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Rencontre indécise

Rencontre indécise

Auteur:: ATHÈS
Genre: Romance
Elle : 25 ans, fraîchement diplômée en Lettres modernes, à la recherche d'un emploi dans l'édition. Un mot pour la décrire : intello ! Timide et gauche, elle a trouvé refuge dans les livres. Myope comme une taupe, << La Binocle » était son surnom au lycée à cause de ses grosses lunettes qui lui mangeaient le visage. Une seule amourette d'ado à son actif et qui plus est avec son meilleur et seul ami. Les histoires d'amour, non pas pour elle ! Le plaisir des sens, ça existe vraiment ? Eux : Tout d'abord vient Hakim, ancien bad boy hanté par des démons intérieurs devenu aujourd'hui PDG d'une maison d'édition et auteur à succès de romans érotiques. Ensuite, nous avons Jason, le voisin parfait en apparence, drôle et charmeur, ancien Marine reconverti en célèbre reporter- photographe. Enfin, il y a Pedro, cousin détesté de Hakim, dont le cynisme et le mystère ne laissent personne indifférent. Ces trois beaux trentenaires la désirent et feront TOUT pour y parvenir, quitte à l'entraîner dans un maelström de sensations parfois extrêmes. Alors lequel Lena choisira-t -elle ? Hakim le macho possessif, Jason le play-boy aux prunelles envoûtantes ou Pedro, le dandy à l'univers qui frôle l'interdit ?

Chapitre 1 001

PROLOGUE

La boîte est pleine à craquer. Tout le monde semble s'amuser...sauf moi ! Punaise, mais qu'est-ce que je fais ici moi ? C'est la première fois que j'entre dans un tel endroit et c'est sans doute aussi la dernière ! Malgré mon accoutrement, je ne m'y sens pas à ma place. Pourtant, Isa a fourni beaucoup d'efforts pour me rendre acceptable : mini robe bustier en soie bleu marine qu'elle et Bri m'ont presque forcée à acheter hier matin, escarpins noirs d'au moins 40 cm-ok j'exagère mais ça reste des échasses quand même-qui me font super mal aux pieds et qu'elle a bien voulu me prêter-ou plutôt qu'elle m'a obligé à porter- pour la soirée, sa pochette grise préférée, un maquillage assez prononcé qui m'a empêché de me reconnaître dans le miroir et enfin mes deux éternelles nattes qu'elle a défait pour me faire des boucles.

Vous vous demandez qui sont Isa et Bri ? En fait, ce sont Isabelle et Briana, mes deux colocataires. Isa travaille comme serveuse dans la boîte. Ce qui explique pourquoi nous avons pu pénétrer dans un coin aussi sélect. Je ne sais vraiment pas pourquoi je me suis laissée convaincre de les suivre. Nous sommes tellement différentes. Outre le fait qu'elles soient aussi blanches et blondes que je suis noire et brune, nous avons des caractères complètement opposés : ce sont des fêtardes, je suis la Reine des casanières, elles sont belles et moi quelconque, elles sont drôles et sociables et moi ennuyeuse et solitaire. Je continue ? Vous comprenez mieux ce que je veux dire n'est-ce pas ? Depuis que nous vivons ensemble, elles ont toujours essayé de me faire sortir en vain. Mais cette fois, elles ont réussi à me persuader de la nécessité de cette sortie grâce à un argument imparable : je viens d'obtenir mon diplôme en Lettres Modernes alors il faut bien le célébrer non ? Tu parles ! Me voilà, assise seule à notre table, en train de siroter un Sex on The Beach offert par Isa pendant qu'elles s'amusent sur la piste de danse avec des mecs ! Je jette un coup d'œil à ma montre. Il est presque minuit. Dans trente minutes, j'invente un truc et je rentre.

Soudain, je sens un regard insistant posé sur moi. Levant la tête, je reconnais immédiatement ces yeux perçants. Mon inconnu ! Mon cœur s'emballe comme à chaque fois que je suis en sa présence. Quoi ça non plus, je ne vous l'ai pas encore expliqué ? Bon, alors voilà : depuis environs cinq mois, je fais du jogging à l'aube et presque tous les matins, nous nous croisons, lui venant et moi rentrant. Et à chaque fois, il me lance un regard énigmatique jusqu'à ce qu'on se dépasse. J'en suis même venue à prier pour que le jour suivant arrive. Si j'étais Isa ou Bri, il y a certainement longtemps que j'aurais abordé la conversation. Mais voilà, je suis moi, Lena alias « La Binocle ». Donc je profite allègrement des quelques secondes d'attention qu'il me porte chaque jour. Pathétique hein ? Et le voilà debout sur les marches qui mènent à l'étage supérieur, réservé aux VIP, accoudé à la rampe et scrutant de son regard hermétique le commun des mortels. Même à cette distance, il est à tomber ! Très grand de taille, un teint caramel, des biceps comme on en rêve toutes. Même ses tatouages aux bras lui vont à merveille ! Soudain, je me rends compte que je suis en train de le déshabiller carrément du regard. Quand nos yeux se recroisent, je remarque son air mi-amusé, mi-ironique qui me dit «Ce que tu vois te plais beaucoup apparemment pour que tu t'y attardes autant». Immédiatement, je me détourne pour faire semblant de boire. Quand je risque un coup d'œil, il n'est plus là. J'en suis presque déçue. Mais qu'est-ce que je pensais ? Un spécimen tel que lui ne s'attarderait jamais sur une fille de mon genre. Après avoir terminé mon verre, j'en commande un autre qui suit le même trajet. Le moral encore plus bas d'un coup, je décide de rentrer. Mais avant, il faut que je me rafraîchisse le visage. J'enlève ces objets de tortures affectueusement appelés « escarpins » et la pochette grise dans les mains, péniblement, je me fraye un chemin jusqu'à Isa à qui je demande les toilettes.

-Vas dans celles des VIP en haut. Il n'y a pratiquement personne là-bas aujourd'hui donc y a pas de soucis.

