EPISODE 1
--- Maria, tu es encore dans cet état ?
--- Il me manque Gény.
--- Je le sais mais il n'en vaut pas la peine.
--- Comment a-t-il pu me faire ça ? Le jour de notre mariage en plus.
--- Il avait tout préparé ma belle. Essaye d'oublier, ça fera 1an.
--- Tu as raison mais j'ai besoin du temps.
--- D'accord. Je suis là, tu le sais.
--- Merci ma best.
Nous nous trouvons dans la capitale économique du Cameroun plus précisément au quartier makepè petit pays d'où vivait ADA Mariana, orpheline de mère.
N'ayant pas connu son père, elle avait toujours vécu avec sa maman jusqu'à l'âge de 10ans. Très malade, cette dernière rendit l'âme. Cette situation avait été traumatisante pour Mariana qui avait été placée dans un orphelinat.
Intelligente, combattante, elle ne se laissait pas faire par les difficultés de la vie. Elle réussissait à tous ses examens avec mention.
11ans plus tard, elle avait pu ouvrir une parfumerie grâce à la mère supérieure qui était comme une deuxième mère pour elle.
Elle avait quitté l'orphelinat pour vivre dans un studio moderne.
Voilà comment elle rencontra Gény, une de ses meilleures clientes et avec le temps, sa meilleure amie.
Cette dernière était une amie en or. Elle était âgée de 2ans que Mariana, vivait dans un appartement chic avec son petit ami Michel à kotto.
Elles connaissaient tout sur l'une et l'autre. Mariana avait eu une rencontre qui avait chamboulé sa vie, son amie Gény essayait de part et autre pour la réconforter. Chose difficile, elle laissa du temps à Mariana de guérir petit à petit.
À l'époque de cette tragédie, Mariana venait d'avoir ses 22ans et aujourd'hui, elle en a 23.
--- Maria comment vas-tu ?
--- Je suis en vie Michel et toi ?
--- Non j'aime pas des réponses pareilles. Je sais que ça ne va pas mais sache que Gény et moi serons toujours là pour toi.
--- Merci à vous dit-elle en souriant.
--- Je culpabilise beaucoup. Je sais que si J'étais là, il n'allait pas s'en sortir aussi facilement.
--- Non. Ne te reproche de rien. Il faut que je rentre.
--- Bb je vais la raccompagner.
--- Ok mon ange. Bonsoir Maria.
--- Bonsoir mich.
Gény avait laissé sa copine devant sa porte. ADA avait pris son bain puis s'était installée devant la télévision.
La sonnerie la fit sursauter. Elle alla voir qui s'était et tomba sur un jeune homme.
--- Salut
--- Salut. Que puis-je faire pour vous ?
--- Je cherche Daniel.
--- En face là, c'est sa porte.
--- Merci.
En voulant refermer sa porte, il répliqua...
-- Moi c'est Bruno.
--- Okay.
--- Et vous... ?
--- Vous cherchez Daniel alors, que me voulez-vous ?
--- Juste faire connaissance. Daniel m'a indiqué ici mais j'ai toqué à votre porte pour me renseigner. Lorsque vous avez ouvert, j'ai été éblouit par votre beauté.
--- Frangin. Comment vas-tu ? Dit Daniel en ouvrant sa porte.
--- Bonne soirée lança Mariana.
Daniel avait fait entrer son ami mais ce dernier n'arrêtait pas de penser à Mariana.
--- Heo tu me suis ? Bruno !
--- Oui tu disais ?
--- Tu étais dans quel monde ?
--- Le monde de ta voisine. Elle est trop canon.
--- Ça oui, elle l'est. Ne me dis pas que tu es tombé sous son charme.
--- On ne peut pas encore dire ça mais elle est super bien foutue.
--- Elle est l'une de mes voisines que j'apprécie. Simple, respectueuse, calme.
--- Parle-moi plus d'elle.
--- C'est une femme très discrète donc je ne connais pas grand-chose d'elle.
--- Je vais l'aborder.
--- Okay. Comme tu veux.
Du côté de Mariana, elle se remettait peu à peu. Elle se donnait dans son commerce qui marchait comme elle le voulait.
Un jour, alors qu'elle était en plein compte, Bruno entra dans sa boutique, très étonné de la voir, il s'avança vers elle tout souriant.
--- Bonjour.
