Qui peut connaître son destin ?
Personne.
Comment peut-on savoir que l'amour nous tombera dessus sans l'avoir voulu ou calculé ?
Personne ne peut le calculer mais c'est ce qui arrive à toutes les personnes sur cette planète, et c'est ce qui va m'arriver.
On ne peut pas interférer à travers le destin, notre destin, parce qu'elle est déjà tout tracée. L'amour ne se contrôle pas mais il arrive quand on s'attendait le moins. Elle nous frappe de plein fouet, on s'en rend compte que bien trop tard que notre cœur est déjà piégé par ce sentiment méconnu et qu'on ne peut y échapper.
Moi, Camila Rodriguez vivait une vie plutôt banale avec une mère aimante et un père la plupart du temps absent et détestable, des personnes que je qualifierais d'amis.
La plupart du temps je réfléchissais à qu'est-ce-que l'amour ? Est-ce que cela m'arrivera encore une fois comme à mes parents ? S'ils s'aimaient vraiment. Est-ce qu'il est vraiment aussi magnifique qu'on le pense et qu'on le dit ? Je ne crois pas et je ne veux plus le savoir après ce qu'il m'a fait, après ce que j'ai enduré.
Comme les autres dirait que ce mot "amour" est formidable, moi je le trouve juste pathétique et détestable, l'amour rend aveugle dirait-on, moi je trouve que l'amour rend idiot et naïf. Il prend la plupart de votre temps, alors que l'on en a besoin. On dit qu'on sacrifie par amour moi je dirai non parce que l'amour détruit, il blesse, il tue, il nous brise de l'intérieur comme il me l'a très bien fait comprendre.
Il nous fait voir qu'on est rien, qu'on est des choses inutiles, qu'on est un fardeau, qu'on est pathétique, qu'on ne représente rien, qu'on est que fumée. Il nous donne un désespoir qui nous consume à l'intérieur, qui nous brise, qui nous ronge, qui nous tue à petit feu et ce désespoir peut conduire peut-être à la mort, peut-être à nous relever et devenir plus fort, peut-être à oublier et avancer. Je suis dans l'une de ces catégories.
L'amour sonne faux pour moi, des faux gestes tendres, des regards niais, des baisers par ci et par là. C'est juste pour passer le temps.
Oui tout sonnait faux pour moi. Tout ce qui contribuerait à l'amour était pathétique, faux et détruisant mais dès lors où je l'ai rencontré, j'ai su que toutes mes idées étaient infondées, sans sens. Que ce désespoir est devenu espoir, que cette fumée est devenue un air pur, que je n'avais plus ce plomb qui m'écrase le cœur, que je représentais quelque chose.
Parce que j'ai su que je ne pourrais pas vivre sans lui, que c'était mon oxygène, c'était mon tout. J'ai su que l'amour pouvait rendre faible mais aussi rendre fort, que l'amour pouvait pardonner, que malgré que l'amour rend aveugle mais c'est un bonheur dans notre vie, que l'amour était un partage et qu'on ne formait qu'un avec l'être aimé. Oui j'ai fait une simple erreur de coeur. J'ai su que c'était réellement ça le véritable amour.
Oui, il pouvait être à la fois une pure bonheur et en même tant une pure malédiction. Il a des hauts et des bas, je crois maintenant que l'amour peut sacrifier.
Parce que c'est ce qui va m'arriver, Par amour pour lui. Parce que je l'aime et je l'aimerai toujours.
-Cam, réveille-toi ! C'est l'heure d'aller à L'université ! cria-ma mère derrière la porte de ma chambre.
-Je veux dormir dis-je en marmonnant tout en mettant l'oreiller sur ma tête, je déteste la rentrée.
-Je t'ai entendu dit-ma mère, si tu ne veux pas que je te tire par la peau des fesses pour que tu rentres dans la salle de bains tu as intérêt à te lever dans dix secondes.
-Oh putain répliquai-je. en me levant en quatrième vitesse.
