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PAR DELÀ DES APPARENCES

PAR DELÀ DES APPARENCES

Auteur:: PATIE
Genre: Romance
Ce livre parle de la famille Happy originaire du Nord-Ouest Cameroun. C'est une famille très riche, enviée et appréciée à Douala, leur ville de résidence. Dans le monde des affaires, dans ses entreprises, dans le milieu politique, les lycées et Universités etc... on ne manquait pas de la citer comme une référence. On avait souvent entendu certaines femmes dénigrer leur mari en comparaison à la vie de monsieur Happi qui savait donner le meilleur de lui-même aux siens et particulièrement à sa femme Vera. Monsieur et Madame Happy ont eu deux merveilleuses filles. La première Patricia Happy et la 2eme Perla Happy. Monsieur Happy ne privait sa famille de rien. La famille avait toujours vécu dans l'harmonie jusqu'au jour où un incident malheureux se produisit. pendant les investigations, les enquêteurs dirigés par le commandant Stephen Bata découvrirent des choses qui allaient surprendre tout le monde y compris les proches des Happy. L'une des filles Happy sera malheureusement très Affectée au regard des circonstances de la découverte. Elle Ira jusqu'à prendre des décisions très radicales, car déçue par l'hypocrisie de son entourage. Les apparences peuvent être trompeuses...

Chapitre 1

___Patricia Happy___

Nous avions coutumes de dîner à 19h00.

Maman avait préparé un bon atchou et nous n'attendions plus que papa pour nous régaler.

Il s'approcha de nous avec un grand sourire annonciateur d'une bonne nouvelle.

Il s'excusa d'avoir pris plus temps nous empêchant ainsi de manger le plus tôt.

M. Happy :les mains dans la poche regardant sa femme), ma chérie nous sommes sur le point de devenir la famille la plus riche de la région.

Mme Happy : jure !

Moi : c'est chaud c'est déjà à ce niveau ?

M. Happy : je t'ai toujours dit que je ferai tout pour nous hisser au plus haut sommet dans cette région.

Mme Happy : waouh ! Je te félicite pour ta détermination dans le travail mon tendre époux.

M. Happy : c'est aussi grâce à toi que je m'en sors.

Nous nous contentions de les écouter échanger.

Mr Happy : Perla tu ne dis rien ?

Perla : bien sûr que si papa, je suis éberluée par le succès de notre famille.

M. Happy : c'est le travail qui paie ma fille. Dieu me récompense pour mes nuits sans sommeil.

Je les observais et ne savais quoi dire. Mon père était très travailleur et cela se traduisait par ses allers et retours tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays pour des rencontres d'affaires. Il était toujours très attentionné envers nous et plus encore avec Perla ma petite sœur. Leur complicité était remarquable au premier contact.

Je m'approchais à mon tour de lui pour lui adresser mes vives félicitations.

Mr Happy : Patricia, vous êtes ma seule raison de vivre. Je voudrais que tu te donnes davantage comme Perla et nous allions certainement passer à un autre pallier dans 6 mois.

Moi : papa tu dis toujours que je dois me donner à fond pourtant je trouve que je me donne suffisamment à fond pour voir les choses avancer.

Mr Happy : c'est vrai mais il va falloir te surpasser pour atteindre le niveau que j'attends de toi.

Moi : okay mon papa d'amour, je ferai des efforts supplémentaires pour être plus productive mais de grâce, ne m'oblige pas à abandonner ma passion.

M.Happy : je ne saurai le faire, d'ailleurs je suis prêt à investir pour que tu aies ta propre fondation.

Moi : merci papa de me comprendre. Tu es le meilleur papa du monde.

Perla : papa que dirais-tu si on allait fêter notre réussite au bord de la mer à Kribi.

M. Happy : l'idée n'est pas mauvaise, il faudrait faire un programme avec ta mère et ta soeur et me donner le compte rendu.

Après ces moments de réjouissance, mon père prit la route pour se rendre au travail.

Perla : youpii ! on ira se divertir a Kribi

Mme Happy : je me vois déjà entrain de déguster les crevettes sautés.

Moi : je vais pouvoir goûter aux gambas. La dernière fois où nous étions allés, j'avais pas mangé car je souffrais de problèmes digestifs.

Mme Happy : s'adressant à Perla, tu sais que je suis trop prise ces derniers temps, j'ai rendez-vous avec mon esthéticienne demain. Fais le programme avec ta sœur Je vous fait entièrement confiance.

Moi : je m'en veux pas si je ne fais pas le programme avec toi Perla, j'ai moi aussi une urgence.

Perla : on dirait que cette idée de voyage ne vous plaît pas.

Mme Happy : ne dis pas de bêtises, tu sais très bien que j'aime la bonne vie et plus encore les voyages. Fais-nous un programme.

Perla : c'est ça ! je suis votre moins chère ici.

Moi : voilà ! Tu veux déjà créer des problèmes là où il n'y en a pas.

Quelques plus tard.

M. Happy : le chauffeur ne va pas tarder à venir. Il faut être tous prêts avant 14 heures nous aurons la journée de Samedi pour faire le tour de Kribi.

Tous étaient très excités par rapport au voyage. De mon côté je n'y accordais pas trop d'importance. Pour ne pas les frustrer par un refus, je décidais de me joindre tout de même à eux sans aucun protocole. Les voyages divertissements c'est pas mon affaire.

Je n'aimais pas beaucoup les ambiances festives, mais ma sœur est tout mon contraire parfois elle sortait même seule avec mon père pour aller à des fêtes. Pour tout dire c'est son portrait craché. Je peux dire que j'étais toujours comme l'intruse de la famille de part mes penchants.

Tout étant fin prêt, nous primes la route pour Kribi à bord de la nouvelle voiture de papa. Le chauffeur avait pour mission de nous y conduire saints et saufs.

Dans la voiture pendant que Perla s'agitait, j'avais la tête baissée car je lisais les actualités sur Facebook.

Perla : pour une fois détache toi du téléphone et observe tout autour de toi ma grande.

