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PDG: Rupture du contrat de mariage

PDG: Rupture du contrat de mariage

Auteur:: Rêverie
Genre: Milliardaire
Alexis Dorian, un jeune milliardaire charismatique mais isolé, se retrouve piégé dans un mariage arrangé avec Claire Beaumont, une femme ambitieuse et glaciale, déterminée à devenir la parfaite épouse de pouvoir. Bien que leur union assure une alliance stratégique entre leurs familles, Alexis ressent un profond étouffement dans cette relation dépourvue de passion. Un jour, il commence à avoir des visions d'une femme mystérieuse arborant un insigne énigmatique - un bijou scintillant qui l'attire irrésistiblement. Alexis est persuadé que cette apparition est liée à son destin. Cependant, chaque fois qu'il tente de s'en approcher, elle s'évanouit comme un mirage. Obsédé par cette énigme, il se lance dans une quête pour découvrir son identité. Lors d'un bal où il doit accompagner Claire, Alexis aperçoit enfin la femme de ses visions : Élisa Delcourt, une personne simple mais rayonnante, qui semble pourtant hors de portée. Leur rencontre est une révélation : il désire l'épouser. Contre toute attente, ce soir-là, Alexis annonce publiquement la rupture de son mariage avec Claire et épouse Élisa sur-le-champ. Cette décision sera peut-être la pire décision qui le mènera dans sa tombe parce que Claire et sa famille n'accepteront pas cette décision les bras croisés.

Chapitre 1 Chapitre 1

Le silence régnait dans le vaste salon où les murs recouverts de boiseries anciennes renvoyaient une lumière tamisée. Assis dans un fauteuil en cuir, Alexis Dorian se tenait droit, les doigts crispés sur les accoudoirs. En face de lui, ses parents, Lucien et Béatrice Dorian, affichaient des visages impassibles, des masques d'autorité forgés par des années de contrôle et de calcul. Leur posture trahissait une habitude d'obtenir toujours ce qu'ils voulaient.

« Tu vas épouser Claire Beaumont », annonça Lucien d'un ton sec, comme s'il s'agissait d'une simple formalité, une question déjà réglée.

Le souffle d'Alexis se bloqua dans sa gorge. Il serra la mâchoire, cherchant ses mots, mais la brutalité de l'annonce le frappa de plein fouet. Il s'attendait à une conversation, peut-être à une discussion civilisée, mais cette déclaration sans appel le prit de court. Pendant un instant, il espéra avoir mal entendu.

« Pardon ? » balbutia-t-il enfin, ses yeux passant de son père à sa mère.

Béatrice, élégamment vêtue d'une robe ivoire, entrecroisa les mains sur ses genoux avec une grâce calculée. Elle ne répondit pas immédiatement, laissant le silence peser un peu plus. Lucien, lui, tapota doucement l'accoudoir de son fauteuil, un tic familier qui signifiait qu'il avait pris sa décision et qu'il ne reviendrait pas dessus.

« Tu épouseras Claire Beaumont », répéta Lucien avec un soupçon d'agacement. « C'est la meilleure chose à faire pour notre famille et pour la tienne. Il est temps de cesser de fuir tes responsabilités. »

Alexis se redressa dans son fauteuil, le cœur battant. Une bouffée de colère lui monta à la tête. Depuis toujours, ses parents avaient dirigé sa vie, comme des marionnettistes invisibles tirant les ficelles de chaque décision importante. Il avait toléré leur emprise lorsqu'il s'agissait de ses études, de ses fréquentations ou de ses investissements, mais cette fois, ils franchissaient une limite inacceptable.

« Vous ne pouvez pas m'imposer ça », lança-t-il d'un ton plus tranchant qu'il ne l'avait prévu. « Je refuse de me marier avec quelqu'un que je n'aime pas. »

Béatrice haussa à peine un sourcil. « L'amour n'a jamais été une priorité dans notre famille, Alexis. Les alliances stratégiques, en revanche, oui. »

Ces mots lui coupèrent le souffle. « Une alliance stratégique ? » répéta-t-il, incrédule. « Nous sommes au vingt et unième siècle, bon sang ! Vous pensez vraiment que vous pouvez encore manipuler la vie de vos enfants comme si on était au Moyen Âge ? »

