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Mon alpha, mon ennemi.

Mon alpha, mon ennemi.

Auteur:: Seojuna
Genre: Loup-garou
Toi Sophia Carpenter tu m'appartiens. L'homme m'a regardé, ses yeux aussi froids que de la glace alors que je me tenais tremblante devant lui. Lui, c'est Greg Travis, le milliardaire célibataire le plus convoité de tout Capital City ; mais ça c'est le côté connu. En vérité, il est l'alpha de la meute la plus puissante de Capital City mais maintenant il est aussi mon partenaire prédestiné. Il est froid et impitoyable avec tout le monde mais pourquoi est-il si doux envers moi? Mais pire comment réagira t-il quand il découvrira qui je suis vraiment et quels sont mes motivations secrètes face à sa famille?

Chapitre 1 Mes projets

"Je t'en supplie, maman, ne m'abandonne pas".

Ma mère ferma les yeux alors que les souvenirs de cette matinée me reviennent en masse. Nous nous sommes disputées pour une raison stupide et après toutes les choses étranges qui se sont produites au lycée ce jour-là, les sentiments à l'intérieur de moi et ma rencontre avec cet homme qui m'a sauvé à la dernière minute, je suis rentrée à la maison pour trouver un spectacle bouleversant.

Ma mère était dans une forme que je ne reconnaissais pas et dans un état critique.

Quand j'y pense aujourd'hui, je me dis que j'avais été un peu trop zélée et retenue face à ce que je considère comme un spectacle macabre. Ma mère gisant dans son sang et mourante m'avait cependant parlé de son passé, de mon père dont j'ignorais tout mais surtout de cette nature qui sommeillait en moi.

Moi qui avais toujours vécu de manière insouciante, comme une humaine, j'ai découvert que je n'en étais pas une, et ce fut de la pire des manières.

Après cette perte tragique, j'ai dû quitter la ville qui m'a vu grandir et m'épanouir, mon petit ami, ma meilleure amie et tout ce qui faisait mon monde.

Je n'avais qu'un seul but en tête, me venger de la personne responsable de mes malheurs.

Ma mère m'a parlé de lui, c'est lui qui est à l'origine de l'attentat qui lui a coûté la vie, mais ce n'est pas tout. C'était toujours de sa faute si mon père avait été tué des années plus tôt. Je dois arriver là où il est, mais avant de me venger, je dois retrouver mon grand-père et sa meute pour faire le rite de passage à l'âge adulte. Sinon, je mourrai, les derniers mots de ma mère.

"Je te rejette".

Je n'arrive pas à y croire, mon grand-père, ma seule famille restante vient de me rejeter à cause de la rancune qu'il a contre ma mère.

"Tu ne peux pas me faire ça, je suis ta petite-fille, tu es ma seule famille".

"A cause de ta mère, nous sommes des reclus de la vie, je ne te tuerai pas car tu as mon sang et sembles ne pas comprendre le péché de ta mère, mais sache que la prochaine fois que je te verrai, je te tuerai".

J'ai quitté mon grand-père rancunier et sa meute, sans savoir quel avenir j'aurai. Mais la vie réserve des surprises et j'ai rencontré une âme bienveillante. Le temps a passé et j'ai rencontré de nouvelles personnes.

"Toi Sophia Carpenter, tu es ma compagne, je ne te permets pas d'approcher un autre homme".

Il m'a regardé avec ses yeux froids et cruels alors que je n'arrivais pas à y croire. Donc mon Alpha c'est lui depuis le début ? Pourquoi tout cela m'arrive-t-il ? Comment dois-je le prendre ? Et dire qu'il y a quelques mois, ma vie était parfaite, entourée par ma mère et mes amis, j'avais des rêves et des ambitions et maintenant je vis dans un tumulte indicible.

Quelques mois plus tôt.

Je m'appelle Sophia Carpenter et j'ai 17 ans, j'aurai bientôt 18 ans.

Je vis avec ma mère, une mère célibataire et je n'ai jamais connu mon père. Tout ce que je sais de lui est résumé sur la table de chevet de ma mère, une photo. Et apparemment, je n'étais même pas encore née puisqu'ils n'étaient que deux sur la photo et ils ont l'air très jeunes.