--- Bonjour Monsieur. Faites le choix et venez me montrer le produit pour que je puisse mieux vous conseiller.
--- Vous ne me reconnaissez pas ?
--- Je devrais ?
--- C'est moi, Bruno.
--- Ça ne me dit rien.
--- L'ami de votre voisin Bruno.
--- Ah oui. Je suis désolée. Prenez place.
--- Merci dit-il en s'asseyant.
--- Que puis-je faire pour vous ?
--- Je veux un parfum homme et une greffe brésilienne.
--- J'ai ce qu'il vous faut. Bleu de Channel, il est doux et...
--- Doux comme vous.
--- Euh...bon je disais que c'est un des meilleurs parfums. Pour la greffe, vous la voulez courte, moyenne ou longue pour votre compagne ou sœur...
--- Faites le choix. C'est pour vous que je l'achète.
--- Pardon ?
--- Je vous l'offre.
--- Désolée mais je ne peux pas.
--- Pourquoi ?
--- On ne se connait pas et vous voulez me l'offrir comme ça ?
--- Ouais comme ça et on se connait. On s'est déjà vu.
--- Non, on se remarque.
--- Je vais prendre deux bleu de Channel, vous gardez une greffe de votre choix et je veux un RDV. Tenez et gardez la monnaie.
--- Vous ne vous gênez pas.
--- Voici ma carte. Lorsque vous serez prête appelez-moi. Je laisse les parfums ici, vous me les apporterez. À ce soir dit-il en tournant le dos.
--- Mais pour qui se prend-il celui-là ? Aucune formule de politesse, rien du tout. Humm Yvonne !
--- Oui Madame.
--- Je vais faire les achats. S'il te plaît à 17h, tu fermes et tu viens me donner les clés chez moi.
--- Comptez sur moi madame.
Elle se rendit dans au supermarché Santa Lucia de Bonamoussadi. Elle se sentit épier. Elle sortait en courant car elle avait remarqué un homme avec des lunettes et une casquette qui la suivait, elle tomba sur Bruno.
--- Mais faites attention demoiselle.
--- Ah désolée Monsieur.
--- Oulala quelle surprise. Finalement, aujourd'hui c'est mon jour de chance.
--- Encore vous ? Vous me suivez ou quoi ?
--- Non. Je viens faire les achats.
--- Okay.
--- Pourquoi courez-vous ainsi ?
--- Cet homme me suit dit-elle en lui montrant la direction de l'homme en question.
--- Hey ! Qui êtes-vous ? Hey je vous parle hurla Bruno.
L'homme se mit à courir. Bruno voulut se mette à sa poursuite mais Mariana l'en empêcha.
--- Mais on doit savoir la raison pour laquelle il vous suivait.
--- Non. Ça va. En le suivant, il peut vous amener dans un couloir.
--- Vous vous inquiétez. C'est mignon.
--- Je ne m'inquiète pas. Bonsoir.
--- À ce soir ma douce.
A suivre...
EPISODE 2
En soirée, Yvonne avait remis les clés de sa patronne. Mariana n'avait pas honoré le RDV que Bruno lui avait fixé.
Après avoir pris sa douche, elle se mit au lit. C'est très tôt, qu'elle se rendit dans sa boutique.
À sa grande surprise, elle aperçut une voiture bleue garée devant sa propriété. Curieuse, elle s'approcha et su qu'il s'agissait de Bruno. Ce dernier descendit de son véhicule avec des verres qu'il enleva en se tenant devant elle.
Très élégant, charismatique et bien habillé, les femmes qui passaient n'arrêtaient pas de le dévisager, on dirait qu'elles observaient une star de cinéma.
--- Bonjour.
--- Bonjour.
--- Vous n'avez pas honoré mon RDV. Puis-je savoir la raison ?
--- je n'en avais pas envie.
--- Je ne suis pas à votre goût ?
--- Ça n'a rien à y voir ?
--- Juste un RDV. Ce n'est pas comme si j'allais vous tuer.
--- Vous récupérez vos parfums une fois ?
--- Vous me les donnerez ce soir.
--- N'insistez pas avec ce RDV.
--- Je n'abandonne jamais lorsque je veux une femme ou quelque chose.
--- Je ne viendrai pas.
--- S'il vous plaît, juste un RDV. Si vous n'êtes pas satisfaite, alors je ne vous dérangerai plus.
--- .............
--- S'il vous plaît.
--- Non.
