PARTIE 1
Qui a dit que la vie était simple ?
J'aimerais bien le connaitre, cette théorie est fausse la vie est loin d'être simple, du moins ce n'est pas mon cas depuis ma naissance la vie n'a jamais été clémente avec moi.
Mon nom est Aissatou samira Diop mais tout le monde m'appelle sam ,j'ai 19 ans et je suis issue d'une famille polygame, du moins si on peut toujours l'appeler ainsi.
Car mon père a abandonné son premier foyer il y'a de cela des années lorsque que j'étais une petite fille , mais le divorce entre mes parents n'a jamais été prononcé.
Ma mère avait deux fils plus jeunes que moi, elle avait aussi un fils ainé mais il est mort très jeune.
Tandis que l'autre femme de mon père tata Adji ; elle avait, trois enfants deux filles dont l'une a mon age et un garçon, les rapports entre les deux femmes n'étaient pas au beau fixe, elles ne se parlaient pratiquement pas ,je peux même dire qu'elles ne se voyaient jamais et cela aussi loin que je m'en souvenais .
Je n'ai jamais voulu que les rapports entre mes frères et moi soient à l'image de ceux de nos parents de ce fait je faisais tout pour garder des liens avec mes demi-frères mais cela s'avérait mission impossible car ma tante ne voulait pas que ses enfants nous approchent , elle disait que le fait d'avoir le même père ne signifiait pas que nous devrions forcément avoir des rapports.
J' aurais voulu avoir l'aide de mon père ,mais toute cette situation était de sa faute , c'est le seul à blâmer , non-content de ne pas mettre aux mêmes pieds d'égalité ses deux femmes ,il en faisant de même pour ses enfants.
Dans tous mes souvenirs jamais mon père n'a été présent dans notre vie , il pouvait rester des mois sans venir nous rendre visite ,ou bien dés fois il passait juste pour une heure maximum deux heures pourtant il était toujours marié à sa mère.
C'était l'homme le plus injuste sur terre, ce n'est pas seulement ma mère qu'il a abandonnée mais nous aussi ,ses propres enfants, mes petits frères ont pratiquement grandit sans père ,j'aurai pu comprendre s'il nous aidait financièrement mais non tout ce qu'il gagnait était pour son autre famille.
Tout était meilleur de l'autre côté que ce soit la maison qu'ils occupaient ,la nourriture , les vêtements , jusqu'aux écoles qu'ils fréquentaient , tout était synonyme de luxe la première fois que j'y suis allée j'étais sous le choc tant d'opulence, de richesse je me disais que je rêvais comment mon père osait -il se comporter de la sorte .
Pendant ce temps nous nous contentons de vivre presque dans la misère , c'était difficile pour ma mère de joindre les deux bouts car mon père ne l'aidait en rien, pour moi je comprenais je suis grande , mais les plus jeunes c'était dur de les priver des choses les plus élémentaires qu'un enfant devrait avoir.
J'ai essayé de comprendre comment sommes-nous arriver à cette situation au début ,lorsque nous étions des enfants j'en voulais à maman je me disais que c'est à cause d'elle s'il nous a abandonnés elle n'a pas su le garder.
Puis je me suis dit que c'est de notre faute mes petits frères et moi nous avons décidé de bien étudier à l'école pour le rendre fier de nous et de faire le moins de bruit possible lorsqu'il était à la maison ;mais rien je me demande s'il a vraiment remarqué nos efforts.
Chacun de ses départs ne causait que tristesse et désolation surtout pour mes petits frères, et cela me brisait le cœur de voir leurs espoirs déçus , et je le détestais encore plus pour ces actes ,il n'a jamais eu un mot d'encouragement envers nous ou seulement un mot d'un père pour ses enfants il nous ignorait presque.
Au fil des années il a arrêté complètement de venir nous voir ,c'est comme s'il ne faisait plus partie de nos vies , les parents de mon père c'étaient encore pire ,ils se sont jamais levés pour intercéder en notre faveur au contraire ils disent que maman est une mauvaise femme qu'elle ne sait pas s'occuper de son mari qu'il n'avait pas la paix à la maison du coup il est parti voir ailleurs, pourtant d'après-maman ils étaient heureux, ils s'aimaient et c'est seulement lorsqu'il a pris une deuxième femme qu'il a cessé de la considérer comme son épouse .
