Après avoir fait le marché, Jennifer s'apprête à faire la cuisine, c'est en ce moment que sa grand mère Mémé vient s'asseoir près d'elle.
Elle l'observe puis lâche un soupir.
Jennifer : Mémé, qu'y a t'il ? Es tu souffrante ?, ( dit elle en se rapprochant d'elle l'air inquiète ).
Mémé : Je dois te parler de ton père.
Jennifer se lève et se rend à la fenêtre de la cuisine, elle a les sourcils froncés.
Jennifer : Je ne veux rien savoir sur lui mémé.
Mémé : Prends au moins la peine de m'écouter avant de dire quoi que ce soit ; ( dit sa grand mère avec un ton rassurant ).
Elle se tourne résolument vers sa grand mère.
Jennifer : Cet homme là, il n'est pas mon père. Il a toujours fait passer son travail avant ma mère et moi, il nous a abandonné. J'ai passé quartoze années sans lui, je lui ai écrit des tonnes de lettreses mais il n'a jamais pris la peine de me répondre. Quand ma mère a rendu l'âme, s'est il déplacé pour venir me voir ?
Mémé : Je te comprends Jenny, il reste malgré tout ton père. Son sang coule dans tes veines, ne l'oublie surtout pas. Tu portes quand même son nom de famille...
Jenny : Alors je changerai de nom de famille ; (lance t'elle à sa grand mère ).
Mémé : Il y'a des vérités que tu ignores. J'ai promis à ta mère de renouer les liens entre ton père et toi. Ton père t'a écrit une lettre, il demande à te voir.
Jennifer : Hors de question !
Sa grand-mère s'approche d'elle, lui prend les mains et lui sourit.
Mémé : Tu dois aller le voir ! C'est un souhait de ta mère, si tu veux qu'elle soit heureuse de là où elle est, fais le !
Jennifer : Mais et toi, grand-mère ? Qui s'occupera de toi ? Et mon travail ? Et mes amies ? Ma vie d'ici ? Mon petit ami Victor ?
Mémé : Tu n'es pas obligée de rester dans ce pays pour toujours, tu reviendras quand tu le voudras. Tiens ! ; ( elle lui tend une lettre ) ; c'est une lettre de ton père, lis la !
Elle sort et laisse sa petite fille bouleversée. Jennifer va se poser sur le banc de la cuisine, elle hésite puis se décide de la lire.
" Ma petite fille chérie, ma Jennifer ! Je sais que tu m'en veux au plus profond de toi mais tu sais, rien de tout ce que tu crois est vrai. Si je t'écris cette lettre c'est pour te demander de venir vivre avec moi ou du moins passer quelques semaines avec moi et je te raconterai toute la vérité. Je te laisse mon adresse et mon numéro de téléphone, tu pourras ainsi me joindre à tout moment, aussi quand tu te décideras à venir me voir.Je te quitte sur ces lignes ma fille bien aimée en espérant te voir prochainement.
Signé ton père chéri ! "
Elle plie la lettre, se met à pleurer silencieusement.
*********** EN COLOMBIE *******************
Mauricio Perez est un chef de la police anti narco. Il est réputé pour son amour et son dévouement pour son travail, il a plusieurs fois été primé pour cela. Mauricio est le père biologique de Jennifer, bien évidemment il a une
famille composée de sa femme et de ses deux enfants, Sandra âgée de six ans et demi et son aîné Alexandre âgé de treize ans. Sa femme Marcela est connue pour son rôle d'épouse parfaite.
Mauricio est le premier et le plus grand ennemi des trafiquants de drogue car pour eux, le père de Jennifer les empêche de faire leurs travaux, il prend du plaisir à les traquer mais aussi à mettre des bâtons dans leurs roues.
Il rentre du travail, sa fille Sandra va lui ouvrir la porte en souriant, il le prend dans ses bras.
Sandra : Bonne arrivée papa !
Mauricio : Merci ma princesse ! Où est ta mère ?
Sandra : Dans la chambre.
Il la dépose et rejoint sa femme. Marcela fouille dans un carton à dossier lorsqu'elle entend la porte de la chambre s'ouvrir, elle se précipite à ranger le carton .
Mauricio : Que fais tu Marcela ?
Marcela : Rien du tout ! Bonne arrivée chéri !
Elle va à sa rencontre, elle l'aide à se déshabiller.
Marcela : Alors, comment a été ta journée ?
