L'univers est constitué de telle sorte que chaque élément aussi infirme soit-il soit d'une très grande importance. C'est pareil pour nous les êtres humains ; on aura beau te traiter d'inutile ou de sans importance ça n'enlèvera rien à ta valeur. Nous sommes tous uniques et spéciaux chacun a sa manière sauf que d'autre son dans la lumière avec tout le mérite qui pour la plupart n'est pas le leur car le plus souvent les personnes qui brillent le plus sont l'œuvre d'autres personnes ignorées par la société.
Certaines personnes aussi, influencées ou pas par la société considère la pauvreté comme une malédiction qu'elles doivent éradiquer même si pour cela elles devaient signer un pacte avec le diable. S'était le cas pour moi ; la pauvreté je la considérais comme une maladie, une peste, une malédiction. J'avais honte de montrer ma maison à mes nouveaux amis, j'étais dégoûté de rester dans une maison où il n'y avait même pas un petit frigo et où manger était un vrai combat quotidien. J'en avais marre d'être pauvre et je me demandais comment mes parents arrivaient à se regarder devant un miroir. N'avaient ils pas honte de leur situation financière ? N'étaient ils pas dégoûtés d'offrir à leurs enfants une vie de misérable ?
Dans une société où les préjugés font notre quotidien, où on te respecte en fonction de la taille de ton porte feuille, où la valeur d'une personne se voit uniquement sur son apparence, où on aime uniquement les riches et on méprise les pauvres, je me considérais avec les miens comme les derniers des plus misérables. S'était pour moi une image que je voulais changer de moi et de ma famille peut importe le prix à payer, j'étais prête à tout pour laver l'honneur de ma famille et lui donner toute sa grandeur.
Je m'appelle Horchelle, vingt ans et élèves en classe de première D au moment où mon histoire commence réellement. J'étais une fille ambitieuse, froide et audacieuse ; je ne reculais devant rien et personne ne pouvait me marcher déçu ou m'imposer ses choix. J'étais infaillible côté sentiment, les gens avaient l'impression que rien ne pouvait m'atteindre. Ils me prenaient pour une morte vivante à cause de ma froideur surtout que je parlais très peu, j'avais aussi très peu d'amis et j'étais toujours recroquevillée dans mon coin nerveuse à observer se qui passait autour de moi. Je scrutais à la loupe chaque détail, chaque parole qui sortait de la bouge de mes camarades. Dans ma classe on m'avait surnommé l'extra terrestre car on jugeait que je ne faisais rien comme le ferait un humain ordinaire. Pour eux j'étais sans sentiments !
Pourtant s'était faux ! Une fois de plus ils m'avaient jugé sur mon apparence car même si j'étais froide comme ils le disaient, n'en demeurait point qu'au fond de moi, j'étais une jeune fille comme toutes les autres qui avaient des sentiments pour le plus beau de la classe, qui riait des blagues drôles même si s'était intérieurement, qui ne repoussait ni ne jugeait personne, qui parlait très peu parce qu'elle avait peu à dire et qui était toujours dans son coin parce qu'elle avait peur que son plus grand secret soit révélé : ma pauvreté. Même s'il y avait des enfants issus des familles plus pauvres que la mienne qui vivaient normalement, moi je n'y arrivais pas. S'était insupportable cette situation.
J'étais même allée jusqu'à implorer mon père de m'inscrire dans un collège très loin de la maison sous prétexte que s'était le meilleur pourtant je vouais être dans une école où aucun de mes voisins ne s'y trouvait de peur que mon secret ne soit révélé. Vous vous dosez peut-être que j'étais folle pourtant se n'était pas de la folie mais un état d'esprit. Je me sentais pas différente à un adolescent qui pisse encore au lit : s'était un handicap qu'il ne voulait pas qu'on sache tout comme ma pauvreté l'était aussi et je ne voulais que quelqu'un dévoile mon secret.
Tout allait bien dans ma vie ; je veux dire je pouvais dormir tranquillement, j'étais propriétaire de moi même, je ne connaissais pratiquement rien de la vie celle qu'on nous cache et dont seuls les adeptes connaissent le secret puis un jour, tout à basculé dans ma vie. Un événement qu'on qualifierait de négligeable devait se produire et changer mon existence a tout jamais : S'était un mercredi très pluvieux et nous étions en classe. Nous avions un cours d'histoire où on parlait de la puissance de l'Afrique d'autre fois. Le professeur avait alors posé une question :
- Quelqu'un peut-il me dire le nom de l'homme le plus riche de tous les temps ?
Cette question m'avait captivé, je trouvais le cours très plaisant et surtout j'avais très envie de connaître le nom de cet homme que mon père n'avait pas pu prendre pour exemple. Les réponses fusaient de partout allant des plus fort probables comme « Bil Gâtes « ou encore « Jeff Bezos « aux réponses les moins évidentes comme « Samuel Eto'o « ou d'autres célébrités africaines. Le question intéressait tellement toute la classe que malgré les échecs, d'autres réponses toujours fausses pour le prof arrivait. La classe était dans un enjaillement indescriptible au point où la morte vivante que j'étais s'était aussi prêtée au jeu.
