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Patron de jour, Amant de nuit

Patron de jour, Amant de nuit

Auteur:: Papillon
Genre: Romance
Dahlia Torres est une jeune femme qui travaille comme assistante personnelle pour un patron exigeant et sévère, M. McCoy. Le jour, elle est soumise à ses ordres et doit gérer son entreprise avec efficacité. Mais la nuit, elle suit des cours de danse érotique pour oublier les stress de la journée.Un soir, elle rencontre un homme mystérieux qui la séduit et la fait découvrir des plaisirs inconnus. Ils ont une relation passionnée et intense, mais Dalhia ignore que cet homme est en réalité son patron, M. Dominic McCoy.Alors que leur relation se développe, Dalhia commence à découvrir les secrets de son patron et à comprendre pourquoi il est si dur avec elle le jour. Mais peut-elle accepter de partager sa vie avec un homme qui a deux visages ?

Chapitre 1 Chapitre 1

Nom : Dalhia Torres

Age : 24ans

Etude en cours : Cours de danse

Expérience professionnelle dans le domaine : Aucune

D'un regard profond, Dominic jaugea la fille qui était assise devant lui et se demandait qui l'avait envoyé déposer un tel CV semblable à celui d'un nouveau-né qui n'avait rien d'autre qu'un nom.

« Je plains celui qui avait osé dire qu'il est possible de concilier beauté et intelligence. »

Dalhia se rendait compte que cet homme incarnait réellement ce qu'on lui avait dit ; un homme dont il était impossible de suspecter l'ombre d'un sourire sur ses lèvres, à la mâchoire toujours serrée et surtout de mauvaise humeur tout le temps. Elle ne s'habituait pas facilement dans des endroits pareils et surtout avec des personnes pareilles.

« Vous admettez que je suis belle M. ? » demanda Dalhia espérant détendre l'atmosphère.

Il posa un regard de glace sur elle, on aurait dit qu'elle était face à l'iceberg. Comment pouvait-on être aussi froid de nature ?

« Si la vérité vous tient tant à cœur, Mlle Torres... » Dit-il en planta un regard moins froid dans le sien.

Elle espérait recevoir un compliment de sa part et elle savait que c'était ce qu'il était sur le point de faire vu ses pupilles.

« J'admets que ce CV est aussi nulle et fade que la selle d'un nouveau, alors si c'est le vôtre, pensez un peu à votre avenir et non pas à la beauté. »

Elle ouvrit la bouche en « O » frappée par la honte. Elle ne s'attendait pas du tout à ça même si la réalité était là. Elle n'avait aucune expérience professionnelle c'était sûr mais elle savait très vite s'adapter.

Elle n'attendait plus que le coup de grâce, qu'il la renvoie comme une moins que rien car il s'était déjà fait une autre image d'elle.

Il Posa ses avant-bras sur le bureau et cambra un peu le dos.

Dalhia eut envie de rentrer en arrière mais si c'était un test, il fallait bien qu'elle le passe avec brio.

« Les hommes vous offriront peut-être la vie que vous méritez selon votre beauté physique mais seule votre beauté intellectuelle fera de vous une dame. »

Ces mots la frappèrent en pleine face, la poussant à se redresser.

Il était certainement temps qu'elle se remette en question et qu'elle se demande ce qu'elle voulait réellement faire de sa vie. Il n'y avait plus lieu qu'elle attende que ce soit lui qui la mette dehors mais il fallait qu'elle parte d'elle-même.

Elle se leva lorsque la porte du bureau s'ouvrit.

Il s'agissait du DRH qui lui avait demandé d'avoir le courage d'affronter M. McCoy.

« Vous m'avez appelé, M. ? »

Dalhia était perdue. Depuis tout ce temps qu'elle était dans ce bureau, elle n'avait pas vu à quel moment cet homme avait touché au téléphone et pourtant il avait fait venir son directeur des ressources humaines.

« J'imagine que cette fille est passée dans votre bureau avant d'arriver ici alors je me demande pourquoi vous l'avez conduit à mon bureau avec un CV aussi minable. »

« Pardonnez-moi cette erreur M. mais j'ai constaté que c'est une fille très motivée qui saura s'adapter très rapidement et elle a aussi besoin de ce travail. »

Dominic enfouit ses mains dans Les poches de son pantalon, bomba le torse et souleva la tête dans le but de regarder son DRH de haut.