Mauricio ( en se jetant sur le lit ) : L'opération s'est mal passée, Camilo Rodriguez s'en est tiré une fois de plus, j'étais à deux doigts de le saisir
mais il m'a échappé des mains. C'est comme ci ....
Marcela : Comme s'ils étaient au courant de votre opération ?
Mauricio : Oui... J'ai l'impression qu'il est au courant de tous nos faits et gestes.
Marcela : Et s'il se trouve que ce phénomène n'est pas du simple hasard mais que vous avez un traitre dans votre équipe. Une personne qui lui siffle tous vos mots et gestes, tu ne pense pas ?
Mauricio : Non ce n'est pas possible, mes coéquipiers sont fiables et honnêtes. Je ne penses pas qu'il y'a une personne qui serait capable de nous vendre.
Marcela : Penses y ! Ne fais pas trop confiance aux autres !
Mauricio : J'ai écrit une lettre à Jennyfer.
Marcela en attendant cela, rétrécit son visage.
Mauricio : Je lui ai demandé de venir vivre avec nous mais j'ignore si elle le fera. Je m'imagine son visage, sa taille. J'aimerai repartir à zéro avec elle, renouer des liens avec ma fille.
Marcela : Vas prendre une douche, nous t'attendons pour dîner.
Elle s'en va sans lui dire un mot sur ce qu'il dit.
Camilo Rodriguez c'est le chef de cartel le plus connu du pays, il est sanguinaire, autoritaire mais aussi arrogant. Il n'a que vingt huit ans mais il fait peur à ses ennemis. Leur cartel se trouve dans la ville de Medellin, impossible de savoir où se cachent ils.
Ils sont entrain de célébrer le fait qu'ils aient pu planquer Mauricio et son équipe aujourd'hui à Bogota, la capitale de Colombie.
Carlos ( en ricanant ) : Mauricio et son équipe n'ont que des têtes de lard, comment peuvent-ils courir derrière une personne qu'ils ignorent.
Jessica : Tu t'es bien foutu d'eux. En vrai, ils ne connaissent même pas qui est le vrai Camilo Rodriguez mais ils ont des tas de dossiers sur lui, j'imagine leurs têtes quand ils se rendront compte que pendant tout ce temps, ils ont été bernés.
Le téléphone de Carlos sonne, il le prend. Les autres continuent de ricaner en buvant de l'alcool.
Carlos : Cállate, él es el jeffe ! ( Taisez vous ! C'est le boss ).
Les autres cessent de faire du bruit, Carlos va de l'autre côté pour répondre à l'appel. Jessica a l'air curieuse, il ne fait qu'observer Carlos qui parle avec Camilo Rodriguez.
Carlos : Hola sanguinario ! ( Salut le sanguinaire)
Camillo Rodriguez : Todo paso bien ? ( Tout s'est bien passé ? )
Carlos : Sí pudimos recuperar los bienes, así que me hice passe por tu como de costumbre . ( Oui nous avons pu récupérer la marchandise, aussi je me suis fait passé pour toi comme d'habitude ).
Camilo Rodriguez : Gracios por tu lealtad, la réunión ha terminatod, pero tengo que arreglar algo antes de irme a casa. ( Merci pour ta loyauté, la réunion est finie mais je dois régler un truc avant de rentrer ).
Il raccroche, Carlos se retourne et aperçoit Jessica qui se tient derrière elle. Elle lui tend une bouteille de bière et il l'a récupère.
Carlos : Merci Jessica.
Jessica : Alors, la réunion est terminée ? Quand est ce qu'il rentre ?
Carlos : peut être ce soir, peut être demain. Il ne m'a rien dit la dessus, tu sais très bien que Rodriguez est un homme imprévisible et méfiant, il n'a confiance en personne même pas à nous.
Jessica : Ouf ! Je le sais, je me demande quand est ce que cela changera, à quel moment il sera . . .
Carlos l'interrompt.
Carlos : Je sais que tu es amoureuse du patron, mais si j'ai un conseil à te donner c'est de changer de cible, Rodriguez n'a pas de coeur pour aimer, les seules personnes en qui il tient c'est sa nourrice et sa petite sœur, oublie le
ou cet amour te consummeras.
Il s'en va rejoindre les autres et la laisse toute seule.
***************** En Afrique ****************
Jennifer retrouvés ses deux meilleures amies, elle les fait part de son angoisse.
