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Pupuce

Pupuce

Auteur:: Lily Rose
Genre: Romance
Le baccalauréat a lieu dans 6 mois. Ensuite, ma soeur Pupuce et moi aurons la vie devant nous: La liberté. Plus de maman pour nous empêcher de vivre. A nous la belle vie à Accra ou à Pretoria. Enfin...

Chapitre 1 Chapitre 01

1-

"Mon Dieu, mon Dieu! Que vais-je devenir? Enceinte!!!!!!!!"

"Sache que tu es morte. Parce que Kaba ne va pas te rater. Une fois qu'elle apprendra la nouvelle, elle prendra soit son couteau de cuisine pour t'éventrée soit son balai pour te rosser. Dans les deux cas, elle te foutra à la porte de sa maison."

"Snif! Merci pour le soutient, Tania."

"De rien, ma chère Pupuce. Tu savais les conséquences, non! Nous sommes allées là-bas pour nous amuser, faire les folle sur la piste de danse. Pas pour aller coucher, ma belle!"

"Snif! Je ...je...j'étais loin de me douter que tout cela finirait ainsi. Je...Que vais-je devenir."

"Une fois morte, plus de souci. Tu as au ciel ou en enfer. Et l'affaire est réglée."

"Merci pour ton soutien, Tania."

"Y a pas de quoi. Si jamais Kaba t'épargne, tu auras appris une leçon: on ne couche pas sans capote à moins d'être complètement conne! On nous l'a appris en classe, non?"

"Je... C'est facile à dire, Hein! Je voudrais t'y voir toi dans le feu de l'action, penser à une capote à ce moment là!"

"Sois pas bête Pupuce! Nous sommes de grande fille! Ne me dis pas qu'à 17 ans, tu es incapable de prononcer le mot CAPOTE! T'as eu honte de quoi???"

"De rien... Tu peux pas comprendre. Je pensais pourtant que tu étais ma frangine... Mais je constate que je n'ai plus personne sur qui compter."

"Ma go, le bac c'est là, à la fin de l'année. Nous n'avons plus que six mois à tenir. Ensuite, on s'envole pour l'Afrique du Sud, pour la liberté. Plus de Kaba ni de papa Jimmy pour nous emmerder. Et au lieu d'être patiente, tout ce que tu as trouver d'intéressant à faire, c'est d'aller écarter tes jambes sur le banc d'une salle de classe et laisser Peter éjaculer dans ton vagin!"

"Mais... je... je."

"Tu bégayais aussi comme ça quand il t'a proposé de le suivre dans cette salle de classe! Pupuce, nous avons fait le mur pour aller danser, tu comprends. Nous sommes allées là-bas pour DANSER. Pas pour coucher. Et surtout pas sans capote. Et surtout pas avec un imbécile, même trop mignon, qui couche avec toutes les fille qui lui tombent dans les bras."

"C'est mon mec, Tania."

"Et cela ne l'empêche pas de se taper d'autre fille. Je te signale qu'une fois la fête fini, il a atterri dans le lit de Roseline. Elle l'a raconté à tout le monde. C'est ça le type dont tu es amoureuse. Que dis? C'est ça le type dont tu es enceinte."

"Merci pour ton soutien!"

"Oh, tu ne me remercieras jamais assez. Bien, je te laisse. Il faut que j'aille à la morgue pour commander ton cercueil, ma belle. Car lorsque Kaba va te tomber dessus, il ne restera plus que des miettes de toi. Je les mettrai dans ce cercueil. Et t'inquiète, tu auras un bel enterrement. Salut, ma vieille.

"Tania!"

"Quoi, Tania? Il faut bien que j'aille réfléchir à une solution pour te sortir de là, non!"

"De quoi parles-tu?"

"Je ne sais pas, moi. Là, j'ai l'esprit un peu embrouillé. Mais la nuit porte conseil, dit-on. Alors, à demain Pupuce."

