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Mouna et Cheikh : Deux cœurs liés

Mouna et Cheikh : Deux cœurs liés

Auteur:: NIANG
Genre: Romance
Mouna n'avait pas le choix elle était obligé d'aller vivre chez la sœur de son père Oulimata. Cette dernière n'avait rien d'une sainte. Elle n'aimait pas sa jeune nièce et ne le cachait nullement. Seulement Maimouna ne pouvait faire autrement. Son père était tombé gravement malade et sa mère n'arrivait pas à subvenir à leurs besoins, même s'ils n'étaient pas une famille nombreuse. En effet, elle vivait avec son père sidy qui est à la retraite depuis plus de deux ans et sa mère sadya qui avait un petit commerce de lessive dans le quartier ou ils habitaient. Maimouna avait un seul grand frère et ce dernier étudiait comme elle. Papa sidy, atteint d'une hypertrophie de la prostate récemment avait beaucoup de difficultés à joindre les deux bouts. Quant à sa femme, elle se débrouillait du mieux qu'elle pouvait pour donner à manger à ses petits comme elle aimait les appeler... cependant, après moult réflexion du père de famille, la décision que tout le monde redoutait arriva. Maman sadya ne voulait pas que sa fille aille vivre dans cette famille de fou. Elle ne voulait pas que mouna vive la souffrance qu'elle avait vécue au paravent. Oui badiene Oulimata lui en avait fait voir de toutes les couleurs. Mais avait-elle le choix? Se demandait elle car Quand son mari prenait une décision, rien ni personne ne peut l'empêcher de faire autre chose. Sa petite Mouna n'avait que 17 ans. Elle était en pleine adolescence mais que pouvait-elle faire à part lui parler et aller la voir de temps en temps.... Mouna? L'appela-t-elle

Chapitre 1 Chapitre 01

"OUI MM'A" La jeune fille, de sa démarche nonchalante et de son derrière rebondi arrivait avec une lenteur qui arrivait à irriter sa mère. Mais aujourd'hui, maman sadya avait de la peine pour elle. Oui elle ne pouvait rien lui reprocher car elle allait vivre ce qu'il y avait de plus difficile au monde : se séparer de ses parents.

Maman sadya : ma fille assied toi un peu. Il faut que je te parle...

Mouna : je t'écoute maman !

- bon comme tu le sais bien, demain tu iras chez ta badiene ouli. Tu l'a connais elle est difficile, compliquée et très sévère je ne te l'apprends pas. Mais c'est ta badiene, la grande sœur à ton père alors considère que tout ce qu'elle te dira ou tout ce qu'elle te fera, sera exclusivement pour ton bien. Alors je te demanderai de l'obéir et de ne pas l'irriter.

Mouna, un peu désorientée : mais maman pourquoi je ne peux pas rester ici avec vous? Je peux arrêter les études et aller chercher du travail comme le font certaines de mes amies....

Maman sadya : ne répète plus jamais ça tu as compris? Je veux que vous terminiez vos études Alioune et toi. Et je t'en supplie fait tout ce que tu pourras pour ne pas me décevoir c'est clair?

Mouna : oui maman ne t'inquiète surtout pas.

Maman sadya : bon va préparer tes affaires et n'oublie pas tes livres de coran. Tu partiras demain matin...

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Mouna n'avait donc pas fermé l'œil de la nuit. Elle pensait encore et encore à tout ce qui l'attendait dans la maison de sa tante. Oui elle était bien préparée car elle savait mieux que quiconque, qu'elle ne l'aimait pas et ne l'avait jamais aimé. Cependant, elle avait une chose en tête : réussir ses études et rendre sa mère fière d'elle. Elle avait une ambition débordante et comptait bien l'utiliser.

Heureusement que la maison de sa tante était à 15 minutes de chez elle car ça lui permettra d'aller voir sa famille et ses amis quand elle le voulait.

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L'aube arriva plus vite qu'elle ne le pensait. Elle avait à peine dormi car perturbée par son départ. Elle avait fait tous ses bagages pendant la veille et avait eu la bénédiction de son père. Sa mère quant à elle, après avoir vérifié qu'elle avait toutes ses affaires, dirigea vers la porte pour écrire des incantations et des prières. Mouna sortit enfin de sa maison d'enfance, les larmes aux yeux pour se diriger chez sa tante pour une durée qu'elle ne saurait dire.

Badiene ouli était une femme très aigrie et méchante. Elle n'aimait que ses propres enfants et traitait les enfants de son frère comme des étrangers.

Aujourd'hui, elle allait recevoir l'une d'entre elle. Elle savait que c'était la petite Maimouna c'est pourquoi elle avait demandé à la domestique de lui préparer une place dans la petite chambre qu'elle occupait avec sa fille de 2ans.

