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Secrets de colocation

Secrets de colocation

Auteur:: UsagiChan77
Genre: Romance
- Une fleur délicate, laisse-moi rire. Les prostituées ne sont que des objets sexuels pour ceux qui ont de l'argent ! Voilà ce que je pense de ses femmes qui vendent leur corps et laisse des hommes assouvir leur moindre fantasme. Elles ne se considèrent pas comme des femmes, mais comme de la chair fraîche qui pour moi n'a aucune valeur. Oui, mais voilà. Je suis inspecteur à Las Végas et cette nuit est la pire de ma vie quand j'entre dans le bureau de mon chef et qu'il me lance des clés. Je dois prendre sous ma protection une prostituée qui vient de voir un bonnet de la mafia mourir dans une chambre d'hôtel. Une colocation forcée au côté de cette femme qui est tout ce que je déteste. Et pourtant... - Jamais de la vie ! Hurlé-je en me levant dans la salle d'interrogatoire. Moi qui aime ma liberté, je vais être enchainée à cet inspecteur jour et nuit pendant un long moment. Mais de plus d'être le genre de mec sûr de lui que je hais, il est aussi un piètre menteur. Cependant, ces yeux émeraudes qui matent mes jambes à l'instant, me donne envie de m'amuser avec lui. Car oui, c'est ainsi que je vois cette foutue colocation. Je vais faire de sa vie d'inspecteur parfait, un vrai enfer. Je passe ma langue plus que sensuellement sur mes lèvres, le voyant déjà totalement soumis à mes pieds. Je vous rappelle que je ne suis pas une pro de l'orthographe ni de la grammaire et que mon imagination surpasse tout ça si vous prenez le temps de lire. Je suis femme et maman avant tout et je publie au fur et à mesure de mes écrits donc soyez patients avec moi 😅 Je réponds à tous les commentaires car j'aime partager avec les fans qui me suivent. En espérant qu'elle vous plaira autant que moi, j'aurai du plaisir à l'écrire. UsagiChan77💜💜💜💜

Chapitre 1 Anastasia

Anastasia

Je fixe le plafond, ne sachant pas trop quoi faire de mes mains, ni même de mon corps en entier. Je me sens vraiment nulle à cet instant, et bien que ce soit avec lui ; je n'arrive pas à me détendre.

_ Allez, laisse-toi faire. Me murmure-t-il alors qu'il glisse sa main sous ma robe. Ses doigts me font frémir, et mon ventre est en train de prendre une chaleur intense que je n'aurais jamais pensé ressentir. Son regard posé dans le mien n'a rien de sournois, ni de narquois. Il est simplement lui comme il l'a toujours été avec moi. Alors oui, pourquoi ne pas me laisser aller ?

Il a été sincère avec moi tout le long de cette année de lycée, me prouvant que le fait que je sois en surpoids n'est pas une raison pour ne pas me faire des amis, ou encore mieux, ne pas tomber amoureuse. Mais là dans cette chambre, alors que la musique bat son plein dans le jardin, je m'apprête vraiment à franchir cette étape avec lui.

_ Je te promets que je ne te ferai pas mal. Me souffle-t-il en embrassant mes lèvres, et je détends un peu mes jambes pour le laisser se glisser entre mes cuisses. Je sens son membre me frôler, et je me raidis directement.

_ N'aie pas peur. Me murmure-t-il en passant la paume de ses doigts sur ma joue, tout en plongeant à nouveau son merveilleux regard dans le mien.

_ Je n'ai pas peur, puisque c'est toi. Lui affirmé-je, essayant de me focaliser dans l'émeraude de ses yeux. Il esquisse un sourire, embrassant mes lèvres tendrement, et je sens son membre pénétrer à l'intérieur de moi doucement. Un son étranglé sort de ma gorge, alors qu'il s'enfonce plus profondément.

_ Je vais y aller doucement. M'assure-t-il une nouvelle fois, me laissant le temps de me remettre du fait qu'il soit vraiment en moi. Mes mains, le long de mon corps, il vient en chercher une pour glisser ses doigts dans les miens, et son bassin commence à bouger doucement sur moi. Chaque mouvement de son membre en moi est étrange, et me fait un peu mal au début. Je dois me mordre la lèvre pour ne pas crier, mais ces cris étouffés en moi changent d'intonation, alors que la douleur commence à s'estomper.

_Han... Han...

Ces sons qui sortent de ma bouche ne veulent pas arrêter, alors qu'il accélère ses va-et-vient et je finis par resserrer mes cuisses contre son bassin, cherchant un plaisir encore plus intense que ce qu'il me donne.

