Partie1
Ca faisait moins d'une heure que j'étais de retour au Gabon et déjà tous mes frangins et sistas présents à Libreville étaient venus me voir, je sais que nombreux avaient rappliqués pour voir ce que je leur avais apporté mais je m'en foutais ça faisait chaud au cœur. IL me restait une chose à faire : appeler Jean-Christophe pour lui faire la surprise de mon arrivée. J'ai pu avoir rapidement une puce et acheter du crédit. Je me suis isolée dans la chambre, mes mains tremblaient et mon cœur battait tellement fort. J'ai composé son numéro. Il a décroché au bout de deux sonneries.
-j-c : allo
-moi : Bonsoir monsieur Milandji, comment vous allez
-j-c : heinn ! Raphaela c'est toi ? Non ne me dis pas que c'est toi
-moi : c'est moi
-j-c : Ohhh Mon Dieu tu es arrivée quand ? J'ai tenté de te joindre en vain ce matin mais je tombais sur ton répondeur j'ai même commencé à me fâcher donc tu étais dans l'avion. Tu es ou ? Dis-moi ou tu es, j'arrive te trouver. Ohhh mon Dieu
-moi : à la maison à awendjé
-j-c : j'arrive, accorde moi 1h parce que là je suis à une réunion de famille le temps d'attraper un taxi, ohhh j'y crois pas, tu es là. Je te rappelle sur ce numéro j'arrive, j'arrive (il a raccroché)
Visiblement il était surpris et très enthousiaste. Il savait que je rentrais mais n'avais pas le jour exact. Son enthousiasme m'a foutu un coup de pression. Ca faisait deux ans qu'on ne s'était pas vu, j'avais changé physiquement, j'avais perdu quelques kilos ou c'était disgracieux et pris ou il le fallait ce qui était plutôt agréable mais c'était autre chose qui me faisait peur. La dernier fois qu'on s'était vu il était mon prof et maintenant il m'appelle bébé, quels sont ses projets? ses sentiments? ses intentions? comment est-ce que tout ça va se dérouler ?
Je vais vous raconter l'Histoire de Raphaelle et son prof, une histoire vraie dont j'aurais modifié les noms et omis quelques détails pour ne pas exposer qui que ce soit. A ceux qui se reconnaîtront pardonnez mon impertinence mais que votre vécu nous serve de leçon.
Partie 2
Monsieur Jean-Christophe Milandji est arrivé à l'UOB alors que j'étais en dernière année de Master. L'arrivée des enseignants dans notre département faisait souvent l'objet de grands débats. Les étudiants étaient curieux et les spéculations fusaient de toutes parts. J'avais eu vent de l'arrivée de cinq enseignants au total mais personnellement ca ne m'intéressait pas de fouiller dans leur vie ou d'en faire des bêtes de cirques donc je ne m'attardais pas la dessus.
Je me souviens de la première fois ou j'ai vu Jean-Christophe. C'était à un colloque organisé par notre département. J'étais avec ma bande. (Comme toute étudiante qui se respect j'ai ma bande d'ami composé de trois filles (Claude, Livia et Patricia) et deux garçons (Angelo et Robert) tous les six en master 2.) Ce jour là, quand je suis entrée dans la salle il était assis avec d'autres enseignants et mon regard s'est immédiatement posé sur lui, il portait une chemise ne pagne et un jeans, il avait l'air calme alors que ses collègues s'agitaient et parlaient sans vraiment s'entendre. J'avais du mal à détacher mon regard. Il avait des traits de ressemblance avec mon petit-ami ce qui me troublait d'autant plus.
C'était la première fois que ca m'arrivait d'être autant troublée par un inconnu. Je me suis alors efforcée à me changer les idées. A la fin du colloque alors que tout le monde se précipitait vers le buffet, Angelo et moi nous nous sommes rapprochés d'un de nos enseignants pour poursuivre la discussion, quand soudain, je l'ai vu s'approcher de nous. Mon cœur a commencé à s'emballer. Quand notre enseignant là vu, il l'a interpelé
-monsieur : alors Monsieur Milandji comment vous allez? Vous êtes rentré depuis quand ? Vous avez soutenu votre thèse déjà ou vous êtes en vacances ?
-lui : non monsieur j'ai soutenu déjà, j'ai mm été pris au département comme enseignant
Moi qui était là entrain d'écouter cette conversation, réalisa qu'il avait été enseigné par le même prof que moi et que maintenant il était parmi les enseignants nouvellement arrivés.
-monsieur : Ahh c'est très bien ca, je ne savais pas, félicitation et là vous êtes ou ?
-lui : au pk8 avec madame et les enfants
Cette phrase je l'ai vécu comme un coup de grâce, il était marié et père, mais je ne voyais aucune alliance à son doigt. Je me sentais désespérée et je ne comprenais même pas pourquoi ? j'avais un petit-ami que j'aimais follement et là ce type débarque et me trouble à ce point.
Je me suis retirée pour retrouver Livia et Claude prés d'un buffet,
-Livia : Raphaelle, c'est qui le type qui parlait avec vous là bas, il ressemble un peu à Marc (mon petit-ami) hein
-moi : (je me sentais heureuse de voir que je n'étais pas la seule à voir cette ressemblance) C'est un enseignant
-Livia : lui là aussi revient de France avec la chemise en pagne là ?on dirait il était à Moabi
Mais qu'est ce qu'elle racontait celle là ? Même avec sa chemise en pagne, il dégageait quelque chose qui mettait mes sens en émoi, je me sentais irrésistiblement attiré par lui et ca se manifestait par le désire de ne pas le quitter des yeux
Pendant qu'on parlait, Angelo vient nous retrouver et déjà il y'avait autour de monsieur un amat de jeunes enseignants
-Angelo : les gars là sont des nouveaux enseignants je sens qu'il vont finir les petites à l'uob mal mal , nous on aura même plus rien
-Robert : je te dis vraiment type on est foutu
Les jours qui ont suivi se sont passés sans réel événement, je ne l'ai plus revu. Il faut préciser que je résidais au campus universitaire et je passais beaucoup de temps à la fac donc si je ne le voyait ca voulait dire qu' il ne venait plus à l'Université. Puis un jour alors que j'étais avec Angelo assis devant la salle de prof alors qu'on attendait le reste de la bande, par instinct j'ai levé ma tété, qui j'ai vu arriver ? Monsieur Milandji, il tenait à la main une tablette et avait des écouteurs dans les oreilles, mon cœur a recommencé battre, j'ai regardé mes pieds ils étaient plein de poussière, je portais un vieux sweet, un jeans et une basket poussiéreuse. Ce n'était pas mon jour.
