MON EXISTENCE, MON CALVAIRE🥺
#episode 1 : Le déclic qui m'a endurcie.
Mon réveil sonne, je regarde, il est 3h du matin. Je l'ai programmé pour pouvoir me réveiller tôt et bosser aujourd'hui, dernier jour de mon examen, et surtout, jour de mon anniversaire, je vais avoir 18 ans. Je suis toute excitée, je passe le baccalauréat série scientifique.
Je me présente :
Je m'appelle Jehnyfer Watson, je suis âgée de 17 ans, je fais 1m60 et je suis une métisse, de père belge et de mère éthiopienne. On est plus ou moins aisé financièrement, je suis fille unique et très chouchoutée.
Je suis en couple depuis deux ans avec Bryan, un Togolais, noir, mais très beau. Il environne les 1m70, il est en première année de gestion. Il vient d'une famille très riche, toute sa famille me connait et m'adore.
Je me lève ensuite de mon lit, je me brosse les dents et je prends mon cahier. Je n'ai qu'une seule matière aujourd'hui et ce supplice sera terminé. Je me suis promise d'avoir une bonne mention, et ma mère me soutient.
Elle prie jour et nuit pour moi, elle est toute ma vie. J'étais tellement concentrée que je ne la vis pas rentrer :
- Poussin va te préparer, il est bientôt 6h.
- Oups ! D'accord maman !
Maman est une peulh, elle se nomme zahaïna, très magnifique, je lui ressemble trait pour trait, c'est une femme de 40 ans, de 1m63, cheveux noirs. Elle est dans le commerce de tissu, bazin, et possède plusieurs boutiques. Cette femme était toute ma vie. Mais ça m'etonnait qu'elle ne m'a pas souhaité un joyeux anniversaire. Avait-elle oublié ? Ma mère n'oublie jamais ce genre de truc, j'étais un peu triste.
Une fois ma toilette terminée, je rejoignis mes parents pour le petit déjeuné. Je vais automatiquement m'asseoir sur les genoux de mon père. Mes parents éclatèrent de rire :
- Comment se porte notre future chirurgienne ?
Et oui, c'était mon rêve, être médecin pour sauver des vies.
- Je vais bien mon papounet et toi ?
Ma mère qui était debout devant à nous regarder me dit en riant :
- Tu es sûre que tu as 18 ans toi ?
Ooor, elle n'avait pas oublié ! Mon père sortit alors un gros paquet de sous la table.
Mon père est un homme de 45 ans, M. Nathanaël Watson. Il dirige une entreprise de produits pharmaceutiques, il est marié à ma mère depuis 25 ans. Ils s'aiment comme des fous, je suis leur seul enfant parce que ma mère ne pouvait plus concevoir.
Bref ! J'ouvris alors mon paquet, et ce que je vis me donna des larmes aux yeux, c'était une gourmette (bracelet) en argent avec mon prénom inscrit dessus et une petite phrase inscrite à l'endos :
‹‹ À notre plus grand trésor, nous t'aimons ››.
Je ne pus m'empêcher de sauter au cou de mon papa. Je lui faisais des bisous partout sur le visage. Mon père et moi, on était inséparable, il prenait toujours ma défense devant maman. C'était l'homme de ma vie. Ma mère qui regardait cette scène, nous fit une crise de jalousie :
- Va épouser un homme et laisse le mien tranquille ! Et en plus, à moi on dit pas merci !
Je sautai dans ses bras, je lui fis un gros câlin avec des bisous comme quand j'avais 5 ans.
- Merci maman, merci papa !! Vous êtes les meilleurs des parents ! Je ne vais jamais vous quitter !
Mon père prit sa voix grave qui nous faisait rire à toutes :
- Ah non ! Tu devras te marier un jour ! Et Bryan ? Tu le mets où ?
Mes parents savaient pour nous deux, et ils n'étaient pas contre, mais la seule condition était que je m'abstienne de relations sexuelles.
- Non non, moi je ne veux pas partir, je veux épouser un homme comme toi, mais comme il n'y en a pas, je te garde comme ça et Bryan lui, on attend encore, mdr.
- Heeeee, regardez celle là, laisse mon chéri hun ! Nath va falloir faire un choix, c'est qui t'a préférée ?
