-Mathilde, ça va ?
Me demande ma meilleure amie qui me tient la main.
Mon père termine de charger ma voiture de toute mes affaires et s'apprête à s'installer à la place passager avant, pour programmer mon GPS ; tandis que ma mère se lime nerveusement les ongles.
-Bien sûr que ça va, j'ai si hâte ! Je réalise enfin mon rêve !
Je lui dis en la serrant rapidement dans mes bras avant de me diriger vers ma mère.
Je prends ma mère dans mes bras et je la sens tendue, je sais qu'elle a peur et qu'elle stress pour moi. Je ne suis pas très douée pour les aurevoir mais je tente quelque chose car elle en vaut largement la peine.
-Maman ça va aller tu n'as pas à t'en faire, je t'appelle dès que je suis arrivée et dès que je suis installée.
Je vois son regard protecteur mélanger a beaucoup de tristesse.
-Fais bien attention sur la route, et fais attention à toi là-bas ; n'oublie pas de...
Je lui coupe la parole rapidement.
-Maman, ça va aller !
Elle hoche la tête positivement. Je pars m'installée à l'avant de ma voiture et ouvre la fenêtre où sont penchées ma meilleure amie et ma mère. Je regarde mon père à côtés de moi.
-Tu embrasseras Clem pour moi !
Ma sœur n'a pas pu être là pour mon départ ais je ne lui en veut pas.
-Donc je t'ai installé le GPS tu devrais arrivée dans neuf heures, je t'ai pris l'itinéraire le plus rapide mais pas le moins chers ni le plus court...
Mon père parle toujours beaucoup quand il a besoin de cacher ses émotions fortes.
-Papa, merci mais je sais me servir de cette Gourde qui Parle Seule !
Je rie doucement avec lui de notre private joke.
Il me sert dans ses bras avant de quitter ma voiture, je leur fais un dernier aurevoir à la fenêtre et mon père tape sur le capot pour que je démarre ; si je reste plus longtemps auprès d'eux je repousserai mon départ et il n'en est pas question.
Ça fait tellement longtemps que j'attends de prendre mon indépendance, je mettais promis de le faire à dix-huit ans et je l'ai enfin fait, heureusement que ça fait plusieurs années que je prévois. Je pars faire les études de mes rêves dans l'école de mes rêves, dans la région de mes rêves que demander de plus ? Et surtout loin de tout ce que je déteste le plus mis à part mes parents, ma sœur et ma meilleure amie rien ne me retient ici, il est temps pour moi de refaire ma vie, loin de tous mes mauvais souvenirs et mes démons.
Après neuf heures de route comme prévu je suis enfin arrivée en bas du bâtiment où se trouve mon appartement, enfin ma colocation. Le soleil tape sur ma peau, il fait beaucoup plus chaud que chez moi. J'ouvre mon coffre et réalise à nouveau que j'ai deux énormes valises et cinq cartons, qu'est-ce qu'il m'a pris de prendre autant d'affaires, je ne sais même pas si j'aurais assez de place pour mettre toutes les affaires que j'ai prise. Soudain la porte de l'immeuble s'ouvre sur une jeune fille en tenue de sport super bien foutue, une longue queue de cheval brune se balance dans son dos et derrière ses lunettes on peut apercevoir des beaux yeux verts foncés.
-Salut, tu emménage ?
Elle me demande avec un ton légèrement essoufflés.
-Oui au sixième étage en colocation avec...
Je n'ai pas le temps de finir ma phrase qu'elle me coupe la parole.
-Oh ! Mais tu es ma nouvelle colocataire, je pensais que tu arriverais beaucoup plus tard vue que tu habites loin. Attends je vais appeler les garçons pour qu'ils viennent t'aider, et je vais aussi t'aider.
Annonce-t-elle à une vitesse que j'ai eue du mal à suivre.
-Oh c'est gentil mais je pouvais me débrouiller seule ! Et puis tu ne devais pas allée quelque part ?
Dis-je.
-Si à la salle de sport mais... quand je vois la quantité d'affaires dans ton coffre et sans ascenseur ça me fera largement mon sport !
Elle attrape son téléphone et appel un certain Théo.
-Tu arrives tôt on ne penser pas te voir avant dix-neuf heures ?
Elle me demande.
-Je suis justement parti à cinq heures du matin pour arriver le plus tôt possible.
Je regarde en vitesse ma montre avant d'attraper deux cartons, il est quatorze heures.
Elle attrape aussi deux cartons et on rentre dans l'immeuble parfaitement bien climatiser, et on débouche sur une immense cage d'escalier assez étroite mais très moderne.
-Au faite ton prénom c'est bien Mathilde ?
Elle me demande essoufflés.
-Oui c'est ça, et toi ?
Je demande aussi non sans mal.
-Clara.
Soudain une voix grave résonne dans la cage d'escalier en disant: vos sauveurs sont là. Deux beaux jeunes hommes descendent les escaliers, ils se ressemblent un peu : ils sont tous les deux bruns, l'un a le teint plus mat que l'autre, l'un a des magnifiques yeux bleus clairs tandis que l'autre a des yeux marrons clairs caché par des lunettes, ils doivent tous les deux approchés les un mètre quatre-vingt-cinq à vue de nez, et sont tous deux très bien battis ça se remarque même sous leur tee-shirt.
-Attendez on va vous débarrassez !
Dis celui à lunettes.
-Non non ! Il y a deux énormes valises dans le coffre de la voiture jaune en bas.
Annonce Clara.
On arrive enfin à l'appartement essoufflées. Les garçons arrivent peu de temps après avec mes deux valises et mon dernier carton. Je les remercie et ils commencent à me faire visiter, c'est très grand et très moderne : il y a une grande cuisine ouverte sur le salon, à droite un couloir mène aux quatre chambres et à la salle-de-bain.
Ils me mènent tous les trois à ma chambre, avec mes affaires, ma chambre est spacieuse et dans des ton blanc-beige, j'ai un lit deux places, un bureau, une grande armoire et quelques étagères.
-Ça te convient ?
Demande Clara.
-C'est plus qu'il n'en faut !
Je me réjouis.
-Au faite je m'appelle Théo !
Lance le garçon à lunettes en me tendant la main.
-Et moi c'est Tony.
Annonce derrière l'autre jeune homme.
Les garçons s'en vont à la salle de sport et Clara m'a proposé son aide pour m'installer, elle range mes vêtements dans l'armoire pendant que je range le reste ; elle très gentille et très aimable je l'apprécie déjà, Théo à l'air d'être un bon vivant depuis que je suis ici je ne l'ai vue que sourire même dans l'effort, pas comme Tony qui, au contraire, n'a pas une fois eu un visage bienveillant et accueillant et il m'a à peine décroché deux mots sur un ton assez froid.