Au moment où je sors des toilettes, je sens une main ferme m'agripper le poignet pour m'entrainer dans le couloir. Avant même de lever les yeux, je sais instinctivement que c'est Lui. Son contact me trouble tellement que je n'émets aucune plainte. Quelques secondes plus tard, une porte se referme derrière nous et je me retrouve dans une sorte de salon spacieux et luxueux. Il me plaque le dos contre la porte, pose ses mains de part et d'autre de mon visage et pour la première fois, j'entends sa voix :

-C'est maintenant ou jamais ! Dis-moi non et tu ne me verras plus jamais ! As-tu envie de moi ?

Oh Seigneur ! Cette voix ! Grave et veloutée en même temps ! Rien que de l'entendre et j'ai comme une décharge électrique qui me traverse le corps. Qu'est-ce qu'il vient de dire au fait ? Ah oui, il me demande si j'ai envie de lui. Plutôt deux fois qu'une ouais ! A cette pensée, j'ai une soudaine envie de pouffer. Je crois que le Sex on the Beach commence à faire son effet mais qu'est-ce que c'est bon de se laisser aller pour une fois ! Sa voix pressante m'ôte toute envie de rire quand il reprend :

-Alors ? Tu me veux en toi oui ou non?

Non ! Il faut te reprendre ma vieille ! Tu ne vas pas te faire culbuter par un inconnu dans une boîte de nuit non ? Ce n'est pas toi ça Lena ! Repousse-le et sors de cette pièce !

-Oui...

C'est moi qui viens de parler là ?

- Dis-le-moi alors !

Helena non !

-Je veux te sentir en moi.

Je le vois sourire pour la première fois et punaise il est trop beau ! Ses lèvres prennent les miennes délicatement tout d'abord pour ensuite devenir plus insistantes. Sa bouche chaude a un goût de menthe et d'alcool, sa langue explore la mienne. Je ne savais pas qu'il était possible d'embrasser de la sorte ! Je sens une petite douleur exquise au bas-ventre. Il m'attire vers l'un des fauteuils de cuir sur lequel il me fait asseoir. Debout, les yeux plongés dans les miens, il m'ordonne :

-Ecarte tes jambes et pose-les sur les accoudoirs !

Après une seconde d'hésitation, j'obéis. Il s'agenouille et revient me donner un baiser encore plus passionné que le premier. Je suis presque déçue quand il arrête mais mon dépit ne dure pas longtemps car je sens ses lèvres sur mon menton, puis mon cou, puis dans mon décolleté. De ses mains, il baisse ma robe de sorte que mes seins soient libérés. Je n'ai pas le temps d'être gênée qu'il prend l'un de mes tétons dans sa bouche pendant que sa main gauche titille l'autre. Je tressaille à cette sensation nouvelle. Je n'ai jamais ressenti un truc pareil, même durant ma brève relation avec Henri. C'est bon et en même temps, je sens que c'est insuffisant. J'en veux plus, beaucoup plus,... Je lui tiens la tête pour la maintenir contre mon sein. Il se dégage et il lève les yeux vers moi.

-C'est bon ?

Je hoche la tête mais cette réponse ne le satisfait pas.

-Réponds-moi ! Dis-moi ce que tu ressens !

En disant cela, il me pince légèrement le mamelon. Je ne peux retenir un gémissement.

-Oh oui...

-C'est ça Ma Belle ! Que ressens-tu ?

-J'ai comme des picotements dans le bas du ventre.

Il pose sa main droite contre mon pubis et son pouce me caresse le clitoris à travers ma culotte.

-Là ?

-Hummmm...

-Réponds-moi ou j'arrête !

-Oui là !

Son pouce met plus de pression et instinctivement, je veux resserrer les jambes.

-Laisse tes jambes écartées. Voilà c'est bien. Comment t'appelles-tu ?

-Le...Lena, dis-je haletante.

-Ta culotte est toute trempée Lena. Tu en veux plus?

-Oui oui...

-Dis-moi ce que tu veux. Je ferai tout ce que tu veux.

-Je veux sentir ta main.

-Où Lena ?

-Là.

-Sur ta chatte tu veux dire ?

-Oui c'est ça.

-Alors dis-le.

-Je veux sentir...Je veux que tu me caresses...la chatte.

-Tes désirs sont des ordres Darling !

Il écarte ma culotte pour dévoiler mon sexe parsemé d'un léger duvet et y introduit directement son majeur pendant que du pouce, il recommence ses caresses sur mon clitoris. Entre temps, sa main gauche n'a pas arrêté de triturer mon téton. Je ne suis plus que sensations qui se succèdent par vagues. Tantôt il est lent et doux, tantôt il accélère les mouvements juste pour m'emmener au bord de l'extase sans jamais me laisser jouir, et tout ça sans me quitter une seule fois des yeux.

-Qu'est-ce que tu es belle ainsi, à demi nue, les seins à l'air et la chatte à découvert. Tu mouilles tellement Lena que tu me donnes envie de te la lécher. Tu aimerais sentir ma langue contre ton clito ?

-Oh oui s'il te plaît...

-Alors tu sais quoi faire.

-Lèche-moi la chatte, je t'en prie...J'en ai tellement envie.

Quand je sens sa langue chaude et douce contre mes lèvres intimes, je ne peux m'empêcher de fermer les yeux. Le majeur toujours à l'intérieur de moi continue ses vas-et-viens pendant qu'il me suce le clitoris. Oh Seigneur ! Cette fois, je sens que je ne vais pas tenir longtemps.

-Tu as envie de jouir Lena ?

-Oui...Oh oui...

-Alors viens dans ma bouche Ma Belle. Je veux savoir quel goût tu as. Mais surtout ne me lâches pas du regard d'accord ? Regarde-moi sucer ta chatte humide. Je veux voir ton regard quand tu prends ton pied ! Allez, jouis Lena jouis !