Puis le prof nous avait calmé tant bien que mal avant de nous donner le nom de cet homme :
- Je vois que quand on parle d'argent c'est tout le monde qui parle ( en me jetant un regard ) mais désolé de vous décevoir mais personne n'a réussi à me donner la bonne réponse. L'homme le plus riche de l'histoire de l'humanité est un africain du nom de Mansa Mousa (aussi appelé Kankou Moussa), dirigeant de l'empire du Mali de 1312 à 1332. Sa fortune était estimée et j'insiste sur estimé car s'était beaucoup plus selon les historien à 400 milliard de dollars. mais les historiens de l'économie s'accordent à dire que sa fortune est impossible à chiffrer. Donc mes chers élèves aimeriez vous être à la place de cet homme !?
Toute la classe avait crié en comprenant l'estimation de sa fortune et ça avait commencé à beaucoup murmurer jusqu'à se que de ses multiples voix, une s'était fait entendre plus que les autres :
- Mais monsieur il avait seulement signé un pacte avec le diable ? Parce que c'est pas possible pour une seule personne d'avoir autant d'argent même s'il était un rois.
- Arrêtes de dire n'importe quoi mon garçon. Il y'a des hommes qui se battent vraiment dans la vie. Avait répondu le prof au jeune homme avant d'ordonner à la classe de se taire.
Un pacte avec le diable ? Était ce possible de le faire pour avoir de l'argent ? Pour moi le nom ''diable'' traduisait la mort et le mal. Jamais je ne pouvais m'imaginer qu'on pouvait avoir de l'argent en signant un pacte avec lui. J'avais pensé à cette idée jusqu'à se que le cours s'achève. Après le cours, je m'étais rapproché de mon camarde celui là même qui avait parlé du pacte car je voulais en savoir plus.
- Salut Samy je peux te parler une minute ?
Il m'avait regardé avec un air interrogateur avant de se reculer pour me laisser la place.
- De quoi veux-tu me parler ? Demanda t'il impatient de mettre fin à la conversation.
- Euh... Pendant le cours tu as parlé d'un truc que je ne connaissais pas auparavant lorsque le prof a donné le nom et la fortune de l'homme le plus riche de tous les temps tu lui as répondu que seul un homme qui avait passé...
Il m'avait interrompu :
- ... Un pacte avec le diable pouvait avoir autant d'argent ?
- Ouias c'est exactement ça ! Confirmais je.
- Mais c'est évident ! Seul le diable pouvait lui donner autant d'argent. La preuve il a tout gaspillé ça. C'est seulement l'argent sale qu'on gaspille n'importe comment sinon l'argent qu'on a souffert pour avoir on réfléchit avant de dépenser. M'expliqua t'il.
- Tu as raison mais se que je ne comprends pas c'est comment le diable qui est censé tout détruire sur son passage peut donner de l'argent à un homme ? C'est incompréhensible ! Lui demandais je sceptique.
Il plissa les sourcils étonné :
- Sérieux tu viens de quelle planète toi ? Donc à ton vieil âge ci tu ne sais pas que les gens font des pactes avec le diable pour avoir de la gloire, du pouvoir, un bon métier, beaucoup d'argent et bien d'autre et en retour ils donnent au diable se qu'il demande ? Après quand on va te traiter d'extra terrestre tu vas croire qu'on t'insulte seulement.
J'étais éblouie par ses révélations. Je m'étais dit intérieurement qu'il fallait à tout prix que je fasses un pacte avec le diable, je voyais en cela la solution à ma malédiction. Mais il fallait que j'en saches plus.
- Rien ne peut avoir de la valeur que le pouvoir et la richesse qu'est ce que le diable peut bien vouloir en retour ?
- Des choses dont tu n'as pas idée ! Il te prends tout se que tu aimes le plus : tes parents, les membres de ta famille, ou même ton âme. Il te rend malheureux et te pousse au regret éternel. Tu viens prisonnière de ta propre richesse et locataire de ta vie. Je ne te conseille pas de songer à faire une chose pareille car c'est vraiment effroyable et dégoûtant. Vaut mieux rester pauvre et heureux que de signer un pacte avec lui. M'avait t'il répondu avec une voix qui faisait peur.
Je m'en foutais. Il n'avait pas réussi à me faire changer d'avis, j'étais déterminée.
- C'est vraiment effrayant tout se que tu dis là. Il faut vraiment être courageux pour l'appeler d'ailleurs même ça se passe comment pour le rencontrer ?
- Qui ça ?
- Mais le diable !
Il me regarda dans les yeux inquiet par mes questions. Il suspectait mes intentions mais n'osa pas poser la question qui le brulait les lèvres. Au contraire, il m'avait donné la réponse que j'attendais :
- Euh.... je sais pas trop. Il y'a plusieurs méthodes donc je ne sais pas trop surtout que je n'ai jamais expérimenté. Mais j'avais entendu dire dans mon quartier qu'une femme avait surpris son mari en pleine pratique dans leur chambre à minuit lorsqu'elle s'était levée pour aller uriner. D'après ses dits, il avait fait un cercle qu'il avait entouré de six bougie avant de se mettre à l'intérieur et d'implorer la présence de Lucifer. Je ne sais pas trop donc c'est tout se que je peux te dire là-bas. D'ailleurs même pourquoi tu me pose toutes ses questions ?
- Non pour rien merci. Lui avais je répondu froidement avant de quitter sa place.