Il s'est approché de nous et au lieu de passer, il a retiré ses écouteurs, alors on a anticipé et l'avions salué
-moi/angelo : bonjour monsieur
-J c : bonjour, comment allez vous ?
-Angelo : bien monsieur et vous ?
-Jc : ca va , j'ai débuté les cours avec les licences et ca se passe plutôt bien
-Angelo : ahh c'est bien monsieur, en tout cas beaucoup de courage, ca va pas être facile
-Jc : (il sourit) je ne vous le fait pas dire jeune homme, allez bien de choses à vous
-moi/angelo : merci monsieur
Une fois JC parti, je demande à Angelo
-moi : Ange c'est comment tu parles avec lui comme ca comme si tu le connais
-Angelo : oh je t'ai pas dit , lui et un autre nouvel enseignant là il était à la maison ce week-end, l'autre enseignant c'est le meilleur ami de mon grand-frère (il faut préciser qu'Angelo vit chez son gd frère). C'est des gars sympathiques, surtout lui, il a l'air tranquille il se prend pas la tête. En plus on discuté de l'uob, les petites ont déjà commencé à les draguer alors l'autre était heureux, lui il avait l'air déçu et gêné par cette situation. Non lui c'est mon bon grand
C'est à partir de là que j'ai commencé à le croiser fréquemment sur le campus et à chaque fois que c'était le cas, je baissais la tête et murmurait un « bonjour monsieur » et je poursuivais mon chemin. Moi qui suis de nature très timide, en face de lui c'était encore plus difficile, il m'intimidait, m'intriguait et m'attirait en même temps.
Un jour que je trainais sur le campus, le chef de département qui passait dans sa voiture s'arrêta soudainement à mon niveau.
-le chef de département : mademoiselle Koumba
-moi : monsieur
-monsieur : vous avez cours ?
-moi : (si j'avais cours je devais être là à arpenter les ruelles de l'uob ?) non monsieur j'ai cours à partir de 18h
-monsieur : alors j'ai besoin de vous, retrouvez moi en bas au département
Il démarra et parti, donc lui il veut que je l'aide et me laisse marcher, en même temps s'il m'avait proposé j'aurais refusé, j'ai toujours refusé de me frotter aux enseignants d'une quelconque manière. Je suis alors arrivée à son bureau à pied.
-monsieur : ma demoiselle, asseyez vous ici, vous voyez ce lot de copies, relevez moi les notes et les noms sur cette feuille, moi j'ai pas le temps je dois partir en classe
-moi : mais monsieur quand je finis, je fais comment ?
-monsieur : y'a un enseignant qui arrive faire la permanence, vous lui remettrez tout les documents
Il parti et me laissa seule dans le bureau, je me suis alors mise à la tache. Quand j'ai entendu la porte s'ouvrir je me suis retourné et qui je vois monsieur Milandji qui était aussi surpris que moi de me trouver là
-Jc : bonjour mademoiselle
-moi : c'est le chef de département qui m'a demandé de relever les notes et il a dit que quand je fini je vous remets tout ca
-JC : ahh ok, d'accord, mais j'ai pas fini de corriger les copies là, alors je vais continuer la correction et au fur et mesure vous allez tout noter d'accord ?
-moi d'accord monsieur
-Jc : j'espère que je n'abuse pas de votre temps, si c'est le cas faites le moi savoir
-moi : non monsieur ca va
C'était la première fois que je me retrouvais seule avec lui, que je le voyais de si prêt et qu'il s'adressait directement à moi. Et à cet instant j'avais juste envie de sortir du bureau et de partir en cours. J'avais peur de cet homme qui était assis en face de moi.
Si seulement j'avais su que les deux heures que j'allais passer avec lui dans ce bureau allait bouleversée ma vie...
Partie 3
C'était la première fois que je me retrouvais seule avec lui, que je le voyais de si prêt et qu'il s'adressait directement à moi. Et à cet instant j'avais juste envie de sortir du bureau et de partir en cours. J'avais peur de cet homme qui était assis en face de moi.
Il a baissé sa tête s'est mis à corriger ses copies sans même jeter un coup d'œil sur moi, j'ai fait pareil, j'avais parfois envie de relever ma tête pour le regarder mais le courage me faisait défaut. Alors je continuais de relever mes notes en faisant le moins de mouvement possible. Le silence régnait en maitre et ca me stressait encore plus. Et soudain mon phone sonne, la sonnerie à la limite m'a fait sursauté.
-moi : Monsieur je peux ?
-Monsieur M. : oui oui ne vous gênez pas
-moi : allo, Angelo
-Angelo : petite tu es ou, je suis devant ta porte au campus là
- moi : je ne suis pas dans ma chambre
-Angelo : tu es ou alors ?
-moi : au département
- Ange: tu fous quoi là bas ?
- moi : je relève les notes
-Ange : ahh ok, toi tu as encore été réquisitionné hein , pitié tu souffres avec les enseignants là hein , tu ne peux pas bouder ? Bon moi je bouge en case on se voit à 18h
Il racroche, le silence retombe. Je reprends ma releve des notes
-Monsieur M. : C'était votre ami Angelo ?
-moi : (hein, il me parle, panique à bord) oui monsieur
-M. : il est à votre recherche ? (il rigole) C'est un jeune homme agréable. Au fait c'est quoi votre nom ?
