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Mr. Bingley, Mon Riche Célibataires

Mr. Bingley, Mon Riche Célibataires

Auteur:: Belle Plume
Genre: Romance
Elizabeth Bennet, une jeune femme vive et indépendante, affronte les défis sociaux et personnels de son époque en Angleterre du XIXe siècle. L'arrivée de Mr. Bingley, un riche célibataire, et de son orgueilleux ami Mr. Darcy bouleverse la vie des Bennet. Tandis que Jane, la sœur aînée d'Elizabeth, se lie avec Bingley, Elizabeth et Darcy se heurtent au début en raison de fierté et de préjugés mutuels. Leurs relations évoluent au fil des malentendus, des confrontations et des révélations. Darcy, malgré ses premières erreurs, se révèle être un homme honorable, tandis qu'Elizabeth découvre la vérité sur les intrigues de Mr. Wickham. Les deux protagonistes surmontent leurs préjugés, apprennent l'importance de la compréhension et du pardon, et finissent par se fiancer. Les mariages de Jane et Bingley, puis d'Elizabeth et Darcy, marquent une conclusion heureuse, illustrant la triomphe de l'amour véritable et de l'évolution personnelle.

Chapitre 1 Chapitre 1

La famille Bennet vivait dans le paisible village de Longbourn, entouré de collines verdoyantes et de champs à perte de vue. Mr. Bennet, un homme d'esprit acéré et de nature quelque peu indolente, passait ses journées plongé dans ses livres ou observant avec une ironie bienveillante les caprices de sa famille. Son épouse, Mrs. Bennet, était tout son opposé ; énergique, bavarde et souvent excessive, elle avait une seule obsession : marier ses cinq filles, toutes aussi différentes les unes que les autres.

L'aînée, Jane, était la plus douce et la plus belle. Sa gentillesse et sa disposition égale faisaient d'elle le modèle de vertu et de grâce. Elizabeth, la seconde, se distinguait par son esprit vif et son caractère indépendant. Elle avait un sens aigu de l'observation et une facilité à lire les intentions des autres, bien que cela la conduise parfois à des jugements trop hâtifs. Mary, la troisième, était studieuse et sérieuse, mais manquait souvent de discernement social, se perdant dans des dissertations moralisatrices. Les plus jeunes, Catherine et Lydia, étaient insouciantes et frivoles, Lydia étant particulièrement aventureuse et souvent en quête de nouveauté et d'attention.

La maison Bennet résonnait toujours de bruits : les discussions animées de Mrs. Bennet sur les derniers potins du village, les rires de Lydia et Kitty, les chants de Mary à son piano-forte. Pourtant, derrière cette façade animée se cachait une tension palpable. Mrs. Bennet ressentait une pression immense à marier ses filles. Avec la modeste dot qu'elles possédaient, elle savait que trouver des maris respectables pour chacune d'elles serait une tâche ardue. Elle répétait souvent que si l'une d'entre elles ne faisait pas un bon mariage, la famille serait en difficulté financière.

Un matin, Mrs. Bennet entra précipitamment dans le salon, ses yeux brillants d'excitation. « Mr. Bennet, avez-vous entendu la nouvelle ? » s'exclama-t-elle, essoufflée.

Mr. Bennet, levant à peine les yeux de son livre, répondit d'un ton indifférent : « Quelle nouvelle pourrait bien vous mettre dans un tel état, ma chère ? »

« Netherfield Park est enfin loué ! Et par un jeune homme riche, Mr. Bingley, avec une fortune considérable. Il est célibataire, et il est venu en chercher une femme ! » Elle se tourna vers ses filles, son visage rayonnant. « Jane, Lizzy, c'est votre chance ! »

Elizabeth sourit à sa mère, amusée par son enthousiasme. « Maman, nous ne savons rien de cet homme. Peut-être n'est-il pas à la recherche d'une épouse. Peut-être même ne restera-t-il pas longtemps à Netherfield. »

Mrs. Bennet, cependant, n'était pas d'humeur à laisser ces détails ternir sa bonne humeur. « Peu importe ! Nous devons l'inviter à dîner dès que possible. Jane, tu es notre plus grande chance. Tu es si belle et si douce. Comment pourrait-il ne pas tomber amoureux de toi ? »

Jane rougit légèrement, habituée à ces compliments, mais elle savait que sa mère exagérait souvent les choses. Elizabeth, elle, se contenta de lever les yeux au ciel en souriant. Elle aimait sa mère, mais elle savait que l'obsession de cette dernière pour les mariages était souvent source de stress inutile.

