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Par amour pour toi je resterai

Par amour pour toi je resterai

Auteur:: Papillon
Genre: Romance
Forcée d'épouser un homme qu'elle ne connaissait pas du tout, elle croyait que c'était juste pour aller servir de pot de fleur chez ce dernier mais tout fut plus compliqué que ce qu'elle avait imaginé lorsqu'elle se rendit compte qu'il était encore amoureux de son ex-fiancée et qu'il ne cessait de vivre dans le passé. La douleur fut présenté mais pas plus pire lorsque cette dernière revint vers lui, lui faisant croire que ce n'était qu'une erreur alors qu'elle était déjà là.

Chapitre 1 Prologue

"Le temps d'une nuit", livre disponible et achevé.

Prologue

Les femmes ont souvent tendance à dire que le jour de leur mariage est le plus beau jour de leur vie mais ce jour-là, il était excité plus qu'une femme. Il voulait se lier à jamais à la femme qu'il aimait, faire d'elle sienne à tout jamais. Certains auraient stressé mais il était si serein. Lorsque vint le moment de s'habiller, il mit son costume trois pièces sous les regards fiers de son père et sa mère qui avait les larmes aux yeux, enfin leur fils avait grandi et serait désormais chef de famille.

-alors mon grand comment te sens-tu ? Pas de peur ? Pas de stress ? Lui demanda Vincent son meilleur ami.

- Non pas du tout, je suis plutôt impatient de faire d'elle ma femme devant Dieu et les Hommes, pour que tous soient témoins de notre union éternelle, s'extasiait le jeune homme.

-tu l'aimes vraiment Martin, lui dit Vincent, une phrase qui sonnait comme une affirmation et comme une question.

- Oui je l'aime comme on a jamais aimé personne, cette femme est unique dans l'univers et chaque jour de ma vie, je lui offrirai le meilleur pour la remercier d'être entrée dans ma vie.

Vincent hocha la tête en échangeant un sourire avec son ami. Maude vérifia sa montre et ils prirent la route de l'église. Une fois devant celle-ci, Martin sortit du véhicule et son père ajusta son costume déjà parfait.

- Aujourd'hui est un jour qui changera toute ta vie mon garçon, à partir de ce jour tu deviens un homme et qui dit homme dit avoir des responsabilités. L'amour déjà seul peut te permettre d'être un homme aux côtés de ta femme, je suis fier de toi fils, fier de savoir que désormais mon fils a grandi. Si je continue mon discours je risque de couler les larmes alors, entrons.

Il fut ému par les propos de son père, il était devenu un homme grâce à cette femme qui avait su lui montrer le vrai sens de la vie grâce à l'amour. Dire qu'il l'aimait était très peu pour exprimer ce qu'il ressentait pour elle.

Pendant son entrée, il ne cessait de sourire à toutes ces personnes qui étaient venues les soutenir et être les témoins d'une alliance éternelle. Il était accroché au bras de sa mère pendant son entrée et s'impatientait de ressortir au bras de sa femme.

- Je n'ai pas eu la possibilité de te dire ce que je ressentais au fond de moi parce que tu n'arrêtais pas de sourire et moi je ne voulais pas interrompre ce sourire qui illumine ton visage. Je suis heureuse de savoir que tu épouses cette fille par amour car peu importe les difficultés que vous rencontrerez, votre amour surmontera tout. Aujourd'hui mon petit bébé a grandi et je suis jalouse de savoir que désormais c'est une autre qui prendra soin de toi mais bon, je supporte le coup car je sais que ça en vaut la peine. Martin mon garçon, ne change jamais aux yeux de ta femme car si aujourd'hui elle a accepté de t'épouser, c'est bien parce que tu es comme tu es, alors si demain tu changes, ce changement détruira ce que vous vous apprêtez à construire. La cérémonie va bientôt commencer et je dois aller prendre place.

- Merci maman, tu es la meilleure et ne t'inquiète pas car ta place est unique et personne ne te la prendra.

Elle lui sourit et s'avança vers la foule installée. Lorsque les portes de l'église s'ouvrirent pour une nouvelle fois, une musique unique retentit et il vit la silhouette de la femme de sa vie apparaître. Elle était digne d'une princesse dans sa robe blanche, son bouquet à la main qui était aussi beau qu'elle. Il était impatient de la voir sourire comme il n'avait cessé de le faire mais son visage était caché par son voile.

