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Rencontre Mortelle: L'Objectif du Destin

Rencontre Mortelle: L'Objectif du Destin

Auteur:: Backdraft
Genre: Moderne
La douleur intense de l'accident de voiture me lacérait, le froissement du métal résonnant comme une symphonie macabre, puis le vide. Dans mes derniers instants, une pensée lucide m'a frappé : l'appareil photo. Ce cadeau, offert par Léa, ma meilleure amie, s'était transformé en malédiction. Ma mère est morte, mon père a eu un AVC, notre entreprise familiale a fait faillite. Romain, mon petit ami, m'a lâchement abandonnée, me traitant de « porte-malheur ». Léa, mon dernier espoir, nagait dans la fortune tandis que ses parents, autrefois malades, retrouvaient une santé éclatante. Ce n'est qu'après ma mort que la vérité brutale m'a frappée : l'appareil photo aspirait notre bonheur pour le leur. Guidée par une douleur fulgurante, j'ai rouvert les yeux. La date affichée sur mon téléphone m'a glacé le sang : c'était mon anniversaire, le jour où tout avait commencé. Et là, sur ma table de chevet, se trouvait l'appareil photo, innocemment emballé. Lorsque Léa a fait irruption, gâteau en main, son sourire mielleux, j'ai su. Elle a insisté pour que je prenne ma première photo. Mais cette fois, je n'étais plus la victime naïve. J'ai levé l'appareil, non pas vers mes parents aimants, mais vers elle. « Faisons un portrait de la magnifique marraine de la fête, d'accord ? » Son sourire s'est figé, trahissant une panique à peine dissimulée. Elle tentait de dérouter mon choix, rejoint par Romain, dont la synchronisation était parfaite, cherchant à me guider vers un piège familier. Ils pensaient me manipuler à nouveau. Mais ils se trompaient lourdement. Cette fois, j'étais la chasseresse.

Introduction

La douleur intense de l'accident de voiture me lacérait, le froissement du métal résonnant comme une symphonie macabre, puis le vide.

Dans mes derniers instants, une pensée lucide m'a frappé : l'appareil photo.

Ce cadeau, offert par Léa, ma meilleure amie, s'était transformé en malédiction.

Ma mère est morte, mon père a eu un AVC, notre entreprise familiale a fait faillite.

Romain, mon petit ami, m'a lâchement abandonnée, me traitant de « porte-malheur ».

Léa, mon dernier espoir, nagait dans la fortune tandis que ses parents, autrefois malades, retrouvaient une santé éclatante.

Ce n'est qu'après ma mort que la vérité brutale m'a frappée : l'appareil photo aspirait notre bonheur pour le leur.

Guidée par une douleur fulgurante, j'ai rouvert les yeux.

La date affichée sur mon téléphone m'a glacé le sang : c'était mon anniversaire, le jour où tout avait commencé.

Et là, sur ma table de chevet, se trouvait l'appareil photo, innocemment emballé.

Lorsque Léa a fait irruption, gâteau en main, son sourire mielleux, j'ai su.

Elle a insisté pour que je prenne ma première photo.

Mais cette fois, je n'étais plus la victime naïve.

J'ai levé l'appareil, non pas vers mes parents aimants, mais vers elle.

« Faisons un portrait de la magnifique marraine de la fête, d'accord ? »

Son sourire s'est figé, trahissant une panique à peine dissimulée.

Elle tentait de dérouter mon choix, rejoint par Romain, dont la synchronisation était parfaite, cherchant à me guider vers un piège familier.

Ils pensaient me manipuler à nouveau.

Mais ils se trompaient lourdement.

Cette fois, j'étais la chasseresse.

Chapitre 1

Je me souviens encore de la douleur intense qui a déchiré mon corps, le crissement des pneus, le bruit assourdissant du métal qui se froisse.

Puis, le silence.

Dans les derniers instants de ma vie précédente, une seule pensée a traversé mon esprit confus, aussi claire que du cristal.

L'appareil photo.

Cet appareil photo instantané que Léa, ma meilleure amie, m'avait offert pour mon anniversaire.

Je l'avais utilisé pour prendre des photos de toute ma famille, un souvenir joyeux que je voulais chérir.

