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Nausées Matinales: Le Prix de la Trahison

Nausées Matinales: Le Prix de la Trahison

Auteur:: Moon
Genre: Romance
Les nausées matinales. Depuis des semaines, elles rappelaient à Adèle le miracle qui grandissait en elle, fruit de trois années de combats, d'injections et d'espoirs déçus. Mais la photo Instagram de Camille, l'assistante de son mari Pierre, a tout fait basculer. « Trois ans de bonheur. Mon amour. » Trois ans. Le temps de leur propre combat. Le monde d'Adèle s'est effondré. La nausée est revenue, plus violente que jamais, celle de la trahison. Elle s' est vue dans le reflet du couteau, au restaurant, et elle a compris. Pendant qu'elle vomissait la douleur, il célébrait son amour. Une colère froide et pure s'est emparée d'elle. Elle ne pouvait plus être cette femme en attente. « Papa ? C\'est moi. » « Je rentre à la maison. En Bourgogne. » Puis, le numéro de la clinique de fertilité. « Je m\'appelle Adèle Dubois. Je voudrais annuler ma grossesse. » Le choc. L'incompréhension face à sa décision. « Mon mari n\'a pas besoin de le savoir. Et ma décision est prise. » Elle a signé les formulaires, sans une larme. Chaque pas l'éloignait de cette vie, de cette Adèle faible. Le sacrifice de l'enfant tant désiré. Le prix à payer pour renaître. Puis, le message de Camille. « J\'ai vu que tu avais arrêté de me suivre sur Instagram. Je suis vraiment désolée si ça t\'a blessée. » La lâcheté. L'hypocrisie. L'appel. « Pierre est comme un grand frère pour moi. » « Un grand frère qui t\'offre des dîners et que tu appelles \'mon amour\' ? » Le mensonge, l'insulte à son intelligence. « Garde ta pitié et tes excuses. Ça ne marche pas avec moi. Plus maintenant. » Raccrocher. Bloquer. Une satisfaction immense. Coincée à Paris par le destin, Adèle a dû affronter Pierre. La découverte de la clé de Camille. Leurs chuchotements. « Elle est en bas de l\'immeuble. Elle t\'attend. » Et puis, sous son regard de la fenêtre, le baiser de Pierre et Camille. Le coup de grâce. Plus de doutes. La vérité, crue et laide. La douleur a disparu. Une certitude froide comme l'acier. Il était temps de se battre. Et de détruire. Elle a serré le tire-bouchon de son grand-père. Pierre pouvait garder Paris et sa pute. Elle, elle allait reprendre ce qui lui revenait de droit. Son nom, son héritage, et sa vie.

Introduction

Les nausées matinales.

Depuis des semaines, elles rappelaient à Adèle le miracle qui grandissait en elle, fruit de trois années de combats, d'injections et d'espoirs déçus.

Mais la photo Instagram de Camille, l'assistante de son mari Pierre, a tout fait basculer.

« Trois ans de bonheur. Mon amour. »

Trois ans. Le temps de leur propre combat.

Le monde d'Adèle s'est effondré. La nausée est revenue, plus violente que jamais, celle de la trahison.

Elle s' est vue dans le reflet du couteau, au restaurant, et elle a compris.

Pendant qu'elle vomissait la douleur, il célébrait son amour.

Une colère froide et pure s'est emparée d'elle.

Elle ne pouvait plus être cette femme en attente.

« Papa ? C\'est moi. »

« Je rentre à la maison. En Bourgogne. »

Puis, le numéro de la clinique de fertilité.

« Je m\'appelle Adèle Dubois. Je voudrais annuler ma grossesse. »

Le choc. L'incompréhension face à sa décision.

« Mon mari n\'a pas besoin de le savoir. Et ma décision est prise. »

Elle a signé les formulaires, sans une larme.

Chaque pas l'éloignait de cette vie, de cette Adèle faible.

Le sacrifice de l'enfant tant désiré.

Le prix à payer pour renaître.

Puis, le message de Camille.

« J\'ai vu que tu avais arrêté de me suivre sur Instagram. Je suis vraiment désolée si ça t\'a blessée. »

La lâcheté. L'hypocrisie.

L'appel. « Pierre est comme un grand frère pour moi. »

« Un grand frère qui t\'offre des dîners et que tu appelles \'mon amour\' ? »

Le mensonge, l'insulte à son intelligence.

