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Renaissance après l'Infamie

Renaissance après l'Infamie

Auteur:: BEATA
Genre: Romance
Les lumières de la salle de bal brillaient, irréelles. Amélie Dubois, enceinte de trois mois, assistait à une vente aux enchères caritative avec son mari, Julien Leclerc, cadre influent. Pourtant, son monde s' est effondré quand sa propre photo est apparue sur un écran géant. Le titre doré annonçait : « Vente aux enchères pour la paternité de l'enfant à naître d'Amélie Dubois ». Le souffle lui a manqué. Le sang a déserté son visage tandis que les murmures choqués se transformaient en rires étouffés, et tous les regards se sont tournés vers elle. La voix de Julien a résonné, froide et calculatrice : « Mon épouse n'a ni nom, ni fortune. Cet enfant qu'elle porte... représente un excellent investissement. Le prix ? Cinq millions d'euros. » Il la vendait, la dénigrant, elle et leur enfant, comme une vulgaire marchandise. Les souvenirs du matin, son baiser, ses mots doux, n'étaient que des farces cruelles. La confiance qu'elle lui avait tout donnée venait d'être piétinée. Puis elle l'a vue : Clara Roussel, sa « cousine », en réalité sa maîtresse, jubilant aux côtés de Julien. Une douleur atroce a transpercé son ventre, la submergeant alors qu'elle tombait, le visage impassible de Julien et le sourire de victoire de Clara étant la dernière chose qu'elle ait vue. Elle s'est réveillée à l'hôpital, le ventre vide. Clara lui a envoyé une photo d'eux deux, trinquant, avec un message glaçant : « Merci pour le spectacle, la paysanne. Mais la fête est finie pour toi. » La douleur a déferlé. Des voix derrière la porte : Julien et Clara se plaignaient non pas de la perte de l'enfant, mais des vingt millions d'euros partis en fumée à cause de sa « sensiblerie ». « Sans ce bâtard, elle n'a plus rien pour te retenir, » avait dit Clara. « Tu es la seule qui compte, ma véritable héritière, » répondait Julien. Pour eux, son bébé n'était qu'un produit, un investissement raté. Quand Julien est entré, feignant la tristesse, elle a murmuré : « Ne me touche pas. » Il l'a fait droguer, la retenant prisonnière. Elle a découvert que toute sa vie était un mensonge : elle était la véritable héritière que Julien et Clara complotaient pour détruire. La vengeance de Julien n'était pas seulement pour l'argent, mais pour « réparer » l'injustice originelle : rendre à Clara la place qu'il estimait être la sienne, à tout prix. Elle devait fuir, mais elle était seule, et il l'avait vendue.

Introduction

Les lumières de la salle de bal brillaient, irréelles.

Amélie Dubois, enceinte de trois mois, assistait à une vente aux enchères caritative avec son mari, Julien Leclerc, cadre influent.

Pourtant, son monde s' est effondré quand sa propre photo est apparue sur un écran géant.

Le titre doré annonçait : « Vente aux enchères pour la paternité de l'enfant à naître d'Amélie Dubois ».

Le souffle lui a manqué.

Le sang a déserté son visage tandis que les murmures choqués se transformaient en rires étouffés, et tous les regards se sont tournés vers elle.

La voix de Julien a résonné, froide et calculatrice : « Mon épouse n'a ni nom, ni fortune. Cet enfant qu'elle porte... représente un excellent investissement. Le prix ? Cinq millions d'euros. »

Il la vendait, la dénigrant, elle et leur enfant, comme une vulgaire marchandise.

Les souvenirs du matin, son baiser, ses mots doux, n'étaient que des farces cruelles.

La confiance qu'elle lui avait tout donnée venait d'être piétinée.

Puis elle l'a vue : Clara Roussel, sa « cousine », en réalité sa maîtresse, jubilant aux côtés de Julien.

Une douleur atroce a transpercé son ventre, la submergeant alors qu'elle tombait, le visage impassible de Julien et le sourire de victoire de Clara étant la dernière chose qu'elle ait vue.

Elle s'est réveillée à l'hôpital, le ventre vide.

Clara lui a envoyé une photo d'eux deux, trinquant, avec un message glaçant : « Merci pour le spectacle, la paysanne. Mais la fête est finie pour toi. »

La douleur a déferlé.

Des voix derrière la porte : Julien et Clara se plaignaient non pas de la perte de l'enfant, mais des vingt millions d'euros partis en fumée à cause de sa « sensiblerie ».

« Sans ce bâtard, elle n'a plus rien pour te retenir, » avait dit Clara.

« Tu es la seule qui compte, ma véritable héritière, » répondait Julien.

Pour eux, son bébé n'était qu'un produit, un investissement raté.

Quand Julien est entré, feignant la tristesse, elle a murmuré : « Ne me touche pas. »

Il l'a fait droguer, la retenant prisonnière.

Elle a découvert que toute sa vie était un mensonge : elle était la véritable héritière que Julien et Clara complotaient pour détruire.