Tout doucement, accrochée au bras de son père, elle avança vers l'autel tout lentement ce que Martin trouvait duré des éternités. Lorsqu'elle arriva enfin en face de son futur mari, son père laissa son bras à son mari.

- Je te fais pleinement confiance pour prendre soin de ma fille Martin, si jamais tu lui fais du mal, tu en payeras les conséquences, chuchota Paul a l'oreille de Martin.

Il hocha la tête toujours son sourire scotché aux lèvres. La cérémonie débuta et seule la voix du prêtre résonnait. Martin n'écoutait plus rien car l'impatience de la finition avait atteint le paroxysme. Il voulait s'éclipser avec sa femme.

- Aujourd'hui nous sommes dans la maison de Dieu avec lui comme premier témoin et nous autres comme seconds témoins pour célébrer l'amour de ces deux jeunes gens. Je tiens à les féliciter pour s'être engagés à faire une union publique. Maintenant je vais demander à la mariée de soulever son voile car nous voulons l'entendre être consentante en fixant son époux dans les yeux.

Elle fit ce que le prêtre lui demandait et les lèvres de Martin s'étirèrent encore plus. Elle était d'une beauté à couper le souffle. Il était même jaloux de penser que certains hommes dans la salle regardaient sa femme avec envie. Tout ce qu'il souhaitait à cet instant, c'était la finition rapide de la cérémonie.

- Cette partie ne devrait certainement pas compter mais j'aimerais que vous et moi les écoutions se dire oui de façon vraie et sincère alors, Monsieur Martin Loyem, acceptez-vous de prendre pour épouse mademoiselle Estelle Sonwa, et promettez-vous de l'aimer, de la respecter et de la chérir jusqu'à ce que la mort vous sépare.

Quelle question entendit Martin lui dire sa conscience, chose qui l'amusait bien car sa conscience avait parfaitement raison, la question ne devrait plus être posée.

- Oui je l'accepte et je le promets, répondit le concerné.

- Bien, mademoiselle Estelle Sonwa, acceptez-vous de prendre pour époux monsieur Martin Loyem, promettez-vous de l'aimer, de le respecter et de le chérir jusqu'à ce que la mort vous sépare.

La salle était plongée dans un silence total en attente de sa réponse. Tous les regards étaient désormais braqués sur elle mais elle ne réagissait pas, ce qui inquiéta son futur mari.

- Je reprends, mademoiselle Estelle Sonwa, acceptez-vous de...

- Pas la peine de revenir sur vos paroles car je vous ai bien écouté, le coupa Estelle.

- Alors mademoiselle ? Demanda le prêtre le plus gentiment possible.

- Non ! Répondit-elle d'un ton ferme et catégorique. Martin nos deux chemins se séparent ici, je ne peux pas t'épouser.

Elle sortit de l'église sans pression et s'en alla. Martin s'écroula sur le sol froid de l'église et perdit connaissance, un jour qui restera à jamais gravé dans sa mémoire. Elle lui avait dit non pourtant il s'attendait à faire d'elle la reine de sa vie.

Chapitre 2 1

Se levant de son gigantesque lit après une série de cauchemar comme à son habitude, Martin n'en pouvait plus de sa vie, une vie qui n'avait plus de sens, une vie solitaire. On ne cessait de lui rappeler chaque jour qu'il devrait se prendre une épouse, sans toutefois connaître le sort qu'il réservait à une prochaine qui franchirait le seuil de sa porte.

Il n'arrivait plus à se reconnaître à cause d'une femme. Lui, qui à une époque était un homme heureux, qui profitait chaque jour de la vie. L'amour était son allié au quotidien, il partageait avec son entourage une vie pleine d'amour mais ce même amour avait disloqué toutes les parties de son cœur. Un cœur qu'il avait promis à quelqu'un, un cœur qu'il croyait que c'était la bonne personne qui l'avait volé.