Je ne comprendrais jamais ma mère. D'où elle peut entendre aussi loin, en plus, je ne peux rien cacher sans qu'elle ne le sache et je me demande bien quels sont les moyens utilisés. Si vous voulez cacher des trucs à ma mère, faites-le dans la rue avant d'entrer chez moi. Moi qui voulait un peu dormir c'est raté. Je claque la porte de la douche pour faire comprendre à ma mère que je suis rentrée et qu'elle peut partir sinon elle aurait exécuté sa menace. Je sors vingt minutes après être habillé et maquillé légèrement. Je me fis un queue de cheval et sort pour aller à la salle à manger, j'y trouve ma mère et aucune trace de mon père.
-Où est papa ? demandai-je en m'asseyant même si je connaissais déjà la réponse.
-Il est parti très tôt ce matin pour le travail répondit- ma mère.
-Hum.... Toujours et encore le travail rétorquais-je
-Ne le blâme pas. Il a beaucoup de travail à faire et est souvent fatigué, défendit-elle.
-Ce n'est pas parce qu'il en a beaucoup, qu'il est obligé de nous négliger répliquais-je.
-Tu es prête pour la rentrée ? Me demande-ma mère en changeant de sujet.
Alors j'ai parfaitement raison papa nous cache quelque chose et je suis à peu près sûr que ma mère le sais, vu son regard triste. Mon père est entrepreneur et ma mère avocate, j'ai un grand frère de 23 ans qui est un grand ingénieur qui dort la plupart de son temps ici mais il est en ce moment à New-York pour affaires, une famille au complet quoi.
-Dis plutôt que je suis contente que c'est ma dernière année. Je terminerais enfin avec l'école.
-L'école est une bonne chose dit-elle.
-Je sais, mais je commence à me lasser de voir les têtes des profs à chaque instant, surtout les membres de la direction.
Ma mère rit de bon cœur, elle sait que ce n'était pas une blague.
-J'étais comme toi à l'époque, mais cela fait 23 ans que j'ai terminé mes études, j'ai...
Je me suis empressé de terminer avec la nourriture, puis je me suis levée précipitamment avant que ma mère ne commence son monologue, comme : où est-ce-qu'il a rencontré papa ou encore son premier baiser.
-Merci pour le déjeuner, à plus tard maman, je vais être en retard. déclarais-je.
-Mais... Tu ne restes que 45 minutes pour être en retard. L'université est à 25 minutes d'ici à pied.
-J'aimerais arriver de bonne heure. On se parlera plus tard ou tu rentreras tard comme papa ? demandais-je sarcastique.
-Je rentrerai à 20 heures ne tant fais pas répondit-t-elle
Oui c'est ça avoir des parents occupés, pour mes parents ce n'est pas une heure aussi tardive. Je l'embrasse sur la joue, prends mes affaires pour aujourd'hui et je sors de chez moi. Je n'arrive pas à croire que les vacances sont terminées, les deux mois et demi de vacances sont vraiment trop courtes celà dit pour moi, je ne sais pas pour les autres. Le vent frais fouette un peu mon visage et je respire un peu l'air frais du matin. C'est l'heure d'y aller, je monte dans ma voiture noir, d'habitude je prend ma moto noir, mais je n'ai pas envie aujourd'hui. J'ai deux voitures et une moto, quand je vous dis que mon père est entrepreneur ce n'est pas pour rien. Je fais vibrer le moteur et je sors de chez moi définitivement. Je vois des parents emmenant leurs enfants à l'école, des enfants qui prennent le bus, ou encore des parents qui vont à leur travail.
