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Quand l'Amour Dévore

Quand l'Amour Dévore

Auteur:: Carolyn
Genre: Milliardaire
Le cliquetis du clavier était le seul bruit dans le silence lourd de la salle de réunion, alors que Marc, mon petit ami et associé, annonçait les mauvaises nouvelles. « Camille, à partir de ce mois-ci, ton salaire sera réduit de moitié », a-t-il déclaré, ses yeux froids, alors qu'à côté de lui, son assistante, Chloé, esquissait un sourire de triomphe avec son nouveau sac de luxe, dont le prix surpassait mon nouveau salaire. Le choc fut brutal, une gifle publique qui résonnait dans le silence gêné de nos employés. J'avais bâti cette entreprise de mes propres mains, investissant mon temps, mon code, et même l'appartement hérité de ma famille, mis à son nom pour un prêt. Pourtant, j'étais là, humiliée, ma loyauté saccagée, sentant le poids de la pitié de tous, alors que ma valeur était rabaissée à néant. Je n'ai pas pleuré, je n'ai pas protesté ; j'ai écrit « Je démissionne » et j' ai laissé Marc, riant avec Chloé, découvrir ma décision. Puis, avec mon carton et mes souvenirs brisés, j' ai quitté ce lieu, sentant son regard furieux dans mon dos, mais sans me retourner, les portes de l'ascenseur se refermant sur l'ancienne moi. Un nouveau chapitre s'ouvrait, sans lui, sans cette anxiété, avec la certitude que cette douleur, cette trahison, ne serait pas une fin, mais le point de départ d'une vengeance froide et méthodique.

Introduction

Le cliquetis du clavier était le seul bruit dans le silence lourd de la salle de réunion, alors que Marc, mon petit ami et associé, annonçait les mauvaises nouvelles.

« Camille, à partir de ce mois-ci, ton salaire sera réduit de moitié », a-t-il déclaré, ses yeux froids, alors qu'à côté de lui, son assistante, Chloé, esquissait un sourire de triomphe avec son nouveau sac de luxe, dont le prix surpassait mon nouveau salaire.

Le choc fut brutal, une gifle publique qui résonnait dans le silence gêné de nos employés.

J'avais bâti cette entreprise de mes propres mains, investissant mon temps, mon code, et même l'appartement hérité de ma famille, mis à son nom pour un prêt.

Pourtant, j'étais là, humiliée, ma loyauté saccagée, sentant le poids de la pitié de tous, alors que ma valeur était rabaissée à néant.

Je n'ai pas pleuré, je n'ai pas protesté ; j'ai écrit « Je démissionne » et j' ai laissé Marc, riant avec Chloé, découvrir ma décision.

Puis, avec mon carton et mes souvenirs brisés, j' ai quitté ce lieu, sentant son regard furieux dans mon dos, mais sans me retourner, les portes de l'ascenseur se refermant sur l'ancienne moi.

Un nouveau chapitre s'ouvrait, sans lui, sans cette anxiété, avec la certitude que cette douleur, cette trahison, ne serait pas une fin, mais le point de départ d'une vengeance froide et méthodique.

Chapitre 1

Le bruit du clavier était le seul son qui brisait le silence pesant de la salle de réunion. J'ai regardé Marc, mon petit ami et associé, qui se tenait devant le tableau blanc. Il avait l'air grave, un air qu'il perfectionnait pour les mauvaises nouvelles.

"Comme vous le savez, la start-up traverse une période difficile", a-t-il commencé. Sa voix était posée, presque trop calme. "Nous devons faire des sacrifices pour assurer notre survie. J'ai donc pris une décision difficile."

Il a fait une pause, balayant la pièce du regard. Ses yeux se sont arrêtés sur moi, sans chaleur.

"Camille, à partir de ce mois-ci, ton salaire sera réduit de moitié."

