« Je n'ai jamais rêvé du grand amour et selon moi il n'existe pas. Tout n'est que commercial. L'amour est une industrie. Il nous fait rêvé petit mais plus on grandit et plus on apprend que l'amour est synonyme de souffrance. »
Je suis née en Amérique mais mes parents sont originaire de l'Italie. Ils ont décidé de m'appeler Olivia à ma naissance. Je rentre en première année à l'université de Los Angeles. Je voulais m'éloigner du cocon familial, plus si familial que ça. Mon père est parti, il y a maintenant 9 mois. Je n'ai jamais été proche de lui mais ça reste mon père et j'ai très mal vécu son départ comme ça avec une autre femme que ma mère en plus. J'ai 3 frères et une soeur. Les jumeaux Aidan et Alexa sont insupportables, ils foutent la merde et en font baver à ma mère. Il y a l'aîné Alec qui nous a quitté, il y a seulement un an. Et Chad, qui lui a décidé de partir comme mon père. Quand on a appris la mort d'Alec, toute la famille s'est effondré. Mes parents perdaient leur premier enfant. Et mes frères, ma soeur et moi perdions un grand frère. Alec a toujours été mon modèle. Je passais tout mon temps avec lui. Tout le monde savait que nous étions fusionnel mais personne ne m'a jamais demandé comment j'allais alors j'ai décidé que je n'aurais plus de relation comme ça même avec les gens de famille. J'ai même quitté mon copain, Luke. Je ne veux plus d'amour. Je ne veux tout simplement plus souffrir.
Sinon, j'ai 19 ans et je pense qu'on s'en tape le cul par terre de ma description physique. J'aime le basket et l'écriture. Je pars dans quelques jours, j'ai plus que hâte. UCLA est à plus de 16 heures de route et donc je ferais le voyage en deux fois vu que j'y vais avec ma Ford Mustang. Cette voiture c'est mon petit bijou et à part moi personne n'a le droit de la conduire. Je ne sais pas si je vais me plaire là-bas mais je me dis que ça ne peut pas être pire qu'ici. Je viens de Denver dans le Colorado et tout le monde se connait alors inutile de vous précisez que dès que vous sortez toute la population est au courant et depuis le drame des regards de pitié se sont ajoutés au lot.
J'ai décidé de prendre le maximum de mes affaires pour ne pas être obligé de revenir ici au bout d'une semaine. Je suis peut-être une fille ou même une soeur horrible mais personne n'a été là pour moi. Mes parents se sont soutenus l'un et l'autre, Chad a eu le soutien de sa copine pour faire son deuil et les jumeaux sont toujours soudés malgré le fait qu'ils se chamaillent tout le temps. Ils ont tous un pilier sur le quel se reposer alors que moi j'ai perdu le mien. Ce n'est pas par hasard que j'ai choisi UCLA comme université. Alec est allé étudier là-bas alors je veux me rapprocher de lui d'une certaine façon et si cela signifie aussi s'éloigner du reste de la famille alors égoïste que je suis probablement, j'ai pris la décision de partir sans me soucier au préalable d'eux et je sais qu'un jour je vais sûrement le regretter mais pour une fois dans ma vie je veux vivre pour moi à un moment douloureux de mon existence certes mais changer d'air et rencontrer de nouvelles personnes ne peut que me faire du bien sachant que personne ne me connaitra moi ou mon histoire donc fini les regards de pitié qui vous donne la gerbe et place au soleil et à la plage.
La musique résonne dans ma magnifique Ford Mustang noire alors que je continue à rouler en direction de L.A. Je suis partie tôt de chez moi vers les 6h00 du matin. Ma mère a essayé de me faire prendre l'avion mais j'ai absolument voulu prendre ma voiture donc on a fini par faire un compromis; j'ai le droit d'y aller en voiture à la seule condition que je fasse le trajet en deux fois. Je vois le panneau du Motel s'afficher après plus de 7h00 de route.
Je me gare et sors de la voiture en prenant le petit sac que j'ai pris pour la nuit et laisse mes autres affaires à l'intérieure de cette dernière. Je me dirige vers la réceptionniste pour demander une chambre pour la nuit.
Après avoir pris une douche, je m'allonge sans délicatesse sur le lit et appelle ma mère. La sonnerie retentit deux fois jusqu'à ce qu'elle décroche.
-Hey comment ça va? C'était pas trop long jusqu'à Monroe, me demande ma mère.