Mon père nous regardait à tour de rôle, puis il éclata de rire !!!! :
- On dirait deux gamines !!! Vous êtes mes perles, mais n'empêche, Jehny est ma Rubi !
Ma mère lui jeta son torchon au visage et se mit à bouder comme une petite fille. C'était trop drôle.
- J'en connais un qui va dormir dans le canapé ce soir ! Lol.
- Ooor ma chérie, ma lune, mon cœur, mon bébé !
Ma mère ne résistait pas à ses petites appellations.
Elle finit par céder.
Mon père me mit la gourmette au poignet. On déjeuna vite fait. Ensuite, on pria avant que je ne parte :
- Au fait Jeh !!
- Oui papa !
- Ce soir j'aimerais t'amener quelque part ! Mais je passerai te chercher après l'examen pour qu'on aille à la banque.
- Ah ! Nath laisse le chauffeur la ramener, je vais t'accompagner à la banque. De toute façon, j'ai quelques détails à régler avec M. Kodzo.
M. Kodzo, c'était le banquier de mes parents et un ami à mon papa.
- Non, moi je veux y aller aussi !
- Ta mère a raison ! Tu rentres plutôt te reposer et te préparer pour ce soir !
- Tu l'amènes où même ?
- C'est entre nous. Pourquoi tu veux savoir ?
- Heee Nath ! Hum, moi tu ne m'amènes plus dans les endroits chics hun. Et puis vous allez me laisser seule ce soir. Je vais appeler Eunice, on va se faire une soirée entre filles.
Eunice était la copine à ma mère depuis la fac.
- Mdr !! Soirée entre filles carrément ! Oooh maman, y'a rien dans jalousie !! Bon j'y vais, le chauffeur est là.
Je pris ma mère dans les bras, la serrai très fort contre moi, ensuite mon père me fit des bisous en me chatouillant.
Je pris leur bénédiction et en route pour l'école. On était une petite famille, mais très croyante et surtout très heureuse, parce que Dieu était le centre de notre vie.
L'examen s'est bien passé, je suis tellement heureuse et je croise les doigts pour que les résultats soient bons. On est dans la cours. Je reste causer avec ma meilleure amie Oumou. Une fille malienne très belle. Elle a le même âge que moi, 1m60, teint noir, très mince et nourrit les mêmes rêves. On se connait depuis l'enfance, elle vit avec sa mère et ses quatre frères : Abdoul, Yacine, Mohammed et Ismaël.
- Alors Nyfer ,c'était comment ?
- Bien bien, un peu dosé, mais ça ira, et chez toi ?
- Bah j'ai fais de mon mieux, tout ira bien Inch' Allah !
D'autres filles ce sont jointes à nous. On riait, on causait et tout quoi ! Mais d'un coup, je commençai par me sentir mal, j'avais un mauvais pressentiment. En plus, il se faisait tard.
- Oum, on rentre, il se fait tard ! En plus, je sors avec papa ce soir !
- Vous deux là même, toujours à faire des trucs ensembles, épouse le keh.
- Tchip, laisse nous hein ! Allez, on y va
- Attend, j'avertis Djibril et on bouge.
C'était son petit ami depuis un an. Ils s'aimaient de ouf, on était tous les trois dans la même classe.
- Ça y est, on y va ! Il dit qu'il va rester encore un peu.
On se sépara ensuite devant chez elle après un long câlin. Malgré nos différences de religion et de culture, on s'aimait beaucoup. J'étais à présent seule dans la voiture avec notre chauffeur :
- Au faite, joyeux anniversaire Mlle Watson.
- Ooor Ousmane, combien de fois je t'ai dis de ne pas m'appeler comme ça !! Appelle moi Jehnyfer comme tout le monde.
Ousmane était un Togolais musulman, environ de la trentaine. Il était très serviable, il travaillait pour nous depuis bien longtemps.
- Excusez moi Mlle ... Euh je veux dire Jehnyfer.
- Lol tu es incorrigibles ! Alors, comment va ta famille ?
- Tout le monde va bien !!!
- Tu sais ? Tu vas me manquer hun. Papa veut que je continue mes études de médecine aux États-Unis.
- Mais c'est bien Jehnyfer !
- Qu'est-ce que je vais faire seule là-bas !? Toute ma vie se trouve ici !!