Moi : j'attends qu'on sorte des embouteillages de Yassa. C'est alors que je pourrai relever ma tête. Les bouchons me tapent sur les nerfs petite sœur.

Perla : hier j'ai entendu parle d'une affaire de porti porta. As-tu lu un post à ce sujet ?

Moi : pas du tout je lis autre chose . C'est quoi cette affaire de porto porta ?

Perla voulait me répondre quand mon père l'interrompit en lui demandant si elle avait fini avec les semestrielles.

Perla : oui papa nous avons fini hier.

Poliandine Tchinda

M.Happy : faites très attention avec ce que les gens racontent dans les réseaux sociaux.

Moi :papa tu n'as pas à te déranger pour moi. Je sais ce que je cherche dans les réseaux sociaux. Il y a trop de Fake news et si tu n'es pas vigilant, tu peux tomber dans le piège du mensonge.

M. Happy : très bien. Si vous n'êtes pas témoin de quelque chose, n'acceptez pas.

Moi : papa il y'a cependant des témoignages vrais même si nous ne sommes pas des témoins oculaires, notre esprit nous dit que c'est vrai.

Perla : on est déjà sorti de Yassa. Franchement quand les gens disent que Kribi est à 2 heures de Douala, ils oublient de préciser que les bouchons peuvent nous prendre 2 heures et on se retrouve à mettre 4 heures en route.

Mme Happy : effectivement ! Il faut tenir compte des bouchons quand on estime le temps d'une distance à Douala.

Il y eut après ce moment un temps de silence. Mon père ne cessait de répondre au coup de fil de ses partenaires. Nous étions très heureux de faire ce voyage pour nous divertir.

Quelques heures plus tard, nous arrivâmes à l'hôtel qui devait nous abriter pendant quelques jours.

Ma mère et mon père prirent une chambre, Perla et moi une autre qui avait une vue sur la mer. Il faut dire que la ville est entourée d'eau et on pouvait aller à la plage derrière l'hôtel.

Nous commandâmes les plats au restaurant de l'hôtel pour dîner et nous reposâmes pour être en forme le lendemain.

Aux environs de 4 heures je guettais ma sœur sur le lit et ne la vit point. Cela ne me gêna pas car même à la maison à Douala elle le faisait. On départ j'avais stressé mais elle me rassura qu'elle était au téléphoné avec son petit ami.

Je savais que ce dernier était très riche de part les présents qu'il lui offrait. Ça faisait 2 ans qu'elle le faisait mais je n'avais pas encore eu l'occasion de le rencontrer.

Le lendemain je me réveillais presque en sursaut lorsque ma mère vint toquer dans notre chambre.

Mme Happy : les filles dans 30 minutes on ira en ville.

Moi : a-t-on déjà trouvé un guide touristique ?

Mme Happy : bien sûr tu connais ton père. Il était en contact avec un guide depuis Douala. Ils ont juste pris rendez-vous ce matin. Les Histoires de Patie-LHP.

Perla : j'ai tellement mal au corps, on dirait que j'ai transporter une tonne de pierres. (En s'etirant)

Moi : ça peut être les effets du voyage.

Perla : peut-être, pourtant tu n'as rien.

Moi : ou alors le fait que tu interrompts ton sommeil régulièrement pour communiquer avec ton petit ami. Je pense que tu dois trouver une heure qui ne te sera pas préjudiciable. Dieu merci je n'ai pas le temps pour les amourettes.

Perla : hahaha ! A chacun son tour chez le coiffeur.

Mme Happy : arrêtez de bavarder et allez prendre un bain je ne veux pas que votre père vienne m'accuser que je n'ai pas pris les choses en main.

Moi : okay madame Happy je me rends. En me dirigeant vers la douche ou j'optais pour un bain chaud.

Perla me suivit quelque temps plus tard et en 30 minutes, nous étions prêtes. Chacun enfila une tennis un jean pour être plus relaxe. Le guide commença la visite guidée pars les chutes de la Lobe. Que la nature est belle ! J'observais les pêcheurs qui accouraient vers nous pour nous demander de passer la commande soit des gambas, des crevettes et autres pour que ce soit cuisiné à temps.

Tu pouvais voir l'orgueil de la mer se manifester au travers des vagues. Les jeunes kribiens habitués aux eaux s'y approchaient sans crainte pendant que mon cœur ratait de temps à autre un battement quand je voyais une grande vague.

Apres avoir passer la journée à manger et visiter la station balnéaire de Kribi, nous retournâmes à l'hôtel vers 17 heures. Le lendemain, papa nous accorda la matinée à notre demande pour aller à la plage entre nous les filles.

Heureusement que nous avions acheté des bikinis pour la circonstance. Nous avons bien joué avec l'eau sans aller dans la profondeur comme le faisaient les autochtones. J'avais pris beaucoup de photos souvenir.

Sur le chemin de retour, par inadvertance, j'avais heurté un homme qui visiblement était un aîné et s'il ne m'attrapa pas avec ses bras musclés, j'aurai mange du sable.

Lui : je suis désolée mademoiselle.

Moi :c'est moi la fautive vous n'avez pas à être désolé. En me retirant de son bras. Je n'eus même pas le temps de le remarquer. Mais continuais mon chemin. Ma sœur et moi retournâmes retrouver les parents.

J'avais déjà 24 ans et Perla 22. Les affaires de copain ne faisait pas partie de mon vocabulaire.

Perla me taquina ce jour en disant :

Perla : si on était dans un compte de fée, j'allais dire que la collision de tout à l'heure était un signe annonçant une histoire d'amour... sans finir sa phrase.

Moi : heureusement que nous ne sommes pas dans un conte de fée.

Perla: mais j'ai pu observer que ce gars était très canon.

Moi : hahaha je ne peux même plus le reconnaître si je le vois.

Nous rentrions en commentant. Ma petite sœur aimait ce genre de débat.

A l'hôtel on se nettoya et puis, retour au bercail.

Les temps passait et chacun vaquait à ses occupations. Je n'attendais plus que la mise sur pied de ma fondation qui devait être essentiellement à but non lucratif.