-Hello, oui je vais bien. Plus de 7h00 de route, je suis crevée et toi comment ça se passe sans moi?
-Ton frère est insupportable, il n'est pas rentré. J'ai trouvé son lit vide ce matin et il ne m'a rien dit quand il a passé la porte.
-Il était sûrement chez un pote maman ne t'inquiète pas je vais essayer de lui parler.
Aidan en fait voir de toute les couleurs à ma mère, il a déjà 16 ans et bien évidemment il fait la fameuse crise d'ado. J'ai rassuré ma mère en lui disant qu'il avait été chez un pote même si lui et moi savons très bien qu'il était chez une fille et depuis qu'il a 14 ans c'est comme ça, et ma mère aimerait être prévenue pour au moins savoir où il est. Maman s'inquiète beaucoup plus pour nous depuis la mort d'Alec. Je discute encore quelques instants avec et ensuite j'appelle mon débile de frangin.
-Je suppose que tu m'appelles pour me faire la morale?
-Aidan sérieusement, tu peux arrêter de faire ça. Maman voudrait juste être prévenu si tu reste dormir chez quelqu'un.
Je l'entends souffler à travers le combiné.
-Ouais, si tu veux. Bref je dois y aller bye.
Il a raccroché avant même que j'ai eu le temps de dire quoi que ce soit. Ce gosse est exaspérant.
La nuit est tombée assez vite et je me couche directement après avoir mangé un petit truc dans le Fast-Food d'à côté. Demain, je dois me lever tôt pour reprendre la route jusqu'à UCLA. Je vivrais sûr le campus et j'espère que ma coloc de chambre sera sympa.
Je suis de nature impulsive et quand on me cherche un peu trop, je démarre au quart de tour mais généralement j'évite ce genre de situation.
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Je suis presque arrivée quand ma voiture me plante en plein milieu de la route, génial, j'ai oublié de mettre de l'essence. Je descends de ma voiture pour mettre le panneau de panne et je commence à appeler une dépanneuse quand une voiture s'arrête sur le bord et un mec d'un peu près mon âge en sort
-Je vois que t'es un peu dans la galère, rit il, est ce que t'as besoin d'aide?
-Enfaite, je n'ai plus d'essence et je dois arriver à UCLA avant que la réception ne ferme.
-Tu peux appeler une dépanneuse et je te dépose, je dois y passer aussi.
-C'est une technique de tueur ça.
-Non moi c'est Bradley et je suis tout sauf un serial killer.
Il rigole et remonte dans sa voiture pour éteindre ses phares et revient vers moi. La dépanneuse arrive au bout d'une heure d'attente mais j'ai eu le temps de faire la connaissance de Bradley. Il rentre en deuxième année et il fait parti de l'équipe de basket de l'université. C'est quelqu'un de très gentil et serviable.
-Tu viens d'où, Olivia?, me questionne Bradley une fois sur la route.
-Denver dans le Colorado.
-Mais c'est loin, pourquoi t'as pas pris un avion?
-Je ne me sépare jamais de ma mustang, je sais c'est bizarre venant d'une fille.
-C'est vrai ce sont les mecs qui attachent de l'importance à leur voiture en tout cas majoritairement parlant.
Je me perds dans mes pensées malgré moi avec une pointe de tristesse en pensant à ma voiture.
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2 ans plus tôt
J'ai enfin fini par faire mon permis de voiture et je me hâte d'avoir ma voiture et ne pas toujours être bloquée si mes parents utilisent la voiture familial. J'ai toujours dit à Alec que je voulais une mustang comme la sienne. J'ai un amour inconditionnel pour cette marque de voiture et seul Alec me comprend, les autres ne comprennent pas qu'une fille puisse aimer les voitures et même mon copain pense ça. Je m'en fous de toute manière, je préfère mille fois aller rouler dans les montagnes du Colorado avec mon frère ainé que de rester à la maison, à devoir supporter les jumeaux en pleine ascension de ce qu'on appelle la puberté et donc aussi de leur crise d'ado à deux balles ou encore entendre mes parents se déchirer. J'envie beaucoup Alec parce qu'il ne passe plus autant de temps ici qu'avant, maintenant il est à l'université. Il peut dormir tranquille sans risquer de se faire réveiller par des insultes qui fusent dans tout les sens juste dans la chambre d'à côté.