- T'inquiète, tu vas t'y habituer, tu es assez grande maintenant.
- Bof ! On verra !!
Lorsqu'on arriva devant notre villa, il y avait beaucoup de monde, mais que se passait-il ?
- Ousmane, il y a une fête ici ?
- Je ne sais pas, j'étais en ville pour des livraisons. Viens on va voir.
Tout le monde me dévisageait, j'avais la peur au ventre, et un très mauvais pressentiment. Je m'empressai de rentrer. Il y avait Tonton Jean, l'associé de papa et son meilleur ami depuis la Belgique à la terrasse avec un autre monsieur que je ne connais pas :
- Tonton ! Que se passe-t-il ? Où est papa ? Maman ? Pourquoi tu as l'air triste ? C'est quoi ce monde dehors !!!?
Il se leva ensuite et me prit dans ses bras :
- Ma chérie, faut que tu sois forte !?
Je sentais que ce que j'allais entendre n'allait pas du tout me plaire ...
Il me fixait, et je pouvais lire toute sa peine sur son visage un peu ridé.
- Tonton dis moi s'il te plaît. Que se passe-t-il ??
Il inspira un grand coup, et je vis une larme roulée sur sa joue, ce qui me fit encore plus peur.
- Ma puce, viens t'asseoir s'il te plaît !! J'ai quelque chose à te dire !
Pourquoi tout ce mystère ! Je craignais le pire ... !!
Qu'est-ce qui s'est passé ?
A suivre.....
Perso: selon vous y'a quoi oh?
MON EXISTENCE, MON CALVAIRE🥺
#episode 2
Je voyais bien qu'il essayait de cacher quelque chose :
- Tonton s'il te plaît, dis moi ? Où sont mes parents ?
- Jehnyfer, tu es une fille forte et je le sais, c'est dans cette situation que tu dois le prouver !
- Arrête s'il te plaît !!!! Parle.
- Hummm ! Tes parents ont eu un accident. Un camion leur est rentré dedans lorsqu'il rentrait à la maison !!!!
- Quoi ?! Oh mon Dieu !!! S'il te plaît dis moi qu'ils vont bien !!! Par pitié !
En ce moment, il baissa la tête et poussa un grand soupir. Mes yeux étaient déjà bondés de larmes.
- Ton père est mort sur le champ et ta mère a été conduite à l'hôpital.
Ce qu'il venait de dire résonnait dans ma tête en boucle, je fixais son visage pour voir s'il ne me faisait pas une blague, mais c'était bel et bien réel. Le ciel me tombait sur la tête, une chaleur parcouru tout mon corps, je me mis à trembler, je tenais mon portable en main qui tomba au sol, et d'un coup, je me levai toute en colère.
- Non c'est faux !! Tu mens ! Rien ne leur ai arrivé. Ce matin j'étais avec eux !! Arrête s'il te plaît !!
Je me retournai vers Ousmane qui était encore plus choqué que moi. Il était adossé à la porte d'entrée du salon :
- Ousmane s'il te plaît, dis lui qu'il ment !!! Dis lui d'arrêter !!! Non non, par pitié !
- Jehnyfer s'il te plaît calme toi !!!
- Non non non !! Pas mon papa, non non non !!!
Je m'écroulai au sol, j'avais l'impression que cela n'était pas réel. Je regardais la gourmette que papa m'avait offerte ce matin, je fixais le visage des gens à tour de rôle juste pour y discerner une lueur d'espoir me disant c'était une blague mais non, ils étaient tous autant tristes. Tonton Jean s'approcha de moi, se mit à genou à mon niveau et me prit dans ses bras :
- Shut !!! Ça va aller. Ne pleure pas s'il te plaît !!! On va s'en sortir !!!
Je ne parlais pas, j'ouvrais la bouche, mais aucun mot ne pouvait en sortir et d'un coup j'hurlai :
- Maman maman !!! Je veux voir ma mère !! Elle est où ? Amène moi, il faut que je la vois s'il te plaît !!!
- Calmes toi s'il te plaît !! Faut te reposer.
Il délire ou quoi ? Me reposer ? Non mais ça va pas non !!!
- Amène moi à l'hosto putain !!!!
Je venais de lui crier dessus.
De toute façon, il pouvait pas m'en vouloir, j'avais toujours été très polie.
