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Quand les sentiments se font la guerre

Quand les sentiments se font la guerre

Auteur:: Romilli
Genre: Romance
Chaïma: «Quand les sentiments se font la guerre.» Prologue Aujourd'hui, c'est mon premier parloir. J'appréhende de le revoir. Il me manque mais j'ai peur de l'avoir à nouveau face à moi. Va-t-il être en colère ou justement plus calme ? Des tas de questions se bousculent dans ma tête mais je n'ai aucune réponse. Je n'ai qu'à prier pour qu'il ne soit pas de mauvaise humeur car je pense avoir eu ma dose, j'en suis vraiment fatiguée désormais. Je m'habille en faisant plus qu'attention par angoisse qu'il s'énerve en trouvant que c'est trop "provocant" alors que ce sont de simples habilles, je prends quelques affaires à lui, des confiseries parce que je sais qu'il adore ça et sa grosse couette car il caille dehors. Je mets ensuite ma grosse veste puis prends la direction de la prison. Sur le trajet, j'écoute un peu la radio pour penser à autre chose mais cela ne marche pas vraiment, je tremble en tenant le volant tellement je stresse. Une fois arrivée à destination, je donne aux gardiens de prison ce que j'ai apporté à mon mari, ils me fouillent puis j'attends que l'on m'appelle pour que je puisse enfin le voir. Un policier: Madame Latifi ? Moi: Oui, c'est moi. Un policier: Veuillez me suivre, s'il vous plait. Je prends mon sac et me lève. Il me ramène jusqu'une pièce puis après que j'y sois entré, il la ferme. Je m'assois sur une des deux chaises et j'entends immédiatement la porte de l'autre côté s'ouvrir. Mon coeur bat à toute vitesse mais j'essaye de ne rien laisser paraître sur mon visage. Je le vois apparaître, malgré les circonstances, toujours aussi beau, comme à notre rencontre. Il s'approche de moi et passe doucement sa main sur mon oeil. Mon mari: Qui t'a fait ça, Chaïma ? Je le regarde surprise puis lui réponds tout doucement. Moi: Mais c'est toi.. Il s'éloigne de moi, frappe sur le mur puis s'assoit face à moi. Mon mari: J'pense à toi ici, tu sais ? Moi: Et tu penses à quoi me concernant ? Mon mari: Que j'ai été un gros lâche. Moi: Ne dis pas ça. Mon mari: Tu peux le dire, j'en suis conscient maintenant. Je t'ai traité comme un chien alors que putain y a que pour toi que je pourrais mourir. Je lui serre la main et il me dépose un baisé dessus car il sait que je déteste tout autre contact avec lui. Moi: Je t'ai apporté des affaires, ils sont entrain de tout vérifier. Mon mari: Merci Moi: Ça va, ce n'est pas trop dur ? Mon mari: Normal, j'essaye de tuer le temps en faisant du sport. Moi: C'est bien au moins tu te dépenses. Il y eut un silence d'une dizaine de minutes. Mon mari: Chaïma regarde-moi dans les yeux. Moi: Qu'est-ce qu'il y a ? -en le faisant- Mon mari: Tu m'aimes plus, hein ? Je baisse la tête. Je ne sais pas quoi te répondre car je t'aime autant que je te déteste. Voila des années que tu me bats comme si j'étais un homme alors que tu prétends m'aimer, que dois-je penser de tes réactions ? Aide-moi à te comprendre s'il te plait car je me perds. Voila cinq ans que je suis tombée amoureuse de toi et malgré tout ce que tu as pu me faire, je reste présente pour toi. Ai-je des soucis mentaux ? Mon mari: Vas-y t'as l'air fatigué, merci d'être venu, tu peux rentrer. J'hocha la tête et me leva. Il s'approcha pour m'embrasser mais je recula, je lui fis un signe de la main pour lui dire au revoir et sortis de la pièce. Présentation Je m'appelle Chaïma, j'ai vingt ans au début de l'histoire, je suis d'origine libanaise, j'étudie dans une faculté de médecine et je vis dans un quartier avec mes parents et mes frères. Ramy, vingt-six ans. Rayan, vingt-quatre ans. Samir, seize ans. Je suis la seule fille donc bien entendu, mes frères sont très protecteurs. Ils sont tout le temps sur mon dos mais même si par moment c'est lourd je les aime fort car je sais que ce qu'ils font c'est pour moi. Côté caractère, je suis une fille hyper timide, j'ai du mal à me faire des amies car je n'arrive pas à aller vers les autres. Petite, j'avais tout les jours une nouvelle copine mais une fois que j'ai grandis, c'est là que la timidité est apparue et donc que j'ai eu du mal à être sociable. Cette chronique va vous raconter mon histoire. Je préfère déjà vous le dire, elle ne sera pas joyeuse, enfin si, mais..juste au début alors. Vous allez suivre mon histoire passionnelle, celle avec le seul homme que j'ai aimé en dehors de mon papa et de mes trois frères. Vous allez voir à quel point j'ai supporté et subis à cause de ces foutus sentiments que j'avais. Plus d'une fois, j'ai failli y passer mais Al HamduliLlah aujourd'hui, tout va mieux. Suite bientôt. Laissez toutes vos impressions en commentaire.