Pour ma famille paternelle nous savons tous que c'est à cause des cadeaux que ma tante leur donne car à l'opposer de maman cette dernière a beaucoup d'argent et ne rechigne pas à dépenser pour mettre de son coté cette bande de vautours.
Ils disaient même que mes parents ont divorcé pour justifier l'abandon de leur frère ce que ma mère dément formellement.
Heureusement qu'il nous avait laissé un toit cela aurait été pire maman était issue d'une famille modeste de ce fait ses parents ne pouvaient pas l'aider.
Elle ne s'est jamais plainte, elle se contente juste de se taire, et de subir, toutes, ses humiliations n'ont jamais eu raison d'elle, elle tenait toujours à ce que nous la voyons de bonnes humeurs, elle voulait nous offrir un foyer plein d'amour.
Elle voulait participer à chaque événement de notre vie malgré le fait qu'elle était toujours en train de courir de gauche à droite pour chercher de l'argent afin de faire bouillir la marmite et je peux vous dire que ce n'est pas tous les jours qu'elle réussissait.
J'étais témoin de sa souffrance, et de sa douleur quotidienne, qu'elle essayait tant bien que mal de nous cacher.
Je me disais que je pourrais sortir ma mère de la misère en ayant des diplômes , donc je me suis plongée à fond dans les études , je voulais décrocher mon bac et aller à l'université ,chose que j'ai faite avec brio , avec la mention en plus , elle était fière de moi.
Et pour la première fois depuis longtemps les yeux de ma mère étaient éblouis ,elle me semblait heureuse j'ai compris en ce moment qu'elle plaçait beaucoup d'espoir en moi , quant à mon père c'est à peine s'il m'a félicité mais à quand même tenu à me dire:
« c'est bien beau d'avoir ton bac mais ne compte pas sur moi pour payer tes études, je n'en ai pas les moyens »
Je m'attendais à quoi d'autre venant de mon père, je me suis finalement résignée à entrer à l'université cheikh anta diop de Dakar à la faculté de la pharmacie, la première année a été très dure pour moi , malgré tous les efforts fournis, je n'ai pas pu passer.
Avec tous les problèmes que j'avais à la maison je n'ai pas pu me concentrer complètement, ce n'était pas facile de réussir à l'université mais cela l'est encore plus dans mon cas , dés fois je n'avais même pas le transport pour aller suivre mes cours.
Cela faisait longtemps que nous ne recevons de l'aide venant de mon père, ma famille paternelle n'en parlons pas maman ne voulait même pas en entendre parler elle disait toujours qu'ils étaient au courant de notre situation mais qu'ils ne faisaient rien et dieu sait que ce ne sont pas les moyens qui manquent.
Dés fois, on pouvait rester des mois sans l'électricité avant que maman n'arrive à payer la facture, nous étions les seuls à vivre dans ces conditions dans ce quartier, car sur un kilomètre à la ronde, nous étions entourés que de familles nanties.
Mon échec n'a pas découragé ma mère au contraire, elle m'a dit que ce n'était rien que je devais redoubler d'efforts pour l'année prochaine et que qu'elle était sure que j'allais réussir.
Cette même année que je redoublais ma demi-sœur décrochait son bac et surprise mon père l'a inscrite à ISM une très bonne école de management de Dakar.
Quand je l'ai su car évidemment tout ce qui se passait de l'autre côté finissait toujours par se savoir, sa tante y veillait personnellement , je me suis dis que cela n'avait pas d'importance car un jour tout cela aurait une fin car je me disais que tout arrive à point à qui sait attendre .
Pour réussir dans sa vie je savais que je devais me battre chaque jour sans relâche , car je savais que rien ne me serait donné gratuitement.
Malgré tous les coups durs , je restais souriante à la vie .
je ne laissais jamais mes problèmes transcender sur mes rapports avec les gens et rares sont ceux qui savent ce que je vivais.
Je n'avais qu'un seul ami dans mon quartier il s'appelle Amadou , c'est le seul qui a voulu de la pauvre fille que j'étais ,les autres m'ont toujours regardé de haut, m'ont presque snobée à la limite à cause de ma modeste condition.
