01.
Je regardais ma mère s'activer et partir dans tous les sens, elle nettoyait et cuisinais en même temps, elle travaillait beaucoup trop mais n'avait pas de choix, je m'asseyais donc tout près d'elle car je me sentais mieux avec elle qu'avec le reste de la maison
J'avais 20 ans et la famille dans laquelle nous étions elle et moi était une famille assez étrange, je n'avais plus de père car il était mort quatre ans après ma naissance, ma mère s'était donc donné au travail corps et âme pour subvenir à nos besoins, elle vendait au marché et passait ses soirées dans des bars entant que serveuse, avec ce peu d'argent elle m'envoyait à l'école et me suppliait d'être toujours intelligente
Jusqu'au jour où elle tomba sur ce monsieur, ce vieux blanc qui l'avait sorti du bar pour l'emmener dans sa maison, elle m'avait donc dit qu'enfin on allait avoir un toit et un lit, ce monsieur l'aimait beaucoup, en dépit du fait qu'il avait deux enfants, une fille de 22 ans et un garçon de mon âge, sa fille se comportait comme une vraie peste, mais restait polie avec moi quand elle le voulait, son frère à la différence m'appréciait il était simple et gentil
J'avais eu du mal à m'adapter mais je faisais tout mon possible pour faire plaisir à ma mère
-Nina ?
-humm maman ?
-donne-moi le couteau là et commence à mettre la table, ton père va bientôt rentrer
-ce n'est pas mon père maman
-ah ne sois pas stupide il nous a reçu ici ! tu penses qu'on serait dans de bonnes conditions s'il n'avait pas accepté que je vienne avec toi ?
-tu devrais remercier Dieu parce que maintenant nous sommes dans une maison où on ne manque de rien, tu manges chaque jour et tu vas aussi à l'école alors si je te demande de le considérer comme ton père fait ce que je te dis un point c'est tout ! maintenant dresse la table
-oui maman répondis-je out simplement
-fais-vite et quitte devant moi
Je m'écartais pour la laisser passer, je dressais la table et rangeais tout le reste dans une armoire, Betty et Dylan arrivèrent avec leur père au même moment, ils allèrent dans leur chambre respective pour se changer et revinrent ensuite dans le salon
-humm ça sent bon ici dit-je mon père
-j'ai fait tout ça pour toi mon chéri, assieds-toi Nina a déjà fait la table
-c'est bien Nina tu as bien travaillé
-où sont les enfants ? demanda ma mère
-ils sont là
-Betty ça va ?
-ouais, t'as fait quoi à manger ?
-de la viande en sauce avec du riz
-humm, Dylan tu viens ? j'en peux plus que tu sois toujours le dernier qu'on attende pour commencer à manger
-bah quoi je suis là ! parle doucement t'es pas obligé de crier remarquer
-je cris si je veux ok ? maintenant tu t'attables parce que moi j'ai faim gros idiot
-papa tu vois comment elle me parle ?
-calmez-vous nous sommes à table vous règlerez vos histoires ailleurs, mangeons maintenant
Ma mère apporta la nourriture et nous servit tous, elle était très bonne cuisinière et j'avais toujours apprécié sa cuisine, je mangeais avec appétit et me levais avant tout le monde car j'avais des devoirs à faire
-tu vas où ? me demanda-elle
-je vais dans ma chambre faire mes devoirs
-mais tu ne vois pas que tout le monde mange? tu peux attendre un peu non ?
-non maman je dois finir mes devoirs
-humm fais d'abord la vaisselle après tu pourras partir
-d'accord
Je me mis donc à la tâche car quand elle donnait un ordre il fallait obéir sur le champ
Je n'avais presque plus de vie, j'avais 20 ans et je 'avis aucune vie, tout se résumait à la reconnaissance dans cette maison, je regardais tout le monde ils semblaient heureux et joyeux mais moi je ne l'étais pas, j'avais beau essayer c'était difficile pour moi de m'insérer dans le décor comment fait-on pour jouer les hypocrites ?
Moi je n'y arrivais pas
Après avoir fini avec ma vaisselle j'allais dans ma chambre faire mes devoirs car j'avais un exposé le lendemain, je finissais donc mes devoirs et m'endormis sans mon rendre compte...
Je sursautais quand je me rendis compte qu'il faisait tard, il était 22heures tout le monde dormait sûrement déjà, je regardais autour de moi et rangeais mes affaires, j'allais ensuite prendre une douche et revenais me coucher, mais je ne trouvais pas le sommeil, je regardais ma porte, mon cœur battit très fort, je me levais donc et marchais sur la pointe des pieds jusqu'à la chambre de de Betty, je frappais mais elle ne répondit pas, j'ouvris donc doucement et m'approcha d'elle
-Betty ?
-qu'est-ce qu'il y'a ?
-je peux dormir avec toi ?
-non tu as ta chambre et j'ai la mienne alors n'empiète pas sur mon espace personnel
-Betty s'il te plait laisse-moi dormir avec toi
-j'ai dit non, maintenant sors et referme la porte derrière s'il te plait, je suis fatiguée
Je baissais ma tête triste et retournais dans ma chambre accablée, je fermais la porte à clé et m'allongeais, je fermais les yeux et restais silencieuse en attendant le sommeil
Pourtant un bruit me réveilla quelques heures plus tard, je sursautais en me rendant compte que quelqu'un avait réussi à l'ouvrir, je me mis alors à trembler de tout mon corps, il était là pour la deuxième fois et cette fois j'avais peur que ça n'aille plus loin, il s'approcha de moi en souriant
-alors ma petite tu es prête ?
-non, non s'il te plait ne me fait pas de mal
-je ne te ferai rien si tu restes sage
-non je t'en supplie ne me touche pas dis-je en versant des larmes
-chut, ne crie pas sinon tu vas finir à la rue
Il avança dangereusement vers moi et descendit son pantalon
-allez laisse-toi faire maintenant je ne serai pas long
-non je t'en supplie beau papa, non !
Je sautais du lit pour m'enfuir mais il me rattrapa et me plaqua sur le lit en fermant ma bouche avec sa grande main
-chut, je serai doux ne t'en fait pas
Il me poussa sur le lit et s'allongea sur moi pour commencer sa sale besogne...
02.
Vous l'avez compris, mon nom est Nina Oyo, je vis dans cette maison avec un homme qui a décidé d'abuser de moi et je ne sais plus comment m'en sortir avec ma mère qui se voile les yeux en pensant que c'est le foyer dont elle a toujours rêvé, alors je crie à l'aide silencieusement en espérant qu'on m'aide
Je n'arrêtais pas de me frotter le corps de partout, j'avais des cicatrises et des parties enflées tant j'avais essayé de me défendre, je pleurais et me glissais sur le sol en réalisant le calvaire que je vivais, c'était la deuxième fois que mon beau père abusait de moi, et j'en souffrais énormément, il me menaçait chaque jour de nous foutre à la porte toutes les deux si j'ouvrai ma bouche mais comment faire avec un homme qui me rendait la vie difficile ?
