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PDG : Tu es à Moi

PDG : Tu es à Moi

Auteur:: Emmak
Genre: Milliardaire
Isabelle, une jeune pianiste talentueuse, rencontre par hasard lors d'un concert intimiste un milliardaire mystérieux et réservé, Gabriel, réputé pour sa froideur et sa distance. Malgré leurs mondes diamétralement opposés, une étincelle inéluctable jaillit entre eux. Gabriel, marqué par un passé douloureux, se montre réticent à s'engager, mais Isabelle, avec sa douceur et sa passion, parvient peu à peu à percer sa carapace. Alors qu'ils commencent à construire une relation fragile mais sincère, les choses se complique très vite quand l'ex-fiancée de Gabriel refait surface...

Chapitre 1 Chapitre 1

Je m'appelle Isabelle, une jeune pianiste talentueuse de vingt-six ans. La musique a toujours été mon refuge, mon univers où je pouvais m'évader des tracas du quotidien. Chaque matin, je me levais avec le soleil, impatient de retrouver mon piano, ce confident muet qui comprenait toutes mes émotions. Mon petit appartement parisien résonnait souvent des notes de mes compositions, un lieu modeste mais imprégné de mon essence.

Ma routine quotidienne était une danse bien orchestrée. Après un petit-déjeuner frugal composé de fruits frais et de thé, je me consacrais à ma pratique musicale. Chaque note, chaque accord était une brique qui construisait ma journée. L'après-midi, je donnais des leçons de piano à des enfants du quartier, partageant avec eux cette passion dévorante. Le soir venu, je retrouvais mon ami intime, le piano, pour des heures de composition et d'improvisation.

Un jour, alors que je m'étais perdue dans une valse de Chopin, mon téléphone sonna. C'était Sophie, ma meilleure amie, avec une nouvelle excitante.

« Isabelle ! Tu ne devineras jamais ! » s'écria-t-elle avec une voix pleine d'enthousiasme.

« Quoi donc, Sophie ? » répondis-je, intriguée.

« Tu es invitée à jouer dans un concert intimiste organisé par l'une des galeries d'art les plus prestigieuses de Paris. Ils ont entendu parler de toi et veulent que tu joues lors de leur soirée privée ! »

Mon cœur fit un bond. C'était une opportunité inespérée, une chance de montrer mon talent à un public plus large et peut-être de changer le cours de ma carrière.

« C'est incroyable, Sophie ! » dis-je, presque incrédule. « Quand est-ce ? »

« Ce samedi. Prépare-toi à briller, ma chère ! »

Je passai les jours suivants à me préparer intensivement pour le concert. Chaque morceau que je choisissais devait être parfait, chaque note une expression de mon âme.

Le soir du concert, la galerie était illuminée de mille feux, chaque tableau et sculpture brillait sous les projecteurs. Les invités, habillés avec élégance, déambulaient avec des coupes de champagne à la main, discutant d'art et de culture. Mon cœur battait la chamade alors que je m'installais derrière le grand piano à queue noir au centre de la salle.

Et c'est là que je le vis pour la première fois. Gabriel. Il se tenait à l'écart, observant la scène avec une distance glaciale. Son allure imposante et son regard perçant faisaient de lui une figure intrigante. On disait de lui qu'il était un milliardaire mystérieux, réputé pour sa froideur et sa réserve. Son visage, bien que beau, était marqué par une certaine dureté, une ombre de mélancolie.

Je pris une grande inspiration et laissai mes doigts courir sur les touches du piano, envahie par la musique. Je jouais avec une passion dévorante, chaque note vibrant dans l'air comme une confession intime. À la fin de ma prestation, la salle éclata en applaudissements. Gabriel, toujours à l'écart, croisa mon regard et un léger sourire effleura ses lèvres.

Après le concert, Sophie m'attrapa par le bras et me conduisit vers Gabriel. « Viens, je veux te présenter à quelqu'un, » dit-elle avec un clin d'œil complice.

« Monsieur de Villeneuve, permettez-moi de vous présenter Isabelle, la talentueuse pianiste de ce soir, » dit-elle en souriant.

« Enchanté, mademoiselle, » dit Gabriel d'une voix profonde et suave. « Votre performance était... envoûtante. »

« Merci, monsieur, » répondis-je, sentant mes joues rougir sous son regard intense. « C'est un honneur de jouer ici ce soir. »

Gabriel m'invita à une discussion plus privée, loin de l'agitation de la foule. Nous nous installâmes dans un coin tranquille de la galerie, entourés de tableaux impressionnistes.