J'avais toutes les réponses que je voulais et il me suffisait juste de trouver six bougies et de calculer quand il n'y aura personne à la maison à minuit pour passer à l'action. Je n'avais pas peur car je savait exactement se que je voulais. Et peut importe se qu'il me demandait en retour, j'étais prête à le lui donner.
Durant plusieurs jours, j'avais fait des recherches sur comment invoquer le démon de la richesse. Je le voulais vraiment ; s'était mon plus grand désir. Je passais énormément de temps à poser des questions a mes connaissances sur se qu'ils savaient à propos de ces rites. Puis un jour l'un m'avait enfin donné l'information parfaite. Il m'avait expliquer comment devenir riche et m'avait même précisé qu'il pouvait m'accompagner dans un endroit où devenir riche n'était rien. Que tout se que j'avais à faire était d'offrir en sacrifice une poule noir et un coq blanc. Submergée par le désir de devenir riche, et la conviction que seul l'argent imposait le respect, j'avais accepté sa proposition surtout qu'il m'avait rassuré qu'un sacrifice humain n'était pas nécessaire.
J'avais alors volé les sous que ma mère économisait que je m'étais servie pour acheter les bêtes demandées pour le sacrifice et je m'était rendue sur les lieux un vendredi à 22 heures avec le coq blanc et la poule noir comme mon informateur qui avait refusé de m'accompagner m'avait dit de faire. je voulais vraiment devenir riche!
Une fois là-bas, j'étais tombée nez à nez avec un vieil homme vêtu d'une robe rouge sang et qui tenait dans sa main gauche une canne et dans sa main droite un petit vase débordé par un tissu rougeâtre. Il m'avait fait signe de m'arrêter et je lui avais obéis. Son visage était effroyable, mais je n'avais pas peur de lui.
- Ça fait déjà plusieurs jours que mon maître m'avait informé de ta venue alors un bon mari, l'argent comme de l'eau, une potion d'envoûtement, le pouvoir, la célébrité ! Qu'est tu venue chercher ici ? Me demanda t'il sans même me regarder une seule fois.
Son maître lui avait informé de mon arrivé ? S'était quoi ce délire ! Pourtant je devais répondre.
- Je suis à la recherche de l'argent. Beaucoup d'argent. Vous comprenez monsieur ? J'aimerais être tellement riche que je ne saurais quoi faire avec tout cet argent. Lui avais je répondu surexcitée.
- Alors saches ma fille que tu te trouve au bon endroit. Je vois que tu as pensé à tout ( regardant les animaux ) voilà qui est intéressant. Suis moi. M'avait t'il dit avant de se diriger vers la brousse.
Une fois là-bas, c'était un dispositif aussi impressionnant qu'effrayant que le maître des lieux m'avait fait visiter. « Il y avait deux cases qui étaient à 100 mètres d'écart l'une de l'autre ». Arrivée devant la première case il (le vieux) m'a dit de taper avec ma main gauche sur le sol et de dire en ma langue maternelle «bonsoir» trois fois. Quand je l'avais fait, la case s'etait soulevée toute seule à au moins un mètre de hauteur du sol. J'avais vu des plumes, du sang, des cornes, et d'autres choses. S'était évident que je n'étais pas la première.
Prise de peur, j'avais voulu jeter l'éponge, mais vite, j'en avais été dissuadé par le «vieux sorcier» qui m'avait fait comprendre que je ne pouvais plus reculer. Il m'avait expliqué que c'était dans cette première case que je devais tuer la poule. Mais avant cela, je devais aller attacher le coq qui se transformerait soit en mon père, ma mère, celui qui m'aimait le plus et j'étais obligée de le tabasser. La personne qui devait apparaitre allait me poser la question trois fois si c'était un homme et quatre fois si c'était une femme: Horchelle c'est toi qui veux me tuer pour avoir l'argent ? Et à cette question je devais répondre oui puis je devais le taper, mais il ne se défendra pas jusqu'à ce qu'il mourra. Même s'il voulait se défendre, il n'y parviendra pas ; il sera impuissant et inoptisé. Après cela, il redeviendra encore le coq que j'avais attaché mais mort.
Suite à cela, le sorcier m'avait expliqué que s'était dans le coq qu'il allait enlever quelque chose, et qu'a mon retour chez moi, la personne serait morte. Après cela, lorsqu'on allait enterrer la personne, je devais tout faire pour enlever la terre de sa tombe que je devais mélanger avec le coq et suite à des sacrifices qu'il allait faire, j'allais devenir très riche, même si c'était des cailloux que je vendais. J'étais prête à tout alors j'avais accepté sa proposition sans hésitation.
Une fois le coq attaché, s'était ma mère qui était apparue. J'étais sous le choc. Je l'aimais tellement ma maman mais je l'en voulais aussi de n'avoir rien fait pour être riche, d'avoir épousé un homme pauvre comme elle. Elle m'avait alors posé la question trois fois si je voulais la tuer pour de l'argent et froidement, sans hésiter j'avais répondu oui. Alors je l'avais frappé avec colère. Je la voyais pleurer, essayer de se défendre mais s'était impossible. J'avais envie de me donner une raison de le faire. Alors je m'étais dit qu'elle le méritait. Je l'avais assommé longtemps me salissant de son sang. Puis elle s'était effondrée ; s'était la fin pour ma mère. Le coq avait réapparu à sa place sous le regard satisfait du sorcier qui m'avait félicité.