J'avançais dans ma chambre à quatre pattes car j'avais mal partout pour marcher normalement, je me sentais si sale ! je m'allongeais sur le plancher et continuais de pleurer en tremblant, je n'étais pas descendu depuis ce matin j'allais vomir de dégoût si je tombais sur ce vieux porc, je posais donc ma tête sur le sol et soignais ma peine en pensant à mon père cet qui m'avait laissé seule dans ce monde de méchant
-Nina tu es là ? entendis-je derrière ma porte, Nina ?
Je ne répondis pas je ne pouvais pas parler, j'allais trop mal, mais la personne derrière insistait
-Nina ! c'est comment tu t'enfermes dans ta chambre comme ça ? tu ferais mieux de sortir d'ici pour nettoyer la maison je ne vais pas faire tout ça toute seule
-...
-Nina ?
-...
-je te dis déjà hein ! si tu n'ouvres pas cette personne tu vas me sentir aujourd'hui c'est quoi ces comportements ? tchuiip !
Elle continua de parler pour me faire sortir mais je restais allongée sur le sol incapable
-Nina ! tu vas sortir d'ici avant que je ne m'énerve ! je te dis hein de ne pas m'énerver ici là comme tu aimes faire ta maboule sors !
Je me levais donc aussi difficilement que possible et m'habillais du mieux que je pouvais, j'étais blessée aux parties intimes et je marchais avec difficulté mais si je ne sortais pas de cette chambre ma mère me tuerait et je ne le savais que trop, elle avait fini par se déplacer
Quand j'arrivais dans la cuisine je la r=trouvais dans un état piteux, il y avait de la vaisselle partout et une corbeille de vêtements abandonnée au centre de la pièce, je regardais autour de moi un mal de crâne soudain me saisit, j'avais mal partout
-ah enfin ! tu es là ! donc depuis que je t'appelle tu fais comme si tu n'entendais rien ?
-désolée maman, je prenais une douche
-tchuiip je prenais ma douche non mais ! passe là tu vas faire ce ménage les autres sont déjà partis, je suis en train de faire la cuisine donc si tu pouvais m'aider ce serait bien, et puis pourquoi tu marches comme ça tu as eu quoi ?
-elle n'a rien eu
Je sursautais de peur, il était là derrière moi et anticipa ma voix
-elle a sûrement du tomber dans la salle de bain les carreaux sont très glissants ici
-tu es tombé dans la salle de bain ?
-...
-Nina !
-maman je... je n'ai pas glissé non en fait
-va me chercher une bouteille d'eau j'ai fait le chemin sans m'arrêter
-mais
-j'ai dit vas-y ! répéta-t-il en s'approchant de moi, je m'écartais donc en tremblant et allait lui chercher une bouteille dans le frigo
-ah mon chéri, je suis désolée j'avais oublié de te donner ta bouteille, ça été au travail ?
-oui je suis en pause alors je suis venue voir ma délicieuse femme
-il faut arrêter de me charmer oh ! et toi tu vas me dire ce qui t'ai arrivé dès que je finis avec ma cuisine ! Bon je reviens je vais chercher ma cuvette d'eau dehors, sers ton père un verre d'eau et finis ton travail tu as compris ? me dit-elle
-oui maman
Elle se retourna et sortie de la cuisine en me laissant seule avec lui, il s'approcha de moi, je restais immobile et morte de peur
-alors comme ça tu as glissé dans la douche ? quelle belle histoire !
-ne t'approche pas de moi s'il te plait, laisse-moi tranquille
-non ma beauté on vient juste de commencer à jouer je ne vais pas arrêter maintenant c'est tellement excitant
-s'il te plait beau papa laisse-moi je t'en prie
-n'oublie pas que si tu ouvres ta bouche je vais vous mettre à la porte ta mère et toi, elle va retourner dans ce vieux bar crasseux où je l'ai ramassé et vous allez manger dans les poubelles de la ville comme deux chiennes
-je ne te permettrai pas de nous insulter !
-humm tu es encore plus bandante quand tu fais ta tigresse je devrais
-non ! criais-je en jetant le verre à terre
Ma mère choisit ce moment pour revenir, je soufflais de soulagement, il prit la bouteille et s'éloigna de moi
-je vais retourner bosser ma chérie j'ai ma bouteille d'eau
-il ne faut pas rentrer tard hein, je t'ai fait des feuilles de manioc comme tu l'aime
-humm... à plus tard
Il l'embrassa et parti en me regardant dangereusement
Plus tard, dans la soirée je restais enfermée dans ma chambre j'avais fait le ménage toute la journée et je ne voulais pas manger avec les autres alors je restais enfermée, j'entendis quelqu'un frapper à ma porte et demandais qui s'était, Dylan ouvrit donc la porte et me demanda s'il pouvait entrer
-Nina ?
-oh salut entre
-ça va ?
-oui ça va
-c'est juste que tu n'es pas venu manger avec tout le monde alors j'ai pensé que peut-être tu avais faim, il avança avec un plateau de nourriture et vint s'asseoir à mes côtés sur le sol
-merci lui dis-je mais je n'ai pas très faim
-tu en es sûre ? je te trouve très pâle tu es malade ? tu veux que j'appelle papa ?
-non ! dis-je presqu'en sursautant tu n'oses même pas !
-mais calme-toi j'ai juste demandé qu'est-ce qu'il y a ?
-oui excuse-moi, je voulais juste dire que non , ça va je n'ai besoin de rien
-ok...
-...
-Nina je sais qu'on n'est pas frère et sœur, mais vue que ta mère est avec mon père on devrait faire l'effort de se supporter, je t'aime bien moi
-moi aussi je t'aime bien Dylan tu es gentille mais je vais me reposer maintenant si tu permets je me sens très fatiguée tu crois que tu peux me laisser ?
-ouais, sans problème, je serai dans ma chambre si t'as besoin d'aide
-merci
Il sorti et me laissa seule, je tirai donc le plateau vers moi et commença à manger comme si j'avais passé les deux derniers jours dans le désert, après avoir mangé j'attendais que tout le monde soit rentré pour nettoyer mes couverts, je retournais ensuite dans ma chambre et la fermait à double tour, je mettais aussi une chaise devant pour mieux la protéger, je m'allongeais et restais les yeux bien ouverts juste au cas où
Mais aux alentours de minuit, je sentis de nouveau ma porte faire du bruit, le bruit des clés raisonna et on poussa très fort la porte ce qui propulsa la chaise un peu loin sur le tapis, il claqua la porte en avança vers moi
-tu pensais pouvoir m'échapper ?
-Non... Non je ne veux pas revivre ce cauchemar dis-je en tremblant
-chut me dit-il en s'approchant en caleçon, regarde je suis déjà près ma chérie...
Seigneur non !
03.
-je ne te comprends plus toi pourquoi tu t'enferme tout le temps dans ta chambre hein ? et puis ta démarche qui a changé comme si tu avais subi une opération je te préviens si tu ne changes pas ton comportement je vais m'énerver ici ! passe là !