Chapitre 1 01

QUAND LES SENTIMENTS SE FONT LA GUERRE

Partie 1

«Sache que la beauté de la vie dépend de ton regard.»

À ce moment là, j'étais étudiante dans une faculté de médecine. Pour être exact, j'étais en deuxième année. Je bossais dur pour rendre fière ma famille. Je ne pensais qu'à réussir mes études car je voulais un réel avenir. Mes professeurs me complimentaient beaucoup donc je ne voulais pas tout lâcher alors que j'en avais les capacités.

Un soir, il devait être dix-huit heures et je sortais des cours avec une fille qui était dans ma classe, Asma. Nous avions prévu de faire le trajet ensemble pour rentrer chez nous. Nous parlions des tas de révisions que nous avions à faire quand une voiture klaxonna. Asma se retourna et il s'avérait qu'il s'agissait de son cousin. Il se gara rapidement et sortit de sa voiture pour venir vers nous. Il nous serra la main puis demanda à Asma ce qu'elle faisait.

Moi ? Je profitais de leur échange pour le regarder. Il était si...écoutez je peux vous le dire, il était très beau. Ils avaient des traits parfaits, un sourire exceptionnel, des yeux qui devaient en faire tomber plus d'une et une voix qui faisait vibrer.

Ressentir ce genre de chose était tout sauf dans mes habitudes. Je ne me reconnaissais pas, c'était tout nouveau pour moi. C'est pour cela qu'il avait certes un charme à en couper le souffle mais je ne voulais pas m'embarquer dans ce genre de délire alors je détourna mon regard de sa personne et fis mine de textoter avec mon téléphone en attendant qu'Asma et son cousin finissent de discuter. Heureusement, cela ne dura que quelques petites minutes puis il s'en alla quand à nous, nous continuâmes notre route.

Asma: Excuse-moi mais c'est parce que ça faisait un moment que je ne l'avais pas vu. Il était en vacances en Thaïlande ce chanceux. Mais bon, je pense que tu as compris pourquoi il va là-bas.

Moi: Il n'y pas de soucis, ah oui, je vois. Qu'Allah l'aide lui ainsi que tout nos frères à s'en sortir.

Asma: Amîn.

Nous continuâmes de papoter puis nous nous séparâmes pour qu'elle rentre dans son immeuble et moi dans le mien. (Ils étaient face à face.)

En entrant chez moi, je dis bonjour à mes parents ainsi qu'à mes frères puis j'alla directement réviser dans ma chambre. J'étais tellement fatiguée que je m'endormis avec mes tas de cahiers sur moi et sur mon lit sans avoir mangé.

Le lendemain, c'était le week-end et pour ne pas changer, j'allais rester chez moi. Pourquoi ? Parce que tout d'abord, comme je vous l'ai dit, je n'avais pas vraiment d'ami(e)s et puis, mes frères n'aimaient pas trop que je sorte. Ils disaient qu'ils voulaient me priver de l'ambiance maussade qu'avait notre quartier.

Certes ce quartier faisait parti de notre vie depuis toujours et ils l'aimaient fortement mais ils lui en voulaient aussi de nous rappeler constamment que l'on y habitait car nous n'étions pas riche et que nous côtoyions chaque jour la misère.

Oui, chez nous, tout avait deux visages: un pure qui était joyeux, beau, et un vicieux qui était sale, effrayant. La vie ici n'était pas extraordinaire mais on l'appréciait tout de même car comment voulez-vous que nous nous plaignons si nous n'avions jamais vécu autre chose hormis la galère ?

«Nous, nous sommes le brassage: l'alliage du cœur et d'la rage.»

Vous devez penser que j'étais très négative mais non, j'étais tout simplement réaliste. Je ne me lamentais pas, je savais très bien que je ne pouvais pas me le permettre, ce serai tellement déplacé. Donc, Al HamduliLlah, même si l'ambiance laissait à désirer, le principal était que la santé était là pour moi et mes proches et que nous ne manquions de rien. Le reste n'était que futilités.

Je venais de finir de prier et j'étais devant la télé avec Samir. Mon petit frère c'était mon ange. Je l'aimais trop. J'étais proche de mes autres frères mais de lui, encore plus. Quelque chose nous liait d'autant plus et je ne saurai vous dire laquelle.

Je savais que Rayan touchait à des choses illicites pour apporter de l'argent à la maison et j'avais peur que ce soit bientôt le cas de Samir. Je ne voulais pas que lui aussi tombe dans ce cercle vicieux. Pour lui, je rêvais d'un avenir meilleur, comme Ramy qui travaillait sérieusement et qui devait se marier dans quelques semaines avec sa future femme Zeïna, une française reconvertie. En parlant d'elle, mon frère n'aurait pas pu espérer mieux, je pense.

En les voyant tout les deux aussi amoureux, j'espérais moi aussi vivre une belle histoire d'amour plus tard mais ce que je ne savais pas c'était qu'elle allait venir plus vite que ce que je pensais et qu'elle n'allait pas être aussi belle que ce que je désirais..Au fond, ce n'était qu'un mensonge comme un démon cachait par un ange. J'y ai cru au bonheur à ses côtés, quelle naïve j'ai été. Je pensais « Le reste n'est que détail tant que je finis dans ses bras.» mais si seulement j'avais su que j'allais y finir mais avec des bleus sur tout mon corps et le coeur défoncé par cet amour beaucoup trop fort.