Mon dieu, moi ; Anastasia la grosse avec ses quatre-vingt cinq kilos, j'ai mon premier rapport sexuel avec un des plus beaux mecs du lycée. Je ne rêve vraiment pas, et ses doigts qui serrent plus forts les miens me prouvent que je n'avais pas besoin d'avoir aussi peur.

Chaque goute de sueur qui font des bruits étranges sur nos corps à leur contact est bien réelle. Chaque baiser de sa part, réchauffe mon cœur et mon corps d'un désir encore plus intense que je ne connaissais pas.

Mais voilà, tout ceci était trop beau pour être vrai, car le réveil brutal se fera à peine trente minutes après. La vidéo de ma première fois sur les réseaux sociaux me brisera pour toujours, et me forcera à devenir une femme qui n'a plus aucun respect pour son corps, ni pour ses hommes qui le convoitent.

*************Dix ans plus tard************

Quand nous sortons de l'appartement, je suis surprise par le froid de la nuit. Pourtant, ce genre de chose ne devrait pas me faire un effet pareil, puisque je fais cela depuis plus de cinq ans maintenant. Toutes les nuits, je me balade le long des trottoirs qui longe les endroits les plus chauds de Las Vegas. Bien entendu, je ne parle pas des casinos, mais des endroits où ses hommes sortant avec leur richesse, viennent assouvir leur euphorie les plus coquines avec nous qui ne sommes que des prostituées. Je ne m'en cache absolument pas, et j'assume absolument mon emploi auprès de quiconque viendrait me le demander. Comme ses agents de police qui sont postés au coin de la rue, nous jugeant ou se tapant littéralement une touche quand nous leur faisons notre numéro de charme.

Mais ce genre de choses ne m'atteint pas, contrairement à certaines. Ils sont là, nous reluquant derrière leur portière, la vitre ouverte. Mais aucun d'eux n'aura le courage de venir nous dire en face de dégager de la chaussée.

Mon amie Chanel a du mal ce soir avec ses talons, et je souris en voyant qu'elle s'appuie sur un panneau qui dirige les gens vers le casino le plus proche ; le Nevada. Un endroit propice pour se faire arnaquer en ce qui me concerne, mais qui semble plaire à tous les pigeons qui en sortent et qui nous rejoignent. Je m'allume une de ces longues cigarettes fines et je remonte un peu ma robe pailletée, histoire de montrer mes jambes un peu plus, et attirer un peu les hommes en rut.

_ Tu n'as pas besoin de faire des choses pareilles. Me fait remarquer Chanel, limite levant les yeux au ciel.

_ Je pense que ton bouffon de service ne va pas tarder à apparaitre. Me fait-elle remarquer, tandis que je vois, effectivement la grosse Mercedes noire arriver au coin de la rue.

_ Je pensais qu'il ne viendrait pas ce soir. Lui fais-je remarquer en écrasant ma cigarette, sachant qu'il n'aime pas les femmes qui fument. Je prends le spray dans mon sac au goût framboise, et j'asperge convenablement mon palet, scrutant la voiture se rapprocher.

_ Tu vas encore passer une bonne soirée. Me fait remarquer Chanel, tandis que je range mon spray dans mon sac.

_ Honnêtement, je préfèrerais une bonne partie de jambes en l'air. Lui rétorqué-je avec un sourire salace.

_ Mais la paie est intéressante, alors pourquoi se priver ?! Lancé-je alors que la Mercedes klaxonne arrivant à notre hauteur.

Je lance un clin d'œil à Chanel, et de façon la plus innocente possible, mais ajoutant un air surpris, je me dirige vers la Mercedes aux vitre teintés. Une vitre de l'avant se baisse, et je me penche sur la portière, affichant mon sourire le plus sensuel dans celui du chauffeur.

- Monsieur vous attend. Me lance-t-il sans me regarder, et je souris, en me redressant pour rejoindre la portière arrière.

Comme toujours, il ne se trouve pas sur la banquette arrière, et je m'assois tout en cherchant le chauffeur du regard dans le rétroviseur. Il démarre, évitant tout contact visuel et je m'en amuse en mettant ma ceinture. Mon métier est déjà assez dangereux pour que je meurs bêtement par manque de sécurité. Je décide comme à mon habitude, de me remaquiller. Je sors mon miroir portable de mon sac, et mon rouge à lèvre rouge vif qui me donne des lèvres plus qu'appétissantes d'après mes clients. Il faut dire qu'une métisse comme moi, avec des lèvres charnues comme les miennes ; je me dois de les mettre en valeur.