- Ok ok, on y va.
J'avais de la peine à me lever, je ne sentais plus mes jambes. Ousmane me conduisit jusqu'à la voiture et on prit la route. Tout le long du trajet, je priais le Dieu que j'adore pour que maman aille bien, je ne sais combien de fois je l'ai fais, mais je délirais complètement. Une fois à l'hôpital, je fus la première à déambuler dans la salle d'attente, je me dirigeai vers l'accueil, mais je ne pouvais pas parler, ma gorge était comme nouée. C'est Tonton Jean qui prit la parole :
- Bonsoir Madame !! Une dame a été amenée ici en urgence suite à un accident de la route.
On peut la voir ??
- Vous êtes de la famille ??
Elle commençait par m'énerver. Tu vas nous montrer où elle est ou tu vas poser des questions !
- Mais oui, merde elle est où ?
La pauvre, j'avais tellement crié qu'elle a sursauté.
- Le docteur est avec elle !! Asseyez-vous. Attendez là-bas s'il vous plaît, le docteur va arriver.
Une heure après, une heure qui m'a paru interminable, le docteur sorti d'une salle et vint vers nous :
- Vous êtes la famille de la victime de l'accident ??
Automatiquement on se leva :
- Oui Oui, s'il vous plaît où est ma maman ??
- Hummm, elle a été sérieusement atteinte à la tête, les blessures sont très grave, elle a eu une hémorragie interne qu'on a essayé de stopper, je ne peux vous dire si elle est vraiment hors de danger !!
- Oh mon Dieu pourquoi ??! Je peux la voir ?!!
- Oui, mais il ne faut pas la déranger, elle a besoin de repos !!
Il me dirigea vers une chambre au bout du couloir. Lorsque je rentrai dans cette chambre, mon cœur se serra. Ma petite maman était sur ce lit avec plein de machines branchées sur elle.
Ce que je voyais était horrible, je pris une chaise toute tremblante et je me suis assise à côté d'elle en prenant sa main. Je déposai mon front contre le lit. J'essayais de contenir mes larmes, je priais tout au fond de moi, j'implorais Dieu d'épargner ma maman, quand d'un coup, je la sentis bouger :
- Oh maman !!! Gloire à Dieu, tu es réveillée !!! Je vais appeler le docteur, j'arrive !
Mais elle me retint par la main, elle était un peu faible, elle avait du mal à parler :
- Non ma puce, ne pars pas reste, s'il te plaît. Où es ton père ? Tu l'as vu ? Il va bien ?
Croyez-moi, j'ai fais un effort surhumain en ce moment pour ne pas fondre en larmes. Vu son état, lui dire que papa était mort l'aneantirait. Je rassemblai toute la force possible pour ne pas craquer :
- Oui, ne t'inquiète pas, il va bien, il dort encore !!
- Dieu merci ! Ma chérie et ton examen ?
- Maman s'il te plaît, repose toi. À ton réveil on va en parler.
Elle était dans un piteux état, mais elle voulait à tout prix me parler, mais la voir comme ça ne me plaisait guère :
- Non ne t'inquiète pas. Je veux que tu me fasses une promesse ma puce !!
- Laquelle maman ?
- Promets moi que quoi qu'il arrive, tu ne vas pas te détourner de Dieu, que tu vas réaliser ton rêve d'être chirurgienne, et que tu vas te marier à un homme pieux qui t'aimera et te respectera.
- Oooor arrête de me dire ça, je te promets rien !!! Toi même tu seras là pour tout voir.
- Promets le moi, Jehny !! Promets moi que tu seras forte en toute chose ! Que tu ne laisseras personne empiéter sur ta vie. Surtout, rappelle toi tout ce qu'on t'a appris, soit humble, respecte tout le monde, ne réponds pas au mal par le mal, ne te fie à personne et pardonne à ceux qui t'ont offensé.
Ça y est, elle avait réussit à me faire pleure. Elle approcha sa main toute froide sur ma joue pour l'essuyer.
- Maman s'il te plaît, arrête de parler ! Tu me diras tout ça après, humm d'accord ?
- Rappelle toi que l'homme n'a aucune force, c'est Dieu qui est grand, fais lui confiance, et tu verras ta vie s'améliorer, promets moi Jehnyfer que tu ne vas jamais te détourner de lui !!! C'est lui qui donne la vie et la reprend.