«Faut gérer, quand l'amour prend trop de poids, on finit par se déchirer !»

Samir: Chaïma j'ai match, tu viens avec moi ?

Moi: Attends, je vais demander à Rayan.

J'alla voir Rayan dans sa chambre et le trouva allongé sur son lit.

Moi: Ça va pas ?

Rayan: Si tranquille, qu'est-ce qu'il y a ?

Moi: Je peux sortir avec Samir ?

Rayan: Où ça ?

Moi: Au stade.

Rayan: Vas-y mais après tu rentres direct.

Moi: D'accord

Il se redressa et me fit un bisou sur le front en me disant de faire attention à moi.

Je m'habilla rapidement, m'attacha les cheveux puis sortis avec Samir. Nous allâmes au stade en grignotant des bonbons et en se chamaillant comme d'habitude puis une fois arrivé, je m'asseya dans les gradins et l'observa jouer.

Le foot faisait réellement parti de mon frère. Il n'y avait pas de Samir sans foot, c'était juste inimaginable. Depuis petit, il passait tout son temps libre à jouer. Il en était accro et j'appréciais vraiment le voir sur le terrain. Il était ma fierté et j'adorais le voir heureux en dribblant ses adversaires et en marquant des buts. On voyait qu'il était totalement dans son élément et je trouvais magique l'union de sa personne et de sa passion.

Sur le chemin du retour, il ne s'arrêtait pas. Il ne cessait de se venter en rabaissant ses adversaires. «T'as vu le petit pont que je lui ai fait à lui ? Ah ! Il était phénoménal ! Et mon dernier but, il était pas trop beau ?»

En arrivant chez nous, je fis contente de voir que ma belle-soeur était là. Samir et moi dîmes bonjour à notre petite tribu, Ramy lui ébouriffa les cheveux en lui demandant comment c'était passé son match quand à moi, j'alla préparer le dîner avec Zeïna et ma maman.

La semaine recommença ensuite pour mon plus grand désespoir et je continua de m'accrocher à mes cours sans apporter d'importante au reste.

Peu de temps plus tard, le mariage de Ramy et Zeïna arriva. Chez nous, c'était le feu ! On attendait tous de faire la fête ce soir, bon moi, je pouvais continuer d'attendre vu comme mes frères m'avaient à l'oeil !

Ramy et Zeïna étaient tout les deux sublimes, un couple juste merveilleux. Mes parents et ceux de Zeïna étaient d'une humeur plus que festif et moi je vous le dis, il fallait en profiter car ce n'était pas le cas tout les jours.

Le passage à la mairie se passa très bien, ils se dirent le fameux "oui" qui voulait dire que mademoiselle portait maintenant le même nom que moi, elle laissa s'échapper quelques larmes et je ne pus m'empêcher de faire de même.

A la salle, l'ambiance arriva dès le début. Tout le monde dansaient, chantaient, riaient, parlaient et s'amusaient. J'aimais beaucoup ce genre de moment où il n'y avait pas de conflit et de mauvaise atmosphère car cela changeait du quotidien.

Je restais beaucoup auprès de Zeïna sur le trône car elle n'était pas à l'aise quand elle voyait tout le monde l'observait. Elle aussi était timide finalement, je crois que c'est pour cela que nous nous entendions bien.

Mais ce ne fut pas le cas toute la soirée car au bout d'un moment, ma maman m'obligea à l'aider à servir les plats. Je pris donc un chariot et distribua le repas à plusieurs tables jusqu'à arriver à celle où se tenait plusieurs garçons que je ne connaissais pas. D'après ce que j'avais compris, c'était des copains à mes frères. Je leur mis la grande assiette sur la table et je sentis un regard insistant sur moi alors je releva la tête et il s'agissait du cousin d'Asma !

J'étais très étonnée de le voir ici et surtout contente ! Nous nous regardâmes pendant de longues secondes qui me parut des heures et il me sourit discrètement. Je baissa alors aussitôt la tête car si Rayan ou Ramy voyaient cela, c'était la fin pour moi et je retourna vers ma maman.

Le lendemain c'est triste que je me réveilla. J'étais heureuse que mon frère s'était enfin marié mais de voir qu'il n'était plus là entrain de jouer à la play avec Rayan m'attristait car j'avais l'habitude de les trouver ensemble à mon réveil mais bon..

Je pris mon petit-déjeuné puis j'alla rapidement revoir mes leçons.

J'appréciais les études que je faisais et je savais que si je m'y mettais à fond j'allais obtenir une véritable récompense mais je vous avoue que c'était dur. Je ramais énormément malgré mes capacités mais j'étais tout de même rassurée d'avoir réussi le concours de première année. Maintenant je devais juste continuer de me concentrer pour réussir également celui de sixième année.

Le soir, c'est au téléphone avec ma belle-soeur que je m'endormis. J'adorais discuter avec elle la nuit avant de me coucher car elle était pleine de bons conseils. Elle était une bonne personne et énormément cultivée. Elle m'apprenait au quotidien et j'aimais ça. Elle savait à l'avance ce qui était bon ou mauvais pour moi, un peu comme ma maman, elle était prévoyante.