Je soupire. Je déteste le métier que je vais faire. Moi, Camila Rodriguez, je suis obligée d'étudier l'administration, la gestion des affaires. Étant l'héritière légale de Rodriguez Entreprise parce que mon frère le crétin a refusé d'hériter de cela même s'il à 30 % de celui-ci. Je l'ai détesté pour ça. Il voulait réaliser son rêve et a fini par briser le mien. Pour mon père, il ne veut pas que mon oncle et mes cousins héritent de l'entreprise. Donc, c'est pour cela qu'il m'a forcé à faire ce métier pour qu'à sa retraite ou le moment opportun il me lèguera la place. Bien qu'il ne veuille pas que j'hérite de l'entreprise, je me souviens très bien ce jour-là où Luis à refuser de le diriger, mon père Armando a été dans une colère noire. Mon père me déteste encore plus pour je ne sais quelle raison. Cette colère a été pire lorsque j'ai quitté mon ex Esteban, brisant ainsi le contrat de partenariat entre l'entreprise et celui de mon ex.
Pour mon père, une fille ou du moins une femme ne pouvait diriger une entreprise mais ce que je suis sûr c'est ma détermination sans faille à lui prouver le contraire et que je lui rend la pareille avec cette haine qu'il déverse sur moi. Si je dois diriger l'entreprise à l'envers, je le ferai quoi qu'il en coûte. Car, il a brisé mon rêve d'être photographe.
Je me stationne dans le parking de l'université et sort, je marche lentement vers l'entrée de l'université, les écouteurs dans les oreilles quand une petite folle me saute dessus, nous faisant tomber dans l'herbe sur l'entrée et cette petite folle n'est autre que...
-Anna, lève toi, t'es lourd maugréait-je énervé en la repoussant.
On se releva ensemble.
-C'est comme ça que tu accueille l'une de tes meilleures amies que tu n'as pas vu pendant un mois.
Je lève les yeux aux ciels, toujours exaspéré de son cas. Anna Martinez est MexicanoEspagnole, mais j'aimerais savoir où a-t-elle trouvé cette chevelure blonde car aucun de ses parents ne sont blonds. Elle a un corps de rêve et bronzé, son seul défaut est qu'elle est trop naïve. Elle est un peu la folle de l'équipe. Elle apprend le même métier que moi.
-Bien-sûr que oui, et c'était un soulagement que tu ne sois pas là.
-Ce n'est pas très gentil de dire cela dit-elle en levant les yeux au ciel.
Je souris et on commença à marcher sur la cour de l'université.
-Tu as passé une bonne fin de vacances ? demandais-je
-Très bien, le Mexique m'avait manqué et de plus j'ai visité Cuba, le pays de ma grand-mère et aussi Haïti. répondit-elle.
-Sérieusement comment c'était ? demandais-je intriguée. Le pays est-il vraiment détestable comme les gens le disent ?
Elle lève les yeux au ciel et croise les bras.
-Tu sais très bien que c'est faux et que je sache, tu détestes quand les gens disent des horreurs qui ne sont pas faisables.
-C'est vrai, alors dis moi. insistais-je
-C'était bien, les gens étaient sympathiques, comme je parle très bien le français. Même s'il y a certains endroits qui sont mauvais mais j'ai surtout aimé Jacmel et Cap-Haïtien la mer, ses maisons et les coquillages. m'expliqua-t-elle.
-Super, je les visiterai un de ces jours. dis-je
-J'ai même appris quelques mots. continua-t-elle.
-Vraiment ? Dis moi un...
-En Créole Haïtien on dit "Comment ça va ? " en "Koman ou ye ?"
-koma o e ?
Anna explosa de rire. Elle se tenait le ventre même. Je le fusille du regard.
-Oh ça va ... Je t'apprendrai tous les mots que je connais.
-Merci !
-Tu devineras jamais ?
-Quoi ?
-J'ai résolu le mystère de mes cheveux blonds. dit-elle contente.
-Et ?
-Mon arrière grand-mère qui était d'origine Cubaine était blonde.
-Et bien, on le devinera jamais rigolais-je.
-Ah Ah très drôle. Je ne t'ai pas encore dit ce qui est de plus en plus croustillant ?
-Quoi dis-je en sautillant.
