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Renaître pour Mieux Aimer

Renaître pour Mieux Aimer

Auteur:: ALLISON
Genre: Romance
Le message lapidaire sur les réseaux sociaux m' a glacé le sang : Antoine, le jeune stagiaire, s' était suicidé par amour. Quelques heures plus tard, ma femme, Sophie, que j' aimais par-dessus tout depuis dix ans, s' est jetée de notre toit, sans un mot, sous mes yeux horrifiés. Anéanti, j' ai erré comme un fantôme dans l' appartement de notre « bonheur factice », jusqu' au jour où j' ai découvert, cachée sous notre lit, une boîte contenant 99 lettres. Elles étaient de Sophie, mais pas pour moi. Chaque mot m' a poignardé, révélant qu' elles étaient toutes adressées à « Mon cher Antoine », son premier et unique amour, et que j' avais été un simple substitut, une « cage dorée » l' étouffant à petit feu. La rage et le chagrin m' ont consumé, me laissant mourir seul, le cœur brisé... jusqu' à ce que j' ouvre les yeux. Je suis revenu dix ans en arrière, au jour de ma première rencontre arrangée avec Sophie, celle qui allait détruire ma vie. Cette fois, j' ai juré que les choses seraient différentes.

Introduction

Le message lapidaire sur les réseaux sociaux m' a glacé le sang : Antoine, le jeune stagiaire, s' était suicidé par amour.

Quelques heures plus tard, ma femme, Sophie, que j' aimais par-dessus tout depuis dix ans, s' est jetée de notre toit, sans un mot, sous mes yeux horrifiés.

Anéanti, j' ai erré comme un fantôme dans l' appartement de notre « bonheur factice », jusqu' au jour où j' ai découvert, cachée sous notre lit, une boîte contenant 99 lettres.

Elles étaient de Sophie, mais pas pour moi. Chaque mot m' a poignardé, révélant qu' elles étaient toutes adressées à « Mon cher Antoine », son premier et unique amour, et que j' avais été un simple substitut, une « cage dorée » l' étouffant à petit feu.

La rage et le chagrin m' ont consumé, me laissant mourir seul, le cœur brisé... jusqu' à ce que j' ouvre les yeux. Je suis revenu dix ans en arrière, au jour de ma première rencontre arrangée avec Sophie, celle qui allait détruire ma vie. Cette fois, j' ai juré que les choses seraient différentes.

Chapitre 1

Un message laconique sur les réseaux sociaux a annoncé la nouvelle.

Antoine, le jeune stagiaire de l'entreprise, s'était suicidé.

Pour des raisons sentimentales, disait le message.

Marc Dubois a regardé la photo du jeune homme, son visage encore empreint d'une jeunesse innocente, et a ressenti un malaise diffus.

Il ne connaissait pas bien Antoine, l'ayant croisé quelques fois à la machine à café.

À ce moment-là, sa femme, Sophie, est sortie de la chambre.

Son visage était livide, ses yeux fixaient un point invisible dans le vide.

Elle n'a pas dit un mot.

Elle a traversé le salon comme une somnambule, a ouvert la porte-fenêtre du balcon et est montée sur le toit de leur immeuble.

Marc, sentant une panique glaciale l'envahir, l'a suivie en courant.

"Sophie ! Qu'est-ce que tu fais ?"

Elle ne s'est pas retournée.

Elle a atteint le bord du toit, a regardé le vide sous ses pieds, puis s'est jetée.

Tout s'est passé si vite que Marc n'a même pas eu le temps de crier.

Le choc l'a paralysé. Le monde s'est effondré autour de lui.

Dans les jours qui ont suivi, Marc a erré dans leur appartement comme un fantôme. Chaque objet, chaque odeur ravivait le souvenir de Sophie, de leurs dix années de mariage.

Il l'avait aimée. Il avait cru qu'elle l'aimait aussi.

Un jour, en faisant le ménage sous leur lit, un geste mécanique pour tenter de maintenir une once de normalité, sa main a heurté une boîte en bois.

Il l'a sortie. Elle était lourde.