« Si les McCoy avaient décidé depuis des décennies de faire dans la charité, pensez-vous que ce patrimoine existerait encore ? Non parce que les personnes inexpérimentées comme cette fille auraient fait couler l'entreprise. »

« Elle n'a juste pas eu la chance de faire des études comme vous et moi. »

« Parce qu'elle a le plus misé sur sa beauté physique mais cette discussion est clause et Miss Torres, vous ferez mieux de partir maintenant. »

Dalhia se leva et prit son sac. Il avait peut-être raison, elle n'avait à foutre là parce qu'elle étudiait la dance et non pas la gestion des entreprises. Elle remercia le DRH d'un regard et partit vers la porte.

« Un seul test déterminera réellement votre capacité à vous adapter, Miss Torres. »

Elle se retourna et regarda l'homme qui venait de le dire. Elle ne pensait plus qu'elle avait encore besoin de ça. Elle ne voulait pas passer ce test stupide qui n'allait très certainement servir à rien.

« C'est une chance qui ne se refuse pas. »

Pour une fois il avait raison. Elle allait donc passer ce fichu test et elle espérait qu'il ne la prendrait pas.

« J'allais aussi vous annoncer que M. Moreno est déjà là. »

Dominic prépara donc les documents dont il aurait besoin et dépassa son DRH. Lorsqu'il passa près de Dalhia, il la regarda intensément, ce qui faillit rendre cette dernière folle.

« Suivez-le ! » lui dit la seule personne qui semblait être gentille avec elle lorsque le patron sortit.

Elle courut derrière Dominic et ils entrèrent dans une grande salle de réunion. Les deux hommes se saluèrent et lorsque leur invité du jour lui baisa la main, Dominic grogna comme un animal de forêt.

Dalhia se rendit compte qu'elle venait déjà de foirer le test mais ce n'était en rien de sa faute si elle s'était retrouvée face à un charmeur de femme.

« Pour le projet que vous m'avez proposé M. McCoy, je demande cinquante pour cent. »

Dalhia ne savait pas du tout de quoi ils parlaient tous les deux mais l'expression du visage de Dominic en disait long sur sa mauvaise humeur qui ne le quittait jamais fallait le préciser.

« Je n'ai pas de temps à perdre, M. Moreno. C'est soit vous acceptez soixante et quarante soit vous laissez tomber l'affaire. Les entreprises McCoy ne mendient pas les associés. »

Dalhia était dépassée. Etait-ce de cette façon qu'on négociait une affaire ? Avec autant d'égo et d'arrogance ? Il fallait peut-être que cet homme retourne apprendre les bonnes manières.

« Je sais que vous trouverez une autre personne aussi efficace que moi pour mener à bien ce projet mais vous savez aussi que ma touche personnelle est ce qui fera l'objet de tout. »

Dominic hocha nonchalamment la tête faisant mine de réfléchir.

Dalhia ne voulait plus en aucun cas croire une seule fois qu'il allait réfléchir et sortir quelque chose de beau de sa bouche parce qu'il était doué pour tirer avec de vraies balles.

« On verra bien ce que mon assistante en pense ? » Dit Dominic en la regardant.

Prise de court, Dalhia ouvrit la bouche plusieurs fois mais rien n'y sortait. Que voulait-il qu'il dise ? Elle ne savait même pas de quoi il parlait.

« L'entreprise a un terrain au bord de la mer et dont nous sollicitons l'entreprise de Moreno pour s'occuper du projet. Bien sûr que nous ne paierons que le stricte nécessaire et l'entreprise sera payé à la vente des maisons. Pour ma part, je propose un pourcentage de quarante pour cent à M. Moreno mais il demande cinquante en sachant que d'autres entreprises sauteront sur l'occasion sans réfléchir. Qu'est-ce que vous en pensez Mlle Torres ? »

« Je suis sûre que si M. Moreno est votre premier choix, c'est pour une raison particulière et cette raison évidente ne peut être gâchée. »

« Que proposez-vous donc ? »

« Quarante-cinq et cinquante-cinq, je pense que c'est ce qui est mieux pour tout le monde. »

Dominic regarda M. Moreno et un petit détail le frappa. Il était si petit mais le mettait tout de même hors de lui. Il fallait qu'il mette fin à cette réunion.

« Je suis d'accord avec ce qu'elle a proposé et vous M. Moreno ? »

« Moi aussi, » dit-il avec enthousiasme.

Ils signèrent donc l'accord et se séparèrent.