Alors qu'il se préparait une tasse de café, la sonnette de sa maison retentit et il alla ouvrir. Il souffla bruyamment en voyant ceux qui étaient venus si tôt le matin lui rendre visite. Il savait très bien que s'ils étaient là, c'était pour parler de la même histoire, celle qui avait le don de le mettre hors de lui.

-tu ne nous laisses pas entrer ?

Il se poussa sur le côté et les laissa regagner son salon. Sans leur prêter aucune attention, il retourna dans la cuisine pour poursuivre la préparation de son café et les rejoignit cinq minutes plus tard.

- Tu ne nous propose pas ?

- Cesse de faire ça avec moi Thomy, je ne sais pas pour quelle raison vous êtes là mais faites vite et libérez ma maison, alors papa, maman ?

-Martin mon garçon, tu sais très bien que tu te fais assez de mal en te recouvrant de ta carapace. Tu sais toi-même que tu n'es pas comme ça. C'est vrai, tu as mal mais crois-moi tu as besoin d'un cœur pour pouvoir guérir le tien. Trouve-toi une épouse, une femme qui saura te comprendre, une femme qui te fera voir les choses sous un autre angle.

-Maman, j'avoue que tu fais si bien ton discours mais les femmes et moi formons deux camps ennemis, plus jamais je ne laisserai une femme entrer dans ma maison, plus jamais je n'oserais faire confiance à une femme, elle m'a humilié, elle m'a trahi, elle m'a déçu, elle m'a détruit et ce que je ferai le restant de mes jours c'est détruire tout ce qui est de la gente féminine.

-Martin mon garçon, commença son père, tu es peut être tombé sur la mauvaise personne mais crois-moi les gens ne sont pas les mêmes, tu pourras rencontrer la femme qui te fera changer d'avis, regarde comment tu es devenu, un homme méconnaissable, je ne t'ai pas connu comme ça, tu étais ma fierté Martin, tous mes espoirs se reposaient sur toi, j'avoue que ta vie n'a pas été facile depuis ce jour mais tu dois apprendre à passer à autre chose. La société est remplie de personnes tristes, de personnes qui ont mal mais qui ne s'apitoient pas sur leur sort. Où est passé le garçon qui autrefois pouvait déplacer les montagnes ? Reprends-toi et si trouver une femme t'es impossible alors je le ferai.

-non ! Hurla t-il.

- Je t'ai laissé le choix depuis mais tu n'as pas osé réagir alors maintenant je prends les choses en main, je ne peux pas continuer de voir mon fils se détruire de la sorte, t'es-tu déjà demandé comment je me sens de te voir te saouler la gueule ? Tu as délaissé l'entreprise familiale à cause de cela mais tout doit changer à partir de maintenant. Réfléchis et reviens me voir. Maude, Thomy, allons-y.

Son père sortit sans lui jeter aucun regard, ce qui ne le dérangea point car il vivait cette situation avec son père depuis le jour de l'incident. Il ne faisait rien d'autre que de siroter son café mais sans oublier de prendre en compte les propos de son père car ce dernier ne revenait jamais sur ses décisions.

-mon fils penses-y je t'en prie, je te soutiendrai toujours et toi-même tu le sais, allé je dois m'en aller, prends soin de toi lui chuchota sa mère.

Il hocha tout simplement la tête à sa mère et son frère vint lui faire une accolade. Car il préférait par moment causer avec lui par le silence que d'utiliser les mots qui pourront le blesser.

Après le départ de sa famille, il commença sa crise lorsqu'il se mit à ressasser le passé, le jour où tout avait commencé. Pour évacuer toute cette haine qui l'habitait, il se mit à se défouler sur tout ce qui pouvait se trouver dans son champ de vision. Il finit par mettre son salon à l'envers.

Une demi-heure plus tard, alors que sa crise finissait peu à peu, il prit place au bas des escaliers et se tint la tête entre ses mains, elle tournait à une vitesse incontrôlable de l'intérieur. Une heure de temps après, Alors qu'il avait repris ses esprits, il regarda dans quel état se trouvait son salon et se mit à ranger le peu qu'il pouvait ranger.

Se sentant asphyxié dans sa propre maison, il sortit souffler un peu. Le soleil de novembre n'arrangeait en rien sa situation alors, il décida de se réfugier dans un petit café histoire de reposer son crâne qui était presque brûlant.