Il est seize heures quand nous avons fini, les garçons sont rentrés de la salle et Clara est partie courir pour tout de même faire du sport aujourd'hui ; j'ai bien l'impression que je suis tombée que sur des sportifs mais ça me va aussi au moins je me sentirai moins seule, et ça me motivera les jours où j'aurais la flemme. Je décide d'aller prendre une douche rafraîchissante avant d'appeler mes parents, je prends mes affaires et me dirige vers la salle-de-bain : elle est assez grande il y a douche et baignoire.
Je toque à la porte au cas où, rien, alors je décide d'ouvrir la porte ; je tombe nez à nez avec Tony qui a simplement une serviette autour de la taille, ses cheveux mouillés lui tombe devant les yeux : je dois avouer qu'il est affreusement sexy, ses muscles...
-Tu as finis de mater ?
Il me lance sèchement.
Je me sens rougir ça fait combien de temps que je fais ça ?
-Euh... pardon je pensais qu'il y avait personne j'ai toqué et...
Je bégaie, en plus il me coupe la parole : mal poli.
-Ouais ouais aller tu avais juste envie de te rincer l'œil ?!!
Il lance avec un petit sourire sadique.
Non mais je rêve pour qui il se prend, il a cru que son petit numéro allait me faire perdre les pédales; je garde la tête haute et fait volte-face.
-Tu as finis de faire ton numéro ?
Lance une voix féminine, c'est Clara.
-E...
Elle coupe la parole à Tony.
-Tu aurais pu attendre demain avant de lui faire ce coup, tu vas le faire à chaque nouvelles ?
Lui lance-t-elle en le dédaignant.
Il s'en va en me bousculant contre la porte et claque la porte de sa chambre. Je remercie Clara même si je pouvais me débrouillée seule, j'avais la situation en main, il ne m'intimide pas.
-T'inquiète toutes les filles qui on mit les pieds dans cette appartement ont eu le droit à ça, il sait que son corps plait et il adore déstabiliser les nanas avec ça. Même moi en arrivant ici j'y ai eu droit !
Elle s'en va aussitôt dans sa chambre.
Je rentre enfin dans la salle-de-bain, je remarque que leur brosse à dents sont accrochés au mur avec leur petit surnom au-dessus : il y a le surnom Melman, Elchapo et Toto. Je trouve cela assez drôle. Je rentre dans la douche et laisse l'eau bien chaude coulé sur mon visage ; j'ai toujours aimé les douches brûlantes n'importe quel temps qu'il soit elle doit être à minimum quarante degrés.
Après une bonne douche de une demi-heure je décide d'appeler mes parents en vidéo : l'appel a été assez bref, je leur ai montré ma chambre et on a parlé du weekend où ils viendront, ils sont censés venir dans un mois. Il est dix-sept heures quand je décide de enfin sortir de ma chambre et de me rendre dans le salon j'y trouve seulement Tony qui joue à la playstation.
-Salut, je peux ?
Je demande en désignant le canapé.
-Bah bien sûr tu es chez toi, tu fais ce que tu veux.
Pour une fois il emploie un ton "gentil" mais toujours aussi sec.
Je m'installe sur le canapé et ouvre mon livre et continue ma lecture, mais il met impossible de me concentrer sur ma lecture avec Tony à côté qui bouge dans tous les sens et s'énerve parce qu'il perd. Soudain Clara arrive je remarque qu'elle sort de la douche, ses cheveux sont mouillés et détachés c'est là que je remarque qu'ils lui arrivent jusqu'au milieu de ses fesses. Elle attrape une manette de jeux et s'installe à côté de moi, je me décale pour lui faire de la place je me retrouve coincés entre elle et Tony, sur un canapé deux places à trois c'est compliqué...
-Je joue !
Annonce Clara.
-Ah et désolé pour le canapé un peu petit on doit un acheter un le weekend prochain. On n'a pas eu le temps avant ton arriver.
S'excuse Clara comme si cela était de sa faute.
-Il n'y a pas de soucis.
Je referme mon livre et le pose sur mes jambes dénudés ; je suis en short comme tout le monde dans cet appartement il faut dire qu'il fait vraiment bien chaud.
Soudain Tony écarte les jambes et nos cuisses se touchent, je frissonne à ce contact peau à peau, à vrai dire c'est la première fois depuis longtemps que j'ai un contact peau à peau avec un garçon, j'ai perdue l'habitude...
Soudain une multitude de mauvais souvenirs me reviennent du dernier garçon que j'ai touché, Théo arrive dans le salon en agitant un autocollant et un stylo et me sort de mes mauvaises pensées.
-Il faut que l'on installe ta brosse à dent ! Tradition oblige ! Mais quel est ton surnom ?
Il me demande en réfléchissant.
-A vrai dire je n'en ai pas.
Je réponds gênée.
-Pardon on ne t'a jamais donné de surnom !
S'exclame Clara.
-Et bien non... mon père me nomme canard et ma mère chacha mais c'est tout...
Avouais-je gênée.
-Je pensais à voyeuse !
Annonce Tony avec un petit sourire malin mais tout aussi sadique.
-Très drôle Tony mais tu peux t'en vouloir qu'à toi même sur le coup-là !
Clara aborde un ton assez froid et méchant, une première.
-C'est quoi ton menu préféré au McDo ?
Demande Théo l'air d'avoir une idée.
-Happy Meal pourquoi ?...
Je dis cela encore gênée j'ai toujours l'impression de passée pour un bébé quand j'avoue ça.
-Vendu, en plus tu as toujours le sourire donc Happy c'est parfait.
Théo griffonne le mot Happy sur l'autocollant et court à la salle-de-bain.
Soudain Tony se lève et lance sa manette. Je pense qu'il a perdu. Il s'en va brusquement et on entend simplement le claquement de sa porte de chambre, je regarde Clara intriguée.
-Ça lui arrive, il est comment dire ?... Compliqué.
Elle s'exclame.
-Ça fait combien de temps que vous vivez ici ensemble ?
Je demande pour mieux connaître ce petit groupe.
-Eux deux se connaissent depuis toujours, ils sont comme des frères. Ça fait deux ans qu'ils ont cet appartement et un an que je fais partie de leur vie.
Elle m'explique.
-Vous faites quoi comme étude ?
-Je suis dans une école pour devenir chirurgien vétérinaire, Théo est mannequin pour Yves Saint Laurent, et Tony est en école de sécurité pour devenir bodyguard.
