Un bon matin ensoleillé comme celui-ci donne envie d'aller à la plage mais comme je ne suis pas en vacances, à la place, je vais au boulot et le plus vite sera le mieux.
Arrivée sur place, je suis accueillie par un chaleureux sourire de ma partenaire qui est aussi mon amie.
- Toi, vu ta tronche, je pense qu'un café te ferai le plus grand bien. Dit-elle en rigolant.
- Quoi, elle est si horrible que ça ma tronche ?
Bon j'avoue que je n'ai pas fait beaucoup d'efforts niveau maquillage, après tout qui s'en préoccupe à part elle.
- Et si tu m'offrais un café comme tu disais au lieu de te moquer de moi.
- Allez viens ma belle.
Après avoir pris un bon petit déjeûner à la cafétéria, nous nous dirigeons vers nos bureaux lorsque apparait notre patron.
- Bonjour mesdemoiselles, dit-il avec un long sourire.
- Epargne nous ce sourire charmeur et dis nous ce que tu manigances encore.
Il faut dire que Sydney le connaît assez pour savoir que quand il affiche ce sourire c'est qu'il veut nous annoncer quelque chose.
- Vas-y accouche.
Après nous avoir raconté son projet, je suis restée bouche-bée tandis que Sydney l'a lorgné.
- T'es pas sérieux j'espère.
- Si très sérieux. rajoute-t-il avec un sourire.
- Donc parce que tu envisages d'écrire un nouveau livre pour notre maison d'édition, tu aimerais des idées et donc pour ça tu voudrais qu'on fasse un article sur le sujet du roman pour avoir des informations.
- C'est tout à fait ça.
Je décide d'intervenir.
- Pourquoi nous ?
- Parce que vous êtes mes meilleurs apprenties romancières.
Sydney me regarde.
- Retiens-moi de le massacrer.
- Mais pourquoi ce sujet ? C'est assez gênant.
- Il me semble que tu n'as aucune connaissance dans ce domaine, ça te permettra d'en apprendre et puis parmi nos nombreux clients, il y a l'entreprise du plus célèbre milliardaire au monde qui a accepté de collaborer avec nous, n'es ce pas génial ?
- Et comment s'appelle ce milliardaire ? C'est lui qui travaille avec nous ? demandais-je.
- Oui c'est lui. Attends tu ne connais pas Kévin Parker, le milliardaire le plus puissant et le plus célèbre du monde ?!
Oh mon dieu, ai-je bien entendu...Je vais devoir travailler avec mon plus grand ennemi du lycée. C'est un cauchemar, je vais me réveiller. Je ferme les yeux et les rouvre...non c'est bien la réalité.
- Tu vas bien Linda ? Tu es toute pâle.
- Euh oui je vais bien , j'ai juste un peu le tournis. Es ce que je peux rentrer pour ce matin je reviendrai l'après-midi.
- Bien sûr, vas y et reviens en forme car il vient faire une visite des lieux dans deux heures puis nous allons signer le contrat de travail. Et il faut que tu sois là.
- Entendu.
Je sors et me dirige vers ma voiture lorsque je reçois un appel de Sydney.
- Es ce que tu veux bien m'expliquer ce qui t'arrive, on est amies depuis deux ans et je ne t'ai jamais vue dans cet état.
- Syd, Je suis en panique totale. Donne moi une heure et je reviens le temps de me calmer.
- Vas y dis moi tout ma chérie.
Après avoir raconté ma torture du lycée, je reprends mon calme.
- Mon dieu ma chérie, ta vie a été mouvementée dis moi! Je te comprends parfaitement et tu as tout mon soutien. Ah il est déjà là, reviens vite, je sens que le patron essaie de l'occuper le temps que tu reviennes.
- D'accord, je reviens.
- Surtout, reste impassible devant lui. Allez je t'attends.
Lorsque je rentre, tous les regards se tournent.
- Excusez moi du retard.
- Ah la voici ma deuxième apprentie préférée. Elle s'appelle Linda Clark.
- Enchantée de vous connaître.
Kévin, qui était en train de parcourir les livres des yeux, se retourne et nos regards se croisent. Là,...je sens une décharge électrique me parcourir tout le corps...il a changé je dois bien le reconnaître: il est canon et grand, j'ai l'impression de me trouver devant un dieu. Sauf que c'est ce même dieu de la beauté qui m'a torturé au lycée et là il me déstabilise. Je n'arrive même plus à le regarder dans les yeux.
