Qu'est ce que je fais là ?
Voilà la question que je me pose encore et encore depuis que j'ai atteri ce matin à l'aéroport international de la ville A. Cette ville que j'ai quittée après avoir perdu ce qui comptais le plus au monde pour moi. Mes parents. Et quelques heures plus tard alors que je ne savais toujours pas comment vivre ce deuil, l'homme que j'avais épousé quelques mois avant ma indiqué qu'il voulait divorcer. J'ai signer les papiers sans même lui révéler le secret qui grandissait au cœur de mon ventre. Finalement le secret c'est avéré être un garçon et une fille. Deux miniatures de lui et de moi que je vais devoir cacher dans cette maison qui m'a vu grandir.
Je ne dois pas oublier mes objectifs. Premièrement, récupérer l'entreprise léguée par mes parents. Mon oncle en a pris la direction le temps que je finisse mes études et surtout que je surmonte la perte de son frère et sa belle sœur. J'ai un double cursus à mon actif pour pouvoir diriger au mieux l'héritage de mon père. J'ai beau aimer mon oncle je n'ai pas une totale confiance en lui et c'est d'ailleurs pour cela qu'il ne sait pas que j'ai eu les jumeaux. Dans cette ville seule ma gouvernante et son mari savent pour les enfants et ça me suffit largement. Lucie et Leon m'ont suivit quand je suis partie et ils ont pris soins de moi durant la grossesse et par la suite ils ont pris soins de nous.
Mon deuxième objectif est de faire la lumière sur la mort prématurée de mes parents. Plusieurs éléments ne sont pas cohérents avec les habitudes de mes parents et ce qu'ils devaient faire ce soir là. J'ai déjà découvert certaines choses qui ne me plaisent pas du tout. Mais il est encore trop tôt pour savoir si je suis sur piste intéressante ou fausse.
Et pourtant avec mes plans en tête et mes enfants dormant dans la chambre près de la mienne je me demande encore ce que je fais là. Nous avions une belle vie à Paris. Je n'avais pas à cacher mes enfants pour être sûr qu'ils soient en sécurité. Je n'avais pas à leurs mentir non plus. Ils avaient une vie et une liberté. Entre ceux qui sont dans l'ombre pour gagner une entreprise et mon ex mari qui habite toujours dans cette ville je sens que les jours à venir vont être pleins de surprises. Car bien sûr personne ne sait que je reviens. Je n'ai pas hâte de me retrouver face à lui mais le fait est que ça arrivera plus tôt que tard. Par nos métiers et nos identités bien sûr que je le verrais régulièrement. Tant qu'il ne s'approche pas trop de moi et de ma maison tout ira bien.
J'ai beau essayer de dormir je continue de me tourner et me retourner dans ce lit que j'avais quitté depuis si longtemps.
La dernière fois que j'ai dormi ici, ma mère m'avait demandé si tout allait bien entre Jasper et moi. Comment répondre autre chose que oui à cette question? Alors avec un sourire que j'avais souhaité réconfortent je lui avais menti avec aplomb droit dans les yeux. La vérité était où autre, mon mari ne se souvenait de moi que lorsqu'il devait exercer son devoir marital pour que je n'oublie pas que j'étais une femme mariée. Lui qui s'affichait avec toutes les mannequins et actrices du moment voulait que je n'oublie pas que j'étais une femme prise. L'humour de mon ex époux a toujours été particulier que voulez vous que je vous disent. Il n'a jamais vraiment habité dans la maison que nous avions reçu pour notre mariage. Il venait deux ou trois soirs par semaine, couchait avec moi et repartait dans la foulée. J'avais le temps d'aller à l'université et étudier comme je le souhaitais et lui il faisait ce qu'il voulait. Mais ce que je comprenais pas c'était qu'avant lorsque nous étions enfants nous nous entendions plutôt bien. Alors ce fut un choc quand j'ai vu son attitude froide et distante ... Qu'il change autant à été une douche froide et j'ai perdu peu à peu l'envie de faire vivre se mariage. Mais je n'aurais pu voir la déception ou la tristesse dans les beaux yeux bleu de ma mère. Elle n'était que joie et douceur alors je ne pouvais être là cause de son malheur. Mais qu'est ce que j'aurais aimée qu'elle soit là maintenant pour me défendre me tenir la main et me dire que ça va aller.
Au moment où j'allais abandonner et me lever, la porte de ma chambre c'est ouverte doucement et deux petites têtes apparurent.
- Maman pouvons nous dormir avec toi? Demanda d'une voix toute douce ma fille de quatre ans
- Cette nuit seulement dis je en essayant d'être convaincante
- Promis me répondit mon fils. N'est ce pas Addi ?