C'est juste cette seule photo de lui et je n'ai jamais osé demander plus d'informations sur lui autres que ce qu'elle m'a dit. Il est mort quand je suis née, c'est tout. Je ne veux pas me plaindre car je n'ai aucune raison d'interroger ma mère sur ses choix de vie, même si parfois, je me demande pourquoi je n'ai jamais vu un seul membre de sa famille.

Pas même un frère ou un ami. Elle vit dans un isolement absolu et n'a pas d'amis même au sein de notre communauté. Elle reste souvent devant la fenêtre, scrutant derrière les rideaux comme si elle craignait d'être épiée ; pour être honnête, j'ai toujours pensé qu'elle agissait juste par anthropophagie.

Alors on a toujours vécu comme ça, elle isolée de tout le monde, ne vivant que pour moi et mes caprices.

C'était presque la fin de ma dernière année et j'attendais une réponse d'une université à laquelle j'avais postulé.

J'étais très inquiète d'autant plus que la réponse tardait à arriver.

Ce matin-là, je me suis réveillé comme d'habitude au son de la voix de ma mère et j'ai sorti mon corps lourd du lit. Prenant mon téléphone, j'ai vérifié mes e-mails, et rien, aucune note d'admission à l'université.

"Suis-je idiote, ils ont dit qu'ils enverraient cette note dans la boîte aux lettres si je suis admise"

En cas d'admission, c'était le mot-clé.

J'ai soupiré avant d'aller me préparer pour le lycée, ce n'est pas encore la fin de l'école donc je dois y aller. J'ai trouvé ma mère en train de ranger la table. Son doux sourire m'a vite fait oublier mes soucis alors que je prenais place à table sous les bonnes grâces de son service. Elle avait posé mon assiette de gaufres devant moi et toujours avec un tendre sourire, elle m'a souhaité bon appétit.

"Chérie, tu as l'air de ne pas avoir bien dormi"

Je soupirai profondément avant de plonger ma fourchette dans mon plat et de manger une bouchée. C'était tellement frustrant cette longue attente, mais je n'ai pas à désespérer jusqu'à ce que je reçoive la note de rejet, je n'ai pas à m'apitoyer sur moi-même.

Je veux aller dans cette école mais si ce n'est pas possible... J'ai secoué la tête ne m'imaginant pas du tout y aller. Je ferais mieux de ne plus m'inquiéter comme ça.

« Hummm hummm »

Elle sourit avant de secouer la tête.

« Ne parle pas la bouche pleine... A voir ton visage, tu as dû t'inquiéter sur ton admission... Mais j'ai peur d'avoir de mauvaises nouvelles."

Je n'ai pas pu empêcher mon visage de tomber de dépit. Je n'ai donc pas été prise.

"C'est dommage... Quelle malchance..."

Ma mère me regarda avant de secouer la tête.

"Non ma chérie ce n'est pas ça..."

Elle a l'air nerveuse et même coupable alors qu'elle s'assied à côté de moi et me tient la main.

"Je voulais te le dire depuis longtemps mais j'ai toujours eu peur de ta réaction..."

J'ai haussé un sourcil, qu'est-ce qu'elle va me dire qu'elle n'est pas ma mère ou des conneries comme ça ?

"Ma chérie, tu ne pourras pas aller à l'université. J'ai reçu la note de l'université pour laquelle tu as postulé, la réponse est favorable mais j'ai peur que tu ne puisses pas y aller."

J'ai froncé les sourcils, de quoi ma mère parle-t-elle encore ?

" Si c'est pour l'argent rassures-toi j'ai d'énormes économies, je peux payer mes études moi-même et..."

"Ce n'est pas à cause de l'argent... Sophia, tu ne peux pas juste y aller, pas parce que je n'en ai pas les moyens, mais la raison est..."

Je me suis levée agacée ne voulant plus écouter un seul mot avant de quitter la table.

« Sophia, attends, où vas-tu ? »

« À l'école, tu ne peux pas le voir ? Écoute, maman, je ne veux rien entendre d'autre, j'ai décidé d'aller à l'université et peu importe ce que tu dis, je m'y tiendrai.

" Non attends Sophia je dois te parler attends tu ne peux pas aller au lycée... Sophia..."

Je claquai la porte et me dirigeai vers l'école sans me retourner.

Je n'aurais jamais pensé que je regretterais ce geste toute ma vie.