Grâce : Mais c'est génial, si j'étais à ta place je n'hésiterai pas une seule seconde à faire ce voyage. Aller en Colombie, rencontrer mon père que j'ai perdu de vue pendant quartoze longues années, devrait être un souhait pour toi. Voilà que l'opportunité se présente à toi, qu'est ce que tu attends pour la saisir ?
Jennifer : Mais qui prendra soin de ma mémé ?
Grâce : Ah mais nous sommes là, nous te promettons de prendre soin d'elle, en plus il y'a tes oncles qui passent la voir de temps en temps. Elle n'est pas toute seule, n'ai je pas raison Yasmine ?
Yasmine : Écoute Jenny, grâce a parfaitement raison. Tu n'as pas besoin de rester là-bas pour toujours.
Jennifer : Victor, il ne sera jamais d'accord pour ce voyage.
Grâce roule des yeux en entendant son amie parler de son copain.
Grâce : Qui est Victor ? Oublie moi ce grincheux qui refuse de travailler de ses dix doigts là. Qu'est ce que tu lui trouve ?
Yasmine : En plus d'être moche, il est féneant. Victor, c'est le dernier des paresseux et des salopards.
Jennifer : Oh là, c'est bon hein. Vous parlez de mon copain, je vous rappelle ! C'est bon, je vais contacter mon père ce soir même et si possible demain ou après demain je prendrai le vol et au plus tard quinze jours je reviendrai.
Yasmine : Sage décision !
Jennifer décide de passer voir son petit ami Victor et de lui parler de son voyage, elle le surprend dans la chambre en pleins ébats sexuels avec une fille, elle essaie de se retenir et de faire comme si de rien n'est mais elle ne peut s'empêcher de faire du bruit.
Victor se lève rapidement, il enfile son pantalon, Jennifer se dépêche de sortir de là, son petit ami s'empresse de la rattraper.
Victor : Écoute, ce n'est pas ce que tu crois. C'est... c'est un malentendu...
Jennifer : Ah vraiment ? Me prends tu pour une idiote ? T'étais entrain de prendre du plaisir avec une fille et tu me dis que c'est un malentendu ?
Victor : Je te jure que c'est pas ce que tu penses... Je ne sais pas ce qui m'est arrivé... C'est le diable tout ça chérie. S'il te plait, crois moi !
Jennifer ( en se lamentant ) : Comment est ce que tu as pu me faire ça ? J'ai... Je... Tu me dégoûte.
Elle se débarrasse de la bague qu'il lui avait offerte, elle l'a lui jette en pleine figure.
Jennifer : Tu t'es servi de moi, je ne veux plus de tes explications. Je ne veux plus te voir, c'est terminé entre nous.
Elle se sauve en laissant son copain dévasté derrière elle.
Elle rentre chez elle et se met à pleurer de toutes ses forces.
**************** En COLOMBIE*****************
Mauricio et sa petite famille sont à table, il reçoit un appel. Aussitôt il décroche, la personne met du temps avant de dire un mot. C'est la voix d'une jeune fille, il comprend toute de suite que c'est sa fille Jennifer. Il laisse
un sourire et une perle de larme.
Sa femme, morte de curiosité lui prête son oreille.
Mauricio : Jennifer, ma fille.
Jennifer ( au répondeur ) : J'ai lu ta lettre et j'ai décidé de passer te voir.
Mauricio : Je suis ravi de l'entendre, je t'enverrai un billet d'avion et tout ce qui reste. As tu décidé du jour ?
Jennifer : Après demain, si Dieu le veut ! Je te laisse !
Mauricio siffle de joie.
Marcela : Jennifer viendra t'elle vivre avec nous ?
Mauricio : Oui... Enfin je crois ! Tu n'imagines pas à quel point je suis très content.
Marcela : Uhm j'imagine bien ! Je vais me coucher, à demain !
Elle se lève et les laisse à table.
Sandra : Papa, qui est cette Jennifer ?
Mauricio : Sandra, c'est votre grande sœur. Elle viendra vous rendre visite après demain.
Sandra : J'ai hâte de la voir, j'espère qu'elle sera gentille avec nous.
Sofia, la nourrice de Camillo Rodriguez habite dans la même villa que les autres mais elles et Laura la petite sœur de ce mafieux âgée de seize ans sont en lieu sûr de la villa. Sofia est entrain de faire la cuisine, Jessica la rejoint.
Jessica : Ouhmmm mais que ça sent bon ! Que prépares tu ?