Mr. Bennet, en bon observateur des caractères, ajouta non sans malice : « Nous pourrions aussi envisager de louer Jane pour attirer tous les jeunes hommes de la région. Cela serait une entreprise fort rentable, ne pensez-vous pas ? »

« Mr. Bennet ! » s'exclama Mrs. Bennet, choquée mais amusée par la remarque de son mari. « Vous ne devriez pas plaisanter sur de telles choses. »

« Je plaisante, bien sûr, » répondit-il calmement. « Mais je suis curieux de savoir ce que vous pensez faire si Mr. Bingley ne trouve pas Jane à son goût. »

Mrs. Bennet, ne se laissant pas décourager, répondit : « Impossible ! Jane est parfaite sous tous rapports. Et si, par malheur, il ne la choisit pas, nous avons encore quatre autres filles, toutes aussi charmantes. » Elle se tourna vers Elizabeth, l'œil pétillant. « Lizzy, tu serais une excellente deuxième chance. »

Elizabeth sourit, secouant la tête. « Je préfère ne pas être considérée comme une deuxième option, maman. Je crois que je vais continuer à lire mes livres et à marcher dans la campagne. »

Malgré l'insouciance apparente de la conversation, une certaine pression pesait sur les épaules de chacune des filles Bennet. La société de l'époque imposait des attentes strictes aux femmes, et le mariage était souvent la seule voie vers la sécurité et le respect social. Les Bennet étaient bien conscients de leur situation précaire ; leur propriété devait revenir à un lointain cousin, Mr. Collins, à la mort de Mr. Bennet, faute d'un héritier mâle. Ce fait augmentait encore la pression sur les jeunes filles pour qu'elles se marient avantageusement.

Ainsi, le quotidien des Bennet était rythmé par les préoccupations de Mrs. Bennet sur l'avenir de ses filles, les plaisanteries souvent acerbes de Mr. Bennet, et les espoirs et rêves individuels de chacune des sœurs. La nouvelle de l'arrivée de Mr. Bingley avait insufflé une nouvelle énergie dans la maison, un mélange de curiosité et d'anticipation. Pour Elizabeth, cependant, la perspective de rencontrer ce riche célibataire n'était qu'une diversion passagère. Elle préférait de loin la compagnie de ses livres et de ses promenades solitaires. Mais elle ne pouvait ignorer la réalité de sa situation, ni l'importance de ce que cet événement pourrait signifier pour sa famille.

Alors que les jours passaient, l'excitation grandissait. Les filles discutaient des rumeurs concernant Mr. Bingley, ses richesses, son caractère. « Peut-être qu'il est timide, » suggéra Jane un soir. « Après tout, venir s'installer dans un nouveau lieu doit être intimidant. »

« Ou peut-être qu'il est arrogant et pense que personne n'est assez bien pour lui, » répliqua Lydia, riant à moitié.

« Ce qui est certain, » ajouta Elizabeth, « c'est que nous devons nous faire notre propre opinion lorsqu'on le rencontrera. »

Le jour de la première rencontre approchait, et avec lui, l'excitation et l'appréhension. Les Bennet, comme beaucoup d'autres familles du voisinage, attendaient avec impatience le bal à Meryton, où ils auraient l'occasion de rencontrer ce mystérieux Mr. Bingley et de voir si les espoirs de Mrs. Bennet étaient fondés. Pour Elizabeth, ce serait surtout une soirée d'observation et de réflexion. Elle n'était pas aussi pressée que sa mère de se marier, préférant attendre un véritable amour, un partenaire qui la comprendrait et l'apprécierait pour ce qu'elle était. Mais elle ne pouvait s'empêcher de se demander si ce Mr. Bingley pourrait être cet homme, ou si, comme tant d'autres, il ne verrait en elle qu'une autre jeune fille à marier.

