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Renaissance Amoureuse

Renaissance Amoureuse

Auteur:: Bev Garnett
Genre: Romance
Mes yeux se sont ouverts brusquement sur le plafond familier de mon appartement, mon corps intact, comme si rien ne s'était passé. Pourtant, le souvenir était vif : le coupe-papier froid contre ma peau, la douleur déchirante, le visage de ma sœur Chloé déformé par la haine. « Tu es juste jalouse ! Jalouse que je vais avoir tout ce que tu n'auras jamais ! » Elle m'avait poignardée, laissée pour morte par ma propre sœur. La date sur mon téléphone confirmait l'horreur : c'était aujourd'hui, le jour même de ma mort passée. La sonnette a retenti, stridente. Je savais qui c'était : Chloé, rayonnante d'une excitation malsaine, prête à annoncer la nouvelle qui avait détruit ma première vie. Cette fois, les choses seraient différentes, j'étais revenue pour changer mon destin.

Introduction

Mes yeux se sont ouverts brusquement sur le plafond familier de mon appartement, mon corps intact, comme si rien ne s'était passé.

Pourtant, le souvenir était vif : le coupe-papier froid contre ma peau, la douleur déchirante, le visage de ma sœur Chloé déformé par la haine.

« Tu es juste jalouse ! Jalouse que je vais avoir tout ce que tu n\'auras jamais ! »

Elle m'avait poignardée, laissée pour morte par ma propre sœur.

La date sur mon téléphone confirmait l'horreur : c'était aujourd'hui, le jour même de ma mort passée.

La sonnette a retenti, stridente.

Je savais qui c'était : Chloé, rayonnante d'une excitation malsaine, prête à annoncer la nouvelle qui avait détruit ma première vie.

Cette fois, les choses seraient différentes, j'étais revenue pour changer mon destin.

Chapitre 1

Mes yeux se sont ouverts brusquement.

Le plafond blanc et familier de mon appartement m'a accueillie, une vision si normale qu'elle en était déroutante. Un léger mal de tête pulsait derrière mes tempes, mais mon corps était intact. Pas de douleur fulgurante, pas de sang.

J'ai porté la main à mon visage, mes doigts traçant la peau lisse de ma joue. Aucune cicatrice. J'ai ensuite regardé mes mains, puis mon ventre. Rien.

Pourtant, le souvenir était si vif, si réel. Le coupe-papier froid contre ma peau, la douleur aiguë et déchirante, le visage de ma sœur, Chloé, déformé par la haine.

« Tu es juste jalouse ! Jalouse que je vais avoir tout ce que tu n'auras jamais ! »

Sa voix résonnait encore dans ma tête, un écho glacial.

J'ai été poignardée. Tailladée. Laissée pour morte par ma propre sœur.

J'ai attrapé mon téléphone sur la table de chevet. La date affichée à l'écran a fait battre mon cœur à tout rompre. C'était aujourd'hui. Le jour même. Le jour où tout avait commencé.

Je suis revenue. J'ai eu une seconde chance.

Au même moment, la sonnette a retenti, stridente et insistante. Je savais qui c'était.

Je me suis levée, mes jambes un peu tremblantes, et j'ai marché jusqu'à la porte. J'ai regardé dans le judas. Chloé était là, exactement comme dans mon souvenir, trépignant d'impatience, son visage rayonnant d'une excitation malsaine.

J'ai pris une profonde inspiration, chassant les dernières bribes de panique. Cette fois, les choses seraient différentes.

J'ai ouvert la porte.

« Camille ! Enfin ! J'ai une nouvelle incroyable ! »

Chloé est entrée en trombe, sans même attendre une invitation, jetant son sac de luxe sur mon canapé.

« Tu ne devineras jamais. C'est à propos d'Antoine Moreau. »

Elle a prononcé son nom comme s'il s'agissait d'un secret sacré, les yeux brillants de convoitise. Antoine Moreau, l'architecte et designer de génie, aussi célèbre pour sa fortune et son pouvoir que pour son caractère impitoyable.

Je suis restée silencieuse, la laissant savourer son moment.

« J'ai réussi, Camille. J'ai fait enlever sa femme, Marie. »

Elle l'a dit avec un naturel déconcertant, comme si elle parlait de faire les courses.

« Elle est hors-jeu. Maintenant, j'ai besoin de toi. Tu es la meilleure chirurgienne esthétique de la ville. Je veux que tu me transformes. Je veux que tu me donnes son visage. »

Je l'ai regardée, étudiant chaque trait de son visage avide. Dans ma vie précédente, j'avais été horrifiée. J'avais supplié, argumenté, essayé de la raisonner. J'avais parlé des risques, du danger que représentait Antoine Moreau. Je lui avais dit que c'était de la folie.

Et pour toute réponse, elle m'avait attaquée, m'accusant de jalousie.

