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Richesse ou Amour ?

Richesse ou Amour ?

Auteur:: Chroniques de Plume
Genre: Romance
Que ferez-vous lorsque la richesse deviendra le seul obstacle entre vous et l'amour de votre vie ? Sachant que vous avez besoin de cette richesse, quel choix ferez-vous ?

Chapitre 1 Chapitre 01

Que ferez-vous lorsque la richesse deviendra le seul obstacle entre vous et l'amour de votre vie ? Sachant que vous avez besoin de cette richesse, quel choix ferez-vous ?

Ce jour-là, Jiffy s'était levé plus tôt que d'habitude et s'était assis devant sa chambre, toutes ses pensées tournées vers son avenir.

Son père était assis juste à côté de lui, fixant son garçon sans que ce dernier ne s'en rendît compte. Jiffy était présent physiquement, mais mentalement, il était ailleurs. Il était là lorsque son père avait commencé à l'appeler, mais il ne savait pas si c'était le cas, car il voyageait à travers ses pensées. Son frère Napoléon était sorti de la chambre pour le toucher et il était revenu parmi eux.

– Napoléon, mon frère, quelque chose ne va pas ? demanda Jiffy à son frère.

– Non, grand frère, c'est papa qui vous appelle. Mais on aurait dit que vous n'entendiez pas, répondit le frère de Jiffy.

– Oh vraiment ?

– Oui, grand frère.

Jiffy se leva pour s'approcher de son père. Une fois devant lui, il prit la parole.

– Oh papa, excusez-moi, je ne savais pas que vous m'appeliez vraiment, je n'entendais rien. S'il vous plaît, excusez-moi.

– Mon fils, je te comprends, tu es soucieux et perdu dans tes pensées. Assieds-toi ici à côté de moi et parle-moi de ce qui ne va pas, mon fils.

Jiffy prit place à côté de son père et ce dernier continua.

– Mon fils, parle-moi, je t'écoute, dis-moi ce qui ne va pas. Car je sais que tu as un souci.

– Papa, je n'ai rien, je pensais juste à mon avenir et à comment je deviendrai quelqu'un demain pour sortir ma famille de la pauvreté, répondit Jiffy.

– Mon garçon, je sais que tu es brillant et capable de relever plusieurs défis. Ce que tu dois savoir, c'est que tu y arriveras un jour. Je ne cesserai jamais de prier pour toi, et ta mère prie beaucoup pour toi aussi. Si le bon Dieu existe réellement, sache que tu réussiras, mon fils. Mais n'oublie jamais que "c'est dans la joie que le bon Dieu donne la vie". Aujourd'hui, c'est du gari que j'achète et que nous mangeons, mais un jour viendra où ce sera de la viande. Toi, mes enfants, vous en achèterez , et moi, je mangerai. Toute chose a un début et une fin, donc ne te soucies plus au point de t'oublier toi-même.

– Merci beaucoup papa pour vos précieux conseils, j'ai bien compris et je ne referai plus une telle chose père.

– OK mon garçon, je suis content de l'entendre. Dis-moi mon fils, quand nous présenteras-tu ta petite amie ? Parce que ta mère et moi pensions que c'était Nancy, celle avec qui tu es depuis l'école primaire. Mais tu nous as dit qu'elle est juste ton amie. Ne me dis pas que tu n'as pas de petite amie, hein ?

– Non, ce n'est pas ça père, j'ai une petite amie et elle s'appelle Mirabelle. Elle est une fille vraiment belle et séduisante.

– Oh mon enfant, tu viens juste de parler de la fille, mais la seule chose que j'ai entendue de ta bouche à son sujet est sa beauté et non son comportement. Et ce n'est pas un bon signe. Tu sors avec elle depuis quand ?

– Papa, depuis que j'ai commencé la première année universitaire, répondit Jiffy.

– OK, je vois, et elle n'est jamais venue te rendre visite à la maison depuis que tu es en deuxième année ? Et cela te convient-il ?

– Non papa, ce n'est pas ça, sa maison est loin d'ici et...

Jiffy n'avait pas terminé sa phrase avant que son père ne l'interrompit.