Il y a 1 mois que mon anniversaire a eu lieu. Je n'ai reçu aucun cadeau de ma famille sauf d'Alec. Il m'a offert un magnifique collier avec nos prénoms gravés dessus "Olivia et Alec" et derrière une phrase a été gravée "Personne ne pourra brisé le lien qui nous unis, celui du sang".
-LIVIA, crie Alec depuis en bas
Je descends à toute vitesse pour le rejoindre. Il me dit de fermer les yeux et je le fais sans réfléchir. J'ai une confiance aveugle en lui et je sais que tout se passera toujours bien entre nous. On est très complice malgré notre petite différence d'âge qui pourrait éloigner certains frères et soeurs mais nous elle nous rapproche.
-Tu n'ouvres pas les yeux avant que je te le dise, me prévient Alec.
-A vos ordres mon commandant, dis-je sérieusement.
Il éclate de rire mais se reprend quand on arrive enfin au bon endroit selon moi. Il m'autorise à ouvrir les yeux et je ne vois que sa mustang avec un noeud rouge, comme pour les cadeaux, sur le capot brillant. Je le regarde incrédule et quand au bout de quelques minutes de réflexion je comprends, il hoche la tête et je saute dans ses bras sans crier gare.
-Tu me donnes ta caisse?, sourie-je de toutes mes dents.
-Oui, je me suis offert une nouvelle bagnole, une vieille mustang à un bon prix et j'ai direct pensé à toi pour celle-ci. J'avais pitié de toi, t'arrêtais pas de baver sur elle, rigole-t-il.
Je prends une mine choquée et le frappe à l'épaule gentiment bien sûr, je tiens encore à ma vie.
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Brad continue à rouler et je remercie la personne qui l'a mis sur ma route sinon j'aurai payé encore plus cher la dépanneuse qui m'a demandé plus d'argent que j'en ai moi-même.
Le campus est immense et j'ai hâte de la découvrir de plus près. Bradley m'a accompagné jusqu'à ma chambre avec toutes mes affaires qu'on a repris dans ma voiture. Je ne toque pas vu que je suis dans ma chambre et quand je passe la porte j'aperçois une fille avec un gars au dessus d'elle.
-Mais putain, on t'a jamais appris à frapper avant d'entrer, me crie la tarée limite à poil.
-Et toi, on t'a jamais appris à fermer à clé?
Je déteste quand on me rentre dedans après toute la route que j'ai fait. Je me réjouis déjà de partagé ma chambre avec elle. Notez mon ironie bien sûr. J'aurais préféré une fille discrète ou un peu moins folle car ce dont je suis sûr c'est que je ne risque pas de m'entendre avec elle demain ou même dans un an.
Bradley a dû partir mais avant il m'a promis de passer me voir. C'est vraiment un mec adorable. La tarée est partie aussi avec son gars après m'avoir lancé un regard noir. Je verrais comment ça se passe et si j'en ai vraiment marre, je me prendrais un petit appart avec les économies que j'ai fait pendant les vacances d'été. J'installe et range mes affaires en 30 minutes même pas. Il faut que je me trouve un petit job pour après les cours donc je fais le tour des petites annonces au alentour du campus et je pars déposer ma candidature dans une dizaine de petit café. Je fais ensuite un tour de l'université et me dirige vers le terrain de basket qui est un de mes sport préférés. Il n'y a personne sur le terrain à part une balle et sans me soucier de savoir si on me trouve là, je prends la balle et fais quelques dribbles pour finir par marquer un panier à trois point. C'est mon frère, Alec qui m'a appris à jouer quand j'avais 8 ans alors qu'il n'en avait que 12 à l'époque. J'entends quelqu'un applaudir et je me retourne en sursaut. Un homme de la quarantaine me fait face.
-Désolé, je ne voulais pas te faire peur, rie l'homme, Je suis le coach de l'équipe de basket et toi tu dois être une nouvelle étudiante car tu n'as pas le droit d'être là normalement.
Il me sourit et je me confonds en excuse.
-Désolé, je n'étais pas au courant. Je suis en première année, je suis arrivée aujourd'hui.
-Ce n'est pas grave mais fais attention la prochaine fois.
Il part et je me dirige jusqu'à mon dortoir. Le campus est vraiment grand et heureusement que j'ai une carte pour me repérer sinon je serais déjà perdue. L'espèce de blonde, que j'ai comme coloc de chambre, est là et elle se maquille outrageusement. Je n'ai rien contre la passion du maquillage chez ce les filles mais si c'est pour que les couleurs ne s'accordent pas ou que ça débordent, il serait mieux qu'elle arrête.