-oui maman
-ça été aux cours ?
-oui j'ai fini le premier semestre
-c'est bien il faudra penser à remercier ton père parce qu'il finance tout
-...
-tu as entendu ?
-maman cet homme n'est pas mon père
-ne redis plus jamais ça ! tchuiip maintenant quitte devant moi je vais aller au marcher
-...
-tu fais le riz en attendant mon arrivée ensuite tu commences à bouillir le poulet, je vais acheter les condiments
-d'accord
Elle me laissa là plantée dans la cuisine et alla au marché, je restais assise et perdue dans mes pensées, cela faisait une semaine maintenant que je vivais un véritable enfer, de tout ce que j'avais pu imaginer je n'aurais pas penser que cela m'arrive à moi, je restais muette comme une carpe cherchant le moyen de parler à ma mère mais me croirait-elle seulement ? j'en doutais la connaissant elle penserait que je suis folle, nous sommes au Congo dans la belle capitale de Brazzaville mais à ce jour je peinais même à apprécier l'authenticité des belles choses de mon pays à cause de ce que je vivais
-salut Nina
Je me tournais et sautais de là où j'étais assise instinctivement
-hey doucement ce n'est que moi
-Dylan ne refait plus jamais ça
-beh quoi je te saluais ma belle, attends, je ne peux plus te donner une tape dans le dos ?
-non ce n'est pas ça, écoute je ne supporte plus qu'on me touche ça me fait peur
-t'es sérieuse là ?
-ne fais plus ça c'est tout
-bon si tu veux, alors quoi de neuf tu vas mieux aujourd'hui ?
-pourquoi tu me demandes ça ? lui dis-je en fronçant le front
-bah parce que t'es restée enfermée dans ta chambre depuis quelques jours, et aujourd'hui je rentre qui vois-je dans la cuisine ? toi !
-ah ok
-ça va mieux ?
-oui merci
-tu cuisines quoi ?
-du riz, maman est allée au marché acheter des condiments elle sera de retour bientôt
-tant mieux parce que je meurs de faim, au fait tu as fini avec tes cours toi ?
-non pas encore, juste le premier semestre
-ok, tiens j'ai quelque chose pour toi
-c'est quoi ? lui demandais-je étonnée
-ouvre le paquet !
Je pris donc le paquet timidement et l'ouvrit
-du chocolat ? dis-je en souriant
-oui je sais que tu aimes ça j'ai remarqué hein
-merci dis-je alors reconnaissante, tu es gentil
-normal t'es ma sœur, enfin je crois
-et moi je suis ta chienne c'est ça ? lança Betty en entrant dans la cuisine
-va voir ailleurs si j'y suis rétorqua-t-il en tirant son sac, à plus tard Nina
-à plus tard
-c'est ça continue à m'ignorer bouffon va, et toi là donne-moi ce chocolat
-tu n'y touche même pas cria Dylan de loin, espèce de profiteuse t'y touche je te bute c'est compris ?
-vas-y reste avec ton chocolat toute façon vous êtes deux cons, elle me toisa et passa son chemin, tiens apporte-moi un verre d'eau dans ma chambre
-non répondis-je du tic au tac
-t'as dit quoi là ?
-j'ai dit non
-attends tu sais à qui tu parles ?
-qui que tu sois Betty je ne suis pas ta bonne
-tu vas voir je vais te faire renvoyer de cette maison toi et ta mère la comédienne
-tu peux le faire je m'en contre fiche
Elle ouvrit sa bouche étonnée et me poussa sur le côté pour se prendre un verre elle-même, j'avais déjà du mal à survivre dans cette maison alors ses airs de princesse elle pouvait se les garder, je fini de faire mon riz, et mon poulet, quand ma mère rentra du marché, elle posa le panier sur la table et commença à tout déballer
-Franck va arriver bientôt avec ses amis, il faut que tu dresses la table
-bien maman
-et puis tu mets les plus belles assiettes il a dit que l'un d'eux est un gros client donc il faut que tout soit parfait
-...
Je m'activais donc à la tâche et commençais le dressage pendant qu'elle finissait de cuisiner, elle s'activa comme une machine et en moins d'une demi-heure, le repas était prêt, m mère était très grande cuisinière je l'avais toujours suggéré de vendre de la nourriture à domicile ou avoir une table mais elle refusait catégoriquement elle préférait la facilité avec son blanc, il nous donne beaucoup d'argent répétait-elle sans arrêt, vendre la nourriture dans la rue c'est trop long, cependant si elle avait suivi mon conseil je ne serais pas là à vivre ce calvaire, mon cœur se pinça de peine
-tu as fini ? demanda-t-elle
-oui maman j'ai fini
-bien va te changer tu vas servir nos convives ils sont déjà là
Je montais donc dans ma chambre me changer pendant que Franck et ses amis se mettaient à l'aise dans le salon, je redescendis ensuite aider ma mère à servir les invités
-beh dis-donc Franck tu as une jolie hôtesse de maison elle est toute fraiche dit l'un d'eux
-non c'est la fille de ma compagne
-ah ok elle est mignonne en tout cas
Je les regardais un à un il y avait trois vieux, et un plus jeune il devait avoir entre 25 et 30 ans, je m'approchais de lui doucement et lui servit à son tour, il me regarda faire sans dire un mot et commença à manger, je me déplaçais donc et regagnais la cuisine, ma mère qui était restée dans le salon semblait toute excitée
Je nettoyais le reste des casseroles quand je senti une main soulever ma jupe, je sursautais instantanément
-tout doux ma belle ce n'est que moi
-ne me touche pas !
-sinon quoi hein ? tu vas crier ?
-laisse-moi tranquille !
-chut ! il y a mes invités ici donc tu te tais et tu te tournes que je te touche sale petite garce !
-non !
Il s'approcha de moi et tira mes cheveux si violement que j'eu très mal, il déchira mon slip et poussa contre le garde-manger, je senti la poignée de fer transpercer ma peau meurtrie par les violences de toute la semaine, j'étais blessée partout en bas, il voulut détacher sa ceinture mais je réussi à atteindre une cuillère de taille moyenne que je frappais sur sa tête
-aïe ! cria-t-il en me relâchant, tu es malade cria-t-il en me giflant violement
Je me retrouvais sur le sol traumatisée et tremblante, je commençais donc à reculer douloureusement
-pauvre imbécile, si je décide de te baiser je le fais c'est compris ? tu as la chance que j'ai des invités à côté, apporte nous du vin et ne t'inquiète pas j'ai tout mon temps pour t'écarter les jambes, il s'avança vers moi et me cracha dessus avant de retourner dans le salon
Je restais là pétrifiée, ce monstre n'avait donc pas de limite ? me dis-je en serrant fort mes jambes endolories, j'essayais de me lever tant bien que mal, je n'avais plus la force de repartir dans ce salon, je courais donc dans ma chambre en tremblant, ma mère me rejoint quelque minute après en criant mon nom partout
-Nina mais tu fais quoi dans ta chambre tu n'as pas fini de servir
-maman dis-je les larmes aux yeux il faut qu'on parte d'ici
-pourquoi ? et puis c'est quoi ça ? on dirait que tu t'es battu
-maman il faut que je te dit-je quelque chose
-quoi ? me demanda-t-elle en me menaçant du regard
-maman Franck me viole, lâchais-je en pleurant, il a abusé de moi
-répète moi ça ? me dit-elle en s'approchant de moi
-il me
Slap ! je n'eus même pas le temps de finir ma phrase que je recevais une gifle en plein visage
-redis moi encore des bêtises de ce genre tu vas voir comment je vais te boxer ici... maintenant lèves-toi et reprends tes esprits je t'attends dans le salon, tu n'as pas fini ton travail
Elle se tourna et quitta la chambre sans même se retourner...