C'est sans doute l'image que j'ai de lui entre mes jambes en train de me prendre avec ses lèvres pendant que son doigt accélère de plus en plus qui me fait partir. Le plaisir est tellement intense que je le sens déferler de la plante de mes pieds jusqu'à la racine de mes cheveux. J'ai vaguement conscience de m'entendre hurler. Mais à cet instant précis, je me fous pas mal que quelqu'un m'entende de l'autre côté de la porte. D'abord hors d'haleine, ma respiration s'apaise peu à peu et c'est quand je l'aperçois debout en train de se déshabiller que je me rends compte que j'ai finalement fermé les yeux au moment du premier orgasme de ma vie ! Waouh, moi qui pensais que ça n'existait que dans les films ! J'ôte mes jambes de l'accoudoir. Il enlève sa chemise et j'aperçois ses tatouages. En général, je n'apprécie pas d'en voir sur les gens. Mais Lui, c'est une exception ! Elles le rendent encore plus...sexy ? Voilà, c'est le mot, il est diablement sexy et il me désire, moi « La Binocle » ! Je ferais mieux de me pincer pour vérifier que je ne dors pas !

- Ça va ?

-Oui...Oui.

Il a ce sourire amusé qui me fait fondre. Il déboucle sa ceinture.

-Tu as repris tes esprits ?

-Oui, on peut dire ça.

J'ai un gloussement un peu gêné. Il enlève son boxer et il se redresse. Mes yeux s'ouvrent de stupeur. Je déglutine à la vue de son pénis au garde-à-vous. Je n'en ai jamais vu un aussi imposant. En même temps, je n'ai pas vraiment d'élément de comparaison autre que celui d'Henri et pour sa défense, je dirais que ce n'était qu'un ado de 16ans. Là, je suis en présence du mâle dans toute sa splendeur ! Et il le sait en plus. Il s'approche de moi en faisant des mouvements de vas-et-viens avec sa main. Je ne peux détourner le regard de cette scène obscène mais si excitante. Je sens d'ailleurs mon clitoris pulser à cette vue.

-Tu veux toucher ma queue Lena ? Si tu en as envie, fais-le parce qu'après ce sera trop tard.

-Pourquoi ?

-Parce que nous passerons aux choses sérieuses Chérie.

Il se penche, me prend le menton pour un baiser rapide et plonge ses yeux dans les miens.

-J'ai une très grande envie de te baiser Lena.

-Oh !

-Alors, tu veux remplacer mes mains par les tiennes ?

-J'aimerais bien oui.

C'est moi qui viens de dire ça ? L'effet du cocktail sans doute! Il se redresse et se rapproche encore de telle sorte que j'ai sa verge devant les yeux.

-Elle te plaît ma bite ? Prends-la dans tes mains Lena. Elle réclame la chaleur de tes doigts.

Hésitante, je lève la main et entoure son sexe. Il est chaud, doux au toucher et dur en même temps. Maladroitement, je commence à bouger la main, copiant le geste de mon amant d'une nuit. Je sens comme des tressaillements sous mes doigts comme si il prenait vie et j'entends comme un gémissement. Etonnée, je lève les yeux vers lui et il me sourit :

-Tu n'as pas idée de ce que tu me fais Ma Belle. C'est tellement bon ! Resserre tes doigts ! Oui comme ça, c'est bien...Oh c'est bon Chérie...

C'est certainement ridicule mais tous ces mots me rendent hyper fière ! J'arrive à donner du plaisir à cet Apollon rien qu'avec mes doigts ! Galvanisée par ses paroles, j'accélère les mouvements jusqu'à ce qu'il m'attrape vivement le poignet pour m'arrêter :

-Stop ! Si tu continues, je vais décharger sur ton beau visage. Allez viens, j'ai envie de te prendre devant tous ces gens en bas !

Avant que je comprenne exactement ce qu'il voulait dire, je me retrouve le nez contre la vitre qui donne sur la boîte de nuit entière. Je me souviens qu'Isa m'a dit qu'on ne pouvait pas voir les gens de l'extérieur. Il m'enlève ma fermeture éclair et tire brusquement ma robe vers le bas. En un clin d'œil, je ne suis vêtue que de ma culotte en coton blanc. Il se rapproche, me collant encore plus contre la vitre. La vitre glacée fait ériger mes tétons instantanément. Il me retourne face à lui.

- Ecartes tes jambes Lena.

J'obtempère et il s'agenouille, se retrouvant nez-à-nez avec mon bas-ventre. Il me donne un coup de langue, puis un autre et encore un autre...Toute à mes gémissements, je ne les compte plus, me laissant complètement happée par le désir qui revient, impérieux. Il introduit un doigt, puis deux, puis trois.

-Tu es tellement mouillée que je pourrais y mettre le quatrième aussi.

Sa bouche reprend ses droits sur ma chatte-appelons une chatte une chatte- et je sens sa langue qui farfouille et taquine mon clito, encore un peu sensible.

-Oh oui...lèche-moi...Oui...Encore...Oui, oui oui. Oh Mon Dieu ! Je crois que je...

Immédiatement, il stoppe et se relève. Il me retourne face à la salle de laquelle je peux même voir très distinctement Bri en train de se trémousser entre deux hommes. Il me chuchote à l'oreille :

-Cette fois, nous allons jouir ensemble d'accord Ma Belle ?

-Oui...

-Dis-moi ce que tu veux Lena.

-Je veux te sentir en moi.

Il m'enlève mes lunettes et tous ces corps en mouvements deviennent des silhouettes indistinctes. Je ne sais pas où il les pose et franchement je m'en fiche. J'entends le bruit d'un emballage qu'on déchire que je sus l'instant d'après que c'était celui l'un préservatif. Il revient vers moi, me déchire ma culotte d'un coup et je sens son majeur farfouiller encore une fois mon entrejambe.

-Allez Lena sois plus convaincante ! Qu'est-ce que tu veux que je te fasse ?

-Oh...Je veux...Je veux que tu...Oh Mon Dieu c'est trop bon...Vas-y baise-moi ! Je t'en prie, ne me fais plus attendre ! Baises-moi !

-Alors guide-moi Chérie ! Prends ma bite et guide-la à l'intérieur de ta chatte humide !