J'avoue. J'agis comme une gamine en ce moment. Il y a une époque, on m'a souvent critiqué pour cela.
-J'ai rencontré plus de mecs et j'ai pris des photos pour toi dit-elle en sautillant à son tour.
-Non
-Si.
Je vais pouvoir me rincer l'œil, quoi ? Ce n'est pas tous les jours qu'on rencontre des beaux mecs.
-Au moins tu as pu parler à l'un d'eux.
-Non.
Je redescends sur terre, je la toisais. Elle va encore me dire, qu'elle était stressée ou du genre j'étais timide.
-Ne me dis pas que tu te sentais timide. dis-je en roulant des yeux.
-Alors, je ne te le dis pas. répliqua-t-elle..
Je lève mes yeux au ciel, exaspérée. À ce rythme, elle ne va jamais en avoir. Je lui remonte les bretelles alors que je n'en ai aucun moi aussi. C'est assez drôle.
-Salut crie-Rosa derrière nous. Ma deuxième meilleure amie.
Moi et Anna nous sursautons en même temps.
-Salut dis-je en même temps qu'Anna.
-Les deux fins de semaines de vacances au Brésil étaient bonnes ?
Ou la ! Le regard noir qu'elle me lance me donnait déjà la réponse.
-Non c'était horrible à cause d'un certain mec qui me collait aux basques. dit-elle en colère.
Je vous présente Rosa Sanchez, elle est brune d'origine Espano-Portugaise, elle déteste qu'on l'embête surtout les garçons et n'aime pas l'amour. Elle s'en fout d'ailleurs, elle a un corps sexy et surtout des fesses. Ce qui attire les regards de la gent masculine. Tout comme moi, elle est obligée d'apprendre la profession d'avocat... Les parents... Je vous le dis... Hum. Elle se dit la plus calme et la plus censée d'entre nous.
-Tu me raconte l'histoire. suppliais-je avec les yeux de chat.
J'adore les ragots ou du moins un peu et j'ai une très bonne mémoire.
-Dans la pause soupira-t-elle énervée en pensant, je crois, à l'épisode des deux semaines.
-Dis-moi, tu as passé de très bonnes vacances ? demanda-t-elle en me regardant très sérieusement.
-La routine quoi répondais-je un peu sèchement.
Rosa c'est l'une des personnes minimes qui connaît très bien ma situation, un peu chaotique avec ma famille et elle m'aide beaucoup.
-Où est Tyler depuis tout ce temps ? continuais-je en changeant de sujet volontairement.
-Oh, il m'avait dit qu'il arriverait dans 5 minutes répondit-Rosa.
-Il ne changera jamais.déclara-Ana. On croirait qu'il est une fille.
-Merci de le dire, dit-Tyler, juste derrière elle.
-Ça me fait plaisir raille-t-il
-De rien Tyler.
Ils nous saluèrent puis nous entrâmes enfin dans l'université. Tyler Peterson est d'origine AméricanoEspagnole, il est l'un des plus beau mec de l'université, beaucoup de filles nous jalousent de l'avoir. À nous quatre nous formons un groupe d'enfer, nous nous appelons TIAR former par notre nom à nous quatre. Nous nous connaissons depuis le lycée. Dans cette université, on apprend trois métiers, l'entrepreneuriat, le droit et l'architecture. Moi j'apprends l'entrepreneuriat comme Anna, tandis que Rosa apprend le droit et Tyler l'architecture. Nous marchons vers le tableau, où se trouve notre nom et prions pour que nous tombions dans la même salle, même si nous savons que c'est impossible.
-Si hurle-Anna, on a les mêmes cours. Mes journées ne vont pas être ennuyantes.
Je soupire en secouant la tête.
-Bien-sûr qu'on a les mêmes cours puisqu'on fait le même métier. dis-je.
-J'ai quatre cours avec vous, une aujourd'hui, mercredi et vendredi dit-Rosa.