Dites-moi que je rêve ?
04.
J'arrivais à peine à croire ce que venait de me dire ma mère, elle me demandait de faire bonne figure en dépit de la révélation que je venais de lui faire, mes yeux s'arrondirent un peu plus de larmes je peinais à me lever en réalisant que cet homme avait plus de valeur à ses que moi sa propre fille
J'ouvris donc mon dressing et me changea tant bien que mal et redescendais dans le salon
-ah tu es là, débarrasse la table
Je m'exécutais donc sans brancher, j'avais à peine eu le temps de désinfecter la petite entaille que je venais de me faire en me débattant contre lui donc je souffrais le martyr, ma mère me rejoints ensuite dans la cuisine et me tendit un billet de dix milles
-va au super marché et achète-moi une bouteille de vin, il n'y en a plus
-...
Je pris le billet sans piper mot et essuya mes mains pour y aller
-attends continua-t-elle avant que je ne sorte, on parlera de ton comportement là plus tard, mais de grâce souris devant nos invités si je te vois encore avec la mine renfermée je vais m'énerver
J'acquiesçais de la tête et sortie, sur tout le chemin je réfléchissais à ma vie, mais qu'étais donc ma vie puisque je n'en avais plus ? j'entrais dans le super marché et demandais le rayon de vin, un des chef de rayons m'indiqua où ça se trouvait j'allais donc et prenais une bouteille, je regardais ensuite de l'autre côté et remarquais un produit qui attira mon attention, j'allais donc voir un moment, je n'avais pas d'argent je ne pouvais donc pas me l'offrir je le regardais encore et voulu me déplacer quand j'heurtais de plein fouet un inconnu dans l'allée
-hey ! cria-t-il vous pourriez faire attention !
-désolée, je... excusez-moi je me redressais et passait sur le côté, encore désolée, je passais donc mon chemin sans me retourner, j'arrivais en caisse et déposais la bouteille pour la payer et enfin j'en avais fini avec
Pendant que je marchais je regardais autour de moi et me rendais compte que je ne connaissais presque personne dans ce quartier, pourtant j'y vivais depuis un moment je...
-hey !
J'entendis quelqu'un m'interpeler, je me tournais pour voir le même inconnu que j'avais heurté dans le super marché, mais qu'est-ce qu'il me veut ? mieux je continue mon chemin sans me retourner mais il continuait de me suivre
-hey attende je ne vais pas vous manger
-vous voulez quoi ? lui dis-je en le regardant dangereusement
-tout doux ma belle je voulais vous remettre ceci et il me tendit un paquet
-je n'ai rien oublié dans ce super marché à ce que je sache
-prenez ce paquet et ne discute pas s'il vous plait
-je ne vous connais même pas pourquoi devrais-je prendre ce paquet ?
-parce que j'insiste, bon de toute façon je le dépose là et vous n'aurez qu'à le prendre ou le jeter vous avez le choix, au revoir mademoiselle, il posa le paquet à mes pieds et me sourit gentiment avant de s'éloigner
Je n'y comprenais absolument rien, il vient de se passer quoi là ? humm bon si c'est ça je prends et je m'en vais, quand j'arrivais à la maison je n'allais pas dans le salon, j'entrais dans ma cuisine et posais la bouteille de vin sur le plan de travail
-tu en as mis du temps
-désolée maman
-bon ouvre-le je vais l'apporter à table tout le monde attends
Je m'exécutais et le lui tendais
-surtout souris ton visage là je ne veux pas le voir...
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Plus tard dans la soirée alors que tout e monde était dans son coin, j'étais dans ma chambre, je me rappelais que j'avais un paquet non ouvert je le pris donc et l'ouvris pour tomber sur l'article que j'avais vu, c'était gentil de sa part je le posais sur le côté et reportais mon attention sur mon livre, je révisais quand ma mère entra sans même frapper dans ma chambre
-je suis là me dit-elle, je t'écoute
-...
-tu disais quoi ce matin, donc tu penses que mon mari va te toucher ?
-maman !
-tais-toi ! je te préviens tu as intérêt à oublier tout ça quoi qu'il ait pu se passer tu oublies ! tu ne te rends même pas compte que nous sommes bien ici ! tu à tout ce que je n'ai pas pu t'offrir depuis la mort de ton père alors si tu ne fais pas d'effort on ne va pas s'entendre ! tu m'as compris ?
Je la regardais avec des yeux tout ronds, ma mère me demandais d'oublier les violences que je subissais au prix du confort qu'on avait ? je ne savais pas quoi lui répondre
-tu ne dis rien ? tu ne parles pas hein ? de toute façon je suis ta mère donc si je te demande de te taire tu te tais parce que je ne pense pas que ce que tu dis sois vrai, je vais me coucher à demain
Elle sorti de ma chambre et la claqua sans se retourner, je restais là affaiblie, avec une photo de mon père entre mes mains, mes larmes se mirent à couler abondement, s'il était là jamais il n'aurait permis qu'on me brutalise, seigneur pourquoi moi ?
Je me couchais et recouvrais le drap sur moi, je n'étais pas heureuse comment pouvais-je me sortir d'ici ? c'est ce moment que Franck choisit pour entrer dans ma chambre
-bonsoir ma jolie
-...
-tu as fait du bon boulot aujourd'hui mais tu n'as pas encore fini
-je veux que tu sortes de ma chambre
-déshabille-toi je n'ai pas que ça à faire me dit-il pour m'intimider
-sors de ma chambre ! je ne veux pas que tu me touche pour quoi tu me fais ça ? qu'est-ce je t'ai fait ?
-je me fiche de tes états d'âmes ! tu vas faire ce que je te demande ! me cria-t-il en tirant ma jambe
-non !
-laisse-toi faire assena-t-il en me giflant, il faut toujours que tu fasses le caprice, viens ici !
Il me tira si violement que mon pied se coinça sur les rebords de mon lit
-ahhhh ! criais-je de douleur
-c'est ta faute si je suis violent, je t'ai demandé de te laisser faire mais tu n'entends pas hein ? tu n'entends toujours pas !