-Ecoute, si c'est pour que tu me casses mes coups, je te préviens que je vais faire de ta vie un enfer, me menace l'autre.
Je lui montre mon majeur et me couche sur mon lit avec mes écouteurs dans les oreilles pour ne plus entendre sa voix aigu. Je ne sais pas son prénom et je ne souhaite pas le connaître. Si je dois vivre avec elle, il vaut mieux qu'on s'ignore. Par contre, il est hors de question qu'elle ramène des mecs chaque soir. C'est pas un moulin-avant ici. Mon téléphone sonne et je décroche instantanément en voyant le prénom de Bradley s'afficher.
-Eh Liv', ce soir on sort, me demande-t-il.
-Où ça?
-La fraternité, dont je fais parti, organise une fête de rentrée et je t'aurais bien présenter mes potes.
-D'accord, je viendrais.
Il crie de joie et après avoir parler encore quelques minutes, on raccroche.
-Tu parles à Bradley toi?
-Ouais pourquoi? C'est ton gars peut-être?, répondis-je sèchement à la tarée
Elle éclate de rire, un son qui fait saigner les oreilles. Elle se calme et me répond avec mépris.
-Ça risque pas, il est gay. J'ai bien voulu me le faire mais je ne suis pas son genre. Dans tout les cas, je m'en fous, je sors avec son frère, sourit-elle avec son rouge à lèvres beaucoup trop rose flashy.
-Sortir est un bien grand mot pour cette meuf, je marmonne en chuchotant
Elle n'a rien entendu et tant mieux, elle me tape trop sur le système. Quel enfer. Je regrette déjà d'avoir pris une chambre dans un dortoir mais mes économies ne me permettent pas le grand luxe, bon j'ai déjà un toit sur ma tête. Il y a pire dans la vie.
Le soir arrive et je commence à me préparer pour la fête. Brad dois venir me chercher pour 21 heure, j'ai donc deux heures devant moi. J'opte pour une robe noir moulante mais simple et pas vulgaire. Je ne me maquille pas énormément, un peu de mascara et de rouge à lèvres font amplement l'affaire. J'enfile la seule paire de talons que j'ai prise avec moi. Je suis prête et j'attends patiemment que Brad arrive.
Mon téléphone sonne pour annoncer l'arrivée d'un message. Brad est là donc je descends pour aller devant le campus. J'aperçoit sa voiture et monte dedans.
On arrive devant une fraternité, la soirée bat déjà son plein et la plupart des gens sont soule. Je suis une adepte des fêtes donc je me sens dans mon élément.
Je suis de près Brad. Il se dirige vers un groupe composé de mec et d'une seule meuf qui n'a pas l'air d'être à l'aise au milieu de ces gens. Je peux la comprendre, avant je ne me voyais pas venir dans ce genre de soirée surtout avec certaines choses que j'ai pu vivre. Les gens pensent que je suis le genre de fille qui prend de haut les autres mais je m'en fous de tout de base.
Il y a le meilleur ami de Bradley, Malone. La fille c'est la copine de Malone. Je n'ai pas retenu le prénom des autres mecs. Je pars au milieu de la foule qui danse sur une musique espagnole.
Je danse au rythme de la musique quand je sens un regard sur moi. Je cherche en dansant la personne qui a décidé de me perturber. Je ne tarde pas à apercevoir un des potes à Bradley. Je suis vraiment gênée, je n'aime pas qu'on me regarde avec insistance.
La soirée a été rythmée par l'arrivée de ma coloc et son soi-disant copain, elle a commencé à lui faire une scène parce qu'il a été dansé avec une meuf un peu trop dénudée. Je trouve ça tellement pathétique.
Dès que je suis rentrée au dortoir je suis partie au toilette pour vomir, j'ai vraiment abusé sur la vodka. Les cours reprennent dans deux jours et je suis déjà dans un sale état.
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Je vais vous passer quelques jours, il ne s'est rien passé d'extraordinaire à part que ma coloc me casse les pieds pour ne pas dire autre chose, je m'en suis bien sortie à mes premiers cours et j'espére que ça continue comme ça. Bradley et moi déjeunons tous les matins ensemble et c'est vraiment quelqu'un de bien. Aujourd'hui je mange toute seule et ça me va très bien. Alors que je suis toujours solo, je vois un gars se rapprocher en ne sachant pas si il vient vers moi ou non.
-Salut, t'es pas la meuf qui traîne avec Bradley? , vient m'aborder le grand blond
Bon j'ai ma réponse du coup.
