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Sa prisonnière

Sa prisonnière

Auteur:: mya0079
Genre: Loup-garou
Mon père m'a toujours dit, qu'importe le nombre de tes ennemis, si tu les conduis là où tu le souhaites, alors tu n'auras qu'à les affronter un à un. Durant des années, je n'ai pas compris. Mais maintenant, alors qu'il est mort sous les coups de son rivale, je ne cesse de me remémoriser cette phrase, ces mots. Je voudrais que ça soit possible, je le souhaiterais plus que tout mais visiblement, il ne le connaissait pas. Cet être, cet homme, qui m'a prise comme trophée après ces crimes et qui ne fait que m'humilier, me rabaisser, m'utiliser. Il y a longtemps que j'ai abandonné tout espoir de m'en sortir, longtemps que j'ai baissé les bras. Il ne me laissera jamais m'échapper, il ne me laissera jamais ma liberté. Je ne suis plus que sa prisonnière.

Chapitre 1 Chapitre 1

POV Emma

Mon père m'a toujours dit, qu'importe le nombre de tes ennemis, si tu les conduis au bon endroit, il te suffit de les affronter un par un. Il croyait en ces mots mais ça ne l'a pas protégé, ça ne l'a pas sauvé. Il a suffit d'un seul homme, d'un seul monstre pour que nos vies se brisent à jamais.

J'ai toujours su que ça risquait d'arriver. Après tout, en tant que chef de la mafia, je savais que la vie de mon père était menacée, constamment. Je croyais que ces hommes de mains le protégeraient, qu'ils donneraient leurs vies pour lui mais l'avidité, le besoin de pouvoir a changé la donne. Et l'un d'eux a profité de la confiance de mon père pour s'approcher suffisamment de lui afin de le tuer.

Quand je l'ai trouvé, ce monstre était encore penché sur lui, un couteau ensanglanté dans la main, observant sans la moindre émotion le corps sans vie de mon père. C'est à ce moment là que tout a basculé, à ce moment là que je suis passée de la fille du chef de la mafia, à l'esclave d'un meurtrier. Il a fait tuer ma mère dans la foulée, afin de s'assurer de n'avoir aucune résistance.

On se demande rarement ce qui arrive aux familles dans ce genre de situation, moi même, je ne m'étais jamais posée la question jusqu'à ce que je découvre la réponse. Je pensais qu'il allait me tuer moi aussi, j'aurais préféré qu'il le fasse mais il avait d'autres projets. Et je suis devenue un exemple, une sorte de trophée de sa victoire, de sa position. Un simple objet qu'il utilise selon son bon vouloir.

Je n'ai plus le droit de parler sans qu'il m'en donne l'autorisation, plus le droit de bouger tant qu'il ne me l'a pas ordonné. Je ne suis plus libre de faire quoi que ce soit et ça, depuis bien trop longtemps. Afin de prouver à tous que je suis son esclave, il m'a posé un collier en cuir orné d'une boucle en métal. Quand il le souhaite, il se plait à y accrocher une chaine afin de me traîner comme on le ferait avec un chien.

Comme tout les soirs, il m'a envoyé dans sa chambre et comme à chaque fois, je m'allonge sur la couverture qui m'est destinée à même le sol en attendant qu'il revienne. Car il reviendra, il le fait toujours, tout les soirs, encore et encore sans ce soucier de la douleur qu'il m'inflige, sans s'inquiéter de savoir si je serais capable de me relever le lendemain. Il revient et alors je n'ai d'autre choix que de le laisser faire ce qu'il veut, absolument tout ce qu'il veut.

Je ferme les yeux en serrant mes mains contre ma poitrine. J'aimerais tellement être encore capable de plonger dans un sommeil sans rêves mais chaque nuit, mon esprit me fait revivre encore et encore ce qu'il me fait subir la journée. Le son de la pendule accrochée au mur berce ma respiration. Je me concentre sur ce bruit en essayant de me préparer à ce qui va suivre.

Les minutes passent, trop vite, bien trop vite. Un bruit de pas se fait entendre, rapide, appuyé. Il a passé une mauvaise journée. Je peux le savoir rien qu'en l'entendant approcher. La porte de la chambre s'ouvre alors, brusquement. Même si il est encore loin, je perçois l'odeur de cet alcool dont il s'enivre quand les choses ne se déroulent pas comme il le souhaiterait.