La nuit est tombée depuis longtemps au moment où j'abandonne Pupuce dans sa chambre. Elle a décidé d'y rester enfermée jusqu'au jugement dernier. C'est mieux pour elle car lorsque Kaba apprendra la nouvelle, l'Apocalypse aura lieu au même moment.

Qui est Kaba? C'est notre mère. En fait, en regardant un dessin animé il y a quelques année, le nom de la sorcière dans le film nous a marqué. Cette sorcière se nomme Karaba. Nous avons tout de suite pensé à celle qui nous a mise au monde. Mais pour ne pas qu'elle se sente insulté en apprenant l'affaire, nous avons coupé le nom et l'appelons simplement Kaba. Pourquoi? Parce qu'elle ressemble à une lionne toujours prête à bondir sur sa proie. Et parce que tout le monde dans la famille et dans le quartier l'a craint plus que tout. Donc, voilà, on l'appelle Kaba au lieu de Karaba. Bref, toute une histoire.

J'ai dis que c'est notre mère, oui. Mais elle ne m'a pas élevé. Je suis Tania. Ma sœur Pupuce et moi, somme jumelles. Nous sommes née en mi-mai, il y a 18 ans maintenant. À l'annonce de cette grossesse, Nzigou Etienne, notre géniteur, a pris la poudre d'escampette et est allé se terrer du côté de Mbigou, dans le sud du Gabon. C'est ainsi que notre mère, qui en réalité se prénomme Agnès, s'est retrouvée toute seule, sans travail, sans argent, avec une grossesse jumellaire de 5 mois.

Est alors arrivé dans sa vie, le sauveur, du nom de Malgloire Akendengue. Il a payé la layette et tous les frais médicaux pour le suivi de la grossesse. Et à notre naissance, il nous a officiellement reconnu à la mairie du 2nd arrondissement de Port-Gentil.

Je suis Tania Akendengue. Pupuce se nomme Marjorie Akendengue. Mais comme le sort s'acharnait encore, madame notre mère a abandonné, monsieur notre très cher père car il la violentait sérieusement, au point de lui casser le bras, après avoir prit une cuite, un samedi, au bar du coin. Son bras cassé et son œil au beurre noir, Kaba a quitter monsieur Magloire Akendengue et a cogné, à 3h du matin chez sa sœur Bernadette, avec une valise et deux bébé de 3 mois dans les bras. C'est là que ma vie devenait commencer. Pour le meilleur.

Quand 3 mois plus tard, Jimmy Mbeng est arrivé dans la vie de Kaba, elle lui a fait chanté la sérénade un an durant. Elle ne voulait surtout pas revivre les même histoire qu'avant. Alors, elle a fait trainer l'affaire en longueur avant de lui dire oui. Nous avions 1 an et demi Pupuce et moi, quand la famille Mbeng est descendu de l'estuaire pour venir enlevée notre mère à sa vie de célibat. Elle s'est mariée à la coutume, à la mairie et à l'église. Depuis, elle fréquente assidument la Cathédrale St Louis. Et est très strict dans sa vie au quotidien et dans sa manière de nous élever.

Et moi alors?

Avant que le mariage de Kaba ne soit célébrer, mam tante Bernadette, qui en fait s'occupait de nous plus que ne le faisait Kaba, s'est mise à genoux devant sa sœur. Une nuit durant, elle l'a suppliée de lui laisser un enfant. Kaba n'a pas jouer la difficile: elle a dit oui. Elle m'a alors donnée à sa sœur, qui malheureusement était stérile. C'est ainsi que la tante Bernadette, est devenue ma man à moi; et Kaba est restée celle de Pupuce.

Et je ne m'en porte pas plus mal; car lorsque Kaba rugit, pupuce atterri toujours dans la maison de Bernadette.

Donc pour moi, maman c'est Bernadette. Et Papa, c'est le cher monsieur Akendengue, qui malgré toute la boisson qu'il ingère chaque jour, joue son rôle de paternel. Il paie notre scolarité et il nous donne chaque mois 35mille francs d'argent de poche, pour que nous puissions payer le taxi pour se rendre au lycée.