Une fois terminée, il m'avait invité à le suivre dans la deuxième case. Il devait être minuit lorsque comme pour la première case, il m'avait dit de taper avec ma main gauche sur le sol et de dire en ma langue maternelle «bonsoir» trois fois. Quand je l'avais fait, la case s'etait également élevée à plus d'un mètre du sol. A l'intérieur il y'avait une grosse jarre remplie d'eau et deux machettes plus un chien d'une couleur étrange. Il avait tué le chien et avait déversé son sang dans l'eau avant de m'inviter à venir voir. Mais avant que je ne puisse voir, il m'avait mis en garde :
- Cette eau est appelée source de richesse. Si tu regardes dans la jarre, une manière de gagner ton argent va s'afficher et tu devras dire oui ou non si c'est se que tu veux. Si tu dis non si ce n'est pas de cette manière que tu veux avoir l'argent, tu devras faire un autre choix jusqu'à se que tu trouve le choix qui te convient. Gardes à toi car tu devras automatiquement faire un choix si tu accepte de regarder dans le jarre. M'as tu compris ma fille ? M'avait expliqué le sorcier.
J'avais déjà assez fait pour reculer alors je lui avais répondu calmement.
- Oui grand-père j'ai compris.
J'avais alors regardé dans la jarre. Le premier choix ne me convenait pas ni le deuxième, le troisième le quatrième et le cinquième. S'était seulement arrivé au sixième choix que je m'étais décidée à dire ce fameux oui. Mon choix, il s'agissait d'un énorme serpent qui vomirait des kilos de billets de banque chaque trois jours.
- Très bon choix ma fille ! N'importe qui aurait fait ce choix mais seulement se que tu ne savais pas en faisant ce choix c'est que le serpent se nourrit de sacrifice humain chaque mois et si tu n'arrives pas à faire un sacrifice humain, tu devras lui donner à manger n'importe quelle partie de ton corps et la partie qu'il mangera deviendra une plaie incurable. Garde à toi car s'il ne se nourrit pas il mourra et s'il meurt, tu mourras aussi.
- Mais monsieur on m'avait dit qu'il n'y aurait pas de sacrifice humain pourtant j'ai déjà tué ma mère et vous demandez de tuer d'autres gens chaque moi. Se n'est pas se que je voulais à vrai dire. Lui avais je expliqué.
- Alors il fallait travailler dur et gagner ton argent honnêtement. La facilité a toujours un prix à payer. Mais tu es libre ma fille ; tu peux renoncer et demeurer ici avec moi pour l'éternité ou tu peux tout simplement accepter et vivre comme une reine dans ce monde. C'est à toi de voir.
Je n'avais plus vraiment le choix alors j'avais accepté de continuer.
- C'est se que je me doutais. Tu as fait un très bon choix ma fille car le paradis est sur terre. Montre moi ta main à présent.
Sans regret, et motivée par ses paroles mielleuses, je lui avais alors donné ma main et il m'avait fait porter une bague qui selon lui me liait à lui a jamais et dont je ne devais sous aucun cas m'en défaire. Il m'avait aussi donné un parfum qui me permettait d'envoûter les hommes et de les soumettre à ma guise et une épingle qui me servirait à les tuer en l'enfonçant dans leur cou. Personne ne suspectera jamais qu'ils étaient assassinés mais plutôt qu'ils étaient mort d'arrêt cardiaque.
Alors que je croyais que s'était fini, il m'avait demandé de me déshabiller et de laver pour notre dernier rite avec de l'eau sale qui se trouvait dans une calebasse. Après mon bain sale, il m'avait ordonné de laisser mes habits là-bas et de porter les habits de rechange qu'il m'avait donné. Il m'avait alors expliqué :
- Je vais prendre tes vêtements et je vais les distribuer aux mendiants à quelques kilomètres d'ici. Celui d'entre eux qui humera le parfum de ton habit en premier, neuf ans après, même s'il ne l'a pas porté une seule fois, il deviendra fou ou pas du tout. S'il devient un vrai fou qui casse tout sur son chemin, ton argent augmentera comme le maïs dans le grenier la saison de récolte et ta durée de vie sur terre sera prolongée de neuf autres années. S'il n'est pas fou dans neuf ans, ton âme me reviendra et je te punirai à errer dans les profondeurs de l'enfer. Maintenant ramasse le coq mort et vas-t'en d'ici. Cours sans regarder le derrière car tu dois être chez toi avant le lever du soleil où tu mourras.
Paniquée, j'avais ramassé le coq une fois que le dernier rituel soit terminé et j'avais couru à travers la brousse aussi vite que mes jambes me permettaient. Il devait être 5h ou 6h du matin et j'étais à plus de cinq kilomètres de chez moi. Une fois sur la route, il n'y avait pas de voiture. Je ne voyais rien à l'horizon alors j'avais commencé à sérieusement avoir peur car je ne voulais pas mourir. J'étais très jeune pour mourir. À deux doigt de mourir, je voyais où m'avait mené ma cupidité et mon amour pour l'argent et pour la première fois j'avais des regrets. Le vieux sorcier m'avait piégé car il savait se qui se passerait si le soleil me trouvait sur la route après la nuit du rite ; il savait que je n'y arriverais pas à temps et ainsi je mourrais sans même jouir du fruit de mes sacrifices car en une seule nuit j'avais fait plus d'horreur qu'en vingt années d'existence je n'avais pu faire.
