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PDG: Trahi par mon compagnon

PDG: Trahi par mon compagnon

Auteur:: Smile
Genre: Milliardaire
En entrant dans la petite maison de la forêt, Alana sentit son cœur s'arrêter. Devant elle, Caleb, son compagnon depuis deux ans, était en train d'embrasser passionnément Mila, sa meilleure amie d'enfance. Les mains de Caleb glissaient le long du dos de Mila, s'attardant sur sa taille, alors que Mila lui murmurait quelque chose qu'Alana ne put entendre. Elle resta figée, incapable de détourner le regard, alors que son monde s'effondrait. Caleb, son confident, son roc, venait de la trahir. Et Mila ? La femme qu'elle avait considérée comme une sœur ? Comment avaient-ils osé ? À ce moment, ils ne se doutaient pas que leurs vies allaient prendre une tout autre tournure.

Chapitre 1 Chapitre 1

Le crépuscule teintait le ciel d'un mélange d'or et de rose alors qu'Alana avançait d'un pas assuré à travers les sentiers bordant la meute Moonveil. Elle aimait ces moments où la forêt semblait vivante, presque en harmonie avec les battements de son cœur. Ici, elle se sentait chez elle. Elle était respectée, admirée même, malgré son jeune âge et les murmures parfois sceptiques des anciens. Être la Bêta héritière d'une meute aussi puissante n'était pas un rôle à prendre à la légère, mais Alana avait toujours su qu'elle était faite pour ça.

Elle était forte, disciplinée et prête à tout pour protéger son clan.

Sa vie semblait parfaite, ou presque. Son lien avec Caleb, son compagnon depuis deux ans, était un équilibre entre passion et complicité. Ils formaient un couple envié de beaucoup, malgré les critiques sur le statut d'Omega de Caleb. Mais pour Alana, les conventions ne comptaient pas. Elle voyait en lui un homme ambitieux, capable de la soutenir face aux responsabilités qui pesaient sur ses épaules. Elle l'aimait. Et Mila, sa meilleure amie d'enfance, avait été un pilier dans sa vie. Elle était cette présence rassurante, une confidente à qui Alana pouvait tout confier.

Ce soir-là, Alana avait décidé de faire une surprise à Caleb. Ils s'étaient disputés la veille, une de ces querelles banales qui naissent parfois de la fatigue ou du stress. Elle voulait se rattraper, lui montrer qu'elle tenait à lui. La petite maison dans la forêt, un endroit qu'ils considéraient comme leur refuge, semblait parfaite pour une réconciliation.

Elle avait préparé un panier avec des plats qu'il aimait, une bouteille de vin, et même un petit cadeau qu'elle comptait lui offrir. En approchant de la clairière où se trouvait la maison, un sourire flotta sur ses lèvres à l'idée de voir la surprise dans ses yeux. Mais plus elle s'approchait, plus une étrange sensation naissait dans sa poitrine, comme une ombre qu'elle ne pouvait ignorer.

Alana posa une main sur la poignée de la porte, inspirant profondément pour calmer son excitation. Puis, doucement, elle entra.

Elle s'arrêta net.

La vision devant elle fut comme un coup de poignard en plein cœur. Caleb, son Caleb, était là. Mais il n'était pas seul. Mila, sa Mila, celle qu'elle considérait comme une sœur, était dans ses bras. Leurs lèvres se cherchaient, avides, comme si le monde autour n'existait pas. Les mains de Caleb parcouraient le dos de Mila, s'attardant sur sa taille d'une manière trop intime, trop familière. Le panier qu'Alana tenait glissa de ses mains, mais elle ne s'en rendit même pas compte.

Un goût amer lui envahit la bouche tandis qu'elle restait figée, incapable de bouger ou de détourner le regard. Elle se sentit brisée, comme si tout ce qu'elle avait construit venait de s'effondrer en un instant. Caleb murmura quelque chose à Mila, mais ses mots furent noyés dans le bourdonnement assourdissant des pensées d'Alana.

**Pourquoi ? Comment ont-ils osé ?** Ces questions tournaient en boucle dans son esprit. Elle voulait hurler, pleurer, mais elle ne fit rien. Elle se contenta de reculer, ses pieds trébuchant presque sur le seuil de la porte. Mais même en s'éloignant, la scène restait gravée dans sa mémoire comme une brûlure.

Elle se retourna et partit en courant, ses jambes la portant sans qu'elle sache vraiment où aller. Les larmes brouillaient sa vision, mais elle ne s'arrêta pas. Tout ce qu'elle voulait, c'était fuir. Fuir la douleur, la trahison, le chaos de ses émotions.