-Moi deux répliqua-Tyler, tristement.
-Ne vous en faites pas dis-je, au moins on se retrouve dans la pause.
La cloche sonne, annonçant aux élèves de rentrer dans leurs salles respectives. Et voilà... Une bonne journée merdique qui commence.
C'est la deuxième heure de comptabilité et je suis déjà à bout. Mes oreilles souffrent une continuité de torture chaque seconde et je commence à avoir une migraine. De plus, je ne comprends rien dans ce qu'il dit. Je n'ai jamais compris ce professeur et je pense qu'il n'est pas doué pour expliquer.
Cela fait maintenant vingt minutes que je n'entends plus le professeur Michelson et que je regarde la cour de l'école qui, je pense, est plus intéressante que lui. Je vois un jeune homme qui parle au ... Directeur ! Quel miracle qu'il soit sorti de son bureau, lui qui est toujours plongé dans ses documents, peut-être que c'est un jeune homme important. Je ne peux pas voir son visage, caché par celui du directeur. Je sais seulement qu'il est blond. Peut-être que je fais une hallucination parce que j'ai comme l'impression qu'on m'appelle. Anna me donne des coups de coudes dans les côtes, je me retourne et la fusille du regard, ses coups me font vraiment mal, je dois dire.
-Ne me regarde pas comme ça, le professeur t'a appelé au moins trois fois, murmure-t-elle.
Ah... Je vois pensais-je, je mettais ma tête de face très lentement, tout sourire.
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-Si tu pouvais la fermer... Merci !
-Mlle Rodriguez pouvez-vous répondre à la question que je vous ai posée ? me demanda-Mr Michelson en me fusillant gentiment du regard.
Comme je ne savais pas, que je ne voulais pas connaître la question et que je ne voulais pas répondre, je répondis :
-Non.
-Venez faire cet exercice sur le tableau dit-il sèche, en me pointant le tableau du doigt.
Je levais les yeux au ciel puis je me levais donc, non sans soupirer de lassitude sous le regard noir du professeur. Cela commençait bien dis donc premier jour et au m'envoie au tableau. pensais-je ironique, mais ce que le professeur ne savait pas, c'est que j'ai travaillé pendant plusieurs semaines avec tous les matières que j'ai pendant toute l'année, puisque mon père voulait que je sois une fille modèle, que je devrais travailler dure au lieu de jouer avec la vie pour mon soi-disant entreprise que j'en ai rien à foutre, désolé pour mon expression. Je suis à l'avance de cinq chapitres de tous les cours, donc je peux rester tranquille pendant deux semaines ou trois et faire cet exercice.
J'ai terminé avec l'exercice que Mr Michelson m'a donné sans grande peine et je me retourne, je vois un peu les regards surpris et de l'admiration de quelques élèves et celui de mon professeur. C'est comme ça lorsque vous avez un père aussi tyrannique et que vous êtes l'une des délégués de cette université. Mr Michelson se lève et vient regarder si ce que j'ai fait est correct.
-Bien... Très bien dit-il simplement, vous pouvez vous asseoir.
Je marche et je m'assois à ma place auprès d'Ana, elle se retourna vers moi et me chuchota :
-Comment as-tu fait pour faire cet exercice ?
-Quand on a un père comme le mien, on travaille pendant les vacances. répondis-je.
Elle fait une petite grimace.
-Heureusement, je n'ai pas un père comme le tien.
Oui heureusement pensais-je amère, puis on continua à suivre le cours. Je vous passe l'heure de l'économie et de la gestion. Rapidement, on sonne pour l'heure de la pause et je suis contente, enfin ! J'ai tellement faim.
-Je suis déjà si fatiguée et lessivée, si ça continue comme ça je serais enterrée vivante se plaignait Ana. Et puis La journée ne s'est même pas encore terminée.