Tout en passant le rouge à lèvre sur mes lèvres, les écartant un peu faisant apparaitre mes dents blanches ; mon regard se porte vers le rétroviseur et croise le regard du chauffeur.

- Tu sais, on peut prendre quelques minutes. Lui fais-je en passant mon rouge à lèvre sur ma lèvre inférieure avant de faire prendre la forme d'un baiser dans sa direction.

Celui-ci racle bruyamment sa gorge, et j'éclate de rire en comprenant qu'il doit en avoir marre de moi à force. Mais j'ai envie de m'amuser ce soir, de plus son patron n'est pas marrant du tout et j'ai le ventre en feu ce soir. Je tire donc sur ma ceinture pour atteindre son siège, et je place ma main sur le haut de son épaule, la laissant parcourir ce que je peux de son torse avec appétit.

_ Mademoiselle, vous devriez arrêter. Me fait-il la voix me suppliant pourtant de continuer, et je ne suis pas prête de m'arrêter. Je m'avance encore, tirant sur ma ceinture, et je ramène mon autre main la passant de l'autre côté pour caresser sa nuque, glissant dans son cou. Sa glotte me fait comprendre qu'il est déjà totalement à ma merci. Je décide d'enlever ma ceinture, et je me penche le plus possible pour passer doucement ma langue sur son lobe d'oreille.

_ Mademoiselle Ania ! S'exclame-t-il, et je me mets à rire tandis qu'il pile sur les freins derrière une grosse berline qui se trouve devant nous.

_ Vous devriez faire attention à la route ?! Lancé-je amusée en me remettant dans le fond de mon siège, avant de passer ma langue sensuellement sur mes lèvres, alors qu'il me regarde le visage rougit de honte dans le rétroviseur.

Je ne devrais pas faire ce genre de choses, mais je ne peux pas m'en empêcher. J'aime le fait de jouer avec mes atouts auprès des hommes, depuis cette année au lycée qui a ruiné ma vie. Je remets le bustier de ma robe un peu mieux, faisant ressortir ma poitrine tandis que nous arrivons devant Le Hilton ; un hôtel de luxe comme tous les clients qui y séjournent. Dans le cas de mon client semainier, c'est plutôt une garçonnière en ce qui le concerne, puisque ce n'est autre que son hôtel. Je retire ma ceinture, alors que le chauffeur sort de la Mercedes pour venir m'ouvrir la porte. Sans lâcher son regard, je souris en sortant de la voiture pour me frotter contre lui, insérant ma main entre nous, pressant son membre qui comme je le pensais est bien au garde à vous.

_ On pourra peut-être réglé ton soucis quand tu me ramèneras. Lui fais-je en léchant son lobe d'oreilles, et il recule expressément d'un pas, honteux que je fasse cela devant tout le monde.

Je me mets à rire à pleine dents, montrant à toutes ces personnes aisées que leurs regards hautains ne m'atteignent pas. Je ne suis pas là pour me faire aimer, mais bien pour m'amuser en amassant un petit pactole sur mon compte en banque.

En tout cas, c'est comme ça que je me venge de la grosse Anastasia que j'étais il y a dix ans. Car tous les jours en me regardant nue devant mon miroir ; j'insulte celle que j'étais au lycée.

Un jour, j'espère qu'elle disparaitra enfin pour toujours de ma mémoire, laissant simplement Ania prendre sa place.

Chapitre 2 Théo

Théo

Charlie sur moi, je prends mon pied comme toujours avec elle depuis tellement d'années, que je ne pense même pas à l'idée de me faire chevaucher par quelqu'un d'autre. Nos mains entremêlées sur le drap, je ne compte pas les gouttes de transpiration qui coulent le long de nos corps, qui assouvissent notre amour. Un amour que nous vivons depuis presque dix ans maintenant, et qui jalouse plus d'un de nos amis sur les réseaux sociaux. Quelque chose qui ne me plait pas vraiment je l'avoue, car depuis cette fameuse soirée il y a dix ans ; je préfère ne pas m'y afficher. Malheureusement, Charlie en est maitre dans ce domaine et je ne peux pas aller contre le moindre de ses désirs.

_ Oh merde, pas maintenant ! Râle-t-elle alors que tout son corps se met à vibrer sur moi, et je me redresse pour embrasser ses lèvres, tout en nous faisant changer de position.