- Bonjour mademoiselle Clark, je suis très enchanté de vous connaître. Dit-il d'une voix suave.
Là c'est sûr il a très bien remarqué le trouble et l'effet qu'il cause en moi.
- Bien maintenant signons le contrat.
- Je suis ravi de collaborer avec vous. Dit-il en me regardant.
- Je suis désolée mais je vais devoir vous laisser pour aller prendre notre livraison à la poste. Elle est arrivée.
- Oui vas-y Sydney. Je vous sers quelque chose monsieur ?
- Oui je vais prendre du café.
- Et toi Linda ?
- Non merci je...
- Elle va prendre un café viennois. Vous en aurez grand besoin, vous avez l'air fatiguée. Dit-il en me fixant des yeux.
- Il a raison Linda, depuis que je vous ai annoncé qu'il nous rendait visite tu es devenue pâle. Bien, je reviens.
Pourquoi fallait-il qu'on me laisse seule avec lui ?!
- Je suis ravi de te revoir Linda. Dit-il en me souriant.
Bah pas moi, seigneur je n'arrive même pas à le regarder dans les yeux. Au secours Sydney!!!
Après avoir signé le contrat, Patrick(mon patron) a proposé que je suive Kévin dans son entreprise pour prendre connaissance de son emploi du temps et bien sûr il a fallu que ce soit moi.
- Alors comment trouves-tu mon entreprise ?
- Elle est gigantesque.
- Et moi comment me trouves-tu ? Dit-il en me souriant
- C'est une question piège et je le sais. dis-je en détournant le regard.
Il rit et appelle une certaine Lily qui doit être sa secrétaire.
- Envoie mon emploi du temps à cette adresse mail.
- Bien monsieur.
Elle me salue avant de s'éclipser. Je le regarde interloquée.
- Comment as-tu eu mon adresse mail ?
- Patrick me l'a donné.
- Et sans mon avis évidemment.
Nous rentrons dans son bureau et il s'empresse de fermer derrière moi.
- Bien maintenant que tu mon emploi du temps, j'aimerais qu'on fasse ample connaissance.
Je ne dis rien, il avance et viens devant moi en souriant.
- Je te fais toujours autant peur on dirait, ou du moins je t'intimide.
- Je n'avais pas dit que ça avait changé. dis-je en baissant la tête.
- Tu as beaucoup changé et tu es devenue extrêmement belle. Mais tu as gardé ta timidité.
- Ce ne sont pas tes compliments qui changeront ma peur envers toi. Dis-je en le défiant du regard.
Cet échange du regard m'a tellement stressée que je n'ai pas tenu plus d'une minute. Il faut que je trouve un prétexte pour lui échapper sinon je ne vais pas tenir.
- Il faut que j'y aille.
- Tu sais que tu ne pourras pas me fuir tout le temps.
- Bah pour l'instant j'en profite.
Je file vers la sortie lorsqu'il m'informe de quelque chose auquel je m'y attendais pas.
- Si tu reçois un message d'un inconnu nommé milliardaire sache que j'ai pris ton numéro auprès de Patrick.
Encore une fois sans mon avis. Je vais massacrer Patrick.
- Entendu.
Je m'éclipse vite fait avant que Lily ne fasse son entrée.
Kévin.
Depuis que j'ai revu Linda, je ne fais que penser à elle. elle a complètement changé et est d'une beauté qui me charme. Dès que j'ai vu son visage je n'ai pas pu m'empêcher de le fixer: ses yeux avec des iris bleus profonds, son mignon petit nez et ses lèvres pulpeuses que j'avais très envie d'embrasser. Mais il fallait que je me reprenne et que je sois professionnel. Par contre je n'ai pas manqué de remarquer l'effet que je lui fait et ça m'enchante.
- Je vous dérange ?
Je sors de mes pensées en remarquant la présence de Lily. Et mon meilleur ami Charles.
- Euh non, avez-vous fait le travail ?
- Oui monsieur.
- Bien maintenant laissez nous.
- Oui monsieur.
Lily sort de mon bureau et mon meilleur ami me regarde avec un sourire.