Chapitre 2 Changements soudains

J'étais en colère. Pourquoi ma mère aurait-elle attendu que j'ai fait tous mes projets, que j'ai eu tous mes rêves au bout des doigts, que j'ai enfin reçu la décision tant attendue pour me dire qu'au final je ne pourrai pas aller dans cet université ?

Ah elle a dû bien rire de me voir angoissée en attendant la réponse, elle a dû vraiment se tordre de rire face à mon impatience à l'idée d'une bonne ou d'une mauvaise nouvelle. Tous mes rêves étaient hypothéqués et ce n'est pas moins que cette réponse qui les rendait presque inaccessibles.

Pendant tout ce temps, ma mère était à mes côtés, me rassurant que je ne devais pas perdre espoir et pourtant elle savait qu'elle ne serait pas d'accord en cas de réponse favorable.

Pourquoi faisait-elle même preuve d'autant de mesquinerie à mon encontre ? J'ai beau me creuser la tête pour comprendre mais jusqu'ici je ne peux trouver une explication qui en vale la peine face à son comportement irrationnel. Oui irrationnel c'est le mot.

J'ai frappé une pierre de rage sur mon chemin avant de grogner de colère. C'était quoi son point cette fois ci? Me dire que je ne pourrai pas aller ni dans cette école de formation, ni dans une tout autre université ? Mais pourquoi ? Peut-être aurai-je dû écouter ses raisons...

Non. Elle n'a pas de raisons, aucune raison ne saurait expliquer ce revirement de situation.

J'ai soupiré avant de me calmer, ça ne sert à rien de ruminer seule dans mon coin, c'est même stupide.

Ma mère a toujours tout fait pour moi, elle a toujours été une personne dévouée à mon égard alors si elle réagit ainsi c'est qu'elle doit avoir une très bonne raison.

Peut-être a - t - elle peur que je m'en aille loin et sur je l'abandonne. C'est normal, tout comme je n'ai plus qu'elle comme famille elle doit aussi ressentir la même chose que moi. À l'exception moi j'ai des amis, des rêves et la vie devant moi, ma mère elle m'a tout consacré. Elle m'a tout donné résultats ça doit certainement lui faire du mal de me voir partir. Comme tout parent elle doit sentir qu'elle sera maintenant seule et ça l'effraie.

Je n'aurais sans doute pas dû la juger aussi vite. La pauvre elle doit appréhender sa future vie loin de moi, ça sera difficile mais c'est à moi de trouver les mots pour la rassurer tout comme elle le faisait avec moi quand quelque chose ne fonctionnerait pas dans ma vie.

J'ai souri avant de me reprendre, oui ma mère a toujours été mon rempart, il est de mon devoir aujourd'hui de lui garantir une certaine paix intérieure.

J'ai soufflé et finalement, j'arrivai devant mon lycée. Malgré que la fin d'année pointe à l'horizon, il y avait toujours de nombreux élèves dans les bâtisses et je pouvais déjà voir au loin mes amis me faire des gestes de la main.

Mon petit ami Chad est également là avec ma meilleure amie Cynthia. Les deux me sourient tellement gaiement que j'en oublie même mes soucis.

Je cours vers eux et finalement je les retrouve prenant place sur la table aux côtés de Chad. Il m'a saisi par les épaules me donnant un baiser sur le front sous les sifflets des autres personnes devant nous. Nous sommes en tout six à cet endroit. Le coin des gens populaires.

Oui c'est assez arrogant de ma part mais c'est la réalité, il y a des castes et moi Sophia Carpenter je suis la reine des abeilles de ce lycée. Mais non je suis pas un tyran sans pitié comme on pourrait l'imaginer, je suis une personne douce et gentille, aimable avec tous et polie également.

La preuve, tout le monde m'adore, que ce soient les sportifs, les pom-pom Girls, les geeks et les gens normaux. Je n'ai jamais été méchante avec quiconque, enfin j'espère.

Nous sommes assis tous ensemble alors que Chad me murmure son impatience à être enfin au jour de mon anniversaire et je rougis.

À quoi peut-il penser devant les gens comme ça? J'ai secoué la tête avant de sentir comme une odeur assez particulière et mes oreilles se sont mis à bourdonner. J'ai froncé les sourcils me mettant à regarder autour de moi. J'avais comme une mauvaise impression, comme s'il y avait quelque chose qui n'avait pas sa place dans le lot, comme si quelque chose se passait et qui méritait mon attention.