Badiene avait 2 filles toutes à l'étranger et deux garçons : l'un travaillait dans une grande banque de la ville et l'autre avait un atelier de couturier dans la maison. Mouna se disait avoir de la chance en allant chez sa tante car elle pouvait marcher pour aller à l'école et ainsi aurait le temps de réviser ses cours sans aucune contrainte et d'espérer obtenir son bac avec brio...

Il était environ 10h du matin quand elle arriva enfin devant la grande maison de sa tante. Elle déposa ses bagages par terre puis toqua légèrement à la porte. Quelques secondes plus tard, une jeune femme portant un enfant sur le dos vint ouvrir. Surement la domestique se disait-elle intérieurement....

Mouna : bonjour je suis Mouna je...

Khady (lui coupant la parole) : oh Mouna tu as bien grandit toi. J'ai travaillé chez vous pendant que tu étais petite. Viens ta tante t'attends...

Mouna s'était sentie touchée par l'accueil chaleureux que lui avait réservé Khady. Bien vrai qu'elle ne se rappelait pas tellement d'elle, elle sentait qu'elle était une femme bien...

Arrivée dans le grand salon ou se trouvait "la grande royale" comme on l'appelait dans la famille, mouna se dirigea vers elle lui tendant la main avec une légère génuflexion.

Badiene ouli : assieds-toi ma fille comment va ton père?

Mouna : il va bien badiene.

Badiene : il est têtu je lui ai dit d'aller se soigner avec sa carte de retraite au lieu de se laisser mourir comme ça attendant les membres de sa famille pour de l'aide. Enfin bref moi je ne pourrais rien faire si sa maladie s'aggrave...

Mouna n'était pas choquée par les propos de sa tante bien au contraire elle était amusée oui car elle savait

qu'elle ne faisait rien pour son frère encore moins le soigner. Mais elle ne disait rien et se contentait tout simplement de hocher la tête.

Badiene ouli : bon tu vas dormir avec Khady dans la chambre du fond. Comme les filles ne sont pas là, tu vas aider la bonne dans les travaux ménagers. J'espère que je n'aurai pas à crier pour que tu fasses quelque chose car avec ton poids là tu as l'air paresseux.

Mouna : ...

Badiene : bon passons. Vas te changer et viens me préparer de la bouillie. Après tu iras au marché acheter du lait caillé pour le diner de ce soir. Et tous les jours tu feras les deux chambres de tes frères Bocar et cheikh.

Mouna : d'accord badiene...

Elle qu'elle n'allait pas vivre la belle vie dans cette maison. Sa badiene lui parlait froidement et très sévèrement mais elle n'en faisait pas vraiment attention. Tout ce qui lui importait actuellement était de réussir dans ses études et de pouvoir faire quelque chose de sa vie....

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Le lendemain, mouna s'était réveillée très tôt pour se préparer pour l'école. Elle avait passé presque toute soirée aux services de sa tante et s'était couchée aux environs de 23h. Si ce n'était pas cheikh le fils ainé de badiene ouly, elle aurait pu passer le reste de la nuit à faire la boniche; heureusement pour elle.

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Il était 7h30 quand elle arriva enfin à l'école. Elle avait à peine dormi et cela se voyait sur son visage. Mais elle était enthousiaste à l'idée de revoir enfin ses deux meilleures amies Sokhna et Fatima. D'habitude elles étaient souvent ensemble au quartier mais maintenant qu'elle n'habitait plus chez ses parents, elle ne pouvait les voir qu'à l'école. Heureusement qu'elles étaient toutes dans la même classe pensait elle.

Quand elle aperçut ses deux folles de copine elle pressa le pas pour les rejoindre et c'était avec beaucoup de bruits qu'elles se retrouvent toutes.

Sokhna : ma chérie tu sais que le quartier semble vide sans toi ?

Mouna : hey Sokhna il ne faut pas exagérer toi aussi.

Fatima : la grande royale est réputée être une femme très sévère ? Je te jure mouna je te plains. Elle est mauvaise.

Sokhna lui donna un coup de coude « arrête Fatima c'est de sa tante dont tu parles comme ça. »

Mouna, amusée : elle a raison Sokhna, badiene ouly est très méchante mais pour le moment elle est supportable.

La sonnerie de l'école les tira de leur retrouvaille. Elles entrèrent ainsi dans leur salle et débutèrent leur premier cours de la semaine.

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Quelque part dans la même ville.

Moustapha fall dormait toujours à poing fermé quand il entend la porte de sa chambre claquer brusquement. Il n'était pas du tout surpris car il savait que sa jeune femme adja faisait toujours ses crises de nerfs. Il décida alors de l'ignorer et de s'insérer encore plus dans sa couette. Mais impossible. Elle n'était pas disposée à le laisser dormir.

Moustapha : stp adja laisse-moi me reposer un peu. Referme la porte tu sais bien que j'ai eu une dure journée hier.

Adja : ce n'est pas mon problème tapha. Il fallait réfléchir avant de faire ta bêtise.