Une semaine plus tard, ma mère est morte dans un accident de voiture.

Mon père a eu un AVC, le laissant hémiplégique.

Notre entreprise familiale a fait faillite, comme si une force invisible s'acharnait sur nous.

Romain, mon petit ami, m'a quittée. Ses derniers mots résonnent encore : « Tu es un porte-malheur, Amélie. »

J'ai cherché du réconfort auprès de Léa, mon dernier pilier. C'est là que j'ai découvert l'impensable. Sa famille, autrefois accablée par des maladies chroniques, nageait dans une fortune soudaine et une santé éclatante.

Le choc a été si violent que je n'ai pas vu la voiture arriver.

Ce n'est qu'après ma mort, flottant dans un vide étrange, que j'ai tout compris. L'appareil photo n'était pas un cadeau, c'était une malédiction. Léa et Romain étaient de mèche depuis le début. Ils avaient volé ma chance, ma vie, ma famille.

Une douleur fulgurante m'a transpercé la tête.

J'ai ouvert les yeux brusquement.

La lumière du soleil filtrait à travers les rideaux de ma chambre, la même chambre que j'avais quittée il y a des années. L'odeur familière des croissants que ma mère préparait flottait dans l'air.

J'ai attrapé mon téléphone sur la table de chevet. La date affichée m'a glacé le sang. C'était le jour de mon anniversaire. Le jour où tout a commencé.

À côté du téléphone, posé sur un emballage cadeau coloré, se trouvait l'appareil photo instantané.

Il était là, identique, innocent en apparence, mais chargé de toute la misère de ma vie passée.

« Amélie ! Joyeux anniversaire, ma chérie ! »

La porte de ma chambre s'est ouverte en grand. Léa est entrée, un grand sourire aux lèvres, tenant un gâteau avec des bougies allumées. Son visage rayonnait de cette fausse bienveillance que je connaissais maintenant si bien.

« Regarde ce que je t'ai apporté ! J'espère que ça te plaît. »

Elle a pointé du doigt l'appareil photo sur ma table de chevet.

Son regard était plein d'une attente gourmande, à peine dissimulée.

Je me suis assise sur le lit, mon cœur battant à tout rompre, mais mon visage est resté calme. J'ai pris l'appareil photo dans mes mains, son poids me semblait incroyablement lourd.

« Merci, Léa. C'est... très gentil. »

« Alors, essaie-le ! Prends une photo ! Une première photo pour immortaliser ce jour spécial ! » a-t-elle insisté, ses yeux brillant d'une lueur étrange.

Je me suis levée, l'appareil en main. Au lieu de me tourner vers mes parents qui venaient d'entrer dans la chambre, souriants et pleins d'amour, je me suis tournée vers elle.

J'ai levé l'appareil et je l'ai visée.

« Faisons un portrait de la magnifique marraine de la fête, d'accord ? »

Le sourire de Léa s'est figé instantanément. Une fraction de seconde de panique pure a traversé ses yeux avant qu'elle ne la masque par un rire forcé.

« Non, non, arrête tes bêtises ! C'est ton anniversaire, c'est toi la star aujourd'hui. D'ailleurs, la première photo devrait être une photo de famille, non ? Tes parents sont là, c'est parfait ! »

Elle a essayé de me prendre le bras pour me faire pivoter, mais j'ai résisté.

« Pourquoi ? Tu n'aimes pas être prise en photo ? Toi qui adores ça d'habitude. »

Son visage s'est crispé. Elle a jeté un regard affolé par-dessus son épaule, où Romain venait d'apparaître dans l'encadrement de la porte, un petit cadeau à la main.

« Amélie, chérie, joyeux anniversaire. »

Romain a vu la scène, l'appareil photo pointé sur Léa, et il a immédiatement compris. Il s'est précipité en avant avec une agilité surprenante.

« Attends, ne bouge pas ! La lumière n'est pas bonne ici. Allons dans le salon ! »

Il a attrapé doucement l'appareil de mes mains et a passé un bras autour de mes épaules, me guidant hors de la chambre.

