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Posséder par L'Alpha

Posséder par L'Alpha

Auteur:: plume htn
Genre: Loup-garou
Dans un hôtel luxueux de Las Vegas, une jeune femme nommée Sandra se retrouve plongée dans un monde d'intrigues et de passions dévorantes. Dès son premier jour en tant que femme de chambre, elle est confrontée à une situation explosive : le mystérieux et charismatique Ethan, le propriétaire de l'établissement, la soupçonne d'être une espionne envoyée par ses rivaux. Mais la véritable tempête commence lorsque le petit ami de son cousin tente de la violer. Dans un acte de bravoure, Ethan intervient, révélant un côté protecteur et dominant qu'elle n'aurait jamais imaginé. Il l'emmène dans son univers secret, lui promettant qu'il ne laissera jamais personne lui faire du mal. Sandra se retrouve alors piégée entre la peur et le désir, consciente qu'elle est devenue une pièce maîtresse dans le jeu dangereux d'Ethan. Alors qu'elle commence à développer des sentiments pour cet homme qui la possède corps et âme, elle découvre que le chef de la meute alpha a ses propres démons. Son charme magnétique et sa puissance sont irrésistibles, mais il la met en garde : s'approcher trop près pourrait avoir des conséquences dévastatrices. Les nuits passionnées au rythme effréné des lumières de Vegas deviennent un mélange d'amour et de danger. Sandra se retrouve tiraillée entre son désir de liberté et l'obsession d'Ethan pour elle. Sa vie prend un tournant inattendu lorsque les rivalités entre clans s'intensifient, mettant en péril tout ce qu'elle a appris à aimer. Dans ce jeu où les cœurs sont en jeu et où les secrets peuvent coûter cher, Sandra devra choisir entre suivre son cœur ou se libérer des chaînes invisibles qui l'entourent.

Chapitre 1 Chapitre 1

« Arrête  ! Je t'en supplie, pas ça  ! » La voix d'une femme perçait à travers le couloir désert, aiguë, presque suffocante. Sandra s'immobilisa net, le cœur battant à tout rompre. Elle venait tout juste de sortir du vestiaire des employés, sa tenue impeccable, prête à entamer son premier jour de travail. Mais ce cri la glaçait sur place.

Elle tendit l'oreille, cherchant d'où venait ce bruit. Une porte entrouverte plus loin. Un murmure étouffé, des bruits de pas précipités. Sandra hésita, son instinct lui criant de faire demi-tour. Elle n'était qu'une nouvelle recrue, une femme de chambre parmi tant d'autres. Pas son problème, non  ? Mais le tremblement dans cette voix l'empêcha d'ignorer l'appel.

Elle s'approcha sur la pointe des pieds et se pencha juste assez pour voir à travers l'entrebâillement. Une femme en tailleur noir, probablement une réceptionniste, se tenait face à un homme dont le visage lui était inconnu, mais dont la stature imposante trahissait l'autorité. Le ton de l'homme était bas, tranchant comme une lame.

« Tu sais ce qui arrivera si tu n'obéis pas, non  ? Je n'ai pas besoin de répéter. »

La femme hocha frénétiquement la tête, incapable de parler. Sandra ne comprenait pas tout, mais le malaise palpable l'ébranla. Elle voulut partir, s'éloigner avant d'être remarquée, mais une main lourde se posa sur son épaule.

« On se perd déjà  ? »

Sandra sursauta, le souffle coupé, et se retourna pour se retrouver nez à nez avec un homme blond, son sourire affable ne parvenant pas à masquer la froideur dans son regard. Il portait l'uniforme impeccable d'un manager, et son badge indiquait « Frank ».

« Je... je cherchais juste le service d'étage, » bredouilla-t-elle, essayant de garder une contenance malgré ses jambes qui tremblaient.

Frank haussa un sourcil. « Le service d'étage  ? Bien sûr. Mais ce n'est pas en espionnant les affaires des autres que vous allez impressionner qui que ce soit ici. »

Sandra ouvrit la bouche pour se défendre, mais il ne lui laissa pas le temps.