_ Un problème bébé ?

J'ai regardé Chad avant de me rendre compte que tout le monde me regardait. Cynthia a posé sa main sur la mienne avant de parler à son tour.

_ Tu as l'air préoccupée. Regarde tu fronces tellement le sourcils que j'ai l'impression que tu vas te laisser une méchante marque et tu devrais prendre soin de ton visage.

J'ai soupiré me rendant compte que je ne veux pas vraiment attirer l'attention sur moi maintenant mais cette odeur persistait tellement que ça m'a donné la nausée.

_ Vous ne sentez pas quelque chose?

Les autres ont essayé de sentir s'il y avait pas quelque chose d'étrange dans l'air avant de secouer négativement les têtes.

_ Non je ne sens rien et toi?

_ Pareil..

Tout le monde avait maintenant un regard lourd sur moi alors que je ne pouvais pas ignorer cet odeur qui persistait même au fond de mon esprit. C'était devenu comme une obsession alors que je me levai l'air vraiment préoccupée.

J'ai tendu les oreilles en attendant des gens se plaindre et j'ai pointé la salle de chimie du doigt.

_ ça sent le feu et un peu de sang par là bas...

Les autres m'ont regardé avec des mines étranges et Chad m'a tenu les épaules.

_ bébé tu vas bien?

_ Hé tu dois être angoissée par la longue attente... Dis moi la réponse de l'école n'est pas toujours arrivée ?

Cynthia a voulu changer de sujet mais je n'étais pas d'humeur. Je sentais cet angoisse dans la voix des personnes dans la salle de chimie et j'ai décidé de courir vers eux.

_ Sophia...

J'ai entendu les autres m'appeler et bientôt j'étais devant le bâtiment de chimie. Les autres m'ont rejoint avant de se rendre compte que par les fenêtres de la salle de chimie il y avait de la fumée qui en sortait.

_ Bordel il y a vraiment le feu.

Les gens se sont mis à crier et on a vu trois élèves sortir alarmés.

_ Qui y'a t-il ?

_ Le délégué y est encore, on a tout essayé mais la porte reste bloquée et le feu a déjà recouvert la salle... Les pompiers sont en chemin mais nous ne savons pas quand est-ce qu'ils arriveront.

J'ai serré les dents alors que je sentais la panique de la personne à l'intérieur. Les pompiers n'arriveraient pas à temps si ça continuait ainsi, il mourait.

Sans attendre, j'ai couru à l'intérieur sans écouter mes amis qui essayaient de m'en dissuader mais j'avais une sensation urgente en moi qui me commandait d'aller vers cette potentielle victime.

J'ai couru Sans attendre me surprenant de la vitesse et du souffle que j'avais moi qui était si nulle en sport, je suis arrivée devant la salle de chimie et je me suis rendue compte que la porte était vraiment bloquée.

J'ai froncé les sourcils avant de saisir la poignée de porte et d'un geste la porte avait volé dans les escaliers. Mes yeux étaient exorbités par la surprise mais en entendant des gémissements à l'intérieur, je me suis réveillée et je suis allée à la recherche de la personne à l'intérieur malgré les flammes.

Je l'ai trouvé et l'ai porté très facilement, trop à mon goût. Il ne m'aura pas fallu longtemps avant de le ramener auprès des autres à l'extérieur alors que comme moi tout le monde était étonné par mon courage et surtout le fait que j'ai vraiment réussi à sauver ce garçon.

Moi non plus je ne me sentais pas sereine face à ce changement en moi et je me suis mise à trembler.

J'avais comme des picotements dans tout le corps mais pire, une voix. Il y avait une voix au fond de moi qui me commandait de retourner immédiatement à la maison.

J'ai d'abord cru que je délirais complètement mais après avoir senti comme une pression sur la poitrine suite à mon refus d'écouter la voix, je me suis décidée à obéir.

J'ai couru loin de mes amis les entendant m'appeler de loin alors que je me dirigeai vers ma maison.

Que se passe-t-il dans mon corps et pourquoi je me sens si... Libre?

Chapitre 3 Rencontre étrange

J'ai couru dans la rue comme une folle alors que je sentais dans tout mon être un besoin inexplicable de retourner immédiatement à la maison.