Ma sœur et moi sommes en classe de terminale au lycée Raponda Walker. La scolarité lui coute plutôt cher, mais comme nous sommes ses uniques enfants, il fait de son mieux. Monsieur notre papa est magasinier dans une compagnie pétrolière. Il est célibataire, par la force des chose: monsieur cogne dur sur les femmes lorsqu'il est ivre. Qui peut supporter un tel homme!

Un jour, quand nous avions 10 ans, nous étions passées lui dire bonjour. Ses parents étaient là dans la cour. Il y avait réunion de famille parce que trop c'était trop, aux dires de nos tantes paternelles. Il fallait trouver une solution à la situation de Magloire Akendengue. Beaucoup d'idées ont fusé. Et quelqu'un a décidé qu'il devait se faire initié au rite OKUYI. Yo!

Pupuce et moi nous avons ri; pourtant nous n'avions que 10 ans! Lui, se faire initier??? nous pensions déjà, avec notre espièglerie, que se serait Okouyi qui aurait peur de notre père et qui s'enfuirait en le voyant.

Cela n'a pas raté. Les provisions ont été acheté, le passage pour Lambaréné, payé. Le vendredi matin au port d'embarquement, la famille à attendu notre père en vain. Il avait été hospitalisé la veille à l'hopital Paul Igamba. Quelqu'un l'avait ramassé en route, en état d'ébriété avancé.

C'est notre père. Nous demandons tous les jours à Kaba de prier pour que Dieu jeté un regard compatissant sur lui et le remette sur de bons rails. Mais Kaba, n'en a plus rien à foutre de notre paternel et elle nous répond immanquablement: ce soulard, même en enfer, il n'en voudrait pas car il est capable d'éteindre les flamme par son haleine avinée.

Yo!

Que dire après ça!?

Chapitre 2 Chapitre 02

2-

Je vis avec ma mère au château d'eau, juste en face de l'église St Paul. Ma mère est instructrice dans une école primaire privée. Elle a élevé deux enfants: mon frère Julien et moi. Julien est l'enfant laissé par Berthe, la sœur cadette de maman. Il avait 4 ans quand sa mère est morte. Il en a 14 aujourd'hui. Nous sommes très proche lui et moi. Pour rien au monde je n'aurais quitter ma mère pour retourner vivre avec Kaba. Cela même si quand j'ai eu 12 ans, les gens de la famille éloignée, ont voulu mettre leurs bouches dans nos histoire. Ils pensaient foutre le désordre entre nous et créer la discorde en me racontant tout: ma venue au monde, comment Kaba m'avait abandonnée à sa sœur et patati et patata. Ils s'attendaient à ce que je me révolte et devienne impolie envers ma mère. Mais ça n'a pas été le cas. Je savais que même si je n'étais pas sortie de son ventre, cette femme m'aimait plus que tout. C'est elle ma mère, peu importe ce que disent les gène.

Ma relation avec Kaba? Elle est celle d'une fille envers sa tante. Je l'aime bien quand elle est dans ses bons jours; je la fuis quand elle pète les plombs.

Cette femme est dingue. Quand elle se fâche, tout le quartier peut bruler. Et vous voulez que moi Tania, je dise que c'est ma mère! Autant me casser une jambe.

Chaque fois que je vais passer la journée chez elle, et cela depuis que je suis petite, elle me rappelle systématiquement que je dois rentrer chez moi. Bref...

Kaba et son époux, que nous appelons papa Jimmy, vivent dans la Cité Rose. Il travaille à la maintenance chez Total Gabon. Une fois mariés, ils ont aligné 7 gosses. Ne me demandez pas comment ils s'y sont pris. La dernière, Angelline, a tout juste 3 ans. Elle est belle comme un ange. Elle est venue clore le ballet des visites à la maternité. Les autres, six garçons. Heureusement pour Kaba, ils sont brillant à l'école. C'est ainsi que le premier, Eric, a eu le bac à 16 ans, un an avant nous ses grandes sœurs. Monsieur est en Afrique du Sud en ce moment. Il nous envoie des Whatsapp pour nous raconter sa vie. Tout pour nous rendre dingues et nous donner la volonté de bien faire et de se casser enfin de Port-Gentil.