« Dites-moi, Isabelle, qu'est-ce qui vous inspire dans la musique ? » demanda-t-il, ses yeux perçant les miens.

« La musique est mon langage, » dis-je, tentant de formuler mes pensées sous son regard scrutateur. « Elle exprime ce que les mots ne peuvent pas toujours dire. Elle est ma manière de communiquer avec le monde, de partager mes émotions. »

Gabriel hocha la tête, semblant comprendre profondément mes paroles. « J'ai toujours admiré les artistes pour leur capacité à toucher l'âme des gens. Vous avez ce don, Isabelle. »

Nous parlâmes de longues minutes, partageant nos visions du monde, nos passions et nos rêves. Gabriel se révéla être bien plus que l'homme froid et distant que les rumeurs dépeignaient. Il avait une sensibilité cachée, une profondeur qui résonnait avec ma propre âme.

Mais alors que nous parlions, je ne pouvais m'empêcher de sentir une ombre planer sur lui, quelque chose qu'il gardait précieusement enfoui. Je voulais en savoir plus, percer cette carapace pour découvrir l'homme derrière le masque.

« Monsieur de Villeneuve, » commençai-je, mais il m'interrompit doucement.

« S'il vous plaît, appelez-moi Gabriel. »

« Gabriel, » dis-je, savourant la douceur de son prénom. « Je suis curieuse. Qu'est-ce qui vous amène ici ce soir ? »

Il prit une longue inspiration, ses yeux se perdant un instant dans le vide avant de revenir sur moi. « J'avais besoin d'évasion, » dit-il finalement. « Parfois, le monde des affaires devient trop... suffocant. La musique m'aide à m'évader, même si ce n'est que pour un instant. »

Je sentis une profonde tristesse dans ses mots, une douleur qu'il tentait de masquer. Nous continuâmes à parler, partageant des anecdotes et des souvenirs. Plus nous parlions, plus je sentais cette connexion grandir, cette étincelle inéluctable qui jaillit entre deux âmes.

La soirée s'acheva, mais notre conversation continua dans ma tête bien après que je sois rentrée chez moi. Gabriel de Villeneuve était un mystère, un énigme que je voulais déchiffrer. Et malgré nos mondes diamétralement opposés, je savais que nos chemins étaient destinés à se croiser de nouveau.

Le lendemain matin, alors que je me réveillais, je repensai à chaque détail de la soirée précédente. Les mots de Gabriel résonnaient encore dans mon esprit, ses yeux perçants hantant mes pensées. Je savais que cette rencontre inattendue n'était que le début d'une aventure bien plus grande, une aventure qui allait bouleverser nos vies à tous les deux.

La journée passa rapidement entre les cours de piano et les répétitions. Pourtant, je ne pouvais m'empêcher de vérifier mon téléphone, espérant un message ou un appel de Gabriel. L'idée qu'il puisse réapparaître dans ma vie me rendait à la fois nerveuse et excitée.

En fin d'après-midi, alors que je terminais une leçon avec un jeune élève, mon téléphone vibra. Un message de Sophie :

« Isabelle, devine quoi ! Gabriel t'a laissé une invitation pour un dîner privé ce samedi. Prépare-toi, ma chère, tu vas encore briller ! »

Mon cœur s'emballa. Une nouvelle opportunité de le revoir, de découvrir davantage cet homme mystérieux. Je sentais que cette soirée allait être décisive pour nous deux, un tournant dans nos vies. Les prochains jours allaient être une attente insupportable, chaque heure me rapprochant de ce rendez-vous crucial.

Je passai le reste de la semaine dans une anticipation fébrile, préparant mon esprit et mon cœur pour ce que cette soirée pourrait apporter. Gabriel de Villeneuve n'était pas seulement un homme de pouvoir et de richesse, il était une âme complexe, un homme marqué par un passé que je désirais ardemment comprendre.

Chapitre 2 Chapitre 2

Je me réveillai avec une sensation étrange ce matin-là. Mes pensées étaient envahies par Gabriel, cet homme énigmatique que j'avais rencontré lors du concert. Son regard, si intense et pénétrant, ne cessait de me hanter. J'avais besoin de parler à quelqu'un, de partager ce tourbillon d'émotions qui me submergeait. Sans hésitation, j'appelai Sophie.

