Le réveil a sonné et m'a fait savoir qu'il est 4 heures du matin, l'heure à laquelle je me réveille souvent. Aujourd'hui est un jour particulier pour nous élèves car c'est la rentrée. J'ai un peu paressé avant de finir par me lever. Je vois maman qui dort encore à points fermés. Je me met alors à vaquer aux taches ménagères. Dehors le vent souffle très fort, les grondements de tonnerre résonnent sans cesse, un orage menace d'éclater d'un moment à l'autre. Je n'aime pas du tout ce temps de l'année. J'ai toujours eu peur des éclairs de tonnerre.
À chaque rentrée au début du mois d'octobre, il pleut annonçant la saison pluvieuse. Je dirai que c'est une bénédiction comme le disent souvent les sages. Il paraît que l'année est souvent fructueuse lorsqu'il pleut ainsi. Deux heures de temps après je suis prête, vêtue de mon uniforme. Je vois maman qui vient vers moi avec son joli sourire que j'adore tant.
Moi: Bonjour maman
Elle ( me faisant la bise ) : Bonjour mon bébé ( me regardant de la tête au pieds ) on dirait que quelqu'un est impatiente d'aller au collège.
Moi ( joviale ) : Eh oui maman comme toujours, je suis très excitée et je n'attend que l'heure pour y aller.
Elle : Laisse moi te faire ton petit déjeuner ma puce je reviens.
Elle est partie. J'adore cette femme, elle a toujours été lá pour moi. J'aime tellement ma mère et ne laisserais jamais quelqu'un lui faire du mal. Elle est revenue une demie heure plus tard avec un plateau en mains qui contient des omelettes accompagnées de pain grillé et du café au lait juste comme je les aime. J'ai pris le petit déjeuner avec appétit.
Il est à présent l'heure de partir. En sortant j'ai vu Amira qui m'attend déjà. Elle a salué maman et moi. La pluie bat déjà son plein, il fait légèrement froid. Nous avons pris nos parapluies et direction le collège qui n'est qu'à une trentaine de minutes de marche de notre maison. S'il faut attendre que cette pluie s'arrête nous n'irions nulle part. On peut voir des piétons comme nous, des zemidjans (nom donné aux conducteurs de taxi motos de chez nous) et ceux qui sont en voitures. Je ne me suis jamais plainte de notre condition de vie, au contraire je remercie le ciel de m'avoir donné une mère en or.
Je viens de mettre mon pied dans la boue, certains quartiers de la ville de Cotonou ne donnent pas envie de sortir pendant la saison pluvieuse. Nous sommes enfin arrivées au collège. Pendant que certains élèves jubilent ( les anciens surtout qui ne cachent pas leur joie de revoir lours amis, il y en a d'autres qui sont moins gais sûrement qu'ils sont nouveaux.)
Nous nous sommes mises à nettoyer notre classe comme celà se doit à chaque rentrée. Nos professeurs sont venus et ont fait leurs présentations, tout s'est bien passé et nous sommes rentrées. En voulant franchir le seuil de notre chambre, je vois Kadidja et sa mère qui sont assises dans la cour entrain de discuter.
Kadidja : Tu as raison maman, on ne mourra pas de galère comme d'autres, on va bientôt sortir de cette maison ( regardant dans ma direction ) tchip.
Si ce n'est pas de la provocation qu'est-ce que c'est ? Elle me cherche celle là depuis qu'elle sort avec un gars riche on n'a plus la paix dans cette maison.
Moi ( intervenant ) : Tu ferais mieux de la fermer au lieu de raconter des conneries.
Elle ( venant vers moi ) : Qui t'a sonné pauvre fille ( me lorgnant ) qui se sent morveux se mouche, c'est ton problème je ne t'ai jamais dit d'écouter la converstion d'autruis.
Moi (énervée) : Je suis toujours calme dans mon coin, mais il faut que tu me cherches Kadi que t'ai-je fait pour recevoir autant de haine et de mépris de ta mère bon sang.
Elle (indifférente à ma question): Tu sais quoi tu n'es qu'une pauvre fille comme on le dit souvent telle mère telle fille.