– Jiffy mon enfant, écoute-moi très bien, c'est vrai que tu es jeune et que tu viens juste d'avoir 23 ans. Mais sais-tu pourquoi nous voulions voir ta petite amie ? Parce qu'avoir une petite amie, une bonne petite amie, te permettra d'avoir une seconde force. C'est vrai que tu as tes parents à tes côtés, mais c'est aussi bon d'avoir quelqu'un avec qui on peut partager certaines choses. Quelqu'un avec qui tu vas partager tes soucis, construire ton avenir, la connaître mieux et là, si avec le temps vous décidez de vous marier, vous serez toujours dans l'harmonie dans votre famille, quelle que soit la situation dans laquelle vous allez vous trouver. Mais pour ne pas tourner autour du pot, celle que je veux pour toi et qui a les bonnes qualités qu'une femme doit avoir est Nancy. Mais comme c'est Mirabelle que tu aimes, je veux bien la connaître.

– OK, compris papa, je l'amènerai demain à la maison si possible, comme les cours commenceront demain.

– OK, je suis à la maison avec ta mère.

– D'accord, papa.

La mère de Jiffy avait appelé Jiffy, et ce dernier était parti la voir.

Le lendemain, Jiffy était à l'université et il pensait toujours à ce que son père lui avait dit. En arrivant devant sa salle de classe, il entendit quelqu'un l'appeler. Il se retourna et vit que c'était Nancy. Elle s'approcha de lui et lui demanda comment il allait.

– Bien, merci. Et toi, comment vas-tu? Et ta famille?

– Ça va bien, et ma famille aussi. J'espère que c'est pareil pour toi, dit Nancy.

Ils discutèrent quand Mirabelle arriva avec ses amies.

– Bonjour, mon chéri, comment vas-tu ce matin? demanda Mirabelle à Jiffy.

– Ça va bien, répondit Jiffy.

– Quoi, tu ne me donnes plus de surnom maintenant ? Pourquoi réponds-tu comme ça, tu es occupé? demanda Mirabelle.

Jiffy voulut répondre, mais Nancy demanda à partir car elle n'était pas dans la même entité que Jiffy. Après que Nancy fut partie, Jiffy et Mirabelle entrèrent dans la salle. Jiffy commença à penser à ce qui venait de se passer et décida de poser des questions à Mirabelle.

– Mirabelle, je peux te poser une question? demanda Jiffy.

– Oui, Jiffy, répondit-elle.

– Voilà, j'ai remarqué que chaque fois que je suis avec Nancy, tu m'appelles par des surnoms romantiques, mais quand elle n'est pas là, tu ne le fais plus. Tu as fait ça toute l'année dernière et cette année, tu as recommencé. Qu'est-ce que tu as derrière la tête? demanda Jiffy.

– Je ne comprends pas ce que tu insinues. Tu penses que j'embête Nancy? répondit Mirabelle.

– Je n'ai pas dit ça, mais je veux que tu arrêtes ce jeu. Si tu ne peux m'appeler par ces surnoms que devant Nancy, je ne veux plus que tu les utilises. Nancy est très précieuse pour moi et je ne peux pas tolérer que quelqu'un la blesse ou la mette mal à l'aise. Si tu fais ça pour la rendre jalouse, oublie ça. Et mes parents aimeraient bien te voir, dit Jiffy.

– OK, ils peuvent venir ici à l'université, non? répondit Mirabelle.

– Quoi? Je ne comprends pas. Tu parles de mes parents ou je rêve? demanda Jiffy.

Mirabelle ne répondit pas et partit s'asseoir à côté de ses amies.

Jiffy était là, tranquillement en train de penser aux paroles de son père, lorsque Arnold, l'un de ses amis, vint le voir avec un cahier d'exercices à la main. Arnold avait fréquenté le collège avec Jiffy et Nancy et était dans la même maison que Nancy.

Pour vous mettre dans le bain, Jiffy était amoureux de Nancy et avait voulu déclarer son amour à elle une fois qu'ils auraient obtenu leur baccalauréat. Mais le jour où les résultats furent sortis, Arnold avait dit à Jiffy que Nancy était sa petite amie. Jiffy n'avait rien demandé à Nancy et avait décidé d'effacer ses sentiments pour elle.

Arnold vint voir Jiffy avec un cahier d'exercices à la main car il était dans la même école que Jiffy.

– Bonjour mon grand, comment vas-tu ce matin? demanda Arnold.