Lucien posa ses mains sur ses genoux, puis se pencha légèrement en avant, son regard perçant planté dans celui de son fils. « Tu n'as pas compris, Alexis », dit-il doucement, comme s'il s'adressait à un enfant. « Ce n'est pas une question de choix. C'est une nécessité. Les Beaumont sont influents, leur empire est complémentaire au nôtre. Ensemble, nos deux familles formeront une puissance que rien ni personne ne pourra ébranler. »

Alexis eut l'impression d'étouffer. « Et moi dans tout ça ? Qu'en est-il de ce que je veux ? »

Béatrice soupira avec une lassitude feinte. « Tu es notre héritier. Tout ce que tu possèdes, tout ce que tu seras, tu le dois à nous. Il est temps que tu agisses en conséquence. »

Alexis se leva brusquement, faisant grincer le cuir du fauteuil. « Alors c'est ça ? Vous pensez que je vous suis redevable au point de sacrifier mon avenir ? »

Lucien se redressa à son tour, imposant malgré ses cheveux grisonnants. Son regard s'assombrit. « Si tu refuses, Alexis, sache que tu perdras tout. Ton titre, ton accès aux comptes familiaux, ta position dans l'entreprise. Nous trouverons un autre héritier, quelqu'un qui saura être à la hauteur. »

Ces paroles furent comme une gifle. Alexis sentit son estomac se nouer. Il connaissait trop bien son père pour savoir qu'il ne bluffait jamais. Chaque menace qu'il prononçait était une promesse. Béatrice, elle, resta silencieuse, se contentant de fixer son fils avec une expression froide, presque indifférente.

« Vous ne feriez pas ça... » murmura Alexis, la gorge nouée par la colère et la douleur.

Lucien le regarda droit dans les yeux. « Essaie-moi. »

Pendant quelques secondes, le silence fut si lourd qu'on aurait pu entendre une épingle tomber. Alexis sentait sa peau brûler sous l'effet de la frustration. Comment avait-il pu se retrouver piégé ainsi, entre les désirs d'une famille manipulatrice et une vie qu'il n'avait jamais choisie ?

Il serra les poings. « Claire n'est pas la femme qu'il me faut. Vous le savez aussi bien que moi. »

« Ce n'est pas une question de compatibilité ou de sentiment », répondit Béatrice calmement. « C'est une question de survie familiale. Claire est belle, intelligente, et elle sait parfaitement ce qu'on attend d'elle en tant qu'épouse. Elle te conviendra très bien, une fois que tu auras accepté ton rôle. »

Alexis éclata d'un rire amer. « Vous parlez d'elle comme d'un produit ! C'est ça que vous voulez pour moi ? Une vie froide, calculée, sans la moindre étincelle de bonheur ? »

Béatrice esquissa un sourire glacé. « Le bonheur est un luxe, Alexis. Un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre. »

Lucien hocha la tête, approuvant les paroles de sa femme. « Si tu veux conserver tout ce que nous t'avons donné, tu devras faire des sacrifices. Accepter ce mariage en fait partie. »

Alexis baissa la tête, son esprit en ébullition. Il savait qu'il n'avait jamais vraiment eu de contrôle sur sa vie, mais cette fois-ci, c'était différent. Il ne pouvait pas simplement accepter cette décision comme il l'avait fait tant de fois auparavant. Cette fois, il sentait qu'il devait se battre.

Il releva les yeux vers ses parents, le regard dur. « Si je fais ça, je ne serai jamais heureux. Vous le savez, n'est-ce pas ? »

Béatrice haussa légèrement les épaules. « Le bonheur est éphémère. Le pouvoir, lui, est éternel. »

Alexis sentit son cœur se serrer. Il comprenait maintenant à quel point ses parents étaient prêts à aller loin pour protéger leur empire. Ils n'avaient jamais cherché à le rendre heureux ; ils voulaient juste un héritier docile et obéissant.

« Vous n'aurez jamais mon cœur », murmura-t-il.

Lucien sourit froidement. « Nous n'en avons pas besoin. Nous avons besoin de ton obéissance. »

Le silence retomba, lourd et oppressant. Alexis regarda une dernière fois ses parents, ces deux figures imposantes qui avaient façonné sa vie depuis l'enfance. Puis, sans un mot de plus, il tourna les talons et quitta le salon, le cœur battant à tout rompre.