-non laisse-moi lui criais-je en pleurant, laisse-moi !
Il tira ma culotte et enfonça ses doigts violement dans ma chair encore meurtrie je me débattais du mieux que je pouvais pour l'échapper mais il s'allongea de tout son poids sur moi et me pénétra comme une brute en bâillonnant ma bouche avec sa main, ses coups se faisaient de plus en plus violents, je souffrais le martyr il prit ma main et la coinça pour m'empêcher de bouger mais un bruit le fit sursauter, ma mère ouvra la porte de ma chambre et le trouva sur moi alors qu'il assouvissait sa sale besogne, il la regarda sans mot dire et continua son action
-Franck ! cria-t-elle
-sors d'ici tout de suite j'arrive
-mais mon chéri
-sors d'ici !
Elle n'insista pas et sortie en me laissant avec lui, les larmes se remirent à couler sur mon visage, elle venait de le voir me brutaliser et n'avait pas bouger le moindre petit doigt, il se releva quelques minutes après et ajusta ses vêtements
-la prochaine fois que je viens prépare-toi à me recevoir je déteste avoir recours à la force pour parvenir à mes fins, je vais voir ta mère je reviens, il sorti et me laissa là, il y avait du sang sur mon lit, je me sentais mal et trahie
S'il revenait dans cette chambre il allait me tuer je réussi donc à me lever avec difficulté et m'habilla avec douleur avant d'aller jusqu'à la chambre de Dylan, je frappais aussi fort que je le pouvais
-Dylan ?
-Nina ? mais qu'est-ce qu'il y a ? tu as du sang partout tu t'es fait mal ?
-je peux dormir dans ta chambre s'il te plait ? lui suppliais-je
-oui vas-y entre
J'entrais dans sa chambre et m'enfermais dans sa salle de bain, je venais de vivre le plus grand cauchemar de ma vie, et ma mère n'avait rien fait pour m'aider...
05.
-Nina qu'est-ce qui ne va pas ?
-rien je ne peux pas te parler pour l'instant on parlera demain
-je m'inquiète vraiment pour toi tu sais
-bonne nuit Dylan
Je fermais mes yeux car j'étais exténuée et complètement à bout
Au petit matin je sortis de sa chambre à son insu, je rentrais dans ma chambre et une envie de rendre me vint, je me sentais si souillée et sale de partout, je pris une douche qui dura plus d'une heure et changeais de vêtement, j'enlevais le drap souillé qui recouvrait mon lit pour le remplacer, ma mère entra dans ma chambre et resta sur le pas de la porte en me regardant, je fis comme si je ne l'avais pas vu et continua de ranger mais elle s'approcha plus près de moi et voulu me toucher mais je me déplaçais je n'avais pas envie qu'elle pose ses mains sur moi
-Nina
-...
-Nina comment vas-tu ?
-...
-Nina... ma chérie comment vas-tu ?
-tu oses me demander comment je vais ?
-Nina
-maman tu oses me demander comment je vais? et tu veux que je te réponde quoi ?
-Franck m'a dit que tu lui faisais des avances voilà pourquoi il a cédé
-quoi ? criais-je prise d'horreur
-tu pensais vraiment qu'il allait te faire ça si tu ne lui avais pas fait des avances ? tu es une grande fille et si tu t'habilles comme une femme facile c'est normal qu'il pose ses yeux, sur toi
-maman est-ce que tu t'entends parler ? tu justifies son comportement à mon égard pour avoir une conscience tranquille ? tu me dégoûtes !
-tais-toi ! cria-t-elle tu ne sais pas ce que tu dis ! Franck est mon mari et s'il me dit que tu lui as fait des avances c'est que c'est vrai ! maintenant tu vas me faire le plaisir d'oublier cette histoire complètement ! il ne s'est jamais rien passé tu as compris ?
-...
--tu as compris ?
-...
-tu ne réponds pas hein ? humm de toute façon j'ai déjà parlé tu me rejoints dans la cuisine quand tu finis
-...
Elle sorti de ma chambre en claquant la porte, je me rendais compte que j'étais dans une jungle et ma mère me donnait au lion pour s'assurer d'avoir toujours le confort à ses pieds, je m'assis sur le lit et respirais un bon coup ma mère va me tuer un jour pensais-je, elle va vraiment me tuer
Quand j'arrivais dans la cuisine je la trouvais assise à côté de lui, il l'embrassait comme si jamais rien ne c'était passé ils me dégoûtaient tous les deux, rien qu'à les voir j'avais des envies meurtrières, quand il s'aperçu que j'étais dans la pièce il me regarda comme une moins que rien et reporta son attention sur ma mère
-tu l'a parlé ma chérie ?
-oui c'est déjà fait elle aura un comportement plus approprié désormais
-j'espère bien parce que je ne suis qu'un homme
-un homme qui me viole ! lui lançais-je
-Nina !
-laisse-moi parler ! tu te laisses berner par cet homme qui abuse de ta fille par envie de confort et de luxe j'aimerai avoir une mère autre que toi !
-tais-toi je te dis !
-et toi sale porc regardes-toi bien dans un miroir, Dieu est vivant tu vas payer pour ce que tu me fais vivre
-ça suffit cria-t-il en s'approchant de moi dangereusement, tu vas te taire ! il me saisit par le coup et commença à m'étrangler dangereusement
-non dis-je avec difficulté, tu... me fais mal
-ne me parle plus jamais sur ce temps si tu tiens à ta petite vie sans importance, je te nourris et fais tout pour toi alors tu vas apprendre à contrôler ta langue
-ma...man...
-Franck s'il te plait calme-toi mon chéri elle ne pensait pas ce qu'elle disait
-ta fille est très impolie et je ne l'accepte pas
-Franck mon chéri je t'en supplie je m'excuse pour elle, mais ne lui fait pas de mal, tu vas la tuer si tu continues à l'étrangler comme ça
-ma...man... dis-je encore à bout de souffle
-Franck je t'en prie
Il me regarda avec un air sadique alors que je me sentais déjà partir, son sourire narquois et son air suffisant me donnait des sueurs froides, on aurait dit un vrai démon
-Franck supplia ma mère, elle a compris elle ne va plus recommencer
-j'espère bien pour elle lâcha-t-il en me balançant sur le sol
Je prenais une profonde inspiration pour retrouver mes esprits
-je suis le chef de cette maison et tu me dois respect et dévotion, si tu veux survivre tu te plis aux règles, je vais dans la chambre tu viens avec moi Simone ajouta-t-il en regardant ma mère
-oui je viens mon chéri vas-y je te suis...
Quand il monta ma mère accouru vers moi apeurée
-je t'avais demandé d'oublier tout ça pourquoi tu ne m'entends pas ? regarde ce que tu as fait ti l'as provoqué maintenant il est fâché
-...
-je vais essayer de le calmer essai de reprendre tes esprits personne ne doit savoir ce qui se passe ici même pas ton frère et ta sœur tu nous déjà asse de dégâts comme ça
-maman tu vas me tuer dis-je en pleurant, pourquoi tu fais ça ?