Chapitre 2

M. HAPPY

Il y avait des jours où je me félicitais de tous mes exploits.

A 55 ans, chef d'entreprise et père de deux merveilleuses filles , je m'estimais très heureux. Ma femme était très soumise et cela me permettait d'atteindre mes objectifs. Elle me considérait toujours comme l'homme le plus digne de confiance sur la terre. Je savais l'emmener à se plier à tous mes désirs.

J'avais un cercle d'amis avec qui je faisais la réunion des hommes bien. Tout se passait très bien puis un jour, ils m'ont donné une condition pour me renouveler davantage leur confiance et cela n'était pas très difficile car j'avais réussi . Il est vrai qu'il y avait une dernière chose à faire pour satisfaire la fratrie et je n'allais pas tarder à l'accomplir.

Je pensais à ma vie et esquisses un sourire. Il y a un adage populaire qui dit que qui veut peut. Avec mon homme de main, j'ai toujours obtenu ce que je veux. Paco est un home très discret et j'aime bien ça. N'allez pas croire qu'il travaille dans mes entreprises. Il jouait un rôle plus stratégique dans l'ombre.

En parlant de lui, mon téléphone se mit à sonner.

Au téléphone.

Moi : oui Paco quoi de neuf ?

Paco : Boss j'ai eu le butin

Moi : parfait ! on se retrouve au lieu secret dans 10 minutes, j'espère que personne ne t'a suivi.

Paco : pas de crainte de ce côté Boss j'y ai veille au grain.

Moi : Parfait !

Peu de temps après, nous nous retrouvâmes et je fis ce que j'avais à faire.

De retour à la maison je fus accueilli par ma fille Patricia. Elle attendait depuis quelques temps que je finisse avec les travaux de sa fondation et que l'on inaugure.

Patricia : papa bienvenue. Je sais que tu es hyper occupé ces derniers temps, mais il faut qu'on finalise avec mon projet.

Moi : ma fille permets-moi de prendre une douche au moins. Où est ta mère ?

Patricia : elle se repose.

Moi : j'espère qu'elle va bien, c'est quel genre de repos à 20h00 ? Je constate même que sa série préférée est entrain de passer

.

Patricia : hahaha ! Peut-être qu'elle ne veut pas visionner en ce moment.

Moi : en tout cas je vais vérifier une fois dans la chambre.

Patria : pendant ce temps je vais Faire servir le repas.

Me dirigeant vers ma chambre j'étais loin d'imaginer ce que j'ai vu.

Moi : bagayant un peu Chérie euh ! Que me vaut cet accueil.

Mme HAPPY : tu devrais plutôt me complimenter mon beau mari.

Ma femme était toute belle dans s lingeries de couleur blanche Son corps a toujours eu une attraction sur moi. Elle se mit à me donner des bisous irrésistibles.

Mme HAPPY : tu dois apprendre a prendre soin de ce corps plus souvent.

Moi :cesse le bavardage et finis ce que tu as commencé ma chérie.

Il n'avait pas fallu trop de temps pour que chacun atteigne le 7e ciel.

Nous avions pris un bain manger et subitement une fatigue me prit m'obligeant à aller dormir sans discuter avec Patricia. Je savais qu'elle n'allait pas apprécier la situation mais je n'y pouvais rien, je devais aussi satisfaire mes besoins. Vers 4 heures du matin comme c'était devenu l'habitude, je perdis le sommeil. Aussitôt je me dirigeais à mon bureau où je passais 1h30 avant de retourner dans la chambre. Ma femme était une bonne dormeuse et n'avait pas constaté que depuis presque 1 an je me levais automatiquement à 4 heures.

Le lendemain matin je trouvais ma fille Patricia avec le visage froissé, signalant ainsi son mécontentement par rapport à la veille.

Patricia : bonjour papa

Moi : bien dormi ma fille.

Patricia : assez bien papa. Je te vois déjà prêt à sortir, qu'en est-il de mon projet il faut qu'on fixe déjà la date de l'inauguration.

Moi : pour tout dire je pense que tu dois faire autre choses les structures à but non lucratif ne sont pas faciles à gérer à ton jeune âge.

Patricia : mais papa tu m'avais promis.

Perla : venant de la chambre. Heureusement que je te retrouve papa. Je craignais que tu sois déjà parti.

Patricia : c'est ça au lieu de faire tes nuits tu préfères te lever à 4 heures pour aller causer avec ton mystérieux copain.

Perla : hahaha pour mieux vivre il fait vivre caché.

Patricia : j'espère qu'un jour tu vas présenter cet homme de 4 heure du matin.

Moi : laisse ta sœur avec ses cachotteries. J'ai aussi hâte de le voir au moins il va me payer une dot .

Perla : tu dois plutôt demander à ta fille de sortir de sa coquille et t'amener son amoureux.

Patricia : ne changeons pas de sujet. Papa s'il te plaît finalisons avec mon projet.

Pendant qu'on discutait ma femme vint de la chère et alluma directement la télévision.

Chacun était désormais tourné vers le téléviseurs.

Moi : il y a quoi a la télé ?

Mme Happy : le pays ci me dépasse. Il ya une famille qui recherche leur enfant qui s'est égaré hier.

Moi : quand on demande aux gens de veiller sur les enfants ils ne comprennent pas.

Patricia : un enfant de 3 ans ! Eh Dieu.

Mme HAPPY : regardez les pleurs de sa mère en indiquant du doigt une femme en pleurs a la télé.

Perla : papa n'oublie pas que je dois changer de voiture.

Moi : mon bébé je te fais le virement tout a l'heure.

Patricia : et moi alors papa ?

Moi : on en parlera. Les histoires de Patie-HLP

Mme Happy : mon mari tu ne suis pas l'information jusqu'à la fin.

Moi : désolée chérie je suis déjà en retard. Tu me donneras un compte rendu détaillé ce soir.

Patricia : papa tu négliges un projet comme le mien voilà les disparitions, avec ma fondation je pourrai être une solution pour cette famille en détresse. Peut être qu'on a viole ce pauvre enfant...