Dalhia ne savait pas si elle allait rentrer chez elle ou avoir le courage de demander à cet homme ce qui lui restait à faire.

« Je dois vous parler, Mlle Torres. »

Un semblant d'espoir, elle l'avait ressentie.

Elle le suivit et une fois dans son bureau, il l'invita à s'asseoir. Il se débarrassa de sa cravate avant de s'asseoir lui aussi.

« Pour la raison de mon premier choix en ce qui concerne Moreno, c'est un homme qui ne fait pas le faux et je fais confiance à son matériel de construction mais ce ne sont pas les raisons suffisantes. Si vous n'étiez pas là, il n'aurait jamais accepté quarante-cinq pour cent. »

Venait-il pour une première fois de l'apprécier ? Dalhia laissa un fin sourire se dessiner sur ses lèvres.

« Ne jubilez pas, Miss Torres. Ce ne sont pas vos arguments qui l'ont convaincu mais votre jupe droite qui laissait espérer ce qui pouvait se cacher en-dessous. »

Dalhia baissa encore les yeux pour regarder son vêtement. Qu'avait-il de mal ? Pourquoi lui avait-il demandé de le rejoindre à cette réunion s'il avait vu son vêtement bien plus tôt ?

« Je sais profiter de ce que la vie m'offre. J'aurais demandé à une de mes employées de rejoindre la réunion mais vous étiez là et mieux habillée pour le contexte. »

Elle ne savait pas ce qu'il insinuait mais cet homme était-il aussi sérieux comme les gens le disaient parce que sinon, il ne serait pas en train de parler d'elle ainsi.

« Je vais vous donner quelques notions de base en ce qui concerne le monde des affaires. Vous devez toujours être cette énigme que le monde cherche tant à résoudre, ne soyez pas toujours mystérieuse et pour cela, apprenez à les mettre sur des fausses pistes. Apprenez à en savoir un plus sur la personnalité de chaque personne comme M. Moreno par exemple, il perd tous ses sens lorsqu'il est face à une belle femme accroire qu'il a raté sa jeunesse. Tous ceux qui ouvriront la bouche une centaine de fois pour vous dire qu'ils veulent votre bien ne voudront que votre mal alors, faites confiances aux personnes qui sont sévères avec vous. La considération peut se prouver de plusieurs façons et le sourire est la forme la plus fausse de la considération. Ne croyez pas en ce que les lèvres prononcent mais en ce qui se lit dans les yeux. »

Il se leva par la suite et fouilla dans ses affaires où il fit sortir des papiers qu'il lui tendit.

« Votre contrat de travail. Vous avez une semaine pour vous décider. »

Elle récupéra le contrat et incertaine qu'elle allait travailler pour lui. Ses exigences lui faisaient tellement peur.

Chapitre 2 Chapitre 2

Dalhia n'avait pas terminé sa journée parce que le patron lui avait demandé de rentrer et qu'elle n'allait commencer que le lendemain.

Son caractère semblable à celui d'un homme ayant passé une partie de sa vie dans la jungle ne lui donnait pas du tout envie de travailler avec lui et pourtant elle avait besoin d'argent. Ophélie, une connaissance à elle pouvait très certainement l'aider.

Elle se prépara rapidement et sortit de chez elle. Elle s'était promis de ne jamais se rendre dans cet endroit qu'elle prenait pour son entreprise mais là encore elle n'avait pas du tout le choix.

« Regardez qui est là, Dalhia la prude, » dit Ophélie d'un sourire aux lèvres.

La prude, Dalhia s'attendait bien à ça parce qu'Ophélie ne l'appelait jamais autrement. Si au début ça la dérangeait parce qu'elle était frustrée, elle avait fini par s'y habituée. Certains avaient eu la chance de le faire à leurs quinze ans mais elle, elle ne savait même pas ce qu'elle attendait et pourtant elle ne voulait non plus céder.

« Si je te vois par ici ça voudrait dire que tu as changé d'idée ma poule ? »

« Pas du tout Ophélie et en plus je ne connais pas ces hommes. »

« La seule chose qui devrait t'intéresser c'est la passion et rien d'autre. Tu dois t'imaginer en train de plonger dans un monde où il n'y a que toi et ton prince charmant, celui qui t'es destiné jusqu'à la fin de tes jours et surtout celui-là qui saura donner des sensations nouvelles à ton corps. »

Dalhia voulait bien la croire mais ce n'était pas le cas vu qu'elle pouvait tomber sur n'importe qui. Un gentleman ou un gros porc.