La nouvelle de l'arrivée de Mr. Bingley à Netherfield s'était répandue comme une traînée de poudre à travers le village de Longbourn. Les rumeurs s'étaient amplifiées, transformant ce jeune homme riche et célibataire en une figure quasi-mythique, source de tous les espoirs et des spéculations les plus folles. La famille Bennet n'échappait pas à cette effervescence, bien au contraire.

Mrs. Bennet, plus exaltée que jamais, passa les jours qui suivirent à s'assurer que ses filles seraient parfaitement préparées pour toute éventualité. Elle veillait à ce que leurs robes soient impeccables, leurs manières irréprochables, et leur esprit aiguisé pour attirer l'attention du nouveau venu. Le bal à Meryton, où elles allaient enfin rencontrer Mr. Bingley, était sur toutes les lèvres.

« Jane, ma chère, tu dois être particulièrement charmante ce soir, » dit Mrs. Bennet en arrangeant les boucles de sa fille aînée. « N'oublie pas de sourire, et de rester gracieuse en toutes circonstances. Mr. Bingley ne pourra que tomber sous ton charme. »

« Oui, maman, » répondit Jane avec douceur, bien que son cœur battait à tout rompre à l'idée de cette rencontre. Elizabeth, assise non loin, observait la scène avec une légère moquerie dans les yeux.

« Et toi, Lizzy, » poursuivit Mrs. Bennet en se tournant vers sa deuxième fille, « je t'en prie, essaie de ne pas trop le contredire. Les hommes n'aiment pas les femmes trop obstinées. »

Chapitre 2 Chapitre 2

Elizabeth esquissa un sourire. « Ne t'inquiète pas, maman. Je serai d'une douceur angélique ce soir. »

Le soir du bal, la maison Bennet était en effervescence. Les robes étaient ajustées, les cheveux coiffés avec soin, et l'excitation palpable. Mr. Bennet, toujours aussi détaché, observait tout cela avec amusement. « Eh bien, mes chères, je vois que vous êtes toutes prêtes à conquérir ce jeune Mr. Bingley. N'oubliez pas de vous amuser. »

« Nous ferons de notre mieux, papa, » répondit Elizabeth en riant.

La salle de bal de Meryton était magnifiquement décorée, les lustres scintillaient, et la musique résonnait joyeusement. Lorsqu'elles entrèrent, les Bennet furent immédiatement attirées par l'agitation autour de l'arrivée de Mr. Bingley. Il était là, entouré de quelques amis, dont un homme imposant et d'apparence sévère, qui attirait aussi les regards.

Mrs. Bennet n'attendit pas longtemps avant de murmurer à ses filles : « Voilà Mr. Bingley, et cet homme à ses côtés doit être Mr. Darcy, son ami. Ne sont-ils pas impressionnants ? »

« Mr. Bingley semble fort aimable, » commenta Jane en observant le jeune homme blond et souriant. « Mais Mr. Darcy paraît un peu... austère. »

« Ne te fie pas aux apparences, Jane, » répliqua Elizabeth en jetant un coup d'œil critique à Mr. Darcy. « Il est peut-être simplement réservé. »

La soirée avançait, et bientôt Mr. Bingley fut présenté aux Bennet. Sa courtoisie et son sourire chaleureux firent rapidement impression. Il dansa avec Jane, et ils semblèrent bien s'entendre, ce qui n'échappa pas à l'œil vigilant de Mrs. Bennet.

« Je savais que Jane serait parfaite pour lui, » murmura-t-elle à Mr. Bennet, qui acquiesça distraitement tout en observant Elizabeth danser avec un autre partenaire.