Au début ils se sont montrés méchants avec moi se moquant de mes habits, me ridiculisant dés que l'occasion se présentait ,j'en souffrais énormément du coup j'ai décidé de ne plus me rapprocher d'eux. Je me suis créé une carapace que ce soit eux ou mon père personne ne peut plus m'atteindre.
Partie 2
J'ai toujours été réservée,je ne faisais rien de ce que les jeunes de mon age faisaient.
Je ne sortais pratiquement pas et les rares fois que cela m'arrivait c'est amadou qui m'entraînait dans des fêtes où la plupart du temps je me sentais mal à l'aise mais je restais quand même car je voulais lui faire plaisir.
C'était ma moitié comme il aimait si bien le dire lui et moi on partageait tout , c'était mon support dans cette vie jusqu'au jour où j'ai rencontré celui que je considérais comme l'homme de ma vie.
Je l'ai rencontré un jour où j'allais chez Amadou ; dés l'instant où je l'ai vu ,il m'a plu. C'était le premier homme qui s'intéressait à moi ,je n'avais jamais eu de copain auparavant.
Il se nommait Mamadou Moustapha Ndiaye, je pense que je l'ai aimé dés que je l'ai vu il m'éblouissait tellement, j'étais fascinée par lui, peut être parce qu'il représentait tout ce que je n'étais pas ,tout ce que qui m'était inaccessible.
Il était issu d'une famille très aisée et avait fréquenté les meilleures écoles de Dakar , avant d'aller en France pour continuer ses études ,il était élégant et savait bien parler aux femmes en somme il était un gentleman, l'homme que toutes femmes normalement constituées désirer.
J'étais aux anges, pour la première fois de ma vie je me sentais aimer ,lui ne voulait que de moi notre relation fut tout simplement idyllique ,il me traitait avec respect et s'occupait de moi comme si j'étais la chose la plus précieuse sur cette terre.
Nous sortions beaucoup ,il me faisait découvrir tous les beaux endroits de Dakar, dés fois je me demandais si je ne rêvais pas, il était si parfait.
il venait à la maison tout le temps mes frères l'avaient adopté de même que maman.
Il ne vivait pas avec ses parents il avait son propre appartement ,il m'a emmené deux fois chez ses parents ,il me disait que ces parents savent que je suis sa future femme.
EH oui il me parlait mariage ,il voulait m'épouser dans trois mois car cela faisait plus de neuf mois que nous étions ensembles, quand je lui ai dit que c'est trop tôt il affirmait qu'il ne voulait plus perdre plus de temps il voulait que je sois sa femme .
Ma mère était au courant en ce qui concerne nos projets de mariage et elle était heureuse pour nous.
Je n'ai rien vu venir ,cet homme était tout simplement parfait je n'avais rien à lui reprocher peut être que j'aurais dû me méfier de lui à cause de cela.
Pourtant je n'ai rien fait je me suis jetée tête baissée dans cette relation en croyant tout ce qu'il me disait, je lui faisais énormément confiance et surtout je l'aimais.
Je rêvais déjà de la fin de tous nos problèmes ,il avait un bon boulot et avait promis de tout prendre en charge une fois que nous serions mariés de toute façon maman ne voulait pas que l'on prenne son argent ,ma mère avec sa fierté.
Bien vrai qu'il me remettait de l'argent de temps en temps que j'utilisais pour les petites dépenses de la maison.
J'étais heureuse avec lui ,j'avais quelqu'un sur qui compter ,moi qui avais été seule pendant si longtemps, j'avais une personne qui prenait soin de moi, tous mes problèmes se sont envolés depuis que je l'ai rencontré et j'étais contente de me reposer sur lui.
Aucun nuage ne pouvait cacher mon bonheur, je me disais que c'est dieu qui m'a envoyé cet homme enfin mon part de bonheur dans cette vie.
J'ai longtemps cru en cela jusqu'au soir où tout bascula, c'était une soirée qu'il avait organisé dans avec ses amis j'y suis allée, avec lui .
J'étais excitée comme une puce à l'idée de sortir avec lui.
J'avais choisi le plus joli ensemble de mon armoire ; c'est vrai que c'est un habit qui datait de plus de deux ans et n'était plus à la mode ,mais je n'avais pas le choix c'est tout ce que je possédais.