_ Ne t'inquiète pas, j'ai encore des réserves pour nous deux. Lui murmuré-je en frottant mon membre contre ses lèvres, la laissant reprendre un peu le contrôle sur son corps.

Mais une fois que nos lèvres entrent en nouveau en contact, je la pénètre en un mouvement vif, ramenant ses jambes pliées sur son ventre, la prenant encore et encore. J'aime voir ses lèvres, essayer de happer l'air environnant, alors que ces gémissements remplissent chaque espace de notre chambre à coucher.

_ Théo, je n'en peux plus ! Gémit-elle, alors que je sens que tout mon être entre en ébullition. Ma main se porte à sa bouche pour la faire taire, et je me vide littéralement en elle de ma semence dans un grognement, avant de m'effondrer sur elle, à bout de souffle.

Mon portable me rappelle à cet instant à l'ordre, et je me cache dans le cou de ma Charlie.

_ Déjà. Râle-t-elle alors que je peux à peine respirer.

_ Désolé. M'excusé-je en me laissant aller sur mon dos à ses côtés, et elle vient se blottir contre mon torse.

_ C'est de ta faute. Lui fais-je remarquer.

_ Tu reviens encore avec cette envie de déménager dans un moment pareil. Maugrée-t-elle entre ses dents, et je glisse mes doigts dans mes cheveux remplit de sueur, sachant que ce n'est effectivement pas le moment.

Mais honnêtement, je ne vois pas quand nous pourrions parler de cela, autre que maintenant. Charlie travaille à temps plein dans ce restaurant comme gérante, et moi, ayant été promu récemment inspecteur ; je me dois de faire des heures encore plus dingues qu'avant. Pourtant, la solution serait simple. Maintenant que je suis inspecteur, je peux demander à me faire muter dans une ville où je serais plus présent à la maison. Mais Charlie n'en démord pas ; elle ne veut pas quitter Las Vegas, ni son père qui est mon capitaine. Je prends une bonne inspiration, entendant mon portable sonner pour la deuxième fois.

_ Je vais aller prendre une douche. Lui fais-je en portant un baiser sur son front salé de nos ébats.

_ Tu devrais penser à changer tes horaires. Rouspète-t-elle, alors que je me lève du lit.

_ Mon amour, ce n'est pas moi qui décide de mes horaires. Lui rappelé-je en faisant couler l'eau de la douche avant de m'y faufiler.

_ Je vais en toucher un mot à papa ! Me crie-t-elle de la chambre, alors que je ferme les yeux, pour profiter de l'eau chaude qui efface les traces de nos ébats.

Je suis déjà à mille lieux d'ici à cet instant. Je dois être concentré et me focalisé sur mon travail comme jamais. Récemment, nous tournons beaucoup autour des casinos, suite à une vague de meurtres de joueurs qui semblent être orchestré par la mafia. Voilà bien une raison pour laquelle je veux quitter cette ville. La criminalité n'arrête pas de monter en ce moment dans tous les coins de la ville, et nous sommes en sous-effectifs pour tout gérer. Surtout, depuis que nous devons surveiller les endroits où les prostituées travaillent, au cas où un des gars qu'on recherche, viendrait prendre du bon temps.

Entre nous, je déteste cette part de notre travail. Pas comme mon co-équipier, Matt, qui aime les regarder nous titiller de leur trottoir. Pour ma part, ce ne sont que des femmes qui n'ont aucun respect d'elle-même, et qui utilisent leur corps comme si c'était juste de la marchandise.

_ Matt t'attend. Me fait Charlie en me rejoignant dans la salle de bain, tout en me donnant mon essui. Je ne me presse pas pour m'essuyer, alors qu'elle s'appuie dur le meuble des éviers, contemplant la bague de fiançailles qu'elle porte à son annulaire depuis deux ans. Je sais à quoi elle pense ; maintenant que je suis inspecteur, plus rien ne nous retient de franchir le pas. Mais je ne veux pas que nous unissions nos vies, tant que nous ne serons pas d'accord sur l'endroit de notre avenir. Charlie en est plus que consciente, et je sais que nous devons trouver un terrain d'attente tous les deux.

J'enfile un caleçon et mon jeans, avant de la prendre par la taille et de l'embrasser tendrement.

_ Nous reprendrons notre conversation demain. Lui dis-je, sachant qu'il est temps que nous nous décidions.

_ D'accord. Affirme-t-elle en portant ses bras nus sur mes épaules, et alors que nous allions à nouveau échanger un baiser, Matt m'appelle sur mon portable. Charlie sourit, compatissante et je décroche en rejoignant la garde-robe où se trouve mes T-Shirt pour en prendre un noir.