« Tu n'as pas besoin de faire ça pour de l'argent mais juste pour te détendre ma puce. Donne la chance à un homme ce soir de te prouver qu'en dehors de ta vie merdique, il y a autre chose de merveilleux que seul ton corps peut te faire ressentir. Donne-toi cette chance et je ferai de telle en sorte que tu ne tombes pas sur un connard. »

Etait-ce réellement ce qu'elle voulait pour elle ? Elle n'y croyait pas du tout mais elle ne perdait rien à tenter le coup.

Dépasser cette fille peureuse qu'elle était de l'intérieur et passer à une autre étape de son évolution.

« Je suis d'accord. Je dois me préparer parce que je n'y avais pas pensé en venant. »

Ophélie comprit et l'accompagna dans une chambre pour qu'elle se change. Elle lui proposa une lingerie fine qui étonna Dalhia. Elle ne pensait pas qu'elle pourrait réellement être à l'aise face à un homme avec ça sur elle.

« ça ne te dérange pas que ce soit un inconnu ? »

« Je préfère mille fois un inconnu pour éviter de garder des rancunes inutiles. »

Ophélie lui indiqua la loge qu'elle allait occuper et partit par la suite accueillir les clients. Elle en avait toujours et à toutes les heures.

Trente minutes plus tard, elle reçut enfin un client potentiel. Elle trouvait que cet homme allait être parfait pour Dalhia.

Après avoir négocié avec le client, elle partit donc à la recherche de son amie.

« Je regrette mais je ne peux pas. Je vais rentrer. »

« Pas tout de suite ma puce parce que j'ai quelqu'un pour toi. Il insiste pour des lumières tamisées et il ne veut aucun son. Bien sûr que tu pourras gémir mais en dehors de ça tu ne dois pas lui adresser la parole. »

C'était normal de passer des heures avec une personne sans jamais lui parler ? Elle se mit à réfléchir et finit par accepter.

« Je suis d'accord. Comme ça personne ne connaitra rien de l'autre. »

Dalhia était debout au milieu de la pièce où elle ne voyait presque rien. Elle doutait de ce qu'elle était sur le point de faire mais lorsque la porte s'ouvrit, elle comprit qu'elle ne pouvait plus faire retour en arrière.

Son cœur se mit à battre à un rythme incontrôlable. Elle se demandait ce que ça ferait de passer ce cap, elle se demandait si ça changerait quelque chose en elle.

Lorsque les mains de l'inconnu se posèrent sur ses épaules, elle se retint pour ne pas montrer à quel point elle était confuse.

Il glissa ses mains le long de ses bras et elle ferma les yeux pour en profiter. Ses mains étaient si douces qu'elle ne voulait jamais qu'il la relâche.

Lorsqu'il arriva au niveau de ses mains, il entremêla leurs doigts et Dalhia sourit en pensant à une seule personne ; son patron. Elle ne l'avait vu qu'une seule fois et pourtant elle ne pouvait se priver de fantasmer sur son corps de Dieu grec.

Son corps se mit à frémir lorsqu'il plongea sa tête dans son cou et qu'il lécha peau.

Elle n'en revenait pas d'être toujours là car lorsqu'il y pensait avant, ça la dégoûtait tellement.

Lorsqu'il relâcha ses mains, il ramena les siennes sur son ventre où il caressa un remontant jusqu'à sa poitrine. Il la pressa un peu malgré le fait qu'elle était prisonnière d'un soutif.

Il passa son doigt dans la fente entre ses seins et remonta tout lentement jusqu'à son cou qu'il emprisonna dans sa main sans l'étouffer. Il lui lécha le lobe de l'oreille et elle serra les dents pour éviter de soupirer.

De sa main libre, il dégrafa son soutif et fit glisser les brettelles le long de ses bras.

Elle eut l'impression que ses seins respiraient enfin car ils avaient gonflé à cause de l'excitation.

Il passa devant elle embrassa la commissure de ses lèvres mais n'étant pas assez pour elle, elle chercha ses lèvres et il ne s'en priva pas. Il écrasa ses lèvres sur les siennes.

C'était de loin le meilleur baiser de sa vie vu qu'elle ne se souvenait même pas de la dernière fois qu'un homme l'avait embrassé ainsi.

Elle se colla un peu plus à lui et sentit ses tétons contre le torse dur de cet homme enflammait son corps.