« Allô, Sophie ? » dis-je, ma voix tremblant légèrement.

« Isabelle, c'est toi ? » répondit-elle, immédiatement attentive. « Qu'est-ce qui se passe ? Tu sembles bouleversée. »

« Je dois te parler. Peux-tu venir chez moi ? »

Sophie arriva peu de temps après, un sourire chaleureux sur les lèvres. Elle s'installa confortablement sur mon canapé, une tasse de thé à la main, prête à m'écouter.

« Alors, raconte-moi tout, » dit-elle en s'adossant.

Je pris une profonde inspiration et commençai à décrire ma rencontre avec Gabriel. Chaque détail, chaque mot échangé, et surtout, cette étrange connexion que j'avais ressentie.

« Il y avait quelque chose en lui, Sophie, quelque chose que je ne peux pas expliquer. Comme si nos âmes se reconnaissaient, » dis-je, perdue dans mes pensées.

Sophie fronça les sourcils, intriguée. « Ça a l'air intense, Isabelle. Mais tu sais, il a la réputation d'être très fermé. Peut-être que tu es la clé pour ouvrir cette carapace. »

Je souris à cette idée, mais une part de moi restait sceptique. « Peut-être. Mais je ne veux pas me faire des illusions. C'est un homme complexe, et son monde est tellement différent du mien. »

Sophie posa sa main sur la mienne, un geste rassurant. « Suis ton instinct, Isabelle. Tu as toujours eu un don pour voir au-delà des apparences. »

Les jours suivants, je ne pus m'empêcher de penser à Gabriel. Entre mes leçons de piano et mes répétitions, mon esprit vagabondait constamment vers lui. Un soir, après une longue journée, je décidai de chercher des informations sur lui. Internet regorgeait d'articles et de photos le concernant. Gabriel de Villeneuve était un homme d'affaires puissant, mais il restait toujours en retrait, évitant les médias autant que possible.

Je tombai sur une interview de lui, datant de quelques années. « La musique est une évasion, » avait-il dit. « Elle permet de transcender les réalités de la vie quotidienne. » Cette phrase résonna en moi. Peut-être que la musique pouvait être notre pont, un moyen de comprendre cet homme mystérieux.

Pendant ce temps, Gabriel ne cessait de repenser à notre rencontre. Son esprit analytique et rationnel était troublé par l'intensité de ses émotions. Isabelle n'était pas seulement une pianiste talentueuse, elle était une énigme, une lumière dans son monde souvent sombre et cynique. Un soir, assis dans son bureau, il écouta l'enregistrement de son concert. Les notes de piano résonnaient dans la pièce, chaque mélodie le transportant dans un univers où il se sentait vulnérable, mais étrangement apaisé.

« Qui est cette femme ? » murmura-t-il à lui-même, fasciné par la profondeur de sa musique.

Déterminé à en savoir plus, Gabriel commença à s'intéresser à la vie d'Isabelle. Il découvrit son parcours, ses luttes pour percer dans le monde de la musique, et son amour inconditionnel pour le piano. Chaque détail qu'il apprenait renforçait son désir de la connaître davantage.

Quelques jours plus tard, alors que je donnais une leçon à l'un de mes jeunes élèves, je reçus un appel inattendu. C'était un assistant de Gabriel, m'invitant à un gala de charité organisé par lui-même. Mon cœur s'emballa. Pourquoi m'invitait-il ? Était-ce une simple courtoisie ou y avait-il autre chose derrière cette invitation ?

Le soir du gala arriva rapidement. Sophie m'aida à choisir une robe élégante, d'un bleu profond qui rappelait la mer au crépuscule. Elle m'encouragea, me rassura sur ma décision d'y aller.

« Tu vas être magnifique, » dit-elle en ajustant une mèche de mes cheveux. « Et surtout, sois toi-même. C'est pour ça qu'il t'a invitée. »

Je me rendis au gala, le cœur battant à tout rompre. La salle était somptueuse, décorée avec goût et élégance. Les invités, tous vêtus de leurs plus beaux atours, discutaient et riaient, créant une atmosphère à la fois festive et sophistiquée.