Elle n'était pas seulement blessée en tant que femme. C'était plus profond que ça. Caleb et Mila n'avaient pas seulement trahi son amour et son amitié ; ils avaient mis en péril son honneur, son statut, tout ce qu'elle avait sacrifié pour prouver qu'elle était digne de son rôle. Que dirait la meute si cette trahison devenait publique ? Elle, la Bêta héritière, trompée par un Omega et sa meilleure amie ? La honte serait insupportable.

Alors qu'elle atteignait le bord d'un sentier, une silhouette familière émergea de l'ombre. Lucian. Le frère aîné de Caleb et Alpha de la meute. Son regard sombre la transperça, et elle sentit immédiatement qu'il avait compris. Lucian n'était pas du genre à poser des questions inutiles. Il observait, analysait, et tirait ses conclusions sans un mot de plus.

"Alana," dit-il finalement, sa voix grave et calme. "Tu sembles... troublée."

Elle s'arrêta, essuyant rapidement ses larmes comme si cela pouvait masquer sa douleur. Mais Lucian n'était pas idiot. Il scruta son visage, et elle sentit ses joues brûler sous son regard. Il n'était pas comme Caleb. Là où Caleb était chaleureux et charmant, Lucian était froid et intimidant. Il était l'Alpha parfait : calculateur, méthodique, toujours maître de lui-même.

"Ce n'est rien," murmura-t-elle, mais sa voix tremblante trahissait ses mots.

Lucian plissa légèrement les yeux, un geste presque imperceptible qui montrait qu'il ne croyait pas une seconde à son mensonge. Il fit un pas vers elle, et Alana sentit son cœur s'emballer, non pas de peur, mais d'une étrange anticipation.

"Quand on essaie de cacher ses blessures, elles ont tendance à s'aggraver," dit-il simplement. "Mais tu le sais déjà, n'est-ce pas ?"

Ses mots la frappèrent plus qu'elle ne l'aurait voulu. Elle ouvrit la bouche pour répondre, mais aucun son n'en sortit. Lucian ne rajouta rien. Il se contenta de lui adresser un regard qui semblait tout voir, tout comprendre, avant de se détourner.

"Prends le temps qu'il te faut, Alana," dit-il en s'éloignant. "Mais n'oublie pas : on ne peut pas se cacher de la vérité indéfiniment."

Et avec ces mots, il disparut dans la pénombre, la laissant seule avec son chaos intérieur.

Chapitre 2 Chapitre 2

La nuit était tombée sur la meute Moonveil lorsque Alana franchit la porte de sa maison, ses pas traînants résonnant dans le silence oppressant. La chaleur familière de son foyer, d'habitude si réconfortante, lui semblait étrangère, presque hostile. Les murs en bois sombre, ornés de trophées de chasse et de souvenirs d'expéditions dans la forêt, semblaient la juger. Elle se débarrassa machinalement de ses bottes, mais son esprit était ailleurs, embourbé dans un tourbillon de colère, de douleur et de confusion.

Son regard glissa sur la cheminée éteinte, puis sur la table en bois massif où Caleb et elle prenaient souvent leurs repas ensemble. Tout ici lui rappelait lui. Ses rires, ses gestes affectueux, ses regards qui lui avaient toujours semblé sincères... Mais maintenant, tout semblait faux, souillé par la scène qu'elle avait vue. **Caleb, avec Mila.** Les images lui revenaient par vagues, chacune plus douloureuse que la précédente.

Elle se laissa tomber sur le canapé, le cœur lourd. Les souvenirs affluaient malgré elle, comme si son esprit cherchait à reconstituer un puzzle invisible.

Elle revit Caleb, la première fois qu'il lui avait pris la main, timide mais déterminé. Elle se souvenait aussi des jours où Mila s'était assise avec elle sous les grands chênes de la forêt, lui promettant que rien ni personne ne briserait leur amitié. Ces promesses semblaient aujourd'hui si vides, si dérisoires.

Mais... en y repensant, des détails qu'elle avait ignorés à l'époque commençaient à prendre un sens troublant. Elle se rappela ce jour où elle avait surpris Caleb et Mila parlant à voix basse, s'interrompant brusquement dès qu'elle approchait. Ou ces moments où Caleb devenait inexplicablement distant après une visite de Mila.