Mariana s'était rendue dans sa boutique laissant Bruno devant sa voiture.
Vers 14h, il n'était toujours pas parti. Yvonne alla avertir sa patronne toute en souriant.
--- Madame.
--- Oui Yvonne.
--- Monsieur qui est beau là est encore là.
--- Lequel ?
--- Le monsieur qui a la voiture bleue qui ressemble aux acteurs qu'on voit à la télévision.
--- Yaaaa Yvonne. Ok je m'occupe de lui.
Elle avait confié son client à Yvonne. Quant à Bruno, il était confortablement assis dans sa voiture à suivre de la musique. Lorsqu'il aperçut Mariana, il se mit à sourire.
--- Que faites-vous encore là ?
--- Je ne bougerai pas d'ici tant que je n'aurai pas mon RDV.
--- Mince !
--- Montez s'il vous plaît.
--- Non.
--- Pourquoi vous êtes sur la défensive ? Je ne vais pas vous manger. Juste quelques minutes puis je m'en irai.
--- Okay. Quelques minutes.
Il ouvrit la portière et elle monta. Il l'observait et sourit. Elle était gênée par la façon dont il la dévisageait. Ils étaient silencieux jusqu'à ce que Bruno rompre ce Silence.
--- On vous a déjà dit que vous êtes plus jolie lorsque vous êtes en colère ?
--- Oui, plusieurs fois.
--- Avec votre petite bouche.
--- Hum.
--- Je dois aller travailler mais avant, acceptez mon RDV s'il vous plaît.
--- Après ça, vous me laisserez en paix ?
--- Oui.
--- Okay.
--- À 20h, je viens vous chercher. Cela vous va ?
--- Oui.
--- Merci. Bon il faut que je m'en aille.
--- D'accord.
En descendant de la voiture, son amie Gény venait lui rendre une petite visite et l'avait aperçu. Elle alla attendre Mariana dans sa boutique.
À peine entrée, les cris de sa copine se faisaient entendre.
--- ikiiiiiiii éwouéééé ma copine.
--- Ekié Pourquoi cris-tu ?
--- Je t'ai vu.
--- Faire quoi ?
--- L'homme avec qui tu étais, qui est-ce ?
--- Ah c'est un homme-là.
--- Un homme-là hein ? Pourtant tu étais dans sa caisse.
--- Gény, il y'a rien.
--- En tout cas, je reste calme. Toi-même tu viendras me dire. S'il te plaît donne-moi deux parfums scandale et deux Black opium. Les grands modèles.
--- Ash ma co merci pour la recette.
--- De rien chérie.
En soirée, elles fermèrent la boutique et chacune rentra chez elle.
Arrivée, chez elle, Mariana avait pris sa douche puis avait opté pour un pantalon dame noir, un démembré noir et un veston bleu accompagné des escarpins également de la même couleur que le veston qui allait avec sa pochette noire. Avec sa belle chevelure noire, elle passa du babilis et les envoya tout derrière. Maquillage léger, vue qu'elle n'était pas vraiment fan du maquillage, elle appliqua juste du mascara, du noir et pour terminer du rouge à lèvres vif.
Sa sonnerie retentit vers 19h30. Elle alla ouvrir, Bruno était là, toujours avec son magnifique sourire.
--- Je sais que je suis en avance.
--- Pas grave. Nous pouvons y aller.
Il l'amena au Mutalako à Deido. Elle avait apprécié les lieux et surtout les chanteurs en live. Tout était nickel.
--- Vous aimez ? Questionna Bruno.
--- Oui. C'est magnifique. Vous avez du goût.
--- J'aime beaucoup venir ici.
--- Je comprends pourquoi. C'est vraiment beau.
--- J'aime votre tenue. Vous êtes très élégante.
--- Merci. Moi j'aime votre chemise. De plus, j'aime voir un homme avec du rose bonbon.
--- Merci bien...euh
--- Quoi donc ?
--- Vous ne m'avez jamais donné votre prénom.
--- Mariana mais tout le monde m'appelle Maria.
--- Jolie prénom.
--- Merci.
--- Commandons.
Ils avaient passé leur commande. Quelques minutes tout était là. Il y'avait une bonne atmosphère. Après le repas, les deux se regardèrent. Bruno voulait qu'elle engage la conversation mais c'était peine perdue.
--- Vous ne parlez pas beaucoup.
--- Euh... je n'ai pas grand-chose à dire.
