Chapter 1 : UN PEU D'ESPACE
[Cette œuvre soumise à des droits d'auteur, est la propriété intellectuelle de « Les écrits d'Elisa. ». Aucune copie ou reproduction quelconque n'est par conséquent admise sous peine de poursuites]
** KARLA KOMBET...
J'arpente les magasins du centre commercial de Mériadec (Bordeaux, France) à la recherche de cadeaux pour la famille. Je sais que je m'y prends un peu tard, mais bon ! Je n'y croyais plus trop à mon retour au Gabon. Maintenant que j'ai la confirmation je peux enfin commencer à boucler mes valises et acheter des trucs avec mes économies. Ça fait quand-même trois ans que je n'ai vu ni ma mère, ni ma sœur. Du coup, je crois que je peux me permettre de claquer des sous [rire] Quitte à me retrouver fauchée sur Libreville, au moins je serais entourée de la famille.
Je ne mets le nez dehors qu'une fois mes courses terminées. Ce sont les bras chargés de sac que je rentre à l'appartement. Je les pose à même le sol le temps de retirer mes chaussures et ma veste puis les récupère et monte dans la chambre à coucher. Je prends rapidement une douche avant de ranger les courses dans ma valise. Toutes y entre tant bien que mal [rire] Il faut dire que je n'y suis pas allée de main morte aussi. Mais bon, comme dit Suspect 95 « j'ai envie de tout dépenser, c'est mon argent ».
[Sonnerie de téléphone]
Je palpe le lit, mais je ne le trouve pas. Je me lève donc avec beaucoup de peine afin de le chercher. C'est sous une pile de sac de marque qu'il se cache [soupire] Je le récupère et décroche après avoir regardé le nom qui s'affiche à l'écran.
Rosie (ma grande sœur) : Hey meuf !
Je mets le haut-parleur avant de me poser sur le lit et continuer à ranger.
Moi : Coucou ! Je sais que je te manque beaucoup, mais quand-même. Je rentre dans quelques semaines, pas besoin de m'appeler tous les deux jours.
Rosie (rire) : N'importe quoi ! Je veille simplement sur mes intérêts, tu as pris ce que je t'ai demandé !?
Moi (roulant les yeux) : Tu as envoyé l'argent Kombet ? Pardon, ne me fais pas le bruit. J'ai pris ce qui rentrait dans mon budget.
Rosie (grimaçant) : Et qu'est-ce qui rentrait dans ton budget mademoiselle !?
Moi (rangeant les affaires) : Tu verras lorsque je viendrais c'est tout ! Commence à compter les jours.
Rosie (dégouté) : Tu es nulle hein Karla !
Moi (amusé) : Je t'aime aussi ma sœur préférée. Mouak !
Rosie (pouffant) : Tchuips ! Bref, alors quoi de neuf !?
Moi (soupirant) : Bah je suis dans le rangement en ce moment. J'ai déjà reçu les dates de stage. J'attends que Nelson me passe les sienne pour prendre des billets. J'espère juste que ce sera des dates proches.
Rosie : Hm...
Moi : Hm quoi mademoiselle !?
Rosie : Rien ! Si je parle encore tu diras que je suis contre ton succès. Attends bien les dates de ton type. Tu vas descendre ou ?
Moi (roulant les yeux) : La mère de Nelson a mis à disposition le loft qui est derrière chez eux. Je verrais avec lui ! Au pire, je viendrais chez toi. Tu me vois aller chez maman ? Non, merci !
Rosie (éclatant de rire) : Elle a changé je te jure ! Krkrkrkrkr.
Moi (Haussant les épaules) : C'est bien pour elle ! Maos je n'ai pas envie de prendre le risque. Si c'est pour me contrôler, contrôler mes moindres faits et gestes, non merci. C'est vrai que je serais en stage, mais je n'ai pas envie qu'elle soit tout le temps sur mon dos comme si j'avais 5 ans.
Rosie (d'une voix calme) : Pas 5 ans certes, mais tu en as juste 23 ! Tu es encore son bébé. Et c'est dérisoire de penser qu'elle te laissera habiter chez un homme alors qu'elle est dans la même ville. Moi non plus d'ailleurs !
Moi (soupirant) : Vous êtes trop de la vielle école ! Ici, on vit quasi ensemble Rosie. Comme la majorité des couples à l'étranger.
Rosie : Là-bas c'est loin ! Tu es dans une ville qu'elle ne connait pas, dans un pays qu'elle ne connait pas. Elle compte sur ton bon sens pour ne pas faire de bêtises. De plus, tu sais que je ne suis chaude pour que vous habitiez ensemble. Ton « Nelson » ne m'inspire pas du tout confiance.
Moi (roulant les yeux) : Tu te trompes Rosie ! C'est quelqu'un de bien. Juste que tu le connais très peu.
Rosie : Peut-être ! Mais on sait toutes les deux que maman n'acceptera pas. Et si tu descends chez moi, ne pense pas que je lui ferais des cadeaux non plus.
Moi (petite voix) : S'il te plait Rosie, ma sœur chérie...
Rosie (d'une voix posée) : Non ma chérie ! N'y pense même pas.
[Bruit de porte]
Moi (levant les yeux) : Ça doit être Nelson! Je te laisse. Bye !
Rosie : Hm. Bye.
CLIC
Je pose mon téléphone sur le lit puis je descends dans le séjour. Je le trouve en train de récupérer ses manuels de classe.
Moi (le regardant) : Qu'est-ce que tu fais ?
Nelson (se retournant) : Je ne sais pas que tu étais là [m'embrassant] Bonsoir, tu vas bien !?
Moi (hochant la tête) : je suis rentrée il y' a quelques heures. Qu'est-ce que tu fais !?
Nelson (me regardant) : Je suis passé récupérer quelques affaires ensuite je rentre.
Moi (levant les yeux) : Tu ne passes pas la nuit ici ?
Nelson (secouant la tête) : Non ! J'ai des examens demain du coup, je préfère passer la nuit chez moi.
Moi (faisant la moue) : Mais tu peux réviser ici ! Je te laisserais tranquille, tu auras de l'espace.
Nelson (m'enlaçant) : Je sais ! Mais n'empêche, je préfère retrouver mon petit confort dans ma garçonnière.
Moi (encaissant le coup) : Ok...Du coup après les examens tu reviens ? N'est-ce pas !?
Nelson (grimaçant) : Ecoute, on aura tout le temps de se voir au Gabon ! Il reste au trop deux semaines à passer ici, j'ai envie de profiter de mes potes avant que le stress d'être entouré de la famille ne refasse .
Moi (le regardant en croisant les bras) :...
Nelson (soupirant longuement) : Ecoute bébé, ne le prends pas mal ok !? On sera tout le temps ensemble, et là j'ai juste besoin de passer un peu de temps avec mes potes.
Moi (fronçant le visage) : Tes potes qui sont tous CELIBATAIRES et passent leur temps à se taper tout ce qui bouge ?
Nelson (calme) : On ne va pas se disputer Karla s'il te plait ! [Allant dans la chambre]
Je ne perds pas une minute et je le suis dans la chambre à coucher en lui disant le fond de ma pensée. Il récupère ses affaires dans l'armoire dans même me calculer. Au bout d'un moment, je me place devant l'armoire.
Nelson (soupirant) : Karla, je t'ai déjà dit que je ne veux pas me disputer avec toi. Ok ? Je ne vois pas où se trouve le problème que je fasse les deux semaines restantes chez toi ou chez moi.
Moi (le regardant) : Ca ne pose aucun problème en soit ! Simplement que je n'ai pas confiance en tes « potes ». Lorsqu'ils verront que tu es tout seul chez toi, ils feront exprès de faire défiler des paires de fesses.
Nelson (serrant les mâchoires) : La question à se poser c'est est-ce que tu couches avec mes potes !?