Je levais les yeux aux ciels avec un petit sourire, elle et les cours, c'est une vrai histoire d'amour. Je ne sais pas comment elle fait pour être aussi paresseuse, elle est déjà si fatiguée alors qu'on a même pas vu la moitié du cours de la journée.
-Courage ! Il ne reste plus que trois mois puis on va en stage ! pour six mois en Février. expliquais-je
-Ne m'en parle pas, je vais aussi me plaindre pour les stages fit-elle savoir.
Je soupirais, excédée par elle. Il n'y a pas deux filles comme elle, je vous assure.
-Il faudrait mieux qu'on rejoigne les autres dans la cafétéria.
-Tu as raison me dit-elle.
Alors qu'on se dirigeait vers la porte de sortie, Mr Parkinson me fit signe de rester. Je bouillonnais de rage. Qu'est-ce que j'ai encore fait ? C'est exaspérant ! Je fais un signe de tête à Ana pour qu'elle m'attende près de mon casier.
-Excusez-moi Mlle Rodriguez mais je voulais vous le dire... sourit-il en ne terminant pas sa phrase.
-Me dire quoi ? demandais-je curieuse.
-Tous les professeurs et le directeur nous nous sommes mis d'accord pour appeler votre père pendant les vacances.
Il fait une petite pause pour que peut-être j'assimile mais je ne comprend pas et je n'assimile pas le fait qu'ils ont appelé mon père et je me demande le pourquoi du comment. Je le fixe tout simplement attendant qu'il continue ce qu'il a à dire. C'est ce qu'il fait après quelques secondes et après un sourire.
-Pour que vous travaillez et augmentez votre taux d'intelligence et de savoir-faire comme vous êtes la première dans votre classe et dans votre promotion. C'est pour cela que je vous ai appelée, pour que vous le sachiez. Nous n'avions rien fait de mal après tout. C'était pour votre bien. Le devoir d'un professeur c'est l'enseignement. termina-t-il.
Ma réponse claquait dans l'air quelques secondes plus tard.
-Je vous demande pardon m'offusque-je en écarquillant les yeux.
Pour être surprise, il faut l'être, j'ai passé plusieurs heures dans ses vieux bouquins, plusieurs mal de têtes. On m'interdisait parfois de sortir alors que c'était les vacances. Les profs, je vous le jure...
-Vous avez très bien compris et entendu,vous parlez cette langue non ? Vous pouvez en disposer.
-Ouais c'est ça murmurais-je, je comprends pourquoi on vous appelle "le gros con intelligent" sûrement c'est vous qui avez eu cette idée.
-Pardon ? Répétez ce que vous venez de dire.
Je serrais mes mains de rage et le fusilla du regard, il sursauta un peu. Je sais très bien que si je le répète, il va appeler mon père et je serais dans de gros problèmes avec lui et je vous assure que je ne le veux pas en cet instant. Ce que je veux c'est de connaître ce qui se trame entre lui et ma mère. Si je pouvais retirer ce sourire scotché le long de son visage, je serais tellement contente. Je me contente de le fusiller du regard, si mon regard était des mitrailleuses, à l'heure actuelle il serait six pieds sous terre.
Finalement, je sors rapidement de cette salle pour ne pas faire une bêtise regrettable. Je vois Ana qui s'impatiente au loin et je vais à sa rencontre.
-Qu'est-ce qu'il te voulait le prof ? Un travail à faire, me questionna-t-elle en levant un sourcil interrogateur.
-Devine quoi ?
-Pas le temps de devinez avec mon ventre qui crie famine dit-elle en marchant pour aller vers la cafétéria de l'université.
Je la suis.
-Il m'a fait savoir que c'était le directeur et tous les autres profs qui ont appelé mon père pour que je travaille, dis-je sèchement. Je le détestais avant mais je le déteste encore plus.
Elle fait une grimace.
-Pas autant que moi mais pourquoi tu es..
