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Mon Vingtième Anniversaire Fatale

Mon Vingtième Anniversaire Fatale

Auteur:: Zephyr Codex
Genre: Romance
Le jour de mon mariage, je me suis regardée dans le miroir, ma robe blanche, un cadeau de Marc, l' homme qui m' avait élevée et que j' étais sur le point d' épouser. Quelques mois auparavant, le soir de mes vingt ans, mon amour secret pour lui avait déferlé, transformant une nuit passionnée en la concrétisation de tous mes rêves. Mais le lendemain, la distance glaciale de Marc, puis sa proposition de mariage dénuée de toute émotion, avaient semé le trouble, me laissant me sentir comme une erreur. Mon cœur, d'abord fou de joie, s'est brisé en mille morceaux lorsque son téléphone a révélé un plan machiavélique: je n'étais qu'un « pion », un moyen de reconquérir son amour de jeunesse, Sophie. L'humiliation et la trahison m'ont transformée; la naïve Amélie est morte, remplacée par une femme déterminée à jouer son jeu, mais à dicter la fin de la partie.

Introduction

Le jour de mon mariage, je me suis regardée dans le miroir, ma robe blanche, un cadeau de Marc, l' homme qui m' avait élevée et que j' étais sur le point d' épouser.

Quelques mois auparavant, le soir de mes vingt ans, mon amour secret pour lui avait déferlé, transformant une nuit passionnée en la concrétisation de tous mes rêves.

Mais le lendemain, la distance glaciale de Marc, puis sa proposition de mariage dénuée de toute émotion, avaient semé le trouble, me laissant me sentir comme une erreur.

Mon cœur, d'abord fou de joie, s'est brisé en mille morceaux lorsque son téléphone a révélé un plan machiavélique: je n'étais qu'un « pion », un moyen de reconquérir son amour de jeunesse, Sophie.

L'humiliation et la trahison m'ont transformée; la naïve Amélie est morte, remplacée par une femme déterminée à jouer son jeu, mais à dicter la fin de la partie.

Chapitre 1

Le jour de mon mariage, je me suis regardée dans le miroir. La robe blanche était magnifique, une création sur mesure que Marc avait commandée pour moi, mais mon visage était pâle, mes yeux vides. Personne ne pouvait voir le chaos qui régnait en moi. Aujourd'hui, je devais mourir. C'était la seule solution.

Marc Leclerc, mon oncle, l'homme qui m'avait élevée après la mort de mes parents dans un accident de voiture, allait devenir mon mari. Et c'était lui qui m'avait poussée à prendre cette décision extrême.

Tout avait commencé il y a quelques mois, le soir de mon vingtième anniversaire. L'amour que je lui portais, un amour secret et dévorant que je nourrissais depuis l'adolescence, a finalement éclaté. J'ai tout avoué. Je l'ai séduit. Cette nuit-là, nous avons franchi une ligne que nous n'aurions jamais dû franchir. Pour moi, c'était la concrétisation d'un rêve. Pour lui, c'était le début du cauchemar.

Le lendemain matin, l'atmosphère était étrange, tendue. Le silence dans l'immense maison était assourdissant. Je l'ai trouvé dans la cuisine, il préparait du café, le dos tourné vers moi. Il ne s'est pas retourné quand je suis entrée.

« Marc ? »

Sa voix était rauque, différente.

« Amélie. Tu as bien dormi ? »

Il n'y avait aucune chaleur dans ses mots, juste une formalité glaciale. Je me suis approchée, j'ai voulu le toucher, mais il a reculé subtilement pour prendre une tasse. Ce simple geste a créé une distance infranchissable entre nous. La passion de la nuit dernière semblait s'être évaporée, ne laissant qu'un malaise palpable.

« Oui, et toi ? » ai-je demandé, la voix tremblante.

« J'ai du travail, » a-t-il simplement répondu, évitant ma question et mon regard.

Pendant plusieurs jours, il a maintenu cette distance. Il était poli, s'assurait que je ne manquais de rien, comme le tuteur parfait qu'il avait toujours été. Mais l'homme qui m'avait tenue dans ses bras avait disparu. La confusion et la peur commençaient à me ronger. Avais-je tout imaginé ? Étais-je une erreur qu'il regrettait amèrement ?

Puis, une semaine plus tard, alors que je m'étais résignée à ce silence douloureux, il m'a convoquée dans son bureau. Il était debout près de la fenêtre, regardant le jardin. Quand il s'est tourné vers moi, son visage était grave, indéchiffrable. Mon cœur battait à tout rompre. J'imaginais le pire, qu'il allait me demander de partir.

« Amélie, » a-t-il commencé, la voix basse. « Ce qui s'est passé... c'était une erreur. Mais une erreur que je dois réparer. »

Je sentais les larmes monter.

« Épouse-moi. »

J'ai cru mal entendre. Le mot est sorti de sa bouche si brusquement, sans aucune émotion, que cela ressemblait plus à un ordre qu'à une proposition. J'ai cherché dans ses yeux une trace d'amour, de tendresse, n'importe quoi. Il n'y avait qu'une détermination froide.