Je viens de lui asséner une baffe bien retentissante, c'est parti tout seul oupsss. Contre toute attente elle me la rend. Je me suis jetée sur elle et tire son tissage. C'est la goutte d'eau qui a débordé le vase. J'ai trop supporté leur méchanceté, aujourd'hui je ne vais pas me laisser faire, elle a osé insulté ma mère. Je sens un violent coup au dos, c'est Maina sa mère qui m'a frappé à coup de balai mais je n'en ai cure. Je vais apprendre à cette impolie qu'on ne s'en prend pas à moi. La mère et la fille me battent mais je me défend tant bien que mal, je continue de la cogner, Kadi a le visage enflé . J'entend ma mère m'appeler.
Maman ( me tirant ) : Lou lâche la.
Moi ( essuyant mes bras pleins de boue ) : Maman laisse moi en finir avec elle. J'en ai marre qu'elles s'en prennent à nous sniff elle est allée jusqu'à t'insulter, je ne peux le tolérer. Je ne permettrais à personne de te manquer de respect tant que je serai en vie.
Maman ( nous conduisant vers la chambre): Lou allons nous en, nous ne gagnerons rien à nous battre.
Elle ( le visage rempli de boue ): Je n'ai pas encore fini avec toi, ce n'est que partie remise ma chère sois sur tes gardes tchip.
La mère de Kadidja s'est approchée de maman et a commencé par crier tellement fort en tapant dans ses mains et nous a traitées de poltronnes. J'ai voulu répliquer mais après avoir lu l'expression qui s'affiche sur le visage de maman je me suis abstenue, et nous sommes parties sans plus faire d'histoire.
Je me nomme Louna AGOSSA Lou pour les intimes (rire), je suis âgée de 17 ans en classe de Terminale. Je suis la cadette de ma famille , Lilly l'aînée 22 ans est comptable au Gabon et Lilou la benjamine 3 ans à la maternelle . Je suis d'origine béninoise et vis à Cotonou l'une des belles villes du Bénin. J'ai connu une enfance joyeuse jusqu'au jour oú mon père a décidé de tout gâcher en amenant cette sorcière vivre avec avec nous à la maison. Elle est devenue sa deuxième épouse.
°°° Yasmine °°°
Elle a pris sa douche et s'est aussitôt endormie. Je la regarde dormir la pauvre elle doit supporter toute cette méchanceté à cause de cette sorcière de Maina. J'ai mal quand je vois ma fille dans cet état, tout allait bien avant sa venue. Nous avons toujours vécu dans la quiétude et la paix., je m'en rappelle comme si c'était hier.
~~~~~ Flashback trois ans plutôt ~~~~~
C'était un vendredi soir lorsque j'avais reçu l'appel de Claire une bonne amie de longue date, qui m'a fait comprendre qu'elle avait en face d'elle Hugo mon mari qui était en une bonne compagnie. Pour plus enfoncer le coûteau elle m'avait avoué que ce n'était guère la première fois qu'elle les voyait, qu'elle ne voulait pas m'inquiéter pour rien et pensait m'en parler une fois qu'elle aurait la confirmation que mon mari me trompait. J'ai cru mal entendre, elle m'a ensuite indiqué le lieu et je m'y étais rendu sans plus attendre. Hugo m'avait menti, il était supposé être en mission mais le voilà devant moi se lovant publiquement. J'ai fondu en larmes en les voyant et avais préféré rentrer sans faire de scandale contrairement à Claire qui voulait à tout prix qu'on la bastonne mais je m'étais fermement opposée à cette idée.
Je suis repartie à l'hôpital le coeur lourd, et avais la tête ailleurs toute la journée, impossible de travailler. Suite à mon état j'ai eu un malaise après un examen j'ai su que j'étais enceinte de trois semaines; j'étais tellement stressée que je n'ai pas constaté le retard de mes menstrues. Il est rentré un jour puant l'alcool et m'avait forcé à coucher avec lui, je devais quand même accomplir mon devoir de femme mariée. Un troisième enfant ne faisait plus partie de mes plans, c'était une bénédiction et je l'ai accepté. Hugo continuait d'aller à ses missions incessantes je savais oú il allait mais je ne disais rien. Des mois plus tard, j'ai été obligée de lui dire pour ma grossesse car mon ventre se voyait. Il a fait son bruit mais je ne l'ai pas calculé.