Dés qu'il m'a vu ,il m'a complimenté sur mon habit
« wahouu tu es tout simplement magnifique mon bébé, je serai l'homme le plus bien accompagné de la soirée »
Ces paroles m'ont redonné confiance en moi
« merci mon chéri »
IL m'a ouvert la portière pour que je monte dans la voiture , il était tellement doux attentionné avec moi.
La soirée était tout simplement belle je n'ai jamais vu autant de belles robes dans ma vie, les filles étaient d'une telle élégance que je me sentais mal à l'aise dans mon vieux ensemble.
Mais Moustapha m'a montré qu'il n'avait yeux que pour moi ,je me suis sentie plus légère du coup.
A la fin de la soirée il m'a emmené dans son appartement il m'a dit que c'était pour bien finir la soirée histoire d'être en intimité.
Je l'ai suivi à notre arrivée sans arrière pensée ,j'avoue que moi aussi je voulais être seule avec lui, il m'a demandé de me mettre à l'aise , qu'il revenait.
Cinq minutes plu tard il est revenu avec du boisson, nous avons bu puis nous avons commencé à discuter, il me faisait rire ,avec lui j'arrivais toujours à oublier mes problèmes.
Je ne sais pas à quel moment la situation a dégénéré, il a commencé à m'embrasser c'était agréable comme d'habitude je me suis laissée aller .
Il m'a enlevé mes habits nous avons toujours flirté mais jamais nous ne sommes allés aussi loin.
Cette fois ci nous ne nous sommes pas contrôlés les choses ont dérapés et il a perdu le contrôle et m'a pénétré , du moins c'est ce que j'ai voulu croire en ce moment le seul souvenir que je garde de ce soir-là est la douleur que j'ai ressentit quand il est entré en moi c'était atroce et j'avais horriblement mal.
il m'a dit « chuttt ca va bientôt passer tu verras laisse toi faire »
Il a continué ses va-et-vient sur moi en râlant comme un animal , j'avais juste hâte qu'il finisse le plus rapidement possible cinq minutes plus tard il a joui en moi.
Ce n'est que lorsqu'il s'est levé sur moi que j'ai recouvrit mes esprits et que je me suis rendue compte de ce qui venait de se passer qu'avais je fais , j'étais complètement perdue , qu'allais-je bien pouvoir dire à ma mère, je me suis mise à pleurer.
« calme toi ma chérie ,je suis désolé ,je ne voulais pas que cela se passe ainsi »
Je devenais hystérique ,et je me suis mise à lui crier
« tu n'es qu'un menteur ,tu ne voulais pas quoi , que vais-je faire maintenant »
« pardonne moi , je suis désolé ,j'ai perdu le contrôle ,elle n'a pas besoin de le savoir , nous allons nous marier dans moins d'un mois, ceci restera notre secret»
Je ne savais plus quoi penser dans tous les cas ,je ne pouvais pas raconter cette histoire à quiconque ma mère encore moins jamais elle ne me croira ,elle me demanderait ce que je faisais chez lui jusqu'à cette heure en plus de cela de le laisser me déshabiller ,non-mieux vaut que je la ferme je n'avais pas le choix.
Je me suis habillée en vitesse et je suis sortie de la chambre, j'ai pleuré durant tout le chemin de retour ,je lui en voulais mais je m'en voulais encore plus car je suis autant fautive que lui.
« Arrêtes de flipper nous allons nous marier dans trois semaines à peine ,personne n'a besoin de le savoir , tu es la femme qui m'est destinée c'est vrai que nous avons brulé les étapes mais je te promets que cela n'arrivera plus jamais»
Et encore une fois je l'ai cru ,du moins je me suis accrochée à l'espoir que tout ce qu'il disait était vrai que tout finira dans l'ordre, dans tous les cas je n'avais pas le choix au retour à la maison, je me suis réfugiée dans ma chambre, j'étais recroquevillée sur moi-même , et je pleurais , je me sentais sale et indigne ,je venais de trahir toute la confiance que maman avait mis sur moi.
Jamais je n'aurais pu imaginer perdre ma virginité dans de telle circonstance moi qui avais toujours rêvé de ce jour en terme de douceur, de tendresse avec l'homme de ma vie qu'il me ferait connaitre la félicité.
Au lieu de cela je n'ai eu droit qu'à une relation bâclée qui n'a même pas duré plus de cinq minutes et qu'au finish n'a été pour moi que douleur et déception.