« Quoi ? »

« Épouse-moi, Amélie. C'est la seule solution. Je serai ton mari, je prendrai soin de toi. Pour toujours. »

Mon cœur a explosé. La joie, pure et aveuglante, a balayé tous mes doutes. Il m'aimait. Il avait juste eu peur, paniqué par l'intensité de ses sentiments. C'était la seule explication logique. J'ai sauté à son cou, pleurant de soulagement et de bonheur.

« Oui ! Oui, Marc, bien sûr que oui ! »

Il m'a serrée maladroitement dans ses bras, son corps raide. Mais je m'en fichais. À ce moment-là, j'étais la femme la plus heureuse du monde.

Le bonheur a été de courte durée. Quelques jours plus tard, l'illusion s'est brisée. Marc organisait un dîner avec son meilleur ami, Thomas Bernard. Je savais qu'ils étaient proches, mais je n'aimais pas Thomas. Il y avait quelque chose de faux, de calculateur chez lui. Après le dîner, Marc est monté prendre une douche, laissant son téléphone sur la table basse du salon.

L'écran s'est allumé. Une notification d'un groupe de discussion. Le nom du groupe m'a glacée : "Opération Sophie".

Sophie Martin. Son amour de jeunesse. Une femme que je n'avais jamais rencontrée mais dont le nom était un fantôme dans notre maison. Je savais qu'il ne l'avait jamais oubliée. Poussée par une terrible prémonition, j'ai pris le téléphone. Il n'était pas verrouillé.

Ce que j'ai lu a détruit mon monde.

Thomas : "Alors, la petite a dit oui ? Le piège est en place ?"

Marc : "Oui. Elle a sauté sur l'occasion. C'était presque trop facile."

Thomas : "Parfait. Sophie a déjà entendu la nouvelle. Elle est furieuse que tu te maries avec ta nièce. Elle t'a appelé, non ?"

Marc : "Trois fois. Elle est exactement là où je la voulais. Ce mariage est la seule chose qui pouvait la faire réagir."

Thomas : "Et après ? Une fois que Sophie sera revenue dans tes bras, tu feras quoi de la gamine ?"

Marc : "On verra. Un divorce rapide. Une bonne compensation financière. Elle est jeune, elle s'en remettra. Elle n'est qu'un pion dans cette histoire."

Un pion.

Le mot tournait en boucle dans ma tête. Un pion. Un outil. Un moyen pour atteindre une fin. Chaque mot était une gifle. La proposition, le mariage... tout était une mascarade. Une ruse cruelle pour reconquérir une autre femme. La douleur était si intense que j'ai cru que j'allais m'étouffer. Je n'étais pas aimée. J'étais utilisée.

Je me suis sentie sale, humiliée. L'amour que je lui portais, si pur et si profond, il l'avait piétiné sans le moindre remords. Mon corps entier tremblait de rage et de chagrin. J'ai reposé le téléphone exactement où je l'avais trouvé, une seconde avant qu'il ne redescende.

Il m'a souri. Un sourire vide.

« Ça va, ma chérie ? Tu as l'air pâle. »

J'ai puisé au plus profond de moi pour lui rendre un sourire tout aussi faux. Je devais jouer le jeu.

« Juste un peu fatiguée. Je réfléchissais à notre mariage. C'est tellement... soudain. Tu m'aimes vraiment, Marc ? »

C'était une question désespérée, une dernière tentative de trouver une faille dans son mensonge. Il s'est approché, a caressé ma joue. Son contact me brûlait.

« Bien sûr que je t'aime, Amélie. Plus que tout. Ne doute jamais de ça. »

Il mentait. Il mentait en me regardant droit dans les yeux. À cet instant, l'amour que j'avais pour lui s'est transformé en autre chose. Une froide et implacable détermination. J'ai hoché la tête, feignant d'être rassurée.

« Je ne douterai plus, » ai-je murmuré.

Cette nuit-là, je n'ai pas dormi. J'ai pleuré en silence dans mon lit, le cœur en miettes. Mais au petit matin, les larmes ont cessé. Une nouvelle Amélie est née de la douleur et de la trahison. Une Amélie qui n'était plus une jeune fille naïve et amoureuse. J'allais jouer son jeu. J'allais accepter ce mariage. Mais ce ne serait pas lui qui dicterait la fin de la partie. Ce serait moi.

Il voulait utiliser notre mariage pour blesser Sophie ? Très bien. J'allais utiliser ce même mariage pour le détruire.

Chapitre 2

Les préparatifs du mariage ont commencé à un rythme effréné. Marc voulait que tout soit parfait, non pas pour moi, mais pour le spectacle qu'il mettait en scène. Chaque décision, du choix des fleurs à la liste des invités, était calculée pour impressionner et, surtout, pour être vue par Sophie.