– Bien mon ami et ce matin ? demanda Jiffy.

– Ça va, Jiffy, je suis venu te voir pour que tu m'expliques cette question. Pendant les vacances, j'ai essayé de faire l'exercice, mais je n'ai pas réussi. Mon grand frère est venu me donner un coup de main, mais la façon dont il me l'a montré n'était pas très claire.

– Ah bon ? Donne-moi ça, je vais voir.

Ils travaillaient sur l'exercice lorsque leur professeur entra dans la salle et ils durent s'arrêter.

À la sortie...

Jiffy voulut rentrer chez lui sans adresser la parole à Mirabelle. Il était dépassé par son comportement et aussi par ce qu'elle avait dit à propos de ses parents.

Il était sur le chemin du retour et une fois arrivé devant le portail de l'université, il vit Mirabelle en compagnie d'Arnold et Mirabelle lui parla :

– Jiffy, tu m'as dit quelque chose aujourd'hui et maintenant, pourquoi es-tu parti sans un mot ? demanda Mirabelle.

– Non, oublie et rentre chez toi, répondit Jiffy.

– Comment puis-je oublier ? Jiffy, s'il te plaît, excuse-moi pour mon comportement de tout à l'heure, c'était sous l'effet de la colère. S'il te plaît, chéri.

Après qu'elle eut dit cela et comme Jiffy était aveuglé par sa beauté, ils prirent la route pour se rendre chez Jiffy. Sur la route, Arnold les quitta.

Chapitre 2 Chapitre 02

Ils arrivèrent enfin dans la maison de Jiffy, où le père et la mère de Jiffy étaient dans la chambre. Jiffy demanda à son frère Napoléon d'apporter une chaise à Mirabelle pour qu'elle s'assied. Napoléon apporta la chaise à Mirabelle et cette dernière prit place. Mirabelle commença à regarder la maison de Jiffy bizarrement. Le petit frère de Jiffy lui apporta de l'eau, mais elle refusa de prendre.

Jiffy appela ses parents et ces derniers sortirent de la chambre. Le père de Jiffy prit une chaise et s'assit devant la chambre, la mère de Jiffy était assise sur la véranda. Mirabelle les salua et eux répondirent à sa salutation. La mère de Jiffy regardait étrangement Mirabelle car cette dernière portait une mini-jupe et un habit qui laissait voir ses seins et autres, ce que la mère de Jiffy avait déjà souligné comme défaut. Le père de Jiffy prit la parole.

- Bonsoir jeune fille, comment vas-tu ? demanda le père.

- Bien papa, répondit Mirabelle.

- OK, c'est nous les parents de Jiffy et nous avons demandé à notre enfant de te faire comprendre que nous voulions te voir parce qu'il nous avait dit que tu étais sa petite amie ou bien ce n'est pas toi Mirabelle ?

- Oui, c'est moi Mirabelle papa, et c'est vrai que Jiffy et moi sortons ensemble.

- Donc tu es vraiment sa petite amie ?

- Oui papa, je suis la petite amie de Jiffy, répondit Mirabelle.

- OK c'est compris, mais sais-tu que ton petit ami est le fils d'un pauvre ? Et tu l'acceptes comme ça ? Je te pose ces questions parce qu'en te voyant, tu n'es pas du même monde que mon enfant et je ne veux pas de problème entre vous deux. Alors réponds-moi, vous voulez rester ensemble pour construire votre avenir ensemble et même vous marier un jour ? Tu nous confirmes cela ? Là, nous pourrons aller chez tes parents, parce que vous n'êtes plus des enfants. Quel âge as-tu ?

- Papa, j'ai 24 ans.

- OK, je vois, mais réponds à mes questions, veux-tu vraiment faire partie de notre famille ? demanda le père de Jiffy.

Mirabelle était confuse après la question posée par le père de Jiffy, car elle ne voulait rien de tout cela avec Jiffy. Elle voulait juste profiter de ce dernier et c'est tout. Elle se leva et dit :

- Papa, pour votre question, je vais y réfléchir d'abord et Jiffy vous le dira après.

Sur ce, la mère de Jiffy s'était levée et était entrée dans la chambre. Jiffy aussi ne savait plus quoi dire et son père avait continué.