-moi : (il me demande mon nom) Raphaëlle Koumba
-M. : vous aussi, vous êtes en master 2 j'ai entendu dire ?
-moi : (il a entendu donc il parle de moi) oui je suis en master 2
-M. : et vous ferez quoi après votre master ?
-moi : un 3 eme cycle
-M. : waouuh vous avez tous mes encouragements, vous savez c'est pas facile et beaucoup de femmes ne sont pas prêtes à le faire vu que c'est long, elle aspire à autre chose. Mais si c'est ce que vous voulez battez vous pour.
-moi : mon père dit souvent que rien de bon ne s'acquière dans la facilité, c'est vrai que c'est long mais c'est ce que j'aime et veux faire. Je préfère passer du temps dans l'apprentissage pour exercer une profession qui me passionne au lieu de sauter sur la première occasion au risque de m'ennuyer plu tard. Vous savez un travail c'est le temps d'une vie d'adulte, c'est long, trop long pour faire au quotidien une chose qui ne nous passionne pas.
-M : en plus d'être ambitieuse vous êtes pleine de bon sens
Alors que je savourais ce compliment, la porte s'ouvrit, c'était deux autres nouveaux enseignants parmi lesquels le meilleur ami du grand-frère d'Angelo monsieur Menié
-Menié : bonjour à vous
-moi : bonjour monsieur
-Menier : ohhh madame Koumba vous faites quoi là ?
-moi : C'est MADEMOISELLE Koumba (et puis qui lui a dit même moi prenom)
Et là personne ne parle plus, ils ont l'air tous surpris de ma réaction, et j'ai peur d'être incomprise alors j'ajoute
-moi : madame Koumba c'est ma mère
Et là ils éclatent de rire tous les trois,
-menié : ahhh on a cru que vous aussi vous tenez à nous faire connaitre votre statut de demoiselle et donc de fille célibataire. J'allais dire encore une qui va m'harceler
Ohh mon Dieu si j'étais blanche j'allais rougir, ou est ce qu'il est allé chercher ca ? Regarde d'abord le type qui parle d'harcèlement il est le moins intéressant de tous ceux qui sont arrivé ici.
-moi : je l'ai dit parce que ma mère est professeur et j'ai appris dans les lycées ou elle enseignait ce qui fait que quand j'écoute un « madame Koumba » je vois ma mère et j'ai du mal à m'identifier en ces termes .
-l'autre enseignant : ahhh ok
-Menié : après on ne sait jamais hein, parce que vous les étudiante là
-l'autre enseignant : elles n'ont plus froid aux yeux
-Menié : je te dis , il y'a une qui m'a dit que j'ai des beaux yeux, mais avec un de ses tons
-l'autre enseignant : mais tu attends quoi pour la corriger ?
Ca devenait déjà trop gênant, je voulais déjà partir mais comment faire
-Monsieur milandji : mademoiselle Koumba , je vais vous laisser aller en classe, je finirai le travail, je vous remercie pour le temps accordé
-moi : (mon sauveur) de rien monsieur
Je suis sorti de là en courant. En marchant je réalisais à quel point je me sentais vulnérable en face de lui mais ma consolation était qu'il ne pensait que du bien de moi.
Partie 4
Apres ca on s'est recroisé dans l'université, il était plus détendu et cherchait souvent à faire la conversation avec nous vu que je me balade toujours avec ma tribu, mais moi je mettais un point d'honneur a imposer de la distance entre nous, ce qu'il me rendait bien.
Un soir alors qu'on avait un devoir avec tous les étudiants de master 2 toute spécialité confondu, il apparut, je crois que c'est ce soir qu'il a définitivement réussi à troubler mon esprit.
L'enseignant qui dispensait le cours n'avait pas de temps alors il a envoyé monsieur Milandji et monsieur Menié. Quand ce dernier est entré en classe, il a voulu nous snobé genre « débarrassé vos affaires, l'évaluation va débuter », mais on ne le calculait pas. Puis monsieur Milandji est entré en salle et avec l'autorité qui manquait à Menié il a su nous canaliser et ainsi débuter l'évaluation. Il portait un polo blanc, un jeans et une basket, Mon Dieu qu'il était beau, mais surtout virile, on pouvait voir ses pectoraux, imaginer ses abdos sous son polo, ohhh my God, sans le savoir il venait de boycotter mon devoir, comment composer dans ses conditions ? Bon nombre de mes condisciples filles étaient perturbées. Il n'était pas le plus bel homme du monde c'est sur mais il avait TRUC là humm.
Donc j'ai essayé de me concentrer et j'ai réussi, ma composition s'est déroulée sans encombre. Il restait une demi heure et bon nombre de mes condisciples avait déjà terminés, moi j'étais dans mes finitions quand soudain j'entends derrière moi « mademoiselle Koumba ca va ?»
Je me suis figée pendant quelque seconde, c'est monsieur milandji
-moi : ca va monsieur
-M. : et le devoir ca se passe ?
-moi : oui monsieur
-M : faites voir que lise un peu (en souriant)?
-moi : non (je cache avec mes deux mains, c'est trop stressant quand un enseignant lit ma copie durant le devoir)
-M : juste un peu (il fait comme si voulait voir)
-moi : ... (Je secoue juste la tête en guise de non
)
-M : ok, je la verrais de toute façon et vous avez intérêt à bien travailler (il me dit ca en partant)
Je me sentais heureuse qu'il ne m'ait pas ignoré et je voyais bien comment les autres nous regardaient, il était évident qu'il attisait la curiosité de plus d'un et c'était à moi uniquement qu'il avait parlé.
Heureusement que j'étais déjà à la fin de mon devoir sinon il m'aurait fait perdre toutes mes idées. J'ai fini et déposé ma copie sans lui adresser un mot, il était occupé à réceptionner et ranger les copies qui arrivait de tout part.
Quand je suis sortie de la salle de classe, j'ai vu un attroupement de fille, elles se sont précipitées sur moi
-Raphaëlle c'est qui le prof là ?
-il te connait comment ?
-c'est ton parent ?