Un soir, alors que nous regardions des catalogues de robes, il a pointé une photo.

« Je veux que tu portes celle-là à la fête de fiançailles chez les Durand. »

Ce n'était pas une suggestion. C'était un ordre. La robe était magnifique, mais incroyablement audacieuse, avec un décolleté plongeant et un dos nu. Ce n'était pas mon style. C'était le style d'une femme qu'on exhibe.

« Elle est... un peu osée, non ? » ai-je tenté.

« C'est parfait. Je veux que tout le monde voie la femme magnifique que je vais épouser. »

Ses mots sonnaient creux. Je savais ce qu'il voulait vraiment dire : "Je veux que Sophie voie ce qu'elle a perdu". J'ai accepté sans discuter, jouant mon rôle de fiancée docile à la perfection.

Le stress et le chagrin commençaient à avoir un effet sur mon corps. Le matin de la fête chez les Durand, alors que j'essayais la fameuse robe, une violente nausée m'a prise. J'ai couru aux toilettes, vomissant le peu que j'avais mangé au petit-déjeuner. Mon corps se rebellait contre le mensonge que je vivais.

Marc est entré dans la chambre à ce moment-là. Il m'a vue, le visage défait, appuyée contre le mur de la salle de bain.

« Qu'est-ce que tu as ? Tu es malade ? »

Il y avait une pointe d'inquiétude dans sa voix, un bref instant de l'oncle protecteur que j'avais connu. Mais cette lueur a disparu aussi vite qu'elle était apparue.

« Tu ne peux pas être malade ce soir, Amélie. C'est important. »

Il n'a pas demandé si j'avais besoin d'un médecin. Il n'a pas proposé de rester avec moi. Il s'est détourné, a attrapé sa cravate sur le lit et a dit :

« Prends quelque chose. Sois prête à vingt heures. »

Puis il est parti, me laissant seule avec mon mal-être et la certitude écrasante que ma santé comptait moins que son plan.

Le soir, à la fête, j'étais une poupée qu'il promenait à son bras. Il était attentif, charmant, me servant du champagne, déposant des baisers sur ma tempe pour l'audience. Et puis, je l'ai vue. Sophie Martin. Elle était exactement comme je l'avais imaginée : grande, blonde, d'une beauté froide et arrogante. Elle nous fixait de l'autre côté de la pièce, un verre à la main, le visage contracté par la colère.

Marc a senti son regard. Son emprise sur mon bras s'est resserrée. Il a penché la tête et m'a murmuré à l'oreille :

« Souris, ma chérie. »

Puis il nous a dirigés vers le petit groupe où se trouvait Sophie. En nous approchant, il a fait quelque chose de subtil mais d'une cruauté infinie. Il a salué les hôtes, puis s'est positionné de manière à ce que Sophie se retrouve naturellement à côté de lui, me reléguant moi, sa fiancée, légèrement en retrait, comme une simple accompagnatrice. J'étais physiquement exclue de leur orbite.

La conversation a commencé, légère et mondaine. Mais sous la surface, la tension était électrique. Marc ne me regardait plus. Tous ses gestes, toutes ses paroles étaient pour Sophie. Il a posé sa main sur le bas de mon dos, un geste qui se voulait possessif, mais je sentais que c'était un spectacle pour elle.

« Amélie est un peu fatiguée ce soir, » a-t-il dit au groupe, tout en regardant Sophie droit dans les yeux. « Les préparatifs du mariage, vous savez... c'est épuisant. »

Il me rabaissait subtilement tout en se vantant de notre mariage imminent. C'était un jeu pervers, et j'étais le plateau sur lequel il se jouait. Sophie a répondu avec un sourire glacial.

« Vraiment ? J'ai toujours pensé qu'un mariage devait être une source de joie, pas de fatigue. Surtout quand on est si... jeune. »

L'insulte était claire. J'étais une enfant, une passade. Je suis restée silencieuse, laissant la honte et la colère monter en moi. J'ai vu le regard triomphant de Marc. Il avait réussi. Il avait piqué Sophie au vif.

Une fois son objectif atteint, il n'avait plus besoin de moi. La conversation a dérivé sur leurs souvenirs communs, leurs amis, leurs voyages. J'étais devenue invisible. Marc a fini par s'éloigner avec Sophie sous un prétexte quelconque, me laissant seule au milieu du groupe. Je les ai vus se diriger vers la terrasse, leurs têtes penchées l'une vers l'autre dans une conversation intime.

Il m'avait utilisée pour l'appâter, et maintenant que le poisson avait mordu, il jetait l'appât. Je suis restée là, figée, le verre à la main, souriant poliment aux inconnus qui m'entouraient, alors qu'à l'intérieur, je me désintégrais. C'était pire que tout ce que j'avais imaginé. Être un pion est une chose. Être un pion jeté après usage en est une autre.

Ce soir-là, j'ai compris que mon plan de fuite n'était pas seulement une vengeance. C'était une question de survie.

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