Moi (ouvrant les yeux) : Mais tu es malade !? Qu'est-ce qui te prends de dire des bêtises pareilles !?
Nelson (croisant les bras) : Dans ce cas, je ne comprends pas pourquoi tu es toujours en train d'épier tout ce qu'ils font ! Leurs vies ne te concernent pas. Depuis qu'on est ensemble, je ne t'ai jamais trompé et ce n'est pas aujourd'hui que ça va commencer Karla ! Si tu ne me fais pas confiance, alors on n'a rien à faire ensemble.
Moi (le regardant) : Tu es sérieux là !?
Nelson (me regardant) : C'est à toi que je devrais poser cette question ! Un moment, il faudrait arrêter d'être sur mon dos et me faire un peu confiance. Si ce n'est pas le cas, mieux on arrête tous les deux.
[Silence]
Nelson (la voix grave) : Est-ce que je peux récupérer mes affaires !?
Je me suis mise de côté afin de le laisser faire. J'ai fini par me poser sur le lit en pressant fermement le bord afin de ne pas pleurer. Je ne sais pas ce qui lui arrive depuis un moment. C'est toujours comme ça entre nous depuis le début de l'année. D'un coup tout va bien, d'un autre coup il a besoin d'espace et ne veut pas que je sois dans ces pattes.
Lorsqu'il finit de ranger ses affaires, il met son sac à la porte avant de revenir vers moi. Lorsqu'il pose son bras sur mon épaule, je me lève et me rends dans la salle de bain en fermant la porte derrière moi. Je fais couler de l'eau et n'arrête que lorsque j'entends la porte claquer. Je rince mon visage dans le lavabo avant de sortir. Nelson m'énerve ! Il peut même aller se faire foutre, je m'en fou. Tchuips !
Le lendemain je me suis rendue à l'école afin de récupérer ma convention de stage et les autres documents dont j'aurais besoin une fois au Gabon. Ne voulant pas rentrer, on est allé déjeuner avec les filles. Un passait un bon moment lorsque toute une troupe est rentrée dans le restaurant. Impossible de passer à côté, vu tout le bruit qu'ils faisaient [soupire]
Lila (me regardant) : Ce n'est pas Nelson là-bas ?
Mon sang ne fit qu'un quart de tour. Lorsque je lève les yeux, je tombe sur le regard de l'une d'entre elle, qui le défis clairement. Et Nelson comme un con est entrain de sourire de toutes les dents.
Moi (regardant Lila) : Si...
Jade (me regardant) : Vous êtes encore en flou ? Et à chaque fois tu vas le laisser faire ce qu'il veut Karla ? [Voulant se lever] je vais aller lui...
Lila (attrapant le bras de Jade) : Laisses tomber Jade. Tu vois bien comment elle est déjà toute rouge.
Moi (les yeux rouges) : De toute façon il ne fait rien de mal ! Il déjeune juste avec d'autres personnes.
Jade (me regardant) : Sans te calculer ! Sans compter l'autre pouf qui te défis clairement du regard. S'il mettait les choses au clair, elle ne devait pas se permette ce genre de regard appuyés.
Lila (soupirant) : Jade laisse tomber ! Aka...
Moi (reniflant) : J'ai plus faim, je vais rentrer.
Jade (me regardant) : Que quoi !? Hors de question. Ce n'est pas à toi de t'en aller parce que Nelson ne respecte pas votre relation.
Elle s'est levée de manière brusque en faisant fi de nos supplications. Elle s'est rendue à la table de Nelson et sans pression a renversé sa boisson sur la meuf qui était assise près de lui. Ca a créé un esclandre et on a tous été mis hors du restaurant par le vigil.
Nelson (les mâchoires serrées) : Tu es contente !?
Moi : ...
Jade (le toisant) : Oui, très contente même ! Et alors !? Commence par respecter le fait que tu sois en couple avant de venir faire chier les gens [Me prenant par la main]
Je l'ai suivi sans rechigner. On s'est arrêté à l'arrêt de bus ou je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer à chaudes larmes dans les bras des filles. Je ne sais pas pourquoi Nelson me traite de cette manière. J'avoue que j'ai vraiment du mal à le comprendre. Ce qui me met encore plus dans le flou c'est le fait qu'à chaque fois, il change du tout au tout. Habituellement, il n'est pas comme ça. Je ne comprends pas [soupire]
Lila (me regardant) : Peut-être que vous devrez rompre une bonne fois pour toute Karla. Au mieux, faire une pause.
Moi (les yeux rouges) : Je n'en ai pas envie Lila ! Habituellement, il n'est pas comme ça. C'est un véritable Amour, je te jure. Mais en ce moment, je ne sais pas ! Peut-être e fait de rentrer qui le rend aussi irritable.
Jade (pouffant) : Ou est le rapport avec le fait de rentrer Karla ? Ça fait trois ans que vous êtes ici, loin de vos familles respectives. Au lieu d'être stressé, il devrait être content ! Les disputes et autres n'ont pas lieu d'être. Et le con s'affiche avec d'autres filles, comme si tu n'étais pas avec lui. Pff ! Foutaise !
Moi (reniflant) : ...
Lila (me regardant) : Peut-être que le fait que tu rentres avant lui au Gabon sera bénéfique pour votre couple. Profite de ce temps, non pas pour pleurer, mais pour analyser les choses. Ce qui marche dans cette relation et ce qui ne marche pas. Tu as six mois pour y réfléchir
Jade (tirant la tronche) : Tu devrais plutôt faire comme lui Karla. S'il s'affiche avec d'autres personnes, fais de même. Nelson n'est pas Dieu sur terre. Il fait son petit malin, juste parce qu'il sait qu'il est ton premier et pense qu'il sera ton dernier. Vis ta best life et ignore le aussi aka !
Moi (levant les yeux) : Mouais...Mais pour le moment, je vais rentrer [me levant]
Lila (me regardant) : Mais on a même plus terminé notre déjeuner Karla. On va ailleurs et on profite du moment. Nelson ne va pas tout gâcher quand-même. Tu sais que chacun ira dans son pays ces vacances, mieux on profite les unes des autres.
Jade (hochant la tête) : C'est vrai ! Il ne nous reste que quelques jours. Les parents m'ont déjà envoyé mon billet. Je pars en début de semaine prochaine.
Moi (la regardant) : Mais c'est super tôt quand-même...Tu as déjà récupéré les documents de l'école ?
Jade (secouant la tête) : Non, l'établissement me les enverra par mail. Le truc c'est que papa avait déposé mon dossier plus tôt pour le stage. J'arrive Mardi et je commence mercredi. Donc je profite à m'amuser ici.
Lila (arquant les sourcils) : C'est vrai que c'est chaud ! Mais bon, tu finiras sûrement plus tôt.
Jade (hochant la tête) : Oui ! Et aussitôt que je termine, je reviens sur Bordeaux. L'Afrique et moi on a divorcé depuis !
Moi (amusée) : A ce point !
Jade (hochant la tête) : Oui. Au moins chez toi, tu as le choix de faire ce que tu veux dans certaines mesures. Chez nous [grimaçant] C'est compliqué ! D'ici quatre matins, qu'ils décident de me marier, non merci.
Lila (grimaçant) : Vous êtes encore dans ce genre de civilisations !? Ah ça...
Jade (roulant les yeux) : Bref, je compte faire les études les plus longues du monde de sorte que cette idée finisse par sortir de leur tête. Au pire, je m'installe ici.
Moi (la regardant) : Vraiment c'est chaud. A ta place, je serais vraiment dans l'impasse.
Lila (regardant son téléphone) : Il y a un fast Food à deux pas d'ici. [Levant les yeux] On peut y aller à pied.
Jade : Yep ! Ça nous fera du bien et entre nous, le bus n'est pas prêt d'arriver !
Moi (hochant la tête) : Oui ! .