Je mets ma main droite entre mes jambes pour le tenir et mets son gland à l'orée de mon vagin, poussant vers l'arrière afin qu'il entre. Il m'attrape les hanches et d'un mouvement brusque, me pénètre enfin. Malgré ses doigts pour me préparer à l'accueillir, je reste assez étroite alors il y va doucement au début.

-Bon sang, tu es si étroite ! Putain c'est trop bon !

Ses vas-et-viens se font de plus en plus brusques et rapides. Je le sens me remplir au fur et à mesure.

-C'est ça que tu veux hein ? Que je te défonce devant tous ces gens ? Tu aimes ça n'est-ce pas ?

-Oh oui...Continues...Encore...Encore plus fort...Je veux te sentir entièrement...Oh !

-Alors, prends-moi Lena. Ouvre-toi à moi. Laisse-moi t'empaler sur ma queue. Oui...Tu la sens n'est-ce pas ? Tu es trempée Ma Belle ! C'est l'effet de tous ces gens en bas ?

-Hummmmm...

-Tu veux jouir Lena ?

-Oui...Oui je sens que...Vas-y prends plus fort...Plus vite...Plus vite...Oui...Oui...Oui...OUI !

-C'est ça Lena ! Jouis !

Les spasmes m'enveloppent totalement, me coupant un bref instant du monde qui m'entourait. J'avais l'impression de planer littéralement. Quand je revins à la réalité, je le sens encore en moi, me prenant de plus en plus vite. Pour l'endurance, je ne pouvais certainement pas me plaindre ! Le plaisir revient peu à peu, me confirmant deux choses : d'une, une femme peut vraiment avoir plusieurs orgasmes et de deux, je suis vaginale ! Il me prend la main et me la pose contre mon entre-jambe, juste là où nos deux corps se réunissent. Les mains jointes, nous nous caressons mutuellement.

-Oh putain je jouis !

Cette fois, nos cris résonnent à l'unisson. Pendant que les spasmes reprennent, je sens ses mouvements saccadés et profonds qui s'espacent finalement. Epuisés, nous nous écroulons pratiquement sur le sol, reprenant péniblement nos souffles. Une fois les battements de nos cœurs revenus à la normale, il me donne un doux baiser.

-Donne-moi 5mn Bébé. Je reviens.

Il retire le préservatif, remets son pantalon et sort de la pièce. A cet instant, je me retrouve seule et bien sûr ma conscience se rappelle à moi. Helena ! Qu'est-ce que tu viens de faire ? Tu ne connais même pas le nom de ce type ! Immédiatement, je me relève, recherche mes lunettes à tâtons et les trouve sur la table basse. Je remets ma robe, me tortillant pour remonter mon zip. Juste avant de sortir, je retrouve la pochette près de la porte. Quelques minutes plus tard, je suis dans un taxi, pieds nus et les cheveux en bataille. Personne ne saura jamais ce qui s'est passé cette nuit. Et fini le jogging les matins ! De toute façon, la probabilité qu'on se revoie un jour cet homme et moi est très proche de zéro alors...

Chapitre 2 01

CHAPITRE I

LENA

-Parle-lui encore Maman, s'il te plaît. Je ne suis pas prête pour le mariage.

-Lena, j'ai épuisé toutes mes cartes Chérie. Ton père est catégorique cette fois : nous devons commencer les préparatifs. Tu fêteras bientôt tes 25ans Ma Puce. Il est plus que temps, tu ne penses pas ? Tes sœurs...

-Je sais que Nady et Sassy étaient mariées avant leurs 25 ans ! Tu me l'as assez répété ! Mais moi, je ne veux pas devenir une femme dont le seul but est de plaire à son mari. Sinon, pourquoi m'avoir laissé faire ces études ?

-Parce qu'il te faut un diplôme qui garantisse à ton futur époux la jeune femme aussi belle qu'intelligente que tu es.

J'éclate de rire.

-C'est toi qui aurait dû devenir diplomate à la place de Papa. Tu as toujours les mots juste pour obtenir ce que tu veux et tout en douceur en plus.

Son beau rire résonne à l'autre bout du fil.

-C'est l'habitude Mon Bébé. Avec le caractère de ton père, c'est le seul moyen pour toujours obtenir ce que je veux. Mais revenons à nos moutons. Lena, il est temps de rentrer à la maison. Cela fait un an maintenant que tu as obtenu ton diplôme et est-ce que tu as eu du boulot depuis ? Enfin, à part bien sûr ces postes de stagiaire mal rémunérés qui ne t'ont pas apporté grand-chose.

-Détrompe-toi Maman. Ça a été des expériences formidables. Et puis, comme je te l'ai dit, j'ai un entretien demain figures-toi et tiens-toi bien, au siège de Garcia & Hernandez Group.

-Je suis sûre que c'est bien comme entreprise.

-Maman ! Tu ne connais pas cette maison d'édition ?

-Ma Puce, à vrai dire je ne connais aucune maison d'édition.

Nous rions toutes les deux.

-Ce n'est pas grave. En fait, c'est LA maison d'édition où tout le monde rêverait de bosser tu comprends ? Ils ont des filiales partout dans le monde Maman ! Je ne pensais vraiment pas qu'ils m'appelleraient tu sais ? J'ai postulé juste pour rêver quelques secondes voilà !

-Si ce que tu dis est vrai Lena, c'est que ce doit être une très bonne opportunité alors !

-Oui bien sûr ! Alors, je peux compter sur toi pour parler à Papa ? Je veux juste un peu de temps encore pour moi avant d'entrer définitivement dans le mariage. Tu comprends ?

- Bon, voilà ce qu'on va faire : tu pars à cet entretien d'embauche. S'ils te prennent, j'essaierai de faire patienter ton père encore un peu. Dans le cas contraire, tu rentres à Chelsea.

-Merci Maman Chérie !

-Qu'est-ce que tu fais en ce moment ?

-Je suis sur mon lit, devant l'ordi. Je me prépare pour l'entretien.

-Je te laisse alors. Nous passons à table.

-Bon appétit ! Embrasse Daddy pour moi !

-D'accord ! Que Dieu te protège !

-Amen !

