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Quand l'Amour Devient Crime

Quand l'Amour Devient Crime

Auteur:: Jayce Wilder
Genre: Moderne
Cher lecteur, laissez-moi vous raconter comment mon monde s'est effondré. J'ai toujours aimé Éloïse, la riche héritière. Quand elle, prétendument ruinée et dévastée par son premier amour Victor, m'a demandé en mariage pour l'aider à l'oublier, j'ai tout accepté. Pendant cinq ans, j'ai travaillé comme un forcené, ignorant sa distance, croyant à sa « ruine », pour elle et notre fille, Chloé. Mais le jour des cinq ans de Chloé, tout a volé en éclats. En travaillant comme mascotte pour lui offrir un beau jour, j'ai découvert Éloïse, ma femme, radieuse et opulente, aux côtés de son ex-amant Victor, célébrant l'anniversaire de leur fils Théo dans un somptueux château. Sa « ruine » n'était qu'un mensonge éhonté. Elle a ri froidement, me méprisant, moi et notre vie pauvre à Belleville. La trahison de ces cinq ans de sacrifices m' a anéanti. La cruauté a escaladé : elle a tenté d' utiliser Chloé pour sauver le fils de Victor. Quand j' ai refusé, elle a menacé de priver notre fille de soins si je ne donnais pas mon sang pour lui. Et le pire... après avoir été kidnappés, elle a froidement ordonné à nos ravisseurs de nous "tuer". Comment a-t-elle pu ? Cinq ans de ma vie volés, mon amour piétiné, ma fille menacée, et leur mort commanditée par ma propre femme ! Tout n' était-il qu' une façade, un instrument pour son confort ? Pourquoi une telle noirceur ? Mais par miracle, nous avons survécu. Mon aveuglement fut remplacé par une lucidité glaçante. Il n'y avait plus d'hésitation. J'ai divorcé, obtenu la garde exclusive de Chloé, et nous avons fui Paris pour reconstruire une nouvelle vie, loin de cette abomination. C'est l'histoire de notre renaissance.

Introduction

Cher lecteur, laissez-moi vous raconter comment mon monde s'est effondré.

J'ai toujours aimé Éloïse, la riche héritière. Quand elle, prétendument ruinée et dévastée par son premier amour Victor, m'a demandé en mariage pour l'aider à l'oublier, j'ai tout accepté. Pendant cinq ans, j'ai travaillé comme un forcené, ignorant sa distance, croyant à sa « ruine », pour elle et notre fille, Chloé.

Mais le jour des cinq ans de Chloé, tout a volé en éclats. En travaillant comme mascotte pour lui offrir un beau jour, j'ai découvert Éloïse, ma femme, radieuse et opulente, aux côtés de son ex-amant Victor, célébrant l'anniversaire de leur fils Théo dans un somptueux château. Sa « ruine » n'était qu'un mensonge éhonté.

Elle a ri froidement, me méprisant, moi et notre vie pauvre à Belleville. La trahison de ces cinq ans de sacrifices m' a anéanti. La cruauté a escaladé : elle a tenté d' utiliser Chloé pour sauver le fils de Victor. Quand j' ai refusé, elle a menacé de priver notre fille de soins si je ne donnais pas mon sang pour lui. Et le pire... après avoir été kidnappés, elle a froidement ordonné à nos ravisseurs de nous "tuer".

Comment a-t-elle pu ? Cinq ans de ma vie volés, mon amour piétiné, ma fille menacée, et leur mort commanditée par ma propre femme ! Tout n' était-il qu' une façade, un instrument pour son confort ? Pourquoi une telle noirceur ?

Mais par miracle, nous avons survécu. Mon aveuglement fut remplacé par une lucidité glaçante. Il n'y avait plus d'hésitation. J'ai divorcé, obtenu la garde exclusive de Chloé, et nous avons fui Paris pour reconstruire une nouvelle vie, loin de cette abomination. C'est l'histoire de notre renaissance.

Chapitre 1

Léo Dubois aimait Éloïse de Chastenay depuis toujours.

Il était le fils du concierge. Elle était la fille des riches propriétaires du troisième étage.

Un monde les séparait.

Il la regardait de loin, un amour silencieux et sans espoir.