C'est ne discutant qu'on est arrivé au fast Food. On a pris une table près de la baie vitrée puis on a passé nos commandes. Cette journée qui n'avait pas forcément bien débutée, s'achève dans une ambiance bonne enfant. On laisse Jade en bas de son immeuble, puis Lila et moi rejoignons le nôtre. Je lui fais la bise une fois arrivé à mon étage, puis je rejoins mon appartement. Je retire mes bottines et sors mon téléphone afin de tcheker mes messages. Aucun de Nelson [Soupire]
Les deux semaines qui ont suivies, j'ai fait la même chose que Nelson c'est-à-dire l'ignorer. J' profité du temps qui me restait avec mes copines avant de rentrer. Comme prévu, Jade est partie la première, puis Lila l'a suivi en fin de semaine. J'ai rangé le reste de mes affaires dans mes valises. Ça n'a peut-être pas l'air de grand-chose, mais six mois c'est beaucoup quand-même.
Enfin, la veille de mon départ en rentrant, j'ai trouvé Nelson à l'appartement. Je ne l'ai pas calculé. Après lui avoir soufflé un bonsoir à peine audible, je me suis rendue dans la chambre. J'ai retiré mes vêtements puis je suis passée dans la salle de bain. Au moins ça m'aide à faire descendre la pression que je ressens en ce moment. J'ai enfilé mon peignoir puis je suis allée me réchauffer des Macaronis au fromage.
Nelson (me regardant) : J'ai fait à manger, ce n'est pas la peine...
J'ai fait comme si je n'avais pas entendu. J'ai mis mon plat cinq minutes au microonde avant de remonter dans la chambre et me poser devant Netflix.
[Porte qui s'ouvre]
Nelson (adossé contre le cadrant de la porte) : Je suis désolé bébé...
Moi (regardant l'écran) : ...
Nelson (s'approchant de moi) : Je sais que tu as toutes les raisons de m'en vouloir Karla, je suis désolé ! Vraiment.
Moi (levant les yeux) : Est-ce que je peux savoir ce que tu fais ici Nelson !? Tout d'un coup, tu n'as plus besoin que je te laisse respirer ? Tu n'as plus besoin d'espace ?
Nelson (soupirant) : J'avais juste besoin de me ressourcer un tout petit peu ! D'être loin de cette pression qui pèse sur mes épaules. Et le fait de rentrer...j'avoue que ça m'a fait flipper.
Moi (pouffant) : De quelle pression est-ce que tu parles Nelson !?
Nelson (soupirant longuement) : Cette pression constante que j'ai vis-à-vis de toi ! De notre futur et de tout le reste ! Aussitôt qu'on remettra les pieds au Gabon, il faudra qu'on fasse les choses bien. Que tu rencontres officiellement ma famille et moi la tienne. Qu'on passe à un autre niveau de notre relation. Il ne nous reste que deux ans d'études, ça peut sembler long, mais ce n'est pas le cas. Je vois plus loin, je pense u long terme entre nous Karla.
Moi (le regardant) : Et alors !? Moi je t'ai dit que je voulais me marier, à peine mon diplôme ne poche Nelson !? Et même, ça n'a rien à voir avec le fait que tu t'affiches dans toute la ville avec d'autres filles. Que tu fasses deux longues semaines dans me calculer Nelson ! Et que tu reviennes aujourd'hui comme une fleur et penser que comme une conne je t'ouvrirais les jambes. Je t'aime Nelson, mais je suis très, mais alors là très loin d'être idiote !
Nelson (fronçant les sourcils) : Est-ce que tu m'as vu faire quelque chose avec les pseudos fille avec lesquelles je m'affiche Karla !? Ce n'est quand-même pas de ma faute, si mes potes trainent avec d'autres personnes.
Moi (me levant) : Peu m'importe Nelson ! Je m'en contre fiche de savoir ce que tu fais avec ces filles. Si tu me respectais ne serait-ce qu'un tout petit peu, tu n'allais pas le faire ! Tu te terres deux semaines Dieu sait ou avec Dieu sait qui et tu oses me faire des reproches ? Lol !
Nelson (haussant le ton) : J'avais besoin d'un peu d'espace Karla. Je n'ai pas fait la fête ces deux semaines comme tu le penses.
Moi (las) : Tu n'hausses pas le ton chez moi Nelson ! Ne fais surtout pas ça !
Nelson (rire nerveux) : Chez toi Karla [rire nerveux] Je n'hausse pas le ton chez toi !?
Moi (le visage froissé) : C'est ce que j'ai dit, oui !
Nelson (prenant ses affaires) : Bien !
[Claquant la porte]
J'ai mis pause à mon film avant de le suivre dans le séjour.
Moi (haussant le ton) : Tu ne claques pas non plus les portes chez moi ! Si tu veux le faire, tu as un appartement !
Nelson (me regardant) : Je suis venue pour m'excuser et faire la paix ! Mais tu n'es pas disposé, donc je m'en vais de [appliquant ses mots] TON APPARTEMENT !
Moi (lui ouvrant la porte d'entrée) : Fais donc ça, merci !
Nelson (levant les yeux) : Tu sais quoi !? Je ne rentre pas au Gabon et je crois que ces six mois loin l'un de l'autre nous ferra un beaucoup de bien. On a vraiment besoin d'espace tous les deux. [S'en allant]
J'ai fermé la porte après qu'il soit parti. Je suis remonté dans la chambre récupérer mon plat qui a fini dans la poubelle. J'ai rangé la cuisine avant de finir ma course en larme dans mon lit. Le lendemain, j'ai pris le train de 5h45 pour Paris et de là, j'ai pris le vol pour Libreville. Que Nelson fasse ce qu'il veule, je m'en fiche...
Les écrits d'Elisa, Production Originale, 2021, Copyright ©
Chapter 2 : LE CHAUD LAPIN
[Cette œuvre soumise à des droits d'auteur, est la propriété intellectuelle de « Les écrits d'Elisa. ». Aucune copie ou reproduction quelconque n'est par conséquent admise sous peine de poursuites]
** NELSON MBOUMBA **
[PING SMS]
Jo : Position !? Tu ne tombes plus ? Ou ta petite t'a bloqué là-bas ?
Je lis le message en secouant la tête sans répondre. C'est de la provocation. Du coup je laisse passer. Je gare dans le parking de l'immeuble de Karla, récupère mon sac à dos et descends du véhicule. Je le verrouille puis prends les escaliers jusqu'à la l'appartement de Karla. Je ne sais pas comment les gens font pour construire des immeubles sans y mettre un ascenseur. Je fais beaucoup de sport, c'est vrai. Mais ce n'est pas vraiment le kiff de devoir faire dix minutes de cardio lorsque je dois me rendre chez elle [soupire]
Karla et moi ça fait un peu plus de deux ans qu'on est ensemble. A peu près depuis qu'on est sur Bordeaux. Je l'avais remarqué depuis le lycée et comme Dieu fait bien les choses, on s'est retrouvé ici pour nos études universitaires. D'entrée de jeu, je me suis positionné. Je ne voulais pas qu'elle finisse avec l'un des chiens de la ville. Plus encore lorsqu'elle m'a fait savoir qu'elle était vierge. C'était impensable pour moi de la voir avec un autre ! J'ai joué ça en 10 et on s'est mis ensemble.
Je voyais ailleurs, un peu comme tous les gens de mon âge, jusqu'à ce qu'elle me libère la chose. Je lui ai tout appris, montré des choses qu'elle n'imaginait même pas ! Ce bout de femme, c'est moi qui l'aie fait. Je l'ai façonné de sorte qu'elle soit à mon gout, quoi que quelque peu insatiable, je suis. Je l'avoue [rire] Je la connais sur le bout des doigts !