Vivant depuis deux ans avec son oncle qui ne cessait de lui demander de se marier pourtant elle ne se sentait pas prête, Mia était une jeune fille de vingt-cinq ans, de taille moyenne, orpheline de père et de mère. Son oncle étant sa seule famille, elle se devait de vivre avec lui. Leur situation n'était pas si facile au quotidien car son oncle ne faisait rien et elle s'était trouvé un petit boulot dans un café.

Après avoir préparé le petit déjeuner de son oncle, elle alla se préparer et s'en alla. Une demi-heure plus tard, elle arriva à son lieu de travail et alla porter sa tenue.

À moins quinze minutes de la pause, un nouvel client passa la porte du café et alla prendre place dans un coin sombre de la pièce. Elle l'observa plusieurs minutes sans savoir comment faire. Voyant son boss arriver, pour ne pas perdre son boulot, elle alla vers la table du client.

-bonjour monsieur, que désirez-vous prendre ?

La voix douce de la jeune fille le sortit de ses pensées. Autrefois, cette même voix lui rendait le sourire peu importait son état. Il se tourna vers elle et la détailla minutieusement, ce qui fit peur à Mia.

-monsieur ? Reprit-elle.

-un café simple merci.

Elle s'excusa et s'en alla pour lui préparer sa commande mais ne se voyait pas aller la lui servir. Elle voulait tant trouver une échappatoire mais ne trouvait rien qui vaille.

-Gaëlle s'il te plaît j'ai besoin de ton aide, dit-elle à l'intention de sa collègue.

-oui je t'écoute.

- Il y a un nouvel client, sa commande est déjà prête et j'aimerai que tu la lui en apportes s'il te plaît, cet homme n'a pas cessé de me détailler mais pas de façon perverse, je dirais même que son regard était haineux, alors ?

-ne t'inquiète pas, passe là moi, je vais y aller.

Attendant avec impatience sa commande, car ce n'était pas vraiment le café qui l'intéressait mais celle qui était venue prendre sa commande. Il ne cessait de regarder la direction dans laquelle elle était partie. Voyant une autre s'approcher tout près, il sentit sa mâchoire se crisper mais il réussit à se contenir pour ne pas lui faire peur.

-votre commande monsieur, lui dit Gaëlle.

- Merci mais ce n'était pas à vous de me la servir mais plutôt à votre collègue qui est passée prendre ma commande, alors retournez et demandez-lui de venir servir son client.

-mais monsieur elle est occupée, essaya Gaëlle.

-occupée à faire quoi pour ne pas satisfaire les clients ? Je l'attends et surtout je n'hésiterai pas à parvenir mon mécontentement aux oreilles de votre boss alors faites convenablement votre travail mademoiselle.

Sur ces mots, Elle retourna aux cuisines à la recherche de Mia, celle-ci fut surprise de voir sa collègue revenir avec la commande à la main pourtant elle était censée la servir.

-tu m'expliques ?

-il veut que ce soit toi qui lui apporte sa commande et tu n'as pas ton mot à dire car il menace d'en parler au boss donc si tu veux encore passer un jour de plus ici, va servir ce psychopathe.

Sans trop réfléchir, Mia lui prépara un autre café pour s'assurer qu'il soit chaud et alla à la table de son client. Ce dernier lui fit un sourire narquois et elle retourna en cuisine.

Après avoir siroté son café, Martin se leva et sortit du café, mais il ne croyait pas que ce serait la dernière fois qu'il passerait dans ce café car il le trouvait intéressant.

Chapitre 3 2

Après avoir fini son service, Mia sortit du café et prit la direction de sa maison, elle était bien épuisée mais ce n'était pas le plus pire. Elle n'avait pas cessé de penser à cet inconnu qui avait bien l'air d'un psychopathe. Ce fut avec ses dernières forces qu'elle réussit à ouvrir leur porte et comme à son habitude, son oncle était gaillardement assis dans le salon. Elle le salua mais comme ce dernier ne lui répondit pas, elle conclut qu'il s'était encore saoulé comme à son habitude. Lorsqu'elle prit l'initiative de gagner sa chambre, la voix de son oncle la retint.

- Mia, trouve-toi un homme à marier, nous deux étouffons déjà dans cette maison.