- Maman s'il te plaît, ne parle pas comme ça !!! Tu dois te battre et rester en vie ! N'oublie pas que tu dois t'occuper de tes futurs petits enfants !!! S'il te plaît ! Mamounette chérie !!
Elle sourit légèrement, j'admirais beaucoup ma mère, c'était une femme forte.
- Je t'ai laissé un paquet sur ton lit, prends bien soin de toi, ok ? Tout va s'arranger.
Le cardiographe indiquait que son cœur ralentissait, je pouvais voir sa tension baissée, je voulus partir appeler le docteur, mais elle me retint par la main.
- Jehny promets le moi !!
Je la regardais les yeux pleins de larmes, je tremblais comme une feuille.
- Je ... Je ... Je te le promets maman ! Je te le promets.
Elle m'attira à elle, me fit un bisou sur le front et me prit dans ses bras. En ce moment même, le cardiographe fit un bruit comme pour avertir de la chute de sa tension et du relâchement de son cœur. Lorsque je retournai ma tête, tout était à '' 0 '' et le cardiogramme formait une ligne droite. Ma mère ne bougeait plus.
- Maman !!! Maman !!! Nooooon, maman pas toi !!! Maman s'il te plaît réponds moi !! Au secours !!! Docteur à l'aide !!! Maman maman !!! Maaaman !!!!
Le docteur et quelques infirmières accoururent dans la chambre. Je me mis à l'ecart. Ils utilisaient des termes que je ne comprenais pas trop, Ousmane et tonton étaient au pas de la porte. Une infirmière s'approcha de moi :
- Sortez s'il vous plaît !!!
- Non, je veux rester avec ma maman. Qu'est-ce qu'elle a docteur ? S'il vous plaît, réveillez la.
Ousmane vint me faire sortir de la chambre, la fenêtre était en vitre, donc je ne pouvais voir ce qui se passait. Le docteur essayait de lui faire un massage cardiaque. On lui injectait des choses, tantôt il vérifiait le cardiographe tantôt sa respiration. C'était le pire moment de ma vie, c'est une scène que je ne souhaite à personne de vivre. Voir la personne que vous aimez le plus, entre la vie et la mort est une chose vraiment horrible.
Il prit ensuite le defribillateur automatique (C'est un appareil qui délivre un chov permettant de réanimer le cœur), il posa les électrodes sur sa poitrine et lui faisait passer un choc, elle dura pendant au moins 10 minutes, mais en vain. Je vis alors l'infirmière couvrir ma mère. Cela me traumatisa ! Je retournai dans la chambre en courant :
- Mais pourquoi vous vous arrêtez ?!!! Docteur réessayez s'il vous plaît !!! Je vous en prie !!!
Il secoua la tête et essayait de me calmer en me faisant sortir de la chambre.
- Je suis vraiment désolé, nous avons tout essayé, mais malheureusement, elle nous a quitté. Toutes mes condoléances !
- Non c'est faux !!! Allez la réveiller s'il vous plaît !!! Non non !!
- Toutes mes condoléances !
Une fois encore, mon monde s'effondrait. Ma mère était la seule personne qui me restait. J'étais en colère, je criais, mais aucun mot ne sortait, j'étais assise par terre, je fixais le vide, je revoyais toute ma vie à leurs côtés. Si je savais que ce jour sera mon dernier, je leur aurais dis tout ce que j'ai sur le cœur. Je donnerai tout pour juste une minute en leur disant combien je les aime.
On ne sait quand les personnes que nous aimons nous quitteront, dites leur combien vous les aimez, combien elles comptent pour vous, ne gardez pas rancune envers vos proches, la vie est tellement courte pour ne pas la vivre pleinement.
Je me retrouve seule en l'espace d'une journée. J'ai perdu les deux personnes qui comptaient le plus pour moi.
Ce jour de mon anniversaire devint le pire jour de mon existence !!!
Trop de questions trotaient dans ma tête ... Je m'en voulais, j'en voulais à Dieu et j'en voulais surtout à ce chauffeur... Mais tout ceci n'était que le début de mes souffrances ...
IMPORTANT : Aimez, commenter et invitez surtout vos amies et amis à aimer notre Page Facebook pour vivre cette histoire. Je compte sur vous.