Le lendemain, je repris les cours et j'y alla accompagnée de Asma. Je lui raconta le mariage de Ramy et Zeïna et elle son week-end chez sa tante. Je décida de ne rien dire sur le fait que j'avais vu son cousin et qu'il m'avait souri car je trouvais que ce n'était pas important.

A ma sortie des cours, le soir, Rayan vint me chercher. Comme d'habitude, il ne parlait pas, il roulait vite et il avait du rap à fond. Ces derniers temps, je le trouvais ailleurs. Il réfléchissait beaucoup et n'avait pas l'air d'être bien alors je pris l'initiative d'essayer de le faire parler.

Moi: Rayan ?

Rayan: Ouais ?

Moi: Tu penses à quoi ?

Rayan: A rien, Chaïma.

Moi: Tu as l'air préoccupé pourtant.

Rayan: J'suis fatigué, c'est tout.

Moi: Si tu aurais des ennuis tu me le dirais, non ?

Rayan: Tu m'aiderais ? -en riant-

Moi: Bah bien sûr.

Rayan: Genre t'es là pour ton grand-frère.

Moi: C'est évident, Rayan.

Il me sourit avec mine d'être touché par le fait que je veuille lui venir en aide mais ne cracha tout de même pas le morceau.

Rayan: Tranquille j'ai rien, wAllah.

J'hocha la tête puis nous arrivâmes devant chez nous. Il me demanda de monter quand à lui, il rejoignit ses copains devant l'immeuble d'Asma.

...

Deux mois passèrent et à la maison, tout allait bien malgré les légères tensions qu'il y avait entre Rayan et Samir. Je ne savais pas vraiment quel était le problème mais je voyais souvent Rayan parler vulgairement à Samir et le regarder avec haine.

Je n'aimais pas que ça aille mal dans ma famille mais je ne pouvais rien faire face à Rayan. Désormais, c'était le plus grand de mes frères au domicile familial, je ne pouvais pas m'initier dans ce qui le concerner. Il était assez grand pour faire les choses correctement même si je trouvais qu'il devait aller un peu plus doucement avec Samir.

Aujourd'hui, nous étions vendredi alias le dernier jour de cours avant les vacances. J'allais enfin pouvoir m'aérer le cerveau ne serait-ce que quelques jours avant de reprendre mes révisions malgré que je sois en vacances. J'attendais avec impatience que la dernière heure finisse et ce fut une torture. Je n'avais jamais autant attendu de toute ma vie !

Dès que j'entendis la sonnerie retentir, je me dépêcha de mettre mes affaires dans mon sac, de me vêtir de ma veste puis de prendre la direction de chez moi toute seule car Asma n'était pas venue, elle était malade.

Nous étions en hiver donc il faisait sombre. J'avançais tête baissée avec mes écouteurs quand je vis au loin le cousin d'Asma. J'étais fatiguée, énervée d'avoir passé la journée seule sans mademoiselle et j'avais mal aux pieds. Je devais faire peur à voir et il fallut qu'il soit là à ce moment-là.

Je fis comme si de rien car en même temps nous ne nous connaissions pas jusqu'à ce que je le vis sortir du hall du bâtiment dans lequel il était laissant seul ses copains et venir vers moi.

Mon coeur battait à mille à l'heure, je ne savais pas quoi faire alors je baissa à nouveau la tête jusqu'à l'avoir juste face à moi..

Suite bientôt.

Laissez toutes vos impressions en commentaire.

Chapitre 2 02

QUAND LES SENTIMENTS SE FONT LA GUERRE

Partie 2

«J'ai vu la cruauté des uns, l'indifférence des autres.»

Mon cœur battait à mille à l'heure, je ne savais pas quoi faire alors je baissa à nouveau la tête jusqu'à l'avoir face à moi.

Le cousin d'Asma: Salam Aleykum.

Moi: Aleykum Salam.

Le cousin d'Asma: Qu'est-ce que tu fais dehors ? Il fait nuit.

Moi: Je sais mais je rentre des cours.

Le cousin d'Asma: T'habites où ?

Moi: Juste là-bas. -en désignant mon immeuble au loin-

Le cousin d'Asma: Vas-y avance, je te raccompagne.

Moi: Mais non, tu peux rejoindre tes copains. Je suis presque arrivée.

Le cousin d'Asma: Nan tranquille.

Je ne répondis pas et nous avançâmes.

Le cousin d'Asma: Tu sais, c'est pas prudent pour toi wAllah, t'as vu tout les mecs qu'il y a ?

Moi: Je n'ai pas le choix en même temps.

Le cousin d'Asma: Ouais donc fais attention. Tu t'appelles comment enfaîte ?

Moi: Chaïma et toi ?

Le cousin d'Asma: Farès.

Moi: Tu habites le quartier ?

Farès: Pas celui-là, celui d'à côté.

Moi: Ah d'accord.

Je ne réalisais pas que l'homme dont le charme m'avait totalement perturbé il y a déjà quelques mois était entrain de marcher à mes côtés et me parlait.

J'étais très intimidée par sa personne mais j'essayais de faire la fille indifférente même si il avait une réelle prestance, ce qui n'était pas donné à tout le monde.