Mes mains se resserrent un peu plus. Plus que quelques secondes avant que l'enfer ne s'abatte sur moi. Il se rapproche rapidement tout en respirant bruyamment. Nous y voilà, à cet instant précis où la peur revient, où ce sentiment me paralyse tout en me faisant trembler de la tête au pied. Il s'arrête près de moi et avant même de prononcer le moindre mot, son pied heurte mon ventre en me coupant le souffle. La douleur est telle qu'elle parcours l'intégralité de mon corps en l'espace d'une seule seconde et sa voix s'élève. Puissante. Froide. Abjecte.

- Debout!

Même si j'ai mal, je sais que je dois obéir sinon ça sera encore pire. Ne pas le contrarier. Encaisser. Attendre que l'orage passe. C'est tout ce que je peux faire. Je prends appuis sur mes mains pour me relever sans croiser son regard.

- Déshabille toi!

Encore une fois, sa voix claque et encore une fois, j'obéis. J'ai appris à mes dépends ce qu'il se passe quand je ne fais pas ce qu'il veut. Je ne recommencerais pas, il a tout fait pour que j'apprenne cette leçon. Mes vêtements tombent sur le sol. Je n'essaye même pas de cacher ma nudité. Il y a longtemps que j'ai arrêté de le faire, ça ne sert à rien de toute façon.

Comme souvent, ces doigts glissent sur mon corps, passent sur les cicatrices qu'il a lui même créé. Un frisson de dégoût me traverse sans que je ne puisse le contenir alors il attrape ma poitrine qu'il presse violemment en me faisant grimacer.

- Tu sais ce que je veux.

Bien sûr que je le sais, mes mains bougent toutes seules. Je détache chaque bouton de sa chemise avant de la lui retirer et répète les même mouvements pour détacher son pantalon. Aussitôt, l'odeur de son sexe se mélange à l'alcool me donnant presque un haut le cœur que je parviens tant bien que mal à retenir.

- Continue, dit-il froidement alors qu'il perçois sans doute mon aversion pour ce que je fais.

Sa main agrippe à nouveau mes cheveux, me plaquant contre son sexe qu'il appuie sur mon visage. Je sens cette boule se former au creux de mon ventre, grandir alors que les larmes menacent déjà de couler. Je dois me contenir, lui donner ce qu'il veut dans l'espoir qu'après, il s'endormira et qu'il me laissera en paix, allongée sur le sol, pour dormir au moins quelques heures.

Mes lèvres s'ouvrent, ma langue se pose sur lui, alors qu'il grogne déjà. Jamais je ne pourrais le comprendre, comment peut-il prendre du plaisir alors que je le hais de tout mon être. Mais ça ne change rien, je dois le faire, le contenter, le satisfaire comme il me l'a apprit durant toutes ces années.

Et je m'exécute, je laisse mes lèvres glisser sur son sexe, d'abord doucement puis un peu plus vite. Avec un peu de chance, il s'arrêtera à ça. Je l'espère. Mais dés que j'accélère un peu plus, il me retient en tirant sur mes cheveux.

- Doucement, je ne compte pas en finir si rapidement.

Et mes espoirs s'envolent. La séance va être longue, je le sens et je ralentis, fermant les yeux pour faire le vide dans mon esprit, pour me réfugier mentalement dans une sorte de bulle qui tente vainement de me protéger encore un peu. Ces grognements se font plus bruyant et sa poigne sur mes cheveux plus forte.

-Sur le lit, dit-il en rejetant ma tête en arrière.

Je croise alors son regard d'un bleu glacial. Aucune émotion ne se lit sur son visage, je me demande même si il est capable de ressentir quelque chose. Je me relève et m'allonge sur le ventre. Je sais ce qu'il attend de moi, les pratiques qu'il préfère, pour dire vrai, plus c'est douloureux pour moi et plus il aime.

Je sens le matelas s'enfoncer quand il monte en me chevauchant. Par réflexe, je relève mon bassin, avant d'agripper les draps aussi fort que je le peux et s'en crier gare, sans prendre le temps de me préparer il s'enfonce entre mes fesses en poussant un gémissement de plaisir. Aussitôt la douleur me transperce alors que ma respiration se bloque dans ma poitrine. Mon corps se tend, se crispe mais ça ne l'arrête pas car il reprend sa prise sur mes cheveux avant de se déhancher de toutes ces forces. Je sens quelque chose de chaud couler entre mes cuisses, sûrement du sang ce qui ne va sûrement pas le stopper, au contraire même. Je le sens, ce frisson qui le parcours alors que je ne peux réprimer des cris de douleurs. La chaleur qui monte en lui alors que malgré moi mon corps cherche à se libérer de ce fardeau. Plus je crie et plus il tremble jusqu'à ce qu'il finisse par se tendre en poussant un râle de plaisir.

