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Renaître pour Venger

Renaître pour Venger

Auteur:: Star
Genre: Moderne
La sonnette retentit, déchirant le silence de l'après-midi. Ce son, je le connais. C' est le début de la fin... ou de mon commencement. Dans ma vie précédente, il a marqué l'arrivée de mon beau-père, Jean-Pierre, avec son Cane Corso, ce chien qui allait devenir notre bourreau. J'étais alors figée par la peur, une faiblesse qui nous a toutes coûtées la vie. Mon angoisse était palpable, et le chien l'a sentie. « Brutus » a défiguré ma fille, Chloé, son visage arraché dans une mare de sang, puis Jean-Pierre l'a relâché. J'ai vu ma mère se faire déchiqueter sous mes yeux, avant que les ténèbres ne m'engloutissent moi et mon enfant. Une horreur indicible, orchestrée par cet homme que j'avais cru être de ma famille. J'ai sombré dans l'impuissance, la douleur, la haine absolue. Pourquoi n'avais-je pas réagi ? Pourquoi n'avais-je pas été forte, lucide ? Cette injustice, cette lâcheté, m'ont hantée jusqu'à ma dernière pensée. Mais le destin m' a offert une seconde chance. J'ai rouvert les yeux, de retour à cet instant précis où la sonnette retentit. Le même Jean-Pierre, le même chien menaçant. Mais cette fois, la peur a disparu, remplacée par une âme froide et dure comme l'acier. Une soif de vengeance s'est emparée de moi. Jean-Pierre pensait m'avoir envoyé une arme ? Je vais la retourner contre lui. Ce chien ne sera plus « Brutus », il sera « Hector », et il sera le mien. Prépare-toi. Cette fois, c'est moi qui gagnerai.

Introduction

La sonnette retentit, déchirant le silence de l'après-midi. Ce son, je le connais. C' est le début de la fin... ou de mon commencement. Dans ma vie précédente, il a marqué l'arrivée de mon beau-père, Jean-Pierre, avec son Cane Corso, ce chien qui allait devenir notre bourreau. J'étais alors figée par la peur, une faiblesse qui nous a toutes coûtées la vie.

Mon angoisse était palpable, et le chien l'a sentie. « Brutus » a défiguré ma fille, Chloé, son visage arraché dans une mare de sang, puis Jean-Pierre l'a relâché. J'ai vu ma mère se faire déchiqueter sous mes yeux, avant que les ténèbres ne m'engloutissent moi et mon enfant. Une horreur indicible, orchestrée par cet homme que j'avais cru être de ma famille.

J'ai sombré dans l'impuissance, la douleur, la haine absolue. Pourquoi n'avais-je pas réagi ? Pourquoi n'avais-je pas été forte, lucide ? Cette injustice, cette lâcheté, m'ont hantée jusqu'à ma dernière pensée.

Mais le destin m' a offert une seconde chance. J'ai rouvert les yeux, de retour à cet instant précis où la sonnette retentit. Le même Jean-Pierre, le même chien menaçant. Mais cette fois, la peur a disparu, remplacée par une âme froide et dure comme l'acier. Une soif de vengeance s'est emparée de moi. Jean-Pierre pensait m'avoir envoyé une arme ? Je vais la retourner contre lui. Ce chien ne sera plus « Brutus », il sera « Hector », et il sera le mien. Prépare-toi. Cette fois, c'est moi qui gagnerai.

Chapitre 1

La sonnette retentit.

Un son strident qui déchire le silence de l'après-midi.

Je suis figée, une tasse de thé à la main. Ce son, je le connais. C'est le début de la fin.

Dans ma vie précédente, ce son a marqué le commencement de mon cauchemar.

Mon beau-père, Jean-Pierre, se tenait sur le pas de la porte, un énorme chien noir à ses côtés. Un Cane Corso.

"Je l'ai ramené de Sologne. Il nous tiendra compagnie."

Sa voix autoritaire n'admettait aucune discussion.

Mathieu, mon mari, avait souri faiblement. "Papa, c'est une super idée."

Moi, j'avais protesté. J'avais peur.

Cette peur m'a coûté la vie, celle de ma fille, et celle de ma mère.