La vengeance de Julien n'était pas seulement pour l'argent, mais pour « réparer » l'injustice originelle : rendre à Clara la place qu'il estimait être la sienne, à tout prix.

Elle devait fuir, mais elle était seule, et il l'avait vendue.

Chapitre 1

Les lumières de la salle de bal étaient si vives qu'elles en devenaient presque irréelles.

Amélie Dubois se tenait au milieu de la foule, vêtue d'une robe de soirée sur mesure, un léger sourire aux lèvres. Son mari, Julien Leclerc, cadre supérieur dans une grande maison de luxe, lui avait dit que c'était une vente aux enchères caritative très importante pour son entreprise.

Elle caressait doucement son ventre arrondi de trois mois, se sentant un peu fatiguée mais heureuse de le soutenir.

Soudain, les lumières se sont tamisées et un immense écran s'est allumé sur la scène. Le commissaire-priseur, un homme à la voix mielleuse, a pris le micro.

« Mesdames et Messieurs, bienvenue à cet événement unique en son genre. Ce soir, nous ne vendons pas des œuvres d'art ou des bijoux, mais une opportunité exceptionnelle. »

Une photo d'Amélie, magnifique et sereine, est apparue sur l'écran. Elle a froncé les sourcils, confuse.

Puis, le titre de la vente s'est affiché en lettres d'or : « Vente aux enchères pour la paternité de l'enfant à naître d'Amélie Dubois ».

Le souffle d'Amélie s'est coupé.

Le sang a quitté son visage. Autour d'elle, les murmures se sont transformés en chuchotements choqués, puis en rires étouffés. Tous les regards se sont tournés vers elle, des regards pleins de pitié, de mépris ou de curiosité malsaine.

Son monde venait de s'effondrer en une seconde.

Ce n'était pas un cauchemar. C'était bien réel.

La voix de son mari, Julien, a alors retenti dans les haut-parleurs. Ce n'était pas la voix douce et aimante qu'il utilisait avec elle, mais une voix froide, calculatrice, pleine de dédain.

« Comme vous le savez, mon épouse, Amélie, vient d'un milieu très modeste. Elle n'a ni nom, ni fortune. Cet enfant qu'elle porte... disons qu'il représente un excellent investissement. L'acquéreur de sa paternité ce soir n'obtiendra pas seulement un héritier, mais aussi un lien direct avec la famille Leclerc et son influence. La mise à prix est de cinq millions d'euros. »

Chaque mot était un coup de poignard.

Il la vendait. Non, pire, il vendait leur enfant, son enfant, comme une vulgaire marchandise, tout en la dénigrant publiquement.

Les images de ce matin lui sont revenues en mémoire. Julien lui avait apporté le petit-déjeuner au lit, un plateau chargé de croissants chauds, de jus d'orange pressé et d'une rose rouge. Il avait embrassé son front, sa main posée sur son ventre.

« Prends bien soin de toi et de notre petit trésor, mon amour. »

Quelle farce.

Quelle monstrueuse comédie.

Elle se souvenait aussi d'une conversation, il y a quelques jours. Elle avait senti une distance s'installer entre eux, une froideur dans son regard.

« Julien, est-ce que tout va bien ? Tu sembles... ailleurs. »

Il avait eu un petit rire, la prenant dans ses bras.

« Ne t'inquiète pas, chérie. C'est juste le stress du travail. Je prépare quelque chose de grand, quelque chose qui va nous assurer un avenir radieux. Tu dois juste me faire confiance. »

La confiance. Elle lui avait tout donné : sa confiance, son amour, son corps, son avenir. Et il venait de tout piétiner.

Il avait souvent évoqué son passé, comment il l'avait "sauvée" de sa vie simple. Ses parents étaient de modestes artisans, des gens honnêtes et aimants qu'elle n'avait pas vus depuis des mois, Julien prétextant qu'ils n'étaient "pas du même monde". Il lui avait offert une vie de luxe, de robes de créateurs et de dîners mondains. Elle avait cru que c'était par amour. Maintenant, elle comprenait que c'était une cage dorée. Chaque cadeau, chaque compliment, n'était qu'une étape de son plan.

Soudain, elle l'a vu. Près de la scène, Julien se tenait droit et fier. Et à côté de lui, une femme qu'Amélie connaissait bien : Clara Roussel. Clara, que Julien lui avait présentée comme une lointaine cousine, était en fait sa maîtresse. Elle la regardait avec un triomphe cruel dans les yeux, un sourire mauvais sur les lèvres.

Julien, voyant la panique sur le visage d'Amélie, n'a pas bougé. Il n'a pas couru vers elle pour la protéger. Il a simplement ajusté sa cravate et a murmuré quelque chose à l'oreille de Clara, qui a ri.

Le sol s'est dérobé sous les pieds d'Amélie. Une douleur aiguë a traversé son bas-ventre. Elle a porté les mains à son ventre, tentant de protéger son bébé de ce monde horrible. Elle a essayé de fuir, de s'échapper de cette salle qui était devenue une chambre de torture. Mais ses jambes ne la portaient plus. Dans la bousculade des invités curieux qui se pressaient pour mieux voir, quelqu'un l'a heurtée violemment.