Avec les moyens de ma mère, qui est célibataire je ne sais pas où je vais atterrir. Mais je prie Dieu pour aller à l'étranger. Comme ça, je ne vais pas rester derrière alors que les autres auront des choses à raconter tant ils auront visité le monde. Je travaille mon père depuis la 3ème. Il sait que je ne vais pas le lâcher. Je veux aller à l'étranger. Au Ghana ou en Afrique du Sud. Et comme il est encore en vie et qu'il ne boit pas complètement son salaire en fin de mois, il va contribuer à ma réussite. Je ne suis pas Tania si je n'arrive pas à Pretoria.

Le plan c'est que Pupuce et moi nous prenions le même avion à la fin de l'année. Mais là... cette fille est même comment!? De nous deux, elle est la plus sage. Moi, la plus folle. Kaba se réjouit depuis des années du fait que j'ai atterri dans les bras de sa sœur Bernadette. Elle m'aurait, selon ses dire, casser les deux jambes depuis bien longtemps, si j'habitais chez elle. Elle ne se prive pas pour m'insulter de long en large chaque fois qu'elle me rencontre en route, bras dessus bras dessous avec mon mec, Miro. C'est un beau métis de chez métis. Avec des fossettes et des cheveux frisés. Il ressemble à cet acteur qui joue dans la série Les experts. Il va au lycée français. Son père, italien, est le directeur d'une société de la place. Sa mère est congolaise; ne me demandez pas où nous nous sommes rencontrés, car je serais obligée de vous raconter mes coups fourrés.

Bref...je vais en boîte de nuit depuis que j'ai 14 ans. C'est comme ça! Ma mère n'en sais rien. Je fais le mur, une fois par mois depuis que j'ai 14 ans. J'aime la musique.

Depuis que je suis toute petite, j'ai cet instinct de danseuse. Je me rappelle que lorsque nous étions encore à l'école primaire et qu'il y avait des fêtes à la maison (retraits de deuils, anniversaire...), ma mère s'écriait toujours: mais de qui tient-elle le don de la danse?

C'était toujours moi la reine sur la piste. Les tontons tournaient autour de moi et m'encourageaient en me mettant des billet de 500 cfa sur le visage. Autant dire que j'en ai gagné des compétitions de danse quand j'allais en vacances au village chez la grand-mère Ziza.

Donc, c'est ainsi qu'il y a deux ans, en arrivant en boite de nuit, je me fait alpaguer par ce type aux yeux vert, beau comme un dieu grecque. Qui allait laisser l'affaire! Malgré mes 16 ans, j'ai dit au type: à partir d'aujourd'hui, c'est ton pied mon pied. Je lui colle aux basques comme un chewgum. Lui et moi c'est pour la vie. Et je ne blague pas. Je claque la fille qui ose s'approcher de lui. Chacun son chacun.

Je ne sais pas comment on fera une fois que j'aurai le bac, mais pour l'instant, nous sommes bien ensemble. Et j'ai mis ma mère Bernadette dans la confidence. Et elle m'a simplement répondu: "n'oublie pas les capotes; il serait bête que tu tombes enceinte maintenait!"

Et il fallait que cette zozote que j'ai comme sœur, aille se vautrer avec son imbécile de Peter! Et mademoiselle a oublié la capote. Comment Est-ce possible d'être aussi....huuuuuuummmm! Je suis tellement énervée que j'ai envie de hurler.

C'était la première fois, la toute première fois que j'emmenais ma sœur dans mes coups fourrés. Elle voulait danser dans les bras du fameux Peter. Je l'ai invité à venir passer le weekend à la maison. Sitôt que madame Bernadette, ma mère, s'est endormie, nous avons pris la poudre d'escampette. J'ai répété les règles d'or à ma sœur:

1- On flirt, uniquement.

2- On ne couche pas.

3- Si jamais il insiste, on dit qu'on a nos règles.

