Genre Classement
Télécharger l'appli HOT
Accueil > Moderne > Quand La Confiance Devient Trahison
Quand La Confiance Devient Trahison

Quand La Confiance Devient Trahison

Auteur:: CélineFlune
Genre: Moderne
Il y a trois ans, le monde m' adorait : Alexandre Dubois, l' enfant prodige de la haute couture, avec une carrière florissante et l' amour de ma vie, Sophie. Mais un jour, mon univers a volé en éclats : Sophie m' a trompé, non pas avec n' importe qui, mais avec Marc Lefèvre, mon ami d' enfance. Cette trahison initiale n' était que le début d' un cauchemar orchestré : Marc, rongé par la jalousie, a manipulé Sophie pour qu' elle vole mes croquis, anéantissant ma réputation, et a orchestré une campagne de diffamation contre mes parents, les poussant à un terrible accident les laissant entre la vie et la mort. Alors que je suppliais Sophie d' aider à payer les frais médicaux, sa réponse glaciale résonne encore : « Payer pour eux ? Cela nuirait à l'image de Marc. » Le jour même, ils se mariaient, leur bonheur insolent face à ma douleur silencieuse. C' est là qu' Isabelle, la sœur de Sophie, est apparue, me tendant la main, se présentant comme mon "ange gardien" qui allait m' aider à tout reconstruire. Trois ans ont passé, et j' ai cru à cette seconde chance, à cet amour qui pansait mes blessures, jusqu' à ce que des mots s' échappant d' une conversation téléphonique brisent cette illusion. Les voix d' Isabelle et Sophie riaient en évoquant « le plan qui a fonctionné à la perfection » et ma « stupidité » à croire qu' Isabelle était mon « ange gardien ». Leur vengeance, nourrie par une rancune familiale et orchestrée par Marc, avait fait de moi une marionnette, dépouillé de ma carrière, de ma fortune, et qui plus est, avec mes parents en danger. Comment ai-je pu être à ce point aveugle ? Je pouvais sentir les fils, invisibles jusqu' alors, se resserrer autour de moi, la réalité de cette monstruosité construite sur la confiance et l' amour s' abattre. Le piège se refermait, et je n' étais plus la victime consentante : il était temps d' agir, de démasquer la vérité et de les faire payer.

Introduction

Il y a trois ans, le monde m' adorait : Alexandre Dubois, l' enfant prodige de la haute couture, avec une carrière florissante et l' amour de ma vie, Sophie.

Mais un jour, mon univers a volé en éclats : Sophie m' a trompé, non pas avec n' importe qui, mais avec Marc Lefèvre, mon ami d' enfance.

Cette trahison initiale n' était que le début d' un cauchemar orchestré : Marc, rongé par la jalousie, a manipulé Sophie pour qu' elle vole mes croquis, anéantissant ma réputation, et a orchestré une campagne de diffamation contre mes parents, les poussant à un terrible accident les laissant entre la vie et la mort.

Alors que je suppliais Sophie d' aider à payer les frais médicaux, sa réponse glaciale résonne encore : « Payer pour eux ? Cela nuirait à l'image de Marc. » Le jour même, ils se mariaient, leur bonheur insolent face à ma douleur silencieuse.

C' est là qu' Isabelle, la sœur de Sophie, est apparue, me tendant la main, se présentant comme mon "ange gardien" qui allait m' aider à tout reconstruire.

Trois ans ont passé, et j' ai cru à cette seconde chance, à cet amour qui pansait mes blessures, jusqu' à ce que des mots s' échappant d' une conversation téléphonique brisent cette illusion.

Les voix d' Isabelle et Sophie riaient en évoquant « le plan qui a fonctionné à la perfection » et ma « stupidité » à croire qu' Isabelle était mon « ange gardien ».

Leur vengeance, nourrie par une rancune familiale et orchestrée par Marc, avait fait de moi une marionnette, dépouillé de ma carrière, de ma fortune, et qui plus est, avec mes parents en danger.

Comment ai-je pu être à ce point aveugle ?

Je pouvais sentir les fils, invisibles jusqu' alors, se resserrer autour de moi, la réalité de cette monstruosité construite sur la confiance et l' amour s' abattre.

Le piège se refermait, et je n' étais plus la victime consentante : il était temps d' agir, de démasquer la vérité et de les faire payer.

Chapitre 1

Il y a trois ans, j'étais au sommet du monde. Aujourd'hui, je suis au fond du trou.

Je regarde par la fenêtre de mon petit studio parisien, la pluie fine trace des lignes tristes sur la vitre, et les souvenirs reviennent, aussi vifs que des plaies ouvertes.