- Qui était cette ravissante demoiselle ?
- Elle est fiancée Charles.
- Je ne parlais pas de Lily mais de celle d'avant.
- Elle s'appelle Linda, c'est une future collaboratrice.
- Eh ben, avec combien de nanas canons as-tu travaillé durant ta carrière ? Ca ne te suffit pas ?
- Tu es là pour me faire la morale ou pour me parler ?
- Pour te parler. Kévin, j'ai besoin de ton aide: J'ai rencontré une belle nana j'ai un peu flirté avec elle.
- Je m'en doute.
- Sauf qu'au moment de la quitter, je me suis rendu compte qu'elle me plaisait grave et au lieu de lui demander son numéro, je lui ai dit aurevoir. Et c'est après que je me suis rendu compte que je n'avais pas son numéro. Mais elle était déjà partie.
- Donc tu veux que je la retrouve et je fasse des recherches sur elle.
- Tu as tout compris.
- Mais je ne peux pas si je n'ai rien d'elle.
- J'ai pu prendre une photo avec elle. je te l'envoie.
- Charles, faut pas être bête à ce point là quand même, tu as eu le temps de faire une photo avec elle mais pas de prendre son numéro ?!
- Oui je sais c'est stupide. Tu veux bien m'aider ?
- Bon envoie la photo à mon agent, moi j'ai un emploi du temps assez chargé pour m'occuper de ton cas. Mais je te soutiens.
- Merci mon ami. Mais dis moi j'ai comme l'impression que cette belle Linda ne te laisse ne te laisse pas indifférent.
- Ca je te le fais pas dire. Elle occupe toutes mes pensées.
- Alors j'ai comme l'impression que mon cher ami est en train de tomber amoureux.
- Epargne moi tes remarques. J'ai une réunion dans une heure alors il faut que j'y aille.
- Ok Kévin, on reste en contact, dit-il en se levant.
- Oui mon ami.
Après son départ, je regarde une dernière fois l'heure avant de ranger mon bureau et de partir.
Linda.
Arrivée chez moi, je donne rdv à Sydney dans un café et je l'y rejoins dix minutes plus tard.
- Alors comment ça s'est passé dans son entreprise ?
- Il m'a envoyé son emploi du temps par mail puis a tenté de m'emprisonné dans son bureau pour faire ample connaissance avec moi.
- T'exagères Linda, ce serait bien que tu laisses ton passé derrière toi pour découvrir le nouveau Kévin.
- Et si jamais le nouveau Kévin est le même que l'ancien ?
- Ce qui m'étonnerait. Et puis tu as la chance d'être la seule à connaître son passé. Toutes les femmes qui lui courent après ne savent rien de lui, en même temps c'est pas comme si il avait tout mis dans sa bibliographie.
- D'ailleurs dis moi ce qu'il y a dans sa bibli.
- Ah non ma chérie tu dois chercher toi même.
- D'accord, dis je en soupirant. Sinon, j'ai aussi envie de massacrer le patron, de le trucider.
- Pourquoi, qu'es ce que Patrick a encore fait ?
- Il a donné mon numéro à Kévin sans mon avis.
- Ha ha ha ha, calme tes pulsions meurtrières.
Et c'est à ce moment là qu'il décide d'appeler. Je mets mon téléphone en main libre.
- Les filles l'heure de la pause est terminée. Ramenez vous, on a du boulot.
- Entendu monsieur le boss.
- On y va.
A la fin de la journée, je range mes affaires en saluant Sydney et les autres, je préviens Patrick et part.
Sur le chemin du retour, j'entends deux hommes derrière moi m'interpeller. J'accélère le pas et me rend compte qu'ils continuent de me suivre. Alors je panique à mort en essayant de rester calme. Et c'est à ce moment là que je me cogne contre quelqu'un. j'entends les deux hommes partir en marmonnant, déçus.
Je relève la tête pour remercier mon sauveur et je vois Kévin en jogging qui me sourit. Je m'écarte en rougissant comme une tomate.
- Merci, balbutiai-je.
- De rien, tu vis dans une ruelle dangereuse dis moi.
- Un peu oui. pourquoi tu es...en jogging ?
- Ah, je faisais un tour de la ville à pieds pour me changer les idées.
- Ca te change.