Je comprends mieux le corps musclé de Tony, et l'élégance de Théo et surtout cet appartement très moderne, grand et assez luxueux.
-Et toi ?
Demande Théo qui nous écoutait.
-Je vais commencer une école de journalisme.
-Tu es en première année ?
Clara s'interroge.
-Non deuxième, mais la première je l'ai fait par télétravail car j'ai eu quelques soucis. Et j'ai sauté une classe c'est pour ça que j'ai un an de moins que vous.
Je souris.
-Comme moi !!
S'exclame de joie Clara.
-Bon moi je vais à mon rendez-vous. A tout à l'heure ne m'attendais pas pour manger.
Annonce Théo.
-Et moi je vais aller promener les chiens ! Ah oui ! Je suis bénévole à la SPA !
Me dit Clara avec un clin d'œil.
Pour cette première soirée je l'ai passé seule devant ma série, dans mon lit, je dois avouer que ça fait tout de même du bien. J'ai aussi regardée sur mon ordi ce qu'il y avait de bien à faire et à découvrir aux alentours de la ville, je demanderai aussi à Clara à quelle salle de sport ils vont et si je pourrais les accompagnés. Il est vingt heures trente Clara et Théo ne sont pas rentrés, Théo c'est normal, mais Clara ? Mais bon elle fait ce qu'elle veut je ne suis pas sa mère. Je décide de me lever et de me diriger vers la cuisine, je remarque qu'il n'y a rien dans le frigo ni dans les placards ; c'est là que je remarque une pile de coupon faisant la pub pour de la restauration rapide livré à domicile : je comprends mieux. Je jette un œil et j'ai le coup de foudre pour des nouilles chinoise. Je décide de commander mais d'abord je vais aller demander à Tony s'il veut quelque chose.
Je me dirige vers sa chambre, sa porte est fermée et je n'entends aucun bruit. Je toque, une fois, deux fois, trois fois... sans réponse : je décide de vérifier s'il n'ait pas partie sans prévenir. J'ouvre la porte et mes yeux s'écarquillent quand je comprends la scène qui se déroule sous mes yeux. Tony et un garçon sont assis au bord du lit dans les bras l'un de l'autre. Tony me remarque je referme aussi vite la porte, je reste quelques secondes devant la porte je n'aurais pas dû car Tony ouvre la porte en trombe et m'attrape fort le poignet, une multitude de mauvais souvenirs me viennent en tête après ce geste, les larmes me montent mais je me concentre sur la situation actuelle.
-Non mais qu'est-ce qu'il te prend de rentrée dans ma chambre sans autorisation !
Il s'énerve, son ton est sec et si froid c'est à peine si je comprends ce qu'il dit tellement il sert ses dents.
-Excuse-moi, je suis vraiment navrée je voulais juste te proposé de manger, mais je te juge pas tu fais ce que tu veux avec qui tu veux, tu...
Il me coupe la parole par un rire si profond, que je suis surprise et ne comprends pas tout.
-Attends tu crois que je suis gay ?
Me regarde t'il étonné et rieur.
-Oui...
Dis-je d'une petite voix.
Le garçon sort de la chambre en larmes et dit simplement à Tony qu'il doit y aller, Tony lui tape sur l'épaule et le regarde partir. C'est maintenant que je remarque que Tony à relâché la prise de mon poignet, et que nos doigts se frôlent.
-Je ne suis pas gay. C'est un pote qui vient de se faire quitter après 2 ans de relation, il avait besoin de réconfort et il est assez tactile. Bon on se les commandes ces nouilles chinoise ?
Pour la première fois depuis que je l'ai vue il aborde un sourire sincère et même un air gentil.
Il me dépasse et se dirige vers la cuisine en sortant son téléphone de sa poche de jogging et en me piquant la pub du restaurant chinois que je tenais en main. Je l'entends parler au bout du fil et passer la commande ; mais je me remet à divaguer dans mes pensées...
Flashback :
-Bah vas y touche là qu'est-ce que tu attends !
Il attrape mon poignet et me force d'une violence a touché son entre jambe avec ma main crispé.
Je le regarde horrifié et mes larmes montent et n'attendent pas pour coulées sur mes joues.
Fin du flashback :
Une main me sors de ce flashback horrible, c'est Tony.
-Tu sais où est Clara ?
Sa voix laisse entendre de l'inquiétude et est même presque tremblante.
-Elle m'avait dit qu'elle allée promener les chiens de la SPA, pourquoi ?
-Elle devrait être rentrée depuis longtemps...
Son visage se fige et son regard est rempli d'inquiétude.
Ça fait maintenant, déjà, une semaine que je suis dans mon rêve, les cours sont géniaux et la colocation se passe très bien : je n'ai jamais su où avait disparu Clara la semaine dernière, mais je sais que Tony l'avais appelé une dizaine de fois, qu'il était parti la chercher avec sa voiture et qu'ils étaient rentrés tout les deux en se criant dessus ; et que j'avais mangée mes nouilles seule.
Avec Théo et Clara le courant passe super bien, ils sont tous les deux super gentils, Tony je pense qu'il est bipolaire les rares fois où je l'ai vue cette semaine il était froid et méchant avec moi, mais dès qu'on se retrouvés que tous les deux dans l'appartement il était aimable, si on peut appeler ça comme ça ; mais je ne lui accorde pas plus d'importance que ça. Dans ma classe je me suis fait des amis, Pauline elle est rayonnante et très généreuse elle sort avec Valentin il est en classe avec Tony.
Je me lève de mon lit et m'étire, c'est mon premier vrai week-end depuis que je suis là. Il est dix heures, et j'entends que l'on toque à ma porte.
-Oui ?
Dis-je dans un bâillement.
-Tu es réveillée ?
Clara ne prend pas la peine d'ouvrir la porte.
-Euh... bah oui !
Je n'ai aucune réponse à part l'aspirateur qui se met en route.
Je cherche mon sweat favoris partout dans ma chambre, mais je n'arrive pas à mettre la main dessus ce qui m'exaspère car c'est le seul que j'ai pris pour venir ici, j'en ai pas besoin de plus. Je sors de ma chambre en short et tee-shirt XXL pour voir si je ne l'ai pas oublié dans la salle-de-bain, mais rien non plus. Je me dirige dans le salon pour demander à mes colocataires.
-Clara !
Je l'appelle mais en vain elle a du Nekfeu à fond dans les oreilles et est trop concentrée à danser avec l'aspirateur.