À l'époque, j'étais Alexandre Dubois, le jeune prodige de la haute couture, et ma vie était un rêve. J'avais une carrière florissante, le respect de mes pairs, et j'étais marié à Sophie Moreau, une artiste magnifique et talentueuse que je croyais être l'amour de ma vie. Tout semblait parfait, jusqu'au jour où tout a volé en éclats.

Le premier coup est venu de là où je m'y attendais le moins. Sophie m'a trompé. Pas avec un inconnu, mais avec Marc Lefèvre, mon ami d'enfance, un homme que je considérais comme un frère. La trahison était brutale, mais ce n'était que le début du cauchemar. Marc, rongé par la jalousie de mon succès, a vu en Sophie l'arme parfaite pour me détruire.

Il l'a manipulée, a joué avec ses insécurités et a nourri une vieille rancune familiale dont j'ignorais tout. Il l'a convaincue que j'étais un monstre, et elle, aveuglée par une passion toxique, l'a cru. Elle est devenue son instrument.

À la veille de mon défilé le plus important, celui qui devait consacrer ma carrière, elle a volé mes croquis confidentiels et les a livrés à mon plus grand concurrent. Le scandale a été immédiat et dévastateur. Ma réputation a été anéantie en quelques heures. On m'a traité de plagiaire, de fraudeur. Les portes se sont fermées, les contrats ont été annulés. J'ai tout perdu.

Mais ce n'était pas assez pour eux.

Le même jour, Marc a orchestré une campagne de diffamation contre mes parents, des figures respectées et aimées dans le monde de la mode. Des mensonges abjects ont été publiés, et des hordes de paparazzis ont été lancées à leurs trousses. C'est en tentant de leur échapper que l'inévitable s'est produit. Leur voiture a fait une sortie de route. Un accident terrible.

J'ai reçu l'appel à l'hôpital. Leurs vies ne tenaient qu'à un fil. Les frais médicaux étaient exorbitants, une somme que je ne pouvais plus assumer après la ruine de mon entreprise. J'ai appelé Sophie, ma femme, la mère de mes futurs enfants, je l'ai suppliée. Sa réponse m'a glacé le sang.

« Payer pour eux ? Alexandre, tu ne comprends pas ? Cela nuirait à l'image de Marc. Nous devons rester purs. »

Sa voix était calme, presque détachée. Comme si elle parlait de la météo. L'image de Marc. Pendant que mes parents luttaient entre la vie et la mort à cause de ses manigances, leur seule préoccupation était son image publique.

Ce jour-là, le jour où mes parents sont tombés dans un coma profond, Sophie et Marc se sont mariés. Une cérémonie somptueuse, extravagante, dont les photos ont fait la une de tous les magazines people. Je les ai vues sur l'écran de mon téléphone, dans le couloir stérile de l'hôpital. Sophie, radieuse dans sa robe blanche, riant aux éclats dans les bras de Marc. Le contraste entre leur bonheur insolent et ma douleur silencieuse était une torture.

J'étais seul, brisé, au bord du gouffre.

Et c'est là qu'Isabelle est apparue. La sœur de Sophie. Une avocate brillante, au regard doux et à la voix réconfortante. Elle s'est présentée comme ma sauveuse. Elle a condamné l'attitude de sa sœur, a pleuré avec moi, m'a promis de m'aider.

« Je ne peux pas la laisser faire ça, Alexandre. C'est monstrueux. Je serai à tes côtés. Nous allons les démasquer et sauver tes parents. »

Elle a tenu parole. Elle a trouvé les preuves de la fuite des croquis, elle m'a aidé à monter un dossier, elle a géré les avocats et les dettes. Elle était mon ancre dans la tempête, ma seule lueur d'espoir. Lentement, avec son aide, j'ai commencé à me relever.

Nous sommes tombés amoureux, ou du moins, c'est ce que je croyais. Elle a pansé mes blessures, m'a redonné le goût de vivre et de créer. Avec elle, j'ai commencé à reconstruire ma vie, pièce par pièce. J'ai cru que j'avais droit à une seconde chance, que le véritable amour avait enfin triomphé de la haine.

Je pensais que le pire était derrière moi.

Comme j'étais naïf.

Chapitre 2

Trois années ont passé. Trois années d'une tranquillité presque suspecte.