Moustapha fall, 31ans, était un agent commercial dans une entreprise d'assurance. Fils ainée de la famille fall, Moustapha avait 3 sœurs et 2 petits frères.

Marié depuis moins d'un an avec adja Faye, il se rendait compte petit à petit du vrai visage de sa femme. En effet quelques mois après leur mariage, adja était devenue insupportable, se disputant avec toute sa famille allant même jusqu'à se battre avec ses sœurs. Moustapha ne disait jamais rien et se contentait tout simplement de demander pardon à sa famille. Il était déçu d'elle et à présent n'avait plus gout à la vie...

Cependant il en avait un peu marre de voir sa femme se disputer avec sa sœur sans arrêt. Il avait décidé d'intervenir...

Il avait sommé adja d'entrer dans leur chambre, mais celle-ci ne l'écoutait pas, il lui donna une gifle qui retentissait encore dans les oreilles de la jeune femme. Elle était surprise et en même temps choquée. Elle n'aurait jamais pensé que son mari sobre et calme aurait réagi de cette façon. Voulant donc se venger, elle décida de lui mener la vie dure.

Moustapha : tu veux une autre gifle adja ?

Adja : essaie pour voir Moustapha vient !

Elle était presque à côté de lui et attendait visiblement que son mari réagisse pour pouvoir crier et faire croire à tout le monde qu'elle était une femme battu. Mais tapha n'avait ni la force, ni le courage de se disputer. Il était tout simplement fatigué...

Sans même un regard pour elle, il se recouche tout en se couvrant de la tête aux pieds laissant adja jacasser. Elle finira par se taire un jour se disait-il...

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Mouna venait de rentrer de l'école. Elle avait passé une journée très difficile car elle avait fait un test d'éducation physique. Mais elle faisait tout pour ne pas montrer sa fatigue à sa tante qui risquait de la réprimander pour sa paresse...

Khady : ta tante me disait que tu faisais le bac cette année.

Mouna : oui Khady, c'est dans quelques mois prie pour moi...

« ... je me rappelle que ton père n'a jamais pu réussir à ses examens. Je m'en rappelle comme si c'était hier. J'espère que tu ne seras pas comme lui. »

Badiene ouly venait d'intervenir dans leur discussion. Bizarrement, au lieu d'être choqué, mouna était tout simplement amusée. Elle riait toujours des propos de sa tante sur son père. Elle savait qu'elle n'aimera jamais

tout ce qu'elle fait ou ferai. Raison pour laquelle elle n'accordait pas grande importance à ce qu'elle pouvait dire sur elle ou son père.

Mouna : bon je vais aller me changer...

Badiene ouly : oui vas-y après tu vas ranger les chambres et quand tu auras finit tu viendras me masser les pieds s'il te plait.

Mouna : d'accord...

Elle était fatiguée mais n'avait pas le choix. Il fallait qu'elle fasse tout ce qu'elle lui disait pour pouvoir vivre en paix dans cette maison...

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Elle avait à peine terminé ses rangement quand Khady l'appela pour le diner... elle tenait plus debout mais elle avait faim et devait impérativement manger avant d'aller se coucher... ses devoirs allait attendre un autre jour pensait elle.

Arrivée dans le grand salon, elle avait salué ses deux cousins avant de s'assoir a même le sol ou était posé le diner... Bocar qui lui adressait à peine la parole n'avait même pas remarqué sa présence, quant à cheikh, il s'inquiétait toujours pour elle, et ne manquant jamais de lui faire la conversation.

Cheikh : je ne t'ai pas vu depuis que je suis rentré. Tu faisais tes devoirs ?

Mouna : euh non j'étais en train de ranger vos chambres...

Cheikh, étonné : maman pourquoi c'est elle qui range nos chambres ?

Badiene ouly : parce que Khady à trop à faire et moi je suis trop vielle pour ça. C'est votre sœur donc elle peut le faire non ?

Cheikh : mais elle est en classe d'examen, tu dois la laisser se concentrer un peu.

Badiene ouly : arrêtez de me fatiguer avec cet examen.

Cheikh : MAMAN ! Comment tu peux parler de la sorte ?

Énervé, cheikh se leva brusquement et se dirigea dans sa chambre puis claqua la porte.

Mouna était tellement gênée qu'elle ne savait plus où se mettre...

Bocar : à peine arrivée, tu crées des conflits... seyante

Badiene ouly : tu vois ce que tu as fait ?

Khady : ouly elle n'a rien fait du tout. Et cheikh à raison aussi tu ne peux pas monopoliser tout le temps de cette petite. Elle doit aussi réviser...

Badiene ouly : TU FERMES LA !