Nous arrivâmes ensuite devant mon immeuble et j'ouvris la porte.

Farès: A la prochaine Chaïma et n'oublies pas ce que je t'ai dit.

J'hocha la tête puis j'entra dans mon immeuble après qu'il m'ait fait un signe de la tête pour me saluer.

Je dis bonjour à mes parents puis j'alla m'enfermer dans ma chambre. J'avais besoin d'être seule pour repenser à ce qu'il venait de se passer car j'étais totalement perdue.

Pourquoi Farès était-il venu me parler ? Pourquoi m'avait-il souri au mariage de Ramy ? Pourquoi s'inquiétait-il pour moi alors que nous ne nous connaissions pas ?

En l'espace de quelques minutes, il avait réussi à me chambouler l'esprit. Je pense qu'il savait qu'il était beau et qu'il dégageait beaucoup de charme et je ne voulais pas qu'il m'utilise comme une fille parmi tant d'autre histoire de se jouer de moi puis d'aller voir ailleurs. Depuis toujours, je m'étais justement mis à l'écart des histoires d'amour à cause de ça et je n'étais certainement pas d'accord de me faire avoir maintenant.

Je passa des heures à penser à lui et à me questionner sur sa façon d'agir jusqu'à ce que ma maman m'appelle pour manger.

A table, encore une fois, Rayan manquait à l'appel. Nous l'entendions hurler au téléphone depuis sa chambre et heureusement que mon père était à la mosquée car sinon je pense que cela aurait dégénéré. Mon père détestait entendre quelqu'un crier chez lui, il qualifiait cette manière de parler de «sauvage» et il nous disait que quiconque haussez le ton dans sa demeure pouvait la quitter.

Plus tard, en regagnant ma chambre, j'entendis qu'il était encore au téléphone mais cette fois, il s'était calmé, il parlait calmement. D'habitude, je n'étais pas très curieuse mais là, c'était plus fort que moi mon frère nous cachait quelque chose et je voulais savoir quoi.

Rayan: Gros j'ai besoin de biff pour rembourser l'autre, j'crois que je vais faire un cambu.

...: ...

Rayan: J'irai pas en taule, j'le sais.

...: ...

Rayan: J'ai pas de casier et pour l'instant les keufs sont pas sur mon dos.

...: ...

Rayan: Fais ce que tu veux, moi en tout cas j'vais pas renoncer à une bonne liasse d'argent.

C'était trop, j'en avais assez entendu alors j'entra dans ma chambre et mis ma tête dans mes mains.

J'en étais sûre, il avait des ennuis ! Il devait de l'argent et il comptait faire un cambriolage. Mon frère s'enfonçait dans cette saleté d'illicite et j'étais incapable de lui apporter mon aide. J'y réfléchis toute la nuit et le lendemain, je décida de lui en parler.

«Je te jure la vie de ta mère. Chez moi c'est made in la merde.»

Le lendemain après-midi, mes parents étaient chez de la famille et Samir à son entrainement de foot donc j'étais seule avec Rayan. Nous regardions la télé et je me lança en trouvant que c'était le bon moment.

Moi: Rayan je peux te dire quelque chose ?

Rayan: Dis.

Moi: Promets-moi de ne pas t'énerver.

Rayan: Arrête de saouler et parle Chaïma.

Moi: Je t'ai entendu parler au téléphone hier. Tu veux vraiment faire un cambriolage ?

Il se mordit la lèvre et se braqua directement.

Rayan: J'vais te défoncer toi, qui t'as dit d'écouter aux portes ? Tu crois que je rigole avec toi ?

Je ne répondis pas.

Rayan: Dis à quelqu'un ce que t'as entendu et tu verras, t'as compris ?

Moi: Je le dirais pas wAllah mais Rayan ne le fais pas.

Rayan: Occupe-toi de tes affaires, me prends pas la tête.

Moi: Mais tu imagines si tu te fais arrêter ? Pense à maman un peu. Elle mérite pas de connaître la souffrance d'avoir un enfant enfermé.

Il se leva et me donna une gifle.

J'étais allée trop loin dans mes propos et je l'assumais. Habituellement, je ne me serai jamais permis de lui parler de cette manière mais là je l'avais fait par crainte pour sa liberté et la survie de notre famille. Autrement, jamais je n'aurais essayé de répondre à Rayan, je le respectais beaucoup trop.

Rayan: Va dans ta chambre.

Je me tins la joue et fis ce qu'il me demanda.

J'étais au bord des larmes quand j'eus un appel de Zeïna.

Moi: Allô ?

Zeïna: Chaïma qu'est-ce que c'est que cette petite voix ?

Moi: Rien du tout ne t'en fais pas, ça va ?

Zeïna: Tu sais que tu peux tout me dire ma puce, oui et toi ?

Moi: Merci mais ce n'est pas la peine, Al HamduliLlah.

Zeïna: Ça te dit qu'on aille manger un truc ?

Moi: Rayan ne voudra pas.

Zeïna: Passe-moi le.

Je donna le téléphone à Rayan puis après de longues minutes de négociations, il accepta. Je me prépara puis descendis quand elle me le demanda. En arrivant devant sa voiture, je vis qu'elle était avec son frère Adam, lui aussi un reconverti. Je monta à l'arrière puis les salua.