-pardon fais moi le bise avec lui
-moi aussi
-moi aussi
-tu as son num ?
-moi : attendez d'abord, c'est un enseignant vous aussi arrêtez de vous agiter comme ca
-arrête ca il est trop dosé
-enseignant ou pas c'est un homme, moi je veux de lui
-moi aussi
Pendant qu'on était en plein débat, il est sorti avec les copies en main, c'est vrai qu'il était vraiment beau, je les comprenais, mais je n'allais leur rendre la tache facile non plus. Dès ce jour je me sentais encore plus attirée par lui et je faisais des choses étranges, quand je l'apercevais sur un chemin je m'empressais de créer une coïncidence en allant à sa rencontre comme si je ne savais pas qu'on allait se rencontrer, je voulais le voir. Dès que j'arrivais prêt de lui je le saluais et je m'empressais de tailler la route.
Quelques semaines plus tard j'appris que mon directeur de mémoire voyageait, j'allais devoir me débrouiller toute seule pour la rédaction de mon mémoire, j'étais un peu désemparée et je le vivais très mal surtout que j'avais des buts et des objectifs à atteindre. Deux jours après l'annonce de cette nouvelles alors que je venais d'imprimer la première partie de mon mémoire je tombe nez à nez avec qui et sans avoir croisé la coïncidence? Monsieur Milandji bien sur
-moi : bonjour monsieur
-M : mademoiselle Koumba ca va ? Et c'est quoi toute ses feuilles
-moi : c'est une partie de mon mémoire, mais monsieur est parti je ne sais même pas comment faire ? (et puis là je ne sais d'où j'ai tiré cette force là et je lui demande) pourriez vous me lire cette partie s'il vous plait, j'ai vraiment besoin d'un lecteur svp monsieur
-M : avec plaisir, si je peux vous aider, (il prend les feuilles) c'est tout comme travail ?
-moi : j'ai une autre partie, elle est en numérique
-M : envoyez la moi par mail (il me donne son adresse mail) je lirais cette partie et je reviendrai vers vous quand ce sera terminé. D'accord ?
-moi : d'accord monsieur, merci beaucoup
-M : de rien, je suis ravi de travailler avec vous, je n'ai certes pas le niveau de votre directeur mais je ferais tout pour m'en rapprocher
Il est parti, j'en revenais pas, je vais travailler avec lui, quand je pense au temps que je mettais avec mon directeur de mémoire pour travailler et là ce sera avec lui, on va se voir régulièrement. J'étais excitée et apeuré.
C'était le début du commencement
Le début de notre histoire
Partie 5
Apres la lecture de mon travail, monsieur Milandji est revenu vers moi. J'étais assise avec Livia, ma personne sure dans tout le groupe. On cherchait à se connecter sous les arbres en face de radio campus quand elle m'a dit « regarde Monsieur Milandji il vient vers nous » comme d'habitude, j'ai commencé à paniquer à l'intérieur même si je ne laissai rien paraitre.
-M : bonjour
-nous : bonjour monsieur
-M : mademoiselle Koumba, je vous cherche depuis deux jours, il faut que vous me donniez votre numéro de téléphone
-moi : (il voulait mon numéro de téléphone, humm)
-M : j'ai fini de lire votre travail et il y'a des choses à voir, quoique dans l'ensemble vous m'avez agréablement surpris par la qualité de votre travail. Mais vous faites quand même beaucoup de fautes d'orthographes sinon, hein, c'est du à quoi ?
-moi : (je crois qu'il avait dit ca, juste pour faire rire, mais je n'avais pas le cœur à rire à l'instant) je ne sais pas monsieur
-M : pas grave, alors quand auriez vous du temps? Pour que l'on se penche là-dessus ?
-moi : heu je ne sais pas
-M : ce soir après vos cours ?
-moi : ok monsieur
- M : d'accord, donnez-moi votre numéro, je vous appelle
Je lui ai donné mon numéro et après il est parti.
-Livia : Raph, c'est comment ?
-moi : comment quoi ?
-Livia : tu es naze hein ?du type là ?
-moi : non qu'est ce que tu vas chercher là
-Livia : arrête ca man, je vois bien que le prof là te fait de l'effet, à chaque fois que tu es devant lui tu prends tes distances, tu parles peu et c'est comme ca que tu faisais quand tu as rencontré Marc... S'il fallait choisir entre lui et Marc qui choisirais-tu ?
-moi : Marc bien sur, lui c'est juste de l'attirance je crois que ca passera avec le temps, c'est difficile parce que je ne sais pas comment gérer ca au quotidien, il m'attire et me fais peur en même temps, je n'ai jamais eu ca. Mais je sais que ca va passer de toute façon ca doit passer, c'est pas de l'amour juste du désir
-Livia : manita, c'est peut être du au fait que ca fait un bay que tu as vu Marc ou même fait l'amour avec lui, c'est aussi ca, c'est le corps qui te parle en plus il ressemble à Marc , ca ne doit pas t'aider.
Il faut savoir que Marc et moi ca faisait 4 ans qu'on était ensemble et 3 ans qu'il vivait à l'étranger On s'était vu il y'avait deux ans mais à part ca on vivait notre relation à distance sans trop de problèmes. Pendant qu'on parlait Claude est arrivée, pris connaissance de la discussion et décida de donner son avis.
-Claude : vous savez que je suis plus âgée que vous non ? Ma petite si le prof là te drague accepte vite vite, toi tu connais ce que Marc fait la bas ? Peut être qu'il a même ses petites là bas et toi tu es là à te priver. En plus Jean Christophe là est mal intense, c'est quoi le pb ? tu le prend c'est tout
-Livia : ahhhh non non non tu ne peux pas lui dire ce genre de chose
Et c'était devenu une discussion, moi je n'étais plus là, je me demandais comment notre séance de travail allait se dérouler.