« Garde ta pitié et tes excuses. Ça ne marche pas avec moi. Plus maintenant. »

Raccrocher. Bloquer. Une satisfaction immense.

Coincée à Paris par le destin, Adèle a dû affronter Pierre.

La découverte de la clé de Camille.

Leurs chuchotements.

« Elle est en bas de l\'immeuble. Elle t\'attend. »

Et puis, sous son regard de la fenêtre, le baiser de Pierre et Camille.

Le coup de grâce. Plus de doutes.

La vérité, crue et laide.

La douleur a disparu. Une certitude froide comme l'acier.

Il était temps de se battre. Et de détruire.

Elle a serré le tire-bouchon de son grand-père.

Pierre pouvait garder Paris et sa pute.

Elle, elle allait reprendre ce qui lui revenait de droit. Son nom, son héritage, et sa vie.

Chapitre 1

Les nausées matinales étaient une torture.

Adèle se penchait sur la cuvette des toilettes, le corps secoué de spasmes violents. Rien ne sortait, juste de la bile amère qui lui brûlait la gorge. C'était comme ça tous les matins depuis des semaines, un rappel constant et brutal du petit miracle qui grandissait en elle.

Un miracle pour lequel elle avait tant lutté.

Trois ans. Trois longues années de traitements hormonaux, d'injections, de rendez-vous médicaux humiliants et d'espoirs déçus. Trois ans à voir son corps devenir un champ de bataille pour la science, tout ça parce que Pierre, son mari, avait une faible fertilité. Mais ils avaient réussi. La dernière fécondation in vitro avait fonctionné.

Elle était enfin enceinte.

Elle se releva, tremblante, et s'aspergea le visage d'eau froide. Son reflet dans le miroir était celui d'une femme épuisée, les yeux cernés, le teint cireux. Mais au fond de ses yeux, une petite lueur persistait. La lueur de la maternité future, la promesse de diriger un jour le domaine viticole familial en Bourgogne avec son propre héritier.

Elle attrapa son téléphone sur le bord du lavabo, espérant un message de Pierre. Il devait être en pleine dégustation pour un nouveau client important. Elle espérait qu'il penserait à elle, qu'il lui enverrait un petit mot d'encouragement.

Rien.

Par habitude, elle ouvrit Instagram. Et c'est là qu'elle la vit.

La photo.

Une photo publiée par Camille, la jeune et jolie assistante de Pierre. Elle était lumineuse, postée il y a à peine une heure. Sur le cliché, Pierre était assis dans un restaurant étoilé, un sourire radieux aux lèvres. Il ne regardait pas l'objectif, mais la personne qui prenait la photo. Camille. Devant lui, une magnifique côte de bœuf maturée, et il tenait un couteau, s'apprêtant à en couper une tranche pour la personne en face de lui.

La légende sous la photo était simple, mais elle fit l'effet d'un coup de poignard.

« Trois ans de bonheur. Mon amour. »

Trois ans.

Le même nombre d'années qu'ils avaient passées à se battre pour avoir un enfant.

Le monde d'Adèle s'effondra. Le souffle lui manqua, et les nausées revinrent, plus violentes que jamais. Mais cette fois, elles ne venaient pas de sa grossesse. Elles venaient de la trahison.

Elle zooma sur la photo, le cœur battant à tout rompre. Elle reconnut la montre au poignet de Pierre, celle qu'elle lui avait offerte pour leur anniversaire de mariage. Elle vit le reflet de Camille dans la lame du couteau. Elle vit le bonheur sur son visage, un bonheur qu'elle ne lui avait pas vu depuis des années.

Il ne célébrait pas un contrat. Il célébrait son troisième anniversaire avec sa maîtresse.

Alors qu'elle vomissait sa douleur et son désespoir dans les toilettes, lui célébrait son amour pour une autre.

La colère, froide et pure, remplaça le chagrin. Une décision commença à prendre forme dans son esprit, claire et tranchante. Elle ne pouvait plus vivre comme ça. Elle ne pouvait plus être cette femme qui attendait passivement que son mari daigne lui accorder un peu d'attention.

Elle se releva, le visage dur. Elle attrapa son téléphone et composa un numéro qu'elle connaissait par cœur.

« Papa ? C'est moi. »

Sa voix était étonnamment stable.

« Je rentre à la maison. En Bourgogne. »

Il y eut un silence à l'autre bout du fil, puis la voix chaude et rassurante de son père.