Je repérai Gabriel au loin, entouré de quelques personnes influentes. Dès qu'il me vit, il s'excusa poliment auprès de son groupe et se dirigea vers moi, un sourire discret aux lèvres.

« Isabelle, je suis ravi que vous ayez pu venir, » dit-il en prenant ma main. Son contact était à la fois doux et électrisant.

« Merci de m'avoir invitée, Gabriel. C'est un honneur d'être ici. »

Il m'entraîna vers un coin plus tranquille de la salle, où nous pouvions parler sans être dérangés. « Comment trouvez-vous la soirée ? »

« Magnifique, » répondis-je honnêtement. « C'est un événement remarquable. »

Gabriel m'observa avec une intensité qui me fit frissonner. « J'ai beaucoup pensé à vous depuis notre rencontre. Votre musique m'a profondément touché. »

« Merci, Gabriel. Cela signifie beaucoup pour moi. » Je marquai une pause, puis osai demander : « Pourquoi m'avez-vous invitée ce soir ? »

Il sourit, un sourire qui ne parvenait pas à cacher entièrement sa mélancolie. « Parce que vous êtes différente, Isabelle. Vous avez apporté quelque chose dans ma vie que je n'avais pas ressenti depuis longtemps. Une sorte de paix, de beauté pure. »

Ses mots réchauffèrent mon cœur. Nous passâmes la soirée à discuter, partageant des histoires et des rires. Gabriel se révélait peu à peu, montrant une facette de lui-même que peu de gens connaissaient. Mais au-delà des sourires et des plaisanteries, je sentais toujours cette ombre planer, un mystère que je n'avais pas encore résolu.

La soirée avançait, et les invités commençaient à partir. Gabriel me proposa de me raccompagner chez moi. Nous sortîmes de la salle, l'air frais de la nuit nous enveloppant.

« J'espère que vous avez passé une bonne soirée, » dit-il en ouvrant la porte de sa voiture.

« Oui, c'était merveilleux. Merci encore, Gabriel. »

Nous restâmes silencieux pendant une bonne partie du trajet, chacun perdu dans ses pensées. Finalement, il brisa le silence.

« Isabelle, il y a tellement de choses que je voudrais vous dire, mais je ne sais pas par où commencer. »

Je tournai la tête vers lui, captivée par la sincérité de son regard. « Vous pouvez me parler de tout, Gabriel. Je suis là pour écouter. »

Il sourit faiblement, comme s'il luttait contre ses propres démons. « Un jour, peut-être. Pour l'instant, je veux juste profiter de ce moment. »

Lorsque nous arrivâmes devant mon appartement, Gabriel descendit pour m'ouvrir la portière. « Bonne nuit, Isabelle. J'espère vous revoir bientôt. »

« Bonne nuit, Gabriel, » répondis-je, mon cœur battant encore à tout rompre.

Je montai les escaliers, la tête pleine de questions et d'émotions contradictoires. Que voulait-il réellement ? Pourquoi m'avait-il choisie ? Une chose était certaine, cette soirée avait marqué le début de quelque chose de plus grand, de plus profond.

En entrant dans mon appartement, je trouvai une lettre glissée sous ma porte. Je la ramassai et l'ouvris avec curiosité. C'était une invitation à un prochain événement, cette fois-ci, une soirée privée dédiée à la musique classique, organisée par Gabriel.

Je me laissai tomber sur le canapé, la lettre à la main, mes pensées tourbillonnantes. Gabriel de Villeneuve n'était pas seulement un homme d'affaires mystérieux, il était aussi un homme plein de surprises et de contradictions. Et je me retrouvais inexorablement attirée par ce mystère.

Chapitre 3 Chapitre 3

Le samedi soir arriva plus vite que je ne l'aurais imaginé. Je passai la journée à me préparer, essayant de maîtriser l'excitation et la nervosité qui me tenaillaient. Sophie était là, comme toujours, pour m'aider à choisir la tenue parfaite. Nous avions opté pour une robe longue en soie rouge, qui soulignait ma silhouette sans être trop provocante. Mes cheveux étaient relevés en un chignon élégant, laissant quelques mèches retomber délicatement autour de mon visage.

« Tu es magnifique, Isabelle, » dit Sophie en me souriant à travers le miroir. « Gabriel ne pourra pas te quitter des yeux. »

Je rougis légèrement, mais son compliment me réchauffa le cœur. J'étais prête. Une voiture vint me chercher, envoyée par Gabriel. En montant à bord, je me demandais ce que cette soirée allait m'apporter.