Le lendemain matin je me suis réveillée avec le corps en compote , j'avais du mal à marcher correctement ,c'est sur que si je sortais de la chambre maman va se douter de quelque chose.
Donc j'ai attendu qu'elle sorte pour me lever et prendre un bain , avant de me recoucher ,Je ne voulais rien d'autre à part dormir et ne plus me torturer l'esprit à force de penser.
Une semaine était passée depuis ce fameux soir , j'avais repris mes activités mais je ne me suis pas réconcilié avec moi-même car à chaque fois que je posais mes yeux sur ma mère ,j'avais l'impression de l'avoir trahit, elle m'avait toujours demander de me tenir éloigné des hommes. Avec Moustapha nous nous entendons tous les jours mais nous ne nous sommes pas revus , ce n'est pas qu'il ne voulait pas au contraire mais j'avais trop de choses à faire à la maison en plus de mes cours en plus de tout cela je n'étais pas prête de le revoir.
La deuxième semaine il a tellement insisté que j'ai fini par lui dire oui nous sommes allés mangé puis il m'a conduit chez lui , je ne voulais pas y retourner mais il m'a dit que c'est pour parler du mariage.
Et il a tenu parole nous avons discuté que de notre futur mariage ,il semblait regretter tout ce qui s'était passé la dernière fois.
Il semblait de plus en plus amoureux de moi aussi ,il m'emmenait des cadeaux tout le temps, m'appelait toute la journée, et nous n'avons plus jamais parlé de cette histoire.
Un soir il a voulu qu'on sorte ensemble ,il s'est montré galant et courtois comme d'habitude et en aucun cas il n'a manifesté son envi de coucher avec moi à nouveau.
« tu sais que j'ai déjà parlé avec mes parents dans quatre jours ils iront demander ta main à ton père »
« quoi , tu es sérieux, mon dieu ,tu vas vraiment m'épouser je suis si heureuse »
« pas autant que moi et pourquoi cela t'étonne autant je t'aime tu sais »
« moi aussi je t'aime de tout mon cœur »
« tu es tout ce dont je rêvais, et je veux que le monde entier sache que je t'aime »
J'étais dans un état euphorique, j'avais des rêves pleins les yeux, j'allais me marier.
Il m'a ramené chez lui et a utilisé tous les moyens de persuasions possibles , en me disant que nous allons nous marier dans quatre jours cela ne servait à rien de me refuser à lui ,cette fois ci je me suis donné à lui volontairement c'est la deuxième grosse erreur de ma vie.
Comme la première fois j'ai rien ressentit ,à part un besoin urgent qu'il en finisse au plus vite.
Peut être que j'ai un problème c'est pour cela je ne ressentais rien quand il me faisait l'amour, quoi qu'il en soit je me dis qu'avec le temps je finirais par aimer.
Partie 3
Les jours sont passés à une telle vitesse que je ne m'en suis pas rendue compte tellement j'étais sur mon nuage, le mardi soir, il était venu à la maison jusqu'à tard dans la nuit, on disait que c'était notre dernière soirée en tant que célibataire et nous en rions.
Il était convenu que ses parents allaient venir le mercredi discuter avec mon père pour qu'il leur accorde ma main comme cela se fait dans notre tradition. Dés l'instant que mon père acceptera ,nous pourrions nous marier le vendredi.
Le jeudi j'ai attendu toute la journée en vain ,son appel pour qu'il me tienne au courant de ce qu'on s'était dit la bas , car j'avais un peu peur de la réaction de mon père.
Finalement c'est l'appel de mon père qui a mis fin au suspens ,ce dernier a dit à ma mère qu'il n'avait vu personne de la famille de Moustapha ,ni lui ni aucun des membres de sa famille ne s'est présenté ,car elle l'avait appelé la veille pour lui tenir au courant de la situation.
Ma mère m'a demandé de ne pas trop m'inquiéter qu'elle était sure qu'il me donnerait une raison valable , mais je ne sais pas pourquoi j'avais un mauvais pressenti ajouté à cela le fait que son téléphone soit sur boite vocale.
Toute la journée du jeudi et du vendredi j'ai essayé de le joindre sans réussir j'avais fini par m'inquiéter sérieusement ,je pensais qu'il lui était arrivé malheur ,je suis même partie à son appartement toutes les portes étaient fermées.