« On t'attend, ma chérie. Quoi qu'il arrive. »

Raccrocher fut comme une libération. Elle n'avait plus besoin de l'approbation de Pierre, de son amour, de rien. Elle avait ses racines, sa famille. Et elle avait une décision à prendre. Une décision terrible, mais nécessaire.

Elle chercha le numéro de la clinique de fertilité. La secrétaire répondit d'une voix enjouée.

« Clinique de la Maternité, bonjour ! »

« Bonjour, » dit Adèle, sa voix un glaçon. « Je m'appelle Adèle Dubois. J'ai un dossier chez vous. Je voudrais annuler ma grossesse. »

Il y eut un long silence. La secrétaire, décontenancée, bafouilla.

« Annuler ? Vous voulez dire... reporter un rendez-vous ? »

« Non, » répondit Adèle, chaque mot pesé. « Je veux dire avorter. Mettre un terme à la grossesse. Le plus vite possible. »

La secrétaire était clairement sous le choc. Elle se souvenait de Madame Dubois. Elle se souvenait de ses larmes de joie quand le test s'était révélé positif. Elle se souvenait de son mari, cet homme charmant qui l'accompagnait à chaque étape, lui tenant la main. Comment une femme qui avait tant désiré cet enfant pouvait-elle prendre une décision aussi radicale ?

« Madame, êtes-vous sûre ? C'est une décision très... importante. Peut-être voudriez-vous en parler avec l'un de nos psychologues ? Ou avec votre mari ? »

« Mon mari n'a pas besoin de le savoir, » coupa Adèle. « Et ma décision est prise. Trouvez-moi un rendez-vous. Demain. »

Le lendemain, Adèle était assise dans la salle d'attente de la clinique. L'endroit qui avait été le théâtre de ses plus grands espoirs était devenu le lieu de son plus grand renoncement. Elle était seule. Pierre ne lui avait envoyé qu'un seul message ce matin-là : « Grosse journée, je ne rentrerai pas tard. Pense à bien manger pour le bébé. Bisous. »

L'ironie était si cruelle qu'elle ne ressentit même plus la douleur. Juste un vide immense.

Le médecin la reçut dans son bureau. Il avait l'air grave. Il lui posa les questions réglementaires, s'assura qu'elle n'était pas sous pression. Il se souvenait d'elle, de son parcours, de sa détermination. Il ne comprenait pas.

« Adèle, » dit-il doucement. « Vous avez lutté si fort pour cette grossesse. Êtes-vous absolument certaine de votre choix ? »

Adèle le regarda droit dans les yeux, sans une larme.

« Je n'ai jamais été aussi certaine de toute ma vie. »

Elle signa les formulaires de consentement d'une main ferme. Son nom, sa signature, sur un papier qui effaçait son avenir. Un avenir qu'elle avait cru partager avec Pierre. En sortant du bureau, elle croisa une infirmière qui l'avait suivie pendant tout son traitement. L'infirmière la regarda, les yeux remplis d'une tristesse et d'une incompréhension infinies. Ce regard silencieux était la plus violente des accusations, mais Adèle ne flancha pas.

Elle marchait vers la salle d'opération, seule. Chaque pas laéloignait de sa vie parisienne, de son mariage, de cette femme faible et dépendante qu'elle avait été. Chaque pas la rapprochait de la Bourgogne, de ses vignes, de sa vraie nature.

Elle sacrifiait l'enfant qu'elle avait tant désiré, non pas par haine, mais comme un acte ultime de libération. C'était le prix à payer pour renaître.

---

Chapitre 2

L'intervention était terminée. Adèle était allongée dans une chambre de repos, le corps endolori, l'esprit étrangement calme. Le vide dans son ventre était immense, mais il était rempli par une nouvelle détermination.

Son téléphone vibra sur la table de chevet. Deux messages.

Le premier était de Pierre, envoyé il y a une heure.

« J'espère que tu passes une bonne journée, ma chérie. La réunion s'éternise. Je t'aime. »

Un mensonge pathétique.

Le deuxième était de Camille, envoyé il y a quelques minutes. Un numéro qu'elle ne connaissait pas.

« Adèle, c'est Camille. J'ai eu ton numéro par une collègue. J'ai vu que tu avais arrêté de me suivre sur Instagram. J'espère que tu n'es pas fâchée à cause de ma publication. C'était un peu stupide de ma part, un souvenir de voyage de travail... Je suis vraiment désolée si ça t'a blessée. »

La bile remonta dans la gorge d'Adèle. Le culot. L'hypocrisie. "Un souvenir de voyage de travail".