À l'intérieur, il y avait 99 lettres.

L'écriture était celle de Sophie.

Elles n'étaient pas pour lui.

Elles étaient toutes adressées à "Mon cher Antoine".

Marc s'est assis sur le sol froid, le cœur battant à tout rompre, et a commencé à lire.

Chaque mot était une révélation, chaque phrase un coup de poignard.

Il a découvert qu'Antoine n'était pas un simple stagiaire. Il était l'amour de jeunesse de Sophie, son premier et unique amour.

Leur mariage n'avait été qu'un arrangement, une contrainte imposée par la famille de Sophie qui désapprouvait sa relation avec Antoine, jugé trop pauvre, sans avenir.

Marc n'avait été qu'un substitut. Un pis-aller convenable.

Une lettre en particulier a brisé ce qui lui restait de cœur.

"Parfois, je regarde Marc et j'essaie de te voir en lui. Il te ressemble un peu, de loin. Mais ce n'est qu'une illusion. Il est gentil, attentionné, mais son amour m'étouffe parce qu'il n'est pas le tien. Il est une cage dorée, et je meurs à petit feu à l'intérieur."

Dix ans de sa vie. Une illusion.

Anéanti par cette trahison totale, Marc a sombré.

La dépression l'a consumé, le vidant de toute volonté de vivre.

Il a cessé de manger, de parler, de sortir.

Son cœur, déjà brisé, a fini par lâcher.

Marc Dubois est mort, seul dans l'appartement qui avait été le théâtre de son bonheur factice.

Puis, il a ouvert les yeux.

Une lumière vive l'a aveuglé.

Il était assis dans un restaurant chic, l'odeur du café et des croissants flottant dans l'air.

En face de lui, une jeune femme le regardait avec un mélange de curiosité et d'attente.

Elle était jeune, belle, la peau lisse, les yeux brillants.

C'était Sophie.

La Sophie qu'il avait rencontrée il y a dix ans, le jour de leur première rencontre arrangée.

Il a regardé ses propres mains, posées sur la nappe blanche. Elles étaient plus jeunes, sans les rides que le chagrin avait creusées.

Il était de retour.

Le jour où tout avait commencé.

Il se souvenait de ce moment. Il avait été nerveux, mais charmé par sa beauté. Il avait espéré qu'elle pourrait être la femme de sa vie.

Un souvenir amer lui a tordu les entrailles.

Il s'est rappelé la solitude de Sophie pendant leur mariage, ses regards perdus dans le vague, ses soupirs discrets quand elle le croyait endormi.

Il avait mis ça sur le compte de la timidité, d'un tempérament mélancolique.

Quelle naïveté.

Il s'est rappelé le jour où Antoine était arrivé dans son entreprise. Sophie l'avait vu lors d'une fête de bureau.

Ce soir-là, elle avait pleuré pour la première fois devant lui. Il l'avait prise dans ses bras, pensant qu'elle était simplement fatiguée ou stressée.

Maintenant, il comprenait. Elle pleurait son amour perdu, retrouvé mais inaccessible.

Les lettres. Ces 99 lettres. Un journal intime de son malheur et de sa propre stupidité.

Elle y décrivait leur mariage comme une prison. Elle y racontait comment elle se forçait à sourire, à jouer le rôle de l'épouse parfaite.

Elle y écrivait qu'elle se sentait sale chaque fois qu'il la touchait.

Le mot "substitut" revenait sans cesse. Une version "low-cost", comme elle l'avait écrit une fois, d'Antoine.

La rage a monté en lui, une vague brûlante qui a balayé le chagrin.

Il a serré les poings sous la table.

Pas cette fois.

Il ne serait plus le pion de personne. Il ne serait plus le remplaçant pathétique.

Il a relevé la tête et a croisé le regard de Sophie.

Chapitre 2

La voix de Sophie était douce, presque timide, mais empreinte d'une assurance tranquille, celle d'une femme habituée à plaire.

"Marc, que penses-tu de moi ? Si ça te convient, nous pourrions nous fiancer."