« Allez, viens. Je vais te montrer où commencer. »

Il l'attrapa par le coude, suffisamment fermement pour lui rappeler qu'elle n'avait pas le choix. Tout en la guidant, il ajouta à voix basse  : « Un conseil, Sandra  : ici, on fait ce qu'on nous demande et on garde la tête baissée. Tu ferais bien de t'en souvenir. »

Les premières heures de son service se déroulèrent dans un mélange de tension et de confusion. Elle avait imaginé que travailler dans un hôtel cinq étoiles serait intimidant, mais pas au point de sentir constamment une menace planer. Pourtant, chaque regard croisé, chaque chuchotement dans les couloirs semblait chargé de sous-entendus.

Lorsqu'elle entra pour nettoyer sa première chambre, Sandra tenta de se concentrer sur sa tâche. Le silence était oppressant, et les moindres bruits du couloir la faisaient sursauter. Elle revoyait la scène de tout à l'heure en boucle dans sa tête, se demandant qui était cet homme et pourquoi la réceptionniste semblait si terrifiée.

Alors qu'elle passait l'aspirateur, une voix familière résonna à l'extérieur.

« Je te dis que ça va mal finir. Ethan ne tolérera pas un autre faux pas. »

Sandra coupa la machine, son cœur battant plus fort. Elle s'approcha de la porte et tendit l'oreille. Deux employés parlaient, sans doute à l'abri des regards, croyant être seuls.

« Et tu crois que c'est de sa faute  ? Il fait ce qu'il peut pour garder les investisseurs calmes, mais avec les ennemis qu'il a... »

« Tu crois qu'il va tenir longtemps  ? Les rumeurs sur les hommes de Coleman circulent. Ils ne lâcheront pas l'affaire. Et si quelqu'un de l'intérieur trahit... »

Les voix s'éloignèrent rapidement, laissant Sandra perplexe. Elle n'avait aucune idée de qui était ce « Ethan », mais son nom semblait charger l'air d'une tension palpable.

Elle retourna à son travail, mais sa curiosité refusait de s'apaiser. Pourquoi tout semblait-il si lourd ici  ? L'hôtel était magnifique, une œuvre d'art de luxe et de perfection, mais derrière la façade, quelque chose clochait.

Plus tard dans l'après-midi, Sandra était en train de refaire le lit d'une suite somptueuse lorsqu'un bruit dans l'entrée la fit sursauter. Elle releva la tête pour voir un homme entrer, sans frapper, comme si cet espace lui appartenait.

Il était grand, avec des cheveux bruns soigneusement coiffés et une prestance qui aurait suffi à faire taire une pièce entière. Il ne portait pas de badge, mais Sandra n'avait pas besoin d'un indice pour savoir qui il était  : Ethan.

Il s'arrêta net en la voyant, son regard sombre la scrutant avec une intensité presque déstabilisante.

« Qui êtes-vous  ? » demanda-t-il d'une voix basse, mais autoritaire.

Sandra sentit son visage rougir. « Je suis... Sandra. Nouvelle femme de chambre. Je fais juste mon travail. »

Il croisa les bras, ses yeux plissés comme s'il évaluait chaque mot. « Vous avez une drôle de façon de travailler, Sandra. Vous avez croisé Frank  ? »

Elle hocha la tête, trop nerveuse pour parler.

« Bien. Alors, un rappel  : vous êtes ici pour faire ce qu'on vous demande. Rien de plus. Rien de moins. »

Elle acquiesça encore, incapable de détourner les yeux de lui. Il dégageait une aura magnétique, mais aussi une froideur qui mettait mal à l'aise.

Ethan s'approcha, posant une main sur le cadre de la porte. « Vous avez déjà entendu des rumeurs sur moi, je parie. »

Sandra secoua la tête. « Non, monsieur. »

Il esquissa un sourire sans joie. « Bien. Gardez ça en tête. Les rumeurs sont des armes ici. Et les armes, c'est moi qui les contrôle. »

Puis il tourna les talons et sortit, laissant Sandra figée sur place.

