Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Moderne > Renaissance d'une Amoureuse Blessée
Renaissance d'une Amoureuse Blessée

Renaissance d'une Amoureuse Blessée

Auteur:: Thalia Brook
Genre: Moderne
Les murs de l'atelier clandestin sentaient la poussière et le désespoir, une odeur que je connaissais trop bien. Amélie Dubois, héritière d'une maison de couture parisienne, j'étais désormais condamnée à un an de purgatoire, stagiaire non rémunérée, expiant un crime que je n'avais pas commis. L'accusation de plagiat avait explosé comme une bombe, anéantissant mon entreprise familiale et brisant mon père, Monsieur Dubois, qui, anéanti par le déshonneur, s'était suicidé. Mon monde avait basculé, orchestré par ceux que j'estimais le plus. Antoine, mon fiancé, le styliste charismatique que tout Paris admirait, venait me voir, me promettant un avenir. Ses mots étaient mon seul réconfort, jusqu'à cette nuit où la vérité, cruelle et insoutenable, a éclaté. En les écoutant, lui et Chloé Lambert, sa protégée, trinquer à leur réussite, j'ai tout compris. Le vol de mes créations, les fausses accusations, la ruine de ma famille, le suicide de mon père... tout n'était qu'un plan, leur plan. L'homme que j'aimais était mon bourreau, bâtissant le succès de sa protégée sur les cendres de ma vie. La tristesse a laissé place à une rage froide, pure, dévastatrice. Ils pensaient m'avoir détruite. Ils se trompaient lourdement. Amélie Dubois était morte cette nuit-là. De ses cendres est née une nouvelle femme, animée non plus par la passion de la création, mais par une soif inassouvie de vengeance. Ils allaient payer pour chaque larme, chaque humiliation, chaque vie brisée. Je leur reprendrais tout, pièce par pièce, jusqu'à ce qu'ils ne soient plus rien. La vengeance ne serait pas ma fin, mais ma renaissance.

Introduction

Les murs de l'atelier clandestin sentaient la poussière et le désespoir, une odeur que je connaissais trop bien.

Amélie Dubois, héritière d'une maison de couture parisienne, j'étais désormais condamnée à un an de purgatoire, stagiaire non rémunérée, expiant un crime que je n'avais pas commis.

L'accusation de plagiat avait explosé comme une bombe, anéantissant mon entreprise familiale et brisant mon père, Monsieur Dubois, qui, anéanti par le déshonneur, s'était suicidé.

Mon monde avait basculé, orchestré par ceux que j'estimais le plus.

Antoine, mon fiancé, le styliste charismatique que tout Paris admirait, venait me voir, me promettant un avenir.

Ses mots étaient mon seul réconfort, jusqu'à cette nuit où la vérité, cruelle et insoutenable, a éclaté.

En les écoutant, lui et Chloé Lambert, sa protégée, trinquer à leur réussite, j'ai tout compris.

Le vol de mes créations, les fausses accusations, la ruine de ma famille, le suicide de mon père... tout n'était qu'un plan, leur plan.

L'homme que j'aimais était mon bourreau, bâtissant le succès de sa protégée sur les cendres de ma vie.

La tristesse a laissé place à une rage froide, pure, dévastatrice.

Ils pensaient m'avoir détruite.

Ils se trompaient lourdement.

Amélie Dubois était morte cette nuit-là.

De ses cendres est née une nouvelle femme, animée non plus par la passion de la création, mais par une soif inassouvie de vengeance.

Ils allaient payer pour chaque larme, chaque humiliation, chaque vie brisée.

Je leur reprendrais tout, pièce par pièce, jusqu'à ce qu'ils ne soient plus rien.

La vengeance ne serait pas ma fin, mais ma renaissance.