J'entends une porte s'ouvrir derrière moi je me retourne et vois une fille sortir de la chambre de Tony, cheveux coupe au carré noir avec une frange, des beaux yeux bleus presque aussi beaux que ceux de Tony ; mais je remarque surtout qu'elle porte mon sweat. Je fonce vers elle et lui fait volte-face.
-Où as-tu eu ce sweat il est à moi ?!!
Je ne suis pas très aimable.
-Euh bonjour, c'est Tony qu'il me la donnée.
Au même moment Tony sort de sa chambre en short et sweat, avec son petit air fatigué et ses cheveux pas coiffés, mon esprit tente de se concentrer sur cette magnifique vue qui s'offre à moi mais je suis trop obsédée par mon sweat alors je fonce faire volte-face à Tony.
-Non mais qu'est-ce qu'il te prend de me voler mes affaires pour les donner à tes conquêtes ?!!
Je dois avouer que j'abuse un peu sur ma colère mais je dois lui montrer qu'il ne peut pas faire ce qu'il veut avec moi.
Mais lui et la fille, et même Théo qui passait par là, se mettent à rire en chœur, je suis complètement déboussoler et ne sais pas quoi penser.
-C'est ma sœur, tu crois vraiment que je coucherais avec ça !
Dit-il en désignant sa sœur, du coup.
-Bah elle est très jolie !
Dis-je en la regardant.
-Merci c'est gentil ! Tony tu es un connard.
Me dit-elle gentiment avant de répondre sèchement à son frère.
-Enfin dans tous les cas ça ne te donne pas le droit de me prendre mes affaires !
Je me reconcentre sur le problème.
-Ecoute hier elle avait froid c'est elle qui l'a pris de son plein gré. Mais tient prends ça si tu as froid.
Il retire son sweat tous ses muscles s'étirent sous mes yeux, je ne peux m'empêcher de regarder ce magnifique spectacle, en tout cas toutes les heures qu'il passe à la salle ne sont pas pour rien.
Il rentre ma tête dans son sweat et me regarde profondément, ses yeux bleus me font terriblement d'effet. Quand son sweat est autour de mon cou, je n'ai plus qu'à enfilé les bras, je peux sentir son odeur ; ça me fait frissonner.
-Frileuse !
Lance-t-il avant de partir dans la cuisine.
Théo me regarde étonné pendant que j'enfile le sweat. Je rejoins tout le monde dans la cuisine, le petit déjeuner est servi, Clara a fini de passer l'aspirateur et on mange tous ensemble le petit déjeuner. Nous avons bien rigolé, mais je n'arrivais pas à vivre pleinement ce moment, de une parce que Tony ne faisait que me fixer et n'a pas lâcher le regard une seule fois, et de deux je n'arrive plus à me concentrer sur une seule chose depuis...
La sonnette retentit, on se regarde tous en se demandant qui ça peut bien être surtout un matin, et personne d'entre nous n'attendais personne. Tony se lève et part ouvrir la porte, quand il ouvre la porte je regarde qui se trouve derrière et je reconnais immédiatement les cheveux rouges de ma meilleure amie. Je saute de ma chaise et cours vers elle, on se saute mutuellement dans les bras l'une de l'autre, et bouscule au passage Tony, je l'entends grogner mais je m'en fou.
-Mais qu'est-ce que tu fais là ?
Je la regarde de la tête aux pieds.
-C'est ce qu'on appelle une surprise ma grande !
Dit-elle avec son sourire radieux.
Je la ressers dans mes bras, quand je me retire de l'étreinte en me reculant je marche sur les pieds de Tony qui est resté pointer derrière moi.
-Dis-moi à qui est ce sweat qui sent terriblement bon ?!!
Me demande ma meilleure amie avec un petit regard malin.
-Il est à...
Tony me coupe la parole comme d'habitude : mal poli.
-A moi.
Il répond sèchement.
Je lève la tête en arrière, je voie qu'il lance un regard froid à ma meilleure amie. Il fait une tête de plus que moi donc c'est très facile de le voir même s'il est derrière moi : Tony toujours aussi accueillant. Ma meilleure amie me lance un regard remplie de questions entre moi et Tony.
-Je t'expliquerai après. Viens je vais te présenter !
Je lui attrape la main et la tire jusque dans la cuisine.
-Tout le monde je vous présente Margot, ma meilleure amie !
Je m'exclame avec joie.
Il se présente tour à tour et c'est là, moi aussi, que j'apprends que la sœur de Tony se nomme Samantha. En parlant d'eux deux elle l'emmène à l'écart dans le salon seule à seul. J'aide mes colocataires à ranger la cuisine tout en discutant avec Margot. Soudain un bruit sourd stop tout le monde dans son élan.
-DÉGAGE !
Hurle Tony du salon.
On voit passé Samantha en larme qui part de l'appartement, sans dire aurevoir et en claquant la porte, et avec mon sweat. Tony revient dans la cuisine les phalanges de sa main droite en sang, Clara s'approche de lui et tente de s'occuper de sa main, mais il la repousse et prend un sachet de petit pois dans le congèle. Il le pose sur sa main et part dans sa chambre. Théo part dans le salon et reviens aussi en colère.
-Il a de-nouveau fait un trou dans le placo !
S'étonne Théo.
-On va devoir aller au magasin de bricolage plus tôt que prévu ! On pourra aller acheter le nouveau canapé aussi !
Dis Clara.
Théo et Clara se décident à aller faire tout ça cette après-midi, ils partent se préparés: pendant que j'emmène Margot dans ma chambre. On décide d'aller se balader au bord de la mer, alors j'enfile une petite robe blanche, attache mes cheveux et met un peu de mascara.
-Je vais juste rendre le sweat à Tony, je reviens.
Dis-je à Margot.
-Pas de soucis je prépare un sac.
Je sors de ma chambre et ferme ma porte doucement, je me dirige vers celle de Tony. Je toque et pour une fois il répond un petit oui, triste il me semble. J'ouvre et rentre, je crois l'avoir vu essuyer une larme. Il est assis au bord de son lit.
-Je suis venue te rendre ton sweat...
Je prends la voix la plus douce possible.
-Merci mais tu aurais pu le garder.
Je lui donne, au passage il attrape mon poignet plus doucement que la première fois. Je le regarde droit dans les yeux je vois bien qu'il est triste.
-Je peux te demander un truc, d'habitude je demande à Clara mais elle est déjà partie avec Théo...
On dirait un petit enfant.
-Bien sûr.
-Tu peux me faire un câlin ?
Il me regarde avec un petit air penaud.