MON EXISTENCE, MON CALVAIRE🥺
#episodes 3
C'est difficilement que je réussis à me lever, je ne voulais pas quitter ce endroit. Je n'avais qu'une seule envie :
Mourir, les suivre. Je ne peux vivre sans eux. Mes parents, mes compagnons, tous les projets qu'on avait tombaient à l'eau, je voulais qu'ils soient là à chaque étape de ma vie, qu'ils me voient réussir, me voir épanouie, être la femme qu'ils voulaient que je sois. Comment allais-je m'en sortir seule ? Me voilà à présent seule. J'ai toujours crains ce jour, même si je savais qu'il finirait par arriver un jour, mais je ne m'attendais pas à ce qu'il arrive si rapidement. Je voulais les voir vieillir, les voir porter leurs petits enfants, leur rendre tous les bienfaits qu'ils m'ont fais depuis la naissance.
La vie est tellement injuste, elle nous arrache les personnes auxquelles nous tenons. Si seulement la mort pouvait nous avertir, les choses auraient été différentes, mais hélas, la vie est ainsi faite ...
Ousmane me raccompagna à la maison pendant que Tonton Jean remplissait le formulaire de l'hôpital.
Au même moment dans la même ville.
Dans la peau de François
Oh mon Dieu !! Qu'est-ce que j'ai fais ?! Pourquoi je ne me suis pas arrêté ! Non seulement, j'ai violé, mais j'ai aussi percuté cette voiture ! Je m'en veux tellement, mais si jamais je m'arrêtais j'irai en prison. Je perdrai mon travail, ma famille va souffrir. C'est déjà difficile de joindre le bout avec quatre enfants, avec les études de mon fils aîné qui me coûtent chers. Ce travail est la source de revenu de ma famille.
La rue était déserte, je suis presque sûr que personne ne m'a vu.
Je me présente :
Je réponds au nom de M. François K., j'ai 48 ans. Je suis père de quatre enfants, je suis de nationalité togolaise. Je travaille dans une société de transport depuis bientôt 12 ans. je livre des marchandises partout où l'on m'envoie. Je revenais d'une livraison dans le port quand j'ai percuté cette voiture. J'étais perdu dans mes pensées, en plus, j'étais en retard pour rendre compte à mon patron. Ces temps-ci je suis perdu dans mes réflexions ...
Après avoir fais les comptes, je me mis en route pour la maison. Je devais marcher pour économiser. Le trajet me prenait environ 30 minutes. Une fois à la maison, j'allais essayer d'oublier ce qui venait de se passer. Je ne sais même pas si ces gens ont survécu. Oh Dieu pardonne moi.
- Papa papa papa papa !
Ça c'est ma benjamine de 8 ans, nommée Yasmina. Elle est ma préférée parce qu'elle me ressemble trait pour trait contrairement aux autres enfants qui avaient pris les traits de ma merveilleuse femme Anita, une ghanéenne de teint noir ébène, avec des formes à en faire baver tous hommes. Je l'ai connu lors d'une de mes livraison. Elle vendait des oranges au bord de la route chaque soir. J'allais acheter des oranges jusqu'au jour où je lui demandai d'être ma femme. Bien que je ne sois pas riche, elle avait accepté et c'est ainsi qu'on vivait dans cette petite maison que mon père m'a laissé avant de mourir.
Ma petite princesse se jeta à mon cou, et je me mis à la chatouiller. Elle aimait trop ça.
- Bonne arrivée papa ! Donne moi ton sac je vais le déposer.
Ça c'est mon 3ème fils Peter de 10 ans en classe de 4ème, très intelligent. D'ailleurs, ils le sont tous. Je suis tellement fier d'eux.
- Merci Fiston ! Où est ta mère ?
- Elle est dans la cuisine avec Sam.
Sam, c'est mon 2ème fils de 18 ans en classe de terminale. Chez moi, pas question de rester sans rien faire. Tout le monde y mettait du sien pour les tâches de la maison.
- Et Prudent ?
- Il n'est pas encore rentré.
- Ok, Yasmine descends ! Je vais voir ta maman. Vous avez déjà fais vos devoirs ?
Ils me répondèrent tous en chœur :
- Oui papa.