--- Vous êtes belle. J'aime votre nez.
--- Merci. Ah j'allais oublier. Voici vos parfums.
--- Merci.
--- Parlez-moi de vous.
--- Que voulez-vous savoir ?
--- Tout.
--- Je m'appelle ADA Mariana, j'ai 24ans, je vis seule, je suis commerçante.
--- Vous êtes le quantième enfant de vos parents ?
--- Le seul enfant.
--- Votre père n'en voulait plus ?
--- Je n'ai jamais connu mon père.
--- Oh je suis navré.
--- Ça va.
--- Votre mère est une femme forte car elle vous a élevé toute seule. J'ai beaucoup du respect pour des femmes qui se battent ainsi, sans le géniteur à leur côté. J'aimerai bien la rencontrer un jour.
--- Impossible.
--- Pourquoi ?
--- Elle est décidée lorsque j'avais 10ans.
--- Mariana je suis vraiment désolé. Depuis je ne fais que réveiller de mauvais Souvenirs. Excusez-moi.
--- Ce n'est pas de votre faute.
--- Lorsque vous ressentirez le besoin de rentrer, faites le moi savoir.
--- D'accord.
Ils étaient encore restés car Mariana voulait encore écouter les musiciens jouer.
Vers 22h, ils avaient pris le chemin du retour. Bruno l'accompagna jusqu'à chez elle.
--- Merci d'avoir accepté mon invitation.
--- Merci à vous de m'avoir amené dans ce magnifique lieu.
--- C'était un plaisir.
--- Euh...bonne nuit.
--- Mariana attendez s'il vous plaît.
--- Je...je...en fait. Oufff ... Pouvez-vous me passer votre contact ?
--- Pardon ?
--- Je sais. Je vous ai promis qu'après cette sortie, je ne vous dérangerai plus mais c'est plus fort que moi. J'ai beaucoup aimé votre compagnie.
--- Ah bon ?
--- Oui et votre parfum aussi. Il est très doux.
--- Merci dit-elle en souriant... Okay. Passez-moi votre téléphone.
--- Merci.
--- Voilà c'est bon. Apparemment votre ami n'est pas là.
--- Il a voyagé.
--- Je vois. J'y vais, demain j'ai énormément à faire.
--- Passez une excellente nuit et merci encore.
La soirée c'était passée à merveille. En rentrant chez lui, Bruno n'arrivait pas à s'enlever de la tête le visage de Mariana.
--- Mariana, quelle femme magnifique. Elle me plaît beaucoup, j'aime ce style de femme. Je veux en savoir plus sur elle. Demain j'irai lui rendre visite, oui je le ferai.
1h de temps à parler seul comme un fou, il n'arrêtait pas de sourire au pont où il n'arrivait plus à travailler.
Le lendemain, il se rendit à la boutique de sa dulcinée mais il trouva Yvonne.
--- Bonjour demoiselle.
--- Bonjour Monsieur.
--- Votre patronne sera là ?
--- Non monsieur. Elle déménage aujourd'hui.
--- Ah je ne le savais pas. Merci beaucoup demoiselle, vous êtes aimable.
--- De rien Monsieur (aie il est trop beau)
Il fila chez Mariana. Il sonna et appela son numéro maintes fois mais personne ne répondait. Il attendit pendant 30 minutes. Heureusement pour lui, elle était là et très surprise de le voir.
--- Bonjour.
--- Bonjour ma belle. Désolé de venir comme ça sans prévenir.
--- Ça va. Vous avez besoin de quelque chose ?
--- Maria tu ne me présentes pas ?
--- Gény voici Bruno et Bruno voici ma meilleure amie Gény.
--- Enchantée Bruno (pas mal. Ma copine a fait fort ayi)
--- Le plaisir est partagé Gény.
Gény n'arrêtait pas de sourire à sa copine. Cette dernière savait déjà qu'elle allait avoir droit à un interrogatoire venait de Gény lorsque Bruno partirait.
--- Entre mais c'est en désordre. Je suis en train de déménager.
--- Je peux vous aider. En fait si vous le voulez.
--- C'est que...
--- Bien-sûr, on a besoin d'aide répliqua Gény.
--- Okay. J'enlève ma veste puis je m'y mets.
--- Bruno, vous êtes gentil.
--- (Wouai Gény)
--- C'est tout à fait normal Et c'est pour où ?