**"Comment ai-je pu être aussi aveugle ?"** murmura-t-elle, la voix brisée.

Le silence de la maison semblait l'écraser, amplifiant chaque battement de son cœur. Elle aurait voulu crier, pleurer, frapper quelque chose, mais elle se contentait de rester là, figée, comme si bouger risquait de briser ce qu'il restait de son monde.

Soudain, le bruit d'une clé tournant dans la serrure brisa le calme. Alana se redressa instinctivement, ses muscles tendus comme une corde prête à rompre. La porte s'ouvrit, et Caleb entra, l'air détendu, comme si tout était normal. Il tenait un sac en papier contenant probablement un repas à emporter, et un sourire effleura ses lèvres lorsqu'il vit Alana.

"Hey," dit-il doucement, posant le sac sur la table. "Tu es rentrée tôt. J'ai pris quelque chose à manger, je me suis dit que tu aimerais."

Elle le fixa, incapable de parler. Comment osait-il ? Comment pouvait-il agir comme si rien ne s'était passé, comme si leur vie n'était pas en train de s'effondrer ?

Caleb sembla remarquer son silence inhabituel, mais il n'en montra rien. Il continua à déballer le contenu du sac, comme s'il espérait que la normalité qu'il affichait pourrait gommer le malaise palpable dans la pièce.

"J'ai pris tes raviolis préférés," ajouta-t-il en lui lançant un regard furtif.

Alana ne répondit pas. Elle serra les poings, ses ongles s'enfonçant dans ses paumes pour contenir l'explosion de mots qui menaçait de jaillir. Elle voulait le confronter, le forcer à admettre ce qu'il avait fait. Mais une autre partie d'elle, plus rationnelle, lui criait de ne pas se précipiter.

Après quelques minutes de silence glacial, Caleb tenta un sourire maladroit. "Tu es vraiment silencieuse ce soir. Tout va bien ?"

Son ton était léger, mais elle crut percevoir une note de nervosité. **Il sait,** pensa-t-elle. **Il sait que j'ai vu. Mais il attend que je parle en premier.**

Alana se leva brusquement, incapable de rester assise plus longtemps. Ses mouvements firent sursauter Caleb, mais elle l'ignora.

"Je vais prendre l'air," lâcha-t-elle d'une voix froide avant de sortir de la maison, laissant Caleb seul avec ses raviolis et son air de culpabilité mal dissimulé.

***

Quelques minutes plus tard, elle se trouvait devant la maison de Lena, sa cousine. Lena était tout ce qu'Alana n'était pas : sarcastique, détachée, avec un don inné pour trouver de l'humour même dans les situations les plus sombres. Si quelqu'un pouvait l'aider à mettre de l'ordre dans son esprit, c'était bien elle.

Lena ouvrit la porte après quelques coups impatients, un peignoir négligemment noué autour de la taille et une tasse de thé à la main. Ses cheveux roux étaient en désordre, mais son regard vif trahissait une curiosité immédiate.

"Alana ? Il est presque minuit. Qu'est-ce qui t'amène ici ? Tu t'es enfin décidée à fuir Caleb ?" dit-elle avec un sourire espiègle, avant de s'écarter pour la laisser entrer.

Alana hésita un instant, puis entra, s'effondrant sur le canapé de Lena comme si elle avait porté le poids du monde sur ses épaules. Lena s'assit en face d'elle, sirotant son thé, son expression passant lentement de la légèreté à la gravité en voyant le visage de sa cousine.

"Qu'est-ce qui s'est passé ?" demanda-t-elle finalement.

Alana inspira profondément avant de lâcher, d'une voix tremblante : "Il m'a trahie. Avec Mila."

Lena cligna des yeux, visiblement surprise, avant de poser sa tasse avec un soupir dramatique. "Eh bien, ça, c'est une nouvelle. Je savais que Caleb était un crétin, mais Mila ? Je ne l'avais pas vue venir, celle-là."

"Je les ai vus," murmura Alana. "Dans la maison de la forêt. Ils étaient... ensemble." Sa voix se brisa sur le dernier mot, et elle baissa la tête, incapable de regarder Lena.

Un silence s'installa, brisé seulement par le bruit du vent contre les fenêtres. Puis, Lena se pencha en avant, posant une main sur l'épaule d'Alana. "Écoute, je vais te dire un truc, et ça va peut-être pas te plaire. Mais tu dois l'entendre. Pleurer et te morfondre, ça ne te mènera nulle part. Tu es une Bêta, Alana. Pas une de ces filles stupides qui s'accrochent à des mecs indignes."

Alana releva les yeux, rencontrant le regard intense de Lena.