Un jour pendant que je descendais de garde il m'avait interpelé. Il était assis dans le fauteuil, j'ai pris place face à lui.
Lui ( sur un ton sérieux ) : Je m'excuse pour ce que je suis sur le point de te dire Yas.
Moi ( regardant droit devant moi ): ....
Lui : Je suis désolé mais je dois t'avouer un truc ( gêné ) j'entretiens une relation avec une autre femme, ça dure depuis trois ans et j'ai l'intention de l'épouser. Je ne te reproche rien du tout, tu as toujours été la femme idéale dont rêve tout homme. Elle est également enceinte et attend un garçon. Je t'aime toujours tu sais, je ne voudrais en aucun cas te faire du mal c'est pourquoi j'ai décidé qu'une fois marié vous vivrez séparément.
Moi ( sur un ton calme ) : Hugo tu sais très bien que je ne suis pas naïve. Je suis au courant de tout, de ton infidélité, de toutes ces soirs oú tu as découché. Cependant je ne m'opposerais jamais à ton union, si tel est ton désir qu'il en soit ainsi. Tu es le seul à savoir ce que tu veux. À ton âge c'est une deuxième femme que tu veux prendre ? Fais comme bon te semble. Je ne t'ai pas donné un fils peut être c'est celà que tu recherches chez ta future deuxième épouse?
Lui (regardant ailleurs ) :....
Moi: Tu as perdu ta langue Hugo?
Il n'a plus rien ajouté et s'est levé. Je suis restée la tête entre les mains me posant une chaîne de questions, comment en étions nous arrivés à ce stade? Que lui manquait-il?
Ma grossesse évoluait à merveille. Du côté d'Hugo il préparait son mariage. Mon gros ventre ne m'êmpechais pas de leur donner de coups de mains. Deux mois plus tard Maina avait mis au monde Driss son deuxième enfant elle en avait une celle de son ex-époux (Kadidja). Elle lui avait donné le fils que je n'arrivais pas à lui donner depuis toutes ces années.
Après des heures de travail Lilou AGOSSA a vu le jour, et c'était le jour du mariage qu'elle a choisi pour naître, si cette Maina n'est pas la malchance dites moi. Nous n'avions plus d'importance à ses yeux, Hugo nous ignorait et ne passait que pour voir sa fille rien de plus.
Étant un haut gradé à la gendarmerie nationale et propriétaire d'une entreprise de location de voitures, Hugo nous a toujours offert le luxe et le confort dignes du nom. Du jour au lendemain tout a basculé. Il a été suspendu suite à un détournement de fonds. Après des mois d'enquête l'affaire dite clarifiée mais Hugo avait refusé de retourner à son poste. Il ne restait plus que son entreprise de location. Il était devenu accro aux jeux d'argent. Ses dettes avaient ruiné son entreprise ainsi que sa femme. Maina qui avait cessé de travailler et de s'occuper de son foyer était une passionée de la mode et passait son temps à changer des vêtements, sacs de marque et j'en passe, elle avait ruiné ce dernier. C'était l'une des raisons pour lesquelles nous nous sommes retrouvés à vivre ensemble dans cette maison. Son entrée dans nos vies avait tout chamboulée.
~~~~~ Retour au temps présent ~~~~~
Je me présente Yasmine ALIHO, j'exerce le métier de sage-femme dans l'une des hôpitaux de la place. J'ai trois magnifiques bébés (rire) pour moi elles le sont toujours. Depuis que mon mari n'a plus un travail fixe, je suis la seule à m'occuper de la maison et de nos besoins. Heureusement que Lilly est au Gabon et travaille déjà. Mes enfants sont ma fierté, elles fréquentent les meilleures écoles, je me suis battue dur pour en arriver lá. Je remercie le ciel qu'elles savent au moins combien je souffre et mon coeur est rempli de joie par leurs résultats. Le bruit de la porte d'entrée me tire de mes pensées. Hugo se tient devant la porte les bras croisés sur sa poitrine la mine bien attachée. Je me demande bien ce qui l'amène.