Toutes les cellules de mon corps me criaient qu'il fallait que j'y retourne au plus vite, que ma mère a besoin de moi et que je ne dois pas perdre une seule seconde de plus. Je devais à tout prix protéger ma mère.

Je ne sais pas d'où me venait cet impératif mais il était bien là m'ordonnant sous la forme d'une voix intérieure et autoritaire de courir vers ma demeure alors je l'ai fait sans demander mon reste

Le chemin pour ma maison ne m'aura jamais semblé aussi étrange à mon avis. La raison en est simple. Je ressentais des choses que je n'avais encore jamais ressenti auparavant. On aurait dit que toutes les sensations dans mon corps s'en retrouvaient exacerbées et cela me donnait l'impression que ma tête allait exploser.

Pas que exploser, que j'allais bientôt m'évanouir et même mourir. C'était comme si mon corps était douloureux mais en me temps cette douleur m'apaisait. Je ne savais pas expliquer exactement mes émotions à ce moment mais elles étaient plus que tumultueuses.

Que ce soient les bruits autour de moi même les plus éloignés comme peut-être une personne dans une cabine téléphonique, les automobilistes qui hurlaient, les klaxons des véhicules, les pas des piétons, tous ces bruits qui avant me semblaient normaux, caractéristiques principales des villes, ces bruits maintenant me rendent malade.

J'ai envie de m'arracher les cheveux face à tout ce chahut et ce n'est pas la seule chose qui me mette hors de moi.

Les vibrations que je peux ressentir du bas de mes pieds jusqu'à mon cerveau sont insupportables.

J'ai l'impression que je peux entendre même une fourmi marcher par terre et cela est plus que effrayant. Que peut-il bien m'arriver qui fasse que les choses dont je n'avais cure avant me paraissent si intenses? Si dérangeants? Si saisissants... J'en ai peur.

Je me suis arrêtée un moment avant de décaler vers une petite ruelle à côté agrippant mes oreilles avec les mains. Tous ces bruits étaient tellement agaçants et maintenant il y avait ces odeurs que je sentais et qui envahissaient mon cerveau.

Je sentais des choses à la fois agréables mais horribles, la nourriture, les poubelles, le gazoil et toutes les autres odeurs se mélangeaient dans mon cerveau et me donnaient une de ces nausées, j'avais envie de comprendre mais je n'avais aucune réponse à toutes mes questions.

Je ne voulais pas ressentir tout ça, cela me faisait très peur mais en même temps, c'était comme une douce tentation qui m'enserrait la poitrine, un doux poison dont je ne voulais pas me détacher sentant que cela faisait inexorablement partie de moi, un côté indissociable de moi dont je n'avais pas connaissance jusqu'ici.

Tant ça m'effrayait et tant cela me procurait une sensation de liberté que je n'avais jamais eu depuis que j'étais née.

J'ai croisé mes bras sur mon corps tremblant et j'ai décidé de me calmer. J'avais trop de choses en tête et j'avais peur de friser la crise de nerfs alors j'ai pris le temps de ranger toutes mes émotions et mes idées angoissantes

Cela m'a pris une bonne dizaine de minutes avant d'ouvrir grandement le yeux sentant des pas venir à moi. Ils étaient lourds mais je ressentais autre chose en les entendant s'approcher de moi: le danger.

La voix au fond de moi me criait que ces personnes qui venaient n'étaient pas commodes alors je me suis redressée brusquement tombant sur une bande de voyous qui me regardaient comme un bout de viande.

J'ai fait un pas en arrière avant de me retrouver encerclée.

_ Oh qu'avons nous là ? Une mignonne petite chatte mais que fais tu donc là ? C'est dangereux de se retrouver ici toute seule tu sais...

J'ai déglutit avant d'essayer de me décaler sur le côté. Bien-sûr que c'est dangereux vu que c'est vous qui le rendez ainsi.

J'ai regardé autour de moi mais il n'y avait pas un moyen de m'échapper, j'étais prise au piège.

L'homme le plus grand et certainement le chef du groupe s'est avancé vers moi avec un visage pervers et sournois et j'ai compris que j'étais dans la merde la plus complète. Je me suis décalée sur le côté avant de reculer mais j'ai vite été coincée par un mur derrière moi alors que ces hommes ricanant tel des hyènes venaient près de moi avec des intentions peu louables.

