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Quand le Diamant Ne Vaut Rien : Sa Revanche

Quand le Diamant Ne Vaut Rien : Sa Revanche

Auteur:: Soren Ashcroft
Genre: Moderne
Je croyais que ma vie était stable : des années de bonheur à Paris avec Louis-Alexandre, mon compagnon artiste. Mais l'appel de la chambre d'hôpital de Lille a tout brisé. Ma mère nécessitait une opération d'urgence, 5000 euros non couverts par la Sécurité sociale. J'ai tendu la main à l'homme que j'aimais, espérant son soutien. Sa voix, froide et méprisante, m'a transpercée : "Une profiteuse ! Tu inventes une maladie pour me soutirer de l'argent." Il a raccroché, me niant la vie de ma mère. Deux jours plus tard, ma mère est morte. Je suis revenue à Paris, anesthésiée, pour trouver la preuve de sa trahison : un bracelet Cartier à 6800 euros acheté la veille pour une autre, Chloé, son "amie d'enfance". Ses messages, lus par hasard, ont révélé l'horreur : nos sept années ensemble n'étaient, pour lui, qu'un "test". Pire, il avait secrètement détourné plus de 15 000 euros de mon propre salaire et bloqué l'aide financière que mon entreprise aurait pu fournir pour ma mère. Le sol s'est dérobé sous mes pieds. Comment l'homme que j'avais aimé, pour qui j'avais tout sacrifié, aurait-il pu délibérément empêcher de sauver ma mère, tout en me traitant de cupide ? La douleur et la fureur se sont mêlées à une incompréhension totale. Mais au moment où il a tenté de m'humilier publiquement devant mes collègues, la vérité a éclaté. Ma manager, Madame Dubois, a dévoilé son ignoble machination, exposant au grand jour ses vols et sa cruauté. C'était l'heure du choix : m'effondrer ou renaître de mes cendres. J'ai choisi ma liberté.

Introduction

Je croyais que ma vie était stable : des années de bonheur à Paris avec Louis-Alexandre, mon compagnon artiste. Mais l'appel de la chambre d'hôpital de Lille a tout brisé. Ma mère nécessitait une opération d'urgence, 5000 euros non couverts par la Sécurité sociale.

J'ai tendu la main à l'homme que j'aimais, espérant son soutien. Sa voix, froide et méprisante, m'a transpercée : "Une profiteuse ! Tu inventes une maladie pour me soutirer de l'argent." Il a raccroché, me niant la vie de ma mère.

Deux jours plus tard, ma mère est morte. Je suis revenue à Paris, anesthésiée, pour trouver la preuve de sa trahison : un bracelet Cartier à 6800 euros acheté la veille pour une autre, Chloé, son "amie d'enfance". Ses messages, lus par hasard, ont révélé l'horreur : nos sept années ensemble n'étaient, pour lui, qu'un "test". Pire, il avait secrètement détourné plus de 15 000 euros de mon propre salaire et bloqué l'aide financière que mon entreprise aurait pu fournir pour ma mère.

Le sol s'est dérobé sous mes pieds. Comment l'homme que j'avais aimé, pour qui j'avais tout sacrifié, aurait-il pu délibérément empêcher de sauver ma mère, tout en me traitant de cupide ? La douleur et la fureur se sont mêlées à une incompréhension totale.

Mais au moment où il a tenté de m'humilier publiquement devant mes collègues, la vérité a éclaté. Ma manager, Madame Dubois, a dévoilé son ignoble machination, exposant au grand jour ses vols et sa cruauté. C'était l'heure du choix : m'effondrer ou renaître de mes cendres. J'ai choisi ma liberté.

Chapitre 1

Le téléphone sonnait, une sonnerie stridente qui perçait le silence angoissé de la chambre d'hôpital de Lille. Je regardais ma mère, son visage pâle contre l'oreiller blanc, sa respiration faible. Le médecin venait de me le dire. Une opération urgente. 5000 euros non couverts par la Sécurité sociale.

J'ai pris une profonde inspiration et j'ai appelé Louis-Alexandre. Sept ans. Sept ans que nous étions ensemble à Paris, à nous battre, ou du moins, c'est ce que je croyais.

Il a décroché à la troisième sonnerie. Sa voix était lasse.

« Amélie ? Qu'est-ce qu'il y a ? Je suis en pleine inspiration, là. »

Je l'imaginais dans notre petit appartement du Marais, qu'il appelait son « atelier bohème », avec son vieux pull troué et ses taches de peinture sur les mains. L'artiste maudit. Mon artiste.