Quand son service prit enfin fin, elle retourna dans le vestiaire, épuisée. Les mots d'Ethan résonnaient encore dans son esprit, tout comme ceux des employés dans le couloir. L'idée de quitter cet endroit lui effleura l'esprit, mais quelque chose en elle refusait de partir.

Elle voulait comprendre.

Ce qui se passait ici dépassait les rivalités professionnelles ordinaires. Et bien que la peur fût omniprésente, une partie d'elle ne pouvait s'empêcher de se demander ce que cachait Ethan derrière cette façade de puissance.

Alors qu'elle sortait pour rentrer chez elle, une silhouette attira son attention. L'homme de ce matin, celui qui avait menacé la réceptionniste, se tenait à l'entrée du parking, parlant au téléphone.

« Oui, c'est confirmé. On a une nouvelle recrue. Sandra, je crois. Tu penses qu'elle peut être utile  ? »

Le sang de Sandra se glaça. C'était son nom. Ils parlaient d'elle.

Elle recula lentement, son cœur battant à tout rompre, avant de se fondre dans l'ombre et de quitter les lieux sans un bruit.

Chapitre 2 Chapitre 2

« Attention ! » Une voix sèche fendit l'air juste avant qu'un plateau chargé de verres ne s'écrase au sol dans un fracas. Sandra s'immobilisa, son regard accroché au désordre qu'elle avait involontairement causé. Des éclats de cristal gisaient autour de ses chaussures, brillants comme autant de reproches silencieux. Les conversations du hall s'interrompirent brièvement, tous les regards se tournant vers elle.

Le serveur dont elle avait bousculé le bras retenait à peine son irritation. « Vous pourriez faire attention  ! » gronda-t-il, ramassant en hâte les morceaux brisés.

« Je suis désolée, je... » Sandra chercha ses mots, mais la chaleur sur ses joues et l'humiliation de cette attention soudaine l'étouffaient.

Une voix plus grave, chargée d'autorité, brisa le silence. « Qu'est-ce qui se passe ici  ? »

Elle n'eut pas besoin de lever les yeux pour savoir qui parlait. La tension dans l'air se modifia immédiatement, les murmures s'éteignirent. Ethan. L'homme qui semblait tout voir, tout savoir, même sans être là.

Le serveur releva la tête, balbutiant rapidement. « Un accident, monsieur Ethan. Rien de grave. »

Mais Ethan n'écoutait déjà plus. Ses yeux s'étaient fixés sur Sandra, scrutant son visage comme s'il cherchait à lire entre les lignes de ce qu'elle ne disait pas. Elle sentit son souffle se coincer dans sa poitrine.

« Vous, » dit-il simplement, sa voix basse mais parfaitement audible.

Elle releva timidement les yeux vers lui, tentant de rassembler une excuse crédible, mais aucun mot ne franchit ses lèvres.

« Mon bureau. Maintenant. »

Il n'attendit pas sa réponse, se détournant déjà pour disparaître dans la direction de l'ascenseur privé. Le serveur échangea un regard inquiet avec elle, mais aucun des deux n'osa commenter davantage.

Elle se tenait devant la porte du bureau d'Ethan, son cœur battant plus fort que jamais. L'idée de tourner les talons et de partir lui traversa l'esprit. Personne ne remarquerait son absence, n'est-ce pas  ? Mais elle savait qu'une telle décision scellerait la fin de son bref passage à cet hôtel.

Une voix grave la fit sursauter. « Allez-vous entrer ou rester plantée là toute la journée  ? »

Elle poussa la porte, ses doigts tremblants sur la poignée.

L'espace était aussi intimidant que l'homme qui l'occupait. Ethan se tenait près de la fenêtre, le dos tourné, ses mains croisées derrière lui. Il n'avait pas besoin de se retourner pour dominer la pièce  ; sa présence suffisait.