Comme à chaque fois, il se retire presque aussitôt, comme si il ne supportait ma présence que lorsqu'il peut en tirer quelque chose. Son sperme s'échappe de mon corps en se mêlant au sang et sans dire un mot de plus, il m'éjecte du lit en me poussant avec son pied. J'ai trop mal pour me relever mais je sais que je ne peux pas rester là sans risquer de le mettre plus en colère et rampe jusqu'à ma couche, à cette couverture qui me sert de lit. Tremblante, je m'allonge comme je le peux, cherchant une position qui pourrait soulager un peu mon corps. Des spasmes me traversent, la douleur est si intense que chaque mouvement ne fait que l'accentuer. Mais ça passera, comme à chaque fois, je le sais et lui aussi.

Une larme coule sur ma joue. Plus les jours passent et plus je sens que j'atteins ma limite. Je vais finir par devenir folle, par perdre le peu de lucidité qu'il me reste encore. Je retiens un sanglot comme je le peux avant de respirer profondément. Il faut que je me calme, il faut que je dorme, car demain l'enfer continuera.

J'entends sa respiration devenir plus régulière, plus profonde. Je ferme les yeux en me concentrant sur ça. Tant qu'il dort j'ai la paix et à mon tour, je parviens à m'endormir.

Comme tout les matins, il me réveille d'un coup de pied qui cette fois atteint mes jambes. Je grimace en ouvrant les yeux alors que la douleur d'hier soir revient à la charge.

- Va te laver et prend un petit déjeuner. Tu vas me suivre aujourd'hui.

Je me tends aussitôt. Si il veut que je le suive, ça veut dire qu'il compte m'utiliser dans la journée. Je baisse la tête en me relevant avec difficulté. Je reste courbée alors que la douleur se fait plus vive et aussitôt, un coup de ceinture vient fouetter mon dos. Aussitôt, je me redresse, serrant les dents, luttant contre les larmes qui reviennent en force. J'inspire un grand coup et marche, avance un pas après l'autre pour me rendre dans la salle de bain où je ne prends même pas la peine de fermer la porte.

Je reste sous l'eau plus longtemps qu'il ne le faudrait sans que ça ne me soulage vraiment. Comme à chaque fois, il a choisi la tenue que je devais porter enfin, si je peux appeler ça une tenue. Une jupe qui ressemble plus à un bandeau de cuir qu'autre chose ainsi qu'un soutien gorge dans la même matière. Bien entendu, pas de sous vêtements, il ne m'épargnera pas cette humiliation supplémentaire.

En sortant de la salle de bain, j'évite de croiser son regard pour aller en cuisine mais au moment où je m'apprête à quitter la pièce, il attrape mon bras pour me retenir. Visiblement, la tenue lui plaît car il me force à poser ma main sur son sexe pour me le prouver avant de me dire,

- Occupes toi de ça.

Je ferme les yeux avant de me retourner et de me mettre à genoux tant bien que mal, décidément, la journée va être longue. Très longue.

Chapitre 2 Chapitre 2

POV Max

Je l'ai toujours désiré sans qu'elle ne me prête attention. Sûrement parce que son père l'avait mise en garde contre les hommes comme moi mais maintenant que je l'ai tué de mes mains, maintenant que je suis à la tête de son organisation elle me revient de droit. Comme un trophée que je ne me lasse pas d'exposer.

Tout le monde sait qui elle est, du moins qui elle était car aujourd'hui, elle n'a plus rien à voir avec cette jeune femme souriante qui illuminait une pièce rien qu'en y rentrant. Il y a bien longtemps qu'elle ne sourit plus. De toute façon, ça n'est pas ce que je lui demande. Dorénavant, son unique rôle est de me servir, de me suivre quand je lui demande et d'écarter les cuisses autant qu'il me plaît.

Elle me déteste, du plus profond de son cœur, je le sais, je le sens, je le vois dans les rares cas où son regard croise le mien. Si elle pouvait, elle me tuerait de ces mains comme je l'ai fais avec son père.