Chapitre 2 Chapitre 2

En montant l'escalier menant à sa chambre, il sentit une vague de désespoir l'envahir. Son avenir venait d'être scellé, et il n'avait rien pu faire pour l'empêcher. Derrière lui, il laissa l'écho des paroles glaciales de son père et de sa mère, des paroles qui résonneraient encore longtemps dans son esprit.

Alexis s'effondra sur le lit de sa chambre en fixant le plafond, le souffle court. Le silence de la pièce lui paraissait assourdissant. Ses pensées tourbillonnaient dans un chaos indescriptible : colère, désespoir et une infime lueur d'espoir qu'il peinait à saisir. Chaque fibre de son être hurlait à l'injustice. Comment pouvait-il accepter ce sort ? Se marier à une femme qu'il ne connaissait qu'à peine, simplement pour satisfaire l'ambition de ses parents ?

Il se redressa et passa une main tremblante dans ses cheveux bruns. Claire Beaumont... Il l'avait rencontrée à quelques dîners mondains, suffisamment pour savoir qu'elle n'était pas la femme avec qui il pourrait partager sa vie. Elle était tout ce que ses parents adoraient : élégante, docile et toujours soucieuse de maintenir les apparences. Mais, à ses yeux, elle était froide, calculatrice, une marionnette du même monde que celui dont il cherchait désespérément à s'échapper.

Alexis se leva, traversant la pièce d'un pas nerveux. Le luxe autour de lui, qui autrefois l'avait bercé, lui semblait désormais une cage dorée. Chaque objet dans cette chambre – les tableaux d'art, les meubles précieux, les rideaux en velours épais – lui renvoyait l'image d'une vie qu'il n'avait jamais choisie. L'ironie le frappa : on lui avait offert le monde, mais on lui refusait le droit de choisir son propre bonheur.

Il ouvrit la fenêtre, espérant que l'air frais de la nuit apaise ses pensées. Le vent souffla doucement sur son visage, mais même cela ne parvint pas à calmer le tourment qui l'habitait. Là, sous les étoiles, il tenta de trouver une issue. Pouvait-il fuir ? Partir à l'étranger, loin de cette prison qu'était sa famille ? Mais une petite voix en lui savait que cette option était illusoire. Son père avait des connexions partout. Le désobéir serait signer sa perte : on lui retirerait tout. Plus d'argent. Plus de statut. Plus rien.

Son téléphone vibra sur la table de nuit, brisant le silence oppressant de la pièce. Alexis se retourna et le regarda comme s'il s'agissait d'une bombe à retardement. Il hésita, puis finit par décrocher.

« Alexis, c'est Julien. »

La voix de son meilleur ami résonna à l'autre bout du fil, chaleureuse et familière, mais teintée d'inquiétude.

« Qu'est-ce qui se passe ? On dirait que t'es au bord du gouffre. »

Alexis se laissa tomber sur le lit, la main toujours serrée autour du téléphone. Il inspira profondément avant de répondre. « Mes parents veulent que j'épouse Claire Beaumont. Et ils ne me laissent pas le choix. »

Un silence s'installa quelques secondes, puis Julien souffla lentement. « Putain... Je me doutais qu'ils te préparaient un coup foireux, mais pas à ce point. »

« Ils me menacent de tout perdre si je refuse. »

Julien resta silencieux un moment, réfléchissant à ce qu'il pouvait bien dire pour apaiser son ami. « Écoute, je sais que c'est difficile, mais tu ne peux pas les laisser dicter ta vie comme ça. Il y a toujours une solution. »

Alexis eut un ricanement amer. « Quelle solution, Julien ? Fuir ? Me retrouver sans un sou, sans avenir ? »

Julien soupira. « Il y a autre chose que l'argent, Alexis. Peut-être qu'il est temps que tu arrêtes de vivre selon leurs règles et que tu commences à vivre pour toi. »

Alexis se massa les tempes. « Plus facile à dire qu'à faire. »

Julien hésita, puis ajouta : « Et Claire ? Qu'est-ce que tu ressens vraiment pour elle ? »

« Rien », lâcha Alexis d'un ton sec. « Absolument rien. »

Il y eut un silence gêné. Julien finit par murmurer : « Alors pourquoi te sacrifier pour une vie que tu détesteras ? »

Ces mots résonnèrent en Alexis plus qu'il ne l'aurait imaginé. Il resta un long moment immobile, le regard perdu dans le vide. Julien avait raison : il ne pouvait pas se laisser enfermer dans cette cage pour le reste de sa vie. Mais comment briser les chaînes sans se détruire dans le processus ?