Lorsque j'arrivai au gala, j'étais éblouie par le luxe et la sophistication du lieu. C'était un somptueux manoir à la périphérie de Paris, ses jardins illuminés par des lanternes et des guirlandes scintillantes. À l'intérieur, les invités, tous vêtus de tenues de soirée élégantes, circulaient avec grâce, des coupes de champagne à la main. Les lustres en cristal, les fresques sur les murs et la musique douce jouée par un quatuor à cordes ajoutaient une touche de magie à l'ambiance.

Je me sentais presque comme Cendrillon entrant dans le palais. Mes yeux parcouraient la salle, à la recherche de Gabriel. Mon cœur s'emballa lorsque je le vis enfin, debout près du bar, discutant avec quelques invités. Il portait un smoking noir, son allure élégante et imposante attirant tous les regards. Lorsqu'il tourna la tête et que nos regards se croisèrent, un sourire se dessina sur ses lèvres.

Il s'excusa auprès de son groupe et se dirigea vers moi, son regard ne quittant pas le mien. « Bonsoir, Isabelle, » dit-il en prenant ma main et en y déposant un baiser léger. « Vous êtes absolument ravissante ce soir. »

« Merci, Gabriel, » répondis-je, sentant mes joues s'empourprer. « Cet endroit est incroyable. »

« Je suis heureux que cela vous plaise, » dit-il en me guidant vers le centre de la salle. « Voulez-vous danser ? »

Je hochai la tête, incapable de trouver mes mots. La musique changea, passant à une mélodie douce et envoûtante. Gabriel m'entoura de ses bras, et nous commençâmes à danser. Nos mouvements étaient fluides, comme si nous avions dansé ensemble des centaines de fois. Je pouvais sentir la chaleur de son corps contre le mien, chaque contact de nos mains envoyant des frissons le long de ma colonne vertébrale.

« Vous dansez merveilleusement bien, » murmura-t-il à mon oreille, sa voix basse et rauque.

« Merci, » répondis-je en souriant. « Vous n'êtes pas mal non plus. »

Nous dansâmes en silence pendant quelques instants, chaque pas renforçant l'attirance mutuelle entre nous. J'étais consciente de chaque regard posé sur nous, mais tout ce qui comptait à cet instant, c'était Gabriel et moi.

« Isabelle, » dit-il doucement, « je ne cesse de penser à notre rencontre. Vous avez éveillé quelque chose en moi que je pensais perdu depuis longtemps. »

Je levai les yeux vers lui, cherchant à comprendre la profondeur de ses paroles. « Moi aussi, Gabriel. Je ne comprends pas encore tout ce qui se passe entre nous, mais je sais que c'est important. »

Il me regarda avec une intensité qui me coupa le souffle. « J'ai envie de vous connaître davantage, Isabelle. De comprendre votre monde, vos passions. »

« Et moi le vôtre, » répondis-je sincèrement.

La danse se termina, et nous nous retrouvâmes de nouveau entourés par les invités. Gabriel s'excusa un instant pour régler quelques affaires, me laissant avec une coupe de champagne et mes pensées tourbillonnantes. Je profitai de ce moment pour observer les autres invités, notant les visages familiers des élites parisiennes.

Alors que je me promenais dans la salle, je fus approchée par un homme élégant d'une cinquantaine d'années. « Vous devez être Isabelle, la pianiste dont tout le monde parle, » dit-il avec un sourire charmant. « Je suis Jean-Pierre Marchand, un ami de Gabriel. »

« Enchantée, monsieur Marchand, » répondis-je poliment.

« Gabriel ne tarit pas d'éloges à votre sujet, » continua-t-il. « Il est rare de le voir aussi intéressé par quelqu'un. Vous devez être spéciale. »

Je souris, flattée mais légèrement gênée par ses compliments. « Gabriel est très aimable. C'est un homme fascinant. »

Jean-Pierre hocha la tête, son regard devenant un peu plus sérieux. « Il l'est, en effet. Mais il porte aussi beaucoup de poids sur ses épaules. J'espère que vous comprendrez cela. »

Je le regardai, intriguée par ses paroles. « Que voulez-vous dire ? »

Il secoua légèrement la tête. « Simplement que Gabriel a un passé compliqué. Mais je suis certain que vous saurez l'aider à le surmonter. »

Avant que je ne puisse poser plus de questions, Gabriel revint à mes côtés, son regard interrogateur se posant sur Jean-Pierre. « Tout va bien ici ? » demanda-t-il, un brin de protection dans la voix.