- Ma fille, ce que tu viens de dire prouve que tu n'es pas sûre de votre relation. Mais il est bon de bien réfléchir pour prendre une bonne décision et pour donner une bonne réponse aussi. Donc merci beaucoup pour ta visite et je suis impatient d'entendre ta réponse.

- D'accord papa, merci beaucoup à vous aussi, bonne soirée à vous.

- Merci beaucoup ma fille, fais de bonnes choses pour ta famille de ma part.

- Je ne manquerai pas, papa.

Jiffy avait raccompagné Mirabelle. Cette dernière avait pris un taxi et était partie chez elle.

Jiffy était sur le chemin du retour vers la maison. Il était déjà proche de sa maison lorsqu'il aperçut Nancy. Nancy était sur le point d'entrer dans la maison de Jiffy. Jiffy l'a appelée et cette dernière est venue à sa rencontre.

- Bonsoir Jiffy, et la soirée ? Je ne comprends pas, c'est maintenant que tu viens de l'université ? demanda Nancy.

- Non, même pas, c'est un ami qui était venu chez moi et je suis parti le raccompagner, répondit Jiffy.

Ce qui était bizarre, c'est que Jiffy n'avait pas dit à Nancy que c'était Mirabelle qui était venue chez lui.

- OK, je vois, et maman, elle est là ?

- Oui, elle est là, elle avait même demandé de tes nouvelles tout à l'heure.

- OK, allons-y alors, non ? Ou bien tu veux encore aller quelque part ? demanda Nancy.

- Non, non, on y va.

Ils sont entrés dans la maison. Le père de Jiffy avait appelé Jiffy et, après avoir salué le père de Jiffy, Nancy était partie voir la mère de Jiffy dans la cuisine.

Le père de Jiffy avait commencé à discuter avec son fils.

- Mon fils, tu as bien raccompagné ta petite amie ?

- Oui, papa.

- OK, bien, j'espère que tu as fait un peu aujourd'hui ?

- Oui, papa, j'ai fait un peu.

- OK, mon enfant, je peux te poser une question ?

- Oui, papa.

- Cette fille Mirabelle qui était venue ici aujourd'hui, c'était toi-même qui l'avais draguée ou bien c'était elle qui l'avait fait ?

- Papa, c'est... papa, c'est...

Jiffy ne sut pas quoi répondre à son père. Il avait perdu ses mots et son père continua :

- Mais mon garçon, as-tu perdu ta langue ou quoi ? Parle-moi.

- Papa, c'est elle qui est venue m'avouer ses sentiments, mais je l'aime, papa, répondit Jiffy.

- Mon fils, tu plaisantes, tu ne l'aimes pas, mon fils. Tu es juste aveuglé par sa beauté, rien de plus. Ce n'est pas ainsi qu'on aime, mon garçon. Aimer, c'est vivre le vrai bonheur du monde, et même en te regardant parler, on peut constater que tu n'es pas heureux dans cette relation, mon fils. Tu sais très bien de quoi je parle, mais je te laisse réfléchir. Comme l'adage le dit, la nuit porte conseil.

Sur ces mots, le père de Jiffy se leva et quitta Jiffy. Jiffy était perplexe. Il commença à réfléchir à tout ce que son père lui avait dit depuis un certain temps.

La mère de Jiffy et Nancy étaient dans la cuisine, et Nancy l'aidait. Elle observait Nancy travailler et prit la parole :

- Ma fille, j'espère que tout se passe bien pour toi à l'université ?

- Oui maman, ça va.

- Je pensais que tu ne viendrais pas me voir comme je te l'avais demandé.

- Mais maman, pourquoi ne viendrais-je pas ? Vous ne savez pas que vous êtes ma maman chérie ? demanda Nancy à la mère de Jiffy en souriant.

- Je le sais très bien, et toi aussi, tu es ma fille chérie. Bon, sais-tu pourquoi je veux te voir ?

- Non, maman.

- Très bien, je veux te poser une question, mais sois sérieuse avec moi, d'accord ?

- Bien sûr maman, je suis prête.

- Bon, ma fille chérie, Nancy, dis-moi, as-tu un petit ami ? Ne me cache rien, car tu n'es plus une étrangère ici. Alors parle-moi.

- D'accord maman, pour être honnête avec vous, je n'ai pas de petit ami, répondit Nancy.