-c'est ta faute, maintenant arrête avec tes larmes de crocodile, elle se leva et suivi mon beau père me laissant seule dans la cuisine, je me levais donc et essuyais mes larmes
-----------------------------------------------------
Deux jours plus tard...
Je faisais la lessive et repassais mes vêtements à l'arrière de la maison quand Betty s'approcha de moi en me toisant du regard, je fis comme si je ne l'avais pas vu parce qu'elle m'énervait chaque jour un peu plus j'avais mieux à faire mais elle s'approcha un peu plus de moi
-tu fais quoi ? me demanda-t-elle
-tu n'as pas d'yeux pour voir ? je nettoie mon linge
-tant mieux parce que j'ai aussi une corbeille sale si tu peux me nettoyer ça aussi
-je ne suis pas ta bonne je te l'ai déjà dit
-et moi je n'ai pas l'habitude de faire la lessive ça te coûte quoi de faire ça pour moi ?
-ça te coûte quoi de le faire toi-même ? rétorquais-je en passant sur le côté
-je n'ai pas envie de discuter tu vas le faire ou pas ?
-je ne le ferai pas
-tu sais quoi ? ok ! c'est comme tu veux mais je te préviens je vais faire en sorte de te rendre la vie difficile parce que tu ne m'écoutes jamais
-mais je vais t'écouter pourquoi ? tu es qui ? tu n'es même pas la moitié de la Reine d'Angleterre si tu veux qu'on fasse la lessive pour toi embauche une bonne sinon fais-le toi-même ! j'ai pas besoin de votre argent ! maintenant laisse-moi tranquille j'ai pas que ça à faire
-tu ne me parles pas sur temps ! non mais !
Je jetais ma chemise dans le seau et me redressais pour me mettre face à elle
-ne t'avise plus jamais d'hausser le ton sur moi je ne suis pas ta boniche compris ?
-je fais ce que je veux Nina, tu me fais tellement pitié que je pourrai vomir sur toi tant tu m'écœures
-ne te gêne surtout pas pour moi tu peux toujours vomir
Je voulu ajouter un mot quand je senti le coup partir sans prévenir, elle venait de me donner une gifle, je posais ma main sur ma joue abasourdie, elle vient de lever la main sur là
-pauvre imbécile tu crois vraiment que
Slap ! je la giflais à mon tour avant qu'elle ne finisse sa phrase, je sentais une colère immense monter en moi que je me jetais ensuite sur elle pour la frapper
-ne lèves plus tes sales mains sur moi !
-ahhh tu me fais mal !
-slap ! tu as commencé depuis trop longtemps j'en ai marre ! je tirai ses cheveux et la poussais sur le côté et elle tomba dans la cuvette d'eau
-hey ! il se passe quoi ici ? cria Dylan en nous voyons nous bagarrer, arrêtez !
-Dylan reste en dehors de ça !
-non Nina arrête ! elle n'en vaut pas la peine
-ta sœur me cherche tout le temps là j'en ai marre !
-je sais mais n'entre pas dans son jeu calme-toi
-tu la soutiens elle ? cria Betty en se levant toute mouillée, mais comment peux-tu faire ça ?
-tu la provoque tout le temps ! je ne sais pas ce qu'elle t'a fait !
-elle est chez nous avec sa mère et elles profitent de nous toutes les deux ! on était mieux sans !
-ah oui vraiment ?
-oui ! dit -elle en passant ses mains sur son visage elle va partir d'ici !
-t'es complètement folle ! lui lança-t-il en me tirant, viens Nina
Je le suivais dans la maison énervée et entrais dans ma chambre, j'en avais plus que marre de tout ça, j'avais envie de pleurer mais j'avais l'impression d'avoir déjà pleurer toutes les larmes de mon corps mais une voix forte me tira de mes pensées tant elle tonnait dans la maison
-Nina !
Je sursautais de peur, c'était Franck il fracassa la porte de ma chambre et entra très colère
-tu as touché à ma petite fille ?
-c'est elle qui a commencé
-on ne touche pas à ma fille ! me cria-t-il avant de commencer à me frapper avec sa ceinture
-papa arrête ! lui supplia Dylan, c'est Betty qui a commencé !
Mais rien n'y fit il continua de m'assener de coups de plus en plus fort avec la boucle de sa ceinture ce qui me blessa presque partout, je n'en pouvais plus je me sentais mourir
-papa arrête !
Il continuait de frapper jusqu'à ce que j'aperçoive une bouteille au bas du lit, je rompais tant bien que mal et la tirais jusqu'à moi, il me suivit et voulu me tirer avec le pied mais je choisis ce moment pour lui balancer la bouteille qu'il reçut sur sa tête, il lâcha alors la ceinture en hurlant de douleur, je me relevais donc tant bien que mal avec l'aide de Dylan et commença à courir pour fuir la maison
Je l'entendis crier mon nom dans mon dos, mais je continuais de courir sans me retourner...
06.
(Dans la tête de Franck)
Je cherchais dans toutes les rues mais je ne la trouvais pas où avait-elle bien pu aller ? Si elle ne réapparaissait pas je serais fini il fallait absolument que je la retrouve, depuis son arrivée à elle et sa mère j'avais trouvé le moyen de contrer les obligations qui me pesaient sur la tête et ça me rassurait, j'avais réussi à contrôler sa mère mais elle non, j'avais beau lutter mais je n'arrivais pas à prendre son contrôle
Je l'avais violé et j'avais aimé le faire car c'était pour la bonne cause, chaque fois que je touchais son corps jeune et plein de chance ses ressources me revenaient, la loge dans laquelle je me trouvais m'avaient donné des conditions très strictes prendre des ressources jeunes je resterai fort et puissant, j'étais l'un des hommes les plus riches et puissants du moment mais j'avais eu du mal à trouver une petite jeune fraiche, beaucoup de mal
Toutes celles que j'utilisais n'avaient pas la force que je recherchais il les manquait toujours ce truc en plus que je recherchais, la condition étant que je couche avec ma fille j'avais catégoriquement refusé cette idée je ne pouvais pas toucher ma propre fille elle ne me le pardonnerai jamais et je la perdrais pour toujours en évaluant cette possibilité j'avais demandé s'il n'y avait pas de solution de substitution et on m'avait conseillé d'autres jeune filles de sa tranche d'âge alors quand Simone m'avait dit qu'elle avait une fille de 20 ans j'avais tout de suite sauté sur l'occasion pour qu'elles viennent toutes les deux habiter chez moi ainsi sa fille me serait servie sur un plateau d'argent sans le moindre effort, elle ne savait même pas que je la manipulais elle acceptait tout ce que je disais et cautionnait tout ce que je faisais
Je m'étais senti mal quand elle m'avait vu sur sa fille en train de faire mes besoins mais elle l'avait cherché et comme je savais que ma puissance était plus forte elle n'en ferait pas tout un tabac
J'arrivais à l'intersection du rond-point de moungali et me garais dans un coin mon téléphone sonna, c'était un ami cet appel ne m'inspirait pas confiance je m'attendais au pire
-allô dis-je en tremblant
-Franck il faut que tu te rendes à la réunion de ce soir il y a un trouble à la loge
-comment ça ?