Je ne sais pas où est ce qu'il est ,je priais dieu qu'il ne lui soit arrivé aucun malheur, aujourd'hui plus qu'hier je me suis rendu compte à quel point je dépendais de lui, j'avais besoin de lui il me manquait.
Deux semaines passa rien aucun signe de vie , un matin je me suis réveillée avec des nausées terribles, je restais toutes une journée sans pouvoir avaler quoique se soit, je me sentais faible, j'étais malade comme un chien.
Puis c'est au tour des vomissements jamais je n'oublierai le regard affolé que ma mère m'a lancé quand elle m'a vu courir vers les toilettes après avoir bu mon café.
A ma sortie des toilettes complètement essoufflée ma mère m'attendait avec des yeux remplis d'inquiétude avant même qu'elle n'ouvre la bouche , je fus obligée de retourner dans les toilettes.
Lorsque je suis ressortie ,j'étais complètement lessivée, je n'arrivais plus à bien tenir sur mes deux jambes.
« Aissatou Samira Diop qu'as-tu fais ma fille oh mon dieu ne me dis pas que tu es enceinte »
Je ne savais pas quoi dire ,je l'ai regardé tandis que sa phrase pénétrait doucement mon esprit ,mon cœur a manqué un battement serait –il possible que je sois enceinte
Puis la panique a commencé à me gagner serait –il possible qu'elle ait raison , c'est vrai que je n'ai pas vu mes règles ce mois ci et tous ses signes les nausées matinales , les vomissements.
« rassures moi , dis moi que tu n'as jamais rien fait »
Que pouvais je dire ,bien sur que j'en ai fait des choses ,je me suis donnée à l'homme qui était censé m'épouser.
Mais comment je vais pouvoir lui raconter cela
« je te parle, réponds moi » sa voix frisait l'hystérie
Mes yeux se sont embués et je pense que ma mère a compris
« mon dieu ,tu n'as pas osé samira, non dis moi que je fais fausse route ,lèves toi on part à l'hôpital tout de suite »
Nous nous sommes rendus à l'hôpital du moins elle m'y a trainé , sur le chemin je priais dieu pour que cela ne soit pas vrai ,je ne pouvais pas être enceinte toute ma vie en serait bouleversée.
Mais dieu en avait décidé autrement pour moi , le docteur a confirmé ma grossesse anéantissant par la même occasion le petit espoir que j'avais.
Tout ce dont je me rappelle de ce jour c'est ma mère qui s'est jetée sur moi comme une furie au début elle cherchait à me blesser ,je ne me suis pas défendue ,je sais que c'était sa façon à elle d'extérioriser.
Elle a finit par éclater en sanglot dans mes bras , et à cet instant j'ai eu tellement honte de moi , moi qui m'étais toujours juré de toujours rendre heureuse cette femme , voilà que je la faisais pleurer.
J'étais anéantie ,je m'en voulais à tel point.
Je me suis endormie sans manger, je n'ai pas osé affronter le regard de ma mère, j'avais pleuré toute la nuit, plongée dans mes pensées et mes regrets.
Le lendemain je me suis levée à 6h du matin je ne pouvais pas dormir je n'y arrivais pas , j'ai fait le ménage de toute la maison et j'ai envoyé un message à amadou lui demandant de venir à la maison aussi vite que possible, je ne savais plus vers qui me tournais en dehors de lui.