« C'est maman, » ai-je dit, ma voix tremblante. « Elle doit être opérée. C'est urgent. J'ai besoin d'aide. Il me faut 5000 euros. »

Un silence. Pas un silence de compassion. Un silence froid, calculateur.

« 5000 euros ? »

Sa voix avait changé. Elle était dure, méfiante.

« Amélie, tu es sérieuse ? On a à peine de quoi payer le loyer ce mois-ci. D'où veux-tu que je sorte une telle somme ? »

« Je ne sais pas, Louis. Un prêt. N'importe quoi. C'est sa vie qui est en jeu. »

« Sa vie ? » Il a ri. Un rire sec, sans joie. « Arrête de dramatiser. Tu sais très bien que je n'ai rien. Chaque centime que je gagne avec mes toiles, je le mets dans notre vie commune. Tu commences à devenir comme les autres. »

Comme les autres. La phrase qu'il me servait chaque fois que je parlais d'argent. Chaque fois que je suggérais qu'on pourrait vivre un peu mieux.

« Qu'est-ce que ça veut dire, comme les autres ? »

« Tu sais très bien. Une profiteuse. Tu inventes une maladie pour me soutirer de l'argent. Tu pensais que je n'allais pas le voir ? Sept ans à vivre de peu, et maintenant, soudainement, une urgence à 5000 euros ? »

Le sol s'est dérobé sous mes pieds. Le monde est devenu flou.

« Ce n'est pas une invention. C'est ma mère. »

« Je n'ai pas cet argent, Amélie. Débrouille-toi. »

Il a raccroché.

J'ai regardé mon téléphone, incrédule. Puis j'ai regardé ma mère. Les larmes que je retenais ont commencé à couler. Il ne me croyait pas. Après sept ans, il pensait que j'étais une menteuse. Une profiteuse.

Chapitre 2

Deux jours plus tard, l'hôpital a appelé. C'était trop tard. Le cœur de ma mère avait lâché.

Je suis rentrée à Paris comme une automate, le corps vide, l'esprit anesthésié. J'ai ouvert la porte de notre appartement. Il était là, en train de peindre, de la musique classique en fond sonore. Il ne s'est même pas retourné.

« Alors, tu as trouvé ton argent ? » a-t-il demandé, son pinceau dansant sur la toile.

Je n'ai pas répondu. Mon sac est tombé sur le sol. J'ai marché jusqu'à notre chambre. Je devais faire ma valise. Partir.

C'est là que je l'ai vu. Sur la commode. Un petit sac rouge siglé Cartier. À l'intérieur, un écrin vide. Et juste à côté, le ticket de caisse. Un bracelet Love. 6800 euros. Acheté la veille. Au nom de Chloé.

Chloé. Son amie d'enfance. La riche héritière qu'il voyait « juste comme une sœur ».

Mon sang s'est glacé. J'ai attrapé son téléphone, posé en charge. Il n'y avait pas de code. Je suis allée sur WhatsApp. La conversation avec son ami Antoine.

« J'ai enfin cédé pour le Cartier pour Chloé. Elle va être folle de joie. »

« Et Amélie ? »

« Elle est à Lille. Elle m'a encore demandé de l'argent. Une histoire bidon sur sa mère. Cette fille est un puits sans fond. Une vraie profiteuse. J'en ai marre de ce test. Sept ans, ça suffit. »

Un test. Ma vie avec lui. Notre amour. N'était qu'un test.

J'ai senti la nausée monter. Je suis retournée dans le salon, le ticket de caisse à la main.

« C'est quoi, ça ? »

Il s'est retourné, agacé. Il a vu le papier dans ma main. Son visage a changé.

« Ce n'est pas ce que tu crois. »

« Un bracelet à 6800 euros pour ta "sœur" ? Le jour où tu me dis que tu n'as pas un centime pour sauver ma mère ? »

« Je peux expliquer... »

« Non, » l'ai-je coupé. « J'ai tout lu. Tes messages. Notre relation était un test ? Tu te moques de moi ? »

Mes larmes coulaient maintenant, des larmes de rage, de dégoût.

« Maman est morte, Louis-Alexandre. »

Il a eu un mouvement de recul, l'air surpris. Mais pas de tristesse dans ses yeux. Juste de l'ennui.

« C'est fini. Je te quitte. »

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