- Oui maman promis comme Jonas
Sans croire en leurs paroles d'enfants j'ouvre ma couette de chaque côté pour que chacun d'eux puisse se réfugier dessous et dans un de mes bras. Quand je regarde Jonas, je vois en lui son père. De l'intelligence à l'éloquence en passant par son visage parfait et son charisme, tout chez lui crit qu'il est l'héritier de Jasper Lang. Addison, elle me ressemble plus bien qu'elle ne peut pas être renier de la famille Lang. Le lien entre son frère et elle ne peut être mis en doute. Mais contrairement à Jonas, Addi elle est née avec le second degré et à bien y regarder elle serait plus mauvaise que son jumeau. Car sous ses airs de demoiselle en détresse elle a la même intelligence et éloquence que son père et son frère. Sauf que personne ne se méfie d'un visage d'ange comme le sien et elle la bien compris. A tout juste quatre ans ils ont déjà des goûts bien défini et une maturité que je n'aurais jamais eu à leurs âges. Addi est une artiste dans l'âme, elle est douée au piano et en aquarelle. Jonas lui aime les chiffres et l'informatique. Il sait faire parler une feuille de calcul ou résoudre un problème sur l'ordinateur comme personne. Je suis bluffée par mes enfants chaque jours qui passe.
Je sens le sommeil me rattraper une fois que je suis callée dans l'odeur d'amour de mes enfants.
Des murmures me sorte de mon sommeils. J'entends Jonas dire à sa sœur de ne pas faire de bruit pour ne pas me réveiller tout en précisant qu'elle devait aller se laver le visage le temps que lui il aille voir Lucie pour lui demander de préparer le petit déjeuner. Mon petit homme est tellement prévenant envers sa mère et sa sœur.
Je me souviens du jour où il est venu me voir pour me parler de son "père".
- Maman, j'ai regarder qui était ton mari et hormis le fait qu'il nous ressemble un peu à Addi et moi je ne pense pas que l'on ai besoin de lui. Pendant que tu souffrais par notre faute, lui s'amusait avec d'autres femmes, tu es mieux avec nous sans lui car un homme qui ne peut ni assumer sa femme et ses enfants ne devrait pas en avoir.
- Jonas, les choses sont plus compliqués qu'elles ni paraissent. Quand je suis partie, il ne savait pas qu'il m'avait fait le plus beau cadeau. Et depuis je ne lui ai jamais dis. Il ne sait pas que ta sœur et toi existez.
- Je t'ai entendu en parler avec Lucie. Je sais qu'il t'a rendu triste très souvent. Je sais qu'il t'a divorcé au moment où tu étais le plus malheureuse et que sans Lucie et Leon et Addi et moi tu aurais renoncé à te battre. Je te préviens seulement qu'il ne sera jamais ni ma famille ni mon père. Je n'ai qu'une mère et elle est suffisante pour moi.
Ce jour là j'ai pleurer dans les bras de mon fils qui m'a fait la plus belle déclaration. J'aurais aimer qu'il réagisse mieux vis à vis de son père mais en même temps puis je lui en vouloir surtout que ces informations il les a trouvé sur internet et dans de vieux magazines.
Ce même jour, les jumeaux se sont disputé. C'est assez rare pour être souligné. Ils sont deux personnes en fusions constamment mais ils s'écoutent se respectent et trouve un terrain d'entente. Le ton entre eux ne monte pas sauf ce jour là. Addi pense qu'elle a le droit de connaître leur père, Jonas lui ne veut pas en entendre parler. Je pense personnellement qu'Addison à le droit de vouloir savoir d'où elle vient mais pas maintenant pas encore. Jonas lui a alors répondu qu'elle pouvait faire ce qu'elle voulait tant que ni lui ni moi ne souffriont de sa démarche et qu'elle ne présente pas cet homme devant mes yeux. Que j'avais déjà été assez humilié par lui et que j'avais été bien trop malheureuse par sa faute. Addi a été immédiatement d'accord car bien qu'elle veuille savoir qui il est elle m'aime davantage. Je n'ai jamais eu à intervenir mais un jour j'aimerais en discuter avec ma fille. Elle doit pouvoir faire ce qu'elle veut même si son frère n'est pas d'accord. Elle est une partie importante et essentielle de notre partie et elle a le droit de vouloir autre chose que son frère ou moi.