Elizabeth, quant à elle, fut bientôt confrontée à Mr. Darcy, que tout le monde décrivait comme étant riche mais orgueilleux. Leur première rencontre fut pour le moins... froide.

« Miss Elizabeth Bennet, » annonça Mr. Bingley en présentant son ami, « permettez-moi de vous présenter Mr. Darcy. »

« Enchantée, Mr. Darcy, » dit Elizabeth avec un sourire poli.

Mr. Darcy s'inclina légèrement, son regard perçant rencontrant celui d'Elizabeth. « Miss Bennet, » répondit-il avec une froide courtoisie.

Leur conversation fut brève et formelle, et Elizabeth ne put s'empêcher de sentir une certaine arrogance émaner de lui. Elle remarqua aussi son regard scrutateur, comme s'il pesait chaque détail de sa personne.

Après quelques instants, Mr. Darcy s'éloigna, laissant Elizabeth quelque peu déconcertée. « Quel homme étrange, » pensa-t-elle. « Il est peut-être encore plus orgueilleux que je ne le pensais. »

Mr. Bingley, en revanche, semblait de plus en plus captivé par Jane. Ils dansèrent à plusieurs reprises, et leur complicité était évidente pour tous ceux qui les observaient.

« C'est un bon début, » se réjouit Mrs. Bennet en discutant avec ses voisines. « Mr. Bingley est vraiment charmant, et Jane est tout simplement resplendissante ce soir. »

La soirée s'acheva sur une note de satisfaction pour les Bennet. Mr. Bingley avait fait forte impression, et Jane semblait également lui plaire. Elizabeth, malgré sa rencontre peu agréable avec Mr. Darcy, était heureuse pour sa sœur.

En rentrant chez elles, les filles Bennet discutèrent de leurs impressions.

« Jane, il est évident que Mr. Bingley t'apprécie, » s'exclama Elizabeth en riant. « Vous avez dansé si souvent ensemble ! »

Jane rougit légèrement. « Il est très aimable, Lizzy. Mais je ne veux pas me faire trop d'illusions. »

« Ne sois pas si modeste, » intervint Mrs. Bennet avec enthousiasme. « Il est clair qu'il est sous ton charme. Et toi, Lizzy, que penses-tu de Mr. Darcy ? »

Elizabeth haussa les épaules. « Il est certes imposant, mais je ne sais pas quoi penser de lui. Il semble froid et distant. »

Mr. Bennet, qui avait écouté en silence, ajouta avec un sourire : « Peut-être que Mr. Darcy a simplement besoin de temps pour s'ouvrir. Ne soyez pas trop sévères avec lui. »

« Je l'espère, papa, » répondit Elizabeth. « Mais pour l'instant, je préfère me concentrer sur le bonheur de Jane. »

Les jours suivants, Mr. Bingley rendit plusieurs visites à Longbourn, toujours accompagné de Mr. Darcy. Les conversations étaient souvent légères et plaisantes, mais Elizabeth ne put s'empêcher de remarquer l'attitude réservée de Mr. Darcy. Elle décida de ne pas s'en formaliser et de continuer à observer, cherchant à comprendre ce mystérieux homme.

Un après-midi, alors qu'ils se promenaient dans le jardin, Mr. Bingley exprima son admiration pour Longbourn et ses environs. « C'est un endroit vraiment charmant, » dit-il à Jane, qui sourit timidement en réponse.

« Nous aimons beaucoup notre maison, » répondit-elle. « Elle est pleine de souvenirs heureux. »

Mr. Darcy, qui les accompagnait, observa silencieusement. Elizabeth, marchant à côté de lui, décida d'engager la conversation.

« Et vous, Mr. Darcy, que pensez-vous de notre village ? » demanda-t-elle.

Il la regarda avec une expression indéchiffrable. « C'est un endroit tranquille et pittoresque, » répondit-il finalement. « Très différent de la vie à la ville. »

« Je suppose que vous préférez la ville ? » demanda Elizabeth, curieuse.