Je pense que mon message l'a fait paniqué vu que 8h l'a trouvé chez moi
« cc princesse, j'ai fait aussi vite que j'ai pu dis moi ce qu'il y'a »
J'ai commencé à pleurer, il semblait perdu depuis petit il ne m'avait jamais vu autant pleurer
« hé arrêtes toi , qu'est ce qui se passe ?Quelqu'un est malade mon bébé ? »
J'ai fait non de la tête et j'ai continué de pleurer
« comment veux tu que je saches si tu ne me parles pas , cesse tes pleures et dis moi tout s'il te plait ,tu m'inquiètes trop »
« je suis enceinte »
Il ne disait rien quand j'ai levé les yeux sur lui il, me regardait bouche bée
« Attend sam dis moi que tu plaisantes »
« non, c'est la vérité ,elle est belle et bien enceinte, tu n'as même pas honte » c'est ma mère qui venait de parler avec une voix remplie de dégoût , je continuais de pleurer de plus belle
« tu pleures pourquoi samira ,ce n'est pas le moment fallait y penser avant, tu pleureras encore plus lorsque tu passeras les trois prochaines années à changer des couches qu'est ce que je n'ai pas fait pour toi ,n'ai-je pas été une bonne mère ? ne t'ai-je pas donné une bonne éducation ?Dis moi où j'ai faillit »
Je continuais toujours de pleurer
« as-tu pensé à moi , à ton père, à tous ces gens à qui cette nouvelle fera plaisir, ne t'ai-je pas toujours appris qu'il faut toujours se donner à l'homme qui va t'épouser et partager sa vie avec toi. Tu as fichu toute ta vie en l'air, tes études , ton avenir tout est compromis ,que vas-tu faire avec un enfant toi-même tu en es un »
Maman avait raison comment allais je m'occuper d'un enfant , j'étais désemparée en plein désarroi , seigneur qu'avais je fais, pourquoi ,je l'ai cru, pourquoi je l'ai laissé faire.
Mes larmes ne pouvaient plus s'arrêter ,Amadou est venu me prendre dans ses bras ,moi en sanglotant
« qu'est ce que j'ai fait ,j'ai gâché toute ma vie »
« ne dis pas cela ,sam une grossesse n'est pas la fin du monde ma chérie on s'en sortira , tu verras ne perds pas espoir»
« je regrette tellement ,maman ne me pardonnera jamais moi-même j'arrive pas à me pardonner »
« elle est juste en colère laisse lui le temps de digérer cette histoire ,tout ira bien ma princesse »
Le temps n'a rien arrangé de nos rapports au fil des jours ma mère était de plus en plus en colère contre moi surtout a cause de mon incapacité à mettre la main sur l'auteur de ma grossesse.
Il avait complètement disparu de la circulation, son appartement était fermé et il était injoignable.
Ma mère n'avait encore rien dit à mon père , elle voulait d'abord avoir des nouvelles de Moustapha.
Avec ma tante elles avaient décidé d'aller voir sa mère pour lui parler de la situation et évidemment elles m'avaient trainé avec elles.
A notre arrivée sa mère nous a reçus avec froideur, mais son attitude n'a pas freiné maman et sa sœur.
Après les salutations , elle nous a demandé l'objet de notre visite, ma tante avait répondu en lui disant
« Nous sommes venues vous parler de votre fils »
« Mon fils, et pourrais- je savoir ce qu'il a fait »
« Vous n'êtes pas sans ignoré qu'il sortait avec ma fille ici présente »
« excusez moi chère madame mais mon fils sortait en compagnie de nombreuses filles donc je suis désolé je ne pouvais pas toutes les compter »
Quand elle a dit cela mon sang se glaça , cette femme parlait comme si j'étais une inconnue alors que son fils voulait m'épouser ma mère a répliqué
« qu'importe ce n'est pas ce qui nous emmène aujourd'hui mais de l'état de ma fille car voyez vous elle est enceinte et c'est l'œuvre de votre fils »
Elle semblait surprise « enceinte , mon fils ne peut pas etre le père »
« on peut savoir pourquoi serait –il impuissant » c'est ma tante qui venait de parler
« ne soyez pas vulgaire avec moi , vous vous prenez pour qui vous débarquez dans ma maison en voulant coller un batard sur le dos de mon fils, cela ne se passera pas comme cela vous avez intérêt à quitter ma maison sur le champs »
Je me suis décidée à intervenir avant que cela ne dégénère peut être que moi elle m'écoutera
« je vous le jure que c'est la vérité nous nous aimons, nous devrions nous marier »
« te marier avec qui espèce de sale petite dévergondée ,mon fils ne va jamais épouser une trainée comme toi, vous passez d'un homme à un autre jusqu'à tomber enceinte et c'est pour coller cette grossesse au premier venu. »
J'étais choquée par tant de cruauté , je commençais à trembler sous ses insultes, ma tante a commencé à l'insulter ma mère s'en est mêlé les cris ont fusé de partout ,j'étais en état de choc, je n'entendais plus rien j'avais qu'une seule envie me casser de cet endroit.