Mais en attendant je me lève et vais me rincer le visage. Je vais dans mon dressing et choisi ma tenue du jour. Aujourd'hui je dois être parfaite c'est mon grand retour à la tête de BJX. Je porte mon choix sur une robe formelle mais chic avec une veste de costume noir et une paire de louboutin de la même teinte, une pochette pour accompagner le tout. Satisfaite du tout je vais me doucher et me maquiller. Un léger trait d'eye liner du mascara pour faire ressortir mes yeux bleu et je redescine ma bouche déjà bien faites avec un rouge à lèvres rouge cerises. Je ne suis pas très maquillage mais j'aime les rouges à lèvres avec une préférence pour les teintes rouges.
Je met à mon poignet droit le fin bracelet en or blanc au motif de lune soupoudré de poussière de diamant que mon père m'a offert pour mes seize ans et la fine chaine avec le pendentif assorti autour de mon cou. Je brosse mes longs cheveux noirs et les laisse détachés. Une fois habillée et chaussée je me regarde une dernière fois dans le miroir du dressing et je me trouve mâture et sur de moi comparé à mes tenues habituelles.
Quand j'arrive dans la salle à manger, un silence suit mon arrivée et trois paires d'yeux me fixerent. Quand soudain Jonas vient me prendre la main et m'emmène à ma place et me dit en allant se placer sur sa chaise
- Tu es très belle maman dit il très sérieusement
- Merci chéri
- Maman est la plus belle renchérit Addi
- Merci ma puce. Allez mangeont je dois partir bientôt pour l'entreprise. Et vous vous devez aider Leon et Lucie à finir de tout installer pour vos chambres et vous devez décider si vous voulez aller à l'école ou si vous préférer l'école à la maison.
- J'aimerais l'école mais Jonas préfère rester à la maison. Mais je veux pas aller à l'école toute seule mais Jonas veut bien rester seul sans moi à la maison ce plaint Addi
- Pas de séparation, c'est deux ici ou deux à l'école. Mais sinon c'est trop d'organisation pour nous. Et si vous n'arrivez pas à vous mettre d'accord je choisirais pour vous dis je sérieusement en les regardants chacun leur tour
- D'accord maman. Je vais discuter avec Jonas et on se mettra d'accord tout les deux.
- Oui maman. On va discuter avec Addi et on aura une réponse à ton retour du travail.
Tout en commençant à manger je les regardaits commencer à discuter. Chacun commençait a faire la liste des plus et des moins des deux options proposé.
Je connais mes enfants et je sais qu'ils prendront la décision qui leurs conviendra au mieux et si jamais ils ni arrivaient pas je pense qu'ils pourraient chacun accéder à ce qu'il veut.
Addison veut se sociabilisé, avoir des copines et au vu de son intelligence le côté scolaire est assuré. Jonas, lui sa sœur lui suffit il ne ressent pas l'envie d'avoir d'autres amis alors que les études est sont sa priorité. Il veut tout savoir, tout comprendre. Enfin ils sont encore jeunes, l'un et l'autre peuvent encore changé. Mais je suis déjà tellement fière d'être leur maman. Je sais que j'ai réussi ma vie dans chaque sourire espiègle d' Addison et dans chacune des paroles serieuse de Jonas.
Après avoir dit au revoir aux deux petits, Leon m'a conduit jusqu'à BJX. Traverser cette ville que j'ai quittée si rapidement me rend nostalgique de l'époque où je n'étais qu'une jeune fille. Ma vie était simple et j'étais encore la fille bien aimée de la famille Moore.
- Vous allez bien mademoiselle ?
- Oui Leon merci. Je ne savais pas que cette ville m'avait autant manqué que ça. Ce week end j'emmènerai les enfants rencontrer leurs grands parents. Demander à Lucie de prévoir un bon repas pour notre retour quand vous rentrerez.
- Bien mademoiselle. Je reviens vous chercher pour quelle heure ?
- Je t'appellerais quand je serais prête à rentrer.
- Bien. Bonne journée et bon courage mademoiselle me dit il en se garant et en sortant de la voiture.
Je sais que ce sont ses encouragements à lui. Il ne me dirait jamais ça au moment de ma descente alors il me l'a dit comme ça juste avant de sortir lui même.
Au moment où il m'ouvre la porte et m'aide a descendre je lui sert la main et lui glisse un merci. Leon m'a vu grandir. Il veille sur moi un peu comme sur sa fille si il en avait eu une. Lucie et lui n'ont hélas jamais eu d'enfant.