"Mais je l'aimais," murmura-t-elle. "Et Mila... elle était comme une sœur pour moi. Comment ont-ils pu me faire ça ?"

"Parce que certaines personnes sont égoïstes et faibles," répondit Lena sans détour. "Et Caleb, soyons honnêtes, n'a jamais été à ta hauteur. Quant à Mila... Peut-être qu'elle a toujours été jalouse de toi. Mais ce n'est pas le moment de te demander pourquoi ils ont fait ça. Ce qui compte, c'est ce que *toi* tu vas faire maintenant."

Alana resta silencieuse, réfléchissant aux paroles de Lena. Elle avait raison. Rester là à pleurer ne changerait rien. Mais que pouvait-elle faire ? Exposer leur trahison à toute la meute ? Les confronter directement ? Elle se sentait perdue.

Lena se leva, attrapant une bouteille de vin sur une étagère. Elle servit deux verres et tendit l'un à Alana avant de s'asseoir à nouveau.

"Voilà ce que je pense," dit Lena en levant son verre. "Si tu veux les écraser, fais-le avec élégance. Montre-leur que tu es plus forte qu'eux. Qu'ils ne t'ont pas détruite. Et surtout, ne leur laisse pas la satisfaction de te voir tomber."

Alana fixa Lena, ses mots résonnant en elle. Pour la première fois depuis qu'elle avait quitté cette maudite maison dans la forêt, elle sentit une étincelle naître dans son esprit. Une étincelle de colère, oui, mais aussi de détermination.

Lena sourit en voyant cette lueur dans les yeux de sa cousine. "C'est ça, ma grande. On va leur montrer qu'on ne joue pas avec une Bêta Moonveil sans en payer le prix."

Alana serra son verre dans sa main, son esprit commençant déjà à élaborer un plan.

Chapitre 3 Chapitre 3

La salle de réunion principale de la meute Moonveil était un lieu chargé de tension ce matin-là. L'air semblait plus dense que d'habitude, comme si chaque respiration pesait sur les épaules d'Alana. Les murs en pierre froide, décorés de bannières portant l'emblème de la meute, paraissaient plus étroits. Chaque regard posé sur elle devenait une flèche empoisonnée, chaque murmure semblait un jugement silencieux. Elle savait qu'elle allait devoir affronter Caleb et Mila aujourd'hui, et elle n'était pas sûre d'être prête.

Lorsque les membres de la meute commencèrent à entrer, leurs pas résonnant sur le sol de pierre, Alana s'efforça de garder une posture droite. Être Bêta héritière signifiait montrer de la force, même si elle se sentait brisée à l'intérieur.

**Caleb** entra en premier. Il était vêtu d'un simple t-shirt gris qui épousait ses épaules athlétiques, son visage affichant un masque de neutralité presque parfait. Mais Alana connaissait trop bien les nuances dans ses expressions pour être dupe. Ses yeux trahissaient une nervosité qu'il tentait de cacher, et il évita soigneusement de croiser son regard. Juste derrière lui, **Mila** entra, le menton légèrement relevé, comme si elle voulait se persuader qu'elle n'avait rien à se reprocher. Son attitude faussement détachée agaça Alana au plus haut point.

**"Ils savent que je sais,"** pensa Alana, serrant les poings sous la table en bois massif.

Les membres de la meute prirent place, chacun murmurant à voix basse en attendant l'arrivée de Lucian. Les discussions tournaient autour de la menace grandissante de la meute Shadowclaw, mais Alana pouvait sentir que certains regards étaient braqués sur elle, furtivement, comme si les rumeurs commençaient déjà à circuler.

**Lena**, assise à sa gauche, lui donna un coup de coude discret. "Ne te laisse pas faire," murmura-t-elle avec un demi-sourire. "Si quelqu'un te regarde de travers, imagine-le en train de tomber dans la boue. Ça aide."

Alana eut un sourire malgré elle. Lena avait ce don rare de transformer une situation insupportable en quelque chose de presque supportable.

Un silence lourd s'installa soudainement dans la pièce, marquant l'arrivée de **Lucian**. L'Alpha de la meute entra avec sa prestance habituelle, ses bottes frappant le sol avec assurance. Son aura imposante suffirait à faire taire n'importe quelle conversation. Il balaya la salle du regard, ses yeux perçants s'attardant un instant sur Alana avant de se déplacer vers Caleb, puis Mila. Ce fut rapide, presque imperceptible, mais Alana le remarqua.