Un silence glacial est tombé. Les visages de nos quelques employés se sont tournés vers moi. Je n'ai rien dit. J'ai simplement hoché la tête, sentant le poids de leur pitié. À côté de Marc, sa jeune assistante, Chloé, a baissé les yeux, mais je n'ai pas manqué le léger sourire qui a effleuré ses lèvres. Elle portait un nouveau sac à main de marque, bien trop cher pour son salaire officiel.

Je savais que l'entreprise n'allait pas si mal. J'avais développé le produit principal, j'avais écrit le code, j'avais passé des nuits blanches à corriger les bugs. L'entreprise, c'était moi. Marc était le visage, le beau parleur qui charmait les investisseurs. Mais le moteur, c'était mon travail.

La réunion s'est terminée. Tout le monde est sorti en évitant mon regard. Je suis restée assise, seule, dans cette pièce où j'avais mis tant d'espoirs. Le contraste était brutal. Mon salaire, coupé en deux. Le sac de Chloé, qui valait probablement mon nouveau salaire mensuel. C'était plus qu'une insulte, c'était une déclaration.

Je suis retournée à mon bureau. Je n'ai pas allumé mon ordinateur. J'ai pris une feuille de papier et un stylo. J'ai écrit quelques mots, simples et clairs.

"Je démissionne. - Camille Dubois."

Je me suis levée, j'ai traversé l'open space et j'ai posé la lettre sur le bureau de Marc. Il était en train de rire avec Chloé, penché vers elle, sa main sur son épaule. Il a levé les yeux, surpris de me voir là. Il a lu la note. Son sourire a disparu.

"Qu'est-ce que c'est que ça ?" a-t-il demandé, sa voix soudainement dure.

"C'est ma démission," ai-je répondu calmement.

"Tu fais un caprice, Camille ? À cause du salaire ? Tu sais bien que c'est temporaire."

"Non, ce n'est pas un caprice, Marc. C'est une décision."

Chloé nous regardait, l'air faussement inquiet. Je pouvais voir la jubilation dans ses yeux. Elle avait gagné.

J'ai commencé à rassembler mes affaires dans un carton. Mes carnets, mes stylos, une photo de nous deux au tout début, quand nous rêvions de construire quelque chose ensemble. J'ai regardé la photo, nos sourires innocents. J'ai repensé à l'argent que j'avais personnellement investi, toutes mes économies, pour lancer ce projet. J'avais même accepté que l'appartement que j'avais acheté avec mon héritage soit mis à son nom, pour faciliter un prêt bancaire pour l'entreprise. J'avais tout misé sur lui, sur nous.

J'ai jeté la photo dans le carton sans la retourner. La douleur était là, sourde et profonde, mais elle était recouverte par une nouvelle sensation : une sorte de calme, de résolution.

"Tu ne peux pas partir comme ça," a dit Marc, me suivant jusqu'à la sortie. "L'entreprise a besoin de toi."

"L'entreprise n'a plus les moyens de me payer, tu te souviens ?" ai-je dit sans le regarder.

Il a attrapé mon bras. "Arrête tes bêtises. On en reparlera ce soir à la maison."

J'ai retiré mon bras doucement. "Il n'y a plus rien à dire, Marc."

En sortant du bureau, je sentais son regard furieux dans mon dos. Je n'ai pas regardé en arrière. J'ai appuyé sur le bouton de l'ascenseur, les portes se sont ouvertes. En entrant, j'ai croisé mon propre reflet dans le miroir. J'avais l'air fatiguée, mais pour la première fois depuis des mois, mes yeux n'étaient plus remplis de cette anxiété constante. Ils étaient vides, mais calmes. J'avais atteint ma limite. Ma patience, ma loyauté, mon amour, tout était épuisé. C'était fini. Les portes de l'ascenseur se sont refermées, coupant le son de sa voix qui m'appelait. Un nouveau chapitre commençait, que je le veuille ou non.

Chapitre 2

Je suis sortie du bâtiment, le carton dans les bras. La pluie fine commençait à tomber. Je me suis dirigée vers le parking souterrain, pressée de quitter cet endroit pour de bon. Alors que je contournais une rangée de voitures, des phares m'ont éblouie. Un crissement de pneus a déchiré le silence du parking, suivi d'un bruit de tôle froissée.