Sofia : De la bandeja paisa, le plat préféré de mon Rodriguez.
Jessica : Il t'a appelé ?
Sofia : Oui, il rentre ce soir. Je dirai qu'il est en route. Et toi, que fais tu là ? Vous n'avez pas l'habitude de passer ici.
Jessica : T'as raison Sofia, j'etais juste de passage. Je te laisse.
Elle s'en va en souriant. Elle va prendre une douche, elle porte une robe rouge extravagante car c'est la couleur préférée de Camillo Rodriguez, elle se fait belle. Pendant qu'elle se mire dans le miroir, le patron du cartel fait son entrée. Il descend de la voiture, un bel homme. Il porte des verres noires, le visage serein. Jessica l'aperçoit par la fenêtre, elle s'en presse de descendre.
Rodriguez rentre, le salon est vide, il monte dans sa chambre, Jessica le rejoint.
Jessica : Bonne arrivée !
Rodriguez : Gracias, ¿ dónde están los demás ? ( Merci, où sont les autres ? ).
Jessica : Tu peux parler le français ? Il n'y a personne de suspecte ici.
Rodriguez : Je ne parle pas l'espagnol pour cette raison, je suis née avec cette langue.
Jessica : Alors tu me trouves comment ?
Rodriguez : te encuentro colo siempre ( Je trouve comme d'habitude ).
Jessica serre sa mine, il sourit nerveusement et s'approche d'elle.
Rodriguez : Je suis fatigué, je ne vois pas bien.
Jessica : Une partie de jambes en l'air, ça te dit ?
Rodriguez : Si pero contigo no, ya te lo dije, eres un amigo para mi. iY los amigos no se follan entre elles. ( Oui mais pas avec toi, je te l'ai déjà dit, tu es une amie pour moi et les amis ne se baisent pas ).
Jessica : Tu es juste capricieux el sanguinario.
Rodriguez avait fini de prendre un bon bain, il va déguster son plat et profiter d'un bon moment avec sa nourrice. C'est le moment de parler des choses sérieuses, tout le monde est là. Carlos,
Jessica, deux autres filles et d'autres garçons sont là.
Carlos : Le député nous a joué un sale tour, il a brûlé une de nos cargaisons.
Il les montre une vidéo ou le fameux député ordonne à un de ses hommes de mains de mettre le feu à la marchandise, après ça il laisse une note " Es tu regalo adelantado de cumpleanos, espero que te guste ! "
Camilo Rodriguez contracte ses mâchoires, il est fou de rage.
Rodriguez : Il va me le payer ce fils de pute.
Jessica : Je peux me charger de lui !
Rodriguez : Nonnn, ça sera trop facile. Refais une vidéo pour lui et charge toi de lui faire savoir que le sanguinaire frappera où ça lui fera mal.
************* En Afrique*************
Jennifer est couchée sur son lit, elle pleure en tenant une photo de sa défunte mère et la lettre de son père. Elle repense à la trahison de son
copain. Sa grand-mère rentre et s'asseoit près d'elle, elle se jette dans ses bras en pleurant.
Jennifer : Mémé, je suis perdue. Pourquoi ça n'arrive qu'à moi ? J'ai tellement de questions sans réponses.
Grand-mère : Seul ton père a les réponses.
Jennifer : Je n'a aucune connaissance là-bas, leur langue aussi, je ne la parle pas.
Grand mère : Tu exagères, quand ta mère était toujours en vie, tu parlais très bien cette langue, je sais que tu la comprends toujours mais seulement qu'il n'y a personne ici avec qui tu la parleras.
Jennifer : Et leur nourriture ? Vais je perdre ou prendre du poids ?
Elles se mettent à rigoler toutes les deux.
Jennifer : J'ai très peur d'aller en Colombie, surtout avec leurs histoires de cartels, drogue et autres. J'ai pas envie de me retrouver dans les mains de ces gens là.
Grand-mère : Eh bah si tu te retrouves parmi eux, je sais que tu t'en sortiras. Tu est intelligente et dotée d'une beauté à jalouser, tu sauras les charmer ; ( dit elle pour rigoler ).
Jennifer : Penses tu que ces gens là tienne comptent de la beauté ou quoique ce soit, général dans les films ils sont sans pitié et n'ont pas de place pour l'amour.