Chapitre 1

Les murs de l'atelier clandestin sentaient la poussière et le désespoir, une odeur qui s'était incrustée dans mes vêtements et sous ma peau. Un an. J'étais condamnée à travailler ici pendant un an, comme stagiaire non rémunérée, une pénitence pour un crime que je n'avais pas commis. Chaque coup de ciseaux, chaque point de couture était un rappel de ma chute. Il y a quelques mois à peine, j'étais Amélie Dubois, l'héritière talentueuse de la maison de couture Dubois, une créatrice promise à un avenir brillant dans la mode parisienne.

Aujourd'hui, je n'étais plus personne.

La nouvelle avait explosé comme une bombe. "Amélie Dubois accusée de plagiat." Les gros titres étaient partout, impitoyables. On m'accusait d'avoir volé le design d'une collection phare, une collection qui devait sauver notre entreprise familiale. La honte a été si violente, si totale, que l'entreprise a fait faillite en quelques jours. Mon père, Monsieur Dubois, un homme honnête et travailleur, n'a pas survécu au déshonneur. Le poids de l'accusation, la ruine de tout ce qu'il avait construit, l'ont brisé. Il s'est suicidé.

Et moi, j'étais là, dans cet atelier miteux, à expier. C'était la condition pour éviter les poursuites judiciaires, une "chance" que m'avait offerte l'industrie, une façon de me racheter. Une humiliation constante, orchestrée pour me détruire.

La seule lueur dans cette obscurité était Antoine. Mon fiancé. Antoine Chevalier, le styliste charismatique et influent que tout Paris admirait. Il m'avait soutenue, en apparence. Il venait me voir, m'apportait de la nourriture, me promettait qu'il m'aiderait à réintégrer le milieu une fois ma peine terminée. Il me disait que tout le monde finirait par oublier, que mon talent parlerait de lui-même. Ses paroles étaient mon unique réconfort, la seule chose qui me permettait de tenir.

Ce soir-là, il est arrivé plus tard que d'habitude. Il avait l'air fatigué, mais satisfait.

"Chloé a eu le poste," a-t-il dit en posant un sac en papier sur ma table de travail. "La collection a été un triomphe. Elle est officiellement la nouvelle directrice artistique de la maison Valois."

Chloé Lambert. Sa protégée. Une jeune femme ambitieuse, la sœur cadette du PDG de cette grande maison de couture. Une place s'était libérée pour elle, une place de rêve. J'ai hoché la tête, le cœur lourd. Je me sentais mal pour elle, pour cette situation.

"C'est bien pour elle," j'ai murmuré.

Antoine a souri, un sourire étrange qui n'atteignait pas ses yeux.

"C'est bien pour nous, Amélie. Bientôt, cette histoire sera derrière toi. J'ai parlé au PDG, le frère de Chloé. Il est prêt à t'écouter, grâce à moi. Il faut juste être patiente."

Il m'a serrée dans ses bras. J'ai fermé les yeux, essayant de puiser de la force dans son étreinte. Mais quelque chose clochait. Une phrase qu'il avait dite m'a traversé l'esprit. "Une place s'était libérée..." La place que Chloé a obtenue... c'était la place que j'étais censée avoir, avant le scandale. Mon nom avait circulé pour ce poste. C'était un secret, mais un secret bien gardé.

Quand il est parti, une angoisse terrible m'a saisie. J'avais besoin de sortir, de respirer. J'ai prétexté une course urgente et j'ai quitté l'atelier. Je ne savais pas où j'allais, mais mes pas m'ont conduite instinctivement vers le quartier des grandes maisons de couture. Je suis passée devant le siège de Valois. Les lumières étaient encore allumées au dernier étage, le bureau du PDG.

Je me suis cachée dans l'ombre d'un porche en face. J'avais froid. Soudain, j'ai vu Antoine sortir de sa voiture et entrer dans l'immeuble. Que faisait-il là à cette heure ? Mon cœur s'est mis à battre à tout rompre. Quelques minutes plus tard, une lumière s'est allumée dans un bureau adjacent à celui du PDG. Les stores n'étaient pas complètement baissés. Je pouvais voir des silhouettes.

