait quoi Elidja?

- Fred : me dire que Julie ne s est pas présenté à l entretien

-Adèle : Sérieux? Mais ta soeur la est comment? c'est toi qui l encourage, toujours là à lui trouver des opportunités qu'elle gaspille.

- Fred: je l'encourage comment? Quand ton couteau te blesse est ce que tu le jette?

-Adèle : c est quoi ces métaphore à deux balles? Julie n est pas ton couteau et s'il faut suivre ta logique elle est le couteau de votre mère qui n a pas hésité à la jeter donc de grâce ...

- fred: c'est compliqué ...

-Adèle : Bref laissons Julie. Attend tu veux me dire qu' Eli est venu jusqu'au département comptabilité dans ton bureau pour te dire ca?

- fred: oui

-Adèle : ma co il est amoureux

- fred: Kiakiakia tu vas chercher ca ou?

-Adèle : ca se voit qu'il a un faible pour toi. Tout le monde le voit sauf toi. Depuis l'an dernier il te fait les beaux yeux tu joues au aveugle. Je ne sais pas ce que tu lui reproches, il est beau intelligent et surtout célibataire, une qualité rare de nos jours. Sais-tu au moins que l'autre côté la bas toutes les filles le calcule et toi tu joues à l indifférente

-fred: j ai pas la tête à ca Adèle.

-Adèle : ma belle Henri a 3 ans, à un moment donné il va falloir passer à autre choses

-Fred : je sais mais laissons tomber.

Le reste de la journée s'est déroulée sans incident majeur. En rentrant à la maison, Frédérique trouva Frida et son fils mais pas Julie

-Fred : elle est ou Julie ?

-Frida : elle vient de partir vous ne l'avez pas croisé en route elle disait qu'elle faisait un tour rapide au carrefour

-Fred : elle a du passer par la route du haut

A peine avait-il vu sa mère qu'il commenca ses caprices, cet après-midi-là Henri voulait manger le pain au chocolat. Fred finit par céder si ça pouvait lui apporté la paix. Ils sortirent ensemble, Frédérique et Henri accompagnait Frida au carrefour ou ils achèteraient le fameux sandwich. A peine arrivé au carrefour, Ils aperçurent Julie qui semblait attendre un taxi, sais lui faire signe ils entrèrent dans la boutique. C'est en ressortant que le drame se produisit.

Frederique vit une voiture se garer à côté de sa sœur. Une voiture qui lui semblait très familière. Elle comprit qu'il s'agissait de la voiture de Matias quand elle vit Julie monter dans la voiture et échanger un langoureux baiser au conducteur en guise de bonjour.

Elle n'en croyait pas ses yeux, elle voulut se convaincre qu'elle avait mal vu quand la voix de Frida l'interpella.

-Frida : Madame, ils sortent ensemble, je ne savais pas comment vous le dire.

-Fred : quoi ?

Son beau-frere, le mari de sa petite sœur sortait avec sa grande-sœur.

Seigneur

Chapitre 3 03

Chapitre 3 : Lambarené

Il était 16h30 quand Julie reçu le coup de fil de Matias, elle l'attendait depuis midi. Si seulement elle pouvait avoir le même enthousiasme pour son rendez-vous d'embauche. Il lui informa qu'il finissait à peine le boulot et qu'il passait directement la chercher. Julie était pressée de revoir Matias. Ce samedi quand Johanne les avait interrompu ils avaient débuté une conversation intéressante dont Julie voulait connaitre la fin de l'histoire.

C'est la raison pour laquelle elle décida de partir avant le retour de Frédérique. Elle prit un autre chemin que celui qu'elle empruntait d'habitude mais dû attendre Matias un bon bout de temps avant qu'il ne se pointe. Si seulement elle avait su que Fred l'avait vu.

Ils allèrent dans un restaurant ou ils avaient leurs petites habitudes, un coin assez discret. A peine installé que Julie ré-ouvrit le débat

- Julie : Matias on n'a pas fini de parler la dernière fois

-Matias : je sais c'est la raison pour laquelle on est là non

-Julie : alors je t'écoute

-Matias : mangeons d'abord moi j'ai faim et on discutera plus tard.

Ils passèrent tout l'après-midi ensemble, à prendre du bon temps, je vous passe les détails.

Ce n'est que sur le chemin du retour que le débat fut repris ou il avait été arrêté.

-Matias : Ecoute Julie c'est pas facile pour moi tout ca. Commençons d'abord par ce que je te propose.

-Julie : Matias j'ai eu 30 ans il y'a deux mois, je ne vais pas attendre plus longtemps, je veux un enfant maintenant sinon on arrête tout ca. J'en ai marre.

-Matias : je te comprends, tu veux un enfant ok pas de problème mais tu fais comment pour t'en occuper ? C'est Frederique qui va encore en avoir la charge ?