_ "Eh mec, je dois encore aller chercher un café ?!" Me demande-t-il d'une voix plus qu'amusée comme toujours.

_ Je suis là dans deux minutes. Lui rétorqué-je en attrapant mon arme et mon insigne dans le tiroir, alors que Charlie sort de la chambre.

_ "Ok ! Embrasse Charlie pour moi !" Lance-t-il avant de raccrocher.

Ce mec est un vrai gamin, mais j'adore bosser avec lui. Je rejoins Charlie dans le séjour, où elle se sert un verre de vin. Je prends ma veste ne cuir brune sur le porte-manteau, et je viens la prendre par la taille pour poser un baiser furtif sur sa joue.

_ Ce baiser vient de Matt. Rigole-t-elle.

_ Celui-ci vient de moi. Lui soufflé-je avant de conquérir tendrement ses lèvres. Je sens à travers son fin peignoir de soie, sa poitrine s'écraser contre mon torse, et je mets fin à notre baiser avant d'attiser mon entre-jambe. Charlie esquisse un sourire charmeur, consciente qu'elle vient de réveiller la bête en moi.

_ Je te souhaite une douce nuit. Lui fais-je en embrassant une dernière fois ses lèvres.

_ Fais attention à toi. Me dit-elle, alors que je me dirige vers la porte comme chaque soir.

Une fois dans la Ford banalisée qui nous est attitrée, Matt me tend un gobelet de café qui vient de chez Ned. Son café est excellent, et je ne parle pas de ses donuts qui sont plus que succulents. Matt démarre et nous nous dirigeons vers le quartier chaud de Las Vegas, où les prostituées se dandinent déjà sur les trottoirs, cherchant une proie pour assouvir leurs désirs, et alourdir surtout leurs portefeuilles.

_ Ce que je prendrais bien le temps d'effleurer une de ses fleurs. Lance Matt qui ne cache pas son envie de vider comme tous les soirs.

_ Tu ne gagnes pas assez pour les combler. Lui fais-je remarquer, en lui montrant du menton les grosses voitures qui s'y arrêtent.

_ Pourquoi ne peux-tu pas être un peu compatissant ?! S'exclame-t-il en prenant une cigarette dans son paquet qui se trouve dans la poche de son jeans. J'ouvre plus grand ma vitre, n'aimant pas l'odeur du tabac.

_ Tout le monde n'a pas une beauté qui l'attend à la maison chaque jour. Me fait-il remarquer, et je souris, amusé, alors que le dispatching parle à la radio de la voiture sur une agression deux rue plus loin. Je m'apprête à répondre à la radio quand une autre équipe plus proche répond avant moi, et je ramène ma main dans mes cheveux en soupirant.

_ La nuit va encore être longue. Râlé-je en regardant les prostituées aguicher les clients qui sortent des casinos.

Elles savent choisir leurs cibles, ne visant que ceux qui semblent pauvre en apparence, mais qui titubent, prouvant l'état d'ébriété dans lequel ils se sont mis en gagnant une somme qu'elles vont leur rafler en une heure. Comment peut-on se rabaisser à ce point ? Je n'arrive toujours pas à comprendre ce que ses femmes aiment dans ce genre de travail. Je sais que certaines d'entre elles, n'ont pas le choix et doivent tout faire pour survivre. Mais ne me dites pas que les filles devant lesquelles nous passons et qui partent dans de grosses cylindrées ne peuvent pas faire autre chose ? Elles semblent propres sur elles, et porter des vêtements de boutiques où Charlie et ses amies se rendent. J'ai du mal à croire qu'elles trouvent plaisir à vendre leurs corps chaque nuit à des inconnus.

Nous passons devant un attroupement de ces filles qui semblent se disputer pour une place, et comme à son habitude ; Matt s'arrête pour aller faire le gendarme. Je me contente de m'appuyer contre la Ford, le regardant jouer de son autorité sur ses filles qui ne pensent qu'au client fortuné qu'elles vont attirer dans leur filet. Mon regard se porte sur l'autre rue, où une prostituée semble avoir du mal à marcher avec ses talons, ce qui fait rire sa collègue de travail pour rester poli.