« Je trouve du charme aux deux, » répondit-il simplement. « Mais chaque endroit a ses avantages et ses inconvénients. »

Elizabeth acquiesça, un sourire en coin. « Vous êtes un homme de mystères, Mr. Darcy. »

Il la regarda intensément pendant un moment, puis détourna les yeux. « Peut-être. Ou peut-être suis-je simplement quelqu'un qui ne se dévoile pas facilement. »

Les semaines passèrent, et les visites de Mr. Bingley devinrent plus fréquentes. Sa relation avec Jane semblait se renforcer, et Mrs. Bennet était aux anges. Elle voyait déjà sa fille aînée mariée à un homme riche et aimant.

« Jane, tu dois absolument te préparer à ce que Mr. Bingley te fasse sa demande, » répétait-elle souvent. « Ce sera un mariage si avantageux pour nous tous. »

Jane, toujours modeste, répondait calmement : « Maman, il est trop tôt pour en parler. Nous apprenons encore à nous connaître. »

Elizabeth, quant à elle, continuait à observer Mr. Darcy avec une curiosité croissante. Malgré son apparente froideur, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir qu'il y avait plus en lui que ce qu'il laissait paraître.

Un soir, alors que la famille Bennet se préparait pour un dîner chez les Lucas, Elizabeth eut l'occasion de parler plus longuement avec Mr. Darcy. Ils se retrouvèrent seuls dans le salon, et Elizabeth décida d'aborder un sujet qui la taraudait.

« Mr. Darcy, » commença-t-elle, « j'ai remarqué que vous êtes souvent en retrait lors de nos réunions. Y a-t-il quelque chose qui vous dérange à Longbourn ? »

Il la regarda longuement avant de répondre. « Non, Miss Bennet. Il n'y a rien qui me dérange ici. Mais je suis un homme qui préfère observer avant de se mê

Ler aux conversations. »

« Et qu'observez-vous, si je peux me permettre ? » demanda Elizabeth avec un sourire malicieux.

« Beaucoup de choses, » répondit-il, énigmatique. « Les gens, leurs interactions, leurs intentions. Mais surtout, j'observe pour comprendre. »

« Comprendre quoi ? » insista-t-elle.

« Les vérités cachées derrière les apparences, » dit-il doucement.

Elizabeth le regarda, intriguée. Elle se rendit compte qu'il était bien plus complexe qu'elle ne l'avait imaginé. Et pourtant, il restait un mystère qu'elle était déterminée à percer.

Ce fut un moment de silence, interrompu seulement par le retour des autres dans la pièce. Mrs. Bennet, toujours aussi enthousiaste, commença à parler des dernières nouvelles du village, et la soirée reprit son cours.

Alors que la famille Bennet se rendait chez les Lucas, Elizabeth ne pouvait s'empêcher de repenser à sa conversation avec Mr. Darcy. Il y avait quelque chose chez cet homme qui la perturbait et la fascinait à la fois. Mais elle savait aussi que, pour l'instant, sa priorité était de soutenir Jane et d'observer comment leur relation avec Mr. Bingley évoluerait.

Les jours passèrent, et malgré les préjugés initiaux d'Elizabeth, elle se surprit à chercher des occasions de parler avec Mr. Darcy. Elle était intriguée par sa personnalité complexe et sentait qu'il y avait encore beaucoup à découvrir. Mais elle n'était pas la seule à être fascinée par ce gentleman énigmatique. D'autres dans la communauté commençaient également à s'interroger sur ses intentions et son comportement réservé.

Un après-midi, alors qu'ils étaient réunis pour le thé chez les Lucas, Elizabeth eut une autre conversation significative avec Mr. Darcy. Ils discutaient de littérature, un sujet qui les passionnait tous les deux.

« J'ai entendu dire que vous êtes une grande lectrice, Miss Bennet, » dit Mr. Darcy en souriant légèrement.