Adam: Ça va ou quoi Chaïma ? On te voit plus !

Moi: Al HamduliLlah, toi non plus, passe à la maison !

Adam: A l'occasion In Sha Allah. Tu gères toujours autant en cours ?

Moi: J'essaye, écoute. -en souriant-

Adam: C'est bien, faut continuer tu le regretteras pas.

Zeïna: Je veux bien te laisser la conseiller mais je pourrai savoir pourquoi tu n'as pas suivi tes propres conseils, toi ?

Adam en riant: Laisse-moi, j'étais bête.

Nous continuâmes à discuter tout les trois puis nous arrivâmes au McDo. Nous commandâmes trois milshakes malgré le froid qu'il faisait et nous mangeâmes.

Pour moi, Adam et Zeïna n'était pas des membres de la belle-famille de Ramy, ils étaient mon frère et ma soeur car c'était des personnes biens et de nos jours c'était très rare. Ils étaient si simple, c'était incroyable. C'était le genre de rencontre que l'on ne faisait pas deux fois dans une vie.

Après nous être bien amusé, nous retournâmes chez moi. Ils montèrent voir mes parents et mes frères puis Ramy se joignit à nous.

Tard dans la soirée, j'étais entrain de discuter par message avec Asma quand elle me posa une question qui me perturba un peu.

Asma: «Chaïma si tu aurais quelqu'un tu me le dirais ?»

Moi: «Je pense oui, pourquoi ?»

Asma: «Ce n'est pas le cas ?»

Moi: «Bah non, tu sais très bien que pour l'instant je n'ai pas très envie de me mettre avec quelqu'un.»

Asma: «Farès m'a dit qu'il a entendu que tu sortais avec un mec.»

Moi: «Mais c'est faux ! »

Asma: «Les gens n'ont vraiment rien à faire de leur vie.»

Moi: «Je suis d'accord, c'est du grand n'importe quoi.»

Je ne sais pas si la chose qui m'inquiétait le plus était que mes frères apprennent cette fausse histoire ou que Farès ne vient plus vers moi pensant que je suis vraiment en couple.

Une fois de plus, le quartier m'agaçait. Même moi qui restait sans cesse chez moi et qui ne sortais que pour aller à la faculté on arrivait à m'inventer des rumeurs.

J'étais couchée dans mon lit, l'air lointain, un peu comme Rayan ces temps-ci. J'avais envie de quitter la terre quelques instants juste pour pouvoir respirer de l'air frais et pure car ce qui m'entourait m'étouffer chaque jour un peu plus et c'était affreux comme sensation. Mes paupières étaient fermées et j'appréciais le fait de vider totalement ma tête quand j'entendis le téléphone fixe sonner. Tout le monde dormaient donc je décrocha, c'était la police !

Suite bientôt.

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Chapitre 3 03

QUAND LES SENTIMENTS SE FONT LA GUERRE

Partie 3

«Il y a même plus d'espoir, j'y repense quand j'vais me coucher.»

Mon frère avait fait son fameux «cambu» et il s'était fait attraper ! J'avais la voix couper, aucun mot ne sortait de ma bouche. J'avais des douleurs au ventre alors je raccrocha et je m'asseya pour reprendre mes esprits.

Je ne pouvais pas réveiller mes parents pour leur dire maintenant, j'appréhendais beaucoup trop leur réaction alors je téléphona à Ramy.

Ramy: Allô ?

Moi: Ramy c'est moi, je sais qu'il est tard mais la police a téléphoné. Rayan s'est fait arrêté en plein cambriolage. Il passera son jugement dans trois jours.

Ramy: Quoi ? Mais à quoi il joue ce petit con ? Mama le sait ?

Moi: Non, elle dort.

Ramy: Ne lui dis rien, demain matin je viendrais la voir.

Moi: D'accord, à demain.

Il soupira et je raccrocha.

J'étais mal, je le connaissais Rayan, il n'allait jamais pouvoir tenir longtemps enfermer. Pourquoi il a fallu qu'il se mette dans des histoires pareilles ? Et mes parents ? Samir ? Comment allaient-ils prendre la terrible nouvelle ?

Je tournais dans tout les sens dans mon lit, le sommeil m'évitait. Je fixais le ciel et je faisais des dûhas pour que Dieu accorde une courte peine à mon frère.

-Trois jours plus tard-

Nous étions dans ce tribunal qui me donnait des migraines. D'un côté, mes parents, Samir, Ramy et moi, de l'autre, la juge ainsi que Rayan.

Il avait le regard vide d'expression, on ressentait la honte qu'il éprouvait en ramenant nos parents ici. Il était terriblement mal mais c'était trop tard, il avait agit maintenant nous ne pouvions que miser sur une peine de prison convenable.

La juge, l'avocat, mon frère, ils parlaient tous, mais je n'écoutais pas. Je voulais seulement entendre le verdict. J'avais les mains moites, mon coeur se serrait chaque secondes un peu plus pendant que ma mère sanglotait à mes côtés. C'était dur de la voir dans cet état. Elle était inconsolable car sa moitié était menottée devant elle. Je tentais de la calmer mais c'était impossible. Elle souffrait trop.