Enfin ! Pour cette histoire d'appartement, je l'ai proposé de venir habiter dans le miens. Il est plus grand, plus spacieux et surtout mieux situé que son petit mètre carré [roulant les yeux] Mais elle m'a sorti beaucoup d'excuses comme quoi, elle ne peut pas aller habiter chez un homme et Bla Bla Bla. Du coup, elle a voulu qu'on fasse les « tours » en son appart et le mien. Mais bien évidemment, c'est dans le mien qu'on passe le clair de notre temps. Il n'y a que des babioles chez elle, alors que toutes ses affaires sont rangées chez moi. Bref !
J'ouvre la porte et referme derrière moi. Je récupère quelques manuels de cours et les ranges dans mon sac à dos.
Karla (me regardant) : Qu'est-ce que tu fais ?
Moi (me retournant) : Je ne sais pas que tu étais là [l'embrassant] Bonsoir, tu vas bien !?
Karla (hochant la tête) : je suis rentrée il y' a quelques heures. Qu'est-ce que tu fais !?
Moi (la regardant) : Je suis passé récupérer quelques affaires ensuite je rentre.
Karla (levant les yeux) : Tu ne passes pas la nuit ici ?
Moi (secouant la tête) : Non ! J'ai des examens demain du coup, je préfère passer la nuit chez moi.
Karla (faisant la moue) : Mais tu peux réviser ici ! Je te laisserais tranquille, tu auras de l'espace.
Moi (l'enlaçant) : Je sais ! Mais n'empêche, je préfère retrouver mon petit confort dans ma garçonnière.
Karla (me regardant) : Ok...Du coup après les examens tu reviens ? N'est-ce pas !?
Moi (grimaçant) : Ecoute, on aura tout le temps de se voir au Gabon ! Il reste au trop deux semaines à passer ici, j'ai envie de profiter de mes potes avant que le stress d'être entouré de la famille ne refasse surface.
Karla (le regardant en croisant les bras) :...
Moi (soupirant longuement) : Ecoute bébé, ne le prends pas mal ok !? On sera tout le temps ensemble, et là j'ai juste besoin de passer un peu de temps avec mes potes.
Karla (fronçant le visage) : Tes potes qui sont tous CELIBATAIRES et passent leur temps à se taper tout ce qui bouge ?
Moi (calme) : On ne va pas se disputer Karla s'il te plait ! [Allant dans la chambre]
Je monte dans la chambre et range quelque unes de mes affaires dans mon sac. Elle se met à parler pour ne rien dire [soupire] A vrai dire, je n'accorde pas d'importance à ce qu'elle raconte. Elle finit par se mettre devant l'armoire en me fixant.
Moi (soupirant) : Karla, je t'ai déjà dit que je ne veux pas me disputer avec toi. Ok ? Je ne vois pas où se trouve le problème que je fasse les deux semaines restantes chez toi ou chez moi.
Karla (me regardant) : Ca ne pose aucun problème en soit ! Simplement que je n'ai pas confiance en tes « potes ». Lorsqu'ils verront que tu es tout seul chez toi, ils feront exprès de faire défiler des paires de fesses.
Moi (serrant les mâchoires) : La question à se poser c'est est-ce que tu couches avec mes potes !?
Karla (ouvrant les yeux) : Mais tu es malade !? Qu'est-ce qui te prends de dire des bêtises pareilles !?
Moi (croisant les bras) : Dans ce cas, je ne comprends pas pourquoi tu es toujours en train d'épier tout ce qu'ils font ! Leurs vies ne te concernent pas. Depuis qu'on est ensemble, je ne t'ai jamais trompé et ce n'est pas aujourd'hui que ça va commencer Karla ! Si tu ne me fais pas confiance, alors on n'a rien à faire ensemble.
Karla (me regardant) : Tu es sérieux là !?
Moi (la regardant) : C'est à toi que je devrais poser cette question ! Un moment, il faudrait arrêter d'être sur mon dos et me faire un peu confiance. Si ce n'est pas le cas, mieux on arrête tous les deux.
[Silence]
Moi (la voix grave) : Est-ce que je peux récupérer mes affaires !?
Elle me cède le passage en se posant sur le lit. Je termine de prendre quelques affaires puis je pose mon sac devant la porte. Je reviens vers elle, histoire de lui faire un bisou, mais elle se lève immédiatement et s'en ferme dans la salle de bain. Pff ! Je la gèrerais plus tard. Pour le moment, j'ai d'autres chats à fouetter. Je récupère mon sac et sors de l'appartement. Une fois installé dans mon véhicule, je sors mon téléphone et consulte mes messages whatsapp.
Farrell : Je parie 50€ que la petite l'a bloqué là-bas ! En tout cas bro', tu verras les photos. C'est chaud bouillant ici.
Jo : On ne va revoir Nelson qu'après 2 jours ! On te dit bien la petite à la vérité.
Drew : Mais c'est évident ! C'est une jauna jauna. Elle lui montre le feu là-bas.
Farrell : Et après c'est lui qui viendra parler de la petite de Daniel ! Et c'est même vrai, Daniel est ou depuis là !?
Jo : Lol ! Tu cherches Daniel à cette heure. C'est l'heure du couvre-feu man, sa petite à réquisitionner son téléphone. Krkrkrk
Drew : Vrai ! La semaine dernière j'appelle aux environs de 23h. C'est sa meuf qui répond. Elle me dit carrément « ce n'est pas une heure pour appeler les gens, il se fait tard » ! Yaye, j'ai failli prendre les crises !
Farrell : On te dit bien le type est marié ! Façon elle le tient par les burnes. Des fois j'ai même pitié.
Jo : Obligé d'essayer de le pervertir un peu !
Drew : Bref, ne nous éloignons pas du sujet principal ! Nelson Mandela, viens libérer ton peuple pardon. Donne-nous la position
Jo : Je vous dis qu'on ne va revoir le petit que deux jours plus tard ! Il teste le nouveau kamasoutra avec Karla.
Farrell : Tester comment !? Tu ne sais pas que ce sont eux qui créent ça !?
Drew : Siiii !
Je n'ai pas le cœur à lire le reste des messages tellement je suis plié de rire dans le véhicule.
Moi : Vous êtes cons ! Je prenais mes affaires. On se retrouve chez Fletch.
Drew : Ammmen ! Le sauveur de la nation a parlé ! Je sors même déjà de mon appart
Jo : Top ! Je tombe avec les bonbons roses.
Moi : Farrell, rappelle la petite de la dernière fois-là.
Farrell : Elle t'a tapé dans l'œil on dirait...Un conseil, sors couvert ! On ne sait pas quand quoi ce genre de petite traine.
Moi (lol) : Merci papa ! Mais je suis un grand garçon...Et je ne suis pas fou surtout.
Jo : On ne sait jamais !
Je secoue la tête en rigolant. Je pose mon téléphone puis me mets en route. Je descends d'abord à l'appartement histoire de prendre une douche et me changer, puis je me rends chez Fletch. Pour ce genre de fête, on se retranche souvent loin des regards indiscrets. Merci à ses parents qui ont une villa un peu loin des bruits villes. On peut y faire autant de bruit qu'on veut, les murs sont insonorisés, le pied !
Je garde dans le parking puis me rends dans la maison. A peine j'ouvre la porte que mon sang se réchauffe. Une vision des plus magnifiques. Des filles nues dans tous les coins et recoins de la maison. Des seins fermes et pointus, des fesses qui claquent et re-claquent au rythme du fond sonore. Il y'en a de tous les gouts, de toutes les couleurs et même quelques visages familiers. Mais bon ! Ici, personne ne connait personne. Tout ce qui se passe dans cette villa y reste ! Je referme la porte le sourire aux lèvres. Que la fête commence !
Jo (me faisant signe) : Type !? Nous sommes en haut !
Moi (levant les yeux) : Ok ! Je viens...