Aujourd'hui, elle va venir avec moi, pas parce que j'ai besoin d'elle mais uniquement parce que je veux qu'elle connaisse la nature des affaires que je dois régler en ce jour. Même si elle a toujours évolué dans ce monde, son père l'a préservé, passait sous silence ce qui concernait certaines affaires. Elle lui vouait une admiration sans faille sans réellement savoir ce dont il était capable. Maintenant qu'elle m'appartient, il est de mon devoir de lui ouvrir les yeux, de la faire sortir de la bulle dans laquelle elle a grandit.

En la voyant sortir de la salle de bain dans la tenue que j'ai choisi pour elle, je ne peux empêcher mon corps de réagir. J'ai beau faire défiler les femmes dans mon lit, aucune ne parvient à me donner le plaisir qu'elle me procure. Au moment où elle s'apprête à sortir de la chambre, je lui attrape le bras pour la retenir.

- Occupes toi de ça, dis-je en posant sa main sur mon sexe.

Elle ne résiste même pas, elle ne répond pas et se tourne vers moi avant de se mettre à genoux en défaisant mon pantalon. Je lui ai appris tout ce qu'elle sait, comment me donner un maximum de plaisir et je dois bien admettre qu'elle est très douée, suffisamment pour régler mon problème en quelques coups de langue.

Elle se relève en s'essuyant les lèvres et quitte la pièce en essayant de se tenir la plus droite possible, ce qui au vue de ce que je lui ai fais hier soir n'a probablement rien de facile. Elle reviendra dès qu'elle aura fini son petit déjeuner avant de me suivre pour le reste de la journée. Une domestique vient m'apporter mon café et quelques toasts que je dévore sans grand appétit.

Depuis quelques jours, j'ai des doutes sur l'un des miens. Il est sensé collecter l'argent des putes d'un quartier mais ça fait quelques semaines que les revenus sont un peu moins important. Une fois ça peut passer, mais là, ça fait plusieurs fois d'affilés ce qui n'est pas normal. J'ai envoyé mon bras droit pour faire un tour sur place, voir si il y a moins d'activité, moins de clients.

Je l'ai convoqué ce matin, je dois régler ça rapidement. Il est hors de question que l'un de miens me trahisse sans en payer le prix. Quand elle revient, je suis prêt et tiens déjà dans mes mains la chaine que j'attache à son collier. Sans même avoir à tirer dessus, elle me suit dès que je me mets en marche et nous traversons ainsi la maison.

Plus personne n'est surprit de la voir ainsi, que ce soit dans cette tenue où encore attachée comme une chienne. Tous savent qu'elle est mon esclave, ma chienne, ma prisonnière et personne n'osera dire quoique ce soit. Personne n'osera prendre sa défense sans craindre pour sa propre vie. Ceux qui par le passé l'ont protégé sont maintenant impuissants. Elle n'a aucune chance de m'échapper et personne pour l'aider.

En arrivant dans mon bureau, je m'installe sur mon fauteuil alors qu'elle se place à mes pieds, attendant mon bon vouloir. Julien mon bras droit arrive rapidement et entre dans la pièce sans lui accorder le moindre regard.

- Il vient d'arriver Boss.

- Parfait, fais le entrer.

Je m'enfonce un peu plus dans mon siège jusqu'à ce qu'il entre à son tour.

- Boss, dit-il légèrement nerveux. Vous m'avez fait appeler.

- En effet. Où en es tu de la collecte des putes?

- Il y a un peu moins de clients en ce moment mais les filles continuent d'arpenter le trottoir.

- Intéressant, dis-je alors que Julien referme la porte du bureau. Julien, je t'écoute.

- Après un tour sur place, j'ai pu parler aux filles. Elles travaillent plus longtemps qu'avant et voient les clients défiler quasiment non stop.

- Donc pas de perte de clients, dis-je un peu plus fort.

- En effet, aucune perte de clients, au contraire même, elles n'ont jamais autant travailler.

- Ce qui veut dire que ça devrait me rapporter encore plus, nous sommes bien d'accord Julien?

- Tout à fait. D'après mes calculs, il devrait y avoir une augmentation de revenus d'au moins vingt cinq pour cent.

- Alors explique moi pourquoi est ce que tu me ramènes de moins en moins d'argent Damien, dis-je en le faisant sursauter.