Surtout qu'Il fasse en sorte qu'on me prenne ! Ce boulot, c'est la chance de ma vie pour enfin devenir indépendante. Vous voulez sans doute savoir ce que c'est que cette histoire de mariage ? Bon commençons par le début.

Moi c'est Helena Uche Oladeji, jeune femme de 24ans et demi. Je suis la fille de John Chinedu Oladeji, un nigérian de 58ans et de Béatrice Alimata Ballo, une ivoirienne de 55ans, tous deux issus de familles très fortunées. Nadia et Sadia sont mes grandes sœurs jumelles de 32 ans et mariées à un an d'intervalle à des gosses de riches bien sûr. Dans la famille Oladeji, ce sont les parents qui choisissent celui qui sera votre futur époux et en général, depuis votre naissance. Ce sont des mariages effectués en grande partie pour consolider des liens financiers et amicaux entre deux familles. Et c'est comme ça que je suis devenue la fiancée d'Henri Chikere et ce depuis le jour de ma naissance. Nos parents nous ont toujours encouragés à traîner ensemble pour « s'habituer l'un à l'autre ». Logique donc qu'il soit devenu mon meilleur ami pour ensuite virer un bref moment à petit ami, un statut qui n'a pas duré bien longtemps sans doute parce qu'une fois assouvie notre curiosité d'ado sur le sexe, nous avons vite compris que nous ne ressentions pas grand-chose l'un pour l'autre.

A la sortie du Lycée, j'ai quitté-ou fui pour être plus précise- notre maison située à Chelsea, l'un des plus beaux quartiers de Londres pour des études supérieures en Lettres Modernes à Paris. Après l'obtention de ma Licence, j'ai décidé de suivre-ou de fuir encore plus loin mes parents- Isa et Bri mes colocataires qui rêvaient de New York. J'ai donc terminé mes études près des gratte-ciels de Manhattan. L'année qui vient de s'écouler a été riche en expériences dans quelques maisons d'édition mais seulement en tant que stagiaire. Et voilà comment je me retrouve aujourd'hui dans une chambre d'hôtel à Miami, la veille de mon entretien dans l'une des boîtes les plus connues au monde à la suite d'une annonce à laquelle j'ai postulé il y a quelques semaines.

Vous savez l'essentiel maintenant. Laissez-moi me préparer pour demain. Je dois être parfaite si je veux impressionner le recruteur. Quoi ? Des nouvelles de mon inconnu ? Comme prévu, je ne l'ai plus revu. J'en suis même venue à me demander si je n'avais pas rêvé cette nuit-là tellement tout ce qui s'est passé me paraît complètement fou chaque fois que j'y repense...Et à mon grand dam, j'y repense beaucoup ! Et les romans érotiques à succès de H.F Da Costa que je lis secrètement depuis peu n'ont rien arrangé. Cet auteur décrit tellement bien les scènes que je m'y vois bien avec mon bel inconnu. Enfin, je pourrai me targuer à moi-même d'avoir osé une fois dans ma vie faire une folie. Bon là, il faut vraiment que je m'y remette sinon demain, je ferai tout foirer. A plus tard !

*

* *

Je suis couchée sur le dos quand je réveillée par un souffle sur mon pubis. Je sais que c'est Lui. Je reste les yeux fermés, savourant ce moment d'attente, prélude de délices inavoués. Ses lèvres douces et pleines effleurent mon entrejambe gauche, puis celle de droite, faisant tressaillir mon bas-ventre d'anticipation. Je l'entends renifler mon sexe déjà tout humide.

-Tu sens divinement bon. As-tu un aussi bon goût ? Penses-tu que je devrais peut-être le vérifier Lena ?

Cette voix ! Je la reconnaîtrais entre mille. De délicieux frissons me parcourent. Je ne peux que chuchoter :

-Oui...

-Replis tes jambes en les écartant et tiens-les.

Je me presse de m'exécuter à cette injonction, impatiente de sentir enfin sa langue en moi. Je ne tarde pas à le voir investir mon sexe ouvert par petits coups tout d'abord, goûtant ce nectar qu'il semble apprécier. Il lèche encore et encore et je me retiens de lâcher mes jambes pour lui maintenir la tête. Je veux qu'il me pénètre avec elle, qu'il goutte mon clitoris. J'ai envie...

-C'est ce que tu veux ? Que je te suce ton clitoris déjà tout dur ?

Je ne pensais pas avoir parlé à voix haute pourtant.

-Oui fais-le s'il te plaît...

Il suit mes instructions à la lettre et je sens bientôt ma cyprine dégouliner le long de mon sexe pour atteindre bientôt le petit trou entre mes fesses. J'entends distinctement le bruit de ses suçons et ma respiration se fait haletante. Mes gémissements se font bruyants et une fraction de seconde, je pense à mes colocataires. Mais cette pensée s'efface très vite quand il stoppe cette délicieuse torture.

-Non, s'il te plait non, ne t'arrêtes pas.

-Chut ! Je n'en ai pas encore terminé avec toi Lena. Regarde ma queue qui te réclame. Elle a envie de ton fourreau chaud et humide.

Je le regarde, à genoux entre mes jambes, se tenant la verge qu'il malaxe doucement. Oh, si je pouvais la toucher ou l'embrasser ou la goûter...

-Pas aujourd'hui Chérie. A ce moment précis, elle a juste besoin de ta chatte. Tu aimerais la sentir comment ?

J'ai encore élevé la voix ?

-Oui, je veux...Je veux...

-Dis-moi juste ce que tu désires Lena.

-Baises-moi ! Mets-la moi dans ma chatte, empales-moi ! Je veux te sentir me pénétrer très très fort et très très vite. S'il te plaît, viens !

Tenant toujours son engin entre ses doigts, il caresse l'entrée de mon vagin, pénétrant à peine. J'essaie de pousser mon bas-ventre contre son gland pour qu'il entre plus mais il recule à chaque fois.

-Tu la veux Lena ?

-Oui.

-Comment ?

-Vite et fort !

Il me saisit les hanches et me regarde droit dans les yeux.