Puis Victor Durand, l'amour de jeunesse d'Éloïse, l'a quittée.

Éloïse était dévastée.

Un soir, elle a croisé Léo dans le hall de l'immeuble.

Ses yeux étaient rouges.

"Léo," a-t-elle dit, la voix brisée. "Épouse-moi. Aide-moi à l'oublier."

Léo n'en croyait pas ses oreilles. C'était un rêve.

Il a dit oui, sans hésiter une seconde.

Ils se sont mariés discrètement.

Le lendemain du mariage, Éloïse est venue le voir, le visage grave.

"Léo, je suis ruinée. Mon père m'a déshéritée. Nous n'avons plus rien."

Léo l'a crue. Son amour pour elle était aveugle.

Pendant cinq ans, il a travaillé comme un forcené.

Livreur à vélo sous la pluie et le soleil.

Plongeur dans un bistrot bruyant tard le soir.

Petits boulots au marché aux puces de Saint-Ouen le week-end.

Chaque sou était pour Éloïse et leur fille, Chloé, née un an après leur mariage.

Ils vivaient dans un minuscule studio à Belleville.

Les murs étaient moisis, le chauffage incertain.

Chloé grandissait dans la pauvreté, mais Léo lui donnait tout son amour.

Éloïse, elle, était distante, souvent absente.

Léo pensait que c'était à cause de leur situation, de sa "ruine".

Il se disait qu'il devait travailler encore plus dur.

C'était l'anniversaire de Chloé. Cinq ans.

Léo voulait lui offrir une belle journée, mais l'argent manquait cruellement.

Un collègue du marché lui a parlé d'un plan.

"Une entreprise organise une grande fête pour les enfants du personnel. Ils cherchent des mascottes. C'est très bien payé, une somme colossale pour une après-midi."

Léo a hésité. Se déguiser...

Mais l'argent... "Colossal", avait dit le collègue.

Il a accepté. Il a dit à Chloé qu'ils allaient à une fête costumée spéciale.

Elle était excitée.

Lui, il se sentait un peu ridicule en enfilant le costume de Marsupilami.

Chloé, en Schtroumpfette, était adorable.

Ils sont arrivés au lieu de la fête. Ce n'était pas une simple salle des fêtes.

C'était le Château de Versailles.

Léo était abasourdi. Une fête d'entreprise ici ?

Il a vu des voitures de luxe, des gens en tenues de soirée.

Son cœur s'est mis à battre plus vite. Quelque chose n'allait pas.

Ils devaient animer un groupe d'enfants dans un des salons.

Chloé, malgré son jeune âge, sentait la tension de son père.

En passant devant une grande salle de réception, Léo a figé.

À travers les portes entrouvertes, il a vu une scène de luxe incroyable.

Des chandeliers étincelants, des buffets somptueux, des rires et de la musique.

Et au centre de l'attention, Éloïse.

Sa femme.

Elle portait une robe magnifique, des bijoux qui brillaient.

Elle riait, radieuse, tenant la main d'un homme élégant.

À côté d'eux, un petit garçon ouvrait des cadeaux énormes.

Léo ne comprenait pas. Ruinée ?

Une femme de service passait avec un plateau.

Léo l'a interpellée, la voix tremblante.

"Excusez-moi, c'est quelle fête ici ?"

"C'est l'anniversaire de Théo Durand, le fils de Monsieur Victor Durand et Madame de Chastenay," a répondu la femme, surprise par ces mascottes égarées.

Madame de Chastenay. Son nom de jeune fille.

Victor Durand. L'ex.

Le monde de Léo s'est effondré.

Éloïse l'a aperçu. Son sourire s'est figé.

Elle s'est approchée, l'air contrarié. Victor la suivait, un air interrogateur.

"Léo ? Chloé ? Qu'est-ce que vous faites ici ? Dans ces... costumes ?"

Sa voix était froide, méprisante.

Léo a retiré sa tête de Marsupilami. La sueur coulait sur son visage.

"Éloïse... Tu m'as dit... que tu étais ruinée."

Elle a eu un petit rire sec.

"Oh, ça. Une vieille histoire. Une promesse que j'ai faite à Victor. Mon argent ne sera jamais que pour toi, Victor. Je lui avais dit ça il y a longtemps."