Sur le chemin mes yeux vont dans tous les sens, tout ce que j'aime réunis en un seul endroit. Je donne quelques claques sur des paires de fesses et presse d'autres.
Une fois à l'étage je salue tous les mecs avant de choper une boisson et de m'asseoir.
Jo (me regardant) : Karla ne t'a rien dit ? Encore qu'elle sait que tu es avec nous, tes potes « Célibataires »
Drew (éclatant de rire) : Vraiment ! Avec un pote comme toi, c'est clair que je me ferais aussi du souci. Tu n'inspires pas confiance Jo.
Jo (faussement outré) : Tu es juste jaloux type ! C'est nous là les enfants phare du seigneur ! Vous, on sait déjà ou vous irez avec vos visages d'ange là.
Drew (levant sa bière) : Auprès du père type !
Farrell (se levant) : Bon, moi je ne suis pas gay ! [Posant sa bouteille] J'ai vu des bonnes choses passer par ici !
Farrell (secouant la tête) : C'est sûr !
Moi (regardant Jo) : Tu as le matos ?
Jo (fouillant ses poches) : C'est une question ou une réponse !?
Drew (secouant la tête) : Le gar de la situation !
Il sort un paquet avec plusieurs substances pour nous amuser. Il y a un peu de tout. De la Coc, du LSD, Cannabis, Amphétamine, GBH, Kétamine etc...Il me passe un petit sachet avec un mélange.
Jo (souriant) : Fais-toi plaisir mon pote ! [Me donnant une tape sur l'épaule]
Moi (regardant les oursons) : Qu'est-ce que c'est !? Ceux en forme d'ourson ?
Jo (souriant) : Un nouveau bébé ! Des Teddy Tablets.
Moi (inquiet) : Tu l'as déjà utilisé !?
Jo (arquant les sourcils) : J'ai une tête à me faire refiler du mauvais matos ? Keep Calm bro'.
Moi (le tchekant) : Ok !
Je redescends histoire de me mettre dans l'ambiance. L'une des filles vers moi dans une démarche chaloupée. Elle me roule une pelle à s'en couper le souffle pendant plusieurs minutes. Elle descend lentement en gardant ses yeux rivés sur les miens. Elle ouvre mon jeans, descends mon caleçon puis me fait une sucette. Elle lèche et astique mon membre jusqu'à ce qu'il soit bien tendu. Elle fait de même avec mes testos en titillant mon gland. Je finis par verser dans sa bouche. Elle avale tout en me regardant droit dans les yeux.
Farrell (chuchotant) : Elle t'attend à l'étage. Troisième chambre !
Moi : Top !
Je termine mon verre d'une seule gorgée puis je rejoins la fille à l'étage. Elle m'attend dans une position qui me fait lever rien qu'en la regardant. Je l'embrasse langoureusement en me débarrassant de mes vêtements puis sors le sachet de drogue. Elle se place sur la table, me présentant ainsi son derrière. J'étale la coc sur ses deux fesses qu'elle fait trembler légèrement. Je sors un billet, le plie puis me met à sniffer toute la substance.
J'enfile un préservatif puis elle s'empale ensuite sur mon membre. Les sensations sont décuplées par la drogue. Je pose mes mains sur ses hanches afin de lui imposer mon rythme. Je lui donne quelques tapes sur les fesses de temps de temps. Je la fait basculer en levrette sur le lit. Heureusement que les murs sont insonorisés. Je me retire ensuite en remplaçant mon membre par mes doigts jusqu'à ce qu'elle jouisse.
J'étale le reste de drogue sur la table puis on la sniffe à tour de rôle. C'est le pied ! Je perds complètement la notion du temps. On remet la couvert plusieurs fois toute la nuit, et avec d'autres filles avant s'effondrer sur le lit.
Moi (touchant le préso) : Je crois qu'il a peté !
Elle (me fixant) : Pas grave...Je vais prendre un cachet [ce qu'elle fait]
Je me lève, jette le énième préservatif dans la poubelle avant de prendre ma douche puis de m'endormir comme un con.
En ouvrant les yeux, le soleil se couchait déjà. Je regarde ma montre et elle affiche 17h30. Je me lève d'un bond, mais je perds tout de suite l'équilibre. J'ai encore les séquelles de la nuit dernière [soupire] Comme à chaque fois, à cette heure, les filles sont déjà parties et la maison rangées. Je ne me réveille toujours tard après ce genre de fête, donc je ne vois pas les gens s'en aller ni même nettoyer. Lorsque j'ouvre les yeux, je suis tout seul dans le lit d'une des chambres de la villa.
Je prendre une douche bien froide avant de rejoindre les potes en bas. On salue tout le monde puis je me sers un café bien serré puis me pose dans le sofa. Tous les regards sont portés sur moi. Oui, j'ai une sale tête et alors !?
Farrell (éclatant de rire) : Tu sais que tu ne supportes pas les trucs, mais c'est toi qui fais les mélanges étranges !
[Eclats de rire]
Moi (secouant la tête) : Arrêtez de rire comme ! Ma tête cogne, merci...
Jo (amusé) : Laisses mon type ! On vous dit bien le Nelson. Il sauve tout un peuple, qu'est-ce que je dis même ! Tout un continent.
Drew (rire) : Pour le moment c'est d'abord lui qu'il doit sauver de la gueule de bois.
[Eclats de rire]
Ils sont restés à me gazer toute la soirée. Ne pouvant pas conduire, on a passé la nuit sur place. Le lendemain on a levé les voiles et repris le cours de nos vies. Ce sont les vacances, je compte bien en profiter tous les jours que Dieu fera ! Aucune chance que j'aille me coincer à Libreville avec Karla. D'ailleurs, je compte faire mon stage ailleurs. Peut-être ici [souriant] qui sait !? J'attends d'abord les résultats du dernier semestre avant d'aviser.
Mais je me vois mal aller à Libreville entre les parents et Karla, je vais finir par m'étouffer. Il faudrait peut-être que je crée quelque chose afin qu'elle ne fasse pas la tête. Enfin, je m'en occuperais plus tard.
...
Année validé ! Enfin, pas totalement. Il faut encore le stage pour enfin recevoir ma licence en finance. Mais je ne m'inquiète pas pour ça. Le plus dur c'était de valider le semestre.
Mum (d'un ton calme) : Donc tu ne rentres pas ces vacances !?
Moi : Non ! Je ferais le stage ici.
Mum (haussant le ton) : J'espère qu'on parle le même français là Nelson ! Ces vacances, tu ne rentres pas n'est-ce pas !?
Moi (amusée) : Mais oui ! J'ai déjà envoyé le résultat à papa par mail. Une fois le stage terminé, j'enverrais le diplôme.
Mum (d'un ton sec) : J'espère que tu n'appelleras pas mon mari derrière moi pour qu'il te prenne un billet ! Tu as dit que tu ne rentrais pas, alors tu t'y tiens. Est-ce que tu me comprends ? D'ailleurs, je vais déjà le prévenir.
Moi (amusé) : Mon Dieu madame MBOUMBA ! Vous êtes trop stressée dit-donc. J'ai dit que je restais, je suis là.
Mum : Tant mieux alors ! Bref, j'ai vu les résultats Et c'est quand-même bien ? Au moins tu ne fou pas la merde avec mon argent là-bas.
Moi (rire) : Il est compliqué pour toi de dire « mon fils chéri tu as bien bossé » hein !?
Mum : J'attends ton argent quand tu vas travailler c'est tout ! Le reste là ne me concerne pas. Et fais attention là-bas. Au revoir.
Moi : Bisous maman !
CLIC
Les vacances peuvent enfin commencer ! Les semaines qui suivent, je suis dans un autre monde. Je me suis complètement lâché, sans penser à rien d'autre. C'est dans un moment de lucidité que je me rappelle du départ de Karla. Du coup, la veille, je l'attends dans son appart. Pour marquer le coup, j'ai même fait à manger. Après, je ne m'attendais pas à ce qu'elle me saute dans les bras. Je sais que j'ai merdé ! Mais il me fallait vraiment que je me détente après cette année quelque peu stressante.