Moi (calme): Bonsoir Hugo
Lui (m'ignorant complètement): Continuez comme ça et vous verrez de quoi je suis capable.
Moi: Hugo ne te fatigues tu donc jamais, en tant qu'adulte que tu es le moins que tu puisses faire est de demander ma version des faits au lieu de prendre partie pour ta préférée tchip.
Lui ( s'approchant de moi tout rouge): Tu tchipes qui Yas comme c'est toi qui a la bouche aujourd'hui (me pointant du doigt), continues seulement et tu vas me sentir dans cette maison.
Moi (en larmes): Hugo tu vas me faire quoi depuis que tu es avec Maina nous n'avons plus la paix. Que vous ai-je fait ta femme et toi pour que vous vous acharnez sur moi ici sniff...
Lui (indifférent): C'est toujours toi la victime, ne te mets tu jamais en cause, il faut que tu ailles provoquer ma femme, mais laisse moi te dire une chose que ça soit la dernière fois Yasmine.
°°° Louna °°°
J'ai difficilement ouvert les yeux, je ressens une forte migraine, toute la chambre est plongée dans le noir. J'allume la veilleuse pour légèrement l'éclairer. Notre chambre est très belle, elle n'est pas assez espacée comme l'ancienne mais elle est juste magnifique. Ma mère a choisi de la peindre en bleu ciel, l'une de ses couleurs préférées. Le lit est tellement douillet qu'à chaque fois il est difficile de se lever. Au moins le propriétaire a eu la brillante idée de faire en sorte que la douche soit interne. Il y a certaines maisons ou on doit faire la queue juste pour se laver ou aller aux toilettes.
En me levant j'entend des voix provenant du salon, plus je m'approche du couloir plus je constate que mes parents se disputent, sûrement à cause de la bagarre de cet après midi me dis-je interieurement. J'avance et la scène que je vois me fait comprendre que je dois intervenir pour éviter que mon père ne lève la main sur maman.
Moi: Bonsoir papa.
Lui (ne me calculant pas): Retournes dans ta chambre Lou.
Moi (insistant): Papa elle n'a rien fait de mal, tout est de ma faute. Kadidja m'a provoqué (baissant la tête) je n'ai pas pu me contrôler et je l'ai frappée.
Lui (hors de lui): Est-ce l'éducation que tu donnes à ta fille (regardant ma mère) qu'elle frappe sa grande soeur, mieux je pars sinon je ne répondrai plus de moi.
Il est parti et a claqué la porte si violemment que j'ai sursauté. Maman s'est affalée dans le fauteuil je m'assied à ses côtés et lui caresse le dos. Il suffit qu'on parle mal ou touche sa femme préférée pour voir Monsieur Hugo faire son bruit, tchip. J'ai calmé ma mère du mieux que j'ai pu. Elle est si soucieuse, vivre dans une famille polygame n'est pas du tout aisé. On dit souvent qu'un bon thé à la menthe calme les nerfs. Je suis allée à la cuisine lui en faire un avant de faire la cuisine pour préparer le dinner.
Dehors la nuit est tombée quand je suis sortie acheter de l'akassa pour notre dinner. J'ai croisé Maina qui m'a fait un sourire moqueur signe qu'elle se rejouit que papa nous ait crié dessus. Nous avons pris notre dinner et sommes allés dormir, demain est un autre jour espérons le meilleur.
~~~~~ Deux mois plus tard ~~~~~
Je me lève tôt comme d'habitude pour me préparer pour les cours. Tout se passe bien au collège, les cours ne sont pas trop stressants. Amira et moi travaillons chaque jour après les classes, on se voit soit chez moi ou chez elle. Je m'apprête à rentrer quand j'entend une voix masculine m'appeler, ça ne peut être que ce borné de Mourad pffff.
Il a posé sa main sur mon épaule, en me retournant je me suis violemment dégagé de lui, ce gars m'énerve pffff que me veut il encore.
Lui (regard suppliant): Lou comment vas tu? J'aimerais te demander une faveur. Est-il possible que je t'invite, s'il te plaît.
C'est arrivé lá bas déjà ?
Moi (énervée): Ne te lasses tu donc jamais de me courir après?