« de toute les façons ce n'est pas la peine de faire tout ce boucan , mon fils n'est pas père d'ailleurs il s'est marié cela fait plus de deux semaines et ,il vient juste de rentrer de voyage de noce avec sa femme »
Je me suis dis qu'elle mentait qu'il ne pouvait pas me trahir , elle disait cela pour me décourager
« vous mentez c'est faux il ne peut pas se marier c'est moi qu'il aime »
« ok tu l'auras voulu ,j'aurai aimé t'épargner cela mais tu m'y obliges ,il va te le dire se sa propre bouche
Elle a fait appelé son fils qui est venu cinq minutes plu tard dés qu'il nous a dit, s'est figé, il semblait un peu surpris et gêné
« Samira que fais tu ici »
Moi avec une voix incertaine et horriblement aigu « c'est vrai ce qu'elle raconte »
Il ne disait rien se contentait juste de me regarder, jusqu'à ce que sa mère l'interpelle
« oui Samira ,je me suis mariée maintenant avec la fille que j'aime et avec qui j'ai fait plus de Quatre années s'il te plait essaie de ne plus m'harceler avec tes appels et tes messages »
« quoi mais moustapha quelle fille, c'est moi que tu aimes tu ne peux pas te marier et nous dans tout cela, et notre mariage et notre bébé »
« il n'y a jamais eu de nous samira c'était juste une histoire sans lendemain et puis de quel bébé tu parles »
« figures toi que mademoiselle se dit enceinte et que c'est toi le père »
« c'est faux maman ,ne te fous pas de moi qui est le père de ton enfant moi allez répond dis leur plutôt tu couchais avec n'importe qui, je n'étais ni le premier ni le dernier,
« mais c'est faux tu as toujours été le seul et l'unique ,qu'est ce que tu me racontes là, tu es malade ou quoi »
« non au contraire , c'est toi la malade »
«mais et tous ses promesses , tout cet amour que tu prétendais ressentir pour moi, et notre mariage »
« tu ne vas pas me coller cette grossesse, comment as-tu seulement pu penser que je vais épouser une fille aussi facile que toi »
« si tu crois que tu vas enceinter notre fille et refuser ta paternité tu te fous le doigt dans l'œil espèce de sale menteur , tu n'es qu'un lâche »
« merci vous pouvez dire ce que vous voulez les seuls enfants que j'aurai sera avec ma femme, pas avec cette petite ... »
« si tu oses l'insulter à nouveau , je ne répondrai plus de moi , et laisse moi te dire une chose je veux que tu mesures tres bien tes paroles parce qu'un jour viendra je te les ferai regretter »
« ne menace pas mon fils vous pensez que les gens n'ont pas compris si vous voulez quelqu'un qui va vous sortir de la misère trouvez un autre pigeon maintenant vous l'avez entendu il n'est pas le père videz ma maison »
Mon Moustapha me parler ainsi ,non ce n'est pas vrai, je nage en plein cauchemar, chacun de ses mots avait sur moi l'effet d'une bombe, je me sentais humiliée , je ne pouvais plus parler , j'avais juste envie de fuir aussi loin que possible de lui de sa mère de toutes ses paroles blessantes, le regard que j'ai lancé à ma mère m'a fait comprendre qu'elle était aussi surprise et humiliée que moi.
Sur ses entre faits une femme est entrée dans le salon elle était belle toute menue avec une peau noire magnifique.
« Que se passe t-il mon chéri c'est qui tous ces gens »
«ce n'est personne des gens sans importance retournes te coucher tu dois être fatiguer par le voyage »
"des gens sans importance ,A ces mots je fus envahi par une vague de tristesse mon cœur se serra, je me disais que je rêvais que j'allais finir par me réveiller et me rendre compte que tout ceci n'a pas existé , mon homme n'était pas marié ,il m'aimait toujours et allait m'épouser mais quad je lui 'ai jeté un regard ,j'ai compris qu'il était sérieux ,c' était plus que je ne pouvais supporter ,il fallait que je quitte cette pièce le plus vite possible, ,mes yeux étaient voilés par les larmes.
Je suis sortie de la maison en courant, j'ai couru aussi loin que j'ai pu sans m'arrêter ,jusqu'à perdre mon souffle ,je me suis adossée contre un arbre avant de laisser libre cours à mon chagrin.
J'ai pleuré jusqu'à perdre mon souffle, pourquoi dieu me punissait ainsi ,qu'ai-je fais de mal pour mériter cela.