« Fermez la porte. »

Elle obéit, se sentant comme une enfant prise en faute.

Lorsqu'il pivota enfin pour la regarder, ses yeux sombres semblaient percer à travers elle. Il ne parla pas tout de suite, laissant un silence pesant s'installer, comme s'il évaluait combien de temps elle pouvait tenir avant de céder sous la pression.

« Sandra, c'est ça  ? » demanda-t-il finalement, sa voix aussi lisse que du velours mais chargée d'une intensité qui la clouait sur place.

Elle hocha la tête, puis réalisa qu'il attendait une réponse. « Oui, monsieur. »

Il esquissa un sourire – un sourire qui n'atteignait pas ses yeux. « Vous savez qui je suis, bien sûr. »

Ce n'était pas une question, mais elle répondit tout de même. « Le propriétaire de l'hôtel. »

Il inclina légèrement la tête, satisfait. « Exact. Ce qui signifie que chaque personne qui travaille ici est sous ma responsabilité. Y compris vous. Alors expliquez-moi pourquoi votre nom est déjà sur ma liste après à peine vingt-quatre heures. »

Sandra ouvrit la bouche, mais aucune explication ne semblait suffisante. Comment pouvait-elle expliquer que tout cela n'était qu'un malheureux concours de circonstances  ?

« Je... C'était un accident, monsieur. Je n'ai pas vu... »

Il leva une main pour l'interrompre. « Je ne parle pas seulement de cet incident dans le hall. Il y a autre chose. Vous êtes arrivée ici avec plus de bruit que la plupart des nouveaux employés. Je me demande pourquoi. »

Elle fronça légèrement les sourcils, confuse. « Je ne comprends pas. »

Ethan s'approcha lentement, réduisant la distance entre eux jusqu'à ce qu'elle puisse presque sentir la chaleur émanant de lui. « Les gens parlent, Sandra. Vous avez attiré leur attention, et ce n'est jamais bon signe ici. Alors je vais vous poser une question très simple  : pourquoi êtes-vous ici  ? »

Elle déglutit, essayant de calmer sa panique. « Pour travailler. C'est tout. Je cherchais un emploi stable, et... »

« Et vous avez choisi cet hôtel  ? Pourquoi pas un autre  ? »

Elle aurait voulu crier qu'elle n'avait pas d'agenda caché, qu'elle n'était qu'une femme ordinaire essayant de se reconstruire. Mais son ton, sa posture, tout chez lui la mettait sur la défensive.

« J'ai entendu dire que cet hôtel avait une bonne réputation. C'est tout, » dit-elle finalement, essayant de garder sa voix calme.

Ethan resta silencieux un moment, son regard perçant toujours rivé sur elle. Puis il recula légèrement, comme s'il acceptait sa réponse, mais quelque chose dans son expression indiquait qu'il n'était pas totalement convaincu.

« D'accord. Mais sachez ceci  : je ne tolère ni les erreurs ni les mensonges. Vous voulez rester ici  ? Travaillez bien, restez discrète, et surtout, ne vous mêlez pas de ce qui ne vous regarde pas. Est-ce clair  ? »

Elle hocha vivement la tête, trop soulagée qu'il n'aille pas plus loin.

« Bien. Vous pouvez partir. »

Sandra ne se fit pas prier. Elle quitta la pièce, son cœur battant encore à tout rompre, mais une question persistait dans son esprit  : pourquoi avait-il autant insisté sur ses motivations  ?

De retour dans les couloirs, elle croisa plusieurs regards curieux. Il semblait que tout le monde avait déjà entendu parler de sa convocation chez Ethan. La nouvelle avait dû se propager à la vitesse de l'éclair.

Une voix féminine l'interpella. « Alors, c'était comment  ? »

Elle se retourna pour voir une jeune femme, probablement une collègue, qui la regardait avec un sourire intrigué.

« C'était... intense, » répondit Sandra, hésitant à en dire plus.

