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Plus Jamais Faible : La Fureur d'un Père

Plus Jamais Faible : La Fureur d'un Père

Auteur:: Clara Laura
Genre: Moderne
C'était notre dixième anniversaire de mariage, une date que j'avais toujours chérie, consacrant ma vie de chef pâtissier pour devenir père au foyer. Mais l'ambiance au château Gordon était brisée par l'arrivée de Mathis, présenté comme le fils illégitime de l'ami de ma femme, blessé par notre propre fils Léo sous les yeux indifférents de Carole. J'ai découvert, stupéfait, que Mathis était mon propre fils, échangé à la naissance par Carole pour assurer l'héritage de notre autre enfant, Léo, et que j'avais été rendu stérile. Pire encore, j'ai surpris ma femme et son amant complotant pour tuer Mathis à l'hôpital, et mon petit garçon est mort sous mes yeux, Carole se moquant de ma douleur et de ma demande de divorce. Les jours suivants furent un enfer d'humiliations publiques, de violences orchestrées par Carole et son amant, Alan, me rabaissant et me brisant devant tous. Jusqu'à ce que, à bout, je me souvienne d'une ancienne flamme, Jocelyn, et l'appelle. Ce n'était plus de la douleur, mais une rage froide et déterminée qui m'animait. Je ne me laisserai plus jamais faire. Carole et Alan allaient payer, et très cher. L'heure de ma revanche avait sonné, et elle allait être aussi douce qu'impitoyable.

Introduction

C'était notre dixième anniversaire de mariage, une date que j'avais toujours chérie, consacrant ma vie de chef pâtissier pour devenir père au foyer.

Mais l'ambiance au château Gordon était brisée par l'arrivée de Mathis, présenté comme le fils illégitime de l'ami de ma femme, blessé par notre propre fils Léo sous les yeux indifférents de Carole.

J'ai découvert, stupéfait, que Mathis était mon propre fils, échangé à la naissance par Carole pour assurer l'héritage de notre autre enfant, Léo, et que j'avais été rendu stérile.

Pire encore, j'ai surpris ma femme et son amant complotant pour tuer Mathis à l'hôpital, et mon petit garçon est mort sous mes yeux, Carole se moquant de ma douleur et de ma demande de divorce.

Les jours suivants furent un enfer d'humiliations publiques, de violences orchestrées par Carole et son amant, Alan, me rabaissant et me brisant devant tous.

Jusqu'à ce que, à bout, je me souvienne d'une ancienne flamme, Jocelyn, et l'appelle.

Ce n'était plus de la douleur, mais une rage froide et déterminée qui m'animait.

Je ne me laisserai plus jamais faire.

Carole et Alan allaient payer, et très cher.

L'heure de ma revanche avait sonné, et elle allait être aussi douce qu'impitoyable.

Chapitre 1

C'était notre dixième anniversaire de mariage, mais l'ambiance au château Gordon n'avait rien de festif.

Alan Murray, le "meilleur ami" d'enfance de ma femme Carole, venait d'arriver avec un petit garçon frêle et craintif, qu'il a présenté comme son fils illégitime, Mathis.

Mon fils, Léo, qui a toujours eu le caractère arrogant de sa mère, a immédiatement vu Mathis comme une cible. Il l'a poussé violemment.

« C'est la place de mon père, sale bâtard ! »

Mathis est tombé, sa tête heurtant le coin d'une table basse en marbre. Le sang a coulé.

Je me suis précipité pour aider le petit, mais Carole m'a attrapé le bras.

Puis, sous mes yeux stupéfaits, elle, l'héritière orgueilleuse de l'empire viticole Gordon, s'est agenouillée devant moi.

« Louis, je t'en supplie, pardonne-moi. C'était une seule erreur, une nuit d'ivresse il y a des années. Je ne savais même pas qu'il existait. Je promets de les éloigner, toi et Léo ne les reverrez plus jamais. »

Sa voix était pleine de larmes, son visage tordu par le remords.