« Oui, j'adore les livres, » répondit-elle. « Ils offrent une évasion et une perspective unique sur le monde. »

« Je suis d'accord, » dit-il. « Mais je crois aussi que les livres peuvent parfois nous aveugler sur la réalité. »

Chapitre 3 Chapitre 3

Elizabeth haussa un sourcil, intriguée. « Que voulez-vous dire ? »

« Nous pouvons nous perdre dans les idées et les idéaux qu'ils présentent, » expliqua-t-il. « Parfois, il est nécessaire de garder les pieds sur terre et de voir les choses telles qu'elles sont, sans les filtres de la littérature. »

Elizabeth réfléchit à ses paroles. « C'est une perspective intéressante, » dit-elle finalement. « Mais je pense que la littérature peut aussi nous aider à comprendre les vérités que nous ne voyons pas toujours dans la vie quotidienne. »

« Peut-être, » concéda-t-il. « Mais il est toujours important de faire la distinction entre la fiction et la réalité. »

Leurs échanges étaient toujours pleins de sous-entendus et de réflexion, et Elizabeth se rendit compte qu'elle appréciait ces moments de débat intellectuel avec Mr. Darcy. Mais malgré ces conversations profondes, elle restait prudente. Elle savait que son comportement envers elle et sa famille était parfois ambigu, et elle ne voulait pas se laisser emporter par des sentiments prématurés.

Alors que les jours passaient, l'arrivée de Mr. Bingley et Mr. Darcy à Netherfield continua de susciter des réactions variées parmi les Bennet et leurs voisins. Si Mr. Bingley était largement apprécié pour sa convivialité et son charme, Mr. Darcy restait une énigme pour beaucoup, y compris Elizabeth.

Mais une chose était claire : leur présence avait bouleversé le calme de Longbourn, et chacun se demandait ce que l'avenir réservait à ces rencontres fortuites qui semblaient prendre de plus en plus d'importance dans la vie des Bennet.

La soirée du bal à Meryton s'annonçait comme l'événement social de la saison, un moment où les familles les plus respectables et les jeunes gens de la région se réunissaient pour danser, discuter et, peut-être, nouer des liens plus profonds. La salle de bal était magnifiquement décorée, baignée de lumière et animée par une musique joyeuse qui invitait les invités à se laisser emporter par l'ambiance festive.

Les Bennet étaient parmi les premiers arrivés, chaque membre de la famille arborant ses plus beaux atours. Jane, avec sa beauté douce et élégante, attirait naturellement les regards, tandis qu'Elizabeth, pleine de vivacité et d'esprit, affichait un sourire amusé. Mrs. Bennet, elle, ne cachait pas son excitation, scrutant la salle à la recherche de Mr. Bingley et de ses compagnons.

Lorsque ces derniers firent enfin leur entrée, toute l'attention se porta sur eux. Mr. Bingley, toujours aussi charmant, semblait parfaitement à l'aise, saluant aimablement les uns et les autres. À ses côtés, Mr. Darcy restait plus en retrait, son visage impassible et son regard perçant. Elizabeth remarqua immédiatement cette différence d'attitude, ce qui éveilla en elle une certaine curiosité mêlée d'appréhension.

Jane et Mr. Bingley ne tardèrent pas à se retrouver, leurs sourires timides trahissant une affection naissante qui n'échappait à personne. Ils commencèrent à danser, leurs mouvements en parfaite harmonie, comme s'ils étaient faits pour être ensemble. Elizabeth, observant la scène, sentit un élan de bonheur pour sa sœur, tout en s'interrogeant sur les sentiments de Mr. Bingley. Était-il sincère, ou n'était-ce qu'une autre rencontre éphémère ?

Alors qu'elle regardait autour d'elle, Elizabeth croisa le regard de Mr. Darcy. Il se tenait à l'écart, observant les danseurs avec une expression qu'elle ne parvint pas à déchiffrer. Se sentant soudain audacieuse, elle s'approcha de lui, décidée à découvrir qui était vraiment cet homme mystérieux.