Elle a haussé les épaules, comme si c'était une évidence.

"Tu ne pensais quand même pas que j'allais vivre toute ma vie dans ce taudis à Belleville ?"

Léo sentait la nausée monter. Cinq ans. Cinq ans de sacrifices.

Pour un mensonge.

Chloé, dans son costume de Schtroumpfette, regardait sa mère, les yeux grands ouverts, sans comprendre.

Le petit garçon, Théo, s'est approché, curieux.

Il avait environ six ans.

Il a regardé Léo, puis Chloé.

"Maman, c'est qui ? Ils sont pauvres ?"

Victor a posé une main sur l'épaule de son fils, un sourire suffisant aux lèvres.

Éloïse n'a rien dit. Elle regardait Léo avec une indifférence glaciale.

Théo a sorti une liasse de billets de sa poche. Des gros billets.

Il en a pris un et l'a jeté aux pieds de Léo.

"Tiens, pour acheter des bonbons."

Puis il a jeté un autre billet vers Chloé.

"Et pour toi aussi, la petite bleue."

Léo tremblait de rage. Il voulait hurler, frapper.

Mais il y avait Chloé. Il s'est contenu.

Il a pris la main de sa fille.

"On s'en va, Chloé."

Il n'a pas ramassé l'argent.

Les images du passé défilaient dans sa tête.

Le jour où Éloïse lui avait demandé de l'épouser.

"J'ai besoin de toi, Léo. Tu es gentil, loyal. Tu m'aideras à oublier Victor."

Il avait été si heureux. Il pensait qu'elle l'aimait, un peu.

Il se revoyait, jeune concierge, réparant une fuite dans l'appartement luxueux des Chastenay.

Éloïse adolescente, belle et inaccessible, lui souriant parfois.

Son cœur battait la chamade à chaque fois.

Il avait tout accepté. La "faillite", la misère.

Parce qu'il l'aimait. Parce qu'il espérait qu'un jour, elle le verrait vraiment.

Qu'elle verrait son dévouement, son amour.

Chaque matin, il se levait avant l'aube pour ses livraisons.

Chaque soir, il rentrait épuisé, sentant la friture et la fatigue.

Il voyait Chloé grandir, lui lisait des histoires, la consolait quand elle pleurait.

Éloïse était une ombre dans leur vie.

Elle se plaignait de leur pauvreté, de son sort.

Léo serrait les dents et continuait.

Pour Chloé. Pour l'espoir fou qu'Éloïse finisse par l'aimer.

Quel idiot il avait été. Naïf et stupide.

La douleur était physique. Une brûlure dans sa poitrine.

Ils sont retournés au studio. Le silence était lourd.

Chloé était fatiguée, confuse.

Léo l'a mise au lit.

Quand elle s'est endormie, il s'est assis à la petite table de cuisine.

Il a regardé les murs décrépits.

Il a pensé aux cinq années de sa vie. Volées.

Éloïse est rentrée tard. Elle ne semblait pas surprise de le trouver éveillé.

"Léo, il faut qu'on parle," a-t-elle commencé, d'un ton las.

Mais Léo l'a coupée.

"Je veux divorcer, Éloïse."

Sa voix était calme, vide d'émotion.

Elle l'a regardé, un instant surprise. Puis elle a haussé les épaules.

"Comme tu voudras. Victor m'a demandé de l'épouser ce soir. J'ai dit oui."

Elle a sorti des papiers de son sac de luxe.

"J'avais préparé les papiers du divorce, au cas où. Tu n'as qu'à signer."

Elle les a posés sur la table.

Léo a pris un stylo et a signé. Sans lire.

À quoi bon ?

Le téléphone d'Éloïse a sonné. Elle a souri en voyant le nom.

"Victor, mon amour... Oui, c'est fait... Il a signé..."

Elle est sortie de la pièce, parlant à voix basse.

Léo est resté seul, avec le poids de la trahison.

Chapitre 2

Chloé s'est réveillée le lendemain matin.

Elle a vu son père, les yeux rougis, assis sur le bord de son lit.

"Papa, pourquoi maman n'est pas là ?"

Léo a pris sa fille dans ses bras.

"Maman est partie, ma chérie. Elle ne vivra plus avec nous."

Chloé a regardé son père, inquiète.