Grand-mère : Ha ça c'est dans les films et puis, ne dit on pas que chaque règle a une exception. Que Dieu te protège ma princesse, rien de malheureux ne t'arrivera là-bas, je veillerai pour ça. Ne t'en fais pas !
Elle se jette dans les bras de sa grand-mère.
Jennifer : Tu vas me manquer mais la bonne nouvelle c'est que je reviendrai le plus tôt possible pour m'occuper de toi.
Grand-mère : Tu comptes pas te marier ?
Jennifer : Non... L'amour et le mariage ne sont plus dans mes projets, après ce que je viens de voir de mes propres yeux aujourd'hui, je ne compte plus ouvrir mon cœur à qui que ce soit.
Aujourd'hui c'est le départ de Jennifer, ses amies l'ont accompagné à l'aéroport.
Yasmine : Tu vas nous manquer ; ( dit elle toute triste )
Grâce : Mais arrête où nous allons nous mettre à pleurer. Reviens nous vite !
Jennifer : Je vous aime, je penserai à vous tous les jours.
Grâce : On va se faire des appels vidéos, n'est ce pas ?
Yasmine : Oui-Oui.
Jennifer : Prenez soin de ma mémé.
Yasmine : Tu peux compter sur nous !
Elle se prennent dans les bras et se mettent à pleurer toutes les trois.
Grâce : Si ce n'était pas important, je t'aurai empêché de prendre ce vol.
Elles se quittent, Jennifer les fait un signe d'adieu.
Elle est dans l'avion, après les vérifications, l'avion décolle.
#### Jennifer###
Quelle grosse fatigue ! Enfin, je suis à l'aéroport international d'El Dorado à Bogota. Je fais sortir l'adresse de mon père sans oublier sa photo. Avant mon vol, grand-mère me l'a donné.
Je suis toute stressée, je ne connais personne ici. Un jeune homme plus âgé que moi me bouscule.
Jennifer : Ehh mais vous pouvez faire attention là !
Jeune homme : Lo siento mucho senorita. ( Je suis vraiment désolé mademoiselle).
Ce jeune homme est vraiment beau et élégant. Une voiture BMW vient se garer, le chauffe vient l'aider avec ses bagages.
Il s'approche de moi et tend la main.
Jeune homme : Mi nombre es Santiago Martìnez y tu ? ( Je me nomme Santiago
Martinez et vous ).
Euh je rêve ou ce type est entrain de me demander mon identité. Il me sourit, je lui serre la main en hésitant. Dois je lui parler en français ou l'espagnol ? Bon, essayons l'espagnol. Ça ne coûte rien.
Jennifer : Jennifer Pérez !
Jeune homme : Anda, te dejo en casa ! ( Monte je te dépose chez toi ).
Je ne le connais pas ce type, en plus s'il est un type louche. En Colombie rien n'est impossible, mais pourquoi me fixe t'il ? Je ne peux pas quand même le refuser, je n'aurai qu'à prévenir Mauricio que je suis en route.
Je mets du temps avant de monter dans sa voiture, il me rejoint. Je ne me sens pas à l'aise, j'ai la trouille, imaginer ne serait ce qu'un instant que je suis entrain d'être kidnappée me donne des vertiges.
Chauffeur : ¿ Dónde puedo dejarla senorita ? ( Je vous dépose où mademoiselle ).
Jennifer : Euhhh ....
Je fais sortir l'adresse de mon soit disant père et je la lui donne.
Durant le trajet Santiago et moi avions fait connaissance, apparemment il connaît très bien mon père. Je profite pour en savoir plus, Santiago est le fils du député etc... À peine arrivée, on m'invite déjà à une soirée. Qui suis
je pour refuser cette invitation ? Après tout, nos familles se connaissent, que gagnera t'il en me faisant du mal ? En plus je sais me défendre.
J'accepte son invitation, il organise cette soirée uniquement pour les jeunes et ça sera bénéfique pour moi vue que je suis nouvelle, je me ferai des amies pendant mon séjour.
Nous sommes arrivés à l'adresse indiquée , il m'aide avec les bagages. Je sonne à la porte, la femme met du temps avant de m'accueillir. Santiago me fait son au-revoir.
La femme m'accueille dans son salon, elle m'apporte du jus d'orange. Elle n'a pas l'air d'apprécier ma présence mais je ne la calcule pas non plus. Je ne suis pas ici pour tisser des relations avec qui que ce soit, dès que j'aurai
une conversation sérieuse avec mon père, je retourne directe au pays et je reprends le cours normal de ma vie.