Durant mon dernier cours j'ai reçu un message, je ne pouvais pas attendre la fin du cours pour le lire, alors je l'ai ouvert en classe « Bonjour mademoiselle, je vous sais en cours raison pour laquelle je vous écris au lieu de vous appeler, je suis au bureau, quand vous aurez terminez votre cours, venez on a du boulot qui nous attend. J-C. M ». Je souriais juste comme une idiote.
A la fin du cours, je suis allée le rejoindre, il me sentait gênée, non pas dans le sens ou j'avais un faible pour lui, mais plutôt du fait que je m'efforçais de respecter la distance qui règne entre un enseignant et une étudiante de sur quoi très timide.
Il m'a mis à l'aise, détendu l'atmosphère et la séance s'est très bien déroulée, même si je mettais un point d'honneur à garder la distance entre nous. Nous avons terminé tard alors il a décidé de m'accompagné, il m'a mis dans un taxi et fin de notre premier tête à tête. Le fait de me retrouver avec lui, m'avait fait voir son coté humain, et j'avais moins peur de lui, je le trouvais agréable et sympathique.
S'est alors enchainé nos séances de travail dans son bureau, ce qui ne plaisait pas trop à certains de ses collègues qui jalousaient cette relation. Il faut avouer que beaucoup m'avaient dragué d'une part et d'autre ne trouvaient pas normal que je m'adressais à un nouvel enseignant pour m'aider alors qu'eux étaient anciens et m'avaient tenu depuis la première année. Ils voyaient tout ca, d'un mauvais œil. Parfois, J-C m'en parlait afin de me rassurer pour que cela ne me perturbe pas ou ne me décourage pas. Et malgré les séances qui s'accumulaient, les discussions et les rencontres, je tenais plus que tout à maintenir la distance entre lui et moi et il respectait ca. Et pour ca, je l'admirais encore plus
Et puis un jour, il a pété les plombs.
Je vous explique, ce jour là lui et moi devrions nous retrouver, mais il ne m'avait toujours pas appelé j'ai alors laissé mes affaires avec des amis en classe, histoire d'aller rapidement au cyber. Quand je suis repartie en salle.
-Claude : Monsieur Milandji t'a appelé il a dit que vous ne pourriez pas vous voir ce soir
Elle avait parlé fort et un groupe d'autre fille à coté avait entendu
-Raph tu as le num du prof là
- donne-nous ca ?
-mais si toi tu ne veux pas tenter ta chance, laisse nous tenter la notre
-depuis que je te demande me brancher, tu me zappe alors que tu as son num
- donne-moi le numéro stp
Je leur ai clairement dit que je ne leur donnerai pas le numéro, je croyais que l'affaire s'était arrêtée là, mais quelque temps après, je réalise que mon sac avait disparu et les filles avec. Elle avait volé mon sac, pour prendre mon téléphone afin de récupérer le numéro de téléphone de J-C. ce que je n'avais pas apprécié et je le leur ai fait savoir, à la limite elles s'en foutaient, elles avaient le numéro c'était ce qui comptait. De toute les façons je le dirais à monsieur demain je le sais très compréhensif, donc je ne m'en fais pas trop.
En rentrant chez moi ce soir là je me suis mise devant la télé comme d'habitude, mon téléphone s'est mis a sonné. C'était lui, à cette heure !
-moi : allo monsieur
-M : mademoiselle Koumba, plus jamais je dis bien plus jamais, ne donnez plus mon numéro à qui que ce soit, en plus à des filles pareils
-moi : mais monsieur c'est pas..
-M : je n'ai pas fini de parler donc vous m'écoutez (je le sentais vraiment en colère), c'est quoi ce comportement ? Vous les étudiantes vous aimez vous comporter de la sorte, quand on vous accorde un peu de considération vous prenez vous aises. Vous êtes là seule étudiante qui j'ai remis mon numéro, donc c'est vous qui l'avez donné à vos amies et ce n'est pas la peine de nier l'une d'entre elle m'a bien dit que c'est vous qui lui avez remis ca. Je voulais vous dire que c'est la dernière fois que vous remettez mon numéro à qui que ce soit. Bonne soirée.
Il a raccroché, ohhh les filles là vous m'avez tuée ? C'était dur pour moi de savoir qu'il pensait ca de moi, en plus je n'avais pas réussi à m'expliquer, ca me prenait la tête. Le lendemain, je suis allé à la fac avec pour objectif de déverser ma colère sur ces filles. Mais en arrivant vers ma salle de classe, j'ai vu monsieur Milandji qui était devant la salle de prof avec l'air d'attendre quelqu'un. J'ai tout de suite changé de direction mais c'était trop tard il m'avait vu.
-M : mademoiselle Koumba !
-moi : oui monsieur
-M : venez par ici
Ehhh merde il va mal m'insulter, éhhh Seigneur sauve moi
Partie 6
J'allais vers lui avec beaucoup d'appréhension
-moi : bonjour monsieur
-M : bonjour mademoiselle Koumba, c'est vous que j'attendais
-moi : (hein il m'attendait ? mais tu m'as ramassé hier c'est bon non ou bien au téléphone ca ne compte pas)
-M : Je voulais vous parler de ce qui s'est passé hier, je me suis emporté et je tenais à m'excuser, mais vous avez très mal agit en donnant mon numéro à vos amies. Je voulais vous le dire de vive voix que ca ne m'a pas du tout plu, pourquoi avez-vous fait cela, alors que je vous fais entièrement confiance
-moi : monsieur je vous jure que c'est pas moi
-M : comment ca ? ce sont vos amizs non ? et elles m'ont dit que c'est vous le leur avez remis
-moi : je vais vous expliquer monsieur, elles m'ont toujours demandé votre numéro, chose que j'ai toujours refusé. Mais hier, elles ont volé mon sac afin de prendre votre numéro dans mon téléphone
-M : quoi elles ont volé votre sac ?
-moi : oui monsieur je vous le jure , si voulez je peux appeler Angelo, il était là quand ca s'est passé, il pourra témoigner
-M : c'est une histoire de fou, elles ont volé votre sac ? (il riait)
J'ai décelé en lui une pointe de fierté , les filles volaient des sacs pour lui, je me suis dit que ca devait flatter son égo .