Il sait qu'il est piégé. Il comprend qu'il n'est pas là par hasard et que je sais déjà tout ce que j'ai besoin de savoir. Sa respiration s'accélère. Je ne suis pas réputé pour être un tendre et encore moins pour accorder une deuxième chance.

- Boss, commence t-il d'une voix tremblante, ça n'est pas ce que vous croyez.

- Vraiment Damien? Tu veux dire que tu ne me voles pas? Tu ne fais pas plus travailler mes filles juste pour t'en mettre plein les poches?

Son regard cherche frénétiquement une sortie, une échappatoire qu'il ne trouvera pas.

- J'attends ta réponse, dis-je en tapant du poing sur mon bureau. Depuis combien de temps est ce que tu me voles Damien? Depuis combien de temps tu me prends pour un con?

Il tremble un peu plus en baissant la tête. Tout comme elle, il sait que personne ne viendra le sauver, il sait personne ne lui tendra la main.

- Pitié, dit-il en tombant à genoux. Je peux me rattraper. Je peux te rapporter encore plus d'argent Boss, dit-il en essayant de contenir ces sanglots.

Je déteste ça, voir un être aussi pitoyable à genoux, implorant pour sa survie alors qu'il s'est lui même mit dans cette situation. Tout ceci est uniquement de sa faute. Il ne peut s'en prendre qu'à lui même.

- Tu m'as déjà vue avoir de la pitié, dis-je en faisant un signe à Julien qui s'approche de lui dans son dos. Tu savais ce que tu faisais quand tu as décidé de me voler, de me trahir, de t'enrichir sur mon dos.

- Ma fille est malade, dit-il pour se dédouaner. Il me fallait plus d'argent pour payer son traitement. Pitié Boss, je serais me faire pardonner. Je ferais tout ce que tu voudras, ajoute t-il en me regardant.

- Le mot pitié ne fait pas partie de mon vocabulaire, dis-je alors que Julien sort un couteau dont la lame capte l'éclat du soleil.

Damien plaque ces mains l'une contre l'autre comme si il faisait une prière avant de d'implorer à nouveau ma clémence. Mais je ne me laisserais pas attendrir, j'ai une réputation à tenir, une position à asseoir. D'un signe de tête, je fais comprendre à Julien qu'il est temps pour lui d'agir.

- Pitié Boss. J'ai une petite fille, je t'en supplie.

Mais déjà ces mots ne m'atteignent plus et en une fraction de secondes, Julien lui ouvre la gorge en faisant jaillir des flots de sang. Il émet d'étranges sons, sorte de gargouillis alors qu'il cherche à faire désespérément entrer l'aire dans ces poumons sans succès. Son corps s'effondre sur le sol. Un problème de moins, c'est déjà ça.

- Débarrasse toi du corps.

- Je m'en occupe Boss.

Comme je le ferais avec un chien, ma main se pose sur sa tête que je caresse machinalement. Elle ne bouge pas, ne prononce pas le moindre mot, se contente de rester à mes pieds là où est sa juste place. Julien quitte la pièce pour revenir avec plusieurs hommes et en quelques minutes, ils font disparaître ce traitre de ma vue.

Quelques femmes se précipitent pour nettoyer le sang sur le sol histoire de faire place net avant mon prochain rendez vous.

- Apportez moi un café, dis-je avant qu'elles ne partent toutes de la pièce.

L'une d'elle revient après quelques minutes pour me servir au moment même où mon prochain rendez vous arrive. Un douanier. Plusieurs de mes livraisons ont été interceptées ce qui complique mes affaires.

- Assieds toi, dis-je en lui montrant le siège.

Lui aussi est nerveux. Il faut dire que rares sont ceux qui viennent ici en étant détendu.

- Nous avons un problème, dis-je en portant ma tasse à mes lèvres. Trois cargaisons bloquées en deux semaines, ça commence à faire beaucoup.

- Je sais. Le préfet veut mettre le paquet sur le trafic de drogue. Il a demandé des renforts à l'état pour contrôler le plus de cargos possible. J'ai essayé de les orienter vers d'autres navires mais ils ne m'écoutent pas.

- Il me semble que je paye grassement pour que mes cargaisons arrivent à bon port.

- Je fais de mon mieux, je te le jure. Mais avec le climat actuel de la ville, les règlements de comptes à répétitions, les vagues d'overdoses chez les jeunes, les flics sont sur les dents.