- Quoi ? Tu es sérieuse, ma fille ? Tu n'as pas de petit ami, c'est vrai ?

- Oui maman, je suis sincère. Comment pourrais-je vous mentir ? Si je ne vous dis pas la vérité, à qui pourrais-je la dire, maman ?

Sur ces mots, Nancy devint triste et commença à pleurer, ce qui étonna la mère de Jiffy qui s'inquiéta.

- Ma fille, pourquoi pleures-tu ? Quelque chose ne va pas, c'est ça ? Parle-moi, mon enfant.

- Non, maman, il n'y a rien, répondit Nancy en sanglotant.

- Comment ça, rien ? Nancy, tu n'es plus une petite fille, hein ? Alors, parle-moi.

- D'accord maman, quelqu'un a emprisonné mon cœur depuis très longtemps et c'est seulement de lui que je suis amoureuse. Mais....

- Mais quoi, ma fille ? Parle-moi, ce dernier est mort ou quoi ? Demanda la mère de Jiffy.

- Non, maman, il est toujours vivant, mais il ne m'aime pas comme moi je l'aime. Il ne ressent rien pour moi, maman. Mais je l'aime, maman, je l'aime de tout mon cœur.

- Ma fille, fais-lui comprendre cela, des fois on doit se battre pour celui qu'on aime.

- Oui, maman, je sais, mais c'est trop tard, car il est déjà avec une autre fille et ce qui me fait mal est que je n'arrive pas à l'oublier, maman.

- Oh, ma fille, je suis désolée pour toi. Comment s'appelle ce garçon si chanceux ? Et que fait-il dans la vie, ma fille ?

Les yeux trempés de larmes, Nancy avait du mal à répondre à la mère de Jiffy. Cette dernière insista pour qu'elle lui dise la vérité.

- Mais ma fille, parle-moi, je suis là pour t'écouter.

- Maman, c'est de Jiffy qu'il s'agit. Je suis amoureuse de Jiffy maman.

- Quoi ? Mon fils ?

Nancy secoua la tête pour répondre OUI à la mère de Jiffy. Elle la prit dans ses bras et commença à la consoler.

- Ma fille, mais toi aussi, c'est de Jiffy que tu parlais comme ça ? Et tu penses que tu l'as déjà perdu, c'est ça ?

Nancy ne fit aucun geste, et la mère de Jiffy se mit à rire. Nancy passa du temps avec la mère de Jiffy, puis elle retourna chez elle car il faisait nuit.

Jiffy voulait aller se coucher lorsque sa mère l'appela.

- Mon garçon, viens ici, s'il te plaît, je veux te dire quelque chose.

Chapitre 3 Chapitre 03

Jiffy alla voir sa mère. Il s'approcha d'elle et elle commença à lui parler.

- Oui maman, je suis là.

- Mon garçon, tu sais ce que je veux te demander ?

- Non maman, répondit Jiffy.

- D'accord, la fille qui est venue ici aujourd'hui, celle que tu appelles ta petite amie, est-elle plus belle que Nancy ?

- Maman, pourquoi demandez-vous cela ?

- Mon fils, je t'ai posé une question et tu me réponds avec une autre ?

- Non maman, ce n'est pas ça, c'est que...

- C'est que quoi mon garçon ? Es-tu aveugle ? Sinon, je ne sais pas ce que tu as trouvé chez cette fille Mirabelle. Si c'est la beauté, Nancy est plus belle qu'elle. Si c'est la forme, elle est plus en forme qu'elle. Elle a tout de plus qu'elle. Mais on dirait que tu ne vois rien, toi. Ou bien es-tu vraiment aveugle ? Ou tu ne sais pas distinguer les bonnes choses des mauvaises ?

- Mais maman...

- Oui, c'est bien ce que je pense de toi. Tu quittes une fille que tu fréquentes depuis des années, depuis l'école primaire, pour te mettre avec une fille qui ne peut rien t'apporter de bien. Nancy vient ici tous les jours, elle vient aider ta mère ainsi que tes frères et sœurs dans leurs études. Et depuis que tu l'as quittée, tu n'as rien réalisé. Tu sais, mon fils, si tu ne te reprends pas et si jamais Nancy trouve un autre homme dans sa vie, tu le regretteras amèrement. C'est moi, ta mère, qui te le dis. Si tu veux, écris cela quelque part.