Elle ne dit rien et s'en alla car elle en avait déjà l'habitude avec son oncle, ce dernier ne cessait de lui rappeler qu'elle devrait débarrasser le plancher.

Une fois dans sa chambre, elle se laissa tomber sur le lit et se mit à ressasser le passé, une vie pas très enviable était la description propre de la sienne. La vie qui n'était non plus facile pour elle.

Des jours passaient et sa routine était toujours la même. Cela faisait déjà cinq jours qu'elle se sentait suivie chaque soir lorsqu'elle retournait chez elle mais à sa plus grande surprise qui ne faisait qu'éveiller en elle un grand taux de stupeur, elle ne voyait personne à chaque fois qu'elle se retournait et cela la faisait tellement flipper. Elle avait pensé plusieurs fois à ce bel inconnu du café d'il y avait quelques jours mais elle ne l'avait plus aperçu depuis son départ.

Assis tranquillement dans son salon en train de siroter son café comme à son habitude, Martin n'avait pas cessé de tourner sa tasse, fixant ainsi le mouvement du liquide, il crut lire un signe lorsque la sonnette de sa maison retentit. Il alla ouvrir et souffla d'agacement lorsqu'il vit le visage qui se présentait à lui ; Son géniteur.

Il ne prit pas la peine de l'inviter à entrer et retourna à son occupation. Sa relation avec lui était si différente de celle qu'ils avaient tous les deux il y avait près de trois ans. À cette époque, on aurait dit de bons amis.

Connaissant déjà ce côté malpoli qui c'était incarné en son fils depuis trois ans, il ne répliqua rien, ferma tout simplement la porte derrière lui et suivit ce dernier dans le salon. Il le contempla sévèrement mais Martin fit semblant de ne point constater les regards meurtriers de son géniteur. - Bonsoir fils dit le père d'un ton lasse.

- Merci père, alors si je constate ta présence chez moi cela voudrait dire que tu es là pour une raison bien plus importante que celle de savoir comment je vais.

- Très intelligent fils. Oui si je suis là ce n'est pas pour te demander si tu as pris ton bain, manger ou bien d'autre car tu es un grand garçon mais si je suis là, c'est simplement parce que je veux savoir si tu as déjà pris ta décision à propos de notre conversation de la dernière fois.

- Et bien pas encore, ce n'est pas comme si je devrais écrire une affiche où serait inscrit << Martin Loyem, le fils de la grande famille bourgeoise est à la recherche d'une femme à marier>> père.

- Je sais que ton comportement odieux ferait fuir une dernière capable de te dire bonjour mais que tu le veuilles ou non, tu vas te marier, qui sait, peut-être que tu as besoin d'une femme pour guérir.

- C'est la dernière chose à laquelle je ferai recours pour ma guérison. Comment peux-tu prétendre qu'une femme pourrait me faire guérir pourtant c'est une femme qui m'a rendu malade ?

- Ce qui ne te tue pas te rend encore plus fort. J'avoue que la femme t'a certes détruit mais elle ne t'a pas tué. Nous pensons nous les hommes que les femmes sont mauvaise mais sans elles nous ne sommes rien car ce sont elles qui sont capables de panser nos plaies avec tant de douceur. Ne l'oublie jamais, le poison qui ne nous tue pas devient pour nous un antidote.

-si tu n'avais pas été mon père, je t'aurais comparé à un adolescent qui vient tout juste de découvrir le sexe opposé mais je me retiens. Je te promets que je t'honorerai en faisant ce que tu me demandes mais sois en certain, cette femme regrettera d'avoir accepté de mettre les pieds dans ma maison.

- Laisse-moi rire de toi fils, c'est une femme qui a pu dompter le cœur du plus grand tyran du monde, elle a su le ramener à la douceur. Une femme t'a détruit je ne le nie pas mais une autre femme saura te reconstruire. Je te laisse deux jours et après, je prendrai les choses en main.

Le lendemain, après un réveil pas différent des autres, il fit sa routine matinale et décida de sortir. Il déambulait la rue sans trop avoir de destination lorsque par surprise, il se retrouva devant le petit café de la dernière fois. Il entra et alla prendre place à une table reculée.

