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Quand le Prince Fou Devient Mon Bourreau

Quand le Prince Fou Devient Mon Bourreau

Auteur:: NGO BABE
Genre: Moderne
Cela faisait dix ans que j'étais l'épouse d' Hugo Larson, moi, Juliette, la violoniste qu'il avait tirée des rues de Lyon. Notre amour, jadis éternel, n' était plus qu' un souvenir lointain, balayé par la neige et le regard glacial de mon mari. À genoux devant lui, j' ai vu mon monde s' effondrer tandis qu' il menaçait de débrancher le respirateur de mon frère Léo, ma seule raison de survivre. Accusée à tort de la disparition de sa nouvelle muse, Ella, j'ai tout avoué, le cœur brisé. Mais la spirale de l'horreur ne faisait que commencer : j'ai perdu notre enfant dans la neige, puis ma dignité, contrainte de m'excuser et d'être humiliée publiquement. Le coup le plus dur fut quand, après une violente agression de la part d'Ella qui m'a poussée dans les escaliers, Hugo, le mari qui m'avait tant aimée, a détaché sa ceinture et m'a battue. Les cicatrices sur mes mains et mon corps n'étaient rien comparées à la douleur de mon âme. Le jour où Ella a débranché Léo, sous les yeux d'Hugo qui m'avait interdit d'intervenir, mon cœur est mort avec lui. Comment pouvais-je être si aveugle ? Comment l'homme que j'aimais s'était-il transformé en ce monstre ? J' ai compris qu' il ne restait rien de cette Juliette d' autrefois ; alors j'ai effacé mon identité, pris les cendres de Léo et mon violon brisé, pour m'enfuir vers une nouvelle vie, laissant Paris et mon passé derrière moi à jamais.

Introduction

Cela faisait dix ans que j'étais l'épouse d' Hugo Larson, moi, Juliette, la violoniste qu'il avait tirée des rues de Lyon.

Notre amour, jadis éternel, n' était plus qu' un souvenir lointain, balayé par la neige et le regard glacial de mon mari.

À genoux devant lui, j' ai vu mon monde s' effondrer tandis qu' il menaçait de débrancher le respirateur de mon frère Léo, ma seule raison de survivre.

Accusée à tort de la disparition de sa nouvelle muse, Ella, j'ai tout avoué, le cœur brisé.

Mais la spirale de l'horreur ne faisait que commencer : j'ai perdu notre enfant dans la neige, puis ma dignité, contrainte de m'excuser et d'être humiliée publiquement.

Le coup le plus dur fut quand, après une violente agression de la part d'Ella qui m'a poussée dans les escaliers, Hugo, le mari qui m'avait tant aimée, a détaché sa ceinture et m'a battue.

Les cicatrices sur mes mains et mon corps n'étaient rien comparées à la douleur de mon âme.

Le jour où Ella a débranché Léo, sous les yeux d'Hugo qui m'avait interdit d'intervenir, mon cœur est mort avec lui.

Comment pouvais-je être si aveugle ? Comment l'homme que j'aimais s'était-il transformé en ce monstre ?

J' ai compris qu' il ne restait rien de cette Juliette d' autrefois ; alors j'ai effacé mon identité, pris les cendres de Léo et mon violon brisé, pour m'enfuir vers une nouvelle vie, laissant Paris et mon passé derrière moi à jamais.

Chapitre 1

Cela faisait dix ans. Dix ans que j' étais la femme d' Hugo Larson.

Dix ans qu' il m' avait sortie des rues de Lyon, moi, une jeune violoniste de quinze ans qui jouait pour quelques pièces. Il m' avait tout donné : une éducation au Conservatoire de Paris, une vie de luxe, et son amour, un amour qui semblait autrefois éternel.

Mais aujourd' hui, cet amour n' était plus qu' un souvenir lointain.

La neige tombait sur le jardin de notre hôtel particulier à Neuilly-sur-Seine. Le froid me glaçait les os, mais ce n' était rien comparé à la froideur dans le regard d' Hugo.

Il se tenait devant moi, grand et puissant, l' héritier que tout Paris surnommait "Le Prince Fou".

Et moi, j' étais à genoux devant lui, dans la neige.

« Où est-elle, Juliette ? » sa voix était calme, mais chaque mot était une menace.

Il parlait d' Ella Coleman, sa nouvelle muse, une peintre de Montmartre qu' il poursuivait publiquement. Elle avait disparu, et Hugo était convaincu que j' étais responsable.

« Je ne sais pas, Hugo. Je te le jure. »

Mes larmes se mêlaient aux flocons de neige sur mes joues.

Il a sorti son téléphone. Sur l' écran, une vidéo en direct montrait la chambre d' hôpital de mon frère, Léo. Il était dans le coma depuis un accident de scooter, et Hugo payait pour tous ses soins.

