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Mon antidote

Mon antidote

Auteur:: Papillon
Genre: Milliardaire
Ayant décidé d'aller en aventure à l'autre bout du monde alors qu'elle n'avait pas assez de moyens, Anna-Louisa était donc obligée de traverser le désert à pied mais ce qu'elle ignorait était le fait qu'elle allait se trouver piégée dans le désert d'Oman où les hommes du cheikh l'avaient capturé pour qu'elle devienne la concubine du cheikh. Parmi les douze concubine, elle était la favorite du cheikh et malgré ses multiples tentatives de fuite, rien n'avait jamais marché car l'amour l'avait assommé et elle avait décidé de ne plus jamais quitter cet homme.

Chapitre 1 Prologue

ATTENTION!

OEUVRES SOUS PROTECTION DES DROITS D'AUTEUR.

tout droit réservé.

copyright © 2022

FAYOLE GOUMGANG WAMBA

Prologue

A bord d'un yacht quelque part dans le monde, Yeraz ne se souciait de rien car cette vie était celle qu'il avait toujours rêvé pour lui, une vie de liberté, de bonheur. Son père était le cheikh d'Oman mais il avait toujours prié Dieu afin qu'il ne soit jamais choisi comme le représentant de son père plus tard. Il avait toujours voulu faire le tour du monde, avoir une femme comme lui qui aspire à cette vie de liberté.

Il avait toujours été discret dans tout ce qu'il faisait car il n'aimait pas qu'on sache qu'il était prince, il aimait garder cela secret pour ne pas attirer la presse.

Ça faisait déjà quelques jours que le palais était en deuil, le pays venait de perdre leur roi et le fils qui était censé être l'héritier au trône n'était pas encore de retour. Les conseillers se posaient des questions, on se demandait s'il ne serait pas préférable de laisser son frère cadet prendre le trône mais ce dernier n'était pas du tout d'accord car cela n'était pas sa responsabilité mais celle de son frère.

Le peuple refusait d'être patient dans ces circonstances car ils avaient besoin de d'un roi pour leur pays. On avait essayé d'appeler Yeraz mais en vain. On se demandait même s'il était encore en vie.

La reine n'avait plus jamais fermé l'oeil, pas parce qu'elle s'inquiétait des dires du peuple mais tout simplement parce qu'elle ne savait pas si son fils était encore en vie après toutes ces choses qui se passaient.

- maman sèche tes larmes, il finira par rentrer je t'assure.

- mais quand Nolan ? Ton frère est parti depuis deux mois, il n'a jamais donné signe de vie et je ne sais pas où il se trouve. Le peuple risque de me jeter des pierres.

Le frère cadet regarda sa mère et ne sut quoi faire pour la calmer. À ce moment, Jabbar entra dans la pièce et Inaya espérait qu'il ait une bonne nouvelle.

- Alors Jabbar, des nouvelles ?

- nous avons essayé de le localiser et nous pouvons espérer qu'il soit sur les côtes Italiennes.

- c'est pour quand le voyage ?

- maintenant même, je voulais tout simplement vous prévenir.

Elle hocha la tête et avec une autre équipe, Jabbar quitta le palais. Inaya espérait qu'à leur arrivée, son fils soit toujours là.

De retour dans sa chambre d'hôtel, Yeraz se souvint à ce moment qu'il avait même un téléphone, ce fut alors là qu'il le ralluma et il se mit à vibrer sans cesse, certainement des notifications de deux mois puisqu'il n'avait aucunement prêté de l'attention à l'appareil.

Incapable de les parcourir tous, il décida de vérifier celles que son doigt choisirait.

La première fut celle de sa mère, il savait qu'elle était juste inquiète et décida de ne pas ouvrir mais celle de son frère attira le plus son attention. Depuis qu'il avait décidé d'être un aventurier, une bonne distance s'était créée entre eux et Nolan se foutait pas mal de ses déplacements, alors s'il avait pris la peine de lui laisser un message, cela voudrait dire que la situation était bien plus inquiétante que ce qu'il croyait.