Je me dirigeai ensuite vers la cuisine pour voir ma dulcinée. J'essayais tant bien que mal de dissimuler ce qui me préoccupait parce que ma femme savait lire en moi, donc je devais paraître normal :
- Comment se porte le plus beau diamant d'Afrique ???
- Humm toi là !!! Bonne arrivée chéri !
- Merci mon cœur ! Sam ça va ? L'examen ça été ?
- Oui papa ! On croise les doigts !
- Je compte sur toi hein ! Alors chéri on mange quoi ?
- Sauce d'arachide avec du riz !!!
- Ayayayiiii !! Que ferai-je sans toi ? Hein ! Viens là que je t'embrasse.
Je l'attirai à moi et je me mis à l'embrasser. Je ne me lassais jamais de cette femme, elle était toujours aussi douce et belle même après quatre grossesses.
- Ooor papa, il y a des âmes sensibles dans la maison !!!
- Regardez l'hypocrite là !!
Tu crois que je ne te vois pas avec les petites du quartier !!
- Ooh papa, et puis tu vas m'afficher devant maman comme ça ?!
Et on éclatèrent en rire.
- Bon, je vais prendre une douche, je serai au salon, dès que c'est prêt tu m'appelles bébé.
- D'accord mon amour.
Dans la peau de Prudent
Humm, encore une journée bien chargée, je vais m'empresser de rentrer pour goûter les merveilleux plats de ma maman. J'attendais mes compagnons de route devant mon amphi en tripotant mon téléphone.
Je me présente Prudent K., je fais 1m70, je suis d'un teint entre le noir et le claire. J'ai 21 ans et je suis en 3ème année de médecine au campus publique. Je suis un vrai tombeur, je collectionne les filles comme je veux. Bah, vous allez vous dire que c'est méchant, mais bon, c'est pas ma faute si toutes les filles me courent après malgré ma pauvreté. Une fois mes compagnons là, on prit la route de notre banlieue. On formait un groupe de quatre. Il y avait Sandra, Fabrice, Kévin mon meilleur ami et moi. On était tous dans la même faculté. On emprunta la route qui passait près de la banque non loin du marché public. On marchait tout en riant et en causant quand mes yeux s'arrêtèrent sur une voiture Range Rover noire mis en pièce sur le trottoir. Il venait d'y avoir un accident je crois. Cela me donna des frissons. Hum, quand je pense au conducteur, vu comment la voiture était cabossée, je doute qu'il s'en soit sorti, mais bon c'est la vie. Après une heure de route, j'étais rentré après avoir passé le salam à mes potes.
Comme je pouvais le deviner, tout était prêt. J'allais enfin manger.
Dans le quartier
résidentiel
Dans la peau de Jehnyfer
- Jehnyfer tu veux que je reste ?
- Non Ousmane, merci, c'est bon, le vigile est là. Je monte me coucher.
- Hum du courage, je passerai demain matin. Bonne nuit.
Je ne voulais parler à personne. Je voulais être seule, il y avait un paquet sur le lit avec un petit mot sur l'emballage :
‹‹ Joyeux anniversaire prinçounette ››, il venait de ma maman.
Lorsque je l'ouvris, c'était un collier en or en forme de cœur avec une photo de nous trois dedans, ce cadeau me fit encore pleurer plus, j'avais mal de me retrouver seule dans une si grande maison. Il y avait également une lettre et une enveloppe de banque :
<< Ma très chère fille, voilà encore une année de plus. Que le bon Dieu t'accorde la santé, un bon cœur. Tu as maintenant 18 ans. Agis comme tel, je te souhaite tout ce qu'une mère peut souhaiter à son enfant. Je t'ai ouvert un compte. Il est à ton nom, tu iras voir M. Kodzon pour les papiers, surtout gère bien cet argent. Mamie sera là au cas où je partirais avant elle. Je t'aime mon poussin. Que mes bénédictions t'accompagne. >>
Maman
Je ne pus m'empêcher de m'effondrer sur le lit en lisant et relisant la lettre. Je tenais le collier dans la main, je versais toutes les larmes de mon corps, je n'en revenais pas d'avoir perdu mes parents. Je me déshabillai et j'allai ensuite m'asseoir dans la baignoire, et là, je me mis à crier, à pleurer, à cogner le mur, j'allais mal très mal ....
A suivr.......