Sans la laisser finir sa phrase.

Moi : on verra plus tard je te l'ai dit. Bonne journée à tous. Suve bien cette affaire et vous me rendrez compte.

Entre temps, mon téléphone se mit à vibrer.

C'était Paco

Moi : il y a quoi Paco ?

Paco : on doit se voir urgemment boss.

Okay retrouve moi au snack habituel.

Une fois au snack je le regardais droit dans les yeux.

Paco : patron...

Moi le fixant dans les yeux, j'espère que tu n'as laissé aucune trace.

Paco : oui mais la famille qui a perdu l'enfant est ausdi très influente et je parie qu'elle ne se donnera pas de repos jusqu'à ce qu'elle ait une suite.

Moi : je m'en fous il faut que tu entres en contact avec le commandant très rapidement pour étouffer l'affaire.

Paco : d'accord monsieur.

Quelques jours plus tard.

Paco : boss j'ai une nouvelle qui ne va pas vous plaire.

Moi : crache vite le morceau, je n'ai pas beaucoup de patience ces derniers temps.

Paco : en murmurant vous n'avez jamais été patient.

Moi : que dis -tu ?

Paco : on a affecté notre ami le commandant c'est un nouveau qui est là.

Moi : je ne vois pas où est le problème

Paco : apparemment il est incorruptible.

Moi : on va devoir lui rendre une petite visite un de ces quatre.

Paco : notre ami va cependant boucler l'affaire en cours avant de partir. Je l'ai eu au téléphone.

Moi : tant mieux. Allez on y va j'ai des rendez vous avec des partenaires en entreprise.

(..)

Moi : m'adressant au comptable. Avez-vous fait le virement dans le compte de ma fille Perla ?

Comptable : c'est fait monsieur.

Moi : okay je serai dans mon bureau. On va récompenser les meilleurs employés cette fin d'année. Il faudrait voir avec le chef de service de personnel le nombre qui mérite et le budget. Ce sera fait à une soirée que l'entreprise organisera.

Comptable : c'est noté monsieur.

Moi : je vous attends tous les deux dans mon bureau avec la liste desrilleurs employés ainsi que le projet de budget avant la fin de la journée.

Sur ce je me rendis dans mon bureau où je trouvais la secrétaire en plein travail.

Secrétaire : bonjour monsieur j'ai essayé de vous joindre en vain.

Moi : y a-t-il un souci madame ?

Secretzire : je voulais juste vous rappeler un rendez-vous puisque vous tardiez à venir.

Moi : c'est à quelle heure ?

Secrétaire : dans 30 minutes monsieur .

Moi : apportez moi une tasse de café.

Secrétaire : tout de suite monsieur.

Quelques jours plus tard. Poliandine Tchinda

Je rentrais très tranquillement à la maison, réfléchissant sur ma famille. Je cherchais des voies et moyens pour dissuader ma fille par rapport à son projet . Avec un peu de recul j'avais compris qu'elle pourrait au travers son travail découvrir des choses qui pouvaient lui être préjudiciables. Je pensais même la faite sortir du pays pour lui enlever cette idée bizarre.

J'avais heurté un cailloux a la descente de la voiture parce que mes pensées étaient ailleurs.

On avait coupé l'électricité curieusement.

Un calme total régnait a la maison. Alors que le ronflement de la voiture était perceptible personne ne vint m'accueillir.

Moi : n'avez pas allumé la lampe ? Je parlais en ouvrant la porte centrale de la résidence Happy.

Une mélodie que j'entendais une fois l'an sonna dans mes oreilles.

Happy birthday to you ... la lumière envahit la maison et je pouvais voir mes 3 femmes exécuter ce chant populaire. Je m'étais donc trompé il n'y avait pas de voiture si ce n'était orchestrée par madame et les enfants.

Moi : oulala! Quelle surprise !. Il faut dire que j'avais complètement oublié le jour de mon anniversaire.

Il y a vait plusieurs membres de ma famille qui étaient invités. Ma femme et mes filles avaient commandé un gâteau géant.

Je faillis faire une attaque car je ne m'attendais pas. Ma Perla vint me chuchoter à l'oreille.

Perla : du calme papa tu le mérites très bien.

Patricia vint à son tour m'inviter à prendre place.

Ce fut un soirée inoubliable pour moi. Je crois que chacun a besoin d'attention dans la vie fut il riche ou pauvre.

***Perla Happy**

Nous avions offert pour la première fois un anniversaire pompeux à mon père. Évidemment c'était moi qui avais donné l'idée à ma mère . Elle avait invité quelques amis de mon père tous mes oncles et tante côté paternels, ses sœurs et nous nos amis.

Mon père était très ému. Une fois la cérémonie terminée, les uns et les autres rejoignaient leurs domicile.

Mon père comme d'habitude offrit des présents à ses frères. Ceux-ci l'ont toujours vénéré. Ayant reçu de l'argent de mon père pour ma nouvelle voiture, je décidais de joindre un ami très proche qui fasait dans la vente de véhicules afin qu'il m'aide à opérer le meilleur choix.

J'étais dans ma chambre lorsque quelqu'un toqua.

Moi : entrez !

La personne n'était nulle autre que ma mère.

Mme Happy : ma fille je te remercie encore pour ton idée d'anniversaire surprise. Ton père a beaucoup aimé.

Moi : ce n'est rien maman.

Mme Happy : finalement tu sembles maîtriser ton père plus que moi.

Moi : hahaha. C'est normal, souviens toi qu'il dit toujours que nous sommes ces trois femmes.

Mme Happy : tu as raison chacune de nous le connaît à sa manière.

Moi : tu sais combien il a donné chacun de ses frères ?

Mme Happy : pas du tout on n'en a pas parler.

Moi : 200 000 frs par personne.

Mme Happy : ton père est un homme bien.

Moi : c'est vrai maman. Je l'adore.

Mme Happy : tu n'as pas tort surtout qu'il te met aux petits soins même plus que ta grande sœur.