Debout derrière le comptoir à nettoyer ce qu'il fallait, elle vit son bel inconnu pénétrer dans le café et elle sentit une boule se former dans son ventre. Elle fit semblant de ne pas le voir et continua ce qu'elle faisait.

Débordant de colère lorsqu'il sut que la petite gérante du café jouait à la maligne, il se leva prêt à aller la rejoindre mais se ressaisit aussitôt lorsqu'un homme bien âgé s'approcha d'elle.

Une minute plus tard, il la vit s'approcher et fit un sourire que la jeune fille aurait interprété comme un sourire de psychopathe. Lorsqu'elle fut en face de lui, il lui tira une chaise en face de la sienne mais elle lui fit non de la tête.

- Je désire deux tasses de café.

Elle hocha tout simplement la tête, ne cherchant pas à comprendre pourquoi deux tasses et s'en alla. Après avoir fini sa commande, elle alla la lui servir lorsque ce dernier l'invita à prendre place en face de lui, chose qu'elle refusa bien évidemment.

-je dois gérer d'autres clients essaya t-elle de protester.

Il jeta des coups d'œil furtifs dans toute la salle et fit encore ce même sourire que Mia définissait comme sourire de psychopathe.

- Mais voyons, il n'y a personne dans le café car à cette heure, toutes personnes normales devraient être en train de bosser dur.

- Cela voudrait dire que si vous êtes là c'est parce que vous n'êtes pas normal ? Lui répliqua telle sans réfléchir.

Elle vit ses muscles se durcir, sa mâchoire se serrer et une veine bien dessinée apparue sur son front, cela ne présageait rien de bon, elle se mit à se tortiller sur sa chaise.

-je suis désolée si je vous ai offensé, je ne voulais pas vous blesser, s'empressa-t-elle de s'excuser.

Il darda sur la jeune femme des regards méprisants mais se reprit aussi vite lorsqu'il vit cette dernière se crisper, la peur l'avait certainement envahie.

-mais non voyons, ce n'est rien, c'est juste que ce n'était point mon moment de blague. Alors comme ça je vous fais peur mademoiselle, dit-il en haussant son sourcil gauche.

- Disons que vous n'êtes pas très différent des psychopathes mais sinon vous n'êtes pas non plus une phobie pour moi.

- Heureux de le savoir, alors c'est quoi votre plus grande phobie mademoiselle ?

Elle hésita plusieurs secondes entre lui dire la vérité ou pas. Cet homme était pour elle un parfait inconnu et elle ne se voyait pas se confier à lui dès le premier instant. Et même à côté de cela, ce n'était pas comme s'il lui avait demandé de lui raconter sa vie tout de même.

-alors ? Reprit l'homme.

- L'eau, l'eau est ma plus grande phobie.

Il la regardait avec une mine très amusée, c'était bien la première fois qu'il entendait quelque chose de pareille. Il étira ses lèvres d'un sourire moqueur ce qui énerva la jeune femme.

-je ne parle pas de l'eau se trouvant dans un gobelet ou dans une bassine mais plus grand que ça, comme une piscine, un fleuve, une rivière et bien d'autre.

Il se reprit et nota cette information dans un coin bien reculé de son cerveau. Il était certain que cette information lui serait utile l'un de ces jours.

-et vous ?

-et moi quoi ?

-c'est quoi votre plus grande phobie ?

Son regard se perdit dans le vide, il n'aurait jamais dû engager cette conversation s'il savait que son tour arriverait. Il posa sur cette personne en face de lui un regard dur qui faisait peur à la fois. Elle regretta aussitôt de lui avoir posé la question et essaya de chercher une échappatoire pour s'en aller, mais ce dernier retint sa main fermement sur la table.

- Ma plus grande phobie c'est la femme. Dit-il en la fixant dans les yeux. J'ai peur de la femme comme je n'ai jamais eu peur de rien.

-euh... Mais comment ?

-comment ? Cela c'est ma vie et ça ne vous regarde pas alors tâchez de me poser des questions mademoiselle.

Elle se raidit suite à sa réplique et l'observa avec frayeur. Cet homme lui faisait froid au dos et elle regrettait déjà de s'être assise avec lui pendant ce cours instant.

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