Son téléphone sonna. C'était le numéro inconnu. Camille.

Adèle hésita une seconde, puis décrocha. Elle voulait entendre sa voix. Elle voulait savourer sa propre froideur.

« Allô ? »

« Adèle ? Oh, merci de répondre ! » La voix de Camille était mielleuse, faussement inquiète. « Je suis tellement soulagée. Je m'en voulais tellement. Pierre m'a dit que tu étais un peu fatiguée en ce moment avec la grossesse, et je ne voulais surtout pas ajouter à ton stress. »

Adèle laissa un long silence s'installer.

« La photo était très réussie, » dit finalement Adèle, sa voix dénuée de toute émotion. « Le restaurant avait l'air excellent. C'est bien de fêter trois ans de... collaboration intense. »

Camille fut prise de court. Elle bafouilla.

« Oh, non, ce n'est pas... ce n'est pas ce que tu crois. C'est un vieil anniversaire, une blague entre nous... Pierre est comme un grand frère pour moi, tu sais. »

Un grand frère. Adèle eut un rire silencieux, un rire qui ne dépassa pas ses lèvres.

« Un grand frère qui t'offre des dîners dans des restaurants étoilés et que tu appelles 'mon amour' ? Votre relation fraternelle est très... fusionnelle. »

Le ton de Camille changea, devenant plus plaintif, plus manipulateur.

« Adèle, s'il te plaît, ne sois pas comme ça. Je sais que ça peut paraître ambigu, mais notre relation est purement professionnelle. Je l'admire tellement, c'est tout. Il parle tout le temps de toi, de votre futur bébé... Il est si heureux. Je ne voudrais jamais me mettre entre vous. »

Chaque mot était un mensonge, une insulte à son intelligence. Adèle avait atteint son point de rupture.

« Camille, » dit-elle, sa voix soudain glaciale, coupante. « Garde ta pitié et tes excuses pour quelqu'un d'autre. Je sais exactement qui tu es et ce que tu veux. Alors arrête ton petit numéro. Ça ne marche pas avec moi. Plus maintenant. »

Avant que Camille ne puisse répondre, Adèle raccrocha. Sans trembler, elle enregistra le numéro sous le nom de "La Pute" et le bloqua immédiatement. Puis elle bloqua le contact sur toutes les applications de messagerie. C'était un geste simple, mais incroyablement satisfaisant.

Elle se leva lentement du lit. Il était temps de partir.

De retour dans l'appartement parisien, l'atmosphère était étouffante. Chaque objet lui rappelait un souvenir, une promesse brisée. Le canapé design qu'elle avait choisi, les livres d'art qu'elle avait disposés sur les étagères, les photos de leur mariage. Tout cela semblait appartenir à une autre vie, à une autre femme.

Elle ouvrit son dressing. D'un côté, ses robes élégantes, ses talons hauts, la panoplie de la parfaite épouse d'un œnologue parisien en vue. De l'autre, ses vieux jeans, ses bottes de travail, les vêtements de la fille de vigneronne. Elle attrapa une grande valise et commença à y jeter les vêtements de sa vie d'avant. Pas ceux de Paris. Ceux de Bourgogne.

Elle ne prenait que l'essentiel, ce qui lui appartenait vraiment. Ses livres, quelques photos de sa famille, un vieux tire-bouchon hérité de son grand-père. Elle laissait derrière elle tout ce qui était lié à Pierre, à leur vie commune. C'était un exorcisme.

Alors qu'elle était en train de fermer sa valise, son téléphone sonna de nouveau. C'était la gare.

« Madame Dubois ? C'est au sujet de votre réservation pour le TGV de 18h42 à destination de Dijon. En raison des intempéries exceptionnelles, tout le trafic est interrompu pour une durée indéterminée. Votre train est annulé. »

Adèle ferma les yeux. Bien sûr. Le destin s'acharnait. Elle était coincée. Coincée dans cet appartement, dans cette ville, avec le retour imminent de son mari.

La colère laissa place à une froide résignation. Très bien. Si elle ne pouvait pas partir ce soir, elle partirait demain. Mais cela signifiait qu'elle allait devoir affronter Pierre. Une dernière fois.

Elle s'assit sur la valise fermée, au milieu du salon vidé de son âme, et attendit.

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