Cette fois, je n'allais pas commettre la même erreur.

Je me suis forcée à afficher un air choqué, mais j'ai gardé ma voix stable.

« Chloé, c'est... c'est extrême. Antoine Moreau est un homme dangereux. On dit qu'il est possessif, imprévisible. Si jamais il découvre la supercherie... »

C'était le même avertissement que je lui avais donné la première fois. Une simple formalité.

Chloé a levé les yeux au ciel, exactement comme prévu.

« Oh, arrête avec tes airs de sainte-nitouche ! Dangereux ? C'est ce qui le rend excitant ! Il adore sa femme. Il fera n'importe quoi pour elle. Et bientôt, "elle", ce sera moi. Imagine la vie que j'aurai ! Les soirées, les bijoux, le respect... Et toi, tu seras la sœur de Madame Moreau. Tu devrais me remercier. »

Elle a fait un pas vers moi, son expression se durcissant.

« Ne me dis pas que tu es jalouse, Camille. Ne me dis pas que tu ne veux pas m'aider parce que tu ne supportes pas de me voir réussir. »

C'était là. L'accusation qui, dans ma vie passée, m'avait anéantie. Cette fois, elle n'a eu aucun effet.

J'ai baissé la tête, feignant l'hésitation. Je savais ce qui se passerait si je refusais. Le coupe-papier. La douleur. L'obscurité.

Puisque tu insistes tant pour courir à ta perte, ma chère sœur, qui suis-je pour t'en empêcher ? Mieux encore, je vais te pousser.

J'ai relevé la tête, un masque de résignation sur le visage.

« D'accord. Je vais le faire. »

Le visage de Chloé s'est illuminé d'un sourire triomphant. Elle n'avait aucun doute, aucune méfiance. Pour elle, j'étais juste sa sœur aînée, faible et facile à manipuler.

« Je savais que tu finirais par comprendre ! » s'est-elle exclamée en me prenant dans ses bras. Son étreinte était froide, vide de toute affection sincère. « Tu es la meilleure ! »

Je suis restée rigide dans ses bras, le souvenir de son attaque toujours présent dans mon esprit.

« Et qu'as-tu fait de Marie ? » ai-je demandé d'une voix neutre en me dégageant.

Chloé a haussé les épaules avec une indifférence glaçante.

« Oh, elle est dans un entrepôt quelque part. En sécurité. Pour le moment. Une fois que j'aurai pris sa place, on s'en débarrassera. Pas besoin de complications. »

Elle parlait de la vie d'une femme comme si elle parlait d'un vieux meuble. La cruauté de ma sœur et de ma famille n'avait plus de secret pour moi.

« Très bien, » ai-je dit, ma voix sonnant étrangement calme à mes propres oreilles. « Apporte-moi toutes les photos de Marie que tu as. Nous allons commencer à planifier l'opération. Plus tôt ce sera fait, mieux ce sera. »

Chloé jubilait. Elle pensait avoir gagné. Elle pensait que j'étais à ses pieds, prête à exécuter ses ordres.

Elle ne voyait pas le regard que je posais sur elle. Ce n'était plus celui d'une sœur inquiète. C'était celui d'une spectatrice qui attendait, avec une patience infinie, que le rideau tombe sur sa tragédie auto-infligée.

Ce soir-là, alors que Chloé dormait dans ma chambre d'amis, rêvant de sa future gloire, je suis restée assise dans le salon, dans le noir.

Je me suis souvenue de la fin. Après m'avoir poignardée, Chloé avait paniqué et appelé nos parents. Ils étaient arrivés, et au lieu de m'aider, ils avaient aidé Chloé à nettoyer et à monter un plan pour faire accuser un cambrioleur. J'étais inutile, une complication. Ma mort n'avait d'importance que si elle pouvait nuire à leurs précieux projets.

Cette fois, il n'y aurait pas de cambrioleur. Il n'y aurait que les conséquences de leurs propres actions.

Et j'allais m'assurer qu'elles soient spectaculaires.

Chapitre 2

L'opération a été un chef-d'œuvre.

Dans la salle stérile de ma clinique privée, sous les lumières crues, j'ai sculpté le visage de Chloé avec une précision froide et détachée. Chaque incision, chaque suture était parfaite. J'ai utilisé tout mon talent, non pas par amour fraternel, mais avec l'intention calculée de créer une copie absolument indiscernable. Je lui ai donné le nez délicat de Marie, ses pommettes hautes, la courbe exacte de ses lèvres.

Quand j'ai retiré les derniers bandages, le silence dans la pièce était total. Chloé s'est regardée dans le miroir, le souffle coupé.

Face à elle se tenait Marie Moreau. La ressemblance était plus que frappante, elle était troublante, absolue.