-Julie : tu racontes quoi même ? c'est avec Frederique que je couche ? non mais tu es sérieux là ? Tu veux me dire que tu es incapable de prendre tes responsabilités ?

-Matias : ce n'est pas ce que je dis. Comprends juste que je serais limité dans l'éducation de cet enfant, comment je ferais pour le voir ?

-Julie : c'est simple, tu me prends un appartement ou tu pourras venir quand tu veux. Je te le dis tout le temps mais tu ne veux toujours pas le faire.

-Matias : c'est pas que je ne veux pas le faire, c'est juste que c'est trop risqué. Tu diras quoi à tes parents ? tu ne travailles pas mais tu vis de quoi ? ils sauront qu'un homme t'héberge et tells que je les connais ils voudront me voir, tu vois que c'est pas possible, allons à Lambaréné.

-Julie : écoute moi je ne veux plus continuer comme ca. Je me suis toujours sacrifiée pour toi, j'accepte même les pires humiliations, je crois qu'en retour je mérite un peu de bonheur. Si tu es incapable de me le rendre en retour c'est mieux que tout ca s'arrete là au moins j'aurais pas gâché ma vie pour rien

-Matias : attend ne te fache laisse moi bien t'expliquer. Samedi dernier je te disais qu'on m'a affecté à Lambaréné, c'est un marché de 3 ans. La bas je vais passer toute la semaine et je rentrerais à Libreville les week-end ici. Je te propose qu'on parte ensemble. C'est la première étape avant de parler d'enfant

-Julie : Bon elle, elle dit quoi ?

-Matias : Elle ne dit rien c'est moi qui gère, toi tu dis quoi ?

-Julie : je vais réfléchir

-Matias : réfléchit pas trop je commence le boulot la bas dans 3 semaines mais la maison est déjà disponible, on aménage quand tu veux.

-Julie : ok on ira

***

Lorsqu'il l'a déposa devant le portail, il était 22h 48 elle croyait trouver la maison endormi mais Frédérique l'attendait de pied ferme. Elle était partagée entre tristesse, colère et incompréhension.

-Julie : ohhhh Tu ne dors pas, bonsoir

-Frederique : je t'attendais

Elle vit que les yeux de sa sœur crachaient des éclairs, une explication s'imposait

-Julie : attend Fred je vais tout t'expliquer

-Fred : je t'écoute

-Julie : Faut m'excuser mais je ne suis pas prête pour travailler, ton problème c'est que tu veux trop me trouver des boulots, quand je serais prête j'irais moi-même chercher du boulot respect ca et laiss...

-Fred : je m'en fou de l'entretien, Julie tu couches avec Matias ?

Sur le coup elle ne su quoi repondre, elle était tellement surprise.

-Julie : qui t'a dit ca ? c'est quoi ces questions ?

-Fred : personne ne m'a dit je vous ai vu vous embrasser au carrefour. Julie mais qu'est ce qui ne va pas avec toi ? Tu as pensé à Johanne ? à Maman ? mais comment tu as pu avec tous les hommes qui sont dans la ville.

-Julie : je savais encore Johanne, maman mais qui pense à moi ? Dans votre famille là je suis seule. Johanne a pris la mère toi tu as pris le père et moi je suis avec qui ?

-Fred : Julie tu ne peux pas parler comme ca. Tu sais très bien que ce que tu racontes là est faux. Si maman a toujours préféré Johanne papa, lui n'a jamais fait de différence entre nous.

-Julie : ahh oui ? et il était ou quand maman m'a foutu à la porte. Il disait quoi ? « laisse Julie je vais reglé ca » il a reglé quoi ? Il m'a cherché ? il était ou ?

-Fred : et c'est parce que maman t'a chassé et papa t'a pas defendu que tu te donne le droit de sortir avec Matias ? Maman t'a envoyé la bas pour aider Johanne pas pour lui prendre son époux.

-Julie : Ne parle pas de ce que tu ne connais pas, c'est pas maman qui m'a envoyé là bas. Elle m'a foutu à la porte, j'ai dormi 4 mois à la rue et Dieu seul sait ce que j'ai vecu. Je dormais dans une voiture abandonnée à la merci des bandit, j'ai fini par me choper une pneumonie. J'ai terminé à l'hopital avec une infection pulmonaire. J'ai appelé maman parce que je ne pouvait pas payer les frais. Tu sais ce qu'elle m'a dit ? « Va demander de l'aide à ceux qui t'ont rendu malade ». Ta fille est entrain de mourir à l'hopital c'est tout ce que tu trouves à dire.