La jeune femme hocha la tête, comme si elle comprenait parfaitement. « Ethan peut être intimidant. Mais si vous êtes sur son radar, c'est soit très bon, soit très mauvais. »

Sandra fronça les sourcils. « Comment ça  ? »

« Disons simplement qu'il n'accorde pas son attention à tout le monde. Vous feriez mieux de faire attention. »

Alors que la jeune femme s'éloignait, ses paroles résonnèrent en boucle dans l'esprit de Sandra. Elle avait espéré que cette journée marquerait un nouveau départ, une chance de repartir à zéro. Mais il semblait que ce travail, et cet homme, allaient compliquer les choses bien plus qu'elle ne l'avait prévu.

Chapitre 3 Chapitre 3

La porte du bureau d'Ethan s'ouvrit sans un bruit. Sandra n'avait pas prévu d'y entrer. Elle n'avait même pas prévu d'être à cet étage à ce moment précis. Son esprit, encore préoccupé par la conversation de ce matin, n'avait pas vu la réunion en cours. Elle pensait simplement que c'était une pièce vide, une autre salle à nettoyer. Mais le moment où elle s'arrêta devant la porte, apercevant les silhouettes autour de la grande table, son cœur se serra. Ce n'était pas une salle vide. C'était une réunion en plein milieu de discussions intenses.

Un silence lourd tomba dès que son pied franchit le seuil.

Le regard d'Ethan se tourna immédiatement vers elle, glacial et pénétrant. Il se redressa dans son fauteuil, sa posture se faisant aussi imposante que la colère qui émanait de lui. Il jeta un regard sévère à Sandra, et l'air dans la pièce devint soudainement lourd, chargé de tension.

Les hommes autour de la table se mirent à échanger des regards perplexes, quelques-uns arquant un sourcil, d'autres murmurant à voix basse. Sandra sentit une vague de chaleur envahir son visage, mais au lieu de s'excuser immédiatement et de partir en courant, elle resta figée sur place, paralysée par le regard perçant d'Ethan.

« Qu'est-ce que vous faites ici  ? » Sa voix, basse et dangereuse, se fit entendre, un rugissement à peine contenu.

Elle s'éclaircit la gorge, mais les mots restèrent bloqués. Elle chercha à s'excuser, mais son esprit se trouva embrouillé par l'atmosphère glaciale qui semblait se déverser sur elle.

« Je... je suis désolée, je croyais que... je pensais... » Sa voix se brisa sur la fin de la phrase, et son regard dériva rapidement sur les autres hommes dans la pièce. Ils la dévisageaient, leurs regards devenant de plus en plus lourds.

Ethan se leva lentement, chaque mouvement empreint d'une menace latente. « Vous pensiez que quoi  ? Que c'était l'heure de venir fouiner dans mes affaires  ? Que vous pouviez entrer sans permission et ne pas avoir de conséquences  ? » Il s'avança vers elle, l'air impitoyable.

Sandra fit un pas en arrière, mais il se rapprocha d'un pas, son regard toujours aussi acéré. La panique commença à s'insinuer dans ses veines. « Non, je ne... je n'ai pas... »

Ses excuses se perdirent dans l'air, étouffées par la montée de la colère d'Ethan. Il s'arrêta à quelques centimètres d'elle, lui lançant un regard qui la figea sur place. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, les mains tremblantes de nervosité. Elle se força à respirer, mais c'était comme si l'air dans la pièce était devenu plus dense, plus lourd.

« Ne me mentez pas, Sandra. Je sais exactement ce que vous essayez de faire. Vous êtes entrée ici pour chercher des informations sensibles, non  ? » Son ton se faisait de plus en plus glacial, comme si chaque mot venait avec un tranchant plus net.

Les autres hommes dans la salle étaient maintenant totalement silencieux, observant la scène, un mélange de curiosité et de jugement sur leurs visages. Ils savaient que ce genre de situation n'était jamais simple avec Ethan. Et Sandra, qui jusque-là était simplement la nouvelle employée, était maintenant plongée dans un tourbillon d'accusations.