J'esquisse un sourire dans leurs directions, non pour elles. Mais parce que comme à chaque fois que je vois une fille au teint halé comme "elle" ; je ne peux m'empêcher d'être nostalgique. Mais surtout de regretter ce qui s'en est suivi. Si j'avais été plus mature, je n'aurais pas laissé une telle chose arriver. Je vivrai avec le poids de cette vidéo jusqu'à la fin de ma vie, tout comme je vivrai avec le regret de n'avoir jamais pu m'excuser auprès d'elle pour le mal que nous lui avons fait.

Une Mercedes noire s'arrête au niveau des deux prostituées, et la fille au teint halé entre dans celle-ci me faisant revenir à ce qui se passe à côté de moi. Je soupire, remarquant que Matt en a fini, et est déjà en train d'amasser des numéros de portable dans la poche arrière de son jeans.

_ Amène-toi ! Lui crié-je en prenant la place du chauffeur.

La nuit va encore être longue, et nous allons comme toujours, nous contenter de régler des disputes de joueurs ivres qui ont tout perdu, ou nous occuper de querelles de prostituées. Je me demande pourquoi je voulais tant de cette plaque d'inspecteur qui pend autour de mon cou...

Chapitre 3 Un travail mouvementé

Ania

Arrivée dans la chambre, ce gros porc comme à son habitude est parti prendre sa douche, et je retire ma petite veste en cuir noir, avant de m'assoir sur la chaise placée juste pour moi. Je sors une cigarette longue du paquet de cigarette qui se trouve sur la petite table à disposition, et je prends le verre de champagne fruité que j'affectionne tant. Mes lèvres goutent ce liquide délicieux, et je laisse échapper un sourire malicieux de mes lèvres quand la porte de la salle de bain s'ouvre sur lui, en peignoir.

- Tu as de la chance, je n'ai pas encore bu mon verre. Lui fais-je, avant de passer ma langue sur mes lèvres de façon la plus sensuelle pour le mettre en appétit.

Les yeux de ce gros porc se dilatent déjà, juste pour ce geste que cela en est trop drôle. Mais je ne suis pas là pour rire. Je suis là pour lui montrer qui est son maitre. Je dépose donc le verre sur la table, et je tire longuement sur ma cigarette, tout en le fixant tandis qu'il enlève son peignoir. Je prends une bonne inspiration, en remarquant qu'il porte ce genre de slip en forme de lanière de cuir, que je l'ai convaincu d'acheter à notre première rencontre.

- Êtes-vous satisfaite ? Me demande-t-il en se rapprochant et je fais abstraction de la pense dégueulasse qui déborde et cache presque le peu qu'il y aurait à voir.

Ce mec est un gars haut placé dans la mafia de Las Vegas, mais une fois devant moi ; il n'est que mon simple larbin qui vient enlever mes chaussures pour me lécher les orteils. Sa grosse langue glisse entre chacun de mes orteils, et je sirote mon champagne le regardant à mes pieds tel le chien qu'il est. Je porte ma cigarette à mes lèvres, avant de caresser ses cheveux encore mouillé de la douche qu'il vient de prendre. Ce gros porc commence à minauder tel un chat, et j'esquisse un sourire amusé alors qu'il attaque maintenant mon deuxième pied. Chaque succion de sa bouche sur mes orteils me rapproche encore plus de la fortune qui m'attend sur mon compte en banque. Mais ce porc commet une erreur quand ses dents mordillent mon gros orteil, et de mon pied libre, je le repousse violemment.

- Pardonnez-moi maitre ! S'exclame-t-il se vautrant face contre terre devant moi, les mains jointes pour me supplier.

- Où est le fouet ?! Claqué-je de ma voix la plus autoritaire que je puisse faire.

Mon meilleur ami Loki, serait certainement amusé de me voir faire de gros yeux à ce gros lard. Après tout, c'est lui qui m'a entrainé à devenir ce genre de femme fatale et brutale, entre autres choses bien plus délicieuses. Mais je suis en train de perdre le fil de ce qui se passe devant moi, quand je vois ce porc revenir à quatre pattes devant moi ; me tendant mon fouet à lanière rouge.

- Combien de fois devrais-je te fouetter pour avoir osé mordre mon orteil ? Lui demandé-je en penchant la tête, et affichant un sourire diabolique tout en faisant claquer doucement le fouet contre ma cuisse.

- Autant de fois que vous le voudrez maitre. Me fait-il docilement en se tournant toujours à quatre pattes et m'offrant une vue sur ses grosses fesses dégoutantes que je vais devoir fouetter.

C'est la partie du jeu que j'aime le moins je l'avoue, regarder cette graisse rebondir à chaque coup de fouet, ne fait que me rappeler le corps d'Anastasia et je perds vite le contrôle de mes gestes.