Quelques minutes plus tard, l'heure tant attendue arriva. Le visage de Rayan était devenu pâle, blanc comme neige, il appréhendait.

La juge: Monsieur ***** Rayan, vous êtes condamnés à un an de prison ferme.

«La juge annonce la peine, choqués, tout le monde regardaient. Les menottes serrées, le shmit envie de le tarter.»

Dès que cette saleté de phrase fut lâchée, ma mère hurla sa douleur et je vis une larme couler le long de la joue de Rayan. Je n'en revenais pas de le voir ainsi, lui, le guerrier au fort caractère sans coeur.

Vu la tragédie de la situation, les policiers laissèrent ma maman et moi aller lui parler quelques minutes. Nous nous approchâmes alors de lui tout doucement et ma mère le prit dans ses bras en pleurant. Il lui déposa un baisé sur le front, lui dit qu'elle ne devait pas s'inquiétait pour lui et qu'elle ne devait pas venir au parloir car il refuserait. Il ne voulait pas qu'elle aille dans cet endroit glauque, il préférais communiquer par lettre avec elle. Ensuite, il me fit signe de m'approcher et me dit en me regardant droit dans les yeux.

Rayan: J'serai plus là pour te surveiller et te casser la tête mais me déçoit pas s'il te plait, pas toi. Continue de te respecter et de me rendre fière comme tu le fais depuis toujours. Profite pas de mon absence pour faire des conneries, je le saurais Chaïma donc fais attention à toi et aide mama. Écris-moi aussi parce que hendek (*attention) tu m'oublies.

J'hocha la tête en souriant et en prenant bien en compte ses paroles, il me déposa un baisé sur le front puis il s'en alla avec les policiers.

Nous prîmes ensuite tous le chemin du quartier mais comme je savais que je n'allais pas supporter cette dure ambiance j'alla rendre visite à Asma sauf qu'en entrant dans son immeuble, je vis Farès ! Nous montâmes dans l'ascenseur et vu qu'il paraissait énervé et qu'il me regardait de travers je ne dis rien et continua de textoter avec Adam à propos de Rayan. J'étais entrain d'écrire un message quand Fares m'arracha le téléphone des mains.

Moi: Mais donne, t'es sérieux ?

Fares: C'est qui ? -en lisant la discussion-

Moi: Le beau-frère à Ramy.

Fares: T'es avec lui ?

Moi: Non, pas du tout.

Il me rendit mon portable et me regarda avec les sourcils froncés.

Moi: Qu'est ce qu'il y a ?

La porte de l'ascenseur s'ouvrit.

Fares: Avance.

Nous sortîmes et sonnâmes chez Asma mais personne n'ouvrit alors je décida de faire demi-tour.

Fares: Où tu vas ?

Moi: Chez moi.

Fares: Reste avec moi wesh.

Moi: Je ne préfère pas.

Fares: C'était pas une question et vas-y je sais très bien que t'as pas envie de rentrer. C'est trop le bordel dans ta tête à cause du jugement.

Il venait de savoir ce qu'il se passait en moi comme si nous nous connaissions depuis des années. Je baissa alors la tête par peur qu'il lise la douleur dans mes yeux.

Finalement, par manque de choix, nous restâmes ensemble toute l'après-midi. Nous apprîmes plus ou moins à nous connaître et avant de me raccompagner chez moi il me demanda mon numéro.

J'étais partagée entre trahir la confiance de mes frères et tenter ma chance avec l'homme qui avait le don de me perturber depuis quelques temps. Je ne savais vraiment pas quoi dire, si j'aurai pu prendre un jocker, je l'aurai fait.

Il me regardait intensément avec son sourire en coin et dans ce genre de circonstance, je n'étais plus moi-même. J'étais quelqu'un d'autre. A part lui, je ne voyais personne. Je n'étais pas habituée à ce qu'un homme me fasse autant d'effet, il n'y avait rien de plus nouveau pour moi et entre nous, je n'étais pas rassurée.

J'hocha la tête pour lui faire comprendre que j'acceptais et il me prit mon téléphone pour y noter son numéro. Il me raccompagna ensuite jusque chez moi.

«Et je vois ma vie dans ton regard. Tu es plus qu'un rayon de soleil. Pour tout te dire des fois je m'égard tellement je te vois dans mon sommeil.»

En ouvrant la porte, je vis seulement Samir dormir devant la télé. Je l'éteignis alors puis après l'avoir recouvert, je lui fis un bisou sur la joue.

Le pauvre, déjà que Ramy l'avait laissé, maintenant Rayan s'y mettait. Il devait se sentir seul à la maison mais je comptais bien être présente pour lui car n'oublions pas, j'étais sa grande-soeur.

Je regagna ensuite ma chambre, celle qui m'avait manqué tout au long de la journée et je me coucha sous ma grosse couette. J'avais un énorme besoin de me reposer et de réfléchir.

Un an séparait de Rayan, comment cela allait-il se passer ? J'étais pleine de doute et d'appréhension. Depuis toute petite, on me disait que je m'inquiétais pour tout et pour rien mais là, c'était une obligation. Quand il s'agissait de mes frères, je ne pouvais pas prendre les choses à la légère. Ils avaient une trop grande place dans mon coeur et ma vie.