Une voiture de sport grise, flambant neuve, venait de percuter un pilier en béton en essayant de m'éviter. La portière du conducteur s'est ouverte. Marc en est sorti, furieux. La portière passager s'est ouverte à son tour, et Chloé en est sortie, en larmes.

"Tu ne peux pas regarder où tu vas ?" a crié Marc en se précipitant vers l'avant de la voiture pour constater les dégâts.

C'est là que j'ai compris. Cette voiture. C'était une voiture de luxe, un modèle qui coûtait une fortune. L'entreprise était en difficulté, mais pas assez pour l'empêcher d'offrir ce genre de cadeau à son assistante. Mon salaire coupé en deux, et cet argent dépensé pour elle. La nausée m'est montée à la gorge. Tout était un mensonge.

Mon téléphone a vibré dans ma poche. C'était Sophie, mon amie d'enfance. J'ai décroché, le cœur battant.

"Camille ? Ça va ? J'ai un mauvais pressentiment," a dit sa voix chaleureuse.

"Sophie... Je viens de démissionner," ai-je réussi à articuler.

"Enfin ! Tu as besoin d'argent ? Je te fais un virement tout de suite."

"Non, merci. Je vais me débrouiller," ai-je répondu, ma fierté prenant le dessus. "Je te rappelle plus tard, j'ai un petit problème."

J'ai raccroché au moment où Chloé s'approchait de moi, le visage couvert de larmes. Elle tenait son bras comme s'il était cassé.

"Regarde ce que tu as fait ! Tu m'as fait mal ! Tu l'as fait exprès, n'est-ce pas ? Parce que tu es jalouse !"

Sa voix était stridente, accusatrice. Elle jouait la scène parfaite de la victime. La voiture était le symbole de sa victoire, et maintenant, j'en étais la destructrice. C'était presque ironique.

Marc s'est approché, le visage sombre. Il a mis un bras protecteur autour des épaules de Chloé, la serrant contre lui.

"Camille, c'est inacceptable. Tu quittes l'entreprise et tu sabotes la voiture de Chloé ? C'est bas, même pour toi."

Je l'ai regardé, incrédule. Il ne se demandait même pas si j'allais bien. Il ne voyait que sa précieuse Chloé et sa voiture neuve.

"Je n'ai rien saboté, Marc. Tu as freiné trop tard. C'est tout."

"Elle dit que tu as sauté devant la voiture," a-t-il rétorqué, son ton glacial.

Je n'ai pas répondu à Chloé. Je me suis adressée directement à Marc, ma voix plate et sans émotion. "Tu veux vraiment jouer à ce jeu ? Très bien. Appelons la police. Il y a des caméras de sécurité dans ce parking. Elles montreront exactement ce qui s'est passé."

Le visage de Chloé a changé. La panique a remplacé son air affligé. Marc a hésité. Il savait que je disais la vérité.

"Il n'y a pas besoin d'impliquer la police pour un simple accident," a-t-il grommelé. "Les assurances s'en occuperont."

"Parfait," ai-je dit. "Alors si vous voulez bien m'excuser, j'ai des choses plus importantes à faire."

Je me suis retournée et j'ai commencé à marcher vers la sortie du parking, sans me retourner. Je les entendais murmurer derrière moi, mais leurs voix ne m'atteignaient plus.

Une fois dehors, sous la pluie, j'ai sorti mon téléphone et j'ai rappelé Sophie.

"Le problème est réglé," ai-je dit, ma voix plus ferme.

"Bien. Mon offre tient toujours, tu sais. Une place de directrice technique dans ma boîte. Avec des parts. Tu serais ma partenaire."

J'ai fermé les yeux, sentant une vague de soulagement m'envahir. C'était une bouée de sauvetage. Une nouvelle vie.

"Oui, Sophie," ai-je dit, un sourire naissant enfin sur mes lèvres. "J'accepte."

C'était le début. La fin de Camille, la victime. Et le commencement de Camille, la survivante.

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