Lui (souriant de ses plus belles dents): Juste une fois et le reste tu en jugeras toi-même, aller dis oui bébé.
Moi (hors de moi): Je t'ai plusieurs fois interdit de m'appeler par ces mots débiles tchip.
Lui (me faisant des yeux doux): Dis oui Lou tu sais très bien que je t'aime.
Mieux je dis oui sinon on va y passer toute la journée.
Moi (soupirant): Okay
Lui (content): Youpi on se dit à demain alors 17 heures, je passerai te chercher.
On a échangé nos contacts et j'ai pris mon chemin sans plus lui accorder d'importance, j'ai rejoint Amira et nous sommes rentrées. Deux heures de temps plus tard nous avons fini d'étudier, je m'apprête pour la raccompagner quand elle me demande ce dont j'ai parlé avec Mourad. Je lui ai fait un bref résumé et elle me dit de faire attention et est partie. Amira est un fille très sympa ma meilleure amie d'enfance, celle avec qui j'ai fréquenté depuis le cours primaire.
~~~~~ Le lendemain ~~~~~
Je m'étire paresseusement dans mon lit, il est dix heures à ma montre. Nous sommes samedi et j'ai un rancard, au même moment mon téléphone sonne.
Moi (contente): Allô Lilly
Elle: Comment vas tu ma puce?
Moi: Ça peut aller la grande, alors et les gabonais j'espère qu'ils te dérangent pas trop krkrkrkrkr
Elle: T'en fais pas tu me connais très bien pour ça et tu sais que ton beau frère est trop possessif alors imagines. Et maman elle va bien? Cette sorcière et son apprenti ?
Moi: Eh la grande c'est comment tu enchaînes les questions comme ça. Tout le monde se porte à merveille. Attends je te passe maman.
Elle est restée plus d'une demie heure à parler avec maman et Lilou avant que je ne reprenne le portable. Elle a du mettre fin à l'appel car elle doit se préparer avant que son gars ne s'impatiente.
J'ai fait un peu le ménage et m'apprête pour mon rencard (rire).
[ Bip message ]
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°° Louna °°°
Je sors et dis au revoir à maman. Je lui ai déjà parlé de Mourad, tout comme Amira elle m'a dit de beaucoup faire attention.
Je le vois adossé contre la voiture, les mains dans la poche et l'air ailleurs. Je m'approche de lui, on se fait un smack et il m'ouvre tel un gentleman, waouh quelle galanterie ! Le trajet se fait dans un silence d'aplomb. Je le regarde de temps en temps mais ne dis rien. Il est si beau dans son jean slim et son polo de couleur vert pâle.
Mourad est un jeune homme très séduisant, on dirait l'artiste Mario en personne . Il est issu d'une famille riche, il sent l'aisance. Du haut de ses dix huit ans, Il est un élève très assidu et travailleur. Si j'ai une bonne mémoire celà fait trois ans déjà qu'il me court après. Il est un beau gars, il attire toutes les filles du collège. Un homme à femmes non merci. Il a toujours persisté malgré mes réticences à son égard. J'ai plusieurs fois essayé d'être arrogante et sauvageonne mais rien ne l'a fait reculer. Je ne lui ai jamais accordé d'importance. Je me dis toujours que les hommes ne valent rien, il suffit que je pense à mon géniteur. Mes études sont ma priorité, les hommes il y en aura toujours. Ils ne m'inspirent pas confiance.
Avec Mourad je ne saurais le dire mais une chose me dit qu'il n'est pas si mauvais qu'on le croit. Qui l'aurait cru, que je serais un jour en compagnie de ce beau spécimen. Il a fini par garer devant un restau très chic de la place, c'est un lieu calme et accueillant. Nous venons de nous installer. Je balaie la salle du regard, tout est si beau par ici, la décoration est une œuvre de professionnel. On peut avoir une vue de l'extérieur de là où nous sommes. Je me sens observée, je me retourne pour croiser le regard de Mourad.
Moi : Si c'est pour me reluquer que tu m'as amené ici, je te prie de bien vouloir me ramener chez moi tchip.