4- S'il insiste plus, on lance des appels de phare à sa copine ou à sa grande sœur.

5- s'il insiste malgré tout, on le plaque su la piste de danse.

Qu'est ce qu'elle n'a pas compris dans tout le vocabulaire que je me suis évertuée à lui sortir??? elle a réussi à se préserver jusque là. Madame est la première de la classe. Elle a toujours marché droit. Même les petits trucs que je fais en cachette, elle a toujours eu peur d'essayer. Et là...elle décide de perdre sa virginité dans une salle de classe!

Je suis effondrée. Je sais que quand Kaba apprendra l'affaire, elle viendra me couper le cou. Elle me l'a déjà dit: "Tu essaies d'entrainer ma fille dans tes conneries et tu ne me reconnaitras pas, car toi et moi nous allons porter des shorts et nous battre là, dans cette cour." la cour de sa belle maison de la cité rose! C'est vous dire combien de personnes assisteront au spectacle.

En fait, j'ai dit à Pupuce que je vais commander son cercueil, mais c'est un cercueil xxl qu'il faut, car Kaba va nous enterrer toutes les deux.

Qui va dormir cette nuit! Après une telle nouvelle, même si j'avale toute une bouteille de black Jack, l'affaire va rester là, pendue en plein sur mon visage. Comment ma sœur a pu être aussi bête? Une fille aussi brillante! Avec tous les gars de son niveau qui sont là à lui tourner autour, elle préfère aller sortir avec ce cancre de Peter qui repasse le bac pour la 4ème fois? Il a la côte au lycée. Les filles lui tombent dans les bras. Il n'a pas besoin de faire d'effort. Le gars est beau, tellement beau, que... pardon, je ne l'ai même pas regarder! Un rigolo complet. Monsieur pense que parce qu'il est le meilleur basketteur de la ville, il a le droit de faire tomber les petites comme il veut. Il va avoir 20 ans, et tout ce qui l'intéresse c'est de battre le recors de filles passées dans son lit. Et c'est d'un type comme ça que ma sœur est tombée amoureuse! Comme quoi, LES CONTRAIRES S'ATTIRENT VRAIMENT!

Je suis dépassée.

Comment va t-on se sortir de ce guêpier?

Chapitre 3 Chapitre 03

3-

Je tourne en rond dans ma chambre. Mon frère Julien dort déjà. Je me glisse dans sa chambre et m'assois sur son lit. Je le réveille.

"eh, capitaine, j'ai besoin de te parler."

"Je dors, repasse demain matin.

"Please, fais pas le beau! Le moment est mal choisi."

"Quoi encore. S'il te plait, j'ai pas envie d'entendre tes bêtises au sujet de ton gars, pardon."

"C'est plus grave que ça. C'est une question de mort ou de mort."

"En fait, c'est déjà mort, et tu espères qu'un parole de moi ramènera la situation à la vie, n'est ce pas."

"Tu comprends toujours tout, frangin. C'est pour ça que je t'aime."

"Eh Tania, je te signale que je n'ai que 14 ans. Je ne sais encore rien sur la vie."

"A d'autre, capitaine. Ecoute moi au moins."

"Fais court, s'il te plait. Le sommeil t'attends."

"Voilà, la frangine est enceinte."

"Qui toi! Oh, c'est pas grave! Le boss de ton gars est DG. Il s'occupera de tout. Alors, laisse-moi dormir."

"Mais, non, patate! Il s'agit pas de mi. C'est pupuce."

"Oh, oh, oh, oh! Laisse-moi d'abord faire mes prières. Avant de te répondre. Agnambiè*, c'est vrai ce que tu dis là?"

"Est ce que j'ai le visage de quelqu'un qui cherche à blaguer! L'heure est grave."

"Attend frangine, je vais compter ce qu'il y a dans ma tirelire et je cours de ce pas à CASEPGA acheter un cercueil. Pupuce et toi, considérez que vous êtes mortes. Quand Kaba va apprendre sa, soit elle vous pends, soi elle vous égorge. Dans les deux cas, vous aurez besoin d'un cercueil. Et comme vous êtes jumelles, autant nous faire faire des économies, un seul cercueil, et une photo, vous vous ressemblez tellement!"