« Je vais y réfléchir », finit-il par dire. « Merci, Julien. »

Après avoir raccroché, Alexis se redressa lentement. Une idée commençait à germer dans son esprit. Peut-être qu'il ne pouvait pas refuser ouvertement ce mariage, mais cela ne signifiait pas qu'il devait abandonner tout espoir de liberté. Il devait trouver un moyen de reprendre le contrôle.

Le vent nocturne soufflait toujours à travers la fenêtre ouverte, comme une invitation à s'évader. Alexis observa les étoiles avec une étrange sensation de détermination naissante. Peut-être qu'un jour, il rencontrerait une femme qui ferait battre son cœur, une femme qui lui redonnerait foi en l'amour. Une femme qui ne serait pas Claire Beaumont.

Mais pour l'instant, il devait jouer le jeu.

Il se tourna vers son bureau et alluma une petite lampe. Le combat ne faisait que commencer.

Chapitre 3 Chapitre 3

Le grand hall de la résidence Dorian brillait sous l'éclat des lustres en cristal. Les invités affluaient, vêtus de robes somptueuses et de costumes sur mesure, leurs rires et conversations légères résonnant sous les voûtes décorées d'or. Tout dans l'atmosphère respirait le luxe et la sophistication. La cérémonie de fiançailles des Dorian et des Beaumont devait être un événement grandiose, un symbole éclatant de l'union de deux familles puissantes.

Pour Alexis, cependant, chaque détail de cette soirée ressemblait à une trahison. Il déambulait parmi les invités, une coupe de champagne à la main, mais sans aucune intention de la boire. Son sourire était mécanique, ses salutations courtoises mais dépourvues de chaleur. Il se sentait comme un acteur dans une pièce dont il détestait le scénario. Chaque félicitation reçue, chaque main qu'on lui serrait était une corde supplémentaire qui l'enchaînait un peu plus à une vie qu'il n'avait pas choisie.

Au centre de la pièce, Claire Beaumont rayonnait. Son sourire était parfait, son allure impeccable, sa robe blanche rehaussée de perles la faisait briller comme une étoile parmi les convives. Elle incarnait tout ce que l'on attendait d'une future épouse dans leur monde : l'élégance, la discipline et la maîtrise de chaque regard ou geste. Alexis l'observait de loin, se demandant si elle, aussi, se sentait prisonnière de ce mariage arrangé, ou si elle jouait ce rôle avec autant d'aisance qu'elle le laissait paraître.

Il n'avait jamais vraiment eu l'occasion de la connaître. Ils s'étaient croisés lors de quelques réceptions, échangé des banalités, mais il n'y avait jamais eu entre eux cette étincelle, ce lien invisible qui unit deux âmes. Pourtant, là, devant la foule rassemblée, Claire souriait comme si cette union était tout ce qu'elle avait toujours désiré.

Un majordome s'approcha discrètement d'Alexis et lui indiqua que la cérémonie allait commencer. Il hocha la tête, ajusta son nœud papillon et se dirigea vers l'estrade où leurs familles l'attendaient. Les invités se regroupèrent autour d'eux, curieux d'assister au moment clé de la soirée. Lucien et Béatrice Dorian se tenaient fièrement à côté de leur fils, le visage impassible, tandis que les parents de Claire, tout sourire, murmuraient des remerciements à leurs invités.

Alexis monta sur l'estrade, ses pas lourds de réticence. Claire l'y rejoignit, son sourire toujours accroché à ses lèvres, et posa une main légère sur son bras, comme si elle pouvait ainsi sceller leur sort. Alexis se força à lui sourire en retour, mais à l'intérieur, il ressentait une mélancolie profonde, une tristesse qu'il n'avait jamais connue auparavant.

Le maître de cérémonie, un homme âgé aux cheveux blancs impeccablement peignés, prit la parole et invita Alexis à placer la bague de fiançailles au doigt de Claire. Le bijou, transmis de génération en génération dans la famille Dorian, était une bague en or ornée d'un diamant ancien. Sa mère l'avait portée autrefois, et avant elle, sa grand-mère. Le simple fait de voir ce symbole ancestral utilisé pour sceller une union qu'il n'avait pas voulue lui donna un goût amer dans la bouche.