Lui (tout souriant) : Relaxes ma belle permet moi d'apprécier cette beauté qui se trouve devant moi. Ce n'est pas tous les jours que j'ai cette occasion. Je suis tellement heureux si tu savais. Après trois bonnes longues années tu m'accordes enfin cette chance d'être ici avec toi. Tu es ravissante ce soir Lou.
Moi (jouant à l'indifférente) : Merci toi aussi t'es pas en reste.
Lui (faisant signe à la serveuse et on a lancé nos commandes ) : Dis Lou je n'irai pas par quatre chemins. Je sais que tu te demandes pourquoi un gars de mon genre s'intéresse à une fille comme toi. Tu me plais énormément, J'ai eu le temps de t'analyser et laisse moi te dire que tu es celle qu'il me faut. Je t'aime Lou et j'aimerais de tout cœur avoir une relation sérieuse avec toi. Qu'en penses tu ?
Moi : Euh... Mourad tu sais très bien que je n'ai jamais eu de petit ami auparavant. Je te proposerais qu'on apprenne à mieux se connaître et le reste bah on en décidera au moment opportun.
Je ne sais même pas ce qui m'a pris de lui dire ça. Tant pis qui ne risque rien n'a rien dit-on, on verra.
La serveuse a apporté nos plats j'ai pris des frites au poulet et lui du riz avec la sauce de bœuf. Je n'aime pas l'alcool, J'ai pris alors un coca et lui la boisson awoyo. Nous mangeons dans la bonne ambiance en savourant la belle mélodie qui passe.
Il vient de me déposer. On a échangé quelques messages puis j'ai été prise dans les bras de Morphée.
Bientôt les congés de fêtes de fin d'année. Toute la ville sent la fiesta, les décorations par ci et par là, les marchés n'en parlons plus des liquidations. Les boutiques sont soigneusement décorées, comme on le dit souvent chez moi la fête aura lieu. De notre côté on se prépare également. Mourad et moi avons prévu passer plus de temps pendant les congés.
~~~~~ Quelques jours plus tard ~~~~~
Le réveillon et la Noël se sont bien déroulés.
10. 9. 8. 7. 6. 5. 4. 3. 2. 1.
HEUREUSE ANNEE
Heuresuse année, les enfants courent dans tous les sens dans les rues. Ils font claquer les pétards par ci et par là. Les feux d'artifices rendent ce nouvel an plus beau par l'effet de leurs couleurs multicolores. Vos deux parentes se conduisent bien, nous ne savons pas encore ce qu'elles nous préparent. Maman a invité Mourad à la maison. Qui dit nouvelle année dit nouvelle résolution. La mienne est de décrocher avec mention mon bac. C'est officielle je sors avec Mourad, ne me regardez pas avec ces gros yeux. J'ai décidé de lui donner une chance, je ne perd rien en essayant.
Épuisée par les allers et retours de la veille, je me suis permise une grasse matinée en plus ce sont les congés lol. Mourad nous a invité pour un picnic cet après midi.
Il fait soleil, le temps est tellement beau. La chaleur ne se sent pas trop. Je met mes lunettes et rejoins mon homme qui m'attend déjà (rire). Quelques minutes plus tard, nous sommes tous assis Amira, Adil son petit ami sous une paillote. Nous prenons du bon temps bientôt les cours reprennent, c'est un moyen de nous détendre sur cette belle plage située aux environs du supermarché Erevan. Nous passons un bon après midi, la nourriture, la boisson tout est juste parfait. Je ne cesse de mater mon homme, il est si craquant, il a mis un short de couleur kaki, un chemisier blanc qu'il a un peu déboutonné, ce qui laisse bien voir sa poitrine et son corps d'athlète.
Je m'éloigne d'eux pour profiter de cet endroit si beau et apaisant. Je marche sur le bord de la mer, le contact du sable sous mes pieds me fait un bien fou. Je réalise combien de fois il est important de se rendre à ce lieu, vous sentez une tranquillité et une paix intérieure loin de toutes les tracasseries quotidiennes. Je ferme les yeux pour plus savourer quand je sens des mains m'entourer la taille, ce parfum...