J'avais un nouvel atelier, plus modeste, mais le feu de la création brûlait à nouveau en moi. Isabelle était à mes côtés, mon soutien indéfectible, mon amour. Mes parents étaient sortis du coma, mais avec de lourdes séquelles. Ils vivaient dans un établissement spécialisé, et les voir me brisait le cœur à chaque visite. Mais ils étaient en vie. C'était tout ce qui comptait.

Ce soir-là, l'appartement que je partageais avec Isabelle baignait dans une lumière douce. J'avais préparé son plat préféré. Dans ma poche, une petite boîte en velours contenait une bague. Je voulais lui demander de m'épouser. Je voulais sceller ce nouveau départ, tourner définitivement la page sur l'horreur du passé.

Elle était dans son bureau, en appel téléphonique. Je me suis approché de la porte, un sourire aux lèvres, prêt à l'interrompre pour lui annoncer que le dîner était prêt. La porte était entrouverte. J'ai entendu sa voix, mais le ton était différent, plus dur, plus froid que celui que je lui connaissais.

Puis j'ai entendu un nom qui a glacé mon sang.

Sophie.

Elle parlait à sa sœur. Une curiosité malsaine m'a poussé à écouter.

« Il ne se doute toujours de rien ? » a demandé la voix lointaine de Sophie au téléphone.

Le cœur d'Isabelle a semblé se durcir. « Non, rien du tout. Il est complètement sous mon charme. L'idiot croit encore que je suis son ange gardien. »

Un rire. Un rire partagé entre les deux sœurs. Le même rire que j'avais entendu dans des centaines de dîners de famille, mais qui sonnait maintenant comme le glas de mon existence.

Je suis resté pétrifié, la main figée sur la poignée de la porte. Chaque mot était un clou de plus dans mon cercueil.

« Le plan a fonctionné à la perfection, » a continué Isabelle. « La chute d'Alexandre, la ruine de sa famille... tout s'est déroulé comme nous l'avions prévu. Tonton serait fier de nous. »

Tonton. Leur oncle. Un ancien créateur de mode, un rival de mes parents, mort des années plus tôt dans des circonstances que je croyais être un simple revers de fortune.

Tout s'est effondré. Les trois dernières années. Son soutien, ses larmes, ses baisers, ses promesses. Tout n'était qu'un mensonge. Une vaste, une monstrueuse mise en scène. J'étais sorti d'une prison pour tomber dans une autre, encore plus cruelle, car celle-ci était bâtie sur des fondations d'amour et de confiance. J'étais une marionnette, et elles tiraient les ficelles depuis le début. La colère a commencé à monter, brûlante, mais elle a été immédiatement étouffée par un sentiment de stupidité abyssale. Comment avais-je pu être aussi aveugle ?

J'ai reculé sans un bruit, le corps tremblant. Je me suis forcé à retourner dans le salon, à m'asseoir sur le canapé. La boîte en velours dans ma poche pesait une tonne. Je devais paraître normal. Ma vie en dépendait peut-être.

Quelques minutes plus tard, Isabelle est sortie de son bureau, un sourire radieux sur le visage. Le même sourire qu'elle m'offrait chaque jour. Un masque parfait.

« Ça va, mon amour ? Tu as l'air un peu pâle, » a-t-elle dit en s'approchant.

Sa main s'est posée sur mon front. Son contact, qui me réconfortait hier encore, me brûlait la peau. J'ai lutté pour garder une expression neutre.

« Oui, ça va. Juste un peu fatigué. Une longue journée. »

Elle m'a scruté un instant. J'ai vu une lueur fugitive dans ses yeux, une analyse froide et rapide, puis le masque de l'amour est revenu en place. Elle m'a cru. Ou a fait semblant de me croire.

« Alors, ce dîner ? J'ai faim, » a-t-elle dit d'un ton enjoué.

Elle s'est penchée pour m'embrasser. J'ai tourné la tête juste à temps pour que ses lèvres n'atteignent que ma joue. Elle a eu un léger froncement de sourcils, mais n'a rien dit.

Puis, en se dirigeant vers la cuisine, elle a lancé par-dessus son épaule, comme une évidence :

« On devrait bientôt se marier, non ? Il est temps de formaliser tout ça. »

C'était une affirmation, pas une question. Une façon de consolider son emprise, de s'assurer que sa marionnette ne lui échapperait pas. J'ai senti le piège se refermer sur moi, ses mâchoires d'acier broyant mes derniers espoirs.

J'ai dû répondre. Le silence aurait été un aveu.

« Oui, » ai-je dit, ma voix sonnant étrangement creuse à mes propres oreilles. « Tu as raison. Il est temps. »

Télécharger le livre

COPYRIGHT(©) 2022