Antoine était là, avec le PDG, Monsieur Lambert. Et Chloé. Ils trinquaient au champagne. Je me suis rapprochée, risquant tout, me collant au mur froid de l'immeuble d'en face, tendant l'oreille. Les fenêtres étaient légèrement entrouvertes à cause de la chaleur de la soirée. Leurs voix me parvenaient, déformées par le bruit de la ville, mais audibles.

"À ton succès, ma sœur," disait le PDG. "Et à toi, Antoine. Sans toi, rien de tout cela n'aurait été possible."

"C'était risqué," a répondu Antoine, sa voix calme et contrôlée. "Amélie était douée. Il fallait que le scandale soit assez gros pour la détruire complètement. Le suicide de son père... c'était inattendu, mais ça a rendu les choses encore plus crédibles. Personne ne doutera jamais de sa culpabilité maintenant."

Le sang s'est glacé dans mes veines. J'ai plaqué ma main sur ma bouche pour étouffer un cri.

Chloé a ri, un rire cristallin et cruel.

"La pauvre petite Amélie. Elle doit être en train de coudre des ourlets dans son trou à rats en ce moment même, en pensant que tu es son sauveur. C'est délicieux."

"Elle a eu ce qu'elle méritait," a dit Antoine d'un ton froid. "Elle était sur mon chemin. Sur notre chemin. La maison Dubois est finie, son nom est sali pour toujours. La place est libre pour toi, Chloé. C'était le plan depuis le début."

Le plan. Tout était un plan. Le vol, les accusations, la ruine de mon père, son suicide... tout avait été orchestré. Par lui. Par l'homme que j'aimais, l'homme qui me tenait la main il y a encore une heure en me promettant un avenir.

Je me suis reculée, chancelante. Le monde s'est mis à tourner autour de moi. Les visages de mes parents m'ont traversé l'esprit. Mon père, sur son lit de mort à l'hôpital, son visage ravagé par le chagrin et la honte. Ma mère, qui dépérissait de jour en jour. Et Antoine, qui me jurait son amour éternel sur la tombe de mon père.

Un flashback m'a frappée avec la force d'un coup de poing. Un soir, quelques semaines avant le drame. Nous étions dans notre appartement, Antoine et moi. Il m'avait regardée avec une tendresse infinie.

"Tu es la femme la plus talentueuse que je connaisse, Amélie. Tu iras si loin. Plus loin que tout le monde. Je serai toujours là pour te soutenir."

Ces mots, qui avaient été mon ancre, étaient maintenant du poison. Chaque souvenir, chaque baiser, chaque promesse était un mensonge. Il n'avait jamais été mon sauveur. Il avait été mon bourreau. Il avait construit le succès de sa protégée sur les cendres de ma famille, sur le cadavre de mon père.

Je suis retournée à l'atelier, le corps tremblant, l'esprit vide. La "pénitence" qu'il m'avait aidé à obtenir... Ce n'était pas une chance, c'était une prison. Un moyen de me garder sous son contrôle, de s'assurer que je ne pourrais jamais me relever. L'humiliation, la souffrance, la perte... tout était son œuvre.

La tristesse a laissé place à une rage froide, une rage si pure et si intense qu'elle a brûlé mes larmes. Ils m'avaient tout pris. Mon nom, ma famille, mon avenir, mon amour. Ils pensaient m'avoir détruite.

Ils se trompaient.

Cette nuit-là, dans le silence de l'atelier puant, Amélie Dubois est morte. Une autre femme est née de ses cendres, une femme animée non plus par la passion de la création, mais par une soif de vengeance implacable.

Ils allaient payer. Tous les trois. Je leur reprendrais tout, pièce par pièce, jusqu'à ce qu'ils n'aient plus rien, jusqu'à ce qu'ils ressentent la même douleur, la même ruine, le même désespoir qu'ils m'avaient infligés.

La vengeance ne serait pas seulement une fin. Ce serait ma renaissance.