--- L'immeuble argenté juste à côté.
--- Okay.
--- Je m'avance avec ce carton.
Gény était partit en vitesse, Mariana savait qu'elle l'avait fait exprès pour les laisser.
--- J'aime votre t-shirt.
--- Merci c'est de l'afriture.
--- Oui j'aime. Ça vous va bien. Excusez-moi encore d'avoir débarqué ainsi mais je voulais vous voir.
--- Le déménagement va mettre long donc vous allez me voir toute la journée et peut-être en soirée.
--- Sans soucis. L'essentiel pour moi, est de voir ce magnifique sourire.
A suivre...
EPISODE 3
Tout s'était passé dans de bonnes conditions. Pour remercier Bruno, elle l'invita dans un restaurant. Ce dernier ne trouva pas d'inconvénients au contraire, il était ravie.
--- Alors Bruno, que faites-vous dans la vie ?
--- Gény !
--- Non. Ça ne me dérange pas. Je suis infographiste et j'ai deux imprimeries un à ange Raphaël et le deuxième à akwa.
--- Waouh. Ça ne te dérange pas si je viens dans une de tes imprimeries pour mes billets d'invitation ?
--- Sans soucis et c'est en quelle occasion ?
--- Mon mariage.
--- Waouh ne t'inquiètes pas, moi-même je les ferai et mes employés vont juste s'occuper d'imprimer. Félicitations !
--- Merci. Maria ton copain est cool.
--- Pardon ?
--- Haha haha Je ne suis pas son copain.
--- Ah d'accord.
--- Euh... Bruno je vous remercie pour votre aide. Tout est allé vite grâce à vous.
--- Je vois en prie. J'ai aimé passer la journée avec vous.
--- Pourquoi vous vous vouvoyer ?
Les deux étaient restés silencieux face à la question de Gény. Mariana n'arrêtait pas de botter le pied de cette dernière mais qui faisait semblant de ne rien comprendre.
--- Bon, on va se tutoyer, Je trouve que c'est mieux.
--- Voilà ma copine, c'est ça lança-t-elle avec un large sourire.
--- Pas de problème. En passant j'aime ton appartement, il est spacieux et très beau.
--- Merci.
--- Il faut que je m'en aille. Michel est déjà à la maison.
--- Fais lui un coucou de ma part.
--- Okay chérie. Prochainement Bruno et bonne soirée.
--- Merci Gény, meilleur à toi.
Une fois de plus, ils étaient restés muets comme des tombes.
--- Maria, tu ne parles jamais.
--- Je parle lorsque j'ai à dire.
--- J'aimerai qu'on fasse plus connaissance.
--- ...........
--- Tu m'intéresses.
--- ..........
--- Dis quelque chose s'il te plaît, n'importe Quoi.
--- Je ne pense pas que ça soit une bonne idée.
--- Pourquoi ?
--- Juste comme ça.
--- Ou bien tu as déjà un homme dans ta vie ?
--- Non.
--- As-tu eu une déception ?
--- ..........
--- C'est pour cela que tu ne veux pas me donner une chance de te connaître ?
--- Bruno, je n'ai pas envie d'en parler.
--- En parle, ça te fera du bien.
--- Non. C'est douloureux. Il faut que je parte.
--- Je t'accompagne.
--- Non. La maison est à quelques pas.
--- Rien ne pourra m'empêcher de t'accompagner.
--- Tu es têtu.
--- Ça, je l'affirme.
Ils marchaient, lorsqu'une forte pluie s'était abattue. Ils s'étaient abrités devant une boulangerie. Vue que Mariana avec un t-shirt, Bruno avait enlevé sa veste pour la recouvrir avec.
--- Ça va un peu ? questionna Bruno.
--- Oui. Merci.
--- Tu veux absolument rester ici sous le froid ?
--- En fait c'est que...
--- Entrons, il y'a des places.
--- D'accord.
Ils avaient pris place et commandé des boissons chaudes. Mariana de rendit dans les toilettes. Lorsqu'elle voulut ressortir, un homme l'en empêcha.
--- Que fautes vous là ? Ce sont les toilettes des femmes.
--- Je veux te parler.
--- Mais...tu... n'avais...pas ... quitté. Le pays ? Lança-t-elle en tremblant.
--- Non en fait c'est une longue histoire. Chérie aide moi.