« Mr. Darcy, » dit-elle avec un sourire poli, « vous ne semblez pas apprécier la danse autant que Mr. Bingley. »

Il la regarda, surpris par sa franchise. « Ce n'est pas que je n'apprécie pas la danse, Miss Bennet, » répondit-il calmement. « Mais je préfère observer avant de participer. »

« Observer ? » répéta Elizabeth, intriguée. « Et qu'observez-vous, exactement ? »

« Les gens, » dit-il en la fixant intensément. « Leurs comportements, leurs interactions. C'est fascinant de voir comment chacun réagit dans une situation sociale comme celle-ci. »

Elizabeth haussa un sourcil, amusée. « Et que pensez-vous de ce que vous avez observé ce soir ? »

Mr. Darcy hésita un moment, puis répondit : « Il y a beaucoup de chaleur et de gaieté ici. Mais aussi beaucoup de superficialité. »

Cette réponse prit Elizabeth au dépourvu. « Superficialité ? Vous trouvez ces gens superficiels ? »

« Pas tous, » précisa-t-il. « Mais il est facile de voir qui cherche à impressionner et qui est simplement lui-même. »

Elizabeth sentit une pointe de défi monter en elle. « Et que diriez-vous de moi, Mr. Darcy ? Suis-je superficielle ? »

Il la regarda longuement avant de répondre, comme s'il pesait chaque mot. « Vous, Miss Bennet, êtes une énigme. Vous avez de l'esprit, de l'intelligence, mais aussi une certaine malice. Vous n'êtes pas facile à lire. »

Elizabeth ne sut comment interpréter cette réponse. Était-ce un compliment ou une critique ? Elle décida de ne pas s'attarder sur la question et de changer de sujet.

« Et Mr. Bingley ? Que pensez-vous de sa nouvelle amitié avec Jane ? »

Un léger sourire apparut sur le visage de Mr. Darcy. « Mr. Bingley est un homme de bon cœur. Il voit le meilleur en chacun, ce qui est à la fois une force et une faiblesse. Quant à Miss Bennet, elle semble être une jeune femme très aimable. »

« Elle l'est, » confirma Elizabeth avec fierté. « Jane est une personne exceptionnelle, pleine de douceur et de générosité. »

Mr. Darcy acquiesça. « Cela se voit. Mais parfois, il est difficile de discerner les véritables intentions des gens. Le cœur humain est complexe. »

Elizabeth se demanda s'il faisait allusion à quelque chose de précis, mais avant qu'elle ne puisse poser une autre question, une dame s'approcha pour parler à Mr. Darcy, mettant fin à leur conversation. Elizabeth se retira, légèrement frustrée de ne pas avoir pu en apprendre davantage.

La soirée se poursuivit, et Elizabeth ne put s'empêcher de garder un œil sur Mr. Darcy. Il dansa quelques fois, mais semblait toujours distant, comme s'il ne se laissait jamais complètement aller. En revanche, Mr. Bingley était l'âme de la fête, dansant avec plusieurs jeunes femmes, mais revenant toujours vers Jane, comme attiré par une force irrésistible.

À un moment donné, Elizabeth surprit une conversation entre Mr. Bingley et Mr. Darcy. Elle ne put entendre que quelques bribes, mais le ton de Mr. Darcy était grave, presque réprobateur. Elizabeth se demanda ce qui pouvait bien le préoccuper à ce point.

Alors qu'elle se trouvait près du buffet, Caroline Bingley, la sœur de Mr. Bingley, s'approcha d'elle avec un sourire condescendant.

« Miss Bennet, » dit Caroline d'un ton sucré, « j'espère que vous passez une agréable soirée. »

« Très agréable, merci, » répondit Elizabeth, méfiante.

« Je vois que Jane et mon frère s'entendent à merveille, » continua Caroline en jetant un coup d'œil vers le couple. « C'est toujours agréable de voir de nouvelles amitiés se former, n'est-ce pas ? »

« En effet, » acquiesça Elizabeth. « Jane est ravie de faire la connaissance de votre frère. »

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