"Nous avons beaucoup à discuter aujourd'hui," déclara Lucian d'une voix grave, qui résonna dans toute la pièce. Il se plaça à la tête de la table, croisant les bras d'un air dominateur. "La meute Shadowclaw se renforce. Leur Alpha, Serana, multiplie les alliances, et chaque jour qui passe nous rapproche d'un affrontement inévitable."

Le silence dans la pièce devint presque palpable. Les membres de la meute échangèrent des regards inquiets. La réputation de Serana n'était pas à prendre à la légère.

"Pour contrer cette menace," poursuivit Lucian, "nous devons montrer une unité sans faille. Nous devons nous renforcer de l'intérieur avant de chercher des alliances à l'extérieur."

Il marqua une pause, son regard se posant cette fois directement sur Alana. "C'est pourquoi j'ai décidé d'impliquer davantage nos Bêtas dans les décisions stratégiques. Alana, tu seras au centre de cette initiative."

Les mots tombèrent comme un couperet. Alana sentit tous les regards se tourner vers elle, certains curieux, d'autres suspicieux. Caleb, assis deux sièges plus loin, se redressa légèrement, comme s'il avait été pris par surprise. Mila, elle, baissa les yeux, jouant nerveusement avec une mèche de ses cheveux.

Alana inspira profondément, s'efforçant de maîtriser les battements frénétiques de son cœur. Elle savait que refuser n'était pas une option. Lucian venait de lui lancer une responsabilité immense, mais aussi une opportunité.

"Merci, Alpha," répondit-elle enfin, d'une voix qu'elle espéra suffisamment ferme.

Lucian hocha la tête avant de poursuivre ses directives, détaillant les étapes de l'initiative. Mais Alana avait du mal à se concentrer. Elle pouvait sentir Caleb qui jetait des regards furtifs dans sa direction, comme s'il essayait de lire dans ses pensées. Cela ne fit qu'alimenter sa colère.

***

Après la réunion, la plupart des membres de la meute se dispersèrent rapidement, retournant à leurs tâches respectives. Alana était sur le point de faire de même lorsqu'elle sentit une main ferme se poser sur son épaule. Elle se retourna pour trouver Lucian, son expression aussi impénétrable que d'habitude.

"Reste un moment," dit-il simplement, avant de faire signe à Lena de les laisser.

Lena haussa les épaules, lançant un regard compatissant à Alana avant de s'éloigner.

Lucian attendit que la salle soit vide avant de s'adosser à la table, les bras croisés. Son regard perçant ne la quittait pas, et Alana sentit un frisson lui parcourir l'échine. Il y avait quelque chose de déroutant chez lui, une combinaison d'autorité et de danger qui la mettait toujours mal à l'aise.

"Tu n'es pas toi-même aujourd'hui," observa-t-il.

Alana soutint son regard, refusant de baisser les yeux. "Je vais bien."

Un sourire presque imperceptible effleura les lèvres de Lucian. "Ne mens pas, Alana. Pas à moi."

Elle sentit sa gorge se serrer. Lucian n'était pas du genre à tourner autour du pot. Il savait déjà.

"Ce que tu as vu dans la maison de la forêt," commença-t-il lentement, "n'est pas resté inaperçu. Je l'ai remarqué dans ton comportement. Et bientôt, les autres le remarqueront aussi."

Alana sentit son cœur s'accélérer. Elle ouvrit la bouche pour parler, mais il leva une main, l'interrompant.

"Je ne suis pas ici pour te juger," poursuivit-il. "Mais tu dois comprendre que ce genre de... faiblesse personnelle peut devenir une arme pour nos ennemis. Si tu veux préserver ta position, tu devras agir. Et rapidement."

"Agir comment ?" demanda-t-elle finalement, sa voix plus tremblante qu'elle ne l'aurait voulu.

Lucian s'approcha, réduisant la distance entre eux. Il parlait maintenant à voix basse, mais ses mots étaient lourds de sens. "Brise Caleb. Publiquement. Montre à la meute que tu es plus forte que lui, que tu ne tolères pas la trahison. Si tu fais ça, je serai de ton côté. Mais si tu choisis de rester silencieuse... les choses pourraient devenir compliquées pour toi."

Alana le fixa, incapable de répondre. Lucian recula légèrement, lui laissant de l'espace.

"Réfléchis-y," dit-il finalement, son ton redevenu neutre. "Mais ne tarde pas. La meute ne peut pas se permettre des failles en ce moment."

Il lui tourna le dos et quitta la salle, laissant Alana seule, son esprit en ébullition. **Briser Caleb publiquement...** Pouvait-elle vraiment faire ça ?

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