Il l'ouvrit et le message le laissa perplexe. Ça faisait déjà un mois qu'on essayait de l'avoir pour lui dire au sujet de la mort de son père. En y réfléchissant, il ne voyait pas en quoi ça pouvait être possible que son père soit mort mais jamais on ne blaguait avec des choses pareilles.

Il avait encore plusieurs choses à découvrir, celles qu'il avait prévu pour ce voyage mais avant, comme un fils digne qui essayait de se rattraper puisqu'il avait déjà perdu sa dignité, il décida de retourner à Oman afin d'être avec les siens.

Sans perdre de temps, il prit tout ce qui était à lui et quitta l'hôtel. Il avait un jet privé, ce qui voudrait dire qu'il n'avait pas à perdre du temps en se bousculant dans des aéroports.

Après des heures de voyage, Jabbar et son équipe étaient arrivés sur la côte Italienne où on avait annoncé avoir vu le prince d'Oman. Ils croyaient avoir été rapide mais l'absence de son yacht les faisait déjà réfléchir. Il allèrent vers ceux qui étaient là et leur demandèrent des renseignements, on leur annonça qu'il était parti à la hâte. Jabbar se passa les mains dans les cheveux car à cet instant, il avait encore raté sa mission.

Dévalant les escaliers à toute rompe, Nolan était à la recherche de sa mère et voyant combien son fils courait dans les escaliers, elle prit peur car elle ne savait même pas si le premier était en vie et l'idée que quelque chose arrive au Cadet lui compréssait le cœur.

- maman je l'ai eu, cria-t-il fou de joie.

- mais de quoi tu parles Nolan?

- j'ai eu Yeraz au téléphone, il n'a pas décroché mais ça au moins sonné.

La maman sourit, elle espérait que ce soit bon signe.

Fixant le hublot de son jet, il entendait la sonnerie de son téléphone mais ne voulait aucunement parler à qui que ce soit. Son voyage avait été interrompu et il n'en était pas fier, il retournait à Oman tout simplement parce que c'était son père qui était mort et il comptait repartir très vite.

Une fois sorti du jet lorsqu'il fut à Oman, une voiture blindée vint le chercher. Lorsqu'il s'y engouffra, il réfléchissait à l'état du palais car son père était un Cheikh très organisé qui savait faire la part des choses et avec sa mort, il ne savait pas comment les choses seront. Cela ne l'inquiétait pas beaucoup car son frère cadet avait toujours été un homme obéissant et très organisé, ce qui voudrait dire qu'il serait capable de mener le combat à partir d'où son père avait laissé. Il était censé être celui qui prendrait la place qui cheikh d'Oman mais avec son grand retard, il espérait qu'on ait légué cette place à son frère.

Lorsqu'il traversa la grande cour royale, il vit tout le monde étonné de le voir, il avait comme impression qu'on avait déjà fait ses obsèques et que tous ces gens croyaient voir le fantôme.

- votre majesté, avait appelé Soraya en entra en trombe dans le salon.

- doucement Soraya qu'est-ce qui se passe ?

- votre fils aîné est de retour.

Pendant un moment, Inaya ne crut pas un seul mot de ce qu'elle disait, Jabbar était parti seulement hier et elle ne croyait pas qu'il avait réussi à le convaincre aussi facilement. Voyant le doute qui se semait dans l'esprit de sa mère, Nolan sortit pour vérifier.

Une fois sur la grande terrasse, il vit son frère sortir de la voiture plus beau que jamais, il ne pouvait pas le nier, ces voyages à travers le monde allaient très bien avec lui.

Il avança vers lui et lorsque le frère aîné le vit, il ne silla point puisqu'il se disait qu'ils n'étaient plus très proche mais Nolan se jeta dans ses bras et lui fit une accolade. Il était heureux qu'il soit de retour car ça soulagerait le peuple.

- je suis heureux de te revoir Yeraz.

- moi de même petit frère. Où est mère ?

- à l'intérieur.

Il suivit Nolan et tous les deux se rendirent dans la pièce où se trouvait leur mère. Elle était de dos comme si elle méditait et Yeraz n'en était point étonné car elle lui avait promis qu'elle ne cessera jamais de méditer pour lui.

- mère.