°°° Mourad °°°
Je ne vis qu'un pur bonheur depuis que je sors avec Lou. Le mot exact pour la décrire est la douceur, Eh oui elle est la douceur incarnée. Je me présente Mourad BELLO en classe de Terminale j'ai 18 ans. Je viens d'une famille riche. Vous aurez le temps de mieux me connaître.
Elle s'est éloignée de nous pour je ne sais quoi. Elle est si belle dans sa robe bustier bleu ciel, qui dessine parfaitement ses formes et met en valeur sa poitrine généreuse. Elle a fait de jolies tresses, ce qui dégage son visage et reflète plus sa beauté. Je m'approche d'elle et la prend par la taille. Elle s'est retournée et je n'ai pas pu m'empêcher de capturer ses belles lèvres pulpeuses. Elles sont si fraîches et douces, J'ai toujours rêvé de ce moment. Elle a paru surprise mais s'est laissée aller.
Nous nous embrassons langoureusement pendant deux minutes avant de se détacher. Je la serre très fort comme si ma vie en dépendait. Je lui murmure un je t'aime à l'oreille et lui fais un bisou sur la tempe. Elle n'a pas répondu, l'important pour moi à cet instant est ce que je ressens pour elle. Elle est ma raison de vivre. Nous passons un après midi inoubliable.
°°° Louna °°°
Les cours ont repris, tout se passe à merveille. J'ai validé mon premier trimestre. Avec Mourad c'est l'amour fou, je n'aurais jamais cru qu'il est si sympa. Il ne faut jamais juger un livre par sa couverture. J'ai appris à le connaître et je ne regrette rien du tout, il est juste parfait. Mon père quant à lui n'a toujours pas changé, il continue sur son mauvais chemin. Maina et Kadidja continuent de nous embêter, comme on le dit souvent un chien ne changera jamais sa manière de s'asseoir. Maman m'a interdit de répliquer , ce n'est pas facile mais je sais qu'un jour tout celà aura une fin.
~~~~~ Un mois plus tard ~~~~~
Aujourd'hui c'est le jour de la St Valentin, la fête des amoureux. Je n'ai prévu rien de spécial, juste un petit dinner avec mon bébé et après lui donner mon cadeau.
[Bip message]
<< Aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres : c'est la Saint Valentin. Le jour de l'amour. Mais moi je t'aime tous les jours ! >>
Waouh quel beau message me dis-je, quoi de plus beau pour commencer sa journée. C'est un message de mon beubeuh je lui réponds rapidement. Au même moment il appelle.
Moi (décrochant) : Bonjour bébé
Lui (d'une voix mielleuse) : Bonjour mon ange, comment va la plus belle de toutes les filles ?
Je vous jure que si j'étais une blanche j'aurais rougie lol.
Moi : Ça va bébé toi aussi j'espère.
Lui : Maintenant que j'ai entendu ta voix mon ange. Dis seras tu libre ce soir ?
Moi : Oui bébé
Lui : Okay fais toi toute belle et je passerai te chercher à 19h.
Moi : Dis moi où irons nous ?
Lui : C'est une surprise Lou tu le sauras, aller bisous à plus je t'aime.
Clic.
~~~~~ Quelques heures plus tard ~~~~~
Je suis un peu surprise qu'au lieu de Mourad ce soit leur chauffeur qui est passé me prendre. Après trente minutes de trajet, il s'arrête devant une somptueuse maison. Elle est tellement belle et est située aux environs de Fidjrosè. Le chauffeur me dépose et me remet une note. Sur cette dernière se trouve des instructions. Je m'introduis à l'intérieur et continue mon chemin comme il a été indiqué sur ce bout de papier.
Arrivée au niveau du couloir je suis restée la bouche ouverte, devant moi se trouve des bougies allumées. Elles me montrent le chemin à suivre.
Je continue jusqu'à m'arrêter au milieu de la pièce. Je me retrouve dans un grand cœur dessiné par des bougies, une table magnifiquement décorée m'attend. C'est un dîner aux chandelles. Comme par magie, il apparaît devant moi et au même moment une belle mélodie résonne dans la pièce.
Moi (émerveillée) : Que c'est beau par ici bébé !
Lui : Merci ma belle. J'ai tout fait rien que pour toi ma princesse. Tu aimes ?