- J'imagine. Par contre ça ne me déplairait pas de finir ma ballade en compagnie d'une belle demoiselle.
- Je...pourquoi tu ne demandes pas à d'autres femmes ? Moi je...
- Parce que j'ai envie de passer un moment avec toi.
- Euh...
- N'essaye pas de me repousser, j'insiste.
De retour chez moi, je salue Kévin. Après avoir ma porte, il m'interpelle.
- Oui ?
- Je suis content de t'avoir revu après toutes ces années.
Il me sourit et là je rougis(encore). J'incline légèrement la tête et rentre.
Il faut vraiment que mon corps arrête de réagir au moindre de ses compliments. Et que mon cœur arrête de battre aussi fort.
Le lendemain, il fait un temps tellement morose que j'envisage de rester chez moi. Mais il a fallu que Patrick dérange ma tranquillité.
- Oui allô ?
- Ne me dis pas que tu es encore malade ?
- Patrick, s'il te plaît je veux juste une journée de repos. Je te rappelle que c'est à cause de toi si je suis épuisée. Tu m'as surchargé de boulot hier.
- Je sais mais comme tu étais partie travailler avec Kévin du coup je t'avis laissé du boulot mais je ne m'en étais pas rendu compte que c'était trop.
T'appelle ça travailler toi ? Il a littéralement essayé de me séduire même si ça ne m'a pas déplu.
- D'accord, j'arrive.
La journée a été infernale, à peine arrivée que je suis bombardée de boulot avec les publications des livres, les signatures et la vente des livres pourtant on est quand même 2500 salariés à croire que Patrick est obsédé par moi.
En rentrant, dans l'après-midi, une voiture s'arrête à mon niveau.
- Vous êtes bien Linda Clark ?
- Oui pourquoi ?
- Montez s'il vous plaît, le patron veut vous voir.
- Euh mais je peux prendre quelques affaires d'abord ?
- Vous n'habitez plus là.
- Qu'es ce que...
Je me retourne et voit effectivement qu'il a raison le nom sur la boite aux lettres a changé. Je suis presque en train de m'énerver lorsque trois voyous s'avancer vers moi couteau à la main. Je panique et monte dans la voiture en vitesse avant qu'il ne démarre.
Arrivée devant un hôtel de luxe, j'entre, surprise, et voit Kévin assis dans un salon avec une femme qui lui sourit et essaye de le séduire.
- La voici patron.
Kévin se retourne, tout souriant ignorant littéralement la femme devant lui, et se lève.
- Merci James, tu peux disposer.
James part et la femme me fusille du regard.
- Qui est donc cette jeune femme ?
- Natasha, je te présente Linda une ancienne amie et ma future collaboratrice. C'est une romancière qui travaille dans la meilleure maison d'édition de la ville et avec qui je vais travailler.
- Une ancienne amie ?Dit-elle en me dévisageant.
- Oui, dit-il en lui souriant, pour l'instant, dit-il en se penchant pour le chuchoter dans mon oreille.
Je rougis en m'inclinant pour la saluer. C'est pas pour lui témoigner du respect, non, c'est pour cacher ma gêne causée par ce crétin.
- Bonjour madame.
- Bon je vais y aller, dit-elle en m'ignorant, et si on se voyait ce soir ?
- Non j'ai une journée chargée avec Linda.
- Très bien, alors aurevoir.
Elle passe à côté de moi en me bousculant presque.
- Dis donc ce ne sont pas toutes tes maîtresses qui connaissent la politesse.
- Primo, ce n'est pas ma maîtresse c'est une connaissance qui essaie toujours de me séduire alors qu'elle est mariée, puis je n'ai de maîtresses.
- Quoi elle est...oh mon dieu. Je plains son mari. Tes connaissances sont-elles toutes comme ça ?
- Comme quoi ? Dit-il en me regardant.
- Perfides, infidèles et irrespectueuses ?
- La plupart oui sauf toi. Tu es belle, adorable quand tu rougis, respectueuse et très sérieuse dans ton tout ce que tu fais.
- M-merci. Au fait Kévin qu'es ce que tu as encore manigancé dans mon dos ?
- Je t'ai déménagé. Désormais tu vis ici dans mon hôtel qui est aussi ma résidence secondaire.
- C'est encore une blague que tu me fais parce que si c'est le cas, je ne l'aime pas du tout.