"Elle ne nous aime plus ?"

"Ce n'est pas ça, mon trésor. C'est compliqué. Mais moi, je t'aime plus que tout au monde. Et nous allons commencer une nouvelle vie, juste toi et moi."

Chloé a serré son père fort.

"Je veux rester avec toi, Papa. Toujours."

Un petit sourire triste est apparu sur les lèvres de Léo.

Au moins, il avait Chloé.

Les jours suivants ont été un supplice pour Léo.

Il continuait ses petits boulots, mais son cœur n'y était plus.

La nuit, il regardait les réseaux sociaux.

Éloïse y étalait sa vie luxueuse avec Victor et Théo.

Photos de voyages exotiques, de dîners dans des restaurants étoilés, de cadeaux somptueux.

Chaque image était une nouvelle blessure pour Léo.

Il voyait Éloïse sourire, heureuse, comme il ne l'avait jamais vue avec lui.

Elle portait des vêtements qu'il n'aurait jamais pu lui offrir, même en travaillant toute une vie.

La promesse "Mon argent ne sera jamais que pour toi, Victor" résonnait dans sa tête.

C'était une lame émoussée qui sciait lentement son âme.

Il se sentait vide, utilisé.

Quelques semaines plus tard, Éloïse est apparue à la porte du studio.

Elle était impeccable, comme toujours.

Léo a senti une vague de ressentiment monter en lui.

"Qu'est-ce que tu veux ?" a-t-il demandé froidement.

Chloé, qui jouait par terre, s'est cachée derrière les jambes de son père.

"Je suis venue voir Chloé," a dit Éloïse, un léger sourire aux lèvres.

"Et je voulais te parler de quelque chose d'important la concernant."

Léo était méfiant.

"Quoi donc ?"

"Théo est malade. Il a besoin d'une greffe de moelle osseuse. Chloé pourrait être compatible."

Léo l'a regardée, incrédule.

"Tu veux utiliser notre fille pour sauver le fils de ton amant ?"

"Ce n'est pas comme ça, Léo. C'est une question de vie ou de mort pour Théo."

Son ton était léger, presque désinvolte.

Léo sentait la colère gronder.

Il avait déjà pris sa décision. Il ne pouvait plus rester à Paris.

Cette ville était pleine de mauvais souvenirs.

Il avait confié ses plans à Madame Jeanne, la vieille voisine qui gardait parfois Chloé.

Une femme simple et bienveillante.

"Je vais retourner en Normandie, chez mes parents," lui avait-il dit.

"Là-bas, Chloé pourra grandir au grand air, loin de tout ça."

Madame Jeanne avait hoché la tête, compréhensive.

"Tu as raison, mon garçon. Pars. Refais ta vie. Tu le mérites."

Elle lui avait donné une petite somme d'argent, "pour le voyage".

Léo avait été touché par sa gentillesse.

Il préparait leur départ en secret. Il voulait disparaître.

Un après-midi, alors que Léo revenait de ses livraisons, il a trouvé Madame Jeanne affolée devant sa porte.

"Léo ! Chloé ! Éloïse l'a emmenée !"

Le cœur de Léo s'est arrêté.

"Quoi ? Où ?"

"À l'hôpital ! Elle m'a dit que c'était pour des examens pour Théo !"

Léo a senti une peur panique l'envahir.

Il a couru vers l'hôpital le plus proche, celui que les riches familles fréquentaient.

Il a cherché frénétiquement, demandant à chaque infirmière.

Finalement, il les a trouvées.

Il a entendu la voix d'Éloïse avant de les voir.

Elle parlait à un médecin dans un couloir.

"...oui, faites tous les tests nécessaires pour la compatibilité de la moelle osseuse. Ne vous inquiétez pas pour les coûts."

Léo s'est approché, furieux. Chloé était assise sur un banc, l'air perdu.

"Éloïse ! Qu'est-ce que tu fais ?"

Elle s'est retournée, surprise.

"Léo. Je m'occupe de la santé de Théo. Chloé va bien, ce sont juste des examens."

"Des examens ? Tu lui fais subir ça sans mon accord ? Pour le fils de Victor ?"

La rage étranglait Léo.

C'était la trahison ultime. Utiliser leur propre fille.

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