Le feu qui était en elle prenait de l'ampleur alors, elle se mit à déboutonner sa chemise et lorsqu'elle passa les mains sur son torse nu, elle ferma les yeux en imaginant le corps de Domonic McCoy.

Leurs lèvres se séparèrent elle prit l'initiative de l'embrasser dans le cou en se collant un peu plus à lui.

Elle pouvait sentir son membre contre elle et même si ça lui faisait un peu peur, ça l'excitait tout autant.

Il posa ses mains sur ses fesses et les pressa longuement en la serrant un peu plus contre lui.

Elle ne s'y connaissait pas trop et pourtant elle voulait essayer. Elle posa la main à l'endroit même où s'était formée la bosse dans son pantalon. Elle la caressa en serrant un peu. Son grognement roque la fit sourire car elle était fière d'elle.

Il avait cessé tout mouvement alors, elle retira sa ceinture et descendit son froc. Elle mourrait d'envie de voir et pourtant c'était impossible.

Elle s'accroupit à ses pieds et descendit son pantalon.

Pour la prochaine étape, elle tremblait un peu et ne se sentait pas capable.

Il l'aida à se relever et prit ses seins chacun dans une main. Il les compressa avec douceur tout en titillant ses tétons. Ça lui procurait la meilleure sensation de toute sa vie.

Lorsqu'il passa sa langue dessus, elle ne put s'en empêcher et gémit. Il captura ses lèvres et l'embrassa sans aucune douceur comme si c'était pour la punir.

Elle s'accrocha à son cou alors que ses pieds tremblaient. Elle ne pensait plus qu'elle allait tenir debout.

Il lâcha ses seins et la serra contre lui. Elle en voulait plus alors, elle se mit à se coller un peu plus contre son sexe et il comprit.

Il la porta jusqu'au lit où il la coucha. Il déchira sa petite culotte, n'ayant pas le temps de l'enlever.

Il écarta légèrement ses jambes et passa ses doigts sur ses lèvres, ce qui coupa sa respiration pour quelques secondes.

Lorsqu'elle ne le sentit plus près d'elle, elle se demandait ce que ce dernier faisait jusqu'à ce qu'elle entende le brut d'un papier qui se déchirait.

Il revint enfin et se positionna entre ses jambes.

Il glissa son membre entre ses lèvres et elle se mit à trembler. Elle ne savait pas si elle allait lui dire ou non et elle avait peur qu'en lui disant, il la laisserait avec ce feu qui brûlait en elle.

Elle avait toujours pris des risques dans sa vie alors pourquoi pas celui-là ?

Lorsqu'il commença se glisser en elle, elle eut peur et finit par se raidir lorsqu'il fut totalement en elle.

Il s'était lui aussi arrêté comme s'il s'était rendu compte de quelque chose et ça commençait à lui faire peur.

Alors qu'elle s'attendait au pire, il lui caressa le ventre et finit par l'embrasser une nouvelle fois.

Alors qu'elle était à fond dans le baiser, il se mit à se mouvoir en elle le plus lentement possible.

Il était si prévenant qu'on aurait dit que c'était réellement son prince charmant. Elle s'était toujours attendu au pire et non pas à ça.

Au fur et à mesure que les minutes passaient, ils redoublaient la vitesse de ses va et vient ce qui lui procurait aussi du bien.

Son corps tout entier semblait piégé par ce désir. Elle planta ses ongles dans la chair de son dos afin de garder son équilibre car le plaisir extrême avait raison d'elle.

Lorsque l'orgasme la frappa alors que son bel inconnu n'avait cessé de la pénétrer aussi vivement, elle le serra si fort par peur de trébucher.

Ce moment intense dura quelques secondes jusqu'à ce que toutes les traces ne disparaissent.

Chapitre 3 Chapitre 3

Dominic méritait une bonne nuit de sommeil après la soirée qu'il avait passé et pourtant il avait eu du mal à fermer les yeux. Les évènements de la soirée ne cessaient de repasser en boucle dans sa tête et cela le troublait tellement. C'était comme s'il avait fait quelque chose de mal et c'était réellement le cas. Il était trop sombre pour mériter ce qu'il avait reçu et ne cessait de se demander pourquoi lui.

Son entreprise était sa priorité première et pourtant il n'arrivait même pas à se lever afin de se préparer. Quelqu'un avait eu le courage de chambouler son quotidien en une seule nuit et il regrettait. Il regrettait amèrement cette situation.