Plus le temps commença à se pointer, plus je paniquais ; mes jambes commençaient à me lâcher; elles étaient épuisées après de longues minutes de travail. Je n'en pouvais plus de courir, j'étais épuisée et je transpirais abondamment. Mon corps était répugnant à cause du bain sale que j'avais pris mélangé à de la sueur l'odeur était insupportable on aurait dit que je sentait le cadavre, la mort. S'était ça s'était un signe que je ne pouvais que mourir. Je savais que jamais je n'arriverai chez moi à temps alors je m'étais effondrée sur le sol en pleurant comme une madeleine la tête baissée.
Je n'avais plus de force, tout se que j'attendais s'était que le soleil se pointe et que l'ange de la mort m'emporte. Je pensais déjà à comment sera ma vie après la mort quand soudain le ciel qui s'était déjà éclairé vu qu'il était déjà 6h passé, s'était à nouveau obscurcît. Un vent violent souffla et une pluie diluvienne s'était abattue sur la région sachant toute possibilité d'un soleil avant au moins une heure se qui me donnait amplement le temps d'arriver à la maison et de remplis ma mission.
J'avais alors sauté de joie bénissant tous les esprits de l'enfer et du ciel pour ce miracle avant de rejoindre ma maison et dès que j'avais traversé la porte, je m'étais retrouvée allongée sur mon lit vêtue de ma robe avec laquelle j'avais l'habitude de dormir. Le calme de notre toiture ne montrait aucun signe d'une possible pluie. Était ce un simple rêve que j'avais fait ? Si non comment est ce possible que je me retrouve dans mon lit alors que je devais me être au salon si je suivais la logique des choses.
Alors que j'étais toujours entrain de me poser des questions, j'avais entendu des cries dans la maison et lorsque j'étais sortie de la chambre que je partageais avec mon petit frère, mon père m'avait annoncé le décès de ma mère d'une crise cardiaque.
J'avais alors réalisé que je n'avais pas rêvé. Si ce n'était pas un rêve alors où étaient toutes les choses que j'avais emporté de la forêt ? Et le coq mort qui me permettra d'achever mon rite ?
Horchelle se rend t'elle compte de se qu'elle vient de faire ?
Je savais déjà que ma mère allait mourir d'ailleurs même s'était moi qui l'avait sacrifié dans un rituel satanique mais je devais faire semblant de ne pas être courant alors j'avais éclaté en sanglot, me roulant au sol comme le faisaient toutes personnes éprouvées par la mort d'un être qu'ils aimaient. Là moins je n'étais pas fausse car j'aimais vraiment ma mère mais il le fallait, il fallait bien un sacrifice pour élever la famille et le destin avait voulu que soit elle. J'étais persuadée qu'elle devait être heureuse de l'avoir vendu pour guérir notre modeste famille de sa malédiction.
Elle tout comme tous les autres membres de la famille savait que seul la richesse pouvait nous donner notre respect, la place que nous méritons.
J'avais pleuré des heures durant ; elle allait me manquer je le savais. Après tout s'était ma mère, celle là même qui m'avait donné la vie, qui s'était occupée de moi durant toutes ses années allant même jusqu'à sacrifier sa propre existence pour que jamais je ne manque de rien. Elle avait beaucoup trop fait pour me donner un avenir meilleur mais ses efforts étaient insuffisants alors je ne regrettais en rien mon acte et si s'était à refaire, si le vieux sorcier me donnait une possibilité de refaire machine arrière j'aurais décliné l'offre car je savais exactement se que je voulais ; l'argent, beaucoup d'argent j'étais assoiffée de pouvoir. Je voulais vivre la vie de rêve comme toutes ses stars que je suivais a longueur de journée sur les réseaux sociaux. Si elles avaient atteint les sommets pourquoi la vie ne me donnerait pas aussi ma chance ? Pourquoi cette vie est réservée à une poignée de personnes au détriment de la majorité qui vit comme des moins que rien ? Je faisais partir de ces moins que rien mais j'avais saisi l'opportunité que la réalité du monde m'avait offert.
Le corps de ma mère avait été transporté à la morgue un peu plutard dans la journée et petit à petit tout le monde avait retrouvé ses esprits. Le calme s'était enfin installé, l'affluence de personne avait considérablement diminué de la maison alors j'avais alors commencé à sérieusement cogiter sur l'endroit où pouvait se trouver le coq mort et les autres ustensiles que le sorcier m'avait remis quand soudain j'avais entendu mon petit frère avec qui je partageais la chambre hurler de toutes ses forces. Les cris promenaient de notre chambre alors je m'étais précipitée d'aller le rejoindre car je savais que ses cris avaient quelque chose à voir avec se que j'avais fait la nuit dernière.
Lorsque j'étais entrée dans la chambre, il était assis collé contre le mur, le visage en sueur, effrayé comme s'il venait de voir le diable. S'était presque le cas car devant lui se tenait un énorme serpent d'un gris sale ; il devait faire au moins deux mètres. Il était terrifiant, moche et semblait avoir très faim vu la manière dont il regardait mon petit frère. Je m'étais rapprochée de lui ( le serpent ) et l'avais ordonné d'aller rester sous le lit et aussi incroyable que cela puisse paraître, il m'avait obéis. Alors je m'étais retournée vers mon frère qui pleurait toujours en frissonnant pour le rassurer :
- Hey calme toi il est parti. Il ne te fera aucun mal tu peux me faire confiance.