On s'est pris la tête, du coup je suis parti en claquant la porte derrière moi. Elle m'a grave fait chier. J'ai appelé Farrell afin qu'il me passe le numéro de la fille. Le soir même on s'est revu dans mon appartement et je me suis défoulé jusqu'à très tôt le matin. Je lui ai donné un peu plus de 100€ avant qu'elle ne s'en aille à la sortie des premiers rayons de soleil.
Les écrits d'Elisa, Production Originale, 2021, Copyright ©
Chapter 3 : ÇA A CUIT
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** KARLA KOMBET **
Le choc thermique dès mon arrivée au Gabon. La chaleur qui m'a envahi, je transpirais déjà à grosse goutte sous mon manteau en laine. J'ai donc dû le retirer et l'attraper à la maison. Je ne tenais même plus sur place. J'ai pris mon sac à main et je me suis faufilée afin d'être parmi les premier à descendre. J'ai enfilé mes lunettes de soleil puis j'ai suivi la queue jusqu'au contrôle. Je les ai passés sans encombre puis j'ai chargé mes valises sur le cadi. J'ai compté les quatre valises, et une fois le compte était bon, je me suis dirigée vers le hall d'entrée.
J'ai balayé le hall du regard à la recherche de Rosie ou de maman. Mais je n'ai vu personne [soupire] Je me pose sur un espace vide avant de sortir mon téléphone. Je n'ai même pas de puce [soupire]
Moi (regardant l'heure) : J'espère qu'elles n'ont pas oublié que je venais aujourd'hui hein !
J'ai patienté un moment avant de le voir arriver d'un pas pressé. La colère que je commençais à ressentir s'est de suite dissipée. Ca fait tellement de bien de la voir en vrai. Je laisse mon cadi pour aller me jeter dans ses bras.
Rosie (me serrant fort dans ses bras) : Désolé du retard. Les embouteillages de la ville !
Moi (soupirant d'aise) : Ce n'est pas grave ! Je suis tellement contente de te voir en vrai. [La regardant] Tu m'as beaucoup manqué Rosie [Les yeux rougissant]
Rosie (me regardant en souriant) : Hey, tu ne vas pas pleurer maintenant ! On est censé être super contentes. Tu es à la maison maintenant [Me prenant dans ses bras]
Je la sers tout contre moi, puis j'éclate en sanglot dans ses bras. Je veux m'arrêter à plusieurs reprises, mais les larmes n'arrêtent pas de couler.
Rosie (l'air grave) : Mais qu'est-ce qui t'arrive Karla ? Qu'est-ce qui se passe... ?
Moi (reniflant) : Rien ! Rien, je suis juste émue et contente de vous voir [reniflant] C'est tout !
Elle me passe un mouchoir en papier que je prends afin d'essuyer mes larmes.
Rosie (soupirant longuement) : Dis-moi que je trompe si la cause de ses larmes ne s'appelle pas Nelson, juste par hasard !
Moi (séchant mes larmes) : Même pas...juste que [prenant une forte inspiration] Je suis contente d'être ici. A la maison...
Rose (soupirant) : Je vais faire comme si je te croyais ! [Sortant ses clés de voiture] Je suis garé un peu plus loin.
Moi (tirant mon cadi) : D'accord !
Je l'ai suivi jusqu'à son véhicule et je n'ai pas pu m'empêcher de siffler lorsqu'elle l'a déverrouillé. Une Rav 4 nouveau modèle.
Moi (chargeant les valises dans le coffre) : Mais vous vivez bien ici hein ! C'est moi qui qui galère à attendre le métro, or ici tu nages dans les grand véhicules.
Rosie (s'installant) : Lol ! Tu sais combien de mois je me suis privée pour avoir ce bijou ? Reste tranquille Mama et installe-toi tranquillement. [souriante] C'est la vie que tu as choisie non !?
Je fais comme elle sans rechigner. Je mets ma ceinture puis sors mon téléphone.
Moi (la regardant) : Tu m'as pris une carte Sim ?
Rosie (démarrant) : Oui ! Regarde dans la poche arrière de mon sac à main.
Moi (prenant le sac) : Ok !
Je fouille le sac et une fois que je tombe sur la Sim, je la récupère. Je change de Sim puis redémarre mon téléphone. A peine j'active la connexion que les messages arrivent en masse. J'ai l'espoir que l'un d'entre eux, soit celui de Nelson, mais c'est mal le connaitre. Pff ! Je réponds aux messages des filles avant de remettre mon téléphone dans mon sac. On discute de tout et de rien sur le chemin jusqu'à la maison.
Moi (retirant ma ceinture) : Tu as dit à ta mère que je ne reste pas avec elle non !?
Rose (descendant du véhicule) : Qui !? Pardon, il faut le lui dire toi-même. Je ne mets pas ma bouche dans vos histoires.
Moi (descendant) : Si elle me garde avec elle, je jure que je ne te parle plus Rosie. Jusqu'à la fin de mon séjour, je ne t'adresse plus la parole.
Rosie (amusée) : Ah bon !? Tu as déjà entendu qu'une personne est morte parce qu'on ne lui a pas parlé !? [Haussant les épaules] C'est comme tu veux ma chérie [Me regardant] Tu ne descends pas tes valises !?
Moi (la toisant) : Tchuips !
Rosie (éclatant de rire) : Oh ! Pour le bien que je veux t'aider ? Toi ma sœur préférée... ?
J'ai allongé le pas jusqu'à la maison en la laissant dans son délire. J'ouvre la porte centrale avec le sourire aux lèvres. Maman bondit de son siège lorsqu'elle me voit puis viens se réfugier dans mes bras.
Maman (en larme) : Ma fille au seigneur !
Moi (dans les bras) : Ne pleure pas maman, s'il te plait...Ne pleure pas. Ok ?
Maman (éclatant en sanglot) : Il ne faut pas suivre, ce sont les larmes de joies ! [Desserrant l'étreinte] Trois ans seigneur ! Regarde comment tu as grandi [me scrutant du regard] Tu portes même déjà les talons aiguilles. Mon enfant oh, seigneur !
Moi (souriante) : Je suis là maman ! Ne t'inquiète pas...
Rosie (rentrant dans la maison) : Moi on ne m'a jamais accueilli de cette manière !
Moi (souriante) : Ne sois pas jalouse ! [Montrant mes dents] N'est-ce pas c'est la vie que tu as choisies ?
Rosie (roulant les yeux) : Je bois tranquillement mon macabo ! [Allant dans la cuisine]
Maman (souriante) : C'est mieux ! [Me regardant] Tu vas bien Karla ? Regarde comment tu es toute maigre ! [Touchant mes bras] Toutes les clavicules sont que dehors !
Moi (amusée) : Maigre comment toi aussi !? C'est la taille économique. Et puis, je suis déjà là. [Posant mon sac à main] Tu as préparé quoi ? J'ai faim !
Rosie (depuis la cuisine) : Comme sa fille est arrivée, Arlette a fait tous genre de plats ! [Bruits des marmites] Depuis trois ans que je suis là, elle n'a jamais fait ce genre de festin pour moi. Merci pour la discrimination.
Maman (éclatant de rire) : Je dis hein Rosie tu as rêvé de moi aujourd'hui ? C'est comment depuis là avec le nom d'Arlette dans la bouche ?
Rosie (sortant de la pièce) : Oh, mais je ne fais que dire ce que je constate hein ! En tout cas, même si c'est pour Karla, je ne vais pas me gêner.
Maman (me regardant) : Tu ne fais pas d'abord sortir tes affaires ? J'ai arrangé ta chambre.