Khady s'était instantanément tu et tout le monde continua de manger sauf mouna. Elle n'avait plus faim et avait préférée se lever. Elle se sentait de trop et ne voulait qu'une seule chose c'était aller se coucher...

elle voulait pleurer mais c'était comme si ses larmes ne voulait pas sortir. Elle voulait parler avec sa mère, elle voulait tout simplement entendre sa voix qui lui dirait que tout ira bien ; Mais elle n'avait pas de téléphone et par conséquent n'avait pas d'autre choix que de chercher le sommeil qui n'avait pas tardé à venir d'ailleurs.

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Chapitre 2 Chapitre 02

Les jours passaient ainsi à la vitesse de l'éclair. Mouna avait de moins en moins de temps pour réviser. Mais

elle trouvait toujours le moyen de le faire soit à l'école, soit quand elle partait en weekend chez ses parents. Elle vivait une vie très compliquée chez sa tante mais elle ne disait jamais rien à son père, de peur de le faire souffrir ; papa sidy l'aimait tellement qu'il n'aimait pas la voir souffrir.

À l'école elle faisait tout son possible pour récolter les meilleures notes. Son intelligence aidant, elle était admirée de tous ses professeurs.

Mouna ne fréquentait aucun garçon par rapport à ses amies. elle ne voulait pas avoir de petit ami pour la simple raison qu'elle voulait d'abord attendre d'avoir son bac. C'était sa priorité se disait-elle. Elle avait eu à fréquenter des garçons pendant les années passées mais cela ne s'était pas bien terminé. Elle connaissant l'humeur de sa tante, mieux valait ne pas l'énerver...

Pourtant dieu sait qu'elle est belle. En effet elle avait hérité des traits maures de sa mère mais aussi de la beauté de son père ainsi donc, mouna ne passait jamais inaperçu avec son teint clair et surtout ses formes généreuses. Elle était très jolie et désirable et cela, elle n'en était pas consciente.

Cependant elle n'avait pas complètement la tête à ça. Tout ce qu'elle voulait c'était réussir sa vie, construire son avenir et avoir une existence meilleure que celle qu'elle était en train de vivre et pour cela elle se battrait bec et ongles...

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*Chapitre 2

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Moustapha avait fini son travail depuis 17h mais il n'avait pas envie de rentrer chez lui. Oui il n'avait pas envie de subir une nouvelle fois les sautes d'humeur de sa femme raison pour laquelle il préférait rester à son bureau et travailler encore et encore. Il ne regardait pas l'heure passer et quand il avait entendu des pas dans le couloir, il se rendit compte qu'il était presque 20h.

Comme il prenait le bus d'habitude, il décida alors de prendre le taxi pour aujourd'hui. Il se sentait fatigué et n'était vraiment pas d'humeur à aller se casser la tête pour trouver un car à cette heure.

Quelques minutes plus tard, il arriva chez lui et à son plus grand bonheur, tout le monde était dans leur chambre. Il se dirigea tout doucement dans la sienne espérant que sa femme dormait mais à son plus grand désarroi, il l'avait retrouvé en train de regarder la télévision.

Moustapha : bonsoir bb

Adja : bonsoir... je peux savoir où tu étais ?

Moustapha : j'étais à mon bureau adja. S'il te plait ne commence pas. Je peux avoir à manger ?

Adja : vas dire à celle avec qui tu étais de te faire à manger...

Moustapha n'en revenait pas que sa femme la traite d'infidèle. Il était en colère et en même temps amusé de cette situation. Il décida donc de jouer avec ses nerfs...

Moustapha : tu sais elle au moins elle ne me boude pas quand je vais la voir. Elle est toujours souriante et tu sais quoi, ELLE EST LARGEMENT PLUS BELLE QUE TOI.

Adja : MOUSTAPHA !!!

Sans même un autre regard de plus pour elle, tapha entra dans la salle de bain, satisfait de son exploit. Adja avait joué avec son humeur et bien elle l'avait cherché se disait-il sous la douche.

Une fois finit, il sortit tranquillement avant de s'habiller d'une légère djellaba et de sortir pour aller saluer ses parents, sans regarder sa femme, qui boudait toujours...

Moustapha était de nature très calme. Cependant il ne comprenait pas pourquoi adja se comportait de la sorte avec lui. Elle lui avait caché son vrai visage certes mais pourquoi ? Elle ne manquait de rien. Bien vrai qu'il n'était pas très riche, il arrivait quand même à subvenir à ses besoins démesurés.

Il l'aimait éperdument et avait espoir qu'elle changera un jour mais ce jour la viendra-t-il ? se demandait-il.

Après avoir salué ses parents, il la rejoint dans leur lit.

Tapha : bb ?

Adja : qu'est-ce que tu veux ?

Tapha : pourquoi tu es si agressive avec moi ? Qu'est ce qu'on t'a dit sur moi ? Qu'est-ce que je t'ai fait ?

Adja : ...

Tapha : quand on était ensemble on s'aimait beaucoup. Je faisais tout pour te faire plaisir et jusqu' à présent d'ailleurs. Je ne dis rien face à tes crises d'hystérie et maintenant tu me fais une crise de jalousie. Qu'est ce qu'il y a ? Tu me connais très bien et sais que je n'irai jamais voir une

autre femme. Je n'en veux pas et tu en es consciente. Qu'est ce qui se passe vraiment ?