Elle secoua la tête, incapable de répondre immédiatement, son cerveau en pleine panique. « Non, je vous jure, je ne cherchais rien  ! Je ne savais même pas que vous étiez en réunion... Je suis... Je suis juste... »

Ethan l'interrompit d'un geste sec de la main. « Vous ne comprenez pas, n'est-ce pas  ? Que tout le monde ici a des yeux et des oreilles. Vous croyez que vous pouvez entrer dans mon bureau et fouiner autour sans qu'il y ait des conséquences  ? » Sa voix se fit plus dure, plus tranchante. Il se tenait devant elle comme une montagne, son aura imposante la clouant sur place.

Sandra était submergée, la panique se mêlant à un sentiment de culpabilité qu'elle ne comprenait même pas. Pourquoi avait-elle eu ce réflexe étrange de vouloir entrer dans cette pièce  ? Pourquoi son instinct l'avait poussé à franchir cette porte  ? Elle n'avait pas l'intention de faire quoi que ce soit de mal. Mais c'était trop tard maintenant. Elle était prise dans le tourbillon.

Les regards des autres hommes étaient fixés sur elle, et l'un d'eux, un grand type avec un air de bulldog, se leva de son siège et se dirigea vers la porte, l'air à la fois dubitatif et agacé. « Ethan, tu devrais peut-être lui laisser une chance d'expliquer, non  ? Peut-être qu'elle a juste fait une erreur. »

Ethan se tourna brusquement vers lui, son regard froid planté dans celui de l'homme. « Tu penses qu'elle est digne de confiance  ? Elle est dans l'hôtel depuis moins de deux jours et elle entre ici comme si c'était son droit  ? »

L'homme ne répliqua pas, se repliant sous l'intensité du regard d'Ethan. Sandra sentait son cœur s'alourdir. Elle avait l'impression d'être prise dans un piège, chaque mouvement, chaque geste semblait devenir une erreur, une autre raison de justifier la colère d'Ethan.

Un silence lourd s'abattit sur la pièce, un silence presque tangible. Ethan, les yeux fixés sur elle, se détourna enfin et marcha lentement vers son bureau. Il s'assit derrière, s'appuyant légèrement sur son dossier, les yeux toujours fixés sur elle. Sandra, prise au piège, n'osait même plus bouger.

Un moment de vulnérabilité, de fragilité qu'elle n'aurait jamais imaginé voir chez cet homme, se dévoila soudainement. Il passa une main dans ses cheveux, un geste presque imperceptible, mais qui trahit un autre aspect de lui, une fissure dans son masque de perfection. « Vous ne savez pas ce que c'est de faire confiance à quelqu'un, Sandra, » murmura-t-il, presque pour lui-même, avant de relever les yeux vers elle. « D'être trahi par ceux en qui vous avez cru. Cela vous change. Cela vous rend plus... prudent. Très prudent. Et cela vous fait réagir comme ça. »

Il n'ajouta rien, mais la douleur non dite dans ses paroles fit un frisson parcourir le dos de Sandra. Elle se retrouva soudainement à le regarder différemment, une compréhension fugace de la souffrance qui le façonnait. Ce n'était plus seulement l'homme impitoyable, le dirigeant de l'hôtel. C'était un homme marqué, blessé.

« Je... je suis désolée, je ne voulais pas... je ne cherchais rien de mal, je vous le jure  ! » Sa voix trembla alors qu'elle se précipitait pour ajouter, « Je vais partir. »

Ethan la fixa intensément un instant, comme s'il pesait ses mots, avant de lâcher un soupir. « Non. Vous ne partirez pas. Vous êtes ici maintenant. Alors restez. »

Le ton avait changé, mais l'intensité était toujours présente. Sandra sentit que tout ce qui venait de se passer allait la marquer, d'une manière ou d'une autre. Mais il n'y avait plus de retour en arrière. Elle était entrée dans le monde d'Ethan. Et il semblait que ce monde n'était pas aussi simple que ce qu'elle avait imaginé.

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