J'ai placé mes mains en défense devant moi avant de fermer les yeux priant que quelqu'un vienne à mon secours et comme si le ciel m'avait entendu, j'ai entendu des gémissements devant moi et le bruit de corps tomber lourdement au sol.

Mais le pire était cette odeur persistante de sang qui me brûlait les narines.

J'ai ouvert les yeux précipitamment avant de voir les corps de mes agresseurs joncher le sol se tordant de douleur et une silhouette grande et menaçante les regardant avec des yeux assassins.

C'était un homme et il avait une carrure imposante, il était certes dos à moi mais je pouvais voir qu'il était bien bâti.

J'ai soufflé rassurée et ai avancé vers lui pour le remercier avant de sentir comme si ma tête me lançait.

L'odeur du sang, la voix, ma mère.

Sans attendre de remercier mon mystérieux sauveur dont je n'avais pas vraiment vu les traits car il était caché sous une cape, j'ai couru loin de cette ruelle et je me suis définitivement dirigée vers ma maison avec cet horrible pressentiment qui étouffait mes sens et embrouillait mon esprit.

J'avais besoin de voir ma mère et de savoir comment elle va.

L'homme qui venait de me sauver a tendu la main essayant de me rattraper mais j'étais trop rapide et il a abandonné.

Il a souri avant de serrer sa main sur la poitrine.

_ Je t'ai enfin trouvé... Ma Luna...

Il a entendu un gémissement au sol et son esprit est revenu sur les hommes qu'il venait de mettre à terre.

Son visage s'est immédiatement glacé et il a levé le pied écrasant presque la tête de l'homme.

_ Comment as-tu osé désirer ce qui m'appartient ?

Après avoir frappé encore ces hommes il est sorti de la ruelle sombre et est entré dans sa voiture son chauffeur prenant place dans la voiture.

_ monsieur ? Allons-nous chercher la demoiselle ?

_ Inutile... Elle viendra à moi dans quelques temps.

Le chauffeur a hoché la tête avant de démarrer.

_ Où allons-nous ?

_ J'ai besoin de me débarrasser de certains rats dans la meute. Je pense qu'après leur sale besogne ils sont déjà retournés à Capital City. J'aurais voulu arriver plus tôt mais malheureusement ce n'est pas le cas... Elle a au moins pu protéger son enfant...

Le chauffeur a juste hoché la tête alors qu'il quittait la ville de Rendall et se dirigeait vers Capital City.

De mon côté, j'avais couru jusqu'à la maison. Mes membres étaient si flexibles et ma course si fluide que ça m'a donné l'impression de voler.

Mais au moment où je me suis retrouvée devant ma maison, un sentiment désagréable m'a envahi.

L'odeur lourde et malaisante du sang humain autour de la maison.

Je me suis mise à trembler avançant lentement presque timidement vers la maison alors que la voix me disait que ce sang, je connaissais à qui il appartient et je sais aussi pourquoi il est si intense.

J'ai secoué la tête hurlant intérieurement à cette voix insidieuse de se taire car je ne voulais pas l'entendre mais elle continuait à me chanter à quel point j'avais agi de manière inconsidérée avec ma mère et que maintenant elle est à l'article de la mort.

_ c'est faux tu racontes des conneries.

J'avais crié alors que les passants me regardaient bizarrement. J'ai rougi de honte avant d'entendre à nouveau la voix parler.

Elle me disait que si je ne la croyais pas je n'avais qu'à aller vérifier moi-même. Mon coeur s'est serré dans ma poitrine et j'ai soupiré. Ça ne servait à rien de me disputer avec une voix imaginaire me donnant l'impression d'être folle en public alors je ferais mieux d'aller vérifier par moi-même.

Doucement j'ai grimpé les marches des escaliers avant de me retrouver sur la véranda de notre maison. J'ai inspiré et expiré un grand coup avant de tourner la poignée de porte insérant la clé que j'avais néanmoins eu du mal à retirer de ma poche.

J'ai été surprise de trouver la porte ouverte et j'ai senti que quelque chose n'allait vraiment pas.

Ma mère, même si ça m'a toujours semblé étrange gardait toujours la porte fermée avec elle à l'intérieur. Ce qui fait que j'avais toujours une clé sur moi même si ma mère était à la maison.

Mais aujourd'hui la porte était ouverte. J'ai avalé lourdement avant de me ressaisir, il ne fallait pas que je cède à la panique.

Je devais garder mon calme.

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