Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Moderne > Renaissance: Douce Revanche d'un Amour Trahi
Renaissance: Douce Revanche d'un Amour Trahi

Renaissance: Douce Revanche d'un Amour Trahi

Auteur:: Onyx Tides
Genre: Moderne
Je suis morte. Pourtant, je me suis réveillée sur le sol froid de ma pâtisserie, avec cette odeur amère de sucre brûlé et de chocolat qui annonçait mon désastre passé au concours du Macaron d' Or. Les souvenirs m' ont frappée : la trahison d' Antoine, mon ex-compagnon, son regard de juge froid à mes derniers instants. À ses côtés, Sophie Martin, sa nouvelle muse, affichait un sourire triomphant tandis que ma création s' effondrait, sabotée par du sel à la place du sucre. L' humiliation fut insoutenable, et ma mort, un accident tragique dans ma propre cuisine, orchestré ou du moins ignoré par celui que j' avais aimé. Mais maintenant, je suis de retour, trois mois en arrière, le jour de mon départ pour Paris. La sonnette retentit, et il est là, Antoine, son sourire mielleux, ses yeux froids où je lis la reconnaissance et la haine. « Camille, tu es enfin prête ? L' avion ne va pas nous attendre. » Son ton change, sec, autoritaire, la façade craque déjà. Dans ma vie d' avant, j' aurais baissé la tête. Mais pas cette fois. « Antoine, » dis-je, ma voix étrangement calme. « Toi aussi. Tu te souviens de tout, n' est-ce pas ? » Son sourire s' efface, la fureur pure déforme ses traits. Le jeu recommence, mais cette fois, je connais les règles, et je vais les réécrire. Dans le chaos de l'aéroport, je l' ai vu : le Chef Édouard Lambert, mon mentor, pâlissant, la main à sa poitrine. Le destin venait de me donner une carte maîtresse.

Introduction

Je suis morte.

Pourtant, je me suis réveillée sur le sol froid de ma pâtisserie, avec cette odeur amère de sucre brûlé et de chocolat qui annonçait mon désastre passé au concours du Macaron d' Or.

Les souvenirs m' ont frappée : la trahison d' Antoine, mon ex-compagnon, son regard de juge froid à mes derniers instants.

À ses côtés, Sophie Martin, sa nouvelle muse, affichait un sourire triomphant tandis que ma création s' effondrait, sabotée par du sel à la place du sucre.

L' humiliation fut insoutenable, et ma mort, un accident tragique dans ma propre cuisine, orchestré ou du moins ignoré par celui que j' avais aimé.

Mais maintenant, je suis de retour, trois mois en arrière, le jour de mon départ pour Paris.

La sonnette retentit, et il est là, Antoine, son sourire mielleux, ses yeux froids où je lis la reconnaissance et la haine.

« Camille, tu es enfin prête ? L' avion ne va pas nous attendre. »

Son ton change, sec, autoritaire, la façade craque déjà.

Dans ma vie d' avant, j' aurais baissé la tête.

Mais pas cette fois.

« Antoine, » dis-je, ma voix étrangement calme. « Toi aussi. Tu te souviens de tout, n' est-ce pas ? »

Son sourire s' efface, la fureur pure déforme ses traits.

Le jeu recommence, mais cette fois, je connais les règles, et je vais les réécrire.

Dans le chaos de l'aéroport, je l' ai vu : le Chef Édouard Lambert, mon mentor, pâlissant, la main à sa poitrine.

Le destin venait de me donner une carte maîtresse.

Chapitre 1

Je suis morte.

Et puis, je me suis réveillée sur le sol froid de ma propre pâtisserie.

L'odeur de sucre brûlé et de chocolat amer flottait encore dans l'air, un parfum qui, dans ma vie antérieure, signifiait l'échec. C'était l'odeur de mon dernier jour au concours du Macaron d'Or.

Je me souviens de tout. La chaleur des fours, la pression insupportable, et le visage d'Antoine Lefevre, mon ex-compagnon, qui me regardait depuis la première rangée du public. Son regard n'était pas celui d'un amant qui me soutenait, mais celui d'un juge qui avait déjà prononcé sa sentence. À côté de lui, Sophie Martin, sa nouvelle muse, souriait. C'était un sourire de triomphe.

Mon dessert, une création complexe que j'avais mis des mois à perfectionner, s'est effondré au moment de la présentation. Le sucre avait été remplacé par du sel, une erreur impossible pour une chef de mon niveau. Un sabotage.

J'ai perdu le concours. J'ai perdu ma réputation. Humiliée, j'ai glissé sur une plaque de sirop renversée dans ma propre cuisine en rentrant. Ma tête a heurté le coin d'une table en marbre.