Avec une lenteur presque douloureuse, Alexis prit la bague entre ses doigts. Son regard croisa celui de Claire. Elle souriait toujours, mais quelque chose dans ses yeux brillait – une lueur de satisfaction peut-être, ou une certitude inébranlable que tout cela était inévitable. Il hésita une fraction de seconde, espérant, sans se l'avouer, qu'un miracle viendrait interrompre ce moment. Mais rien ne se produisit.

Il glissa la bague au doigt de Claire, et une vague d'applaudissements éclata autour d'eux. Les invités se réjouissaient bruyamment, soulevant des coupes de champagne en leur honneur. « À l'union des Dorian et des Beaumont ! », s'exclama quelqu'un, et la foule répéta en chœur.

Alexis se força à sourire tandis que Claire levait leur main entrelacée pour montrer la bague à l'assemblée. La pierre scintillait à la lumière des lustres, comme pour souligner l'importance de ce moment. Mais tout ce qu'Alexis voyait, c'était le poids de cette bague, un poids invisible mais écrasant, qui lui broyait le cœur.

Une fois les applaudissements retombés, le maître de cérémonie prononça quelques mots sur l'importance de l'engagement, du respect mutuel et du devoir familial. Chaque mot sonnait faux aux oreilles d'Alexis, comme une leçon apprise par cœur, vidée de toute sincérité. Il regarda brièvement ses parents, espérant y trouver un semblant de compréhension, mais ils restaient impassibles. Ils avaient gagné.

Après la cérémonie, les invités se dispersèrent pour reprendre leurs conversations et danser. Alexis descendit de l'estrade, l'esprit engourdi. Claire restait près de lui, échangeant des sourires et des salutations avec les invités, parfaitement à l'aise dans son rôle.

« Tu es sûr que tout va bien ? » murmura-t-elle en se penchant légèrement vers lui.

Il hocha la tête, incapable de formuler une réponse honnête. Comment pouvait-il expliquer ce qu'il ressentait sans briser l'image parfaite de cette soirée ? Il préféra garder le silence.

La soirée continua, les heures s'étirant dans un tourbillon d'élégance et de superficialité. Alexis se sentait de plus en plus détaché, comme s'il flottait en dehors de son propre corps, observant la scène de loin. À plusieurs reprises, il crut apercevoir, à travers la foule, une silhouette étrange – une femme vêtue d'une robe simple mais lumineuse. Elle était là un instant, puis disparaissait dans la masse des invités.

Ce n'était probablement qu'une illusion, se dit-il, une projection de son esprit tourmenté. Mais à chaque fois qu'il croyait la voir, une étrange sensation l'envahissait, comme si cette femme représentait une échappatoire, une promesse de liberté.

Lorsque minuit sonna et que la foule commença à se disperser, Alexis se retrouva seul, appuyé contre une balustrade surplombant les jardins illuminés. Le vent frais caressait son visage, mais il ne parvenait pas à apaiser le tumulte en lui. Il sentit une présence à ses côtés et se tourna légèrement.

Claire était là, tenant une coupe de champagne. Elle le regarda avec une douceur feinte, ou peut-être sincère – il n'en savait rien. « Ça a été une belle soirée, non ? » demanda-t-elle doucement.

Alexis haussa les épaules. « Si tu le dis. »

Elle posa une main légère sur son bras. « Je sais que ce n'est pas ce que tu voulais. Mais je crois qu'on peut essayer de faire en sorte que ça marche. »

Il la regarda, cherchant une trace d'authenticité dans ses paroles. Était-elle aussi prisonnière que lui, ou jouait-elle simplement son rôle à la perfection ? Il n'avait pas la réponse, et à vrai dire, il n'avait même plus la force de chercher.

« On verra », murmura-t-il finalement.

Claire lui adressa un dernier sourire avant de s'éloigner, le laissant seul avec ses pensées.

Alexis resta là encore un moment, fixant l'horizon. La soirée s'était déroulée exactement comme ses parents l'avaient prévu, mais au fond de lui, il savait qu'il ne pourrait pas continuer ainsi. Il avait accepté ces fiançailles parce qu'il n'avait pas eu d'autre choix, mais quelque part en lui, une petite voix murmurait qu'il devait encore trouver une issue.

Alors qu'il se tournait pour rentrer à l'intérieur, il crut une dernière fois apercevoir cette femme mystérieuse, au loin, près des jardins. Elle le regardait, immobile, avant de disparaître dans l'obscurité.

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