- Horchelle j'ai peur ! M'avait il murmuré.
- C'est normal mais maintenant ça va mon petit il est parti et il ne reviendra plus jamais t'embêter à condition que tu ne dises cela à personne car si tu oses le dire à qui que se soit, il reviendra pour t'avaler me suis-je fait entendre ?
Il hésita
- Réponds moi, continuais je, si ta vie ne te plaît plus il faut oser trahir. Regarde maman, elle est morte parce qu'elle voulait trahir le serpent. Tu ne veux pas finir comme maman n'est ce pas ?
- Non je te promets de ne jamais dit ça à quelqu'un. Je ne veux pas mourir Horchelle. M'avait il répondu avant e se jeter dans mes bras où il avait pleuré. Nos grandes sœurs étaient venir nous rejoindre et avaient commencé à le consoler croyant qu'il pleurait le décès de maman.
- Ça ne sera pas facile pour nous de traverser ce moment mais c'est le moment de rester soudé, de se tenir la main pour qu'ensemble on traverse cette étape. Maman était le moteur de cette famille, elle avait tout sacrifié pour nous, absolument tout et à mon humble avis, d'où elle se trouve elle voudra voir ses enfants forts. Alors je vous implore de veiller les uns sur les autres. Avait alors intervenu notre sœur aînée.
- Anita à raison ! Vous même vous voyez notre situation nous somme pauvre et on ne peut pas vraiment dire qu'on va compter sur notre père car lui la ne pense à rien et avec la mort de maman, c'est sûr qu'il ne va même plus nous calculer du coup on doit se mettre ensemble, travailler les uns pour les autres et vous verrez qu'avec le temps les choses vont s'améliorer. Avait ajouté notre autre grande sœur.
Elles avaient parlé encore et encore ; je n'étais même pas avec qu'elles. Je ne cessais de fixer de mon petit frère yeux dans les yeux pour le dissuader de dire quelque chose qui aurait pu être en rapport avec le serpent qu'il avait vu. Au bout d'un moment, je m'étais rendue compte qu'il ne dira rien. Il était terrifié à l'idée qu'il pouvait mourir.
Un peu plutard quand je m'étais retrouvée seule dans la chambre, j'avais soulevé le lit et en dessous il y'avait la grosse bête ainsi que le coq mort, les vêtements de rechanges et tout se que j'avais emporté de la forêt. J'étais rassurée mais il ne restait encore une seule chose pour pouvoir jouir du fruit de mon sacrifice.
- [ ] Tous les morts peuvent revenir, certes, mais il en est qui sont prédestinés à la hantise. Tels sont les défunts qui, de leur vivant, ont été frappés de quelque méchanceté, ou qui auraient emporté dans la tombe d'inavouables secrets. Ma mère savait que j'étais responsable de sa mort alors, lorsque j'avais terminé mon bain et que j'étais sur le point de m'endormir, un souffle léger s'était fait ressentir sur ma peau, les ampoules avaient commencé à danser puis, toutes les lumières du quartier s'était éteint. J'étais seule dans ma chambre ( mon petit frère avait refusé de dormir avec moi ) alors je m'étais juste allongée et avait mis une petite couverture sur moi. Sans aucune raison j'avais peur ; je ressentais sa présence, mais je ne voyais personne. Il faisait obscur. Alors que j'essayais de voir dans ces ténèbres, un flash back de lumière avait éclairé la pièce pour une seconde et je l'avais vu, le visage en sang dans une longue robe blanche tachetée de sang avant de disparaître à nouveau. S'était quoi ce message ? Je ne savais pas.
La peur de la nuit, la peur du noir, la peur de s'endormir, la peur de faire des cauchemars, la peur de ne pas se réveiller, la peur qu'elle revienne autant de peurs qui m'habitait et m'avaient poursuivi toute la nuit. Je n'avais pratiquement pas pu fermer l'œil. Était-ce dû à la peur ? Des peurs que l'Homme connaît depuis des millénaires et avec lesquelles il se bat et se débat, parfois sans relâche. La nuit, lieu de crainte ou d'effroi, toujours en était t'il que je détestais la nuit. Et toute les nuits jusqu'à la veille de notre voyage pour le village, je la voyais toujours. Elle était décidée à me rendre la vie dur.
Le pire s'était produit la nuit où nous avions pris la route pour aller au village avec le corps afin de l'enterrer.
Cette nuit là j'avais réalisé que plus jamais je n'aurais la paix, plus jamais je ne pourrais dormir. Alors qu'on venait de prendre la route pour notre village ( Ouest Cameroun ) avec le cercueil attaché au dessus du car avec d'autre bagages, à peine une heure de route après, les cordes qui liait les bagages ont lâché laissant tomber la plupart des bagages sur plusieurs mètres avant que le chauffeur ne s'en rende compte. Il fallait tout ramasser et remettre sur le bus.