Entendant le son de cette voix qui n'appartenait à nul autre que Yeraz, Inaya se retourna et effectivement, son fils était là, devant elle. Très vite elle alla vers lui et le prit dans ses bras.

- je suis désolé mère, je n'ai pas appris la nouvelle très tôt. Comment tu supportes tout ça ?

- je suis forte à présent mon fils et je suis très heureuse que tu sois là car nous t'avons beaucoup attendu. Yeraz ta mission doit enfin commencer.

Il regarda sa mère et fronça ses sourcils. Elle parlait de sa mission pourtant il n'avait jamais intégré un camp militaire.

- de quoi parles-tu mère ?

Nolan se souvint que son frère n'aimait pas entendre dire qu'il pourrait un jour être le cheikh d'Oman et savait que la discussion finirait en une embrouille.

- tu es désormais le cheikh d'Oman Yeraz

Cette phrase repassait en boucle dans sa tête, il ne voulait pas le croire non, lui le cheikh d'Oman, c'était une grande responsabilité et il ne se voyait pas rester sur place alors qu'il avait des merveilles à découvrir dans le monde.

- non je ne peux pas, ça fait beaucoup de temps que père est mort et j'ai été absent pendant tout ce temps, pourquoi n'avez-vous pas cédé le trône à Nolan?

Sa mère fit les gros yeux, si un choix était à faire entre ses deux fils pour le trône, elle aurait choisi Nolan mais là, il s'agissait de la tradition et seul le premier fils prenait le trône.

- c'est comme ça et pas autrement Yeraz.

- alors dans ce cas, je foutrai le bordel dans ce pays, chaque habitant d'Oman regrettera d'avoir un cheikh comme moi je vous le promets, dit-il en montant dans sa chambre.

- mais... commença Inaya perdue.

- ça lui passera mère, Allah lui enverra un antidote.

Auteure : Fayole Goumgang Wamba

Chapitre 2 A1

Fatiguée de sa vie qui suscitait de la pitié, Anna-Louisa décida d'aller en aventure, comme selon tous les jeunes Camerounais, l'Europe c'est le paradis. Sa famille avait tant essayé de lui faire entendre raison mais qui pourrait bien faire entendre raison à une jeune adolescente de dix-neuf ans qui crois que son bonheur se trouve à l'autre bout du monde ?

Elle n'avait pas pris assez d'affaires puisque ça devait être difficile de passer les frontières, la seule chose qui était importante était de l'argent.

Cela faisait exactement deux mois que Yeraz avait pris le trône, il avait décidé comme il avait si bien promis, de foutre le bordel dans le pays car il n'avait jamais demandé à être roi et comme on lui avait imposé cette responsabilité alors, il était déterminé à faire tout ce qui lui passait par la tête.

Assis à table avec sa mère et son frère, un employé vint lui chuchoté qu'il avait de la visite et il se leva pour s'en aller. Avant qu'il ne quitte la pièce, sa mère se leva très rapidement et lui tint le bras.

-que comptes-tu faire encore Yeraz ?

-maman, je suis désormais le cheikh de ce pays et je change ce qui me convient alors je ne vois pas pourquoi tu veux me surveiller sans cesse accroire que ce titre qui m'a été attribué était une erreur.

-non je sais bien que tu n'es pas là de ton plein gré mais par obligation, laisse-moi te dire que plusieurs cheikh de ce pays n'ont pas choisi ce titre mais c'était leur destiné en tant que premier fils de la famille.

Il souffla et même si sa mère avait parfaitement raison, il ne voyait pas la raison pour laquelle il fallait que ce soit lui. Son petit frère était bien plus responsable et il aurait souhaité que ce trône lui revienne et non à lui.

-tu ne m'as toujours pas dit ce que tu veux faire Yeraz.

-je veux faire construire le harem dans ce palais mère.

Elle s'offusqua ne comprenant pas d'où était sortie une idée pareille de la part de son fils. Le harem n'était plus d'actualité depuis des décennies et le fait que son fils voulait revenir sur cette affaire la laissait sans voix. Il était bien décidé à détruire ce pays comme il l'avait si bien dit car le harem était pour des jeunes filles et ce, pour stopper leur avenir.