-M : dans ce cas alors je vous présente mes sincères excuses pour hier. J'espère que vous ne m'en voulez pas.
-moi : (t'en vouloir ? est ce que j'ai même la force ?) non monsieur
-M : en fait, si je m'en suis emporté comme ca, c'est parce que l'une de vos amies a déjà tenté une approche direct. Ce genre de fille n'a pas froid aux yeux, je ne veux pas être mêlé de prêt ni de loin aux histoires qui racontent des relations entre enseignants et étudiantes alors j'évite de me compromettre d'une quelconque manière pour cela il y'a des personnes qu'il vaut mieux éviter. Je ne comprends d'ailleurs pas comment vous avez des amies pareilles, vous êtes si différentes, vous il est évident que vous ne trompez pas dans ce genre d'acte
-moi : ce sont pas mes amies, juste des condisciples
j'étais fièreeeee de l'entendre tenir ce discours, il ne voulait pas coucher avec les étudiantes et je l'admirais encore plus, contrairement à ses collègues nouvellement arrivés qui s'y adonnait déjà sans vergogne.
***
Un matin que j'étais à la maison, j'ai reçu un mail de mon directeur de mémoire qui m'a mis en panique. Il me disait qu'il ne rentrerait pas au Gabon avant la date de ma soutenance, donc soit je repoussais ma soutenance de deux mois, soit je soutenance seule. Il savait qu'il m'était impossible de repousser la date de ma soutenance. Je devais donc soutenir seule. J'étais en panique, il fallait que je parle à quelqu'un, j'ai appelé J-C. C'était la première fois que je l'appelais. J'avais toujours eu peur de l'appeler la première alors je le laissais le faire mais là il y'avait urgence ma soutenance été prévu dans deux semaines.
-moi : allo monsieur
-M : allo Mademoiselle , ca va ?
-moi : non, Monsieur , mon directeur ne revient pas , je vais soutenir seule, sans directeur
-M :c'est pas une bonne nouvelle ca, écoutez si votre directeur vous lâche, moi je suis là ok, on va faire sans lui, d'accord ?
-moi : oui monsieur
-M : ne vous inquiétez pas, bon là je ne peux pas rester longtemps au téléphone, je suis en plein cours, on en reparle entre midi
-moi : d'accord monsieur.
Ce midi là on s'est vu on a établit le plan d'attaque. Durant les jours qui ont suivi, on a bossé à peaufiner mon travail, rédigé le speech... La veille de ma soutenance on avait fini de travailler tard, depuis un temps j'étais rentrée au quartier car j'avais laissé ma chambre à Claude qui avait du quitter sa location. Il m'a demandé de venir demain avec toutes mes affaires une bonne fois vu que ma soutenance était en après-midi, je n'aurais pas le temps de rentrer. Il n'arrêtait pas plaisanter sur ma tenue de demain en me disant que ce sera un robe de mariée, ce qui me faisait rigoler.
Le matin de ma soutenance, j'étais un peu stressée, ma bande avait commencé à s'atteler (pour les filles a faire les amuse-gueule et les garçons acheter la boisson). J'étais avec les filles quand à 12h il m'appelle, je le retrouve. Il m'entrain vers un bureau, je le suis, j'entre
-M : vous allez rester ici, vous avez besoin de faire le vide dans votre tête, je vous ai acheté de la nourriture , de la boisson , essayez de vous alimenter, revoyez votre speech, reposez vous, je viendrai, vous chercher dans 2h30 et quand je viendrai soyez prête
-moi : hein , monsieur et si vous m'oublié
-M : (il sourit) je ne peux pas vous oublier, au fait donnez moi votre téléphone
-moi : hein, ne m'oubliez pas ici, pitié
-M : ca ne risque pas d'arriver, pas vous en tout cas,
Il prend mon téléphone, m'enferme dans le bureau et disparait. Si le type là m'oublie ici je suis foutu. Il a acheté un plat de nourriture qui est encore dans du papier aluminium et un djino pamplemousse, ma boisson préférée comment a-t-il su ? Bref, j'ai pas le cœur à manger alors, je lis, je tourne en rond, je m'assoupie même. A 14h je m'habille, je m'étais pas compliqué la tache, j'avais prévu pantalon, une chemise, des escarpins noire et une veste blanche. C'était simple mais bien et ca me changeait drôlement des mes jeans et baskets.
A 14h30 j'ai entendu la clé tourner dans la serrure, c'était lui, dès qu'il m'a vu, il dit
-M : waouhhh, il a fallu que vous souteniez pour m'apparaitre sous votre meilleur jour Je dois vous dire Mademoiselle Koumba que vous êtes très ravissante
-moi : (j'avais beaucoup honte) merci monsieur
M : (il ma donné sa main pour m'aider à descendre les marches d'escalier) il est temps d'aller soutenir
Il m'a accompagné jusqu'à quelques mètre de la salle de soutenance
-M : je dois vous laissez ici, vous saurez trouvez la route (lol) tenez votre téléphone, vous avez eu de nombreux appels, vos amis, à eux je leur ai expliqué que vous devez être seule quelques instants, votre maman et votre papa, j'ai pas décroché et un certain Marc, je lui ai demandé de rappeler
-moi : (merde Marc a parlé avec lui, j'ai commencé à jouer à la parano dans ma tété, mais je me suis dit, pour l'heure c'est la soutenance, tu vas gérer Marc après) je vais rappeler maman de suite
-M : autre chose, toute à l'heure, certains membres du jury vont essayer de vous déstabiliser je le sais, vu que votre directeur n'est pas là et que son remplaçant ne connait même pas votre travail, vous serez seule, moi je ne pourrais pas intervenir, garder votre sang-froid, votre travail est très bon, vous allez vous en sortir. (il me tend la main) bonne chance
-moi : merci monsieur.