« Parfaitement, » répondit Jean-Pierre avec un sourire. « Isabelle est une compagnie des plus agréables. »

Gabriel prit ma main, me guidant à nouveau vers un coin plus tranquille. « J'espère que Jean-Pierre ne vous a pas trop importunée, » dit-il avec un sourire.

« Pas du tout, » répondis-je en riant légèrement. « Il m'a simplement dit que vous étiez un homme complexe. »

Gabriel hocha la tête, un sourire en coin. « C'est une manière polie de dire que je suis difficile à comprendre. Mais j'espère que vous aurez la patience de découvrir qui je suis vraiment. »

« Je suis prête à essayer, » dis-je avec sincérité.

La soirée continua, entre discussions animées et moments de complicité partagée. À mesure que le gala approchait de sa fin, Gabriel et moi nous retrouvâmes sur la terrasse, loin de l'agitation de la salle. Le ciel étoilé au-dessus de nous ajoutait une touche de magie à ce moment.

« Merci d'être venue ce soir, Isabelle, » dit-il en se tournant vers moi. « Vous avez rendu cette soirée spéciale. »

« Merci à vous de m'avoir invitée, Gabriel. J'ai passé un moment merveilleux. »

Nous restâmes là, en silence, savourant la quiétude de la nuit. Puis, lentement, Gabriel se rapprocha de moi, son regard plongé dans le mien. Il leva une main et caressa doucement ma joue, un geste tendre qui fit battre mon cœur encore plus vite.

« Isabelle, » murmura-t-il, « j'ai envie de vous revoir. Très bientôt. »

« Moi aussi, » répondis-je, ma voix presque inaudible.

Il se pencha légèrement, et nos lèvres se touchèrent dans un baiser doux et lent. Le monde sembla disparaître autour de nous, ne laissant que la sensation de ses lèvres contre les miennes, la chaleur de son corps tout près du mien. C'était un moment de pure magie, une promesse de ce qui pouvait être.

Nous nous séparâmes à regret, nos regards toujours ancrés l'un dans l'autre. « Je vous ferai parvenir une invitation pour un autre événement très bientôt, » dit-il doucement. « J'ai hâte de passer plus de temps avec vous. »

Je hochai la tête, incapable de formuler une réponse cohérente. Il me raccompagna jusqu'à la voiture, et alors que je m'installais à l'intérieur, je lui lançai un dernier regard. Il me sourit, un sourire plein de promesses et de mystères.

Sur le chemin du retour, je me laissai emporter par mes pensées, le souvenir de notre baiser encore brûlant sur mes lèvres. Le gala avait été plus que je n'avais espéré, et il marquait le début de quelque chose de profond entre Gabriel et moi. Mais en même temps, je ne pouvais m'empêcher de me demander ce que Jean-Pierre avait voulu dire par « passé compliqué ».

L'invitation de Gabriel promettait de nouveaux moments partagés, de nouvelles découvertes. J'étais prête à plonger dans cet univers complexe et fascinant, à découvrir les secrets de cet homme énigmatique qui avait captivé mon cœur.

Le lendemain matin, je me réveillai avec une nouvelle détermination. Ma vie était sur le point de changer, et j'étais prête à embrasser chaque moment, chaque émotion que cette nouvelle aventure allait m'apporter. Gabriel de Villeneuve n'était pas seulement un homme mystérieux ; il était une porte vers un monde que je n'avais jamais connu.

Je passai la journée à répéter, chaque note de piano résonnant comme une promesse de ce qui allait venir. Mon téléphone vibra soudainement, m'annonçant l'arrivée d'un nouveau message. Je le pris avec une anticipation mêlée d'excitation.

C'était Gabriel, comme promis, avec une

nouvelle invitation. Cette fois-ci, il m'invitait à une soirée privée, une occasion encore plus intime de partager notre passion commune pour la musique. Mon cœur s'emballa, et je su que ce prochain rendez-vous allait être déterminant pour nous.

Le mystère s'épaississait, mais l'aventure ne faisait que commencer.

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