-Je sais coupais-je et c'est pour celà qu'il l'ont fait. Je cite"pour augmenter mon taux d'intelligence et de savoir-faire. Après tout nous n'avions rien fait de mal, c'était pour votre bien. Le devoir d'un professeur c'est l'enseignement."
-Et bien...dit-elle en riant, je suis désolé pour toi, heureusement que je suis troisième dans la classe.
-Et puis si cela était vrai finit-elle par dire, je serais déjà la première vient il nous reste que vingt minutes.
-C'est ça me renfrogne-je
Nous arrivons rapidement à la cafétéria tout en apercevant Rosa qui nous fait signe. Je prends mon plateau composé d'un hamburger frite, du soda à la fraise et comme désert un pancake tandis qu'Anna a pris des salades composées, du pain, du jus d'orange et comme dessert un yaourt. On est vraiment de sens opposé, on a des goûts vraiment différents et pas les mêmes styles c'est tout le contraire de Rosa. Par exemple, le corps d'Anna est un peu svelte, mon corps a moi, a des rondeurs.
Moi et Anna nous nous asseyons en face de Tyler et Rosa. Nous commençons à parler des cours de ce matin. Rosa nous dit qu'elle s'est fait remonter les bretelles par un prof, ce qui n'a rien de changeant, tandis que Tyler dit qu'il a passé un bon matin de cours. Il a de la chance lui dit donc. Je raconte brièvement ce que m'a dit le prof de gestion et tout de suite ils se mettent en colère.
-Je vois pourquoi ils lui ont donné le surnom du "gros con intelligent". Je suis sûr que c'est lui qui a proposé cette idée. Il ne pouvait pas profiter de ses vacances pour se reposer.dit-Rosa remontée contre ce prof.
Elle finit par dire :
-Heureusement que je suis deuxième.
-Je suis premier et ils n'ont....
-Toi, ton père n'est pas strict comme le mien. Il sait reconnaître quand on doit faire une pause et quand on doit travailler, répliquais-je sèche en le coupant.
Un silence se fit. Cela sonnait plus comme un reproche plutôt qu'une réplique. Ils savaient que je détestais que l'on compare des choses qu'ils connaissaient déjà. Ana jouait avec la nourriture, Rosa regardait simplement un point invisible derrière moi tandis que Tyler prenait son jus l'air de rien. Je soupirais, j'ai tout gâché. Bravo Cam. Soudain je me souviens du mec qui harcelait mon ami.
-Alors Rosa, tu me racontes l'histoire entre le mec et toi ? Tout d'abord son nom ? Il a quel âge ? Il te voulait quoi ?
Elle se renfrogna sûrement mécontente que je puisse me rappeler de cela. J'ai une bonne mémoire. Ils me le reprochent souvent mais j'adore ça. J'adore leur faire chier. Celui ou celle qui n'adore pas faire chier son ami, c'est qu'il ne l'est pas vraiment. Tandis que ma mère aime que j'ai une bonne mémoire, pour ses besoins personnels.
-Je ne sais pas pour les deux premières questions et pour la troisième question, il voulait juste coucher avec moi.
-C'est qu'il doit être vieux....
Elle m'envoya un regard noir.
-Quoi mais.... C'est vrai que ça peut arriver. Et puis comment sais-tu qu'il voulait coucher avec toi ?
-Tu sais très bien que si c'était qu'un vieux j'allais prévenir mes parents et aller dans un autre hôtel. railla-t-elle
-Hum fis-je.
-J'ai su qu'il voulait coucher avec moi grâce à une fin de conversation avec son ami. Son ami lui a dit : Je vois bien que tu gères vraiment les femmes, que tu en as de la chance. Tu es déjà sur une autre femme après Célia. Et il répondit : Tu me connais bien mon ami.
Nous la regardons avec les yeux ronds.
-Cela ne veut rien dire rétorqua-Tyler en levant les yeux au ciel.
-C'est ce qui te fais penser qu'il voulait seulement coucher avec toi ? railla-Ana gentiment.