Dix ans. Dix ans que j'avais abandonné ma carrière de chef pâtissier pour devenir père au foyer. Dix ans que je m'occupais de Léo, que je gérais cette immense demeure, tout ça pour elle, pour notre famille.

J'ai regardé Léo, qui se cachait derrière les jambes de sa mère, puis le visage en pleurs de Carole.

J'ai soupiré. Pour notre mariage, j'ai choisi de pardonner.

« Fais ce que tu as dit, Carole. Éloigne-les. »

Je pensais que c'était la fin de l'histoire. J'avais tort.

Quelques jours plus tard, alors que je préparais le dîner, j'ai entendu des cris venant de la cave à vin. Je me suis précipité et j'ai trouvé une scène d'horreur.

Léo, encouragé par Carole qui riait à côté de lui, avait enfermé Mathis dans la cave glaciale. Il l'aspergeait avec du marc de raisin fermenté, un déchet visqueux et nauséabond.

Mathis était bleu, tremblant de tout son corps, sa respiration était un sifflement faible.

J'ai poussé Léo et j'ai sorti Mathis de là, l'enveloppant dans ma veste.

« Vous êtes fous ! Il va mourir ! » ai-je crié à Carole.

Elle a haussé les épaules. « Ce n'est qu'un jeu d'enfant, Louis. Tu dramatises toujours tout. Alan va s'en occuper. »

Mais Alan n'est jamais venu. J'ai dû conduire Mathis moi-même à l'hôpital du village voisin. Le médecin a été formel : hypothermie sévère et infection pulmonaire. Son état était critique.

En attendant devant la chambre, je voulais juste présenter mes excuses à Alan pour le comportement de ma famille. C'est alors que j'ai entendu des voix à l'intérieur. C'étaient Carole et Alan.

Je me suis approché de la porte entrouverte, et ce que j'ai entendu a brisé mon monde en mille morceaux.

« C'était mon idée de l'enfermer dans la cave, » disait Carole d'un ton léger. « Léo est bien mon fils, il a mon caractère. Il faut qu'il apprenne à se débarrasser de ce qui le gêne. »

La voix d'Alan était pleine d'admiration. « Tu es incroyable, ma chérie. »

« Ce petit bâtard est tenace, » a continué Carole, « mais pas pour longtemps. Je vais débrancher son assistance respiratoire. Personne ne saura jamais. Après tout, qui se soucie d'un enfant illégitime ? Et puis, il faut que tu sois rassuré, Alan. Notre fils, Léo, sera le seul héritier. C'est pour ça que j'ai ajouté cette petite chose dans le vin de Louis pendant des années. Il est stérile maintenant. Il ne pourra jamais avoir d'autre enfant. »

Un silence. Puis Alan a demandé : « Et Mathis ? Tu ne ressens rien ? C'est quand même ton... »

« Ne prononce pas ce mot ! » l'a coupé Carole. « Mathis est le fils de Louis. Le vrai. Celui que j'ai échangé à la naissance. C'était la seule façon pour que notre enfant, notre Léo, hérite de tout. Ce petit déchet est le seul obstacle. Et je vais l'enlever. »

Mon sang s'est glacé. Mes jambes ne me portaient plus. Mathis... mon fils. Mon véritable fils.

J'ai poussé la porte.

Ils se sont retournés, surpris. Leurs visages n'exprimaient aucune culpabilité. Juste de l'agacement d'avoir été interrompus.

Sur le lit, le petit corps de Mathis était immobile. L'écran à côté de lui montrait une ligne plate.

Mon fils était mort.

J'ai regardé Carole, la femme que j'avais aimée pendant une décennie.

« Je veux le divorce. »

Elle a éclaté d'un rire méprisant. « Le divorce ? Louis, ne sois pas ridicule. Tu n'es rien sans moi. Tu n'as pas un sou. Tu vas retourner dans ton trou minable d'où je t'ai sorti. »

Elle s'est approchée, son visage déformé par la haine. « Tu as entendu, n'est-ce pas ? Bien. Maintenant tu sais. Tu n'as jamais été à la hauteur. »

Chapitre 2

Les jours qui ont suivi ont été un enfer.