« Tu vois ce bouton sur le respirateur, Juliette ? Il suffit d' une pression. Dis-moi la vérité, et Léo continue de respirer. »

Mon monde s' est effondré. Léo était tout ce qui me restait. La seule raison pour laquelle je supportais cette vie.

Le visage d' Hugo était impassible. Il n' y avait plus aucune trace de l' homme qui m' avait juré un amour éternel.

Je ne pouvais pas laisser Léo mourir.

« C' est moi, » j' ai murmuré, la gorge serrée. « C' est moi qui l' ai fait disparaître. »

Un sourire satisfait a étiré ses lèvres. Il a rangé son téléphone.

« Je savais que tu finirais par être raisonnable. Reste ici et réfléchis à tes actes. »

Il m' a tourné le dos et est parti, sans un regard en arrière. Quelques instants plus tard, son téléphone a sonné. J' ai entendu sa voix, soudainement douce.

« Ella, mon amour ? Ne t' inquiète pas, je suis en route. Elle a tout avoué. »

Je suis restée seule dans le froid, le désespoir m' envahissant. Une douleur aiguë a traversé mon ventre. Une douleur si intense que j' ai crié. Le sang a taché la neige blanche sous moi.

Je me suis effondrée, perdant connaissance. J' étais enceinte. Et je venais de perdre notre enfant.

Plus tard, un garde du corps m' a informée de la réaction d' Hugo quand on lui a appris la nouvelle.

Il a simplement dit : « Cet enfant n' était pas prévu. Enfermez-la dans sa chambre. Ne la laissez pas sortir. »

Chapitre 2

Je me suis réveillée dans une chambre d' hôpital froide et impersonnelle. La première chose que j' ai sentie, c' est le vide dans mon ventre. Mon bébé était parti. L' amour d' Hugo était parti. Tout était parti.

La porte s' est ouverte. Hugo est entré, mais il n' était pas seul. Ella Coleman était à son bras, l' air fragile et innocente.

Elle m' a regardée avec des yeux remplis de fausse pitié.

« Juliette, comment as-tu pu faire une chose pareille ? Mes parents sont terrifiés. Tu les as menacés, leur disant que si je ne quittais pas Hugo, tu leur ferais du mal. »

J' ai regardé Hugo, attendant qu' il la contredise, qu' il me défende. Mais il n' a rien fait. Son regard était fixé sur Ella, plein d' inquiétude pour elle.

« Hugo, elle ment, » ai-je dit, ma voix faible. « Je n' ai jamais parlé à ses parents. »

Il a enfin tourné son regard vers moi. Il était glacial.

« J' ai perdu notre enfant, Hugo. »

Sa réponse a été un coup de poignard.

« Notre enfant ? Juliette, tu sais très bien que je ne voulais pas d' enfant maintenant. Tu as essayé de me piéger avec cette grossesse. »

Le souffle m' a manqué. Il croyait vraiment cela.

« Je suis le seul à décider de ce qui se passe dans ta vie, Juliette. Y compris ce qui se passe dans ton ventre. Tu l' as bien compris ? »

Ella a tiré sur le bras d' Hugo, sa voix tremblante.

« Hugo, chéri, je ne peux pas rester avec toi si elle continue de me menacer. Elle doit s' excuser. »

Hugo m' a regardée, ses yeux ne montrant aucune pitié.

« Tu l' as entendue. Excuse-toi. »

« Non. »

Le mot est sorti de ma bouche avant même que j' aie pu y réfléchir. C' était la seule chose qu' il me restait : ma dignité.

« Excuse-toi, » a-t-il répété, sa voix devenant plus dure.

J' ai secoué la tête.

Il a fait un signe de tête à ses gardes du corps. Ils se sont approchés de moi. L' un d' eux a attrapé mes épaules et m' a forcée à m' incliner devant Ella.

« Je suis désolée, » j' ai murmuré, vaincue.

Hugo a souri, satisfait. Il a sorti son téléphone et a appelé son avocat.

« Préparez les papiers du divorce. Oui, maintenant. »

Il s' est tourné vers moi.

« Ne t' inquiète pas, Juliette. Je te donnerai une compensation financière généreuse. C' est juste un jeu avec Ella. Une fois que je me serai lassé d' elle, je te reprendrai. »

Ella a souri, un sourire triomphant. Elle m' a fait un clin d' œil discret.

L' avocat est arrivé rapidement. J' ai signé les papiers sans les lire, mon cœur complètement brisé. J' étais maintenant l' ex-femme d' Hugo Larson. Un objet dont il pouvait se débarrasser et reprendre à sa guise.

Un garde est resté derrière.

« Monsieur Larson a dit que vous deviez rester ici jusqu' à nouvel ordre. Vous êtes toujours sous sa protection. »

J' ai ri amèrement, les larmes coulant sur mon visage. Sa protection. Quelle blague.

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