-Il se pourrait bien qu'il soit vraiment intéressé par toi. Lançais-je comme hypothèse.
Elle allait répliquer quelque chose quand les fans de Tyler viennent dans notre direction.
-Salut bébé cela te dirait un dîner en tête à tête ce soir avec moi bien-sûr. proposa-t-elle en s'asseyant sur lui tout en mettant ses mains sur son torse.
Il me regarda gêné, les filles me regardaient en souriant. Qu'est-ce-qu'il y a ? Pourquoi elles sourient et Tyler me regarde de cette façon ? Il finit par la repousser et en affirmant une négation.
-J'organise une fête ce soir chez moi ça....
-Non, ça ne lui dirait rien et il ne veut pas venir, Merci de retourner d'où tu viens. dit-Rosa agacée par les fils d'attente qui se faisaient.
Quoi d'être agacé, cela faisait la cinquième fille.
-Mais....
-Dégage et tout les autres aussi dis-je sèche en les renvoyant avec un regard noir.
Elles ne se faisaient pas prier et se dégageaient gentiment. Quand on a de l'autorité dans un endroit, on peut tout faire soupirais-je lassée. Elles savent bien que je pourrais le dire au directeur. Il est aussi un bon ami de mon père. La chance ! pensais-je ironique.
-Où en étions-nous ? reprit-Rosa.
-Je disais, qu'il était vraiment intéressé par toi.
Elle éclata de rire et mangea une frite.
-C'est ça quand les poules auront des dents et de plus mes parents n'accepteront jamais que j'ai "un copain" et je n'en veux pas.
La sonnerie de l'école sonne, annonçant aux étudiants que la pause était terminée. Je soupirais la pause me manquait déjà. Nous nous saluons une dernière fois et retournons dans notre classe. Il était environ 16 heures quand les cours se sont terminés, je pus enfin sortir de ce bahut. Je prend ma bugatti noir, direction chez moi. J'entre et direction la salle de bains pour retirer l'odeur des cours et du bahut. Allant dans la cuisine j'aperçois un petit bout de papier :
-Salut ma chérie, j'ai eu le temps de passer aujourd'hui et de faire ta nourriture préférée. Gratiné et poulet, tu n'as qu'à le réchauffer, il y a du soda dans le frigo et du chocolat. Passe une bonne fin d'après-midi. Maman !
Je souris en lisant ses mots, ma mère me connaît très bien, rien qu'un bon déjeuner pour finir l'après-midi. Qui n'a pas besoin de mère ? Personne.
Je savoure le gratin dans ma bouche tout en finissant mes devoirs pour la semaine prochaine.
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J'ouvre les yeux brusquement en entendant du bruit dans le couloir, c'est sûrement ma mère qui a réussi à se libérer dans son bureau. Elle tient un cabinet d'avocat. Je regrette vraiment qu'elle ait pu faire ce métier sinon elle aurait plus de temps à me consacrer. Je suis totalement égoïste. Je sors de ma chambre, elle sursaute en passant sa main sur son visage.
-Désolé de t'avoir réveillé me dit-elle.
-Ce n'est rien souriais-je.
-Tu as pu finir le contrat ? demandais-je en fronçant les sourcils.
Elle sourit et son regard s'illumine. Je souris. Cette vocation à toujours passionné ma mère depuis qu'elle était plus jeune. Elle aurait voulu que je la suive dans cette voie mais...
-Oui, tu me connais. Je vais aller me baigner puis dormir. Je suis éreinté. répondit-elle.
-D'accord, Bonne nuit Man dis-je.
Je l'embrassais sur la joue et j'entrais dans ma chambre. Ce soir, c'est soirée lecture. Je regarde les livres en souriant : Un amour royal, un milliardaire pour noël, Au château du comte et un désir assourdissant. Je lirai les autres plus tard. Le sommeil me vint à deux heures du matin et je fermais les yeux, toute seule. Je suis sûr que demain j'aurai un mal de tête atroce !