Je redresse la tête et les épaules et me dirige droit vers les portes de l'immeuble qui abrite les bureaux de ma société. En arrivant, je remarque que personne ne m'arrête ce qui ne me convient pas car je pourrais être n'importe qui. Je continu mon chemin jusqu'aux ascenseurs sans que quiconque me pose la moindre question ni même ne me regarde. Je note dans un coin de ma tête que je dois revoir la sécurité et les personnes de l'accueil, je n'apprécie guerre que l'on puisse entrer et sortir d'ici comme dans un moulin. J'appuie sur le bouton du dernier étage pour accéder au bureau de la direction. Je ne suis pas revenue ici depuis le décès de mon père et j'appréhende un peu de devoir prendre son fauteuil dans son bureau.
Quand l'ascenseur arrive enfin à l'étage souhaité une personne m'interpelle enfin.
- Bonjour, que puis je faire pour vous? Avez vous un rendez vous ?
- Bonjour mademoiselle, j'aimerais voir monsieur Moore s'il vous plaît
- Vous avez rendez vous ? me demanda t'elle une fois de plus
- Non je n'en ai pas dis je simplement pour voir ce qu'elle fera ensuite
- Je vais vérifier si il est disponible mais sinon faudra un prendre un pour une prochaine fois. Qui dois-je annoncer ?
- Neela Moore lui dis je simplement
J'ai remarqué la surprise sur son visage mais elle n'a rien dit de plus c'est saisi de son téléphone et à composé le numéro du poste de mon oncle. A peine quelques minutes plus tard j'étais assise dans son bureau un café à la main.
- Pourquoi ne pas m'avoir prévenu de ton retour ? M'interrogea Charles Moore
- Je voulais te faire une surprise
- Je dois dire qu'elle est réussi. Je ne m'attendais pas absolument pas que tu arriverais à l'entreprise aujourd'hui. Depuis quand es tu de retour ?
- J'ai atterrie hier matin. Je me suis reposée hier et aujourd'hui je suis revenue pour prendre le poste qui m'attendais
- Tu sais tu peux attendre encore un peu avant de prendre le relais de l'entreprise. Ne t'oblige à rien tant que tu n'es pas prête
- Je le suis oncle Charles. Et je ne peux repousser éternellement le moment où je prend la place de papa.
- Tu reprend tout en charges ou seulement la gestion de BJX ?
- Tu parle des événements sociaux je suppose ?
- Oui je parle de cela exactement
- Je te propose de partager où d'y assister tout les deux. Je ne sais pas si j'irais à tous car comme tu le sais cela n'a jamais été mes soirées préférées mais pour le bien notre famille et de l'entreprise je vais prendre sur moi et faire des efforts.
- Et lui?
- Qui ? Demandais je même si je savais déjà de qui il me parlait
- Ton mari me dit il avec un sourire
- Ex mari dis je
- Tu devrais en discuter avec lui continu t'il avec un autre sourire.
Je sais de façon certaine que quand il sourit comme ça c'est qu'il se prépare à regarder un spectacle qui l'amusera beaucoup.
- Tu ne va rien me dire n'est ce pas ? Tu es mon oncle tu devrais me soutenir et m'aider par me regarder avec des sourires qui trahissent ton amusement.
- Neela même si je sais que tu te méfie de moi tu peux avoir confiance. Avec ton père ont n'étaient pas lié car ton grand père a tout fait pour nous mettre en compétition et au final cela nous a plus éloigné que nous l'aurions voulu mais sache que je n'aspire qu'à ton bonheur et encore plus depuis la mort de tes parents. Jasper à fait des erreurs j'en suis conscient mais si le pardon existe c'est pour de bonnes raisons non?
- A tu pardonner à ton ex femme et à ton fils ? Alicia est ce qu'elle est mais elle reste la mère de ton fils. Et Charly lui est et restera toujours la chaire de ta chaire et ton sang coulera dans ses veines tout au long de sa vie !
- Neela, Charly n'est pas comme toi. Avec sa mère ils ont été trop loin dans leurs actions pour être pardonnés. D'ailleurs tu es la seule qui héritera de mes actions quand le moment sera venu. Ne t'approches pas de ton cousin et de ta tante. Ils ne pourront que te blesser et je m'y refuse.
- Tu me dira un jour ce qu'ils ont fait ?
- Je ne pense pas grenouille.
- Grenouille ? Tu ne m'as plus appeler comme ça depuis mes dix ans au moins dis je avec un sourire sur mes lèvres.
- Tu m'as dis d'arrêter alors je t'ai écouté mais ma place d'ancien de la famille me donne quelque privilège.
- Évite devant les employés et les clients mais sinon fais toi plaisir et appelle moi comme tu le souhaite.
Après avoir discuté encore un moment, mon oncle m'a par la suite emmené jusqu'au bureau de mon père. Mon bureau.