Moi : je sais aussi satisfaire ses désirs.

Mme Happy : hum et tu crois que ta sœur n'en fait pas autant ? Je trouve que ton père la néglige un peu. Si elle ne réagit pas c'est juste par ce qu'elle est très conciliante.

---- : Toc toc !

C'était ma sœur qui frappait à la porte.

Moi : quand on parle du chat on voit sa queue entre.

Patricia : vous manigancez eencore quoi de grand matin ?

Mme Happy : je félicitais ta sœur pour le programme d'hier. En quittant ce matin ton père ne faisait qu'apprécier le geste.

Patricia : ah oui ! c'était une fête réussie. Papa a failli avoir une attaque quand il a entendu joyeux anniversaire.

Mme Happy : je suis sûre qu'il avait pensé à une coupure d'électricité.

Patricia : il était choqué par la surprise

Perla : je t'assure, c'est pour cette raison que je suis allée lui parler à l'oreille.

Patricia : parllns d'autres choses tu veux ?

Moi : de quoi veux-tu qu'on parle d'autre.

Patricia : A quand l'achat de ta nouvelle voiture Perla la fille chérie de son père?

Perla : je vais contacter un ami pour cela et sois tranquille, ca ne prendra pas beaucoup de temps. Je suis trop fière.

Patricia : on dirait que papa ne veut pas me voir réaliser mon rêve.

Mme Happy : s'il insiste tu abandonnes d'ailleurs, je l'ai entendu dire qu'il faut que tu sortes du pays et je trouve l'idée plutôt géniale.

Patricia : Humm ! Je ne bougerai pas du pays sans avoir créer ma fondation pour pouvoir aider ses personnes vulnérables qui n'ont personnes pour les défendre.

Mme Happy : tu me rappelles encore le cas de l'enfant disparu de la dernière fois Dieu seul sait si on va le retrouver vivant.

Moi : c'est devenu monnaie courante, je ne veux pas me casser le nez pour ça.

Patricia : tu es donc si insensible aux problèmes des autres. Si j'avais ton argent en ce moment, j'équiperai le centre en meubles.

Moi : hum ! je crains que ce projet avorte avec les idées que le père a déjà derrière la tête.

Patricia : maman s'il te plaît essaye de le convaincre. Poliandine Tchinda

Mme Happy : je vais essayer mais ne te promets rien. Il n'est pas habitué que je m'oppose à ses idées.

Patricia : ce projet réussira avec l'aide du Seigneur même s'il faudrait passer par une autre personne je ferai. Je ne vois pas pourquoi papa refuse, en quoi la fondation peut le gêne.

Moi : Il a ses raisons je ne veux pas le critiquer.

Patricia : weee c'est ça ! Tu ne peux pas me comprendre car tes désirs pour lui sont des ordres

Perla : tu es jalouse grande sœur ? Si tu fais ce que papa veut tu auras tout ce dont tu as besoin comme moi. Tu sais combien je me sacrifie ?

Patricia : tu sacrifiés quoi ? Au fond je bosse même plus que toi.

Mme Happy : arrêtez de vous disputer je vais discutez de ça avec lui le soir.

Je pouvais lire dans les yeux de ma mère de l'embarras, mais il fallait bien que ma sœur céde aux exigences de mon père pour le bonheur de tous. J'avais déjà fait beaucoup de compromis pour le bonheur de la famille. Il était temps qu'elle fasse elle aussi de gros sacrifices. Ceux qui pensent que je n'ai pas de compassion auraient fait la même chose que moi s'ils étaient dans la même situation.

(....)

C'était l'heure du dîner.

M.Happy : je ne cesserai de remercier Dieu pour ce qu'il fait dans ma vie. Si je n'étais pas un homme coriace, je ne serai plus de ce monde.

Perla : tu as raison papa, je t'admire beaucoup.

Mme Happy : mon mari tu es le meilleur.

Patricia ne disait rien et se contentait de manger en jetant de temps à autre un coup d'œil sur son iPhone qui était posé à sa droite.

M. Happy : Patricia j'ai bien réfléchi et je pense que tu ferais mieux d'abandonner ton projet social pour sortir du pays. Ce sera plus bénéfique pour toi et pour la famille.

Patricia : lancer la fondation ne saurait être un obstacle à un éventuel voyage. Une chose après l'autre papa.

M. Happy : tu fais ce que je dis ou a défaut ne viens plus m'importuner avec de telles bêtises.

Patricia et papa se mirent à discuter ce jour comme s'ils étaient des rivaux. A un moment donné ma mère décida de s'introduire dans la discussion.

Mme Happy : mon chéri je pense que tu dois aussi écouter Patricia. Depuis son bas age, elle aime beaucoup apporter du secours aux gens.

M. Happy : et depuis quand tu t'opposes à mes ordres.

Mme Happy : ne prends pas ça...

Elle n'avait pas finit sa phrase.

M. Happy : c'est bon pour aujourd'hui, j'ai perdu l'appétit. Il parlait en se dirigeant vers sa chambre, laissant son reste de nourriture dans le plat.

Moi : mama acceptez ce qu'il dit et quittez derrière les problèmes.

Patricia : tu ne peux que le supporter le contraire m'aurait surpris.

Dès ce moment il y eut une atmosphère un peu tendue à la maison, mais cela ne dura pas longtemps.

La vie repris son cour normal. Je me rendis chez mon ami qui m'aida à choisir une belle coupe de voiture. Après les formalités administratives, je me rendis à l'université à bord de mon nouveau véhicule.

Une fois au Campus, mes amies vinrent en foule vers moi pour me demander de fêter et j'offris à boire à tous. Les commentaires allaient bon train. Mes camarades de classe ne se laissaient de manifester leur envie d'être à place. Quand je m'absentais des cours, tous m'appelaient pour prendre de mes nouvelles juste parce qu'ils voulaient bénéficier de mon amitié.

J'avais un dragueur au campus pour qui je ressentais des choses mais il fallait d'abord que j'en parle avec mon père pour avoir son accord si non impossible de l'accepter dans ma vie.