C'était la même phrase. La même question fatidique qui, dans sa vie antérieure, l'avait rempli d'une joie immense.

Cette fois, elle a sonné comme une sentence.

Marc a pris une profonde inspiration. Il a regardé Sophie droit dans les yeux, son expression vide de toute l'admiration qu'il lui avait portée autrefois.

"Désolé, Mademoiselle Lefevre," a-t-il dit d'une voix polie mais ferme, chaque mot pesé. "Je ne ressens rien pour vous."

Le silence est tombé sur leur table.

Le sourire de Sophie s'est figé. Une lueur d'incrédulité a traversé ses yeux.

Elle n'était clairement pas habituée au rejet. Son orgueil était palpable.

Marc n'a pas attendu sa réaction.

Il a fait signe au serveur, a sorti son portefeuille et a posé assez d'argent sur la table pour couvrir l'addition et un pourboire généreux.

"Passez une bonne journée."

Il s'est levé, a ajusté sa veste et a quitté le restaurant sans un regard en arrière.

Il pouvait sentir le regard de Sophie planté dans son dos, perplexe et sans doute blessée.

Un sentiment de libération l'a envahi. C'était la première fois qu'il prenait son destin en main.

De retour chez ses parents, sa mère l'attendait dans le salon, le visage rayonnant d'anticipation.

"Alors, mon fils ? Comment ça s'est passé ? Elle est belle, n'est-ce pas ? La famille Lefevre est une bonne famille."

Marc a enlevé ses chaussures et s'est affalé sur le canapé.

"Ce n'était pas approprié."

Le sourire de sa mère s'est évanoui. "Comment ça, 'pas approprié' ? Qu'est-ce qui n'allait pas ? Tu as trente ans, Marc. Il est temps de te marier, de fonder une famille."

Dans sa vie passée, Sophie n'avait jamais vraiment aimé venir chez ses parents. Elle était toujours polie, impeccable, mais distante.

Il comprenait maintenant pourquoi. Pour elle, sa famille n'était qu'une extension de lui, de cette vie qu'elle n'avait pas choisie.

Dans une lettre, elle avait écrit : "Je déteste les dimanches chez ses parents. Sa mère me regarde avec cet air d'approbation et parle de petits-enfants. Chaque mot est une chaîne de plus qui me lie à cette farce. Je souris, je hoche la tête, et à l'intérieur, je crie."

"Maman," a dit Marc d'une voix lasse mais ferme. "Je veux me marier, oui. Mais je veux épouser une femme qui m'aime pour qui je suis. Une femme dont le cœur est libre. Pas quelqu'un qui cherche juste un bon parti."

Sa mère a semblé déconcertée par sa soudaine maturité sur le sujet.

"Mais... qu'est-ce qui te fait dire ça de Mademoiselle Lefevre ?"

"Juste une impression," a-t-il menti.

Son téléphone a vibré. C'était un message de Sophie.

"Est-ce que j'ai fait ou dit quelque chose de mal ?"

Marc a hésité un instant. L'ancien lui aurait probablement inventé une excuse vague pour ne pas la blesser.

Le nouveau Marc ne voyait pas l'intérêt de ménager les sentiments de la femme qui avait détruit sa vie.

Il a tapé une réponse, directe et sans fioritures.

"Non. Le problème ne vient pas de vous. C'est juste que je ne veux pas épouser une femme dont le cœur est déjà pris."

Il a envoyé le message et a bloqué son numéro.

Il ne voulait plus rien avoir à faire avec elle.

Il voulait se concentrer sur lui-même, sur sa carrière, et peut-être, un jour, trouver quelqu'un qui l'aimerait sincèrement.

Il a regardé ses parents, qui le dévisageaient avec inquiétude.

"Ne vous en faites pas pour moi," a-t-il dit avec un petit sourire. "Je vais bien. Je vais juste prendre mon temps. Et je promets de mieux m'occuper de vous deux."

Dans sa vie précédente, absorbé par son mariage malheureux, il avait négligé ses parents.

Cette fois, il ne referait pas la même erreur.

Sa famille passerait en premier.

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