Il se retournait dans le lit lorsqu'il entendit frapper à la porte. Il soupira avant de se lever. Il alla jusqu'à la porte et l'ouvrit.

« Bonjour mon petit ! »

« Bonjour Martina ! Dites aux autres que je ne vais pas tarder. »

Elle abdiqua et s'en alla.

Il referma la porte et retourna dans la sa chambre où il se prépara à la hâte.

Lorsqu'il fut prêt, il rejoignit le salon où deux paires d'yeux ne cessaient de le fixer. C'était normal car il n'avait pas prévenu qu'il venait ou du moins qu'il allait passer la nuit.

« Tu n'as pas l'air bien, Dominic. »

« Je vais bien grand-mère, » dit-il d'un ton froid.

« Ne sois pas sur la défensive. Je ne faisais qu'une simple remarque. »

Il préférait par moment qu'elle la ferme au lieu de parler. Il voyait souvent sa mère en sa grand-mère, ce qui le rendait malade. Deux femmes identiques qui ne cessaient de se mêler de ses affaires.

Il prit place auprès de son grand-père qui n'avait pas pipé mot jusque-là.

Il prit son petit déjeuner dans le trouble total et le pire était qu'il n'arrivait pas à masquer cela.

« A l'endroit habituel Dominic. »

Lucas McCoy était un homme qu'on ne pouvait pas tromper. Il se montrait calme et pourtant c'était un grand observateur. Le rendez-vous qu'il donnait à Dominic à leur lieu habituel n'était pas pour lui faire des papouilles dans les cheveux mais bien plus.

« Je suis une femme et j'imagine que vous n'allez rien me dire. »

« Grand-mère je vais bien mais c'est ton mari qui veut tirailler les choses. »

Willow savait que ça ne servirait à rien d'insister parce qu'ils ne lui diraient rien. Elle n'avait jamais la possibilité de profiter de son petit-fils parce que son mari s'en accaparait toujours sous prétexte qu'il lui apprenait des choses. Elle voulait tout simplement avoir la possibilité de le choyer.

Lorsque Dominic arriva dans le jardin, Son grand-père y était déjà installé.

« Tu viens passer tes nuits ici lorsque quelque chose te tracasse et que tu ne veux pas rester tout seul. Pourquoi es-tu arrivé aussi tard cette nuit et sans être soûl ? »

Dominic souffla en réfléchissant. Lucas finirait par savoir s'il lui mentait. Il savait qu'il comprendrait s'il lui disait la vérité.

« J'étais à une maison close hier. »

Il regarda attentivement son grand-père attendant que ce dernier daigne s'offusquer mais il lui sourit tout simplement.

Etait-ce normal ? Ce dernier pouvait se montrer compréhensif mais pas sur tous les points.

« Je ne vais pas te sermonner Dominic parce que tu es un homme célibataire qui peux jouir de la vie mais pourquoi ne pas te mettre en couple une fois ? Trouve-toi une épouse. »

« Tu sais ce que je pense des femmes. » dit-il d'un ton tranchant.

« Qu'elles sont manipulatrice, avides d'argent et de pouvoir et surtout vénales, » lui rappela Lucas avant de poursuivre ; « Tu m'as répété ça une centaine de fois que j'ai fini par retenir par cœur. Maintenant dis-moi ce qui s'est passé hier. »

Cette histoire le rendait tellement sensible qu'il ne pouvait pas la raconter étant perché sur ses jambes. Il s'assit près de Lucas.

« Elle était vierge ! » dit-il en fixant un point dans le vide.

Lucas ne put s'en empêcher et s'esclaffa. Il regarda Dominic attentivement se demandant si ce dernier se rendait compte de ce qu'il racontait.

« Une vierge dans une maison close ? » se demanda Lucas.

Même Dominic était étonné et jamais il ne l'aurait cru s'il n'avait pas vécu l'expérience.

« As-tu pris quelques verres avant de t'y rendre ? »

« J'étais bien lucide. Je sais ce que j'ai vécu grand-père et je ne comprends pas pourquoi elle s'est offerte à moi. Elle n'avait aucune expérience et je me suis même surpris à être prévenant avec elle. J'avais si peur de la briser et pourtant je ne suis pas comme ça. J'y suis allé pour mon propre plaisir et pourtant je me suis occupé d'elle sans penser à moi. »

Son grand-père posa la main sur son épaule pour lui montrer qu'il était là.