-Alors, accueille-la !

Une sonnerie stridente me fait sursauter. Mon réveil ! Mince ! Juste au moment où...Encore l'un de ces rêves. Ça paraissait tellement réel... Je me dépêche d'arrêter ce bruit qui me vrille tes tympans. Je retire ma couverture et constate que j'ai encore mouillé mes draps et mon pantalon de pyjama par la même occasion. Je grogne de frustration et je retombe sur mon oreiller. J'ai le clitoris qui pulse et la foufoune en feu. Peut-être qu'un petit plaisir solitaire pourrait m'aider. Juste au moment où je plonge la main dans mon pantalon, mes yeux se posent sur le cadran du réveil. 7h02. La Lena frustrée se dispute une minute avec la Lena maniaque du respect de l'heure...et elle l'emporte haut la main ! Pas question de rater cet entretien. Il y va de ma vie. La Lena frustrée devra faire profil bas au moins jusqu'à mon retour.

HAKIM

Assis dans mon fauteuil en cuir, j'ai le regard fixé sur la photo au-dessus du curriculum vitae que je tiens. Un sourire amusé étire mes lèvres un bref instant. Cette journée promet d'être très intéressante. Helena Uche Oladeji ! C'est ainsi qu'elle s'appelle donc. Une nigériane, belle surprise. Une gosse de riche si j'en crois ce que j'ai lu sur ses parents après quelques recherches : un père diplomate et accessoirement membre d'une famille de magnats du pétrole entre autres et une mère issue d'une dynastie non moins influente. Bien ! Au moins, elle ne risque pas d'être intéressée par mon argent. Quoique...Nous verrons bien.

La porte s'ouvre et je n'ai pas besoin de lever les yeux pour savoir qui vient d'entrer ainsi sans frapper. Rares sont les personnes qui osent le faire.

-Ton rendez-vous de 9h est là Mi Niño !

-Merci Tía Sofia. Fais la entrer s'il te plaît.

Elle se rapproche pour me chuchoter en espagnol d'un air de confidence :

-Sois gentil cette fois-ci avec la petite d'accord ? Elle a l'air déjà assez terrorisée comme ça ! Et moi je me fais vieille alors si tu pouvais arrêter de les faire toutes fuir, cela me faciliterait la tâche. Ça fera la quatrième candidate rien que cette semaine !

Ses recommandations me font rire comme d'habitude. Je me lève pour aller vers ce bout de femme si chère à mon cœur et je la prends dans mes bras l'entrainant dans quelques pas de danse cubaine.

-Toi vieille ? Tu n'es encore qu'une toute jeune fille ! D'ailleurs, si tu n'étais pas ma tante, je me laisserais bien tenter.

-Bas les pattes petit garnement ! Tu es aussi charmeur que tous les hommes de cette famille !

Malgré son air de reproches, je remarque que mes paroles l'ont fait rougir de plaisir.

-Mais je suis sérieuse Hakim. Sois plus souple aujourd'hui, rien que pour moi.

-Si c'est pour vous alors, il en sera fait selon vos désirs Señora Hernandez.

Elle me donne une petite tape et se dirige vers la porte.

-Je vais commencer à rédiger une nouvelle annonce parce que je suis certaine que celle-là ne fera pas une demi-heure.

-Ne me fais pas rire s'il te plaît ! Il faut que je me prépare pour mon entrée en scène dans le rôle de l'ogre.

Elle s'esclaffe en sortant du bureau. Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvre de nouveau et je l'entends déclarer d'un air un peu pompeux mais bienveillant:

-Veuillez entrer Mademoiselle. Monsieur Hernandez va vous recevoir.

Je retiens un autre sourire amusé et je croise les bras, impatient de découvrir l'expression de ma future proie quand elle me reconnaîtra. Et ça valait vraiment le coup d'attendre : quand nos yeux se croisent enfin, elle semble littéralement sur le point de s'évanouir.

Oui, cette journée promet d'être très intéressante.

Chapitre 3 02

CHAPITRE II

LENA

Quand je descends de la voiture de location, j'ai cinq minutes d'avance. Bravo Lena ! Je me dirige vers le gigantesque bâtiment de verre portant les initiales de mon futur-il faut bien rêver-lieu de travail. G&H Group ! La classe ! Une fois dans le hall, je suis impressionnée par l'atmosphère presque clinique : il y a du blanc partout. Les fauteuils de cuir, les meubles, les murs, tout est immaculé. Je m'approche de l'une des deux superbes brunes qui sont à la réception pour annoncer :

-Bonjour ! J'ai rendez-vous pour un entretien chez Garcia&Hernandez Publishers.

Avec un sourire de circonstance, elle me répond :

-Qui dois-je annoncer ?

-Helena Oladeji.

-Veuillez patienter une minute.

Elle décroche le téléphone et je suis un peu étonnée de l'entendre vérifier l'information auprès d'une certaine Tía Sofia en la tutoyant mais surtout appeler le Directeur des Ressources Humaines Hakim. Mais je n'ai pas le temps de cogiter bien longtemps.

-Vous pouvez y aller. Prenez l'ascenseur de droite. Il vous mènera directement au dernier étage.

Je prends mon souffle avant de monter dans cette cabine restreinte. Je suis claustrophobe donc c'est toujours un peu difficile pour moi de me retrouver dans un endroit aussi confiné. Quand les portes s'ouvrent enfin, ma nervosité est montée d'un cran. Ouf, je pensais ne jamais arriver vivante à cet étage. Calme-toi Lena, sinon tu risques de te planter ! Merci de me le rappeler Chère Conscience, j'ai vraiment besoin de ça actuellement ! Je longe le couloir et j'aperçois une femme d'un certain âge toute vêtue de noir derrière un bureau. Le regard bienveillant qu'elle pose sur moi me rassure.

-Bonjour. Mademoiselle Oladeji je présume ?

-Bonjour Madame. Oui c'est exact.

-Vous êtes ponctuelle, c'est bien. Asseyez-vous là, je vais vous annoncer.