Je suis assez surprise par cette question, mais je ne suis pas un monstre et même si des fois il me tape sur les nerfs ; je m'assois à côté de lui et m'approche doucement. Soudain il laisse tomber sa tête sur mon épaule et entoure ses bras autour de ma taille. Mon corps tout entier se met à frissonner, cette étreinte me fait du bien aussi. Je lui caresse le dos d'une main et de l'autre je lui caresse les cheveux. Je peux sentir son cœur battre contre ma poitrine, et mon épaule devient humide.
-Je dois y aller...
Je lui chuchote à l'oreille.
Il se redresse et essaye d'essuyer discrètement ses deux trois larmes. Il me regarde une dernière fois avant de se lever vers sa fenêtre pour fumer une clope.
-Vas-y...
Annonce t'il, je crois qu'il est un peu vexé.
Je repars sans un mot encore un peu déstabiliser par ce qu'il vient de ce passé. Margot et moi partons à la plage, elle et moi voulons profiter du peu de temps que nous avons devant nous, car demain elle doit repartir tôt.
Il est dix-huit heures quand Margot et moi rentrons de notre journée plage. Quand on arrive dans la cage d'escalier, on croise Théo et Tony en train de monter l'immense canapé quatre places. Margot et moi courrons les aider car il reste tout de même trois étages. Je me place à côté de Tony et Margot à côté de Théo. Tony me regarde droit dans les yeux d'un air moqueur : je le sens mal, je n'aime pas ce Tony.
-Tes petits bras vont se casser ! Fragile !
Il me regarde moqueur avec un petit sourire un coin.
Je lui lance un regard noir et écoute Théo qui décompte pour le moment de la levée, je soulève avec eux, non sans mal, mais je peux voir du coin de l'œil Tony étonné. Soudain je me demande où est Clara.
-Elle est où Clara ?
Je demande entre deux essoufflements.
-Quelque part.
Réponds Théo.
Je remarque que Tony lui lance, soudain, un regard noir. On arrive enfin à l'appartement, et installe le nouveau canapé en lin gris. En tout cas ils ont de très bon goût question mobilier, je ne peux pas nier, le canapé est si grand que je pense que même à six on y rentre. Après avoir jeté tous les cartons et les bout de plastique, on entend la porte s'ouvrir. C'est Clara. Tony fonce droit vers elle, l'attrape par le bras et l'emmène dans le couloir. Théo n'y fait pas attention, et moi je suis coupé par le téléphone de Margot qui sonne. Elle se lève et s'éloigne vers la cuisine en se bouchant une oreille, l'appel est bref. Elle revient vers moi.
-Mathilde il faut vite que je rentre, je dois prendre le premier train !
Je suis sous le choc de ce qu'elle m'annonce.
-Attends pourquoi ça ?
Je lui demande inquiète.
-C'est ma mère.
Je n'ai pas besoin d'en savoir plus j'ai compris, elle part en vitesse récupérer ses affaires qu'elle avait laisser dans ma chambre.
Je regarde sur mon téléphone le prochain train qu'elle pourrait prendre et lui réserve une place. Puis je demande à Théo s'il peut l'emmener à la gare car je n'ai plus d'essence. La mère de Margot a toujours eu des soucis de santé et est souvent placé à l'hôpital, à vrai dire elle attend un donneur de rein, les deux siens sont foutus. Je dis aurevoir à Margot qui part avec Théo, je décide de rester pour préparer à manger, mais d'abord je vais voir Clara. Je me dirige à sa chambre et toque avant d'entrer. Elle est assise à son bureau et m'affiche un grand sourire que je lui rends mais plus petit.
-Oui ?
Elle m'interroge.
-Je voulais savoir pourquoi Tony était comme ça avec toi dès que tu vas je ne sais où ?
Je demande timidement.
-Oh on va dire qu'il est assez protecteur...
Elle me réponds simplement.
-Mais pourquoi ? S'il fait ça c'est que tu es en danger, non ?!
Je commence à un peu hausser le ton car tout cette histoire m'inquiète.
-Mais non, enfin pas vraiment... mais tu n'as pas t'inquiété ! Je t'assure.
Dit-elle en me rejoignant et en attrapant mes mains.
-Comment ça pas vraiment...
Notre conversation est coupé par Tony qui rentre dans la chambre, c'est incroyable il a le don pour tout coupé. Comme à son habitude il est torse nue avec son short, il connait les tee-shirt ce garçon ?
-On mange quand et quoi ?
Je suis désespérer quand je comprends qu'il s'intéresse à nous simplement pour une question de nourriture. Je lâche un petit sourire avant de répondre.
-Je vais préparer des croque-monsieur et on mangera quand Théo reviendra de la gare, tu peux attendre jusque-là petit ventre sur pattes ?
Je me suis surprise à le taquiner et lui comme moi sommes étonné.
-Je vais à la douche moi !
Annonce Clara.
Je me dirige vers la cuisine pour commencer à faire à manger, étonnamment Tony me suis ; est-ce qu'il compte m'aider ?
-Besoin d'aide ?
Il me demande sincèrement et pas sur un ton moqueur.
Apparemment oui ! J'ai l'impression que notre relation a bien évolué depuis qu'on a eu ce petit moment d'intimité, je crois qu'il me déteste moins et que je ne suis plus la nouvelle chiante qui débarque dans sa vie.
-Oui pourquoi pas ! Au faite comment va ta main ?
Je lui demande en regardant ses phalanges toutes abîmés plus les unes que les autres.
-J'ai connu pire.
Il ouvre et ferme le poing un lâchant un petit sourire peu fière tête baissé.
Nous commençons à préparer à manger l'ambiance est calme, on lâche de temps à autre quelque mots mais rien de plus, je dois avouer qu'il m'intimide fortement ; avec ses beaux yeux bleus perçant, son corps parfaitement bien musclé, son odeur... Je me met sur la pointe des pieds pour attraper la machine à croque-monsieur tout en haut du placard, mais en vain, Tony tends son bras pour l'attraper et il vient poser son autre main aux creux de mes reins, ce geste me provoque un courant électrique tout le long de ma colonne, ce geste me donne d'horrible flash-back et par réflexe mon coude vient frapper violemment dans son ventre...
Flashback:
Une de ses mains caresse le creux de mes reins, pendant que l'autre est plaqué sur ma bouche de manière à ce qu'aucun son n'y sorte, je suis tétanisé et mes larmes ne cessent de coulées. Son visage se rapproche de mon ventre et je peux sentir son souffle sur mon ventre. Il commence à déboutonner mon jean.
Fin du flashback.
-Mathilde !
La voix de Tony qui prononce mon nom entre deux toussotements et me sort de mes pensées.
Je sens mes joues humides, est-ce que j'ai pleuré ? Je le regarde et remarque qu'il se tient le ventre, je me rappelle enfin que je viens de le frapper.