-nous avons perdu ta belle-fille du miroir et le grand maitre n'est pas content
-je suis désolé Jean mais je dois faire une course très importante
-tu n'as pas d'autre choix que de venir la réunion a déjà été convoqué et tous les membres sont là il ne manque plus que toi
-je t'en prie Jean fais-moi gagner du temps en ce moment où je te parle je suis en train de la chercher dans toutes les rues de Brazzaville et je vais tout faire pour la retrouver
-le grand maitre t'attends mon ami je suis vraiment désolé mais il y a un grand trouble ici tu es attendu nous t'attendons
-non Jean s'il te plait !
Clic...
Il raccrocha sans me laisser le temps d'en placer une, je jetais le téléphone par-dessus le siège de la voiture et rouspétais de rage où est-elle donc passé bon sang !
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(Dans la tête de Nina)
La pluie battait son plein, j'étais mouillée jusqu'aux os, je m'étais enfuie sans mes vêtements je n'avais donc plus rien à me mettre sur moi et je tremblais de froid, je me sentais de plus en plus mal avec mes plais et mes entorses, je me recroquevillais au bas d'une table de rue là des dames vendaient souvent du poisson braisé la nuit, il n'y a plus personne à cette heure pas une seule âme qui vive mais je n'avais pas d'autre endroit où aller, j'étais sans défense abattue et livrée à moi-même
Les larmes coulaient sur mon visage et je me sentais si meurtrie, chaque fois que cet homme me touchait il me rendit de plus en plus malade et je me sentais sale et souillée, mais qui pouvait bien m'aider ?
Un bruit dans l'allée me fit sursauter je regardais donc prudemment qui cela pouvait-il bien être, je regardais par-dessus la table et je vis de grandes jambes devant moi, mon cœur fit un bon qui me rendit complètement folle
-ne me faites-pas de mal s'il vous plaît dis-je alors que les pats s'accentuaient dans ma direction, je n'ai pas d'argent allez-vous en !
Il continuait d'avancer dans ma direction, et là je me suis dite que c'est fini je vais me faire tuer aujourd'hui et on ne va plus entendre parler de moi, je voulais juste fuir cette maison qui m'avait pris ma jeunesse et mon innocence mais voilà que je me retrouve sous une table avec quelqu'un qui s'avance vers moi Seigneur protège-moi je t'en supplie !
Les pas s'avancèrent vers moi et la personne commença à se rabaisser jusqu'à mon niveau je me mis donc à hurler à plein gosier
-à l'aide ! au secours ! aidez-moi !
-taisez-vous me dit la voix, vous êtes bête ou quoi ?
-allez-vous en ! ne me tuez pas !
-taisez-vous je vous dis ! je ne suis pas là pour vous tuer !
-mais... mais
Il s'approcha un peu plus de moi et je pu enfin voir son visage, c'était l'homme que j'avais heurté dans le super marché, comment avait-il fait pour se retrouver là devant moi à cet instant précis ?
-je peux savoir ce qu'une jeune femme comme vous fait sous une table de rue avec un temps pareil ?
-je n'ai nulle part où aller dis-je alors
-comment ça ?
-j'ai fuis ma maison et je n'ai nulle part où aller
-sortez de cette table je vous emmène avec moi
-pour aller où ?
-au sec il pleut et cette table ne vous protégera pas
Je sortais donc de là où j'étais et m'accrochais à lui
-seigneur ! cria-t-il en me voyant, c'est quoi toutes ces blessures ? on vous a battu ou quoi?
Je baissais mon visage de douleur, je n'avais pas envie de parler de ça maintenant j'avais juste besoin d'aide pour cette nuit, il essayait de me poser des questions mais je refusais de répondre, j'aperçu derrière lui deux autres personnes se diriger vers nous d'un air assez étrange je le regardais donc sceptique
-vous êtes accompagnés ? lui demandais-je
-non pourquoi ?
-il y a deux hommes qui avancent derrière vous
Il se tourna et s'aperçu que c'était le cas, il regarda ensuite un peu plus bas et se rendit compte qu'ils avaient des bâtons et une machette aux mains, il me regarda alors l'air très sérieux et me demanda
-vous pouvez courir ?
-je me sens très faible
-on n'a pas le temps marchons et à mon signal courrez
-mais pourquoi ?
-ces hommes sont armés ils peuvent nous agresser
Je me raidis alors de peur, il me saisit la main et se mit à marcher avec moi pour ne pas attirer leur attention mais ils se rapprochaient un peu plus de nous alors il commença à hâter ses pas et avant même que je ne m'en rende compte il me cria
-courrez !
Je me mis donc à courir mais ces hommes étaient costaux ils se mirent donc à notre poursuite, je sentais vraiment qu'un malheur nous arrivait mais l'homme continuais de courir en me tenant par la main, quand on arrivait à une intersection je sentis quelque chose me caler le pied et je suis tombée brutalement sur le sol et me retrouvais dans la boue, j'essayais de me relever mais je n'arrivais pas
-levez-vous me dit l'homme qui était avec moi
-je n'arrive pas dis-je souffrante
-mais ils vont nous rattraper !
Il me souleva alors et me mit sur son dos
-accrochez-vous bien à moi
Il se mit donc à courir, je me sentais partir, j'avais l'impression que tout tournait autour de moi, j'essayais de rester éveillée mais rien n'y fit je perdais connaissance...
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(Dans la tête de Franck)
Quand j'arrivais devant le siège ma loge mon cœur fit un bon, je connaissais les procédures du jugement, j'avais donc peur des punitions qui allaient tomber, j'entrais donc malgré moi et tombais sur deux hommes qui me dirent que je devais me bander les yeux pour passer dans le tribunal, j'acceptais donc à contrecœur, ils me firent asseoir et le conseil commença
-Franck tu as désobéis aux règles
-je n'ai pas désobéi grand chef c'est la fille qui a fuis je la recherche depuis de longues heures mais elle est introuvable
-nous 'avons perdu de notre miroir et c'est très grave je ne suis pas content du tout
-je vais me rattraper grand chef donnez-moi une autre chance
-tu vas avoir une dernière chance, je te l'accorde, tu devras trouver une autre jeune avec une étoile comme celle de la fille de ta femme car nous l'avons perdu de notre miroir, et si tu ne trouves pas tu devras alors utiliser ta fille
-non grand maitre pas ma fille je vous en pris
-le conseil est terminé nous ne changerons pas notre décision la balle est dans ton camps
-non ! attendez !
Trop tard, ils avaient déjà tranché...
Nina ! criais-je de rage...
Nina !!!
07.