Elle disparaît pendant quelques minutes me laissant seule dans le salon, j'imagine qu'elle prévient mon père de mon arrivée.
####### Camillo Rodriguez#########
Je suis dans mon bureau avec une pute, j'écarte son string à l'aide d'un doigt, je pénètre sa chatte avec deux de mes doigts et lui fait des mouvements, elle se met à mouiller mais aussi en gémissant. Cette salope n'a qu'une envie
c'est que je la défonce, au moment où je m'apprête à la pénétrer, Carlos entre dans mon bureau sans frapper.
Rodriguez : Qué más ? ( Quoi encore )
Camillo : Je dois te parler ; dit il avec une voix ferme.
Rodriguez : Estoy ocupado ! ( Je suis occupé ).
Jessica et deux autres de mes hommes font leur apparition, aucun d'entre eux ne semblent rigoler.
Je prends la robe de cette fille et la lui jette en pleine figure.
Rodriguez : Rhabille toi !
Andrea : Mais ... On vient de commencer ...
Je lui jette une liasse de billets.
Rodriguez : Ne me fais pas perdre mon temps Laura.
Andrea ( en enfilant sa robe ) : Je ne m'appelle pas Laura.
Rodriguez : D'accord, Joanna ?
Andrea : Non, et pourtant je me suis présentée avant qu'on entame cette saloperie !
Je souris nerveusement et je me rapproche d'elle.
Rodriguez : Alors comment tu t'appelles ?
Andrea : Je m'appelle Andrea.
Je souris encore avant de changer de mine.
Rodriguez : Alors Andrea, tu vas prendre cet argent et dégager d'ici avant que je perds mes pédales.
Prise de panique, elle se dépêche de récupérer la liasse de billets et se précipite vers la sortie.
Je prête mon attention aux autres.
Rodriguez : Le eschucho ( Je vous écoute ).
Jessica : Tu pourrais au moins porter un truc.
Rodriguez : Quoi, ça te fait si peur que ça ?
Jessica : Dans tes rêves, c'est vilain à voir .
J'enfile rapidement un pantalon.
Carlos : Diego est gravement blessé.
Cette nouvelle m'abbats. Diego, c'est mon meilleur ami, mon confident. Nous sommes comme des frères jumeaux.
Rodriguez : Que s'est il passé ? ; demandai je tout inquiet .
Carlos : Nous avons eu un souci au niveau de la livraison de la marchandise, le cartel du Sud nous a attaqué en cours de route. Nous avons perdu deux de nos hommes.
Rodriguez : Et de leur côté, vous en avez buté combien ?
Carlos : Dix ou plus je pense.
Jessica : Nous avons été vendu, et tu ne le croiras pas. C'est ce merde de député, il nous a balancé.
Rodriguez : Et Diego ? Où est il ?
Carlos : Dans le laboratoire, le médecin s'en occupe. Nous avons perdu le quart de la marchandise en cours de chemin.
Je suis dans tous les états. Je renversé tout sur mon bureau.
Rodriguez : On ne joue pas avec le sanguinaire.
Jessica : Son fils organise une soirée à Bogota, il vient de rentrer de son voyage. C'est la cible parfaite pour donner une leçon à ce fils de pute.
Rodriguez : Tu as raison, je vais les montrer qu'on ne fourre pas son nez dans mes affaires.
Je sors à toute vitesse, je me rend au Laboratoire, Une fois pièce isolée du villa.
Le docteur avait déjà réussi à extraire la balle de sa poitrine mais il saigne toujours.
Docteur Esteban : Il perd beaucoup de sang. Si nous ne faisons rien, il succombera.
Je suis hors de contrôle, je fais sortir mon arme et la lui pointe.
Rodriguez : Magne toi à stopper cette hémorragie, si Diego meurt je creuse ta tombe en même temps.
Il est paniqué. Diego est allongé, je vais vers lui.
Rodriguez : Frérot tu dois te battre, on a pas encore fini notre taf. Ils doivent payer pour ça.
########### Jennifer #############
Mon père est rentré du service, ses enfants sont là maintenant. De toute la journée, sa femme ne m'a adressé aucun mot. Elle s'est chargée de me montrer ma chambre et rien de plus.
Je viens d'apprendre que mon père est dans l'armée, nous sommes à tables. Mon père fait tout pour que je me sente à l'aise . Ses enfants ont l'air d'être adorables, mais sa femme est froide avec moi.