Adja ne pouvait pas répondre à cette question. Bien sûr elle l'aimait mais au début elle ne savait pas que son mari n'était pas tellement riche. Et puis elle était déjà entrée dans ce mariage elle n'avait donc d'autre choix que d'assumer ses choix.

Oui elle aimait Moustapha mais elle avait envie de sortir de cette maison, vivre seul avec lui. Elle savait qu'il avait de l'avenir et que même si sa sera dans plusieurs années, Moustapha sera un grand cadre dans son entreprise. Mais pouvait-elle attendre tout ça ? ...

Tapha : tu ne m'aimes plus ?

Adja : bien sûr que je t'aime.

Moustapha : alors qu'est ce qui est à l'origine de tout ça?

Elle n'avait pas de réponse à cette question et quand elle avait regardé le visage meurtri de son mari elle avait envie de s'enterrer six pieds sous terre. Elle avait honte de son comportement mais bon elle allait se racheter se disait-elle.

Adja : tu blaguais tout à l'heure quand tu disais que tu as une maitresse ?

Moustapha : viens la !

Elle s'approcha et le laisse la bercer dans ses bras « tu sais bien que je ne t'échangerai avec personne »

Cette phrase avait eu le don de la rassurer. Oui elle connaissait bien son tapha pour savoir qu'il ne lui fera jamais de mal. Mais adja était une femme et de surcroit une femme très matérialiste ce que son mari ignorait ou ne voulait pas savoir. Aura-t-elle la patience d'attendre l'arrivée de jours heureux ? Pourrait-elle attendre sagement la promotion tant attendu dont Moustapha rêvait depuis des années ? Telles étaient les questions que tapha devrait se poser. Cependant il était aveuglé par l'amour qu'il avait pour elle. Et tant que cet amour existait rien ne pouvait lui faire ouvrir les yeux sur la véritable nature de sa femme.

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Mouna était très concentrée dans ses révisions. Elle avait fini toutes les matières et ne faisait que les relire. Heureusement qu'elle avait cheikh qui s'assurait tous les jours qu'elle avait fait tous ses devoirs. De temps en temps, il l'aidait avec les matières scientifiques. Et cela l'avait beaucoup aidé à réussir ses examens blancs. Elle avait eu une bonne mention à la grande satisfaction de ses parents.

Quant à sa tante, elle lui avait collé la paix depuis que son fils lui avait sommé de la laisser tranquille. Cependant, depuis ce jour, elle ne manquait jamais de lui lancer des pics de même que Bocar qui ne

cachait pas qu'il ne l'aimait pas. Enfin bref elle n'était pas la plus heureuse des filles mais elle arrivait quand même à vivre sa vie le plus normalement possible.

À l'école, elle trouvait du réconfort chez ses deux amies qui ne manquaient jamais de l'encourager et de la remettre d'aplomb. Elle avait préféré ne rien dire à sa famille mais comme elle voyait son grand frère presque tous les jours, elle lui avait tout dis jusqu'à l'humeur massacrante de leur cousin Bocar ; Alioune avait été compatissant mais impuissant face à la situation de sa sœur. Il lui promettait toujours qu'il fera tout son possible pour la faire sortir de cette maison...

Mouna savait que c'était quasi impossible. En effet Alioune était en train de préparer ses papiers pour partir en Europe. Un de ses amis qui avait des connaissances partout l'avait aidé avec les démarches tout en lui prêtant de l'argent pour les frais. À présent il ne restait que quelque jour pour qu'elle voie son frère partir loin d'eux, loin d'elle. Même si elle faisait tout pour ne pas y penser, elle savait que si Alioune partait, leur situation allait beaucoup changer et c'était un brin d'espoir qu'elle se permettait d'avoir intérieurement...

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La date du bac arrivait à grand pas. Mouna, Sokhna et Fatima était à fond dans leur révision. Elles voulaient avoir ce bac à tout prix et cela était une priorité pour elle. À chaque fois

qu'elle descendait tard, sa badiene la réprimandait. Mais comme à son habitude, cheikh prenait toujours sa défense. Il connaissait sa mère et savait à quel point elle pouvait être insupportable ;

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A quelques jours de l'examen donc, cheikh avait offert un téléphone à sa cousine tout en lui ordonnant de l'appeler tous les soirs pour qu'il vienne la chercher avec sa voiture. Bien sur sa badiene était contre cette idée mais n'y pouvait rien comme d'habitude car son fils ne l'écoutait jamais. Ainsi à chaque fois que mouna rentrait avec son lui, elle attendait que ce dernier entre dans sa chambre pour pouvoir réprimander sa nièce.