-Fred : c'est pas ca le débat

-Julie : laisse-moi terminer. C'est justement ca le débat. On m'a mis hors de l'hôpital, je n'avais pas d'argent je dormais devant l'hôpital jusqu'au soir ou Matias qui venait rendre visite à son collègue m'a vu. Il ne comprenait pas ce que faisais là, je lui ai tout expliqué. il m'a soigné. Ensuite quand j'étais guérit il m'a emmené chez lui, il a pris soin de moi et il a inventé l'histoire il avait besoin de moi pour les enfants mais c'est faux, c'est lui qui a pris soin de moi. Je lui dois ma vie, sans lui je serais morte. C'est la première personne qui a pris soin de moi. Personne ne connait mon histoire, vous ne me connaissez pas. Vous étiez ou ? En Angleterre entrain de prendre du bon temps aux frais de vos parents. Donc ne parle pas de ce que tu ne connais pas

Elle ne pouvait plus retenir ses larmes qui déferlaient sur ses joues. Frédérique était partagée. Elle ne connaissait effectivement pas cette version de l'histoire. Elle voyait beaucoup de tristesse dans les yeux de sa grande-sœur mais aussi énormément de détermination.

-Fred : Julie stp ne fait pas ca. Arrete cette relation je t'en supplie, Matias c'est ton beau-frère.

-Julie : Frederique je n'ai rien à perdre. Maman, Johanne, papa ? je les ai déjà perdu. Toi je sais que tu as un bon cœur même si tu ne me comprends pas, tu finiras par me pardonner un jour.

***

Les jours suivants étaient difficiles pour Frederique. Elle ne savait pas ce qu'elle devait faire. Elle aime à penser qu'elle pouvait regler cette situation sans que ca n'éclate en scandale. Chaque fois qu'elle pouvait Fred essayait de ramener sa sœur à la raison. Au bout d'une semaine de pression Julie finit par lui dire qu'elle avait besoin de prendre du recul, elle partirait à Lambaréné avec une amie histoire s'éloigner de Libreville. Frédérique était contente tant qu'elle était loin de Matias ça lui allait. Si seulement elle savait.

Un matin après le départ de Julie, Fred trouva la voiture de Johanne garée juste devant chez elle. Son cœur se mit à battre la chamade. Qu'est ce qu'elle faisait là ? Elle lui fit signe de monter

-Johanne : c'est moi qui te dépose au travail ce matin

-Fred : qu'est ce que tu fais chez moi à 7h du matin et pourquoi tu m'as pas appelé ?

-Johanne : je voulais te parler

-Fred : Tu ne me connais que tu as des problèmes, je t'écoute.

-Johanne : il s'agit de Matias, je sais que tu ne connais pas les joies du mariage mais parfois tu fais preuve de bon sens, j'avais besoin de parler à quelqu'un j'ai pensé à toi.

Au début de cette conversation, Frederique était un peu stressé mais finalement elle se dit Julie est partie donc le reste devient gérable.

-Fred : qu'est ce qui se passe ?

-Johanne : ca va plus avec Matias, je ne sais plus quoi faire. Depuis mon retour on ne sait pas retrouvé. On a jamais retrouvé cette symbiose qu'on avait avant. Honnêtement je ne sais plus quoi faire. J'ai tout essayé mais rien n'y fait, j'ai l'impression qu'il m'en veut pour une chose que j'ignore.

-Fred : tu es sure qu'il ne sait pas ce qui s'est passé à Brighton ?

-Johanne : il sait rien, on était deux là-bas, si tu n'as rien dit alors il ne sait rien.

-Fred : j'ai rien dit.

-Johanne : et il y a deux jours il m'a dit qu'on l'a affecté et il m'a même pas demandé de venir avec lui. Je ne sais même pas si je suis concerné par ca.

-Fred : et je suppose que tu ne lui a pas dit que tu voulait venir ?

-Johanne : il n'a manifesté aucun intérêt pourquoi je lui aurait demandé alors ?

-Fred : pourquoi alors tu viens m'en parler ? Même avec ton époux tu es orgueilleuse, tu le prends de haut mais qui vas-tu respecter ? L'orgueil n'apporte rien de bon. Encore moins dans un couple. Change de comportement Johanne pour ton propre bien. Va voir ton mari parle avec lui remets toi en question vous allez trouver une solution.

-Johanne : C'est lui qui a tort et c'est à moi d'aller m'excuser. ça fait 2 ans qu'on a plus d'intimité parce que monsieur crée la distance et c'est encore à moi de m'excuser.

-Fred : est-ce que tu aimes ton mari Johanne?

-Johanne : Bien sur que oui et tu sais ce que j'ai fait par amour pour lui

-Fred : alors vas le voir, parlez, et change de comportement tu n'es pas facile à vivre

-Johanne : c'est reparti, le même discours

-Fred : en tout cas c'est toi qui vois

-Johanne : tout compte fait tu as raison j'irai parler avec lui

-Fred : au moins tu n'es pas bête, mais c'est dans quelle ville que vous partez ?

-Johanne : à Lambarené et je n'ai pas encore décidé si je le suis ou pas.

-Fred : Lambarené !

Ehh merde, Fred venait de comprendre chez qui et pourquoi Julie était partie

Ca devenait compliqué pour Frédérique. Que doit- elle faire ?

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