-Ouais. Pourquoi ça t'intéresse?
Je prends un air blasé mais je préfère mettre des barrières tout de suite en voyant son regard.
-Juste pour savoir, t'es en couple?
J'éclate de rire sans le vouloir.
-Je te le dis directement, tu ne m'intéresse pas, sur ce bonne journée.
je pars comme si de rien n'était et je sens le regard de quelqu'un sur moi mais je n'y prête pas attention et me dirige en direction de mon prochain cours. Je percute de plein fouet quelqu'un et je me retrouve le cul par terre. Je peste contre moi même quand une main apparait devant mes yeux. Une brune me fait face.
-Désolé, je ne t'avais pas vu, ça va?, se précipite la fille dans ses paroles.
-T'inquiète pas c'est moi, j'étais un peu pressée mais oui merci, je la rassure en la voyant paniquée.
-Tant mieux alors. Je suis Jane.
-Liv', lui souri-je
Avant de partir, elle m'a demandé mon numéro pour m'inviter à boire un verre pour s'excuser. Je ne suis pas tellement sociable et je ne compte pas le devenir de si tôt. J'ai toujours été comme ça, puisque les gens n'aiment pas la personne qu'ils ont en face d'eux autant ne pas me sociabiliser tout court, c'est surtout les autres qui viennent vers moi.
Le cours est d'un ennui total, ce n'est pas un cours obligatoire comme les autres, on est déjà mélangé avec les dernières années, c'est Bradley qui m'a entraînée à ce cours mais aujourd'hui, il n'y a pas pointé le bout du nez, donc bien évidemment je suis seule à me lamenter sur mon sort depuis déjà 10 minutes du coup en sachant que ce cours dure deux heures autant vous dire que j'en ai encore pour un moment. Heureusement que je me suis assise tout en haut et donc j'enfile discrètement mes écouteurs et enclenche ma musique pour travailler. On a le droit de faire ça seulement si le prof ne parle pas mais je vous laisse deviner qu'à ce moment-là il a décidé de parler tout le long mais bon étant donné que nous sommes plus de 40 dans la pièce, il ne devrait pas me remarquer.
Donc j'écoute ma musique tout en travaillant quand je sens une main sur mon épaule. Je sursaute malgré moi et vois Bradley.
-T'es vraiment un lâcheur, je lui balance sans scrupule.
-Vraiment désolé Liv', s'excuse-t-il, mais je devais parler à mon frère qui est aussi dans ce cours.
-D'accord t'es pardonné seulement si t'accepte de sécher ce cours avec moi, il est tellement ennuyant s'il te plaît, le supplie-je en faisant la moue.
-Bon d'accord mais seulement pour cette fois.
On sort doucement de la salle pendant que le professeur je sais plus son nom est retourné en direction du grand tableau. J'ai encore senti ce même regard dans mon dos que celui du resto. Je me retourne deux secondes pour voir qui c'est mais personne n'a fait attention à nous.
Dehors du bâtiment, on décide d'aller rechercher ma mustang plus tôt. J'ai eu l'appel du garage ce matin et du coup on en profite maintenant. J'ai dû attendre un moment car le problème a été plus qu'une simple panne. J'ai hâte de retrouver mon magnifique bijou. Elle a vraiment une valeur sentimentale et je ne laisserais personne la conduire, il est hors de question que qui que ce soit l'abîme. Je prends tellement soin de cette voiture que je me fais peur parfois.
Quel bonheur de retrouver le confort des sièges en cuire noire et la rigidité du volant sous mes mains. Contre la volonté de Brad, je prends la direction des petites routes avec l'intention de m'amuser un petit peu.
-Liv' t'es complètement malade, rugit mon nouvel ami.
-Arrête tu vas adorer, je rigole en voyant son visage blême.
Et me voilà partie à la vitesse de l'éclair, j'enchaîne les drifts dans les virages et Brad se détend enfin. Il met la musique à fond pendant que je m'éclate au volant. On finit par retourner sur le campus et bien sûr au moment où on arrive les gens se retournent sur nous. Je sors de la voiture suivie de Brad. Un mec s'approche de nous et je décèle une ressemblance avec mon ami. Sûrement son frère. Je me sors une clope et l'allume pour tirer dessus.
-Belle voiture, me lance le mec, il se retourne son frère, les parents font un brunch samedi et ils veulent que tu vienne.