--- Qui chérie ? Tu sais à quel point j'ai souffert ? Si Gény et Michel n'étaient pas là qu'allais-je devenir ?
--- Ma poupée, tu sais que je t'aime. J'ai besoin d'argent.
--- Va-t'en d'ici si tu ne veux pas que je crie.
--- Enlève aussi ta plainte. Je suis obligé de me cacher. Je t'en prie aide moi.
--- Lâche moi.
--- Non. Parlons d'abord.
--- LÂCHE MOI. AU SECOURS.
Il avait mis sa main sur sa bouche pour l'empêcher de crier.
--- Tu sens toujours aussi bon ma fleur.
--- Lâchez la.
Bruno venait d'intervenir à l'aide d'un coup de poing. Une femme qui se rendait aussi sur les lieux, était tombée sur la scène et avait immédiatement alerté la sécurité.
Malheureusement, l'homme s'était enfuit par la fenêtre des toilettes.
--- Madame ça va ?
--- Oui.
--- Maria, viens-je te raccompagne.
--- Oui c'est mieux.
--- Il pleut toujours.
--- Toi tu peux rester mais moi je rentre même si c'est sous la pluie.
--- Je viens avec toi. Quel idiot d'avoir oublié ma voiture.
--- Je suis désolée, c'est de ma faute. Tout ça parce que j'ai voulu qu'on marche un peu avec Gény.
--- Le fait est déjà là. Viens dit-il en lui tenant la main.
Arrivés à l'appartement, Elle donna une serviette à Bruno pour qu'il puisse se sécher.
Vers 23h, il demanda la route. Chose que Mariana avait catégoriquement refusé.
--- Attend demain. Il se fait tard et il est 23h.
--- J'ai beaucoup à faire demain.
--- C'est toi le boss nor ?
--- Oui.
--- Voilà. Bon tu dormiras dans la deuxième chambre.
--- Pas de soucis. Merci.
--- De rien.
--- Dis.
--- J'écoute.
--- Connais-tu cet homme ?
--- Lequel ?
--- Tu sais de qui je parle.
--- ...Un peu.
--- Tu veux bien m'en parler ?
--- Je suis épuisée. Passe une bonne nuit.
--- Meilleure à toi.
Bruno n'arrivait pas à dormir. Il tournait sur lui-même. Il repensait à cet homme. Il eut Soif et se rendit à la cuisine.
Lorsqu'il passa devant la porte de Mariana, il l'entendit pleurer.
--- Mariana.
--- Oui Bruno tu ne dors pas ? Dit-elle en essuyant ses larmes.
--- Non. Pourquoi pleures-tu ?
--- Je ne pleure pas.
--- Puis-je entrer ?
--- Oui.
--- Hum. Regarde-toi et tu veux me faire croire que tu n'es pas en larmes ?
--- Ce n'est rien.
--- C'est à cause de cet homme n'est-ce pas ?
--- Oui mais je ne veux pas en parler.
--- Je comprends.
Il la prit dans ses bras. Ils s'étaient endormis ainsi sans s'en rendre compte.
Le matin, elle chercha Bruno mais il était introuvable. Elle descendit et ne trouva pas sa voiture.
Elle appela urgemment son amie Gény qui s'empressa de venir.
--- Dis-moi ma copine. Qu'est-ce que tu as ?
--- Ben est revenu.
--- Pardon ? Revenu comment ? Il n'avait pas quitté le pays ?
--- Si mais il est bien de retour et apparemment il a eu un problème qui l'a fait revenir ici.
Elle lui avait raconté comment il l'avait coincé dans les toilettes et l'intervention de Bruno et de l'argent de sécurité.
--- Fais attention ma sœur. Je vais en parler avec Michel.
--- Okay merci.
--- J'apprécie bien Bruno.
--- Tu ne vas pas recommencer.
--- Je suis Sérieuse et ça se voit que tu lui plais.
--- Hum.
--- T'a-t-il déjà fait des avances ?
--- Pas vraiment. En fait indirectement.
--- Et qu'en penses-tu ?
--- Je ne veux pas m'attacher à quelqu'un maintenant ?
--- Un jour ou l'autre tu devras le faire. Une belle, jeune femme comme toi ne va pas rester seule toute sa vie.
--- Si je peux.
--- Arrête ça. Je serai toujours reconnaissante envers toi. Grâce à toi, j'ai un homme merveilleux dans ma vie.
--- Et Pourquoi ?