Quand j'ouvrais mes yeux j'étais dans une pièce qui m'étais inconnue, je n'avais aucune idée de comment j'avais fait pour atterrir là, mes souvenirs étaient flous et ma tête bourdonnais atrocement, je me penchais pour vor le contour de la chambre et là je m'aperçue que j'étais nue sous un drap dans un lit plutôt ferme et tellement à l'aise mais j'étais nue !
Les minutes ne se firent pas attendre car je vis enfin entrer un homme en polo et jean bleu, avec un plateau garni à la main, il s'avança vers moi avec un sourire rassurant et déposa le plateau sur la table de nuit qui se trouvait juste à côté de moi
-bonjour !
-qu'est-ce que je fais là dans ce lit toute nue ?
-vous étiez pleine de boue alors je vous ai nettoyé et mis au lit pour ne pas que vous attrapiez une pneumonie déjà que vous étiez trompé par la pluie
-vraiment ?
-oui
-vous m'avez déshabillé pour ça ? sale porc profiteur ! dis-je en lui lançant un oreiller
-on se calme jeune dame je ne vous ai même pas touché
Je rapprochais le drap de moi pour ne pas qu'il me voit, il déposa le plateau et se leva
-faites-moi signe quand vous aurez terminé
-merci
Dès qu'il tourna le dos je me jetais sur le plateau et mangeais comme une affamée j'avais très faim, et c'était tellement bon ! 30 minutes plus tard je me levais et alla prendre une touche et faire ma toilette mais je me rendis compte que je n'avais pas de vêtements alors je rattachais le peignoir et sortie de la chambre, il se trouvait dans le salon assis devant la télé et semblait vraiment concentré, je marchais donc doucement et m'assis de l'autre côté
-vous êtes là ?
-oui je... je cherche mes vêtements
-ils sont au séchoir je vous ai dit qu'ils étaient plein de boue
-ah oui...
-au fit c'est quoi votre nom ?
-Nina...
-enchanté Nina moi c'est Ross
-je me souviens à peine de ce qui s'est passé hier mais je ne sais pas comment j'ai fait pour me retrouver ici
-vous étiez seule dans la rue
-ah oui c'est vrai
-il s'est passé quoi pour que vous fouilliez votre maison ?
-je n'ai pas envie d'en parler maintenant
-j'ai vu des blessures sur votre corps, est-ce vous étiez maltraités ?
-mais arrêtez ! vous êtes qui docteur ?
-oui je suis docteur
-ah...
-J'ai 27 ans et ça fait un moment que je suis en fonction
-merci de m'avoir aidé
-c'est rien, vous savez où vous voulez aller ?
-non, je... je n'ai plus de toit je peux rester ici un moment s'il vous plait ? je ferai le ménage pour compenser je n'ai pas d'argent pour payer un loyer
-le ménage suffira
-merci
-il y a des vêtements de femme dans la chambre où vous avez dormi, vous pouvez vous en servir
-merci
Je me levais donc et me dirigea dans la chambre, je n'avais aucune idée de qui était cet homme mais sa sympathie me touchait beaucoup, cependant j'avais fouit ma maison et personne ne savais où j'étais je me doutais bien que ma mère me chercherait mais je n'avais pas la force d'y retourner, mon père me tuerait de ses propres mains...
Je m'habillais et ressortie, il était toujours dans le salon, je n'avais rien pour le remercier de m'avoir aidé alors je me dirigeais dans la cuisine voir ce que je pouvais trouver pour cuisiner, il y avait du poulet et du haricot je pris donc tout ce qu'il y avait et me mit à faire un repas copieux, après quelques heures il reçut de la visite j'étais dans la cuisine donc je ne savais pas qui était là ; il m'appela pour apporter à boire à son invité je m'exécutais donc
Quand j'arrivais dans le salon je posais le plateau à côté en saluant son invité
-bonjour !
-bonjour dis-je en le servant
-je vous connais vous ?
Je regardais de nouveau son visage, oh mon Dieu c'était un des hommes qui travaillaient souvent avec mon beau-père !
-je... excusez-moi
Je laissais tout et m'enfouie dans la cuisine, j'avais peur je n'avais pas envie de retourner dans cette maison où je souffrais et s'il disait à mon beau-père qu'il m'avait vu il allait me retrouver et me tuer
-Ross qu'est-ce que Nina fait ici ?
-elle travaille ici tu la connais ?
-oui ! c'est la fille de mon chef
-écoute si tu peux garder ça pour toi je t'en serai reconnaissant
-mais pourquoi ?
-c'est un ordre Dany cette fille s'est enfouie de chez elle alors si tu pouvais ne pas divulguer le lieu où elle se cache je t'en serai reconnaissant crois-moi j'ai un mauvais pressentiment avec sa famille
-je le fais parce que tu es mon ami mais tu devras trouver une solution très vite, tu dois savoir pourquoi elle s'est enfouie
-humm
J'avais très peur, les travailleurs de mon beau-père lui étaient très loyales s'il savait où j'étais en danger
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(Dans la tête de Franck)
Je n'avais pas dormi de la nuit, j'étais fou de rage et complètement exténué, je regardais ma fille passer devant moi et l'idée de me servir d'elle je la refusait, je ne voulais pas le faire, il me fallait trouver Nina, je regardais sa mère avec dédain en espérant qu'elle me réponde
-elle ne t'a pas rappelé depuis qu'elle s'est enfouit ?
-non je suis sans nouvelle d'elle depuis hier soir j'ai peur qu'elle se soit perdue
-et moi j'ai horreur qu'on me fasse marcher, cette fille a dépassé les limites si elle ne revient pas je vais couper tous les privilèges que je lui donnais tu vas t'occuper d'elle toute seule
-non Franck s'il te plait sois patient elle va rentrer elle ne s'est jamais comporté comme ça je ne comprends pas
-je n'héberge pas de prostitué chez moi si elle est allée faire son bordel qu'elle ne revienne pas ici
-Franck ! ne dis pas ça elle a dû souffrir pour s'enfouir
-tu veux dire quoi par-là ? Qu'elle a eu raison ?
-mais tu l'as brutalisé aussi !
Je m'approchais d'elle dangereusement
-ne prononce plus jamais ces mots devant moi, je fais ce que je veux si ta fille s'habille comme une prostituée avec des vêtements prêt du corps je la touche comme bon me semble car vous n'êtes rien sans moi est-ce c'est clair ?
-oui
-répète ! criais-je en appuyant son coup
-oui j'ai compris
-très bien !
Je la relâchais et me redressais
-papa ? entendis-je alors dans mon dos
-quoi ?
-tu as de la visite
-merci Betty j'arrive...
-quant à toi tu ne bouges pas de cette chambre!
Je claquais la porte et allait dans le salon, c'était Jean
-Franck
-Jean merci d'être venu, j'ai besoin de ton aide
-mon ami je suis venu t'avertir que si tu n'utilises pas ta fille tu risques d'avoir de gros ennuis
-comment ça ?
-le délai qu'on t'a donné s'est raccourci, il ne te reste plus qu'une semaine
-quoi ?
Une semaine ?? Bon sang !