Maimouna avait maintenant l'habitude et à chaque fois que cela se produisait, elle attendait sagement qu'elle termine de parler pour pouvoir rejoindre son lit et dormir à poing fermé.

Le jour de l'examen du bac, maman sadya avait préféré que sa fille vienne de chez elle. Oui la famille Diagne

avait leur tradition et il fallait qu'elle le fasse pour sa fille. Mouna avait donc passé la semaine du bac chez elle, retrouvant ainsi le cocon familiale mais aussi la chaleur maternelle.

Son frère était parti en Europe à 3jours de l'examen. Elle était triste le jour de son départ certes mais elle commençait à s'habituer à cheikh qui faisait office de grand frère. Il l'appelait tous les jours pour voir comment elle avait passé ses épreuves et ne manquait jamais de l'encourager à faire des efforts pour réussir avec brio.

Maman sadya appréciait la peine que cheikh se donnait pour sa fille et ne manquait jamais de le remercier à chaque coup de fil...

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L'examen s'était bien passé pour les trois jeunes filles. Mouna avait de l'espoir sur son admission de même que ses amies. Mais au Sénégal l'examen sont des épreuves de chances car il y avait énormément de fraude et de corruption. Tout ce qui restait à présent c'était de prier Dieu tout en attendant les fameux résultats...

Son père était très fier d'elle. Oui il ne manquait jamais de le lui dire. Il savait que sa fille allait réussir et ne s'en inquiétait pas. Il priait tous les jours pour elle et cela allait droit au cœur de mouna. Elle était donc très confiante et attendait les résultats avant de retourner chez sa tante...

Elle était sagement en train de lire un roman dans son ancienne chambre quand son téléphone se mit à sonner : cheikh

Mouna : allo !

Cheikh : bonjour jeune fille alors on dit quoi tu as peur ?

Mouna : rire un peu oui.

Cheikh : tu es allé voir si c'est tombé ?

Mouna : hey cheikh faut pas me faire peur toi aussi. On est samedi aujourd'hui.

Cheikh : bon je passe te chercher pour qu'on aille voir. Il semble que votre centre proclame les résultats

dans quelques minutes. Je viens de l'entendre à la radio. Va prévenir tes amies...

Mouna ne savait plus quoi faire. Elle avait peur oui très peur. Quand elle se leva brusquement, sa mère à faillit faire tomber son commerce.

Mouna : maman je vais au centre avec cheikh voir si les résultats son sorti

Maman sadya, très calme soudain : vas-y ma fille tu reviendras me trouver ici avec ton bac en poche...

Mouna, amusée : maman je ne pense pas qu'il proclame aujourd'hui mais bon j'y vais quand même...

Ne voulant pas réveiller son père qui dormait encore, elle quitta la maison en trombe pour aller chercher ses deux amies. C'est ainsi que paniquées, elles avaient retrouvé cheikh sur la route qui était mort de rire

devant leur visage de stressé.

Cheikh : les filles qu'est-ce qui vous arrive ? Vous étiez confiante à 100% il y a deux jours. Et maintenant vous êtes à 0%

elles n'avaient pas la tête à répondre aux taquineries de cheikh qui avait fait moins de 30min sur la route. Arrivées à leur centre, elles se rendirent compte effectivement que les résultats devaient sortir dans quelques minutes. Heureusement que son cousin avait écouté la radio se disait mouna...

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L'attente avait été un peu longue pour elle mais finalement, les membres du jury leur demandèrent de s'approcher...

« Nous allons d'abord commencer par la liste des élèves de la série s1

1E du centre : 79867 MOUHAMADOU MOUSTAPHA NDAW MENTION TRES BIEN

2e du centre no 79876 MAIMOUNA DIAGNE MENTION BIEN

Mouna s'était littéralement jetée dans les bras de son cousin qui n'était pas surpris de ce résultat. Il savait que sa petite mouna était brillante.

Il restait maintenant ses deux amies qui avaient fini par être appelées quelques minutes plus tard au 1E tour elles aussi. Finalement tout s'était bien passé et mouna avait ainsi hâte de retrouver sa mère et son père qui s'étaient tant battu pour ses études....

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Chapitre 3 Chapitre 03

Mouna avait réussit son bac avec brio. Elle pensait encore et encore à tous les efforts que ses parents avaient dépensés pour ses études. Elle devait l'avoir cet examen, c'était obligé se disait elle.

A présent elle pouvait tranquillement décider de son avenir, du chemin qu'elle voulait prendre. Elle était plutôt portée sur la comptabilité, mais avec les conseils de son cousin cheikh, elle avait plutôt envie de faire droit des affaires. Elle voulait être juriste finalement.

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Cependant, elle redoutait d'aller à l'université de Dakar. Oui c'était dur de l'admettre mais l'université était l'antre du diable. Avec des grèves en a plus finir, les débrayages des profs, elle n'était pas convaincu d'y avoir l'enseignement qu'elle voulait.