--- Toi tu l'as peut-être oublié mais pas moi. Michel était très amoureux de toi mais puisque tu connaissais mes sentiments envers lui, tu m'as donné ta place.
--- Je ne t'ai pas donné ma place voyons. Il s'est juste rendu compte que c'est toi qui lui fallait.
--- Même si tu nies, je sais que tu lui as parlé de moi, je sais que tu es intervenu
--- Ne repense plus à ça et moi, je ne l'aimais pas comme un homme mais plutôt comme un ami. Michel est mon ami et toi ma sœur.
--- Je t'aime maria.
Lorsque Mariana a connu Gény, elle avait pour meilleur client Michel qui était tombé sur son charme. Il lui faisait des avances mais elle ne le voyait que comme un ami.
Gény et Michel s'étaient croisés à maintes reprises dans la boutique de Mariana. Gény en est tombée amoureuse, Mariana l'avait bien remarqué mais sachant que Michel avait des sentiments pour Mariana, Gény le cachait.
Mariana avait donné Un RDV aux deux. À leur grande surprise, elle n'était pas venue et s'étaient retrouvés à deux. Voilà comment ils eurent fait connaissance.
Au fur et à mesure, ils avaient entamé une relation qui avait conduit à leurs fiançailles.
--- Ma sœur, si tu n'étais pas là, je ne saurai ce que je serai devenue. Merci encore. Dit Mariana.
---- Ne me remercie pas. Les sœurs sont faites pour ça.
--- Oui tu as raison.
--- Ma puce, je dois rentrer.
--- Okay ma belle. À demain.
--- Demain chérie.
Les deux amies s'étaient enlacées.
En soirée après avoir pris son bain, elle lisait sur Facebook une de ses pages préférées THE MYSTERY OF THE STORIES, une histoire très captivante. Elle reçut un appel qui interrompue sa lecture.
Au téléphone
--- Allô mon beau.
--- Hey princesse comment vas-tu ?
--- Bien et toi ?
--- Pas mal. Tu es certaine que tout va bien ?
--- Humm je sais que Gény t'a déjà tout raconté.
--- Effectivement. Je vais enquêter et voir pour quelle raison il est au pays et crois moi je vais le coincer.
--- Merci Michel.
--- C'est normal. Mon ange m'a dit que tu as un nouvel homme. C'est vrai ?
--- Non ah Gény, elle veut déjà accélérer les choses. Ce n'est pas vrai.
--- Hahahahaha sinon si tu te sens prête, fonce. Tu sais que tu pourras toujours compter sur ton couple préféré.
--- Ah ça, je le sais.
--- Bon je te laisse. Passe une bonne nuit.
--- Bonne nuit.
Fin de la conversation
Elle était retombée en vitesse sur son téléphonie pour terminer son épisode.
--- Mince qui écrit même les histoires ci. Ce qui m'énerve est que je ne sais pas si c'est un homme ou une femme, je vais l'écrire. En tout cas THE MYSTERY OF THE STORIES, je saurai ce soir si tu es un mâle ou une femme.
Le lendemain, elle était déjà dans sa boutique. La journée avait bien débuté car elle avait eu énormément de clients.
Plus tard, elle pensa à Bruno car il n'avait pas fait signe. Gény entra et observa Mariana car elle n'avait pas remarqué sa présence.
--- Maria.
--- ........
--- MARIA !
--- Oui chérie. Tu es là depuis ?
--- Mama ! Qui occupe tes pensées ainsi ? Au point où tu ne remarques même pas ma présence ?
-- Rien de bon.
--- Menteuse. Je suis sûre que c'est Bruno.
--- Hum. Oui mais ce n'est pas ce que tu penses.
--- Vous ne vous êtes pas vus hier ?
--- Non.
--- Tu veux le voir ?
--- Je ne sais pas.
--- Allons alors le voir.
--- J'ai dit que je ne sais pas.
--- Accompagne moi, je dois me rendre à son imprimerie pour les billets de mariage. Arrivées je vais l'appeler.
--- C'est ça même. Belle excuse.
--- Hahahhaha.
--- Yvonne. Gère la boutique à mon absence.
--- Pas de soucis Madame.
Les deux amis s'étaient mise en route. Arrivées sur les lieux, Gény l'appela et il envoya un employé les chercher.
Elles étaient loin d'imaginer qu'un individu masculin les avaient suivis.
A suivre...