- Je suis très sérieux. Toutes tes affaires sont ici.
- Mais pourquoi ?
- Je n'ai aucune envie que tu continues d'habiter dans un lieu aussi dangereux. En plus James m'a envoyé que étais sur le point de te faire tuer avant de venir. C'est vrai Linda ?
- ...
- Linda ?
- Oui c'est vrai.
- Ok, alors dis moi tout, depuis quand ta vie est-elle si dangereuse ?
- En quoi ma vie peut t'intéresser ?
- Elle m'intéresse et en plus, il serait favorable qu'on se connaisse mieux et qu'on se fasse confiance pour notre future collaboration.
- Tu as conscience que dans cette collaboration, je suis ta soumise ?
- Oui raison de plus pour mieux connaître celle à qui je vais faire découvrir les plaisirs du sexe.
Je rougis instantanément en baissant la tête.
- Et puis si tu me dis tout je ferai de même car de toute façon je n'ai pas tout dit dans ma biographie. Et tu sera la seule à me connaître parfaitement. une chose que dois déjà savoir: je déteste le mensonge.
Je le sais en effet.
- Alors Linda ?
- Un moment.
- Tu ne réponds pas à ma question Linda.
Je soupire.
- Depuis la sortie de la fac.
- Tes parents sont-ils au courant ?
Mon point sensible et mon secret. Sydney a peut-être raison, peut-être que je peux lui faire confiance.
- ...Je suis orpheline.
- Quoi mais qui s'occupait de toi alors au lycée ?
- Ma tante maternelle. Elle se faisait passer pour ma mère pour ne pas éveiller des questions trop personnelles.
- Oh...
- Et non elle n'est pas au courant, personne n'est au courant même pas mes collègues ni Patrick, tu es le seul à le savoir maintenant. Après la fac, je me faisais suivre tout le temps et je suis allée porter plainte à la police. Ca s'est arrêté pendant une semaine puis ça a recommencé mais j'avais rencontré Sydney qui me raccompagnait tout le temps pour passer du temps avec moi. Comme on est de plus en plus occupées et qu'on ne finit pas en même temps ça a recommencé du coup je marche le plus vite possible pour vite rentrer mais une fois j'ai pas réussi, sous le coup de la fatigue, et... je me suis faite agresser. Sydney passait par-là pour me saluer et l'a abattu avec un bâton. Ca continue mais j'essaie d'être vigilante pour me cacher. Et en ce moment ma tante est en France en voyage d'affaires du coup je ne veux pas la déranger.
J'étais tellement concentrée sur mon récit que j'ai pas vu qu'il est passé de visage souriant à visage énervé.
- Linda ?
- Oui ?
- Es ce que tu te rends compte de ce que tu me dis ?! Quelle genre de tante serait dérangée que sa nièce l'appelle parce qu'elle se fait harceler et agressée en permanence depuis la fin de ses études ?! Et tu voulais continuer à te cacher comme ça un jour tu te fera violer, c'est ça ?! Je ne pense pas que tes parents t'aient mise au monde pour servir de repas à ces obsédés sexuels. Et tu crois que avec ce que tu viens de me raconter je vais te laisser repartir vivre là-bas ?
- J'imagine que non.
- Très bonne réponse.
- Kévin je n'ai pas besoin de ta pitié ni de ta compassion, je m'en sors comme je peux.
- Ah oui t'appelle ça t'en sortir ?! En te faisant agresser tous les jours ?! Pourquoi refuses-tu mon aide ?
- Je te rappelle que 9ans plus tôt c'était toi qui me faisait peur.
Il s'assoit et me regarde dans les yeux avec une lueur de douceur.
- Je sais et je m'excuse de mon comportement, de mon comportement d'avant, j'étais très immature et heureusement ma mère m'a remis sur le droit chemin. Mais sache que maintenant je ne compte pas te laisser repartir. Je mettrai une voiture à ta disposition et un garde du corps ainsi qu'un chauffeur.
Il avait repris sa lueur de colère.
- Merci Kévin mais...
- Il n'y a pas de mais, je n'accepte aucune protestation. Maintenant viens que je te montre tes appartements.
Du coup, c'est fort possible qu'on se retrouve sous le même toit ou à habiter ensemble, ce que j'aurai aimé évité.