-Oh ! Je suis désolé vraiment, je... je...
Il me coupe la parole, encore.
-Moi ça va ! Mais toi, t'étais complément figée comme une statue et tu t'es mise à pleurer ?!!
Je vois dans ses yeux qu'il s'inquiète, et si je n'étais pas encore perturbée de mon souvenir je trouverais ça mignon.
Nous sommes coupés par Théo qui rentre, il a l'air épuisé. Il jette sa veste sur le canapé et vient directement s'installer à table en réclamant à manger. A ce moment-là Clara arrive rayonnante et s'installe aussi à table, Tony et moi faisons de même. On cuit chacun notre croque-monsieur avant de les mangers, je me rend compte que c'est notre premier repas à quatre à table depuis que je suis arrivée. Après le repas je suis allé prendre une douche, Théo et Tony ont joué à la Playstation, et Clara et moi avons regardé un film dans sa chambre. Il est vingt-deux heures quand je pars me couché, j'ai beaucoup de mal à m'endormir. Je ne peux m'empêcher de repenser à tous mes mauvais souvenirs, de repenser à lui. Je pensais être passé à autre chose, je ne pensais pas que reprendre des contacts physique avec un homme allée me faire replonger, car quand j'y pense Tony est le seul depuis avec qui j'ai des contacts peau à peau.
Flashback:
Je cours peut-être cinq cent mètres avant d'être essoufflés et m'effondre en larmes à genoux sur ce trottoir humide. Je ne sais pas où je suis mais au moins je ne le vois plus. Il est vingt-trois heures, je suis vide et détruite, on vient de me voler mon âme, je me sens morte de l'intérieur une énorme douleur me prend aux tripes.
Fin du flashback.
Je me réveil en sursaut quand je ressens cette douleur aux tripes, je regarde mon réveil il est une heure du matin, je remarque que j'ai pleuré dans mon sommeil, je décide d'aller me rafraîchir à la salle-de-bain. Quand j'ouvre la porte je tombe sur Tony qui lui aussi à pleurer, il n'y a pas longtemps ça se voit à ses yeux gonflés et rouges. On se regarde droit dans les yeux et sans même parler on comprend l'un comme l'autre qu'on souffre peut-être autant que l'autre. Je repense à notre étreinte de cette après-midi alors je m'approche de lui et laisse tomber ma tête sur son torse. Ses bras viennent m'entourés, alors je l'entoure aussi de mes bras sa chaleur me réconforte. Je viens de remarquer qu'il est en caleçon et que je suis en slip et tee-shirt, je me sens rougir mais je ne veux pas stopper ce moment.
-On va boire un truc ?
Demande-t-il avec une douceur que je ne connaissais pas chez lui.
Je vais m'installer sur le canapé encore un peu dur, vu qu'il est encore neuf, pendant que Tony cherche des verres d'eaux. Je bois quelques gorgées, et m'allonge sur une partie du canapé. Je sens les bras de Tony m'enlacés, il s'est serrer à côté de moi, je peux sentir son cœur battre contre mon dos, nos respirations se synchronisent, et je me sens m'endormir paisiblement.
Je me réveil de nouveau en sursaut, cette nuit ne terminera jamais. Un claquant de porte. Des pleures féminin. Tony aussi est réveillé on se redresse tous les deux à toute vitesse et part dans l'entrée. Je suis horrifié quand Tony allume la lumière et que je vois le visage de Clara...
Je vois le visage de Clara ensanglanté et couvert de bleu, je cours vers elle et pose mes mains sur ses épaules. Tony a le visage remplie de haine et part à toute vitesse dans sa chambre. Je lui crie simplement que ce n'est pas vraiment le moment de partir, mais en guise de réponse, j'ai le droit à un claquement de porte. Je demande à Clara d'aller s'asseoir sur le canapé et je pars chercher la trousse à pharmacie. Je reviens et commence les soins.
-Maintenant tu as intérêt à me dire ce qu'il se passe Clara, tout ceci n'est plus possible.
Lui dis-je sèchement.
Tony réapparaît habillé, tout en noir, et jouant avec ses clefs de voiture.
-C'est vrai que c'est tout à fait le moment de partir !
Je lui crie dessus car je ne veux pas me retrouvé seule face à tout ceci.
-Désolé j'ai des choses à réglé et Clara se fera une joie de te raconter sa bêtise.
Il part en claquant la porte et si Théo n'est pas encore réveillé c'est un miracle.
-Clara maintenant dis-moi ce qui t'es arrivé et où part Tony !
Clara sèche ses larmes et reprend son souffle avant de me dire quelques mots.
-Ça fait plusieurs mois que je sors avec un type, et disons que ce n'est pas la première fois qu'il lève la main sur moi, au début ce n'était rien mais j'en ai tout de même informé Tony, qui bien sûre veut maintenant tué ce type. Mais ce soir c'est la première fois qu'il est aussi violent et je pense que lui et moi c'est définitivement fini, Tony m'avait prévenue mais je n'en ai fait qu'à ma petite tête car j'étais amoureuse.
Je suis horrifié par les propos de Clara, mais je dois avouer que je ne pense qu'à Tony qui est partie seul, faire peut-être quelque chose de grave, j'en sûre. Je vois Théo rentré dans le salon il reste calme face à la scène, je pense que lui aussi était au courant et que malheureusement il n'est pas étonné. Je demande à Théo de s'occuper de Clara, je pars dans ma chambre enfilé un jean des baskets et mon sweat, que je n'ai plus... alors je pars en piqué un à Tony. J'attrape moi aussi mes clefs de voiture et quitte l'appartement de la même manière que Tony, à un détail prêt je ne sais pas où je suis censée aller pour retrouver Tony ; mais bon je pense que si je roule au-dessus, de la limitation vitesse, j'arriverais à le rattraper il n'a que cinq minutes d'avance sur moi. Je me fie à mon instinct et à un moment au bord de la route je reconnais la voiture de Tony garée pas très loin de chez nous. Grâce à la lumière du lampadaire je distingue Tony debout et un mec à genoux devant lui à terre. Tony tient quelque chose en main mais je n'arrive pas à savoir quoi. Je sors de ma voiture et claque ma portière, Tony me voit c'était le but je ne voulais pas me cacher, je m'avance vers lui et c'est une fois arrivé à sa hauteur que je vois cette arme à feu qu'il tient entre ses mains. Je regarde le mec par terre le visage en sang, je regarde Tony horrifiée je ne le reconnais pas, je me doutais qu'il avait un mauvais côté mais à ce point !