- Oui maitre, encore. Me fait-il alors que je lui assène le premier coup de fouet, tout en tirant sur ma cigarette de l'autre, évitant de regarder son cul énorme.

Mais voilà, il faut que mon regard se pose sur ses fesses débordantes, et rebondissantes et je sens mes doigts se crisper plus durement autour de mon fouet au moment de le frapper.

- Ha !

Je me rends compte à cet instant que je dois reprendre mes esprits, ne voyant maintenant que le corps d'Anastasia rebondissant à chaque pas qu'elle faisait.

- Je... Je dois aller aux toilettes. Fais-je en déposant le fouet sur la table, et je me dirige vers la salle de bain où je me cale contre la porte, essayant d'enlever ces horreurs de mon esprit.

Je pensais que cela me passerait avec le temps, mais je suis toujours aussi atteinte par ce que j'étais et je commence à haleter. Mes mains tremblantes, je me dirige à l'évier et je commence à faire couler l'eau quand un bruit sourd provient de la chambre. Je referme le robinet, tendant l'oreille vers la chambre et je comprends que je dois sortir d'ici tout de suite en entendant ce gros porc hurler "Jord, non !"

Le nom de Jord est plus que connu dans Las Vegas, pour être le pire assassin qui puisse s'attaquer à un membre de la mafia. La panique me prenant, je me souviens que mes affaires sont dans la chambre et qu'ils auront vite fait de comprendre que je suis dans la salle de bain. Je me détourne de la porte, et j'ouvre la fenêtre qui donne sur un pan de façade où je peux me faufiler.

- Heureusement, que je n'ai pas le vertige. Marmonné-je en regardant vers le bas.

C'est à ce moment que j'entends la porte de la salle de bain s'ouvrir en fracas, et je remercie ce gros porc de m'avoir enlevé mes chaussures pour que je puisse tenir sur le bord du pan de mur. Je me faufile tant que je peux jusqu'à la chambre qui se trouve à côté, et je ne prends pas le temps de m'excuser au couple en plein ébat dans le lit pour sortir dans le couloir. Un regard vers la porte de la chambre d'où je viens, et j'aperçois un gars sortir. Tout mon corps me pousse à fuir, et le plus vite sera le mieux. Je ne prends pas l'ascenseur, sachant qu'ils arriveront en bas avant moi, et je file dans les escaliers, courant pour sauver ma vie comme je ne l'ai jamais fait auparavant. Arrivée dans le hall, je me mets à courir vers la sortie de celui-ci et je fonce vers le chauffeur qui m'a amenée ici.

- Démarre ! Hurlé-je en montant dans la voiture.

Un regard derrière moi, il comprend ce qui se passe et démarre en trombe.

- Le chef ? Me demande-t-il alors que j'attrape le téléphone entre les deux sièges pour appeler Loki, mais la voiture percute une autre et ma tête cogne contre la vitre.

Théo

Nous continuons notre ronde dans les rues de Las Vegas, alors que Matt déballe chaque numéro reçu, souriant à celle qui aura l'honneur d'avoir son appel après le service. Je soupire en me rendant compte qu'il ne peut pas s'en empêcher. Quand se rendra-t-il compte qu'une de ces prostituées pourraient lui refiler la misère ?

- Merde, j'aurais dû me souvenir du détail physique de chacune. Je ne sais pas laquelle je vais choisir.

- Et si tu pensais à te trouver une copine normale ? Lui lancé-je en regardant les trottoirs devant lesquels nous passons.

- Mec, je ne suis pas toi. J'aime sentir la chaleur d'une femme différente entre mes doigts, et lui donner un plaisir dont elle ne pourra que se souvenir tous les jours. Au point que plus aucun de ces clients ne la fera jouir. Me rétorque-t-il et je m'étouffe presque de rire alors que la radio de servie s'enclenche.

- Un code rouge est en train de se produire à l'hôtel Hilton. Attention, il s'agirait de Jord et de ses hommes de mains. Toutes les patrouilles sont appelées en renfort !

J'opère un demi-tour au milieu de la chaussée, tandis que Matt met le gyrophare sur notre voiture banalisé en route, et je fonce le cœur battant vers l'hôtel que nous venons de dépasser il y a quelques minutes.

- Plus vite ! Crie Matt, impatient comme moi d'attraper enfin cet enfoiré.

- Dégage ! Gueulé-je à la voiture qui me bloque la route devant moi, tandis que j'aperçois l'hôtel Hilton maintenant et que des voitures de police commencent à débouler dans tous les sens.