Un soir je décidais de faire part à mon père de mon désir de me mettre en couplé avec Ce gars.

Moi : mon papa d'amour tu ne dis rien ?

M. Happy : (sirotant son vin) tu trouves normal que je te réponde ma Perla ?

Moi : qu'est ce qui est anormal dans ce que je viens de dire ?

M. Happy : qu'est ce que je t'ai toujours dit ? Je ne veux te voir avec aucun homme.

Moi : papa j'ai aussi des sentiments et tu ne peux pas m'en privé.

M. Happy : tu sais bien que c'est impossible. Les histoires de Patie-LHP

Moi : papa je ne vais pas aussi sacrifier ma vie amoureuse pour ton bonheur :

M. Happy : rectificatif , pour le bonheur de toute la famille.

Moi : Patricia est ta fille, elle doit aussi se sacrifier pour la famille.

M. Happy : du calme ma fille ! elle va le faire et dans très peu de temps. Fais moi confiance.

Moi : papa je veux aussi vivre comme les enfants de ma génération.

M. Happy : calme-toi. Ne gâche pas tout maintenant. Si tu veux autre chose en dehors de la voiture fais le moi savoir.

Moi : papa et si les autres découvraient notre secret ?

M. Happy : ca n'arrivera jamais sauf si tu vends la mèche.

Moi : silence

M. Happy : si tu veux je t'offre un voyage dans un pays de ton rêve.

Moi : tu ferais ça pour moi papa ?

M. Happy : plus encore si tu continues de rester sage.

Chapitre 3

***Patricia Happy**

Je me demandais toujours si j'étais habitée d'un esprit qui poussait mon père à me négliger. Je savais que Perla était sa préférée mais de la à me demander de quitter le pays juste pour bloquer mon projet, je ne comprenais plus rien. Perla avait cette manière de le supporter qui me mettait mal a l'aise. Comment pouvait-elle supporter une telle chose

Mon père était un homme bien malgré tout. Il avait quelques mois plutôt proposé de m'acheter une voiture mais j'avais souhaité qu'il le fasse plus tard après la réalisation de mon projet. Mes amies ne cessaient de m'envier et pourtant leurs conditions de vies n'étaient pas aussi médiocre. Bref je classais ce genre de comportement dans le cadre de la convoitise des humains. Certaines étaient aller jusqu'à dire qu'elles étaient pretes à accepter si c'était possible mon père comme Shuga dady. Vous pouvez imaginez ça ? En ce qui me concernait, je voulais être proche des personnes victimes de viol et toute autres agressions pour les aider à denoncer leur bourreaux. Les biens matériels n'étaient pas mz priorité.

J'avais toujours trouvé injuste de le fait qu'on boucle les enquêtes relatives au aux cas de viol et agressions sans trouver les coupables. En y réfléchissant, je me rendis Finalement compte qu' il n'y avait qu'une seule personne qui me comprenait : ma meilleure amie Joyce. Parlant d'elle on s'était lié d'amitié il y avait de cela 2 ans. Il me fallait me confier à quelqu'un et il n' y avait qu'elle pour mieux m'écouter. Je ne pouvais pas compter sur ma mère. Sa priorité de tout temps était son mari. Elle n'osait jamais s'opposer à lui.

Je pris la décision d'aller chez Joyce pour me confier. Une fois dans son bureau.

Joyce : oulaaa ! Je pensais à toi ce matin.

Moi : ah ka laisse nous ça ! Watsapp c'est pour les qui ?

Joyce : viens dans mes bras ma chérie.

Moi : tu vas bien au moins ?

Joyce : laisse moi comme ça je suis très serrée ces derniers temps.

Moi : hum!

Joyce : pour dire vrai j'ai trop pensé a toi dernièrement.

Moi : tu pouvais m'appeler.

Joyce : je ne t'ai pas appelé mais j'ai beaucoup prié pour toi.

Moi : ah bon !

Joyce : oui oui ! je percevais dans mon esprit que tu avais des difficultés. Et je crois que ce n'est pas encore fini.

Moi : Joyce ( soufflant un coup) tu n'as peut être pas tort

Joyce : qu'est ce qui se passe ?

Moi : monsieur Happy veut que j'abandonne mon projet pour sortir du pays.

Joyce : et que comptes-tu faire ? Poliandine Tchinda

Moi : je dois créer ma fondation pour aider ces personnes qui n'ont plus de voix.

Joyce : le dehors ci est risqué, tu as suivi l'histoire de l'enfant de 3 ans qui a disparu dernièrement ?

Moi : pardon ne remue pas le couteau dans la plaie. J'ai tellement pleurer pour ses parents à n'en point finir.

Joyce : le faux commandant qui court-circuite toujours les enquêtes a été muté et apparemment celui qui vient d'arriver n'abandonne jamais ses enquêtes.

Moi : Que Dieu le soutienne dans sa mission.

Joyce : ma prière est qu'il ne se laisse pas corrompre par ces vieux vautours il est encore très jeune.

Moi : je t'assure, si on peut enfin ouvrir les enquêtes avec lui et clôturer en arrêtant ces oiseaux de mauvaise augure qui font pleurer tout le temps des familles.

Joyce : tu veux que je te dise quelque chose ?

Moi : dis toujours.

Joyce : il faut que tu te mettes en prière pour que Dieu te guide et te révèle pourquoi ton père ne veut pas que tu lances ta fondation.

Moi : tu as raison si ça peut aider a ce qu'il me laisse je ne peux que me donner à fond dans la prière.

Joyce : j'ai une faim de loup je veux commander le poisson braisé pour nous.

Moi : ne te dérange pas pour moi je vais rentrer.

Joyce : j'espère que tu marches avec la Cni. Il semble que le nouveau commandant a organisé des rafles dans La ville sur une période d'une semaine pour besoin d'enquête.

Moi : je suis avec mon récépissé ma copine. Pas de souci de ce côté même comme la page de programmation est presque finie.

Joyce : ça ira ma belle.