- Éloigne-toi ! Ce n'est pas tes affaires ! Et je n'ai pas envie que tu vois ça.
Son ton est si sec et si froid que ça me glace le sang.
Je me mets debout entre lui et ce mec et attends, avant de lui dire :
-Tony ne fais pas ça ! Tu t'en voudras toute ta vie et tu n'es pas ce genre d'homme.
J'essaye d'être rassurante et de ne pas perdre mon sang froid.
-Qu'est-ce que tu en sais que je ne suis pas ce genre d'homme ?! Tu ne sais rien de moi !
C'est la première fois depuis que je le connais qu'il me parle de la sorte, et dieu sait qu'il a déjà été très méchant avec moi.
J'avance doucement vers lui les jambes tremblantes. Et pose ma main sur son avant-bras pour qu'il baisse son arme, ce qu'il fait. Je le regarde droit dans les yeux et lui attrape l'autre main.
-Viens on s'en va ce type en a assez eu, tu as eu ta vengeance maintenant on rentre, ne t'en fais pas il aura des remords de ce qu'il a fait tout sa vie.
Tony acquiesce par un hochement de tête et me fait signe de l'attendre près de la voiture. Je me retourne en vitesse pour savoir ce qu'il fait, je le vois donner un énorme coup de pieds dans la tête du mec, il tombe au sol, je me retourne horrifiée mais je ne dis rien. Tony rentre dans sa voiture et moi dans la mienne, mais impossible de la démarrer, c'est seulement maintenant que je me rappelle que je n'avais plus beaucoup d'essence. Je vois Tony se moquer de moi, alors je sors de ma voiture, vexée, et lui dis que je suis en panne sèche.
-Laisse ta voiture ici on appellera quelqu'un demain elle ne risque rien ici.
Il me fait signe de monter dans son Range Rover noir, une vrai voiture de bodyguard ça ne m'étonne pas qu'il veuille faire ce métier plus tard.
La chaleur de sa voiture me réchauffe car je dois avouer qu'ici les nuits sont plutôt fraîches. Aucun de nous deux ne dis quelques choses et c'est seulement maintenant que je remarque qu'il a l'arcade sourcilière droite ouverte et sanglante. Je sors des mouchoirs de sa boite à gant, et au passage, je remarque une multitude de préservatifs, je le vois aborder un petit sourire malin, ce mec est pire niveau gonzesses que ce que je pensais ; qui me dit que je ne suis pas assise sur quelconque semence.... je retire immédiatement cette pensée de mon esprit ! Je prends un mouchoir, et non sans mal, tente de me rapprocher de lui pour essuyer le sang. Je suis surprise quand il a un léger sursaut à mon geste, ne me dite pas qu'il n'a pas l'habitude qu'une fille prenne soin de lui. On arrive devant notre immeuble on sort tous les deux de sa voiture et monte les escaliers sans dire un mot, c'est quand je remarque qu'il est quatre heure du matin que soudain la fatigue refait surface. On arrive dans l'appartement Théo est dans la cuisine et je suppose que Clara dort.
-Enfin vous rentrés les tourtereaux !
S'exclame Théo.
Je me sens rougir tandis que Tony se vexe qu'on soit affligé de ce surnom et soudain il me frappe l'épaule avec force en disant :
-Elle là ! Tu parles je l'aime pas cette meuf.
Je me sens blessée après ces mots donc tout ce qui s'est passé entre nous nos moments d'intimidé c'était de la comédie ? Tony part dans sa chambre et Théo aussi alors je fais de même me remet en pyjama et me glisse sous ma couette c'était sans compter Tony qui dix minutes plus tard toque à ma chambre l'air triste comme un chien battue me demandant de dormir avec moi. Même si je n'ai qu'une envie c'est de le rejeter après ce qu'il a dit j'ai aussi besoin de compagnie donc accepte. Il vient se glisser sous mes draps et ne se gêne pas pour se faufiler dans mes bras, je dois avouer que cette sensation me fait du baume au cœur et que je ne me passerai jamais de sa chaleur. Mais cinq minutes plus tard nous sommes surpris par Clara.
-Ah... Ah... vous... vous...
Clara ne trouve pas ses mots et bégaie, tandis que Tony part à toute vitesse dans sa chambre, en claquant toutes les portes, bien évidemment !
-Non il y a rien entre nous, on voulait juste parler de ce qui c'était passé tout à l'heure et si tu veux tu peux rester.
Clara ne cherche pas à comprendre, je pense qu'elle a d'autre chose à penser et ceci m'arrange et elle vient se coucher à côté de moi, je peux enfin me laisser aller dans les bras de Morphée, malgré cette nuit plus qu'agitée.
***
Le soleil sur ma peau me réveil en douceur : nous sommes samedi d'après, la semaine est passé à tout vitesse tellement j'avais de cours. Le week-end dernier avait été plus que fatiguant, après tous ces événements; je me rappelle que le lendemain on s'était tous levé vers quatorze heure, personne ne s'étaient parler jusqu'au lundi matin. Clara et moi avons passées pas mal de temps ensemble, elle m'a montrée leur salle de sport où tous les jours je l'accompagne une heure sauf les week-end, et ses blessures se sont guéris, il reste encore quelque marque mais ça va mieux tout de même ; je n'ai pas beaucoup vue Théo il travaille dur en ce moment une nouvelle collection est sortie, mais les rares fois où je l'ai vue il était aimable et gentil avec moi, c'est même grâce à lui que j'ai pu récupérer ma voiture. Tony lui m'a royalement ignoré tout la semaine, je n'avais le droit qu'à des coups d'épaules brusques si j'étais sur son chemin, et aucune parole même quand je lui posais des questions : ce type me tape sur les nerfs ! Pourtant j'ai une multitude de questions à lui posé : où a-t-il eu cette arme ? Que lui a dit sa sœur pour qu'il soit si triste ? Qu'est-ce que je lui ai fait pour qu'il agisse de la sorte avec moi ?... Question qui resteront sûrement sans réponse vue qu'il ne me parle plus ! C'est mon deuxième week-end ici, et Clara à prévue du shopping cette après-midi avec deux amis à elle et moi ; je suis contente qu'elle met proposer ! Dans deux semaines mes parents viennent me rendre visite pour la première fois, je les appelle souvent et j'ai hâte qu'il découvre mon petit monde. Je me lève et remarque le ciel couvert, je comprends mieux pourquoi aller s'enfermer dans un centre commercial aujourd'hui, comme à mon habitude je cherche un sweat à mettre, j'ai toujours un peu froid quand je me lève ; je remarque celui de Tony poser sur ma chaise de bureau, je ne lui ai même pas rendu... Je décide de tout de même de le mettre après tout ce n'est qu'un pull. Je rejoins les autres dans la cuisine, je remarque que Clara range son petit déjeuner, elle me salue en vitesse avant d'aller se préparée ; je n'ai pas croiser Théo encore mais je suppose à entendre la musique qui sort de la salle-de-bain qu'il est à la douche. J'ouvre le frigo et attrape la bouteille de lait, soudain on me tire le sweat de manière à ce que je recul, je me retrouve coller à quelqu'un ; je lève la tête en arrière et remarque que c'est Tony. Il se fiche de moi ? Je me retourne et lui fais volte-face avec un regard noir.