"Merci pour ton soutien".

"De rien, frangine. D'habitude j'ai de bonnes idées pour résoudre les problèmes. Mais dans cette histoire, je ne mettrai pas mon nez que je sais que ça finira par un carnage. Mais vraiment, Pupuce n'a pas peur du feu!"

"Je me suis fait la même réflexion."

"mais qu'est ce qui ne va pas? La bêtise qu'on attend de toi, c'est elle qui l'a fait!"

"merci pour le compliment! Je sais que je suis boucanière, mais de là à attendre le pire venant de moi, il y a un fossé."

"Non, ma vieille joue pas avec moi. On se connait. Donc comme ça, tu as entrainé la frangine dans tes chemins de traverses et tu l'as perdue en route."

"comment sais-tu que c'est moi qui l'ai entrainée."

"Tu m'a raconté la soirée, Tania. Tu m'as dit que vous vous êtes perdue de vue. C'est faut!"

"Oh, pardon, ne remues pas le couteau dans la plaie. Je me demande comment cela a pu arrivé."

"Toi aussi, quand tu emmenés la frangine comme ça, explique lui le bizz. Toutes les capotes que maman t'achète là, tu aurait pu lui en refiler une."

"S'il te plait julien, j'ai déjà mal au cœur, comme ça. N'enfonce pas plus le couteau."

"Bon, bon. Le seul truc que je vois là, c'est dormir cette nuit. Repose ta tête. Et demain, il faut qu'on en parle à maman. Il n'y a qu'elle qui pourra trouver une solution. Mais s'il te plait, surtout n'essayez pas d'arranger ça toutes les deux. S'il te plait."

"Pourquoi dis-tu ça?"

"Je le dis parce que je connais ces tours de passe-passe que les filles utilisent maintenant pour enlever les grossesses. N'y pensez même pas! Si jamais vous le faites, je ne vous parle plus."

"Ok, ok. Je n'y avais même pas pensé. D'accord. Je vais dormir."

"Au fait, quand a t-elle su qu'elle est enceinte?"

"Cet après-midi. C'est moi qui ai acheté les deux tests de grossesse qu'elle a fait."

"Oh! C'est bête. Vous avez le bac à la fin de l'année. Qu'est ce qui lui est passé par la tête?"

"Je me suis posée la même question et je n'ai pas de réponse."

"Ah, les novices, c'est comme ça. A force de rester enfermée dans la maison de Kaba, elle a gouté à la liberté une fois et voilà!"

"Merci d'enfoncer le clou."

"Non, frangine, excuse moi. C'est que je tombe des nues."

"Et moi donc."

Qui va dormir cette nuit!

Qui m'a dit d'emmener Pupuce à cette fête?

S'habitude elle vient dormir à la maison. Quand j'escalade la fenêtre de ma chambre pour aller dans mes choses, mademoiselle reste sagement dormir tellement elle a peur du coup de poing de Kaba. Et cette nuit là, je lui ai dit qu'elle devait cesser d'avoir peur. Et voilà...la peur et partie et le bébé est rentré.

Qui peut dormir cette nuit.

Je vois déjà les grosses fesses de Kaba sur mon petit corps.

Mamaooooo! Qui m'a dit d'emmener la fille de l'autre à cette fête.

C'était beau.

Le préau avait été décoré.

La musique était percutante.

Le vent venait nous chatouiller les pores alors qu'on se trémoussait sur la piste.

Fallait me voir! Qui pouvait m'attraper.

Qui peut m'attrappez quand P-square dose à fond dans la sono et que les lumière là, encense la piste.

Je n'avais plus le temps de personne.

La musique me fait cet effet.

Et même mon cavalier, le mec le plus beau de Port-Gentil, avait du mal à suivre mon rythme.

Et j'étais tellement lancé que je ne me suis pas rendu compte que ma teubée de sœur suivait cet ANIMAL de PETER NKOUENDI dans une salle de classe.