« Une belle photo de famille, avec tes parents. C'est ça le plus important. Un souvenir pour la vie. »

Leurs paroles étaient presque identiques à celles de ma vie passée. Leur synchronisation était parfaite.

Le piège était à nouveau tendu, mais cette fois, je n'étais plus la proie.

J'étais la chasseresse.

Chapitre 2

Leurs voix mielleuses résonnaient autour de moi, mais dans ma tête, c'était le chaos des souvenirs de ma vie antérieure qui défilait.

Je me revoyais, hagarde, devant le rapport d'autopsie de ma mère. "Décès par traumatisme crânien sévère."

Je revoyais mon père, l'homme le plus fort que je connaissais, affalé sur son fauteuil, le côté droit de son corps inerte, un filet de bave au coin des lèvres, essayant de prononcer mon nom sans y parvenir.

Les appels incessants des créanciers, les lettres de mise en demeure, la vente aux enchères de notre maison. Tout s'était effondré si vite, comme un château de cartes.

Et puis, le coup de grâce.

Romain.

Il était venu me voir, non pas pour me consoler, mais pour rompre. Je me souviens de son regard froid, dénué de toute pitié.

« Amélie, je ne peux plus. Regarde-toi. Regarde ta famille. C'est comme si tu portais la poisse. Je dois penser à mon avenir. »

Chaque mot était une gifle. L'homme que j'aimais, celui avec qui je projetais de me marier, me jetait comme un déchet au moment où j'avais le plus besoin de lui.

La solitude était un gouffre sans fond.

Quelques semaines plus tard, désespérée, j'avais appelé Léa. Elle m'avait répondu d'une voix enjouée, me racontant qu'elle venait d'acheter un appartement de luxe dans le centre-ville.

« Et ce n'est pas tout ! Mes parents vont beaucoup mieux ! Le médecin a dit que c'était un miracle. Leurs maladies chroniques ont tout simplement disparu ! »

À ce moment-là, quelque chose s'était brisé en moi. Le contraste était trop violent, trop injuste. Leurs bonheurs semblaient être construits sur les ruines de ma vie.

C'est là, en traversant la rue sans regarder, le téléphone encore à l'oreille, que la voiture m'a fauchée.

Et dans ce néant post-mortem, la vérité m'a frappée. L'appareil photo. Chaque photo prise avait drainé la chance et la vie de la personne photographiée pour la transférer à Léa. Mes parents pour ses parents. Ma fortune pour sa fortune.

Romain n'était qu'un complice opportuniste, attiré par l'appât du gain.

« Amélie ? Ça va ? Tu as l'air ailleurs. »

La voix de Romain me tira de ma transe. Il me tenait toujours par l'épaule, son contact me donnait la nausée. Léa, de son côté, avait retrouvé son sourire de façade.

Je me suis ressaisie, affichant un air confus.

« Excusez-moi, j'ai dû mal dormir. J'ai un peu la tête qui tourne. »

Je me suis doucement dégagée de l'emprise de Romain.

« Romain, mon amour, tu pourrais m'apporter un verre d'eau, s'il te plaît ? Je me sens un peu faible. »

C'était une de ses habitudes. Il aimait jouer le rôle du petit ami prévenant, surtout devant mes parents. Il ne pouvait pas refuser.

« Bien sûr, ma chérie. Tout de suite. »

Il s'est empressé d'aller à la cuisine, me laissant seule avec Léa et mes parents.

Pendant qu'il était parti, j'ai regardé Léa droit dans les yeux.

« Tu sais, Léa, je pense que tu as raison. Une photo de famille, c'est une excellente idée. Mais on la fera plus tard, quand je me sentirai mieux. Je veux être parfaite pour cette photo. »

Je lui ai adressé le plus doux des sourires. Elle semblait soulagée, pensant que j'avais mordu à l'hameçon.

Romain est revenu avec le verre d'eau. En me le tendant, son regard a croisé le mien. Il essayait de paraître inquiet et aimant, mais je pouvais voir, au fond de ses pupilles, une lueur de triomphe et de cupidité.

Il pensait que j'étais toujours la même Amélie, naïve et facile à manipuler.

Il se trompait lourdement.

Cette fois-ci, le jeu avait de nouvelles règles.

Et c'est moi qui les fixais.

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