- On doit trouver une solution. J'ai une centaine de filles qui doivent arriver dans moins d'une semaine et une grosse livraison de coke qui va suivre. Il faut que ces deux navires puissent passer. Je ne peux pas me permettre de perdre encore plus d'argent.

- Je sais, répond t-il en se triturant les mains.

- Tu as deux jours pour trouver une solution, si tu n'en n'es pas capable, je devrais me passer de tes services pour trouver quelqu'un de plus compétant. Est ce que je me suis bien fait comprendre?

- Absolument. Je vais trouver comment les faire passer.

- Parfait. J'attends donc de tes nouvelles dans deux jours. Je te conseil de ne pas me faire attendre, dis-je en soupirant, je ne suis pas vraiment patient.

- Je ferais ce qu'il faudra, dit-il en se levant.

- Alors va. Il me semble que tu as du travail.

Il repart aussi rapidement qu'il est arrivé me laissant seul avec elle pour au moins quelques minutes. Je continue de caresser ces cheveux, lentement. Ce geste parvient à m'apaiser, à faire retomber un peu la pression. J'attrape la chaine pour tirer fermement dessus et l'obliger à poser sa tête sur mes genoux. Elle garde les yeux fermés, comme quasiment tout le temps. Je sais qu'elle fait ça pour ne pas avoir à me voir, pour que je ne lise pas dans son regard toute la haine qu'elle me porte.

Je l'observe et laisse mon regard glisser sur ces lèvres à peine entre ouverte. Elle a toujours été belle, mais c'est comme ça qu'elle l'est le plus. Asservit, impuissante, si faible que je pourrais l'écraser entre mes mains comme on le ferait pour un insecte. Ma main passe sur sa joue alors que mon pouce effleure ces lèvres. Qu'importe le nombre de fois que je peux la baiser, un seul regard sur elle suffit à m'en donner encore envie.

Chapitre 3 Chapitre 3

J'ai encore beaucoup de choses à faire, un rendez vous dans moins d'une heure ainsi qu'un déjeuner avec mon bras droit et tout mes lieutenants. Pourtant, en contemplant son visage sur mes cuisses, je ne peux réprimer un frisson qu'elle ressent immédiatement. Aussitôt, tout son corps se tend. Elle est trop belle pour sa propre sécurité, trop belle pour que je la laisse partir, trop belle pour qu'elle m'échappe.

Elle sait ce qu'il va suivre, elle me connait suffisamment pour ça maintenant. Je la sens trembler, prier presque dans l'espoir qu'elle se trompe mais ma voix s'élève,

- Debout!

Elle tremble un peu plus, retient un soupire avant de se lever tout en gardant la tête baissée. Elle ne prend même pas la peine de redescendre la jupe qu'elle porte et qui est bien trop serrée pour pouvoir se déplacer correctement. Ces cuisses sont zébrées de marques, de cicatrices, il faut dire que j'ai mis plus de temps que je ne le pensais à la dresser, à la briser pour qu'elle devienne ma chose, ma chienne.

D'un geste je débarrasse mon bureau avant de lui dire,

- Tourne toi!

Là encore elle obéit, elle s'exécute, lentement. Mes doigts glissent sur le haut de ces cuisses remontant ainsi un peu plus le cuir de sa jupe afin de dévoiler la courbe de ces fesses. Par moment, j'en viens à me demander si toutes ces années à l'observer de loin, à la désirer de loin ne font pas qu'amplifier mon désir pour elle.

Je me relève en détachant mon pantalon avant de l'attraper vivement par la taille pour la plaquer contre moi. Sa peau est toujours aussi chaude, aussi douce, malgré les cicatrices qui la recouvre, elle reste parfaite, pour moi. Sans ajouter un mot de plus, je la bascule en avant sur mon bureau et la pousse à écarter les jambes. Elle s'accroche à ce qu'elle peut, se prépare à ce qui va suivre.

J'humidifie rapidement ma main que je passe sur mon sexe avant de plonger en elle, avant de m'enfoncer en elle et de retrouver cette chaleur, cette moiteur, cet étau de chaire qui ne cesse de vouloir me repousser et qui pourtant m'apporte tellement de plaisir. D'une main, je plaque sa tête contre le bureau en commençant à me déhancher.

Elle fait tout pour retenir le son de sa voix, pour ne pas me laisser entendre ces gémissements de douleur car elle sait que plus elle souffre et plus j'aime ça. Elle est à moi, entièrement à moi et je compte bien en profiter autant que je le peux. Ces ongles griffes mon bureau. Je l'entends étouffer un sanglot et plus elle réagit, plus son corps cherche à me fuir et plus je sens le plaisir monter, plus je sens l'orgasme se rapprocher.