La dernière chose que j'ai vue était le reflet d'Antoine dans une casserole en cuivre. Il n'était pas venu m'aider. Il était là pour s'assurer que j'étais finie.

Et maintenant, je suis de retour.

Je me suis relevée, les mains tremblantes. La date sur le calendrier mural m'a confirmé que j'étais revenue trois mois en arrière. Le jour de mon départ pour Paris, où se déroulait le Macaron d'Or.

La sonnette de la porte d'entrée a retenti, stridente.

J'ai ouvert. C'était lui. Antoine.

Il était exactement comme dans mon souvenir, élégant dans son costume coûteux, un sourire charmant plaqué sur le visage. Un sourire qui cachait le pire des venins.

« Camille, tu es enfin prête ? L'avion ne va pas nous attendre. »

Sa voix était mielleuse, mais ses yeux... ses yeux étaient froids. Ils me scrutaient, et j'ai vu une lueur de reconnaissance. Une lueur de haine.

Il se souvenait aussi.

« Qu'est-ce que tu attends ? Bouge-toi. »

Son ton a changé, devenant sec et autoritaire. La façade s'était déjà fissurée.

Dans ma vie passée, j'aurais baissé la tête et me serais excusée pour mon retard. Mais pas cette fois. J'ai soutenu son regard, sentant la colère monter en moi comme une lave brûlante.

« Antoine, » ai-je dit, ma voix étonnamment calme. « Toi aussi. Tu te souviens de tout, n'est-ce pas ? »

Son sourire s'est effacé. Une expression de surprise, puis de fureur pure, a déformé ses traits.

« De quoi tu parles ? Arrête de dire des bêtises et dépêche-toi. Sophie nous attend déjà à l'aéroport. »

Il a mentionné son nom. Sophie Martin. La pâtissière médiocre qu'il avait décidé de propulser au sommet en me détruisant. La femme pour qui il m'avait trahie.

« Je vois, » ai-je murmuré.

Alors, le jeu recommençait. Mais cette fois, je connaissais les règles. Et j'allais les réécrire.

J'ai pris mon sac, le cœur battant à tout rompre. J'ai sciemment laissé mon visage exprimer la tristesse et la confusion. Je devais paraître faible, brisée par sa froideur. C'était la première étape de mon plan.

En montant dans le taxi, j'ai senti ses yeux sur moi. Il devait penser que j'étais toujours la même Camille, celle qu'il pouvait manipuler et écraser à sa guise.

À l'aéroport, l'atmosphère était électrique. Le terminal était bondé de passagers anxieux. Sophie était là, accrochée au bras d'Antoine comme une liane. Elle m'a jeté un regard suffisant.

« Te voilà enfin, Camille. On a failli te laisser. »

J'ai baissé la tête, jouant mon rôle de victime.

« Désolée... »

Antoine a fait un geste dédaigneux.

« Laisse tomber. Allons-y. J'ai réussi à nous faire surclasser. »

Puis, une annonce a retenti dans les haut-parleurs.

« Le vol pour Paris est retardé. De plus, pour des raisons opérationnelles, l'avion sera dérouté vers Lyon pour une escale imprévue. Nous nous excusons pour ce désagrément. »

Un murmure de mécontentement a parcouru la foule. Les gens ont commencé à se plaindre bruyamment.

« Quoi ? Mais c'est inacceptable ! »

« J'ai une correspondance à Paris ! »

« Pourquoi Lyon ? Ça n'a aucun sens ! »

J'ai regardé Antoine. Il avait un petit sourire satisfait. Il avait fait ça. Avec son influence de critique culinaire, il avait fait dérouter un vol entier. Pour Sophie. Probablement pour qu'elle puisse récupérer un ingrédient spécial ou voir quelqu'un à Lyon.

Le chaos autour de nous ne faisait que souligner son égoïsme monstrueux. Il se fichait de ces centaines de personnes, de leurs plans, de leurs vies.

Mon regard a balayé la foule en colère, et c'est là que je l'ai vu.

Assis seul, un peu à l'écart, se trouvait le Chef Édouard Lambert. Mon mentor. Une légende de la pâtisserie française, un ancien chef triplement étoilé qui s'était retiré des cuisines mais restait une figure de proue du jury du Macaron d'Or.

Il avait l'air pâle, visiblement contrarié par le changement de plan. Il tenait sa poitrine, le visage crispé par la douleur.

Dans ma vie passée, je ne l'avais pas remarqué. J'étais trop absorbée par mon propre malheur. Mais aujourd'hui, je le voyais. Et j'ai compris.

Le destin venait de me donner une carte maîtresse.