Carole a agi comme si de rien n'était, ignorant complètement ma demande de divorce. Elle a organisé une grande fête pour notre anniversaire de mariage, invitant tout le gratin de Bordeaux.

Avant la fête, elle m'a humilié devant les employés du domaine.

J'étais dans le salon, regardant par la fenêtre, le cœur vide. Alan est entré, un sourire suffisant aux lèvres.

« Louis, tu as l'air si triste. Tu devrais te réjouir. C'est ton anniversaire de mariage. »

« Sors d'ici, » ai-je dit d'une voix blanche.

Il a fait semblant d'être choqué. « Comment oses-tu me parler sur ce ton ? Tu oublies qui je suis ? »

Carole est arrivée à ce moment-là, Léo à ses côtés.

« Qu'est-ce qui se passe ? »

Alan a immédiatement pris un air blessé. « Carole, Louis vient de me menacer. Il m'a manqué de respect. »

Carole m'a regardé avec un dégoût infini. « Tu es vraiment un paysan sans éducation. Tu ne apprendras donc jamais les bonnes manières ? »

Elle s'est tournée vers deux gardes du corps qui se tenaient près de la porte.

« Apprenez-lui à respecter Monsieur Murray. »

Les deux hommes m'ont attrapé. Ils m'ont traîné dehors, dans la cour. L'un d'eux a pris un cep de vigne séché, dur comme du bois.

Il m'a frappé avec. Sur le dos, les jambes, les bras. La douleur était intense, mais rien comparé à la douleur dans ma poitrine.

Léo riait aux éclats. « Frappez plus fort ! Papa Alan a dit qu'il ne l'aimait pas ! »

Carole regardait la scène, un sourire satisfait sur le visage.

Quand ils ont eu fini, j'étais à terre, couvert de bleus et de coupures.

Elle s'est accroupie à côté de moi. « C'est une petite leçon, mon cher. N'oublie jamais ta place. Maintenant, va te préparer pour la fête. Tu ne voudrais pas rater notre anniversaire, n'est-ce pas ? »

Le soir, j'ai été forcé d'assister à cette mascarade.

J'étais debout dans un coin, essayant de me faire invisible. La douleur physique était lancinante.

Carole était le centre de l'attention, resplendissante dans sa robe de soirée. Elle a pris un micro.

« Chers amis, merci d'être venus célébrer nos dix ans de mariage avec Louis. »

Elle a fait une pause, me cherchant du regard avec un sourire cruel.

« Pour marquer cette occasion, j'ai un cadeau très spécial. »

Elle a ouvert une boîte en velours. À l'intérieur se trouvait une montre de luxe, une Patek Philippe que j'avais admirée des mois plus tôt. Mon cœur a eu un soubresaut stupide.

Mais elle ne s'est pas dirigée vers moi.

Elle est allée vers Alan.

« Alan, mon plus cher ami, mon pilier. Ce cadeau est pour toi. Pour te remercier de ton soutien indéfectible. »

Elle lui a passé la montre au poignet, puis, devant tout le monde, elle l'a embrassé passionnément sur la bouche.

La foule a applaudi, certains riant sous cape. L'humiliation était totale. Publique. Dévastatrice.

Je ne pouvais plus supporter. Je me suis retourné et je suis parti, le son de leurs rires me poursuivant comme une meute de hyènes.

Dans la solitude de ma chambre, la rage a finalement remplacé la douleur.

C'en était assez.

J'ai sorti mon téléphone et j'ai composé un numéro que je n'avais pas utilisé depuis des années.

La voix à l'autre bout du fil était chaleureuse et familière.

« Louis ? C'est toi ? »

« Jocelyn, » ai-je dit, ma voix brisée. « J'ai besoin de ton aide. »

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