C'est dingue, elle est la seule à me faire cet effet, la seule capable de me faire réagir de la sorte, qu'importe le nombre de putes qui peuvent défiler dans mon lit, aucune ne lui arrive à la cheville. Mes mouvements sont de plus en plus rapide, mes gestes plus brusque et après quelques aller et retour supplémentaire, je me libère en elle en poussant un gémissement de plaisir.

Comme à chaque fois, dès que j'ai joui en elle, je me retire en la poussant sans ménagement et comme à chaque fois, elle se replace d'elle même à mes pieds, attendant que je l'utilise à nouveau. Elle ne prend même pas la peine de se rhabiller correctement, d'essuyer mon sperme qui coule sur ces cuisses, elle sait que la journée va être longue pour elle alors que moi, je me sentirais bien plus léger ce soir.

Je fini de rattacher mon pantalon quand mon portable sonne. En voyant qu'il s'agit de l'un de mes lieutenants, je décroche aussitôt.

- Boss, on a un problème.

Je déteste quand une conversation commence comme ça. Des problèmes, c'est à croire qu'il n'y a que ça en ce moment.

- Je t'écoute Matthieu.

- Nos hommes faisaient la collecte des loyers dans le quartier nord quand ils sont tombés dans une embuscade.

Je soupire avant d'entendre la suite, depuis quelques semaines, une nouvelle organisation essaye de voir le jour et pour se faire, rien de tel que d'attaquer ceux déjà en place. Ils veulent montrer leurs forces, prouver qu'ils n'ont pas peur et pour se faire, ils ont certainement tués plusieurs de mes hommes.

- Combien?

- Cinq. Un seul a réussit à s'en sortir. Du moins, il est encore vivant pour le moment. On l'a emmené chez le doc. Il a reçut deux balles.

- L'argent?

- Ils ont tout prit.

- Envoie des hommes sur le terrain, on doit montrer notre présence et rejoins moi ce midi au Dragon Rouge. Il faut qu'on s'occupe de ce nouveau groupe.

- Je m'en occupe tout de suite Boss.

Il raccroche rapidement alors que je me laisse tomber dans mon siège. On doit absolument trouver qui est à la tête de cette organisation. On doit tout savoir sur eux afin de mieux les combattre. C'est la deuxième fois qu'ils s'en prennent directement aux miens. Les flics sont déjà assez sur les dents comme ça sans ajouter des fusillades à chaque coin de rue. Un nouveau soupire s'échappe de mes lèvres, il vaudrait mieux que tout ça se calme, il vaudrait mieux que tout rentre dans l'ordre sous peine de lancer une guerre dont personne ne sortira indemne.

- Sers moi un verre, dis-je froidement.

Elle se lève en silence et se dirige vers le bar. Au moins tout n'est pas négatif, je peux contempler son joli petit cul dénudé sans la moindre gêne. Elle lutte pour se tenir droite. Elle lutte pour ne pas montrer qu'elle souffre. Je vois ces mains trembler alors qu'elle me sert avant de revenir jusqu'à moi pour poser le verre devant moi.

Comme un maître le ferait avec son chien qui vient de lui rapporter un bâton, je lui tapote la tête et la laisse reprendre sa place au sol. Mon prochain rendez vous arrive avec un peu d'avance. Il entre dans mon bureau et s'installe devant moi en soufflant. Je vois à son visage qu'il n'a pas que des bonnes nouvelles, à croire qu'ils se sont tous passé le mot aujourd'hui.

- Un problème?

- Trois filles ont disparut en une nuit.

- Trois filles? Comment c'est possible? Où était nos hommes?

- Sur place. Elles sont montées avec un client et plus personne ne les a revu.

- Tu as identifié le client?

- Trois clients différents. J'ai regardé les caméras de surveillances des commerces à proximité. Des pros. On ne voit pas leur visage. Les plaques des caisses sont fausses. Pas moyens de remonter jusqu'à eux.

Décidément, ça commence vraiment à faire beaucoup et je sens la colère monter en moi. Des cargaisons bloquées, des hommes de mains tués, du fric qui disparaît et maintenant des filles qui se volatilisent. Je doute que ça soit une coïncidence. Je doute que tout ceci soit le fruit du hasard.