« C'est... c'est incroyable, » a-t-elle murmuré en touchant son nouveau visage, ses yeux s'écarquillant d'émerveillement et de triomphe. « Tu as vraiment réussi, Camille. »

À ce moment précis, nos parents sont entrés, alertés par Chloé. Ma mère a laissé échapper un cri de joie.

« Oh, mon Dieu ! Chloé, ma chérie ! Tu es magnifique ! C'est elle ! C'est vraiment elle ! »

Mon père, d'habitude si renfrogné, arborait un large sourire avide. Il a fait le tour de Chloé, l'examinant comme un objet de grande valeur.

« Parfait. Absolument parfait. Moreau n'y verra que du feu. Personne n'y verra que du feu. »

Ils l'ont entourée, la couvrant de compliments, leurs mains avides effleurant ses vêtements, son nouveau visage, comme s'ils touchaient déjà les millions qu'elle représentait.

Puis, le regard de ma mère s'est posé sur moi, qui me tenais en retrait. Son sourire s'est effacé, remplacé par une expression de dédain.

« Et toi, Camille. Tu as enfin servi à quelque chose. Pour une fois. »

Mon père a renchéri, son ton tout aussi méprisant.

« Ne prends pas la grosse tête. C'est le talent de ta sœur qui va nous rendre riches, pas tes petites compétences de couturière de visages. »

J'ai encaissé leurs paroles sans broncher. Elles ne me faisaient plus mal. Ce n'était que la confirmation de ce que je savais déjà. J'étais un outil, rien de plus.

Pendant que Chloé et nos parents célébraient, Antoine Moreau a fait une annonce publique qui a secoué la ville. Il offrait une récompense de plusieurs millions d'euros à quiconque retrouverait sa femme bien-aimée, Marie.

Cette nouvelle a jeté mes parents dans un état d'euphorie délirante.

« Des millions ! » criait ma mère en agitant les bras. « On va être riches ! Riches ! »

Leur plan était simple et grotesque. Ils allaient "retrouver" Chloé, prétendant qu'elle avait été abandonnée sur le bord d'une route, souffrant d'une amnésie partielle. Elle se souviendrait de son nom, mais pas des circonstances de sa disparition. C'était le moyen le plus rapide de toucher la récompense et d'intégrer le monde d'Antoine Moreau.

J'ai senti un frisson glacial me parcourir. Ils étaient tellement aveuglés par l'argent qu'ils ne voyaient pas le piège mortel dans lequel ils se jetaient.

« Ce n'est pas une bonne idée, » ai-je dit d'une voix calme, testant une dernière fois les limites de leur stupidité. « Antoine Moreau n'est pas un idiot. Il va poser des questions. Il va faire enquêter ses gens. Le moindre faux pas, la moindre incohérence, et tout s'écroulera. C'est trop dangereux. »

La réaction a été instantanée et violente.

« La ferme ! » a hurlé mon père en faisant un pas menaçant vers moi. « Tu es jalouse ! C'est ça, ton problème ! Tu ne supportes pas que ta sœur réussisse là où tu as échoué ! »

Ma mère lui a emboîté le pas, le visage tordu par la colère.

« Jalouse et inutile ! Tu essaies juste de tout gâcher parce que tu ne peux pas avoir ce que Chloé s'apprête à obtenir ! On aurait dû se douter que tu essaierais de nous saboter ! »

Avant que j'aie pu réagir, mon père m'a giflée. La claque a été si forte que ma tête a heurté le mur derrière moi. La douleur a explosé dans ma joue, mais ce n'était rien comparé à la froideur qui s'est installée dans mon cœur.

« Tu vas rester ici et tu vas te taire, » a-t-il sifflé, son visage à quelques centimètres du mien. « Tu es complice, maintenant. Si on tombe, tu tombes avec nous. »

Pendant ce temps, Chloé, dans un coin de la pièce, observait la scène avec un petit sourire satisfait. Elle s'était mise à imiter la posture de Marie Moreau, une main délicatement posée sur sa gorge, une expression de douce confusion sur son visage parfaitement reconstruit.

« Maman, Papa, ne vous énervez pas, » a-t-elle dit d'une voix douce et fluette, un copier-coller parfait de la voix de Marie. « Camille est juste inquiète. C'est normal. Mais tout ira bien. Je le sens. »

Son jeu d'actrice était impeccable. Et mes parents, dans leur stupidité, buvaient ses paroles.

« Oh, ma chérie, tu es si gentille, » a roucoulé ma mère, se détournant de moi pour aller la réconforter. « Toujours à penser aux autres, même à ta sœur ingrate. »

Ils se sont regroupés, affinant les détails de leur plan grotesque, me laissant seule près du mur, ma joue en feu.

Je les ai regardés, ce trio avide et cruel, et j'ai su que je n'avais plus rien à faire pour les pousser vers le précipice.

Ils y couraient d'eux-mêmes, joyeusement.

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