-Alors on pense toujours à moi ?!
Me lance-t-il en désignant le sweat.
Je manque de m'étouffer avec la pauvre petite goutte de lait que j'ai avalée, je lui lance un rire après c'est propos ; je vois bien que ça le déstabilise que je réagisse de la sorte. Il pensait quoi que j'allais fondre sur place à la vue de son magnifique corps d'athlète, je me sens rougir... NON ! Faut que je reste concentrée.
-Tu veux quoi couillon ?
Je lui demande en le dédaignant.
Il est surpris que je lui parle ainsi on dirait, mais a-t-il vraiment cru qui pouvait m'ignorer quand il veut et me parler quand il veut ? Je ne suis pas son jouet !
-Ça te dirai d'aller...
Il bégaie et se gratte l'arrière du crâne, pour la première fois il a peu d'assurance.
-De venir avec moi faire un truc..?
Je manque de m'étrangler une nouvelle fois, non mais je rêve !
-Euh, j'ai des choses de prévue je ne peux pas, et puis aussi tu ne peux pas venir repartir, me parler et m'ignorer quand bon te semble ; je ne suis pas ton joujou Tony !
Je recommence à être mauvaise alors je décide de partir me préparée.
Il me lance un regard surpris et désolé pendant que je file dans ma chambre. J'enfile un jean vu le temps couvert avec un petit chemisier à fleur, je laisse mes cheveux détachés et me maquille plus qu'à mon habitude mais pas trop non plus. Clara me rejoins dans ma chambre fière comme un paon de sa tenue. Je dois avouer que ce pantalon et ce haut lui vont à ravir ! On papote quelques minutes avant de partir dans le salon, pour attendre ses deux amis.
-Vous allez où ?!
Nous agresse limite Tony quand il nous voit arriver dans le salon.
-On va faire du shopping entre copines ! Cliché, mais très amusant !
Lui réponds Clara en bougeant ses magnifiques cheveux.
Tony se lève du canapé et me fait volte-face, ses yeux me scrute de la tête aux pieds, il entre ouvre la bouche un esquissant un petit sourire de désir ; avant de reprendre son air moqueur et froid.
-T'as une gueule de tableau.
Il me lâche sèchement avant de partir en me donnant un coup d'épaule.
Ce mec est une enflure ! Clara me fixe désespérer avec un petit rire.
-C'est sa manière à lui de dire que tu es trop maquillé, il n'aime pas les filles avec trop de maquillage il les préfères naturelle. Mais t'occupe pas de lui il est jaloux car il s'est qu'il n'aura jamais une nana comme toi dans son lit.
Me lance Clara avec un petit sourire complice.
La sonnette retentit dans tout l'appartement et Clara part ouvrir. Derrière la porte je reconnais étonnement Pauline et Valentin accompagné d'un autre couple que je ne connais pas.
-Pauline, Valentin !
Je m'étonne en partant les serrant en vitesse dans mes bras.
-Vous vous connaissez ?
Demande Clara.
-Oui on est dans la même classe Mathilde et moi.
Annonce Pauline.
-Et bien alors je n'ai qu'à te présenter Floriane et Kevin !
On se présente, et j'avais bien déduit ils sont en couple. Tony arrive dans l'entrée habillé et accompagné de Théo. Il salut d'une poigne de main Valentin et Kevin.
-Vous allez où ?
Demande Clara.
-Vous faites une journée fille et bien nous une journée mec !
S'exclame Tony comme s'il cherchait à nous provoquer.
-OK !
Réponds Clara.
On descend tous les huit du bâtiment et les garçons montent dans la voiture de Tony, et nous les filles on décide de prendre celle de Clara. On arrive au centre commercial il est immense et propose beaucoup de magasin, je dois avouer qu'au début je mettais fixer un budget mais avec les économies que j'ai faite trois été de suite j'ai bien le droit de me faire plaisir. Nous avons passées l'après-midi, dans le centre commercial, quatre heures, j'ai les jambes en compote et les bras engourdie à cause de mes sacs ; mais nous avons vraiment bien rigolé et je pense que je suis intégrée dans leur petit groupe, du moins je l'espère. On charge le coffre, et Clara reçoit un appel de Théo qui nous demande de les rejoindre à une terrasse, Clara accepte ; moi qui rêvait de mon lit c'est foutue ! Il est dix-sept heure trente. On arrive à la terrasse et les garçons sont déjà installé, il reste quatre place pour nous. On arrive à leur hauteur et chacun bougent pour pouvoir être à côté ou en face de qui y veut : je me retrouve en bout de table à côté de Tony et face à moi Clara qui est à côté de Théo. On passe commande pour les boissons, j'ai pris un sex on the beach ça fait si longtemps que je n'en ai pas bu ! On parle tous ensemble quand soudain, sous la table, je sens les doigts de Tony caresser ma cuisse et malgré mon jean ce contact me fait frissonner ; je dois avouer que j'ai eu un léger sursaut. Je le regarde, il est concentré sur sa conversation avec Kevin à côté de lui, il me tourne le dos mais ne quitte pas ma cuisse. Soudain il plante son regard dans le mien avec un petit sourire, je ne saurais dire ce qu'il ressent. Mais ce petit moment est stopper net par un liquide gelée qui me coule sur le chemisier, je pousse un léger cri à ce froid qui vient s'entrechoquer à ma peau chaude. Je regarde et le serveur me regarde avec un petit sourire satisfait, son visage me dit quelque chose. Quand tout le monde le regarde il commence à faire le désolée comme s'il ne l'avait pas fait exprès.
-Oh je suis vraiment maladroit !
Sa voix me provoque une terrible sensation dans les tripes, c'est lui il est là, il m'a retrouvé, comment ?
Flashback:
-Aller arrête de faire ta coincée et laisse toi faire, tu vas aimer ! Et puis tu es obligé tu es ma copine tu sers à ça !
Il aborde un sourire satisfait pendant que je me débats de toutes mes forces.
Fin du flashback.