Chapitre 2

La colère des passagers a monté d'un cran. Un groupe s'est formé autour du comptoir de la compagnie aérienne, leurs voix s'élevant en une cacophonie de protestations.

« Vous ne pouvez pas faire ça ! C'est illégal ! »

« Je veux parler à un responsable ! »

Au milieu de ce tumulte, l'état du Chef Lambert semblait s'aggraver. Il respirait difficilement, son visage devenant cireux. Personne ne faisait attention à lui, sauf moi.

Les souvenirs de nos longues conversations me sont revenus. Il m'avait parlé de sa santé fragile, de son diabète. Un stress intense comme celui-ci pouvait être dangereux pour lui.

Antoine, quant à lui, jubilait.

« Regarde-moi ces ploucs, » a-t-il chuchoté à Sophie. « Ils s'agitent pour rien. »

C'était le moment.

J'ai pris une profonde inspiration, et je me suis approchée d'Antoine, le visage baigné de larmes feintes.

« Antoine, s'il te plaît... » ai-je commencé, la voix tremblante. « Annule ça. Il y a des gens qui souffrent. Regarde ce monsieur là-bas, il n'a pas l'air bien... »

Il m'a regardée avec un dégoût non dissimulé. Sa patience était à bout.

« Tu es vraiment pathétique, Camille. Toujours à te soucier des autres. C'est pour ça que tu ne réussiras jamais rien. »

Il a élevé la voix pour que tout le monde puisse l'entendre.

« Et pour que les choses soient claires, toi et moi, c'est terminé ! Je ne veux plus jamais te voir. Tu n'es qu'un poids mort. Sophie est cent fois plus talentueuse que toi. »

Le silence est tombé autour de nous. Tous les regards étaient maintenant fixés sur nous. L'humiliation publique qu'il m'infligeait était exactement ce que j'attendais. Les passagers, qui étaient déjà en colère contre la compagnie, ont reporté leur frustration sur lui.

« Mais pour qui il se prend, ce type ? »

« La pauvre fille... il la largue comme une vieille chaussette devant tout le monde. »

« C'est lui qui a fait dérouter l'avion ? Quel connard ! »

Sophie, mal à l'aise sous le feu des projecteurs, a tiré sur la manche d'Antoine.

« Antoine, arrête... les gens nous regardent. »

Mais il était trop tard. Le mal était fait. Son image de critique respecté venait de voler en éclats pour laisser place à celle d'un tyran arrogant.

J'ai ignoré leurs chuchotements et je me suis précipitée vers le Chef Lambert.

« Chef ? Chef, vous m'entendez ? »

Il a ouvert les yeux, peinant à me reconnaître.

« Camille ? »

« Ne parlez pas, Chef. Vous faites une crise d'hypoglycémie, n'est-ce pas ? »

Il a hoché faiblement la tête.

Je me suis tournée vers une hôtesse de l'air qui observait la scène, impuissante.

« Vite ! Apportez-moi du jus d'orange et des morceaux de sucre ! Tout de suite ! »

Ma voix était ferme, pleine d'autorité. L'hôtesse, surprise, a obéi sans discuter.

« Qui êtes-vous pour donner des ordres ? » a crié Antoine de loin. « Tu n'es même pas médecin ! Tu vas le tuer ! »

J'ai sorti mon portefeuille et j'en ai extrait une carte. Une carte que je gardais toujours sur moi. Avant de devenir pâtissière, j'avais suivi des études de médecine pendant deux ans. J'avais une certification de secourisme avancé.

« J'ai une formation en premiers secours. Maintenant, laissez-moi faire ou vous serez responsable de ce qui pourrait arriver. »

L'hôtesse est revenue en courant avec ce que j'avais demandé. J'ai aidé le Chef Lambert à boire le jus d'orange, puis je lui ai glissé doucement un morceau de sucre sous la langue.

Lentement, très lentement, une couleur est revenue sur ses joues. Sa respiration est devenue plus régulière.

Le soulagement dans la foule était palpable. Des applaudissements ont éclaté.

« Bravo, mademoiselle ! »

« Vous lui avez sauvé la vie ! »

Antoine et Sophie étaient figés, leurs visages décomposés par la rage et l'incrédulité. Mon "geste héroïque" venait de les transformer en méchants de l'histoire aux yeux de tous.

Le Chef Lambert m'a serré faiblement la main.

« Merci, mon enfant... » a-t-il murmuré. « Merci... »

Ses yeux, pleins de gratitude, m'ont dit que je venais de gagner un allié bien plus puissant qu'Antoine ne pourrait jamais l'être.

La partie venait de commencer, et j'avais marqué le premier point.

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022