Je ne sais pas pourquoi mais je sens certaines tension face à cette annonce. Je continue à fumer et j'analyse l'homme en face de mon ami. Il est grand et assez musclé, bruns aux yeux d'un brun très sombre qui doit en réjouir plus d'une, sûrement encore un de ces mecs qui se tape tout ce qui a une paire de seins. Pas mon genre. Il faut le reconnaître qu'il a une beauté à couper le souffle et un sex-appeal de malade mais je ne le connais pas et je ne compte pas faire connaissance avec quelqu'un qui ne va sûrement que m'attirer les foudre de la gente féminine déjà que pas mal de filles me regardent mal car je traîne avec Bradley malgré son homosexualité ce que je ne comprends pas puisque notre relation n'est que purement amicale.
-Je ne pense pas venir en plus j'ai personne qui peut m'accompagner, déclare Brad d'un ton distant
-Si, moi je t'accompagne beau gosse, dis-je sans aucun filtre en me décollant de ma voiture. Je jette mon mégot par terre et l'écrase avec mon pied.
-Liv' ça ne sert à rien
-Pourquoi? J'ai envie de rencontrer des gens et puis il y aura tes parents, lui sourie-je pour le convaincre.
Et veuillez tendre l'oscar de la plus belle hypocrite à Olivia. Je n'ai aucune envie de rencontrer des gens et je sais que le problème de Bradley sont ses parents mais sans le vouloir j'ai aidé son frère à se débarrasser de fausses explications qu'il aurait débité à ses parents sur le pourquoi son petit frère n'est pas venu. Brad accepte sous mon regard de chien battu.
-Je reviens attendez deux secondes, mon ami pars vers un mec.
Je me retrouve avec son aîné. Il observe ma voiture de fond en comble. Je ne peux m'empêcher de lui balancer: Tu cherches la faille?
-Non, elle est vraiment magnifique c'est tout, sourie-t-il en coin en ayant l'impression de voir un brun de tristesse traversé son regard mais c'est sûrement mon esprit qui me joue des tours.
-Je sais, dis-je pleine de fierté
-C'est cool que t'es réussi à convaincre mon frère de venir.
Il semble vouloir me remercier mais je remarque directement que ce ne doit pas faire parti de ses habitudes. Il commence réellement à m'agacer car il joue clairement un rôle et je n'aime pas ça.
-Pas besoin de me remercier, sourie-je faussement
-Je ne te remercie pas, il prend un regard menaçant qui ne m'étonne qu'à moitié, par contre ne joue pas un faux jeu avec mon frère parce que crois-moi que tu le regretteras très vite, il se rapproche encore plus près et je ricane.
-C'est pas moi qui joue un faux jeu en ce moment, lui dis-je en soutenant son regard noir
Je sors une nouvelle cigarette pour calmer mes nerfs. Il change d'attitude dès que Bradley revient. Je suis surprise de l'audace de son frère quand celui-ci me demande une clope comme si de rien n'était. On ne va pas être les meilleurs amis du monde ça c'est sûr. Je cache mon énervement et lui en passe une à contre coeur. Il me sourie malicieusement, je ne le supporte déjà pas.
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-Alors, comment tu trouves mon frère, m'interpelle Bradley alors qu'on est dans son appartement près du campus.
-Il est spécial, lui avoue-je avec un peu de colère dans la voix.
-Je suppose qu'il t'a sorti son air menaçant pour te mettre en garde de pas jouer avec moi.
Je le regarde stupéfaite par ce qu'il vient de dire, comme s'il avait été là avec nous quand je me suis fait menacer. Je l'interroge du regard.
-Il est comme ça depuis quelques années et ne me demande pas pourquoi, j'en ai aucune idée.
-Il est sûrement atteint de bipolarité.
Bradley rigole mais n'ajoute rien de plus et tant mieux, je ne veux pas passer mon après-midi à parler de son agréable grand frère, dont je ne connais toujours pas le prénom. J'aimerais lui demander mais je me ravise pour ne pas relancer le sujet puisque on parle actuellement d'autre chose comme par exemple ma conduite peu légal que j'ai partagé avec Brad. Je ne me rappelle plus à quel moment j'ai eu la facilité à rouler aussi vite mais je me rappelle que dès que mon frère m'a emmené dans sa voiture quand il a eu son permis, j'ai eu une peur atroce mais maintenant je roule comme si rien ne pouvait m'arriver et je sais que je me mets plus qu'en danger mais j'en ai rien à foutre.