Pendant la première semaine de son admission, elle prenait donc la peine de trouver des renseignements sur les instituts de formation privées et malheureusement pour elle c'était beaucoup plus cher qu'elle ne le croyait... elle pensait que ce serait facile de bénéficier d'une bourse, mais c'était loin de tout ce qu'elle pouvait imaginer.

Ses deux amies Sokhna et Fatima devaient aller dans ces écoles la mais leur situation était bien différente de celle de Mouna... bref elle savait que son père ne pouvait pas lui payer des études dans une école privée, elle décida donc de ne pas le fatiguer avec cela... elle décida donc d'aller à l'université.

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Deux mois après le bac, Mouna était toujours chez sa badiene. En effet avec l'aide de cheikh, sa tante l'avait comme laissé tranquille. En effet son cousin était très sérieux quand il disait à sa mère de la laisser respirer un peu. Cette dernière le remerciait intérieurement car elle connaissait bien badiene ouli pour savoir qu'elle était la pire des diables...

Alors qu'elle écoutait tranquillement de la musique dans la chambre qu'elle partageait avec Khady, Mouna entendit cheikh l'appeler...

elle courrut au salon pour le retrouver. Il avait l'habitude de descendre tôt les vendredis et Mouna aimait bien quand il était dans les parages.

cheikh était en quelque sorte son gilet de sauvetage face à sa badiene...

Cheikh : hello petite sœur, alors comment tu vas ?

Mouna : je vais bien. je ne savais pas que tu étais rentré...

Cheikh : ah oui je n'ai pas voulu réveiller maman c'est pourquoi je n'ai pas fait de bruit... alors tu te sens bien ici? Maman ne te fait pas de misère ?

Mouna : oh non pas du tout. Badiene est comme sa mais au fond elle m'aime beaucoup.

Cheikh : hum Mouna je connais ma mère et si tu dis qu'elle t'aime beaucoup tu te fais des idées. Il ne faut pas dire ça juste parce que je suis la; c'est ma mère quand même et je suis son premier fils, donc je la connais mieux que quiconque...

Mouna ne savait pas quoi répondre à cela. Oui elle ne pouvait pas dire du mal de sa tante devant son propre fils mais elle savait pertinemment qu'elle ne voulait pas la voir même en image. Et d'ailleurs elle ne comprendrait jamais pourquoi elle était comme ça en réalité.

Cheikh : bon j'ai remarqué quelque chose entre bocar et toi. Vous ne vous parlez pas ou c'est moi qui me fais des idées?

Mouna ne voulait pas entrer dans ce sujet avec cheikh car elle avait beaucoup d'estime pour lui mais la

elle avait le devoir d'être sincère avec lui. Elle le lui devait pensait elle.

En effet bocar et elle ne se parlaientt pas vraiment. En réalité, elle ne savait même pas pourquoi elle provoquait tant de haine envers son cousin.

Mouna : je te jure que je ne sais pas ce qui se passe avec lui. Bien vrai qu'on se voit très rarement, j'ai l'impression que je lui ai fait quelque chose. Moi je le salut tout les jours mais si c'est lui qui me trouve en premier, il fait comme s'il ne m'avait pas vu...

Cheikh écoutait attentivement sa cousine. Mais ce qu'il redoutait était maintenant très clair pour lui. Son frère avait recommencé la drogue. Il ne voulait pas alarmer Mouna mais il se devait de la protéger pensa t il.

En effet depuis plusieurs années, bocar faisait ces genres de choses. Il en avait parlé à leur mère mais cette dernière le rabrouait souvent, lui disant qu'il ne le laisserait jamais salir la réputation de son petit dernier.

Cheikh savait donc pertinemment que toutes les recettes de l'atelier de son frère partaient dans l'achat de chanvre ou de cocaïne... mais pour rassurer Mouna, il décida de l'avertir sans tellement l'inquieter...

Cheikh : bon ma chérie, tu n'es plus une petite fille tu as 18ans maintenant. Je veux que tu me rendes un petit service. Avec bocar c'est un peu compliqué. Il est comme maman et il est pire d'ailleurs. Alors je veux que tu fasses attention à lui ne touche pas à ses affaires éloigne toi du mieux que tu peux c'est d'accord ?

Mouna, un peu désorientée : ok je le ferai !

Cheikh : voila le reste je m'en charge. Tu as mangé ?

Mouna : non, pas encore

Cheikh : ok mangeons ensemble si tu veux, tu vas me tenir compagnie en même temps .

Mouna : ok !

elle était perturbée par ce que cheikh lui avait dit. Oui elle n'était pas bête, le comportement de bocar était très bizarre dès fois.... Mais bon ce n'était pas ses affaires et elle n'allait pas non plus en faire tout un plat. De toutes les façons elle allait bientôt

quitter cette maison se disait elle intérieurement.