-je ne suis pas du tout d'accord avec toi mon fils, et dis-moi quelles seront les conditions auxquelles seront soumises ce jeunes filles ?

-elles auront tout ce qu'elles voudront en échange de me donner du plaisir c'est tout maman, en plus dis-moi quelle fille serait capable de refuser cela ?

-laisse-moi rire de toi mon fils. Tu veux ainsi me dire que tu vas aller sur la place du marché et passer le communiqué selon lequel le cheikh a besoin des jeunes filles pour remplir son harem ? Tu ne trouveras jamais personne et si oui, des croqueuses de diamant parce que crois-moi, aucune fille sensée ne serait capable d'accepter une telle chose.

Il regarda sa mère et sourit malicieusement, ce qui la fit secouer la tête de gauche à droite.

-qu'est-ce qui te fait croire que je demanderai leur avis ? Mère jamais je ne me permettrais de supplier quelqu'un pour une bêtise pareille. Elles seront obligées d'intégrer mon harem.

-tu m'informes que tu es prêt à capturer les jeunes filles de ton pays pour de telles atrocités Yeraz ?

-kidnapper c'est un peu trop fort tu ne crois pas ? je sais que de nombreuses jeunes filles traversent le désert pour espérer trouver du confort dans les pays orientaux maman, et moi je ne voudrais pas que mes terres soient complices de ces bêtises alors, je m'assurerai de de les capturer pour leur faire comprendre que la meilleure vie est d'apprendre à rester chez soi.

-non Yeraz tu ne peux pas faire ça, que penseront leurs familles ? que leurs enfants sont mort ou comment ?

-maman cesse de faire comme si ces familles attendent le retour de leurs enfants bon sang. Combien de jeunes filles survivent lors de la traversée de la mer ? elles sont très minimes alors je vais faire ce que j'ai décidé de faire et toi tu vas gentiment me regarder faire sans tenter quoi que ce soit.

Il s'en alla et elle resta sur place sans savoir quoi faire, l'attitude son fils était comme celle d'une personne qui avait soif de vengeance mais ce qu'elle ne comprenait pas était de qui se vengeait-il ?

-vous avez fini ? demanda Nolan à sa mère.

-tu étais au courant toi ?

-qu'est-ce que ça aurait changé si j'étais au courant ou non ? tu connais parfaitement comment est ton fils maman, il n'écoute personne, il n'en fait qu'à sa tête alors qu'aurais-je bien pu faire?

Elle souffla et quitta la salle à manger. Son mari avait gouverné le pays avec tant dévouement et il espérait que son peuple continue de vivre après sa mort mais non, c'était devenu le bordel total après que son fils ait récupérer les directives. Plus rien n'allait.

-votre majesté, comment allons-nous faire construire tout ceci ?

-elles seront douze donc j'ai besoin de douze loges et spacieuse car j'aimerais bien qu'elles soient à l'aise. Tu feras construire un grand salon où elles pourront se retrouver.

Il aquiessa et notait les consignes. Douze étaient largement suffisantes pour Yeraz. Ayant entendu le nombre de loges qu'il avait demandé de construire, Nolan vint voir son frère pour lui demander pourquoi ce nombre minime. Il n'était pas d'avis avec cette idée d'harem mais connaissant parfaitement son frère, il savait qu'à chaque fois qu'il y aurait des nouvelles, il aurait bien envie de remplacer les autres.

-que feras-tu des autres quand tu auras des nouvelles ?

- je n'y avais pas réfléchi mais une chose est sûre, je ne peux pas héberger toutes les filles qui passeront dans ce palais alors, je trouverai une solution au moment venu.

-tu dois d'abord tout organiser avant de lancer cette aventure mon frère.

-je sais que tu as toujours été celui qui a plus de cerveau mais là il s'agit de mon affaire en tant que cheikh, je fais ce qui me plait et je n'ai pas vraiment besoin de ton avais.

Nolan hocha la tête et s'en alla. A une époque, quand cette histoire d'héritier au trône n'avait pas encore commencé, il était d'une grande complicité avec son frère mais depuis un moment, ce dernier croyait qu'on lui avait imposé le trône en le privilégéant, ce qui était totalement faut puisque c'était lui l'aîné.