Moi (me grattant la tête) : ...
Rosie (amusée) : Karla, sors tes affaires aka ! On t'a préparé la chambre.
Moi (la bousculant) : Tchuips !
Je retire mes bottes est les laisses dans l'entrée. Nous sommes à la maison du coup, je me mets à l'aise. Je troque mes vêtements contre un pagne que je noue autour de la poitrine avant d'aller m'engouffrer dans la cuisine. Que de la bouffe locale ! Trois ans sans ça, un pur délice. Je prends une assiette, me sers un peu de tout avant de me poser dans le salon avec Maman et Rosie.
On est un peu coupé du reste de la famille. La même histoire qui mine la majorité des familles africaines : La sorcellerie. Tel oncle ou tel grand-père est sorcier, du coup maman a coupé les ponts avec certains membres de la famille. Déjà qu'ils ne sont pas nombreux, trois du ventre de leur mère. On a des contacts avec des cousins et cousines, mais ce n'est pas vraiment ça ! C'est Rosie et moi, comme les deux doigts de la main. Et le fait qu'on ait que deux ans d'écart, a encore plus renforcé nos liens.
On passe le reste de l'après-midi dans une bonne ambiance. On voit le soleil se coucher et les premières étoiles se montrer. Il faut rentrer...mais pas question que je dorme ici. On e connait dans le pays-là. Du coup, lorsque Rosie se lève, je fais de même en enfilant une tenue correcte.
Maman (me regardant) : Mais ou est-ce que tu vas ?
Moi (le regardant) : Je rentre avec Rosie, maman...
Maman (l'air déçu) : Tu ne restes pas ici !?
Rosie (me regardant) : Elle vient juste chercher ses valises. Elle fait la semaine ici avant de me rejoindre...
Maman (changeant de mine) : Ha d'accord.
Moi (lui faisant les gros yeux) : ...
Rosie (souriante) : Viens chercher tes affaires ma chérie !
Je sors de la maison en tirant la tronche. Je récupère deux des valises en laissant le reste dans le coffre. L'une contient les affaires à partager, l'autre mes propres affaires. Rosie s'en va en nous laissant, maman et moi, en comité restreint. On reste ensemble jusqu'à ce que la fatigue ait raison d'elle. Elle vérifie tout dans la maison avant d'aller se coucher. Je ne tarde pas à faire de même. Je prends ma douche, enfile mon pyjama puis me glisse dans les draps froids.
[PING]
Nel (sms) : Hello...tu es bien arrivé ?
Je lis le message sans trop savoir quoi répondre. A vrai dire, j'attendais qu'il m'écrive depuis un moment déjà, mais quelque chose me disait qu'il n'allait pas le faire [soupire]
Moi (sms) : Slt ! Oui, merci.
Nel (sms) : Ok ! Je suis ravie de l'entendre. Alors, tu es contente de revoir la famille ? Ta mère, Rosie ?
Moi (sms) : Oui ! Ça me fait beaucoup de bien d'être avec elles.
[Sonnerie de téléphone]
C'est un appel vidéo de Nelson ! Je bondis du lit et me rends dans la salle de bain. Je retire mon foulard et essaie tant bien que mal de rendre ma perruque un peu présentable. Je reviens dans le lit et c'est là seulement, je décroche.
Nel (souriant) : Hey...tu as tardé à répondre !
Moi (distante) : Oui, j'étais un peu loin du téléphone.
Nel (me regardant) : Alors, comment tu te sens ?
Moi (le regardant) : Franchement Nelson, je ne sais pas quoi te répondre. Hier on s'est pris la tête et aujourd'hui tu m'appelle et me parle comme si de rien n'était. Alors que ce n'est pas le cas.
Nel (soupirant) : Je sais mon cœur ! Et à vrai dire, je prenais un peu d'élan pour te demander pardon. Je sais que j'ai fait le con et tu es en ton droit de ne plus vouloir me parler. Je comprends et je l'accepte. Je suis désolé bébé, vraiment. J'aurais pu, j'aurais dû faire les choses autrement, mais...Je suis désolé Karla. Je t'aime et tu me manques énormément.
Moi (le cœur battant) : Je ne sais pas...
Nel (me regardant) : Si tu as besoin d'un peu de temps, je le comprends ! Je voulais simplement que tu saches que je suis désolé et que je m'en veux. La preuve, je suis ton appart à la recherche de ton odeur, ton parfum [frisson] Tu me manques Karla. Ma femme me manque...
Moi (éclatant en sanglot) : Dans ce cas, qu'est-ce qui t'arrive Nelson !? [Snif] Je ne te reconnais plus du tout [snif] J'ai l'impression que tu prends plus plaisir à être ailleurs qu'avec moi. Je veux dire, si je fais mal les choses, dis-le moi Nelson ! Fais-le-moi savoir au lieu de te comporter comme si c'était moi qui forçais la relation [snif] Tu te permets tout et n'importe quoi nelson, vraiment j'arrive plus à supporter tout ça [en larme]
Nelson (d'une voix mièvre) : Tu as raison sur toute la ligne Karla. Je suis terriblement désolé. Le truc c'est que [soufflant] Les parents m'ont mis sous pression depuis le début de cette année. Ils m'ont réduit les vivres à cause d'une bêtise de Frederick (son frère) a faite. Du coup, tout m'est retombé dessus. Entre les cours et la pression qu'ils me mettaient, je n'ai pas pu supporter Karla. Je suis désolé ! Je ne voulais pas te faire porter mes problèmes, avec tout ce que toi tu avais déjà à subir.
Moi (reniflant) : Si tu ne me dis rien, je ne peux pas faire la magie et deviner ce qui se passe Nelson. Explique-moi clairement les choses au lieu de faire comme si toi et moi ne fessions que coucher ensemble. Parce que c'est exactement comme ça que je me suis sentie Nel. Tu as fini de faire Dieu sait quoi pendant deux longues semaines et tu reviens comme une fleur ? Non, Nelson.
Nelson (baissant les yeux) : Je ne sais pas quoi te dire Karla, si ce n'est tu as raison. Tu as raison à propos de tout ça. J'ai mal géré...Je suis désolé chérie. Je t'aime, je suis désolé !
Moi (les yeux rouges) : ...
Nelson (me regardant) : Ça prendra peut-être un peu de temps pour que tout revienne comme avant. Mais je suis prêt à attendre, à te laisser du temps. Ok ?
Moi (d'une voix mièvre) : Okay...
Nelson (me regardant) : Quand est-ce que tu commences ton stage ?
Moi (me raclant la gorge) : La semaine prochaine. Je dois me rendre en fin de semaine histoire de prendre mes marques. Et toi ?
Nelson (grimaçant) : C'est un peu chaud pour moi ici. J'attends qu'on m'appelle.
Moi (le regardant) : Pourquoi ne pas descendre dans ce cas ? Tu fais Finance, facilement tu trouveras quelque chose ici. Tandis que moi dans le journalisme, c'était vraiment la chance de ma vie.
Nelson : Les parents ne veulent voir aucun d'entre nous au bled.
Moi (grimaçant) : Ha je vois... [Levant les yeux] Je croiserais les doigts que tu trouves vite quelque chose alors.
Nelson (souriant) : Merci bébé ! En attendant, je resterais ici à me languir de toi. A te chercher dans chacun des coins et recoins de cette maison.
Moi (souriante) : Sois sage surtout !
Nelson (amusé) : Je suis toujours sage bébé.
On a passé toute la nuit à discuter en ligne jusqu'à ce que je m'en dorme. Il n'a pas coupé l'appel [rire] Il voulait que je sois le premier visage sur lequel il tombe en ouvrant les yeux.
...