Mais aujourd'hui, je ne suis plus la même.

La haine a remplacé la peur. La renaissance m'a donné une nouvelle âme, froide et dure comme l'acier.

Je pose ma tasse et vais ouvrir la porte.

Le même tableau. Jean-Pierre, le visage dur, le chien massif tirant sur sa laisse, l'air menaçant. Mathieu, derrière, mal à l'aise.

"Amélie, regarde ce que Papa nous a ramené."

Au lieu de crier, je souris.

Un large sourire qui surprend les deux hommes.

"Oh, quel chien magnifique !"

Je m'accroupis, ignorant la tension de l'animal. Je tends la main, paume vers le haut.

"Bonjour, toi. Tu es splendide."

Le chien, dérouté par mon absence de peur, cesse de grogner. Il me flaire la main, puis la lèche timidement.

Jean-Pierre est visiblement déçu. Il s'attendait à une crise, à des larmes. Il voulait me voir faible.

"Tu... tu l'aimes ?" demande Mathieu, incrédule.

"Je l'adore. Chloé va être si contente d'avoir un protecteur."

Je me relève et regarde mon beau-père droit dans les yeux.

"Merci, Jean-Pierre. C'est le plus beau des cadeaux."

Son regard se durcit. Mon calme le déstabilise. Il voulait une arme contre moi, mais il ne sait pas encore que je vais la retourner contre lui.

Ce chien n'est pas un cadeau. C'est une déclaration de guerre.

Et cette fois, c'est moi qui vais gagner.

Chapitre 2

Ma première vie défile devant mes yeux comme un film d'horreur.

Le chien, que Jean-Pierre avait baptisé "Brutus", m'avait immédiatement prise en grippe. Mes protestations, ma peur, il les sentait.

Il grognait dès que j'approchais. Une semaine après son arrivée, il m'a mordue à la jambe alors que je passais dans le couloir.

Mathieu avait minimisé. "Il doit s'habituer. Ne sois pas si nerveuse."

Jean-Pierre avait ricané. "Un chien sait reconnaître les gens qui n'ont pas de caractère."

J'ai essayé. Pour Mathieu, pour la paix de mon foyer. J'ai tenté de l'amadouer avec des friandises, mais il les refusait, les yeux fixés sur moi avec une haine pure.

Puis est arrivé le jour que je ne pourrai jamais oublier.

J'étais dans la cuisine. Chloé, ma petite fille de deux ans, jouait dans le salon. J'ai entendu un grognement sourd, puis un cri. Un cri qui me glace encore le sang.

Je me suis précipitée. Le chien était sur elle. Sa gueule ensanglantée. Le visage de ma fille... il n'y avait plus de visage. Juste une bouillie de chair et de sang.

L'hôpital. Les opérations. Les regards de pitié.

Chloé a survécu, mais défigurée à vie.

Mathieu a enfin accepté de se débarrasser du chien. Nous l'avons emmené à la fourrière. Sur le chemin du retour, Jean-Pierre, qui nous accompagnait, avait un sourire étrange.

Deux mois plus tard, Chloé est sortie de l'hôpital. Je ne pouvais plus vivre dans cet appartement. Chaque recoin me rappelait l'horreur.

Je me suis réfugiée chez ma mère, Martine, dans son petit pavillon de banlieue. Un havre de paix.

Nous pensions être en sécurité.

Nous avions tort.

Une nuit, des aboiements furieux nous ont réveillées. C'était lui. Brutus.

Jean-Pierre ne l'avait jamais emmené à la fourrière. Il l'avait libéré, et le chien, avec une intelligence diabolique, avait retrouvé notre trace.

Il a défoncé la porte d'entrée. Il s'est jeté sur ma mère avant qu'elle ne puisse crier. Je l'ai vu la déchiqueter.

Puis il s'est tourné vers moi, et vers Chloé que je serrais dans mes bras.

Je n'ai pas eu le temps de hurler.

Ma dernière pensée, avant que les ténèbres ne m'engloutissent, fut une haine pure et absolue pour l'homme qui avait orchestré tout ça.

Jean-Pierre.

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