Alors qu'elle devait quitter la ville à huit heure du matin, sa famille avait espérer qu'avec le temps de la veille, elle puisse se rendre compte que ce qu'elle faisait était une grosse bêtise mais très tôt le matin alors qu'elle était sortie avec son sac à dos, tout le monde comprit que non elle n'avait point changé sa décision. Ayant entendu pleines de choses qui arrivaient aux personnes qui se permettaient de prendre de tels risques tout le monde savait que c'était la fin car les chances de survie lors de la traversée de la méditerrané étaient minimes.

Lorsqu'elle arriva à l'agence, elle alla s'engouffrer dans le bus qui était censé les amené jusqu'à la frontière avant qu'ils ne puissent passer dans l'autre pays. Elle n'était pas toute seule puisque le rêve d'aller se faire de l'argent à l'étranger était le rêve de tous les jeunes.

La traversée avait été plutôt bien mais le pays dans lequel ils étaient tombés n'était pas facile. Ils furent retenus pour quelques mois en effectuant du travail sans salaire car c'était des taxes à payer pour être arrivés sans papiers.

Elle était censée regretter ce choix qu'elle avait fait mais non. Chaque jour, elle travaillait espérant que le temps passe vite afin qu'elle puisse continuer son voyage. Peu importe ce que l'on pouvait lui promettre, elle voulait partir à tout prix.

-Anna-Louisa, le propriétaire de cette plantation a une proposition à te faire ?

-laquelle ? demanda-t-elle avec espoir que ce soit une offre rapide pour qu'elle puisse vite arriver à l'autre bout du monde.

-il voudrait tu restes ici, il a vu en toi une fille travailleuse et il souhaite que tu restes travailler avec lui, à côté de cela, il te trouve très belle et il aimerait bien essayer quelque chose avec toi.

Elle regarda leur guide avec une haine incomparable, elle avait envie de lui hurler dessus mais enfin de compte, elle comprit que ce n'était pas toujours la solution alors, elle garda son calme.

-quand quittons-nous cette terre pour continuer notre voyage ?

Il fut étonné de sa question car avec toutes les difficultés traversées, il était certain qu'elle accepterait cette proposition.

-mais...

- mais rien, je partirai comme prévu, mon destin n'est pas ici mais à l'autre bout du monde. J'ai laissé des hommes riches dans mon pays pas pour venir rester coincée ici, je dois bouger d'ici.

Il hocha la tête et la laissa continuer sa corvée.

Le temps avait passé de quelques jours et la construction du harem était presque terminée. C'était déjà habitable et comme un vampire assoiffé de sang frais, il avait déjà recruté quelques filles qui arrivait à dépasser leur timidité de par son influence.

-Yeraz dans cette histoire de harem, j'ai souvent entendu dire que le cheikh a sa favorite alors as-tu déjà choisi qui sera ta favorite ? lui demanda son jeune frère.

-ça change quoi avec les autres déjà ?

-elle est très bien traitée par rapport aux autres je pense bien, elle a plus de privilèges et qui sait, elle pourra gagner la place de cheikha un jour.

Il se mit à réfléchir, il n'avait pas besoin de favorite puisque toutes les filles se disputaient pour être avec lui, comme toute personne a toujours un choix porté sur quelque chose, son choix était porté sur Tania, une jeune fille aux rondeurs parfaites. Elle était toujours souriante et il ne pouvait le nier, elle savait très bien comment réchauffer son cœur. Alors si vraiment le choix d'une favorite s'imposait, il la trouvait la candidate parfaite pour ça.

Auteure : Fayole Goumgang Wamba.

Chapitre 3 A2

Après des jours de travail encore, le groupe d'Anna-Louisa avait enfin fini leur corvée qui compensait leur taxe et ils avaient la permission pour traverser, tombant dans le pays voisin à une heure tardive, c'était presque la frontière du pays où elle voulait tenter sa vie avant de voir si elle devrait continuer ou non. Ils étaient arrivés si tard et traversaient le désert, les autres marchaient étonnement vite mais ses pieds ne cessaient de s'engouffrer dans le sable fin du désert, ce qui la ralentissait.