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Moustapha avait très mal dormi comme d'habitude. Oui depuis plusieurs semaines déjà il était en conflit avec sa femme. Avant, sa mère intervenait toujours voulant les séparer pour éviter que leurs voisins ne les entendent. Mais maintenant, elle refusait formellement de s'en mêler car connaissant sa belle fille, elle savait qu'elle irait raconter à qui veut l'entendre qu'elle prenait partie pour son fils...

Leur dispute avait commencé il y a deux jours. En effet, Moustapha avait appelé adja alors qu'elle était devant son ordi sur facebook, comme d'habitude.

Tapha : il faut qu'on parle adja.

Adja : hum il se passe quelque chose?

Tapha : on va bientôt faire un an de mariage et on n'a toujours pas d'enfant. Tu ne penses pas qu'il serait mieux d'arrêter la pilule?

Adja : je ne compte pas l'arrêter Tapha n'insiste même pas. On a rien, si on met un enfant au monde comment on va l'entretenir? En plus nous sommes encore jeunes, profitons-en pour le moment.

Elle avait parlé d'un trait puis s'était retournée sur son ordinateur. Moustapha n'en revenait pas de l'égoïsme et du dédain de sa femme. Soudain en colère il se mit à lui crier dessus.

Tapha : EST-CE QUE TU REALISES QUE TU N ES PAS SEULE DANS CE MARIAGE ADJA??? TU TE RENDS COMPTE DE CE QUE TU FAIS??? BREF JE M EN VAIS PAR CE QUE JE NE COMPTE PAS ME DISPUTER POUR AUJOURD HUI.

Il sortit immédiatement de la chambre laissant sa femme bouche bée.

Moustapha aimait beaucoup adja c'est pourquoi quelques minutes après leur dispute, il s'en voulut de lui avoir parlé de la sorte. Adja avait toujours tord mais tout le temps, il lui cherchait des excuses. C'était cela son problème à lui, il était complètement fou d'elle au point de ne plus être raisonnable dans leur couple...

A chaque fois qu'ils se disputaient, c'était lui qui venait demander pardon et adja en profitait toujours pour jouer la victime. Elle était consciente de son pouvoir et en usait pleinement. Sa belle mère était fatiguée de tout cela. Elle avait maint fois parlé à son fils, d'ouvrir un peu les yeux et de ne pas se laisser manipuler par sa femme, mais Tapha ne l'écoutait jamais disant que sa mère exagérait parfois. Si seulement son fils pouvait ouvrir les yeux sur la vraie nature de adja se disait elle... Finalement, elle avait abandonné ne disant rien et ne faisant rien aussi....

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Mouna était en pleine vacance. Elle, sokhna et Fatima se voyaientt presque tous les week end soit pour passer la journée chez l'une d'entre elles, soit pour aller à la plage. En tant que jeune de leur âge, elles avaient toutes des copains. Sokhna était la plus réservée, il a fallu que ses deux amies la convainquent pour qu'elle accepte de sortir avec le fameux seydina qui courait après elle depuis la seconde. Ce dernier n'en revenait pas quand il avait vu la jeune fille baisser sa garde et il se comportait comme son mari, faisant tout pour satisfaire ses moindres désirs.

Fatima elle, n'était pas stable, elle migrait de garçon à garçon et quand on lui demandait pourquoi, elle répetait toujours sa fameuse phrase : ils sont tous des menteurs....

Mouna quant à elle sortait avec un jeune de leur quartier, depuis lobtention de son bac .c'était un ami de son frère ; Momar, un homme pieux, gentil et surtout très compréhensif. Il disait tout le temps

qu'il voulait l'épouser et justement, il ne cessait plus de parler que de cela .

Sokhna : tu sais que si tu te marie maintenant tu n'aura plus le temps de continuer tes études.

Fatima: Ey laisse la. Si elle veut se marier elle n'a qu'à le faire. Ça ne peux nullement l'empêcher d'étudier. Nous sommes pas au moyen âge soso.

Mouna : vous me faites rire les filles. Moi me marier? Ma mère ne va jamais accepter. A chaque fois elle me le dit : " ne t'occupe pas des hommes pour le moment fait ton avenir et le reste viendra avec le temps" je n'ose même pas lui présenter quelqu'un alors laissez Momar la ou il est et parlons d'autre chose...

Elles éclatèrent toutes de rire avant de continuer tranquillement leur journée. Elles étaient comme ça en réalité. Elles n'étaient pas trop portées sur ce genre de chose et ainsi, n'avait pas de difficultés à vivre leur vie d'adolescente. Elles étaient ouvertes d'esprit et avaient la tête sur les épaules.

Mouna n'était pas très différente de ses copines. Oui elle avait des objectifs à atteindre, des défis à relever en sommes des rêves à réaliser... mais ce n'était que des rêves. La réalité de la vie était beaucoup plus crue qu'elle ne le pensait. Oui elle s'était déjà tracé un chemin à suivre pour son avenir. Il ne restait plus qu'a l'appliquer pensait elle.

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