Elle se lève et ouvre l'un des doubles battants en bois ciré qui doit sans doute mener au bureau du DRH. Je regarde autour de moi et constate le contraste avec la décoration du hall. Ici tout respire le luxe dans des tons beaucoup plus nuancés et élégants : le noir des fauteuils confortables dans la salle d'attente se mariait bien aux différents tons marrons des meubles en bois et du beige des murs. Il y avait même quelques pots de fleurs un peu partout pour égayer cette atmosphère masculine. Mais je suis bientôt ramenée à la réalité par la dame.

-Veuillez entrer Mademoiselle. Monsieur Hernandez va vous recevoir.

Elle ferme la porte derrière moi et mes yeux croisent enfin ceux de celui qui est censé m'octroyer ce job. A ce moment, tout le discours préparé durant des heures pour paraître professionnel n'est plus d'actualité. Je reste pétrifiée sur place, mes jambes tenant à peine debout et le cerveau en ébullition : SOS ! Je crois que je vais faire un malaise ! Mayday ! Mayday ! Non non non Lena ressaisies-toi ! C'est la honte si tu tombes devant Lui ! Oh Seigneur LUI ! Mon inconnu matérialisé sous mes yeux ! Je rêve alors ? S'il vous plaît Mon Dieu, faîtes que ce soit un rêve ! Oh non, il s'approche de moi ! Dis quelque chose Lena ! Ne reste pas là les yeux écarquillés et la bouche ouverte voyons !

-VOUS !

Sérieux ? C'est tout ce que tu trouves à dire ?!

-Bonjour ! Je suis Hakim Hernandez ! Ravi de faire votre connaissance Mademoiselle Oladeji !

Oh cette voix...Ces yeux scrutateurs...Cette bouche dont le goût est si...HELENA ! Reprends-toi Au Nom du Ciel ! Il te tend la main ! D'ailleurs, apparemment, il ne se souvient pas de toi ! C'est ce constat et surtout la déception que je ressens qui me ramènent enfin sur terre. Mais qu'est-ce que je pensais ? Un mec pareil doit avoir des centaines de filles à ses pieds.

-Vous vous sentez bien ?

Je lui prends brièvement la main et un frisson me parcourt à ce contact.

-Oh pardon ! Moi de même Monsieur Hernandez !

-Venez. Nous serons plus à l'aise ici pour discuter.

Je m'assoies au bord de la chaise face à un grand bureau en bois précieux, le dos bien droit et le corps crispé. De la sueur perle à mon front malgré l'air conditionné.

-Je vous sers quelque chose ?

-Un...un verre d'eau s'il vous plaît.

Je le regarde se mouvoir pour aller me servir et il se dégage de lui une aura féline : cette démarche d'homme sûr de son physique parfait, ses pas étouffés par la moquette épaisse, ses gestes qui mesurés,...C'est ça, il me fait penser à un fauve à la beauté attirante mais trompeuse.

-Tenez.

Quand nos doigts se touchent, une décharge me traverse le bras droit. Il me fixe quelques secondes avant de retourner s'assoir dans son fauteuil de cuir.

-Alors Mademoiselle Oladeji, que puis-je faire pour vous ?

HAKIM

Je la regarde débiter un discours certainement appris par cœur dans le but de m'impressionner mais franchement, je ne l'écoute même pas. Je sais déjà que je ne la laisserai pas m'échapper cette fois ! Heureusement que j'ai réussi à me retenir quand elle est entrée. Son air de biche surprise par les phares d'une voiture était trop hilarant ! Je la déshabille carrément du regard, ce qui la déstabilise la faisant bégayer et qui m'amuse. Elle est si prévisible, un vrai livre ouvert ! Ce sera très facile d'en faire ce que je veux. Mais patience Hakim, l'attente rendra le moment venu encore plus...exaltant. Pourquoi est-elle aussi mal fagotée ? Ce tailleur bleu marine informe ne la met pas du tout en valeur. Et ces ballerines...Sans oublier ces affreuses lunettes derrière lesquelles elle cachait ses belles prunelles... Pas grave, il faudra juste faire un peu de shopping et un tour chez l'ophtalmo. Un vrai diamant brut ...Intéressant...Vraiment intéressant. Je décide que j'en ai assez et je l'interromps :

-Savez-vous qui je suis Mademoiselle Oladeji ?

-Euh...Le Directeur des Ressources Humaines.

Je me mets à rire en me levant. Je retire ma veste que je pose sur le dossier de mon fauteuil. Je contourne lentement la table en ne la quittant pas des yeux.

-Si vous recherchez le DRH, alors vous vous êtes trompée de porte. A vous entendre, je constate que vous avez fait quelques recherches sur l'entreprise mais apparemment, vous avez omis d'en faire sur le PDG.

Je l'observe et je lis d'abord de l'incompréhension sur son ravissant visage expressif. Ensuite vient la réflexion et je suis sûr qu'elle essaie de se rappeler du nom que je lui ai donné à son arrivée. Ah enfin, elle se rappelle !

-Vous êtes...Vous êtes Hakim Hernandez.

Mi-ironique, mi amusé, je renchéris :

-Je pensais m'être présenté pourtant.

-Oui...Oui bien sûr. Je suis vraiment désolée Monsieur.

-Ne vous inquiétez pas. C'est normal d'être un peu stressé dans votre situation. Alors, savez-vous au moins quel rôle serait le vôtre au sein de cette entreprise ?

-Je sais juste que c'est un poste d'assistante et comme vous avez pu le lire sur mon curriculum vitae, j'ai déjà fait mes preuves dans plusieurs maisons d'édition. Oh je vous concède que ce n'était que des stages mais...

-Pas la peine d'essayer de vous vendre d'avantage. Vous êtes embauchée.

-Vrai...Vraiment ?

-Pourquoi cela vous surprend-t-il ? N'est-ce pas pour cela que vous êtes ici ce matin ?

-Si...Si vous avez raison.

Elle semble se retenir à grand-peine de laisser éclater sa joie. Mais son visage s'éclaire d'un sourire qui dévoile un brin de cette beauté qu'elle semble vouloir cacher sous ses accoutrements.