Moi : je te laisse travailler merc pour ton soutien inconditionnel dans ma vie.

J'avais quitté rapidement le bureau de Joyce pour ne pas perturber son travail. Pendant que je rentrais, un homme avait failli me renverser avec sa voiture. En équivaut je m'étais écorché sur le goudron.

Lui : mademoiselle vous pensez a quoi j'ai failli vous faire cogner (en sortant de sa voiture)

Nos regards se croisèrent. Je ne le connaissais pas.

Moi : désolée monsieur j'étais un peu perdue dans mes pensées.

Lui : est ce que ca va ?

Moi : ça va rien de grave.

Lui : mais vois des gouttes de sang sur votre genou laissez moi voir.

Moi : non merci désolée une fois de plus .

Lui : votre visage m'est familier.

Moi : c'est une erreur je ne vous connais pas.

Lui : ou vous ai-je déjà vu.

Quand il voulait encore parler, je précipitais mes pas pour avancer. Je n'avais pas le temps pour me faire draguer alors il fallait que je me débarrasse de lui .les Histoires de Patie-LHP

Lui : je suis Stephen et vous ?

Moi : Patricia aureuvoir.

Lui : on dirait que je suis la peste entrez dans la voiture je vais vous déposer.

Moi : le dehors est risqué si vous m'avalez dans votre voiture ma famille dira quoi ?

Stephen : vous êtes amusante ! Ceux qui avalent les gens sont souvent insoupçonnables.

Moi : on dirait que vous êtes en amitié avec plusieurs si non comment le savez-vous.

Stephen: ce n'est pas nouveau à Douala ou au Cameroun.

Moi : de toutes les façons, je n'entrerai pas dans votre voiture je ne vous connais pas.

Stephen : mais je pense qu'on s'est déjà vu quelque part.

Moi : (stoppant le taxi) Bonamoussadi

Stephen : vous êtes bien têtue

Moi : qui êtes vous pour me traiter de têtue ?

Sur ce, je l'avais abandonné sur le trottoir pour continuer ma route tout en continuant de stopper le taxi. Heureusement il n'insista point.

Je connaissais la mentalité des hommes il cherchait des moyens pour me faire la cour mais je ne pouvais pas me le permettre, car je préservais très bien mon cœur afin qu'on ne le brise pas en mille morceaux.

Un mois plus tard.

M. Happy : Patricia nous devons avoir une conversation sérieuse.

Moi : je te suis toute ouïe papa.

M.Happy : as-tu réfléchi à ce que je t'ai dit concernant le voyage ?

Moi : oui papa j'ai bien réfléchi et je pense que je ne vais pas voyager pour le moment.

M. Happy : et pourquoi veux-tu a tout prix rester au Cameroun alors que tu peux avoir in avenir glorieux dans un pays étranger ? Tu as un amoureux.

Moi : jamais !

M. Happy : ca me rassure

Moi : ce travail est une passion pour moi.

M. Happy : puisque tu insistes, je te le concède j'espère que tu ne vas pas regretter ton choix.

Moi : merci beaucoup papa. Je savais que tu ne tueras jamais la vision de ta fille. En lui faisant une accolade.

M. Happy : j'ai toutefois quelques conditions à te poser.

Moi : conditions !

M. Happy : oui ma fille ! Le terrain sur lequel tu t'engages est très délicat. Sois sans crainte en ce qui concerne les conditions, ce n'est rien de grave.

Moi : je ne serai rassurée que lorsque tu m'aurais donné en détails les dites conditions.

M. Happy : premièrement, je ne veux pas que tu creuses la vie des personnes qui seront accueillies dans ta fondation, Deuxièmement, il faut pas que tu traites avec un homme sans mon accord enfin, il faut que je te présente à la réunion des hommes bien car c'est aussi grâce à cette réunion que je pourrai te financer .

Moi : papa !

M. Happy : oui ma fille.

Moi : tes conditions semblent contredire ma vision car je ne pourrai pas encadrer des personnes victimes de violences de tout genre sans chercher à connaître leurs bourreaux et les dénoncer.

M. Happy : erreur ! Grosse erreur ! Tu veux te faire avaler par les gens qui mènent cette vie ! Je pense que tu devrais plus travailler au bien être des victimes au lieu de chercher à punir les auteurs. Tu n'es pas policière à ce que je sache.

Moi : silence

M. Happy : je pourrais même orienter vers toi certains cas. Il faudrait même un psychologue pour les accompagner mais de grâce ne vas pas faire le travail d'enquête. Si tu es d'accord on organisera la fête du lancement de ta fondation dans deux semaines.

Moi : autre chose, qu'est ce que ma relation avec les hommes aura à y voir.

M.Happy : ca peut te freiner si tu ne sais pas opérer un bon choix. Mon expérience est primordial dans ce sens.

Moi : à ce niveau je te donne raison. Les hommes d'aujourd'hui marchent avec l'hypertension en main pour distribuer aux filles qui ne savent pas ce qu'elles veulent.

M. Happy : j'aime quand tu comprends vite les choses.

Moi :concernant votre réunion, je suis hésitante papa et en plus suis-je obligée d'y assister ?

M. Happy : tu ne veux pas que je me vante de ton succès auprès de mes amis ? Ça ne prendra qu'une soirée. Pour le moment on en est pas là.

Il faut que ta sœur perla t'assiste dans les préparatifs.

Moi : il y a aussi ma meilleure amie Joyce qui me sera d'un grand soutien.

M. Happy : il faut te méfier des gens comme ton amie Joyce, je la trouve un peu bizarre.

Moi : papa il ne faut pas t'en faire c'est une fille bien.

M. Happy : si tu le dis

Moi : merci pour tout mon papa chéri.

M. Happy : c'est gratuit ma fille Chérie.

Dès ce jour je m'étais mise au travail. Des messages publicitaires étaient lancés dans les réseaux sociaux, les chaînes de télévisions et radio en vue de promouvoir la fondation.

Deux semaines plus tard.

J'étais admirative du travail de décoration, Joyce était resté utile jusqu'au jour j.