Pendant qu'ils traversaient, leur dirigeant ne cessait de leur expliquer qu'il fallait se presser car le cheikh de ce pays était un homme vraiment sans aucun sentiment. Cela lui foutait de la trouille et elle voulait bien marcher au rythme des autres mais ses pieds ne cessaient d'être piégées dans du sable.

Arrivée à une distance, elle n'en pouvait plus et laissa son corps fatigué tomber sur le sol. Le ciel étoilé était beau à voir, elle croyait que c'était la dernière belle vision qu'elle aurait puisque personne n'avait remarqué qu'elle était tombée et même si quelqu'un l'avait remarqué, c'était une histoire de sauve qui peut et non de compassion. Elle se coucha confortablement et ferma les yeux. Elle en voulait à elle-même et n'en voulait à personne d'autre car on l'avait averti mais elle voulait passer les frontières de son continent.

Alors qu'ils contrôlaient le désert comme le leur avait demandé le cheikh, ils virent à une grande distance une silhouette couchée à même le sol. Pendant ce temps, la seule idée qui leur passa par la tête était celle d'un animal qui a été attaqué mais très vite, cette idée semblait absurde vu la dangerosité des animaux du désert. ils crurent donc au contraire, une personne qui a été attaquée par des bêtes sauvages.

Allant à toute vitesse dans cette direction, ils virent le corps d'une jeune fille étalé sur le sol et l'observa attentivement, elle ne donnait pas l'impression d'avoir été une victime d'un animal sauvage et cela les rassura car sa place était déjà assurée dans le harem de leur cheikh.

Ils la portèrent jusqu'à leur refuge et pendant que les autres s'occupaient d'elle, ils partirent pour continuer leur inspection.

Le lendemain au environ de quatre heure du matin, il était temps pour eux de prendre la route et la jeune fille dormait encore alors, l'un d'eux la porta et l'installa sur son chameau, ils étaient obligés de partir à cette heure pour être au palais très tôt le matin.

Parcourant des kilomètres, ils arrivèrent enfin au palais et la jeune fille dormait toujours, celui qui l'avait transporté demanda à une employée de lui laisser sa chambre afin qui la couche pour attendre son réveil, ce qu'elle fit sans réfléchir pour éviter les foudres du cheikh car elle savait où serait la place de cette jeune demoiselle désormais.

Il était temps pour eux de partir alors que le cheikh n'était pas encore débout, Jabbar alla frapper à sa chambre et comme il ne dormait plus, il sortit pour voir qui était à la porte. Lorsqu'il vit ce dernier, il voulut lui demander la raison de sa venue lorsque Tania arriva et l'embrassa en pleine bouche. Elle allait plus loin lorsque Yeraz l'en empêcha.

-tu vois bien que j'ai quelque chose d'important à faire Tania.

-alors je peux attendre dans ta chambre, dit-elle en entrant.

Il la retint par le bras, il n'était pas du genre à laisser n'importe qui entrer dans sa chambre et surtout pas les filles du harem. Il hocha la tête à jabbar, lui demandant ainsi de s'exprimer.

-nous avons ramené une jeune fille du désert.

Tania sentit ses muscles se tendre car pour elle, il s'agissait d'une autre rivale qui arrivait et elle était prête à tout pour rester la préférée de Yeraz.

-quel âge a-t-elle ?

-nous l'avons trouvé inconsciente dans le désert, c'est comme si elle traversait puisqu'elle avait un sac à dos que nous n'avons pas fouillé mais nous l'avons emporté avec nous. Elle semble jeune et je pourrai lui donner dix-neuf ou vingt ans.

Yeraz fronça les sourcils car cette fille était encore très jeune pour lui, une idée qui émut Tania car elle savait désormais que jamais cette fille ne prendrait sa place puisqu'elle était trop jeune pour le cheikh.

-où est-elle Jabbar ?

-j'ai demandé à Nazira de me prêter sa chambre afin que je l'installe là, le temps pour elle de se réveiller.

Il hocha la tête et ordonna à Jabbar de s'en aller. Lorsque Tania voulut reprendre son acte de quelques minutes plus tôt, il l'en empêcha, ce qui la fit grogner de frustration mais comme un homme sans cœur qu'il était, cela ne lui fit ni chaud ni froid.