Chapitre 2

Les jours qui ont suivi ont été un supplice. Je devais continuer à jouer mon rôle, celui de la victime repentante, reconnaissante envers son fiancé bienveillant. Chaque fois qu'Antoine venait me voir, je devais lui sourire, accepter sa pitié feinte, écouter ses mensonges sur mon avenir radieux. À l'intérieur, je brûlais. Chaque mot qu'il prononçait était une nouvelle couche de combustible sur le brasier de ma haine.

À l'atelier, j'entendais les autres apprenties parler de la nouvelle étoile de la mode, Chloé Lambert. Elles admiraient sa collection, la même collection dont les croquis originaux étaient encore cachés dans un carton sous mon ancien lit, dans la maison familiale désormais vendue. Le PDG de Valois, son frère, ne tarissait pas d'éloges sur elle dans la presse. Il parlait de son "génie inné", de sa "vision révolutionnaire". Il justifiait mon éviction en disant que l'industrie devait se protéger des "éléments malhonnêtes", que ma chute servait d'exemple. Chaque article était une nouvelle insulte à la mémoire de mon père.

Un soir, en rangeant mes maigres affaires dans le coin de l'atelier qui me servait de chambre, j'ai trouvé quelque chose que j'avais oublié. Un petit médaillon en argent qu'Antoine m'avait offert pour notre premier anniversaire. Il m'avait dit de le porter toujours, qu'il me porterait chance. Je l'avais porté le jour où le scandale a éclaté. Je l'avais arraché de mon cou dans un geste de rage et de désespoir.

Je l'ai pris dans ma main. Il était froid. Par curiosité macabre, j'ai essayé de l'ouvrir. Il était étrangement scellé. J'ai utilisé la pointe de mes ciseaux de couture pour forcer le fermoir. Il s'est ouvert avec un petit déclic. À l'intérieur, il n'y avait pas de place pour une photo. Il y avait une minuscule gravure, presque illisible. Je l'ai approchée de la lumière blafarde de l'ampoule.

"Qu'elle soit liée à moi, dans la honte et l'échec."

Un frisson d'horreur m'a parcouru l'échine. Ce n'était pas un porte-bonheur. C'était une sorte de malédiction, un talisman symbolique de sa volonté de me voir échouer. C'était insensé, irrationnel, mais dans l'état de paranoïa et de haine où je me trouvais, cela avait un sens terrible. Il ne s'était pas contenté de me piéger, il avait voulu marquer sa possession sur ma chute, comme un sceau. J'ai jeté le médaillon par terre avec dégoût. Il a roulé sous une table, dans la poussière.

Le week-end suivant, Antoine m'a permis de "sortir" pour la journée. Il m'a emmenée dans un petit café, jouant le rôle du fiancé parfait.

"Tu as l'air fatiguée, mon amour," a-t-il dit en me prenant la main. "Tiens bon. Plus que quelques mois."

Je me suis forcée à sourire. Pendant qu'il était parti commander, j'ai vu son téléphone posé sur la table. Une impulsion m'a guidée. J'ai jeté un coup d'œil autour de moi. Personne ne faisait attention. J'ai pris le téléphone. Il n'était pas verrouillé. Stupide confiance.

Je suis allée directement dans ses notes. Mon cœur battait la chamade. Et là, j'ai trouvé. Une note intitulée "Plan D." - D pour Dubois. C'était un journal de bord détaillé de leur machination. Chaque étape était décrite : comment il avait copié mes croquis pendant que je dormais, comment il les avait transmis à Chloé, comment il avait fabriqué de fausses preuves pour m'incriminer, comment il avait utilisé son influence pour que tous les médias relaient l'histoire sans vérification.

Mais c'est la dernière entrée qui m'a anéantie. Elle était datée du jour de la mort de mon père.

"Le vieil homme n'a pas tenu le coup. C'est tragique, mais c'est une aubaine. La sympathie du public est maintenant entièrement avec Chloé, la jeune créatrice qui a failli être volée par une famille de criminels. Amélie est brisée. Elle est à moi. Elle ne se relèvera jamais. Elle ne cherchera jamais la vérité, trop occupée à pleurer sur les ruines que j'ai créées. J'ai presque pitié d'elle. Presque."