Moi : Joyce je n'arrive pas croire que mon rêve va enfin devenir réalité. Les Histoires de Patie-HLP

Joyce : je suis très contente pour toi.

Moi : je prie que Dieu m'accorde la grâce de donner du sourire à plusieurs victimes.

Joyce : ma prière est que tu ne t'éloignes pas de ton objectif quelque soit le cas.

Moi : tu m'avais conseillé de prier. Je l'ai fait et voilà que mon père a cédé.

Joyce : la prière marche pour ça c'est vrai.

Moi : papa a recruté un psychologue qui va travailler avec moi.

Joyce : c'est une bonne chose. Ce que je ne comprends pas c'est le fait qu'il ne veuille pas que tu cherches à connaître en profondeur le problème des personnes qui seront sous ta responsabilité.

Moi : il veut me protéger à mon avis.

Joyce : ton père a suffisamment de moyens pour solliciter des enquêtes afin d'aider à élucider plusieurs cas de viols. Pourquoi ne le ferait-il pas ?

Moi : ma chérie. Lançons d'abord la fondation, ce qui est sûr je ferai tout pour le bonheur de ces personnes sans voix.

Joyce : en tout cas, recevons d'abord nos invités.

Plusieurs avaient répondu présents à l'invitation. Perla avait été d'une grande aide pour la réussite de ce projet.

J'avais préparé un discours de circonstances au terme duquel je fus fortement ovationné.

Perla : Patricia, tu es une fille chanceuse, je t'envie.

Moi : comment ça tu m'envies

Perla : je ne sais pas comment tu fais pour amener papa à céder à tes désirs sans souffrir comme moi.

Moi : comment ça, tu souffres en quoi faisant ?

Perla : je ne veux pas entrer dans des détails.

Moi : ne me dis pas que tu es contre moi.

Perla : ca n'a rien a voir

A entendre Perla j'avais l'impression qu'elle me cachait quelque chose. Comment ppouvait-elle parler de souffrance alors que mon père était au petit soins de tous. Pour changer de sujet je décidais de la taquiner.

Moi : comment va l'homme de 4 heures ? A quand les présentations ?

Perla : il est là ! pour les présentations j'attends le okay de papa.

Moi : (surprise) papa t'a aussi demandé cela ?

Perla : de quoi parles-tu ?

Moi : Papa m'a fortement recommandé de ne pas traiter avec in homme sans son consentement.

Perla : il sait pourquoi. Comptes-tu respecté cela ?

Moi : pour le moment oui, je ne suis pas pressée pour les histoires d'hommes. Ma fondation est désormais la priorité.

Perla : tu crois que quand l'amour viendra il va t'avertir ?

Moi : c'est le cadet de mes soucis en ce moment.

Perla : pour moi je veux déjà vivre mon histoire d'amour.

Moi : insiste auprès de papa si ton gars est sérieux.

Perla : hum c'est compliqué

Moi : ça devient sérieux. Il ne veut pas qu'on se marie ou quoi ?

Perla : hum ! Je préfère ne pas trop spéculer là-dessus. D'ailleurs je me sens épuisée et je vais rentrer à la maison.

Moi : Où sont les parents ?

Perla : ils se sont éclopés parce que qu'ils devaient rendre visite au nouveau commandant qui vient de s'installer dans la ville.

Moi : j'ai entendu parler d'un commandant qui ne blague pas avec les enquêtes. S'il est en bon terme avec papa, ce sera un grand avantage pour mon travail.

Perla : tu connais pap avec les relations, il ne tardera pas à faire de lui un partenaire.

Moi : ça me rassure.

Le jour de l'inauguration de la fondation, il y avait une pléthore de personnes et nous reçûmes des grands hommes d'affaires et de grandes personnalités de la ville. J'avais fait une formation d'assistante sociale et comptais bien m'en servir.

Ce même jour l'on nous amena deux personnes victimes d'agression.

L'une d'elle était une jeune fille de 16 ans qui avait été agressée par des bandits qui lui ont arraché son innocence. Après des examens à l'hôpital. Elle avait été conduite par une dame du quartier à la fondation Patricia Happy.

Installée sur un lit, elle fixait le plafond avec un regard lointain. Je pouvais lire la tristesse dans son regard.

Moi : est-ce que ça va ? (en touchant sa main)

Elle : (retirant sa main) ça ne va pas et ça n'ira plus jamais dans ma vie.

Moi : ne dis pas ça ma chérie. Tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir.

Elle : facile à dire.

Moi : Qu'est ce qui s'est passé au juste ?

Elle : je ne veux pas en parler.

Moi : je voudrais bien t'aider mais si tu ne dis rien comment pourrais je t'aider.

Elle : aie !

Moi : tu as mal ? Ne t'ont-ils pas prescrit les antidouleurs ?

Elle : j'en ai pris mais j'ai vraiment mal.

Moi : je suis désolée. As-tu identifier l'un d'eux ?

Elle : je ne suis pas prête d'en parler ( en pleurant)

Entre temps, le psychologue vint nous trouver. Poliandine Tchinda

Psy : mademoiselle Patricia je voudrais vous voir un instant.

Je pris aussitôt congé de la jeune fille et suivis le psychologue.

Une fois dans mon bureau, moi : vous avez un souci monsieur ?

Psy : je voudrais juste vous dire qu'il faut y aller doucement avec la demoiselle. Lorsque qu'on est victime d'agression sexuelle, ce n'est pas facile d'en parler .

Moi : je vois. J'espère pouvoir être à la hauteur de cette tâche. La voir pleurer me fend le cœur et je crois qu'elle doit pouvoir nous aider à mettre la main sur ces individus véreux.

Psy : je pense que le plus important c'est d'aider la jeune fille. Il serait difficile de retrouver les coupables.

Moi : c'est vrai mais pas impossible si nous persévérons.

Psy : faites attention mademoiselle. Vous risquez gros si son violeur vous identifie.

Moi : par la grâce de Dieu j'y arriverai. On ne laissera pas toujours prospérer ces méchants.

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