Jiffy était perdu, il leva la tête et prit la parole :

- Maman, je sais que Nancy a tout ce qu'une bonne femme doit avoir, mais elle a déjà quelqu'un dans sa vie. Sinon, j'aurais aimé que Nancy devienne ma petite amie, et pourquoi pas la femme de ma vie, la mère de mes enfants dans le futur. Mais...

Jiffy devint tout triste.

- Mon garçon, qu'est-ce qui se passe ? Parle-moi.

- Maman, je voulais lui avouer mes sentiments, mais j'ai appris qu'elle était en relation avec l'un de nos amis et qu'il était même chez elle en ce moment, maman.

- Quoi ? Mon fils, tu es sérieux ? As-tu des preuves ? demanda la mère de Jiffy.

- Oui, maman, je suis sérieux. Le type est dans la même école que moi à l'université et il parle d'elle tous les jours.

- D'accord, comment s'appelle ce garçon ?

- Maman, vous pensez vraiment que je mens ? D'accord, il s'appelle Arnold.

- Quoi ? Arnold qui ?

- Arnold Tchouka.

- D'accord, mon garçon, c'est compris. Tu peux aller te coucher. Mais sache une chose, Mirabelle n'est pas une fille avec qui tu peux avoir une relation quelconque.

- D'accord, bonne nuit maman.

- Bonne nuit, mon chéri.

Jiffy entra dans sa chambre, et sa mère commença à réfléchir aux deux conversations qu'elle avait eues avec Nancy et Jiffy.

Le lendemain, à l'université...

Mirabelle était avec ses copines (Andy, Anny et Caroline) et elles discutaient.

- Mirabelle : Les filles, savez-vous ce qui m'est arrivé hier quand vous êtes parties à la maison ? demanda Mirabelle à ses copines.

- NON, répondirent-elles. Et Mirabelle continua :

- OK, je vous ai dit hier que Jiffy m'a dit que ses parents voulaient me voir, n'est-ce pas ?

- (Andy) : Oui, ma chère. Ne me dis pas que tu es allée chez lui ?

- Oui, j'y suis allée et vraiment, si vous aviez vu sa maison, vous auriez dit que c'est la maison des porcs.

- Es-tu sérieuse ? demanda Caroline.

- Vraiment, ma chérie, et je me demande bien comment il fait pour être propre comme ça à l'université.

- Donc, si je comprends bien, tu es allée voir tes beaux-parents ? demanda Anny à Mirabelle.

- Beaux-parents, mon œil ! Ai-je dit que je suis fiancée ? demanda Mirabelle.

- Ne dis pas ça, ma chérie, car cela fait un an que tu es avec ce garçon et tu ne voulais même pas que nous, tes copines, nous approchions de lui. Maintenant, que veux-tu dire ? demanda Caroline à Mirabelle.

- Ma chérie, tu n'as pas menti, mais c'était juste une mise en scène, tu vois ? Je ne ressens rien pour Jiffy. C'était juste pour profiter de lui, tu vois, dans notre classe, c'est lui le garçon le plus beau et aussi le plus brillant. Être avec lui est le rêve de plusieurs filles dans notre classe, même vous mes copines, et je le sais très bien.

- (Caroline) OK, je vois, mais qu'est-ce que tes parents t'ont dit lorsque tu es partie là-bas ?

- Ils avaient commencé leur discours et tout ça, puis m'ont demandé si je voulais vraiment sortir avec leur enfant.

- Et qu'as-tu répondu ? demanda Andy.

- Rien, les filles. Je leur ai juste dit que je vais réfléchir d'abord, répondit Mirabelle.

- (Caroline) OK, je vois maintenant. J'espère bien que tu as déjà pris ta décision, hein ? Quelle sera ta réponse ? demanda Caroline à Mirabelle.

- Mes chéries, mais vous me connaissez bien, n'est-ce pas ? La réponse est très simple, et c'est N-O-N, NON. Je dis bien NON.