-Mais avant de signer avec nous, je vais me permettre de vous résumer votre boulot : vous allez devenir MON assistante.

Je la vois déglutir péniblement. Eh oui, Ma Belle Lena, nous serons très très proches.

LENA

Son assistante ? Je ne sais même pas si cette nouvelle me comble de bonheur ou d'effroi. Comment vais-je faire pour être aussi près de l'homme de qui je rêve presque toutes les nuits sans pouvoir toucher ses larges épaules, son corps parfait, ses tatouages qui le rendent presque dangereux...Je n'aurais jamais pu imaginer que mon inconnu avec son air de Bad Boy puisse être en fait un chef d'entreprise !

-Vous serez mes yeux et mes mains en quelque sorte ! Je dicte et vous notez ! Vous serez chargée de me lire et de rédiger tout document en rapport avec mon boulot: mails, lettres, textos et j'en passe. Et ce sera pareil pour mes romans.

-Vous êtes écrivain ?

-Exact.

-Quel genre de romans écrivez-vous ?

Il vient vers moi, contourne ma chaise et le sentir derrière moi me paralyse littéralement. Il pose ses mains sur le dossier.

-Cela dépend, j'écris surtout du suspense mais j'ai quelques romans historiques à mon actif.

Je sursaute en sentant son souffle près de mon oreille quand il me murmure :

-Mais depuis peu, je m'adonne plutôt à l'écriture de récits érotiques.

J'ai le cœur qui fait de la tachycardie là. Respire Lena, respire ! Heureusement, il se redresse et retourne à son bureau.

-Vous en avez déjà lu Mademoiselle Oladeji ?

-Oui...Récemment, j'en ai lu quelques uns.

-Et de quel auteur ?

- H.F Da Costa.

-Vous me flattez !

-Pourquoi ?

-Parce que j'écris sous ce pseudo.

C'est la journée des surprises aujourd'hui ou quoi ?

-Et vous les appréciez ?

-Oui...Beaucoup.

-Estimez-vous heureuse alors parce que c'est vous qui rédigerez les tapuscrits de mes prochains romans. Je vous remettrai des enregistrements à cet effet.

Je ne peux m'empêcher de lui demander :

-Pourquoi ne les écrivez-vous pas vous-même ?

Son regard devient soudain glacial.

-Parce que c'est pour ça que je vous paie. Cela vous pose un problème ?

-Non...Bien sûr que non.

Je baisse les yeux et quand je les relève, ils ont repris leur expression sereine. Ai-je rêvé cette seconde d'hostilité ? Se faire lire et écrire ses mails ? Les riches et leurs caprices ! Pour évoluer dans ce cercle depuis ma naissance, je suis habituée à leurs exigences parfois saugrenues. Même mon père est un expert en la matière !

-Bien ! Votre CV indique que vous vivez à New York. Donc je suppose que vous avez besoin de quelques jours pour vous installer à Miami.

-Si cela ne vous dérange pas.

-Vous commencerez donc le lundi prochain.

-Merci Monsieur Hernan...

-Appelez-moi Hakim ! Tous mes proches collaborateurs m'appellent par mon prénom.

-Merci Hakim.

Le fait de prononcer son prénom me fait tout bizarre. Hakim, il s'appelle Hakim. J'aime beaucoup.

-Je crois qu'on en a terminé. Tía Sofia, la dame qui vous a introduite dans mon bureau vous remettra votre contrat. Lisez-le attentivement et s'il vous convient, nous nous verrons lundi à 8h30 ! Bonne journée Mademoiselle Oladeji.

Une seconde après, il a le regard fixé sur son écran d'ordinateur. Voilà, je suis congédiée. Ne sachant pas quoi ajouter, je bredouille un « merci. A vous de même. » et je me dépêche d'atteindre le battant, déçue par cette attitude cavalière. Juste au moment où je tiens la poignée, j'entends derrière moi :

-Ravi de t'avoir revue Lena !

Estomaquée, je lui jette un coup d'œil et je ne sais plus où me mettre quand je reconnais ma culotte en coton déchirée, oubliée dans la boîte cette nuit là et qu'il triture dans sa main. J'ai droit alors à ce sourire qui m'a fait chavirer il y a près d'un an ! La Lena frustrée est sur le point de faire son apparition. Je me précipite sur la poignée de la porte et sors avant de faire une bêtise. Je ne sais pas comment je fais pour paraître calme devant la vieille dame qui me tend mon contrat et me souhaite une bonne journée ni devant les deux brunes à la réception qui me disent au revoir. Ce n'est qu'une fois dans la voiture que je laisse toutes mes émotions accumulées et retenues durant cet entretien se lâcher et envahir mon corps tout entier. J'ai trop chaud alors j'enlève la veste mon tailleur. Mais ce n'est pas suffisant. Fébrile, je retire quelques boutons de mon chemisier, je me défourre, je soulève ma jupe jusqu'à mi-cuisses, je démarre la voiture pour que l'air conditionné me soulage...Mais ce n'est toujours pas assez. Je suis comme en transe, haletante, tremblotante et palpitante de partout, surtout du bas-ventre. Sans vraiment m'en rendre compte, je plonge une main dans mon chemisier ouvert pour cueillir l'un de mes tétons devenus hypersensibles et turgescents sous mon soutien-gorge pendant que l'autre va à la découverte de mon sexe trempé et de mon clitoris qui n'attendent que ça. Les yeux fermés, je n'ai que ce visage aux yeux perçants devant moi et cette voix de velours qui me murmure à l'oreille « vas-y Lena. Jouis Ma Belle ». Il ne me faut pas plus pour ressentir cette sensation éprouvée des dizaines de fois mais dont chaque spasme, chaque décharge, chaque gémissement, chaque cri étouffé restent uniques.

Une fois les vagues du plaisir apaisées, je m'adosse contre mon siège et je réalise que je me suis masturbée dans un parking et que n'importe qui aurait pu me voir. Je pars dans un fou rire de dérision. Puis je m'écrie :

-TU ES DANS LA MERDE LENA !

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