-Renforce la surveillance auprès des filles et lance des alertes. Je veux qu'elle soit suivit à chaque passe. Qu'importe où les clients les emmène. Ces putes rapportent suffisamment pour qu'on ne les perde pas. Est ce que je me suis bien fait comprendre?

- Parfaitement Boss. Je m'en occupe, dit-il en se levant pour quitter la pièce.

Je termine mon verre d'une traite avant de passer ma main sur mon visage. J'ai longuement rêvé d'être à cette place, d'être à cette position mais j'avoue que je ne m'attendais pas à ce que ça soit si stressant. Julien frappe à la porte avant d'entrer.

- La voiture est là Boss. On peut y aller dès que tu es prêt.

D'un geste, je tire sur sa chaine en la poussant à me suivre et nous traversons la maison jusqu'à arriver à la voiture. Mes gardes du corps nous entourent, armés jusqu'aux dents. Hors de question de prendre le moindre risque. Le Dragon Rouge n'est qu'à quelques kilomètres. C'est un peu notre point de chute, de rendez vous pour décompresser où pour parler plus sérieusement. Durant tout le trajet, elle regarde par la fenêtre, observant le paysage, la liberté dont les autres jouissent alors qu'elle en est privée.

Une fois arrivé sur place, on nus conduit directement dans notre salon privé. La seconde suivante, alors que mes lieutenants arrivent un à un, des filles font leurs apparitions. Toutes aussi peu vêtues qu'Emma ce qui ravi mes hommes. Chacun en choisit une, où deux et elles disparaissent rapidement, sachant déjà qu'elles reviendront quand nous en auront terminé.

Je m'installe au bout de la table comme à chaque fois. Julien se place sur ma droite alors qu'elle est sur ma gauche. Tout les autres prennent place et alors la réunion peut commencer. Bien entendu, le sujet principal reste cette organisation qui s'en prend à nous. On doit être plus vigilent. Plus préparé et surtout ne pas hésiter à tirer en premier.

- Quelqu'un a des informations?

- J'ai réussis à obtenir un nom, répond Julien. Lilian. D'après les rumeurs, c'est lui le patron. Un jeune qui à les dents longues et qui compte bien se faire un nom dans le milieu.

- On sait d'où il vient?

- Tout ce que je sais c'est que c'est un étranger. Je ne connais pas son origine. Visiblement, il terrifie suffisamment les autres pour que personne n'ose parler.

- Il a des contacts, un business déjà en place?

- Il se lance dans les putes et cible quelques point de deal. Il n'en n'est qu'à ces débuts mais je pense qu'il faut le prendre au sérieux. Surtout après la fusillade d'aujourd'hui.

- Je veux qu'on passe le mot dans les rues. Que tout nos hommes soient au courant de ce qu'il se passe. Que chacun surveille ces arrières et notre business. On a perdu trop frics ces derniers jours, ça ne peut pas continuer comme ça.

Chacun répond par l'affirmatif. Ils savent qu'on parle de leur gagne pain, qu'on parle de la survie de notre organisation. J'ai travaillé trop dur pour en arriver là, je ne laisserais pas un gamin sortie dont ne sait où prendre ma place. Ils attrapent tous leurs portables, contactent les hommes qu'ils ont sous leurs ordres pour faire passer les informations. Si ce Lilian veut la guerre, il va l'avoir et il ne la remportera pas.

Au bout de dix minutes, les filles reviennent avec des plateaux chargés d'alcool et de nourriture et alors la pression retombe. Elles font ceux pourquoi elles sont payées. Distraire mes hommes, leurs changer les idées, leurs faire passer un bon moment.

Je tire une nouvelle fois sur la chaine pour l'obliger à poser sa tête sur mes cuisses. Mes doigts glissent dans ces cheveux dans un mouvement répétitif qui me calme, qui m'apaise. Je la sens trembler contre moi alors que la pièce commence à se remplir de discussions plus légère, à se remplir de rires, du son des mains qui claquent sur un fessier rebondit. Ces filles sont des pros. Elles sont parfaites pour un moment comme celui là. Parfaites pour accorder une pause à mes hommes avant qu'ils ne retournent sur le terrain.

Dès que la nuit sera tombée, les rues seront inondées par la vague de mes hommes. Personne ne pourra ignorer que cette ville est la mienne. Qu'elle est sous mon contrôle et que je défendrais mes intérêts qu'importe le prix à payer.

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