Il était deux heures du matin, la route était obscure et pas une seule maison à proximité ; juste la brousse et le bruit des arbres confondus à celle des insectes et des bêtes sauvages. L'ambiance était comparable à celle d'un film d'horreur d'autant plus qu'on avait un corps sur le toit de notre car. Les occupants du véhicule ne voyaient pas d'un bon œil le fait que les bagages soient tombés excepté le cercueil, ils ne comprenaient pas se qui se passait sauf moi. Je savais que ma mère ne voulait pas mourir ; Elle ne voulait pas être enterrée.
- Horchelle aide les autres à ramasser les bagages avant qu'une voiture n'arrive et roule sur ça. Je ne sais pas se que tu fais debout. Cria mon père.
Je m'étais alors activée à ramasser se que je pouvais et bientôt je m'étais retrouvée à plus de cinq cent mètre du groupe, seule dans cette nuit obscure. J'étais assez éloignée pour récupérer une valise que s'était à peine si je pouvais les entendre. J'avais récupéré la valise que j'étais venue chercher mais lorsque je me suis retournée pour rentrer vers le véhicule, elle était là devant moi. Avec la torche de mon téléphone, je l'avais éclairé ; elle avait beaucoup de sang sur le visage et sur sa longue robe blanche. Elle me regardait avec mépris et dégoût ; normalement je devais avoir peur pourtant se ne fut pas le cas. Au contraire je lui avais parlé sans trembler :
- Tu es morte maman alors arrête d'apparaître devant moi à tout moment. J'en ai mare.
- Tu ne regrettes pas ton acte ma fille ? M'avait elle demandé alors que je voyais une larme lui couler le long de sa joue gauche.
- Non maman. Je ne regrette absolument pas. Mon seul regret est d'être née dans une famille pauvre, d'avoir attendu tant de temps avant d'ouvrir les yeux. Avais-je répondu froidement.
- Tout ça pour de l'argent ma fille ! Tu m'as tué pour des billets ! Quelle cruauté de ta part. J'espère que tu ne regretteras jamais ton acte car le diable qui te sourit aujourd'hui est celui là même qui te détruira demain. Avait-elle lancé en pleurant.
- Tu n'avais qu'à être riche. Je ne vais jamais regretter et même s'il faille que j'épouse le diable pour l'argent je le ferai. Maintenant disparaît et ne revient plus jamais. Hurlais je.
- Seigneur prends pitié pour ma fille que j'aimes tellement ! Renvoies là dans le droit chemin. Horchelle je t'aimes malgré tout. Avait-elle dit avant de disparaître.
- Ouais c'est ça tu m'aimes ! Me fais pas rire...
- Tu parles avec qui Horchelle ? M'avait dit une voix sortie de l'obscurité que j'avais reconnu.
S'était celle de mon petit frère ! Encore lui ! Il commençait vraiment à me saouler celui là.
- Ça ne te regarde pas de savoir avec qui je parles. Aide moi plutôt à porter cette valise. Elle est très lourde.
Le reste du voyage s'était passé dans de bonn conditions tout comme les obsèques de ma mère qui ne m'avait plus jamais apparu. Elle avait compris mon message et s'était tant mieux pour ma paix. J'avais récupéré un peu de terre de sa tombe qu'une fois de retour en ville je m'étais enfermée seule dans ma chambre et j'avais mélangé avec le coq mort qui était déjà en décomposition. Une fois fait, l'énorme serpent qui dormait sous mon lit avec sauté sur le mélange et l'avait avalé d'un coup avant de commencer à se rouler sur lui même, à bouger comme jamais il ne l'avait fait. Je m'étais écartée et à une distance conséquente, j'avais observé la scène. Il se roulait de plus de plus vite puis d'un coup de sa bouche avait jailli des centaines de billets claquants neufs de banque. J'avais alors sauté de joie et après vérification de quelques billets, il ne m'avait pas fallu plus de temps pour me rendre compte que s'était des vrais.
Mon serpent avait vomi beaucoup d'argent ; il y en avait partout dans la chambre. J'avais alors tout ramassé les billets avant de les mettre dans ma valise que j'avais d'abord débarrassé de mes vieux vêtements. Je voyais ma pauvreté disparaître d'un coup et s'était avec les étoiles dans les yeux que j'avais rangé la valise sous le lit avant de quitter la pièce avec plus d'un million de francs sur moi ; sommes qui m'avait servi à louer un appartement moderne le même jour.
S'était ainsi que j'avais quitté la maison en prétextant aller chercher mon avenir. Du moins s'était se que j'avais dit à mon père et au reste de ma famille. Personne ne savait que j'avais dans ma valise à la place de mes vêtements que j'avais déjà jeté à la poubelle discrètement de l'argent et un énorme serpent dans mon gros sac de voyage. Mon père avait tout fait pour me retenir mais je lui avais répondu avant de quitter la maison :
- Tu n'es qu'un incapable. S'était maman qui faisait tout pour nous maintenant qu'elle n'est plus là comment voudrais-tu que je passe une seule journée de plus dans cabane ? Non je ne peux pas si je veux un jour progresser. Ma place n'est pas prêt de toi mais saches que tu pourras toujours compter sur moi parce que tu es mon père et rien que pour ça.
S'était choquant mais s'était la vérité. Depuis la mort de maman, il passait ses journées à pleurer, à boire et à fumer comme l'incapable qu'il était, un toxicomane. Il s'était fait plus petit et plus misérable qu'il ne l'était déjà et il était hors de question que je vive dans un tel environnement surtout que j'avais déjà beaucoup d'argent. S'était avec orgueil et gros dos que j'avais tourné le dos au mien pour aller faire mon petit bout de chemin.