Il avait raison, un des membres du jury qui ne s'entendait pas du tout avec mon directeur de mémoire a tenté de me descendre mais je le ramenais à chaque fois sur mon travail. J'ai fini ma soutenance et pendant que j'attendais ma note J-C était avec les enseignants, moi avec mes amis mais il me faisait des textos pour me rassurer. On est tous rentré dans la salle. Le verdict est tombé, j'ai eu 16/20 Master validé . Je me suis juste sentie OUFFFF ENFIN LIBRE
Apres avoir remercié mon jury, mes amis ont commencé à venir m'embrasser puis J-C est arrivé
-M : allez venez là que je vous félicite (il me prend dans ses bras et là je me rappelle à quel point il me plait, le désir refait surface)
-moi : merci beaucoup, monsieur, monsieur mon directeur
-M : de rien mon étudiante, ma Raphaëlle, je suis fière de vous
Hein ! En plus il m'a murmuré ca dans l'oreille, j'étais pas prête. Il dessert son étreinte et cède la place à d'autres condisciples qui attendait leur tour. TROP LE GOUT
Il est revenu vers moi plus tard, on a fait quelques photos et il me dit
-M : je ne peux rester longtemps avec vous ce soir, mais je vais me rattraper, je vous inviterai pour célébrer ce diplôme, et cette fois-ci, ce ne sera pas monsieur et son étudiante, mais plutôt Jean-Christophe et Raphaëla.
Il part, ohhh mamoooooo, mon téléphone est ou, je dois bien attraper ca, je ne veux pas d'appel en absence, qui va rater ce rendez vous.
A cet instant j'étais tres tres tres perturbée.
Partie 7
Le jour qui a suivi Angelo et Livia ont soutenu, le jour d'après c'était le tour de Claude et Robert, Patricia a soutenu l'année qui a suivi. Les soutenances se faisaient généralement enfin d'année et s'enchainaient, c'était un événement dans notre département et elles réunissaient aussi bien les enseignants que les enseignés. Lors de la soutenance de Claude et de Robert, j'étais arrivée un peu en retard pour cause je préparais les plateaux d'amuse-gueule avec Livia au campus, c'était à notre tour de nous occuper de nos amis, d'ailleurs Angelo était lui aussi entrain d'acheter des glaçons et de la boisson.
Lorsque nous sommes arrivées, c'était Robert qui déployait son talent, on avait eu tant de chose à faire mais on tenait à arriver avant la fin. On est entré avec nos paniers de bouffe qu'on avait du mal a dissimuler, on puait le jambon et les cornichons mais on s'en foutait. En entrant, avec un bref coup d'œil j'avais repéré monsieur Milandji qui était assis avec Monsieur Menié qu'on appelait affectueusement la pipelette, parce qu'il parlait beaucoup mais pour pas dire grand-chose d'interessant.(il était obsédé, voyait des filles amoureuses de lui partout et critiquait ses collègues bref).
Une fois installée, Livia me dit
-Liv : mani regarde qui est assise au premier rang là bas,
-moi : qui ?
-Liv : Daisy, non mais je rêve, elle est assise là tranquille avec sa bande de copine regarde comment elles sont habillées, on dirait elles vont à un mariage. Donc nous on s'occupe de préparer les trucs, elle est assise ici, petit pied sur grand.
Daisy était la petite amie de Rob et Liv ne l'aimait pas du tout. Je la comprends, il était évident que cette fille n'aimait pas Rob, elle profitait juste de lui, Elle était avec lui quand elle avait besoin de sous, ou que Robert lui fasse des devoirs de classe. En gros c'était une relation vraiment à sens unique et on aimait pas ca mais que faire le frangin était trop naze alors moi je prenais sur moi mais Livia, Claude et surtout Patricia ne tôlerait pas ca. Je vous parle d'elle parce qu'elle deviendra plus tard un élément majeur dans cette histoire.
-Moi : man zappe, c'est vrai qu'on là attendu et qu'elle n'est pas venu, mais bon malgré le fait qu'on était deux on a réussi à finir et puis , elle est là, elle encourage son gar, c'est le plus important
-Liv : quel important ? Toi tu es toujours là à la tolérer, cette fille la m'exaspère
Je reçois un message, c'est M, c'est lui Milandji il dit quoi :
-« quand nos amies soutiennent, on ne fait pas de bruit, on l'écoute, Cordialement J-C M. »
J'ai commencé à sourire toute seule, je l'ai cherché du regard, je l'ai trouvé et il m'a sourit, je le lui ai rendu. Et j'ai clos le débat, c'était le premier message qu'il m'envoyait et qui n'avait ni un rapport avec ma soutenance ni avec l'école. C'est vrai jetais plus une étudiante.
La soutenance s'est poursuivie et à un moment donné, Menié a commencé à faire un débat de leur coté avec un autre enseignant, j'ai alors décidé de lui rendre son message :
- « quand son étudiant soutient, on ne fait pas de bruit, on l'écoute » j'ai hésité deux secondes a l'envoyé, puis je l'ai fait, mais je ne l'ai pas cherché du regard, j'avais peur qu'il le prenne mal. La réponse n'a pas tardé
-« c'est pas de ma faute, je suis assis à coté d'une pipelette, si seulement je pouvais changer de place, il doit faire bon à vivre de votre côté »
J'ai éclaté de rire, le mot était juste, trop juste même, une vrai pipelette, en même temps son allusion à être de mon coté m'a touché mais bon ...
***
Les jours qui ont suivi les choses se sont enchainées, j'ai rien compris. Je devais quitter le pays le 4 janvier c'est-à-dire dans neuf jours et J-C ne m'avait toujours pas appelé. Nous partions tous les cinq, alors nous avions tous décidés d'aller passer les fêtes avec nos familles et revenir à Libreville le 2 janvier (étrangement nous étions tous enfants de provinces). Claude est partie à ntoum, Angelo à Tchibanga, Livia à Franceville, Robert à Lambaréné et moi à Port-Gentil. Je profitais de mes parents, mais j'attendais toujours le coup de fil de Milandji. Et un soir...mon téléphone sonna
-moi : allo, bonsoir monsieur
-M : comment vous allez ?