J'avais peur qu'enfermer, il se laisse aller, couler, qu'il lâche tout en perdant espoir. Rayan était fort mentalement mais je crois que sur le coup, la prison pouvait remporter la bataille malgré son côté dur. Elle pouvait le détruire lui et sa mentalité d'acier, oui, elle pouvait l'achever sans aucun doute.

Quelques larmes de fatigue coulèrent le long de mes joues puis en entendant que mes parents étaient de retour, je les essuya rapidement, souffla un bon coup et alla les voir.

Ma maman était anéantie et mon papa totalement renfermé. Je n'aimais pas voir mes trésors être ainsi mais je n'y pouvais rien. La vie était mauvaise et encore plus au quartier.

Pour éviter à ma maman de se fatiguer d'avantage, je me chargea de préparer le dîner puis alors que j'étais entrain de surveiller la cuisson Samir vint me rejoindre dans la cuisine.

Moi: Bien dormis ? -en souriant-

Samir: Ouais, tu fais quoi à manger ?

Moi: Tu verras tout à l'heure, surprise.

Il s'asseya à table.

Samir: Chaïma la semaine prochaine j'ai un gros match et Rayan devait..

Moi en le coupant: Je viendrais moi In Sha Allah.

Son visage s'illumina d'un coup.

Samir: C'est vrai ?

Moi: Oui, c'est à quelle heure ?

Samir: A dix-neuf heures In Sha Allah.

Moi: Bah ça tombe bien, j'aurai juste le temps de faire la route après les cours.

Samir: T'es la meilleure, ma soeur ! -en souriant-

Je lui rendis son sourire qui valait des millions à mes yeux puis nous mangeâmes tout les quatre.

La semaine suivante, pour moi, c'était fini. Les vacances s'achevaient là pour faire à nouveau place aux longues journées à la faculté.

Le jeudi soir, c'était le grand jour pour Samir. Je sortis des cours et pris directement le chemin du stade de foot. J'avais hâte de le voir sur le terrain les exploser un à un.

Arrivée sur place, je m'installa dans les gradins dans un coin où il y avait quelques filles car il y avait pratiquement que des hommes, logique c'était du foot, et le match débuta. Je ne quittais pas des yeux mon petit-frère, je voyais qu'il se donnait à fond et j'étais en extase face à cela. Je savais qu'il aurait adoré que Rayan soit là pour l'encourager mais bon, c'était comme ça.

Ensuite, Samir marqua un but ! Il me fit un clin d'oeil de loin et je lui souris. Le match se poursuivit et j'étais entièrement concentrée. Je ne loupais aucune occasion. J'étais omnibulée par ce qu'il se passait devant moi quand je vis Farès et deux copains à lui passer et s'asseoir devant moi.

Bzzz nouveau message

Farès: «A la fin du match, attends-moi derrière le stade. On doit parler.»

Moi: «D'accord»

Je savais qu'il allait me prendre la tête et me faire la morale car à plusieurs reprises il m'avait fait des reproches sur le fait que je sortais beaucoup alors que non. J'allais seulement à l'épicerie du quartier quand mes parents me le demandait et au stade voir Samir, sinon ce n'était que pour les cours que je sortais de chez moi.

J'avais l'impression qu'il commençait à s'intéressait à moi car sinon il en aurait rien à faire que je sois dehors ou non mais je ne m'emballais pas, j'attendais tout simplement que le Destin fasse seul les choses.

Une fois le match fini avec une victoire de l'équipe de Samir pour un score de 5-2, je rejoignis Farès sur le lieu qu'il m'avait indiqué. Il était adossé à la grille, les bras croisés et le regard noir.

Moi: T'es fâché, c'est ça ?

Farès: Je t'ai dit quoi la dernière fois ?

Moi: Que je devais faire attention le soir et ne pas traîner.

Farès: Pourquoi tu le fais pas, alors ?

Moi: Je suis juste venue voir mon frère.

Farès: Tu joues avec le feu Chaïma, t'as pas vu tout les mecs qu'il y avait ?

Je soupira.

Farès: C'est pour ton bien que j'te dis ça.

Moi: Je sais.

Farès: Tu m'énerves wAllah.

Moi: Bah je m'en vais, alors.

Farès: Je te saoule ?

Moi: Non mais si je t'énerve, je ne vois pas l'utilité de rester.

Farès: Fais-moi un bisou.

Moi: Pourquoi faire ? -perturbée-

Farès: J'ai envie.

Moi: Et si moi, je n'ai pas envie ?

Farès: T'as pas trop le choix, enfaîte.

Il me tira vers lui en souriant et je lui fis un bisou sur la joue.

Je n'avais rien compris à la tournure de la situation, j'étais chamboulée. C'était mon premier geste affectif avec un homme, mon premier bisou sur la joue ! Je ne savais pas si j'avais eu raison de céder aussi facilement mais de toutes façons c'était trop tard, c'était fait. Mon coeur s'était lâchée sans même que je l'autorise à donner son avis mais je ne regrettais pas.

Pour moi, ce geste n'était pas anodin, il avait une raison. Si je l'avais fait, c'était que j'éprouvais quelque chose pour Farès. Pour lui, je n'en savais rien. J'attendais de découvrir où cela allait nous mener.

Suite bientôt.

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