- [ ] J'avais abandonné les études car l'argent y était déjà ainsi en deux semaines, j'avais mis ma vie au top. Grâce à mon argent, j'étais à l'heure de la mode ; je menais la grande vie profitant de chaque instant comme si s'était le dernier dans les restaurants, et tous les lieux huppés de la ville. Au fil des jours, J'avais fait la rencontre de beaucoup d'hommes extrêmement riches comme beau ou bizarre des fois voir même pas intéressant mais un seul avait réussi à faire chavirer mon cœur. Il s'appelait Gordon et était originaire de la région du littorale. Grand, beau et posé pour un Sawa, il savait très bien s'exprimer et l'habillement pour lui était comme l'écorce et l'arbre : ils ne faisaient qu'un tellement il savait s'habiller et tous les vêtements semblaient lui aller à merve. Gordon était vraiment posé, il parlait peu, souriait momentanément et surtout il était assez riche au niveau des hommes qui n'ont pas faim et qui ont une certaine aisance financière. Il était plus âgé que moi de sept ans mais célibataire, jamais il n'avait été marié ni fiancé juste des aventures d'une nuit avec des filles qui ne lui avait jamais montré du sérieux d'après ses dits.
Entre nous deux tout était allé très vite ; s'était le parfait amour digne d'un film d'amour hollywoodien. Il était attentionné, charmant et savait mettre son charme en valeur pour être désirable. Il avait de beaux petit yeux et un regard mignon. En quelques jours seulement, il avait attendrit mon cœur faisant disparaître en moi l'expression de la jeune fille froide et insensible dont j'étais. Sans réfléchir et sans hésiter un seul instant, j'étais tombée follement amoureuse de lui. Le temps passait, j'étais dans mon rêve oubliant mon pacte ; le pacte que j'avais fait et ses conditions. J'avais complètement oublié l'existence du serpent qui me produisait de l'argent. Il devait se nourrir et j'avais oublié de le faire et lorsque j'étais allée le voir où je l'avais isolé, il était sur le point de mourir et s'il mourait, j'allais aussi mourir car nous étions liés par une seule vie.
- Oh non je suis foutus ! M'étais je dis à haute voix.
Il ne bougeait plus mais je savais qu'il était encore vivant car j'étais vivante. J'avais peur, très peur. Pour la première fois depuis mon pacte j'avais réellement peur. Face à la mort, on se sent très vulnérable et fragile s'était mon cas. Il me restait une seule solution : rencontrer le vieux sorcier. Il était le seul à pouvoir me sauver à cet instant, du moins je l'espérais.
Je m'étais alors dépêchée d'aller le rencontrer avec le serpent et lorsque j'étais entrée dans la petite forêt, en plein midi, tout était devenu obscur, très obscur a tel point que j'avais de la peine à distinguer les formes. Puis soudain, Alors que j'essayais de trouver mes repère dans l'obscur forêt, j'avais entendu une voix me parler ; celle d'un homme du troisième âge :
- Tous les humains sont pareils ! Pauvre ils se soumettent mais dès qu'ils ont la gloire ils se rebellent. Je savais que tu viendrais encore ici et je ne peux que te souhaiter la bienvenue car ton âme m'appartient déjà et quoi de mieux que d'avoir aussi ton corps ? Ahahahahah !
Après ces paroles, le ciel s'était à nouveau éclairci. Je pouvais à nouveau voir facilement et distinguer chaque arbre, chaque feuille. Devant moi se tenait le vieux sorcier vêtu pareillement qu'a notre première rencontre.
- Monsieur... mons... murmurais'je avant qu'il ne me coupe
- Ne dis rien. Je sais pourquoi tu es la ma fille. Tu n'as pas été capable de nourrir ton serpent et il va mourrir et toi aussi.
- S'il vous plaît monsieur je reconnais que je me suis laissée distraire par l'amour. Donnez moi une nouvelle chance et je vous promets de ne plus jamais vous décevoir. Lui implorais je.
- Du sang ! Du sang ! Mon maître a besoin du sang des innocents ! L'enfers a besoin de sang, beaucoup de sang pour être plus puissant. Disait-il en regardant dans le ciel.
- Promis je ferais tous les sacrifices qui vous plairas mais épargnez ma vie. Continuais je de l'implorer en pleurant.
- C'est ton jour de chance jeune fille ! Mon maître veut bien te donner une seconde chance mais en échange tu lui donneras en sacrifice ton frère cadet dans les deux prochains jours. Malheur à toi si tu échoues. Il sera très en colère et déversera toute la colère des enfers sur toi. Tu as exactement deux jours pour nous donner ton jeune frère en échange de ta vie. Maintenant vas-t'en ! Quittes cette forêt avant qu'il ne change d'avis. Deux jours ! Ahahahahah !
Il parlait en criant à tel point que j'avais pris la fuite tombant entre les arbres a cause de l'énorme bête que j'avais dans le sac qui était très lourd pour moi. Mon frère ! S'était mon jeune frère qu'il voulait ! Je l'aimais beaucoup pourtant je devais faire se que mon maître spirituel demande pour sauver ma vie. Je n'étais pas prête à mourir surtout pas après avoir rencontré Gordon et goûté à la richesse.