Moi : J'adore
Il s'avance et met une belle rose dans mes cheveux. On s'embrasse et il fait sortir une petite boîte dans laquelle se trouve un joli pendentif ayant un petit cœur.
Lui (me le mettant au cou) : Tu le mérites et bien plus que ça, je t'aime Lou.
Moi : Merci bébé moi non plus.
Il me prend par la main et m'installe. Nous mangeons dans la bonne ambiance de la St Valentin. J'ai levé mon verre pour porter un toast quand il m'attire à lui et nous avons commencé par bouger au rythme de cette belle mélodie de Aaron Neville (Even if my heart will break).
Il nous a dirigé dans une pièce au fond du couloir, une chambre à coucher. Elle est magnifique, faite en blanc elle est très spacieuse avec de jolis objets de décorations. Mourad s'est débarrassé de son chemisier et s'est approché de moi. Il soulève mon menton et capture mes lèvres. Je les saisis et pris sa nuque pour plus approfondir le baiser. Il se met à caresser mon dos, je suis prise par des frissons. Lentement il ôte ma robe, je lui caresse à présent le dos. Il dégraffe mon soutien.
°°° Mourad °°°
Je la sens un peu tendue après l'avoir débarrassé de son sous-vêtement. Elle devient tout à coup timide.
Elle : Mourad c'est ma première fois je m'y connais rien.
Moi (essayant de la détendre) : Je ne te ferai pas du mal. Détends toi ma belle et tout ira bien.
Elle hôche la tête.
Je continue ma besogne nous sommes tous les deux en tenue d'Adam et Ève. Je la soulève délicatement et la dépose sur le lit. Elle a gardé ses yeux fermés. Elle a un corps de déesse. Je me met au dessus d'elle et l'embrasse.
°°° Louna °°°
Il est parti et est revenu cinq minutes plus tard. J'ai toujours mes yeux fermés. Je sens des baisers froids dans mon cou. Il s'est emparé de mes mamelons il les lèche un à un et les titille. Ce que je ressens au niveau de mon bas ventre est juste indescriptible. Il continue son manège jusqu'à mon entre-jambe. Je sens sa langue dévorer mon intimité. Je cambre et bouge dans tous les sens, comment fait-il. Sa langue cède la place à un de ses doigts.
J'ai un peu mal. Je laisse un cri s'échapper. Il l'étouffe en me donnant un baiser. Il essaie de se frêler un passage dans mon entrejambe. Apres quelques minutes de caresses tendres, il s'introduit très lentement en moi. Je ressens toujours cette douleur. J'ai plusieurs fois entendu les filles dire que la première fois fait toujours mal et c'est le cas. Il l'a constaté car il s'est arrêté avant de reprendre, mais cette fois ci j'ai eu moins mal. Il s'est retiré et s'est introduit en moi à plusieurs reprises. Je sens mon intimité qui devient moins étroite. Il met à faire des vas et viens tout doux .
Je ressens une douleur mélangée au plaisir que je n'ai jamais ressentie auparavant. Il continue jusqu'à ce que je n'en pouvais plus et j'ai explosé. J'ai eu l'orgasme. Je le vois debout souriant, il est tellement beau avec ses jolis pectoraux. Son membre est toujours durci. Il s'approche de moi et s'introduit une fois de plus en moi. Je ressens une légère douleur. Il se met à bouger lentement en moi. Au fur et à mesure qu'il bougeait ses reins ma douleur se mélange au plaisir. Cette nuit est la plus belle que j'ai jamais connu, et je ravie qu'il soit celui qui m'aie depucelée.
Il m'a déposé deux heures plus tard. J'ai rêvassé toute la nuit, Mourad est un amour.
~~~~~ Le lendemain ~~~~~
Je reviens de la boulangerie quand le spectacle que je vois me fige. Une ambulance se tient au beau milieu de la route. Il y a foule immense, plus je m'approche pour voir ce qui se passe, plus mon cœur bat la chamade. Je vois son corps inanimé dans une marre de sang. Je laisse tout tomber et cours vers eux.
Les infirmiers ont soulevé son corps pour le mettre sur leur brancard, non pitié Seigneur non pas lui