Il y a un accident qui bouche la circulation, et nous décidons avec Matt de rejoindre l'hôtel à pied quand nous entendons des coups de feu tirer un peu plus loin. L'adrénaline que nous ressentons tous les deux à cet instant, nous pousse à nous y rendre, armant nos armes tout en courant. Des policiers à civile, ainsi que des autres inspecteurs de la brigade tiennent un véhicule en joue où se trouve trois hommes dedans qui leur tire dessus. Mais un détail m'interpelle pour avoir étudié le gang en question qui se trouve à portée de nos collègues.

- Ce sont les gars de Jord. Fais-je remarquer à Matt en regardant autour de nous.

- Il ne doit pas se trouver loin. Affirme Matt.

Mais les badauds se sont déjà agglutinés partout, et il est impossible de voir qui que ce soit clairement. Un autre coup de feu retentit et nous revenons sur la scène où un des individus est étendu sur le sol, et les autres sortent les mains en l'air. Nous rangeons nos flingues dans nos étuis, et nous nous dirigeons vers des collègues qui nous expliquent qu'un employer du Hilton a appelé après avoir reconnu l'araignée sur la joue de Lord.

- Cet enfoiré est donc derrière toutes ces tueries. Grommèle Matt, tandis que nous rebroussons chemin pour aller voir au Hilton s'il a réussi à faire un nouveau décès. Un des gros bras de la mafia tient cet hôtel, et je pense que je n'ai pas besoin de confirmer que c'est bien dans sa suite que nous nous rendons. La banderole sur la porte ne fait aucun doute sur le fait qu'il a encore évincé un de ses rivales. Le corps de ce gars git au sol au milieu de la chambre, à côté d'un fouet et de chaussures à talons. Je ne parle même pas de la tenue BDSM que ce mec porte sur lui, qui honnêtement ne sied pas à ses formes.

- Théo, il y avait quelqu'un d'autre. Confirme Matt, en me montrant la veste en cuir noire et féminine qui se trouve sur le lit.

Je fais le tour de la suite du regard, confirmant qu'elle n'est pas une victime, et un collègue revient dans la chambre, nous confirmant qu'une femme a pénétré par la fenêtre de la suite d'à côté pour s'enfuir.

- Génial ! Jord ne laisse jamais de témoin. Soupiré-je en pensant à cette pauvre femme qui doit être morte sur le bord d'un trottoir au mieux maintenant.

- Son portable sonne. M'informe Matt en le tenant dans ses mains.

- Inspecteur Davis. Répond-il, tandis que je regarde la cigarette posée dans le cendrier, marquée d'un rouge à lèvre rouge vif. En regardant le verre de champagne à moitié vide, je remarque la même marque.

- Voici l'adresse. Fait Matt après avoir raccroché à son interlocuteur, à un de nos agents en tenue.

- Allez vérifier qu'elle s'y trouve. Si c'est le cas, ramenez-la d'urgence au commissariat. Nous nous occuperons de son interrogatoire personnellement. Lui fait-il avant de me rejoindre.

- Tu penses qu'elle s'en est sortie ? Lui demandé-je connaissant le travail de ce Jord.

- Je ne sais pas. Mais si elle rentre chez elle, et qu'il sait où elle vit ; je ne donne pas cher de sa vie. Me fait-il remarquer en vérifiant ce que nous craignions ; le portefeuille de la prostituée ne se trouve pas dans son sac...

Ania

Un bruit strident de sirène me force à réagir, et essayer de reprendre mes esprits. Je porte ma main à ma tête où je sens une douleur.

- Génial. Maugréé-je sachant que je suis blessée.

- Hé ! Fais-je en essayant de secouer le chauffeur, mais je remarque bien vite qu'il est dans les vapes dû à l'impact.

Je regarde autour de nous, ne comprenant pas pourquoi il y a tant de bruits, et j'ouvre la portière qui veut me résister, et je me retrouve titubant au milieu d'un tas de badauds qui regardent où se trouvent les sirènes.

- Je peux dire aurevoir à mon pactole de ce soir, et à ceux à venir. Fais-je comprenant que je viens de perdre mon plus gros client.

- Mademoiselle. Mademoiselle !

Je ne fais pas attention à cette personne qui m'appelle, et je me détourne pour me trouver face à cet homme qui courait dans le couloir après moi. Mon corps tressaille, et mon premier réflex est de faire volte-face et de courir chercher de la protection au milieu de tous ses policiers qui se trouvent à quelques pas de moi.

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