-moi : bien monsieur
-M : vous me devez un diner, vous vous en souvenez ?
-moi : oui monsieur
-M : alors vous êtes libre quand ?
-moi : je suis à Port-Gentil monsieur
-M : ohhhh... bon vous rentrez quand ?
-moi : en fait je suis là pour passer les derniers jours avec ma famille, je voyage le 4 , j'ai eu ma bourse .
-M : hein ! Quel 4 ?
-moi : le 4 janvier
-M : (je le sentais déçu) je suis content pour vous, vous aurez pu me le dire quant même, c'est arrivée super vite tout ca. En tout cas, je suis content pour vous. J'espère qu'on se verra avant votre départ. Bonne soirée mademoiselle
-moi : merci à vous pareillement
J'étais déçue, mais bon je savais que je le verrai avant de partir parce que Angel m'avait qu'il avait invité Menié et Milandji dès notre retour (ses bons grands à un restau en guise de remerciement et d'au revoir car c'était ces deux enseignants qui nous avaient aidé en l'absence de notre directeur.)
De retour à Libreville, J'ai appelé Angel, le RDV tenait toujours, les deux autres filles n'avaient pas de temps pour venir mais moi j'avais hâte.
Cet après-midi là, la ville étaient en mode sommeil, c'était le lendemain des fêtes, il n'y avait pas grand monde mais le restaurant était ouvert, j'y est retrouvé, Rob et Angelo quelques minutes plus tard Milandji est apparu. Il n'était pas comme d'habitude, il a toujours été tiré à 4 épingles, là il avait un air débraillé, il était évident qu'il avait bu et ses yeux étaient rouges. Il avait l'air surpris de me voir et a commencé à se justifier
-M : j'ai fait un effort de venir, je suis en pleine célébration du nouvellement an avec mes frères qui n'arrêtent pas me trimballer de gauche à droite depuis 31.
-Angelo : ahhh mais monsieur c'est ca aussi la fête
-M : vraiment je suis sortie depuis deux jours, j'ai même pas encore vu les enfants, ni madame.
MADAME ! Merde j'avais oublié celle là. Ca m'a refroidie. Mais j'ai gardé la tête froide et le sourire impeccable. Ensuite Menié est arrivé avec son bruit. Ils ont commencé à raconter leur life et donner les conseils aux garçons concernant la fraicheur.
-menié : il faut acheter des couettes il fera froid
-M : quelle couette là ? Laisse ca
-Ménié: si, il faut acheter ... (beaucoup le bruit) il va faire froid... (Beaucoup le bruit encore) bon il y'aura le chauffage.
-M : le chauffage, le temps de prendre, ca met 10 minutes alors que la chaleur humaine c'est instantanée. (ils éclatent tous de rire, sauf moi)
La chaleur humaine, il les envoyait chercher les petites gos, ca m'a surpris mais bon...Malgré tout, l'après-midi s'est super bien passé. Au moment de se dire au revoir, il m'a serré dans ses bras longtemps, j'avais mal, j'étais heureuse, j'avais peur mais je savourais l'instant.
Le lendemain c'était ma dernière journée à Libreville vu que je voyageai le 4 à minuit, je devais être à l'aéroport aujourd'hui en soirée. Pendant que j'attachais mes bagages, j'ai reçu un message. C'était lui :
« Je tenais à m'excusais pour hier, je ne présentais pas bien et j'ai parfois dit des choses pas intéressantes, quoi qu'il en soit, je vous écris pour vous dire que je passerais si vous me le permettez, à l'aéroport ce soir vous dire au revoir. D'un part parce que je ne veux pas qu'on se quitte sur cette dernière image de moi que vous avez vu hier, mais surtout parce que j'aimerai vous revoir une fois encore, une dernière fois aussi J-C M.»
Hummm, il avait les mots, les mots qui savent toucher mon coeur
-« Je serais enchantée de vous voir une fois encore, une dernière fois aussi» et j'ai envoyé le message, j'étais trop contente qu'il souhaite me revoir avant que je ne parte. Cette histoire me parait impossible, mais je veux le voir une dernière fois avant d'embrasser Marc
L'heure du départ a sonné, on était tous les cinq à l'aéroport avec nos proches, certains pleuraient comme Robert dans les bras de sa dame, Livia dans les bras de son chérie. Moi je regardais de gauche à droite à la recherche de J-C. On a fait l'enregistrement des bagages, de retour au prés de nos proches, j'ai vu Menié-Lapiplette, ca veut dire que Milandji n'était pas loin. Mais rien, il n'était pas encore là... L'heure de départ approchait mais Jean-Christophe tu es ou ?
C'était l'heure de partir, j'avais le cœur lourd, j'ai embrassé les miens et j'ai pris l'escalator je n'arrêtais pas de me retourner pour le voir arriver comme dans les films mais hélas...
Je me suis assise dans l'avion, je parlais au téléphone avec papa et maman. Au bout que quelque minutes j'ai raccroché et là j'ai vu deux appels en absence et un message , c'était lui.
-« je viens d'arriver à l'aéroport et j'apprend que vous avez déjà embarqué, pardonnez mon retard, il est du à une urgence médicale : mon grand-frère. Cette ultime fois ma lenteur et mon retard m'ont été fatal. Je suis désespéré de ne pas avoir pu vous tenir dans mes bras une dernière fois. Je vous souhaite de rester la même pour la suite de vos études, si vous le faites vous réussirez à coup sur. Je reste à votre disposition n'hésitez pas à m'écrire. Votre directeur à qui vous manquez déjà terriblement J-C M.»
J'ai senti une larme couler sur ma joue gauche, je pleurais la mort de NOUS avant même d'être venu à vie.
Adieu J-C M.
J'étais loin, très loin d'imaginer que la distance c'est comme le vent : Ca éteint les petites flammes et ravive les grandes.
Ps : cette partie je l'ai faite plus longue que les autres pour m'excuser du silence d'hier, Koh Lanta a eu raison de moi, donc essayez de venir me dire ici que c'est court.