Ce que Mirabelle ne savait pas, c'est que Jiffy était dans la salle et avait entendu tout ce qu'elle avait dit à ses copines. Les copines de Mirabelle le savaient très bien, mais elles n'avaient pas prévenu Mirabelle, qui avait tout dit dans les oreilles de Jiffy sans le savoir. Elle finit de parler et, une fois qu'elle tourna la tête, elle vit Jiffy qui était assis à sa place. Elle ne savait plus quoi faire, se leva et partit chez Jiffy. Elle s'approcha de Jiffy et recommença avec les mêmes choses.

- Bonjour chéri, es-tu déjà venu ?

- Oui, répondit Jiffy avec une mine sombre.

- OK, c'est bon alors, bonne journée à toi.

- Bonne journée à toi aussi.

Mirabelle retourna chez ses amies et commença à les insulter. Jiffy se plongea dans ses pensées et ne savait plus quoi faire. Il se sentit humilié et décida de rentrer chez lui. Il n'avait plus envie de suivre le cours après tout ce qu'il venait d'entendre de la bouche de Mirabelle. Il prit ses affaires et voulut sortir de la salle lorsque Arnold l'appela.

- Bonjour Jiffy, comment vas-tu ?

- Bien, frère. Et ce matin ? demanda Jiffy.

- Ça va bien, mon grand. Tu veux aller où ? Le professeur est déjà là, hein ?

- Arnold, je ne me sens pas bien, donc je veux rentrer chez moi.

- Oh non, moi qui pensais que tu allais m'aider à finir l'exercice que nous avions commencé hier avant l'arrivée du professeur.

- Arnold, je suis désolé, je dois rentrer. Tu vois, je ne me sens pas du tout bien. Mais tu connais chez moi, non ?

- Oui, je connais ton adresse, répondit Arnold.

- OK, si tu es libre ce soir, viens chez moi à la maison, nous allons finir ça.

- OK, cool. Tu me verras chez toi ce soir, mon grand, et n'oublie pas de prendre tes médicaments.

- OK, mon frère, c'est compris. À tout à l'heure.

Ils étaient sur le point de se séparer lorsque Jiffy se souvint de quelque chose et rappela Arnold. Ce dernier se retourna.

- Oui Jiffy, tu voulais me dire quelque chose ?

- Oui mon grand, je voulais te poser une question.

- D'accord.

- Es-tu toujours avec Nancy ? demanda Jiffy à Arnold.

- Oui mon grand, comment pourrais-je laisser cette belle fille ? Vraiment, elle est cool, nous sommes toujours ensemble. Y a-t-il un problème ? demanda Arnold.

- Non, rien mon frère, oublie. Bon, on se dit à ce soir.

- OK, mon grand.

Jiffy était sur le chemin du retour chez lui. Il était plongé dans ses pensées et ne faisait attention à rien. Nancy l'avait vu arriver de l'université et elle avait l'intention d'acheter quelque chose au bord de la route. Nancy n'était pas allée en cours. Elle regardait Jiffy traverser la route sans même regarder si la route était libre ou pas. Nancy a crié en appelant le nom de Jiffy. Ses cris ont fait que Jiffy a repris ses esprits à temps, il aurait pu être renversé par une voiture. Il a traversé la route et est venu vers Nancy.

- Merci beaucoup, Nancy. Vraiment, j'avais la tête ailleurs. Merci infiniment.

- Quoi ? De quoi parles-tu ? Y a-t-il un problème ? Comment peux-tu avoir la tête ailleurs alors que tu traverses la route ? Jiffy, excuse-moi de la manière dont je te parle, mais ce n'est pas bien ce que tu viens de faire. Ou bien, tu ne penses pas à ceux qui t'aiment ? demanda Nancy.

- S'il te plaît, Nancy, pardonne-moi. Je ne le ferai plus.

Jiffy n'a pas fini sa phrase avant que ses yeux soient trempés de larmes. Il s'est assis sur la terrasse de la maison devant laquelle ils se trouvaient. Nancy l'a trouvé vraiment triste et a décidé de lui demander ce qui n'allait pas.

- Jiffy, qu'as-tu ? Parle-moi, qu'est-ce qui ne va pas ?

- Rien, Nancy, ne t'inquiète pas.

Jiffy s'est levé et a pris le chemin de la maison. Nancy l'a suivi jusqu'à la maison parce que c'était la mère de Jiffy qui l'avait demandé. Une fois dans la maison, Jiffy, après avoir salué ses parents, est entré dans sa chambre et s'est enfermé à l'intérieur.

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