Nolan avait vu les hommes de son frère arriver le matin avec une jeune fille qui semblait dormir et comptait en savoir plus lors du petit déjeuné.

Tous assis autour de la table attendant que l'on dresse la table, Nolan se racla la gorge pour attirer l'attention des autres, ce qu'il réussit et vu le regard de son frère aîné, il savait parfaitement que c'était à lui qu'il voulait parler.

-j'ai vu la nouvelle, avait annoncé Nolan.

-la nouvelle ? questionna leur mère perdue.

-est-elle déjà réveillée ? demanda Yeraz. Jabbar m'a dit que lorsqu'ils l'ont vu, elle était inconsciente.

-c'est dans cet état que je l'ai vu lorsqu'ils sont arrivés.

-tu as capturé une nouvelle fille Yeraz ?

Il leva les yeux au ciel en soufflant. il n'arrivait pas à comprendre la raison pour laquelle sa mère n'arrivait pas à lui lâcher le lâcher un peu.

-non je ne l'ai pas capturé mais mes hommes l'ont fait, en plus elle était inconsciente dans le désert donc peut-être que je l'ai plutôt sauvé d'une quelconque situation, que ce serait-il passé si les bêtes sauvages du désert d'Oman l'avaient retrouvé avant ? Apprends à voir le bon côté des choses maman.

Elle garda le silence car peu importe combien elle était insistante sur cette affaire, son fils ne l'écoutait pas et n'en faisait qu'à sa tête.

Après le repas, ils se rendirent à la terrasse car ils voulaient bien passer la journée ensemble puisque ça faisait longtemps. Son téléphone ne cessait de vibrer sur la table et à chaque fois et il renvoyait l'appel. Cette personne persistait et c'était devenu tellement agaçant qu'il éteignit le téléphone.

-pourquoi tu ne répondais pas ? demanda la maman.

- tout simplement parce que s'il répond, il sera dans l'obligation de partir car quelque chose me dit qu'il s'agissait de Tania, cette fille n'a vraiment pas de limite, je me demande bien comment est-ce que les autres filles la supportent.

Yeraz ne dit rien car il savait parfaitement que son frère avait raison, cette fille était plus qu'un pot de colle et la seule raison pour laquelle il ne se débarrassait pas d'elle était le fait qu'elle assumait bien sous les draps. Lorsqu'il y pensait, il se souvint de la nouvelle venue et comme elle devait intégrer son harem dès son réveil, il voulait un peu en savoir plus sur elle. Il fit appel à Jabbar et lui demanda d'aller récupérer le sac de la jeune fille pour lui, ce qu'il fit sans perdre de temps.

Lorsqu'il revint, il lui tendit le sac à dos et s'en alla.

-à qui appartient ce sac Yeraz ?

-à la nouvelle maman, je vais juste vérifier les informations à son propos.

Trouvant que c'était de trop le comportement de son frère, Nolan décida de lui dire ce qu'il en pensait.

-ce n'est pas normal ce que tu fais, il s'agit là de son espace privé et je crois que c'est mieux de le respecter un peu non ? tu pouvais bien attendre son réveil pour lui demander tout ce que tu veux.

-son espace privé tu dis ? dès lors qu'elle est dans ce palais, elle n'a plus de vie privée et toi-même tu le sais alors cesse de faire comme si tu ignorais la règle. Pourquoi te comportes-tu ainsi aujourd'hui ? d'habitude tu te fiches pas mal de ce que je fais de ces filles.

Il regarda son frère et se souvint du vissage de la jeune fille, elle était si belle et il ne voulait pas qu'elle soit aussi une victime de son frère. Yeraz remarqua l'air perdu de Nolan et le ramena à la réalité en lui frappant le bras.

-j'espère que ton air rêveur n'est pas pour sa cause, tu as intérêt à rester loin d'elle car elle est ma soumise et je ne partage pas ce genre chose avec mon frère.

Nolan hocha la tête sans dire mot car il ressentait juste de la pitié pour la jeune fille.

Auteure : Fayole Goumgang wamba

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