« Tu connais le plus choquant grand-père ? »

Lucas hocha négativement la tête. Le plus choquant pour lui avait été de savoir qu'il y avait une vierge dans une maison close alors qu'est-ce qui pouvait encore être choquant.

« Je voyais mon assistante en elle. »

« Je ne comprends pas, Dominic. »

« Quand je posais mes mains sur elle, quand je caressais sa peau, quand je l'embrassais, c'était comme si j'étais face à mon AP et je ne comprends pas pourquoi. »

« As-tu déjà recruté une nouvelle assistante ? »

Lucas McCoy se préoccupait toujours du développement de son entreprise et pour cela, il aimait toujours en savoir plus sur le nouveau personnel.

« Elle a fait son test hier et elle va commencer aujourd'hui. »

« Pourquoi pensais-tu à elle alors ? »

« Je n'en ai aucune idée et c'est ce qui m'intrigue le plus. »

« Tu es un grand garçon responsable, Dominic et tu sais parfaitement qu'il ne faut pas mélanger le personnel au relationnel. Arrête de fantasmer sur ton AP parce qu'une relation entre vous n'est pas envisageable. »

« Je le sais parfaitement grand-père. Je dois y aller maintenant. »

Il marcha jusqu'à sa voiture et lorsqu'il entreprit d'entrer dans cette dernière, Lucas lui fit signe d'attendre.

« Carola m'a dit que tu ne prends pas ses appels. »

Dominic regretta la raison pour laquelle il s'était arrêté. Il aurait dû partir s'il avait su que c'était pour parler de cette fille, cette tarée qui méritait une place dans un centre psychiatrique.

« Pourquoi es-tu si dur avec elle ? »

« Et vous, pourquoi faites-vous semblant de ne pas voir qu'elle est folle ? Cette fille est tarée grand-père, elle doit être internée le plus vite possible. »

Lucas souffla ne sachant plus quoi faire. C'était la même histoire depuis toujours. Dominic qui n'aimait pas Carola accroire qu'il lui reprochait quelque chose.

« Fais l'effort de l'appeler, Dominic. »

« Je ne te ne promets rien grand-père. Vraiment rien. »

Pour rien au monde il ne pouvait prendre son propre téléphone pour composer son numéro. Il ne savait pas ce qu'elle faisait aux autres pour qu'ils ne puissent pas voir qui elle était réellement mais lui le savait. Elle était folle depuis très longtemps et avait besoin d'aide le plus vite possible.

Il était déjà tard lorsqu'il arriva à l'entreprise. C'était d'ailleurs la première fois qu'il accusait un tel retard et tout ça par la faute d'une femme qui lui avait retourné le cerveau. C'était l'une des raisons pour lesquelles il ne les aimait pas.

En longeant le couloir qui menait à son bureau, il dépassa le bureau de son assistante de quelques pas puis rentra sur ses pas. Il savait que c'était dangereux et surtout pour lui mais il fallait qu'il vérifie quelque chose. Il souffla un bon coup et alla jusqu'à sa porte.

Le souvenir de la poitrine nue de cette fille dans ses mains le foudroya. Il regarda sa poitrine emprisonner dans son chemisier et hocha négativement la tête pour se refuser de croire que ça pouvait être elle.

Tout s'était produit dans une lumière tamisée et pourtant il avait l'impression de reconnaitre sa peau laiteuse.

Il remonta le regard jusqu'à ses lèvres qui ne cessaient de bouger et qui ne cessaient d'être ornées d'un sourire joyeux. Ces lèvres qu'il croyait avoir déjà embrassé et pourtant ce n'était pas le cas.

Lorsqu'il se rendit compte que cette joie qui se manifestait par le sourire sur ses lèvres était dû à une personne à l'autre bout du fil, une colère noire naquit en lui et s'en alla très rapidement.

Une fois dans son bureau, il se permit de grogner, de soupirer afin de se libérer de tous ces sentiments aussi contradictoires les uns et que les autres qui prenaient forme en lui.

Tout allait bien dans sa vie jusqu'à ce qu'il ait l'idée de tester une maison close et comme si ça ne suffisait pas, une vierge lui fut attribuée.

Avait-elle eu mal après cette nuit ?

Voulait-elle le revoir ?

Voulait-elle que ce soit toujours lui ?

Toutes ces questions sans réponses le mettaient en rogne.

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