Vraiment... J'ai mal à la tête.

Pas la peine de prendre efferalgan, ça ne passera pas.

Il faut que j'appelle ma grande copine Jileska Ngome, pour qu'elle me trouve deux trois solutions pour me remettre les idée en place.

"frangine, c'est quoi ce dérangement à 23 h. Y en a qui pionce"

"Arrête ton char et réveille toi."

"Allez, dis-moi tout. Qu'est ce que le beau Miro t'a encore dit."

"Là, il ne s'agit pas de Miro. En fait, j'ai juste besoin que tu me remontes le moral en me racontant des connerie."

"Oh, là! Il est 23h. A moins que tu n'aies envie de te suicider, tu n'as pas le droit de me déranger à cette heure."

"Vas mourir."

"Je t'aimmmme oh.."

Jileska a au moins le mérite de me faire rire à chaque fois.

Je décide de passer en mode whatsapp avec mon chéri, mon Miro.

"Hey, baby!"

"Oui, ma belle. Tu dors pas."

"non, besoin de tes baisers."

"Oh, gourmande"

"Je t'aime."

"Dix fois plus."

"Bonne nuit."

"A demain. Je t'embrasse fort mon ange."

Et là, le sommeil m'emporte.

Nous sommes en 2015 et la barbarie existe encore.

Je me suis levée ce matin avec la pêche.

Je me suis dit, pas la peine de tergiverser.

Je me suis directement rendue dans la chambre de Bernadette.

Elle faisait son lit comme tous les dimanche à sept heures.

Assise là, je l'ai regardée longuement avent de lui dire:

"il faut qu'on parle, maman."

"Qu'est ce qu'il y a?, m'a t-elle répondu paniquée.

"Euh...Je..."

"Parle! Je t'écoute."

"promet-moi d'abord que tu ne va pas te fâchée."

"C'est promis. Maintenant, parle."

"Voilà, euh..."

"Tania Akendengue, je t'écoute.

"Je...bon, voilà...il y que Pupuce...euh..."

"Oui."

"Elle est enceinte, maman."

"Ce n'est pas vrai! Pupuce. Tu dois te tromper de personne. Ne serait-ce pas toi, par hasard."

"Merci pour la confiance, eh!"

"Arrête ton char et raconte."

"Elle est enceinte. Voilà."

"comment ça, voilà! C'est ce que tu diras à ta tante quand elle demandera des explications?"

"Mais pourquoi me demandera t-elle des explications, maman? Qu'est ce que j'ai à voir dans tout ça."

"Oh, arrête espèce de poltronne. Ta sœur ne peut pas en arriver à cette extrémité sans ton aide. C'est toi la filoute dans l'affaire."

"Maman, je te promets que ..."

"N'en rajoute pas. Si cette fille en arrive là, c'est que toi tu n'étais pas très loin. C'est surement toi qui tenait la lampe torche pendant qu'elle faisait ses bêtises! Je vous connais."

"Bien, étant donné que tu m'as déjà crucifiée, on fait comment pour se sortir de là."

"Et bien, il va falloir avancer avec intelligence. Je connais ma sœur, elle sortira son couteau pour vous vous égorger comme des porcs, une fois qu'elle saura la nouvelle. Il faut que je réfléchisse."

Là, elle s'est arrêtée de parler. Elle a fait les cent pas dans la chambre, dix longue minutes. Puis:

"Je vais à l'église. Toi, tu ne bouges pas d'ici. Appelle ta sœur, qu'elle vienne ici cet après-midi. Je veux discuter avec elle. Mais s'il vous plait, enlevez-vous déjà de la tête toutes idées d'avortement. Je ne mange pas de ce pain."

"Ok, la vieille. On y a même pas pensé."

"Ok. Dieu n'a mis aucun enfant dans mon ventre; alors jamais je n'aiderai quiconque à en tuer un."

"Ok, la vieille. Peace!"

"Peace, toi même. Sors de ma chambre et va faire le ménage."

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