Sandra : Alors comme ça, tu es notre soeur ? Tu es très belle, j'aurai aimé avoir un sourire radieux comme toi et un joli visage comme le tien.
Je souris face à ces mots, elle est très adorable.
Jennifer : Merci c'est gentille, toi aussi tu es belle et je suis contente d'être ta grand sœur.
Alexandre : Ça te dis de m'accompagner demain au super marché, il me faut une paire de chaussures toutes neuves.
Jennifer : Euh.. si ta maman est d'accord alors je ne vois aucun inconvénient.
Mauricio a l'air heureux de nous voir discuter.
Sandra : Maman s'il te plaît dis oui, moi aussi j'ai envie d'aller manger une glace avec notre soeur Jenny.
Marcela : Jennifer est nouvelle, elle ne connait pas la ville. Elle ne peut pas vous accompagner.
Mauricio : Si c'est ça qui te préoccupe alors je me chargerai de la trouver une personne qui l'a guidera demain.
Marcela : D'accord, c'est comme tu veux !
Elle s'essuie la bouche et se lève tout sèchement et monte dans sa chambre.
###### Camillo Rodriguez######
Diego s'en est très bien sorti. Il récupère, j'ai convoqué une réunion entre Carlos et Jessica.
Rodriguez : Demain, à l'aube nous allons à Bogota. Nous allons faire irruption à cette soirée.
Carlos : Et le fils du député, qu'allons nous faire de lui ?
Rodriguez : Je m'en occupe.
Dis je en souriant diaboliquement.
###### Jennifer#######
Je m'apprête à me coucher quand j'entends une personne qui pénètre la chambre sans taper. Je me retourne et je me retrouve nez à nez avec la femme de mon père. Elle a le visage serré.
Jennifer : Ah c'est vous ? J'ai...
Elle me coupe la phrase en me prenant le poignet, elle la serre fermement et je ressens une atroce douleur à ce niveau.
Marcela : Écoute moi très bien, tu vas plier tes bagages et dégager d'ici. Je veux que tu retournes dans votre jungle.
Jennifer : l'Afrique n'est pas une jungle. Pourquoi devrais-je faire ça ? Je ne suis là ici pour vous.
Marcela : Arrête de te prendre pour une fille maligne, tu penses vraiment trouver ta place ici ? Toi qui a deux couleurs de peau dans un seul corps ? Tu penses que t'es exceptionnelle ? Cette beauté qui te fais rêver n'est rien. Tu n'es pas la bienvenue dans cette maison, tu ne réussiras jamais à avoir une place dans cette maison.
Jennifer : Lâchez moi ! Vous me faites mal !
Je me détache de son emprise, je regarde mon poignet qui est tout rouge. Elle sourit face à cela.
Jennifer : Je ne bougerai d'ici que quand j'aurai eu ce que je veux. Je m'en fiche de vos menaces, vous ne me faites pas peur ! Que vous le voulez ou pas, je suis l'enfant de votre mari. Je suis le fruit de son véritable amour.
Elle se met à rigoler, je me rends compte de la personne malade qu'elle est.
Marcela : Véritable amour ? Il a abandonné ta mère et toi pour moi.
Jennifer : Non c'est faux. J'ignore la raison mais je ne crois pas à un mot de ce que vous dites.
Je ne peux pas accepter ça, mon père n'a pas pu nous abandonner dans cette misère pour fonder une famille quand même.
Marcela : Si c'est la vérité, je te préviens une dernière fois. Si tu ne veux pas vivre l'enfer ici, disparais le plus vite possible.
Elle se dirige vers la porte, je la retiens par la main. Je n'ai qu'une envie c'est de lui donner une claque mais ça sera très mal déplacée de ma part. Je n'ai pas été éduquée ainsi. Alors je la souris et lui fais une bise avant de chuchoter dans son oreille.
Jennifer : Tu ne sais pas non plus qui je suis en réalité par contre moi, j'ai déjà une version de ta personne. J'aimerais vraiment savoir de quoi est capable la meilleure épouse du monde.
Et pour finir, je vais lui ouvrir la porte et je lui souhaite une bonne nuit accompagné d'un sourire.
Elle me regarde méchamment un instant puis disparais de la chambre. Je la referme aussitôt, j'ai très mal.
J'ai essayé de me montrer insensible face à ces mots mais je vous jure que ça m'a touché, ça me fait vraiment mal.