Elle est tombée. La douleur est devenue insupportable, une vague de feu qui la submergeait. La dernière chose qu'elle a vue avant de perdre connaissance, c'était le visage de Julien, impassible, et celui de Clara, radieux de victoire.

Chapitre 2

Amélie flottait dans un brouillard de douleur et de confusion. Elle était dans une voiture, puis sur un brancard. Des voix indistinctes, des lumières blanches aveuglantes.

Alors qu'on la transportait dans un couloir d'hôpital, son téléphone, glissé dans la poche de sa robe déchirée, a vibré. Avec un effort surhumain, elle a réussi à l'attraper.

L'écran affichait une notification. Un message de Clara.

C'était une photo. Une photo d'elle et Julien, prise il y a quelques instants, après sa chute. Ils trinquaient au champagne, le chaos de la salle de bal en arrière-plan.

Sous la photo, un commentaire : « Merci pour le spectacle, la paysanne. Mais la fête est finie pour toi. »

Une nouvelle vague de douleur, bien plus forte que la précédente, a déferlé en elle. Ce n'était plus seulement physique. C'était son cœur, son âme, qui se déchiraient. La haine et le mépris de cette femme, la trahison de son mari... C'était trop.

Le monde a basculé et elle a sombré dans l'obscurité.

Quand elle a repris conscience, elle était dans une chambre d'hôpital privée, luxueuse et froide. Une perfusion était branchée à son bras. La première chose qu'elle a faite a été de toucher son ventre.

Il était plat.

Vide.

Un cri silencieux s'est étranglé dans sa gorge. Son bébé. Elle avait perdu son bébé.

Les larmes coulaient sur ses joues sans qu'elle puisse les contrôler. La porte de la chambre était entrouverte. Elle a entendu des voix. La voix de Julien. Et celle de Clara.

« C'est une catastrophe ! » se plaignait Julien, sa voix dure et irritée. « L'enchère la plus haute était à vingt millions ! Vingt millions d'euros partis en fumée à cause de sa sensiblerie ! Elle ne pouvait pas juste tenir le coup une heure de plus ? »

« Calme-toi, mon chéri, » a répondu Clara d'un ton faussement apaisant. « Ce n'est qu'un contretemps. L'important, c'est qu'elle soit hors-jeu maintenant. On a perdu de l'argent, mais on a gagné la guerre. Et puis, sans ce bâtard, elle n'a plus rien pour te retenir. »

« Tu as raison, » a dit Julien, sa voix s'adoucissant. « L'argent, on en trouvera d'autre. Tu es la seule qui compte, ma véritable héritière. »

Amélie a fermé les yeux, le cœur glacé. Ils ne parlaient pas de sa santé. Ils ne regrettaient pas la perte de l'enfant. Ils se plaignaient de la perte financière. Pour eux, son bébé n'était qu'un produit, un investissement raté.

La porte s'est ouverte doucement. Julien est entré, le visage composé en un masque de tristesse et d'inquiétude.

« Amélie, mon amour... Tu es réveillée. »

Il s'est approché, a voulu lui caresser le front.

« Ne me touche pas, » a-t-elle murmuré, sa voix rauque.

Il a retiré sa main, l'air blessé. « Je suis tellement désolé, chérie. Tout ça... c'est un terrible malentendu. J'ai été obligé de faire ça, pour nous protéger. Je t'expliquerai tout. »

Le mensonge était si énorme, si éhonté, qu'Amélie n'a même pas trouvé la force de lui répondre.

Elle a essayé de se lever, d'arracher la perfusion. Elle devait partir d'ici, loin de ce monstre.

« Qu'est-ce que tu fais ? » a demandé Julien, son ton changeant brusquement. « Tu dois te reposer. Le médecin a dit que tu étais très faible. »

Une infirmière est entrée à ce moment-là, un sourire professionnel figé sur le visage.

« Madame Leclerc, c'est l'heure de votre calmant. »

« Je n'en veux pas, » a dit Amélie fermement. « Je veux partir. »

L'infirmière a regardé Julien, qui a hoché la tête imperceptiblement.

« C'est pour votre bien, » a insisté l'infirmière en s'approchant avec une seringue.

Amélie a lutté, mais elle était trop faible. L'infirmière lui a tenu le bras et a injecté le liquide. Une torpeur a commencé à envahir son corps.

« Pourquoi ? » a-t-elle réussi à articuler en regardant Julien.

Son visage n'exprimait plus aucune fausse compassion. Il était dur et froid comme la pierre.

« Parce que je te l'ordonne, Amélie. Tu es ma femme. Tu resteras ici jusqu'à ce que je décide que tu peux sortir. Tu as ruiné une transaction très importante ce soir. La moindre des choses, c'est que tu obéisses. »

Il a tourné les talons et est sorti, claquant la porte derrière lui.

Amélie était à nouveau seule, prisonnière, son corps et son esprit engourdis par la drogue, mais sa haine et sa détermination plus claires que jamais.

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