J'ai senti le sol se dérober sous mes pieds. La nausée m'a submergée. J'ai reposé le téléphone juste avant qu'il ne revienne avec nos cafés, le visage souriant.

"À quoi tu penses ?" a-t-il demandé, son regard plein d'une fausse sollicitude.

"Je pensais à mon père," j'ai répondu, ma voix tremblante mais contrôlée. "Il me manque."

Antoine a posé sa main sur la mienne, son contact me brûlait la peau.

"Je sais, mon amour. Il serait fier de voir comment tu affrontes cette épreuve. Tu es si forte."

L'ironie était si violente qu'elle m'a presque fait rire. Forte. Il m'avait détruite, il avait causé la mort de mon père, et il osait me parler de force. Il me voyait comme une chose brisée, une poupée désarticulée qu'il pouvait manipuler à sa guise.

Plus tard dans la journée, Chloé nous a rejoints. Elle venait de faire du shopping, les bras chargés de sacs de marques de luxe. Elle m'a à peine jeté un regard.

"Antoine, chéri, il faut que tu voies la nouvelle collection de chez Chanel. On devrait s'en inspirer pour la prochaine," a-t-elle dit en s'accrochant à son bras.

Elle m'ignorait complètement, comme si je n'étais qu'un meuble. Antoine, lui, semblait savourer la situation. Il était le maître du jeu, avec sa protégée triomphante d'un côté et sa victime soumise de l'autre.

Soudain, le téléphone d'Antoine a sonné de nouveau. Il a regardé l'écran et s'est levé précipitamment.

"C'est le travail, je dois y aller. Chloé, tu peux la raccompagner à... son atelier ?"

Il a prononcé le mot "atelier" avec une pointe de mépris à peine dissimulée. Il est parti sans même un regard en arrière. Je me suis retrouvée seule avec Chloé. Elle m'a dévisagée de haut en bas.

"Alors, la petite couturière, on profite de sa journée de liberté ?" a-t-elle lancé, un sourire mauvais aux lèvres.

Je n'ai rien répondu. Je ne voulais pas lui donner cette satisfaction.

"Tu sais, tu devrais remercier Antoine. Sans lui, tu serais en prison. Il a vraiment un cœur trop bon."

Mon regard a dû la trahir, car elle s'est approchée de moi, son visage soudain dur.

"Ne me regarde pas comme ça. Tu n'es rien. Tu as essayé de me voler, et tu as échoué. Accepte ton sort."

Elle s'est penchée vers moi, son sac à main a glissé de son épaule et s'est ouvert en tombant par terre. Le contenu s'est répandu sur le sol. Des clés, un portefeuille, du maquillage... et un carnet de croquis. Mon carnet de croquis. Le vrai. Celui qui avait disparu de mon appartement le jour où tout a commencé.

Nos yeux se sont croisés. Un éclair de panique a traversé son regard avant qu'elle ne se jette dessus pour le ramasser. Mais il était trop tard. Je l'avais vu.

Elle s'est relevée, le visage blême.

"Ce n'est pas ce que tu crois," a-t-elle balbutié.

Puis, son visage s'est durci à nouveau. Elle a compris que je savais.

"Et alors ? Qu'est-ce que tu vas faire ? Personne ne te croira jamais. Tu es une voleuse, une menteuse. Et lui," elle a dit en désignant la direction où Antoine était parti, "il s'assurera que tu restes à ta place. Pour toujours."

Elle a tourné les talons et est partie, me laissant seule sur le trottoir, le bruit de ses talons claquant sur le pavé comme un compte à rebours.

Le carnet de croquis. La preuve ultime. Elle l'avait gardé. Par arrogance ? Par stupidité ? Peu importe. Je savais maintenant ce que je devais faire. La vengeance n'était plus un projet lointain. Elle avait un objectif concret. Je devais récupérer ce carnet. Et je devais le faire avant qu'ils ne réalisent le danger que je représentais. Le jeu venait de changer.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022