Après la semaine chez maman, c'est à cœur joie que je suis partie chez Rosie. Elle commençait déjà avec son histoire de « tu vas ou ». Lol ! J'ai quel âge pour qu'elle soit encore sur mon dos comme ça ? Pardon, il parait que ce sont les vacances ! D'ailleurs même c'est le week-end, Libreville ne m'a pas encore bien vu. Du coup, avec Rosie on se rend au Mistral. Je ne connais pas trop la zone, donc je la suis sans rechigner. On se pose au bar puis on enchaine les cocktails.
Rosie (à mon oreille) : Tu ne m'as pas dit que ton type est sur Libreville.
Moi (la regardant) : Bah parce qu'il n'est pas là ! Il est sur Bx.
Rosie (pointant du doigt une direction) : Regarde ! Impossible de passer outre ses cheveux jaunes...
Je tourne la tête dans la direction qu'elle me montre et c'est bel et bien Nelson ! Depuis qu'on s'est réconcilié, on se parle TOUS LES JOURS, et il ne m'a jamais dit qu'il devait descendre sur Libreville. Je fronce les sourcils et me dirige vers lui.
** NELSON MBOUMBA **
Karla (croisant les bras) : Bonsoir ! Ça va, je ne dérange personne !? [Le regard méchant]
Je reste figé sur elle. Je savais bien que je ne devais pas me montrer [soupire] Voilà que je me retrouve dans la merde.
Moi (lui ouvrant mes bras) : SURPRISE !
Karla (fronçant les sourcils) : Pardon !?
Moi (les bras ouverts) : Tu n'es pas content de me voir bébé ? Je suis là pour toi ! [Appliquant mes mots] Surprise !
Karla (le visage froissé) : Je ne comprends pas ce que tu es en train de me raconter Nelson ! Qu'est-ce que tu fais là ? Pourquoi je ne suis pas au courant que tu es là ? Tu es arrivé quand ? Aux dernière nouvelles, tes parents ne voulaient pas te voir ici n'est-ce pas ?
Moi (soupirant) : Attends que je t'explique, je...
Karla (me coupant la parole) : Oui fais donc ça, parce que mon cœur est déjà en train de chauffer.
Moi (la regardant) : Je peux parler sans que tu ne m'interrompes ? Ou tu as encore des choses à dire ?
Karla (me regardant) : ...
Moi : Bien ! Je suis ici pour toi Karla. Je suis arrivé il y a quelques heures pour le week-end. C'était pour te faire une surprise.
Karla (peu convaincue) : Sans blague... ? Et qu'est-ce que tu fais justement ici Nelson !?
Moi (soufflant) : Mais qu'est-ce que je vais faire ici Karla ? N'est-ce pas tu m'as dit que tu venais ici avec ta sœur !?
Karla (boudant) : Je n'ai aucun souvenir de te l'avoir dit Nelson, aucune !
Moi (las) : Franchement qu'est-ce que je vais venir faire ici selon toi ? Sachant que les parents m'ont interdit d'y remettre les pieds ? Est-ce que tu te rends comptes des risques que je prends pour toi Karla ? Tu sais quoi, je vais changer ma date de départ et renter demain à la première heure.
Je paie ma consommation en serrant les fesses que la petite que j'ai branchée reste plus longtemps dans les vestiaires.
Karla (le regardant) : Pourquoi tu prends la mouche ?
Moi (soupirant) : Je ne prends pas la mouche Karla, simplement ça me fait de la peine que tu ne me fasses pas confiance.
Karla : Mais tu aurais très bien pu me dire que tu venais aussi !
Moi (la regardant) : Est-ce que tu connais le principe même de la surprise Karla ? C'est de ne rien dire. Tu aurais attendu quelques minutes que je t'aurais appelé. Je suis là pour toi bébé...Ok ?
Karla (me regardant) : Ok...
Moi (lui ouvrant les bras) : Surprise !
Karla (souriante) : Je suis trop contente que tu sois là bébé ! [Se jetant dans mes bras]
Je la sers bien fort dans mes bras puis l'embrasse langoureusement. Mine de rien, je suis content de la voir ! Elle m'a manqué, beaucoup même. Tout le week-end, je serais au chaud ! Merci Mon Dieu...Elle me tire vers sa sœur, qui enchaine les cocktails. On se salue sans trop d'émotion puis les deux sœurs s'éclipsent.
Rosie ne m'aime pas trop. Dieu sait pourquoi. Du moment qu'elle reste à sa place, son avis ne m'intéresse pas le moins du monde. Ce que je vis avec sa sœur ne la concerne pas ! Après tout, la seule personne qui doit m'aimer c'est Karla. De même que de mon côté, la seule personne qui doit aimer Karla c'est moi. Le reste qu'ils se gèrent entre eux. Le couple, c'est deux personnes...
Enfin, elle me rejoint quelques minutes plus tard et on s'en va sans trop perdre de temps. J'ai le véhicule de Frederick et les clés de son appartement donc tout va bien. On se met en route. Sur le chemin, les mains de Karla se baladent sur l'ensemble de mon corps. EN deux temps trois mouvements, elle sort la bête avant de l'engloutir profondément. Je suis à peu de perdre le contrôle du volant. Obligé de grincer des dents. Heureusement qu'il n'y a pas trop de circulation à cette heure. Je gare en trombe à l'appartement avant de reculer mon siège et de la saisir ferment. Elle s'empale sur mon membre en me regardant droit dans les yeux.
Moi (le regardant) : Tu as pris en assurance dis donc !
Karla (souriante) : Tu m'as juste beaucoup manqué ! [Se mettant à bouger] Et vu que tu es là autant en profiter.
Je pose mes mains sur sa poitrine en la laissant faire tout le boulot. Je ne fais que profiter du moment. On termine le round 1 essoufflé et en sueur dans le véhicule. Je l'embrasse avant qu'on ne descende et rentre dans l'appartement. Sous la douche on remet encore une fois le couvert, on finit sous la couette [...]
Je quitte discrètement le lit afin d'aller faire ma vidange. Karla dort paisiblement pendant que moi, mon ventre réclame. Je me fais un sandwich puis me pose devant l'écran.
[Sonnerie de téléphone]
Je le récupère sur la table, il affiche Jo. Je décroche de suite.
Moi : Yo, mec !
Jo (la voix grave) : Tu es ou mec !?
Moi (souriant) : Au meilleur endroit au monde...
Jo : Mec, c'est sérieux ! Tu es ou ?
Moi (posant mon sandwich) : Qu'est-ce qui se passe !?
Jo (soupirant) : Est-ce que tu es sorti couvert la dernière fois !?
Moi (le cœur battant) : Heu...pourquoi !? Qu'est-ce qui se passe ?
Jo : Il faut te faire dépister ! L'une des filles a le VIH.
Je sens une forte douleur me prendre depuis la plante des pieds jusqu'à la tête.
Moi (fronçant les sourcils) : Comment ça !? Mais [soufflant] comment ?
Jo (soupirant) : Mec, fais simplement tes tests au plus vite ! On y est tous passé. On attend nos résultats
Moi (dépassé) : Mais ça sort d'où comme ça !? Le VIH... [Passant mes mains sur mon visage] Seigneur, dans quoi est-ce que je me suis embarqué.
Jo : Peut-être c'est rien, mais pour être plus tranquille fais-les ! Ok ?
Moi (sous le choc) : Je viens juste d'avoir des rapporte avec Karla...
Jo (soupirant) : Putain ! Est-ce que tu...
Moi (haussant le ton) : Je n'ai pas à me protéger Jo, c'est ma meuf !
Jo : Ecoute, demain à la première heure, fais les tests ! Une fois les résultats en main, on avisera. On se tient informé !
Moi (le cœur battant) : Ok...
CLIC
Je me laisse tomber sur le coussin en repensant à toutes les conneries que j'ai bien pu faire ! J'ai toujours porté les préservatifs...Mais je pense à la fois à la villa ou il avait peté [soupire] Qu'est-ce que je vais faire !?
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